"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
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jeudi 18 décembre 2025
vendredi 12 décembre 2025
jeudi 11 décembre 2025
DIRECT - Tensions entre Agriculteurs et CRS dans l'Ariège contre l'abattage d'un troupeau (Dermatose
Suivez en direct la mobilisation des agriculteurs en colère dans une exploitation agricole de l'Ariège face à la l'abattage programmé ce matin de plus de 200 vaches suite à la découverte d'un cas de dermatose nodulaire.
Dans l’Ariège le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse a été confirmé sur l’exploitation du GAEC de Mouriscou, à Bordes-sur-Arize. En application du protocole sanitaire européen et national, la préfecture a ordonné l’abattage intégral des 208 vaches du troupeau, une mesure jugée « radicale » et « disproportionnée » par les éleveurs présents. Depuis mercredi soir, des dizaines d’agriculteurs ont convergé vers la ferme, bloquant les accès avec leurs tracteurs et formant un barrage autour de l’exploitation pour essayer d’empêcher toute intervention des services vétérinaires dès le jeudi 11 décembre au matin. Cette mobilisation est née de la colère et de l’incompréhension face à une décision qui menace selon eux la survie économique de l’exploitation familiale, et qui s’ajoute à une série d’abattages récents dans d’autres régions françaises confrontées à la dermatose nodulaire. Sur place les agriculteurs ont passé la nuit à proximité de l’exploitation pour maintenir une présence permanente et faire savoir qu’ils entendent continuer le mouvement jeudi matin pour éviter l’abattage. Ils assurent vouloir rester dans le calme, tout en affirmant que la mesure d’abattage déciderait de la « perte d’un patrimoine familial et professionnel ».
Depuis début décembre 2025, la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France a profondément secoué le monde agricole et alimenté une colère grandissante parmi les éleveurs. Apparue dans l’Hexagone en juin 2025, cette maladie virale touchant les bovins entraîne des nodules cutanés, de la fièvre et des pertes économiques importantes, mais elle n’est pas transmissible à l’humain ; malgré cela, les règles sanitaires imposent l’abattage total des troupeaux depuis le premier cas détecté pour éviter sa propagation.
Ces protestations s’inscrivent dans un mouvement plus large de mécontentement paysan qui dure depuis plusieurs années. En 2024, les agriculteurs en colère avaient mené une série de mobilisations nationales, manifestations, blocages d’autoroutes, opérations péages gratuits, épandage de lisier devant des administrations et percées médiatiques, pour revendiquer de meilleures rémunérations, la fin de la concurrence déloyale et plus de soutien face aux contraintes sanitaires et économiques. Ces actions avaient rassemblé plusieurs syndicats agricoles (FNSEA, Coordination rurale, Confédération paysanne, MODEF) et suscité de nombreuses arrestations et tensions avec les forces de l’ordre.
La Coordination rurale, syndicat fondé en 1991 et aujourd’hui deuxième force aux élections des chambres d’agriculture, a progressivement gagné en influence. Elle se distingue par des prises de position souvent jugées radicales, que ce soit sur la gestion des normes environnementales, les politiques agricoles ou les stratégies sanitaires. Depuis deux ans, elle multiplie les actions de terrain, les manifestations symboliques, les manifestations devant des institutions et les appels à un débat plus large sur l’avenir de l’agriculture française. José Pérez et la Coordination rurale 47 sont devenus des figures visibles de cette contestation. Ils ont porté des messages forts sur la nécessité de remettre l’éleveur au centre de la gestion sanitaire, de réviser les protocoles d’abattage et de renforcer le dialogue entre agriculteurs et autorités. Ces actions ont renforcé la notoriété de leur syndicat dans certaines régions, même si elles suscitent aussi des débats internes et des critiques de la part d’autres acteurs du monde agricole.
#Dermatose #Ariège #Agriculteurs #AgriculteursEnColere #Eleveurs #Paysan #CoordinationRurale #Abattage #DNC #DermatoseNodulaire #France
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mercredi 1 mai 2024
dimanche 31 mars 2024
EXCLUSIF : Serge D. témoigne pour la 1ère fois | #SainteSoline
Soutenez nos enquêtes sur ➡️ https://donorbox.org/reporterre-offin...
🎥 Interview intégrale de Serge Duteuil-Graziani tirée du documentaire : Sainte Soline, autopsie d'un carnage (Clarisse Feletin et Maïlys Khider)
• Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage
Grièvement blessé à la tête lors de la manifestation de Sainte-Soline (25 mars 2023), Serge attendra pendant 1h20 l'arrivée des secours bloqués par les forces de l'ordre. Après deux mois de coma, il se réveille enfin. Aujourd'hui encore les médecins ne connaissent pas l'étendue de ses séquelles. C'est la première fois qu'il prend publiquement la parole.
✊📣 L’histoire de Serge, de Mickaël, d’Alix, d’Olivier aucune chaine de télé n’a osé la raconter. Or, étouffer les voix de celles et ceux qui ont vécu Sainte-Soline dans leur chair, c’est les écraser une deuxième fois. Grâce à la co-production de Reporterre et OFF investigation, nous pouvons vous mettre ce documentaire en accès libre. Mais pour continuer demain, nous avons besoin de vous. Pour que d’autres voix émergent et participent à faire éclater la vérité, faites un don.
➡️ https://donorbox.org/reporterre-offin...
Saison 02, les épisodes :
📍 Ep.01 | Autoroute A69 : l'affaire personnelle de Macron ?
• Ep.01 | Autoroute A69 : l'affaire per...
📍 Ep.02 | Mégabassines, histoire secrète d'un mensonge d'État
• Ep.02 | Mégabassines, histoire secrèt...
📍 Ep.03 | Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage
• Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage
Saison 01, les épisodes :
📍 Ep. 08 | Patrimoine Macron : où sont les millions ?
• Ep. 08 | Patrimoine Macron : où sont ...
📍 Ep. 06 | Macron l'Algérien, En marche... vers le cash ?
• Ep. 06 | Macron l'Algérien, En marche...
...
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samedi 5 août 2023
mardi 4 avril 2023
Nous sommes les Soulèvements de la terre - signer la tribune
Nous sommes les Soulèvements de la terre
Nous nous soulevons, chacun.e depuis notre endroit, chacun.e à notre manière. Le mouvement des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est multiple et vivant. On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas une révolte.
Nous appelons toutes et tous à nous rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement. Nous sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre.
Ce mardi 28 mars, alors que les manifestations contre la réforme des
retraites battaient leur plein dans toute la France, parcourues de
gestes de solidarité pour les blessés de la répression à Sainte Soline,
M. Darmanin a annoncé entamer une procédure de dissolution à l’encontre
des « Soulèvements de la Terre ». La procédure a été lancée ce 29 mars.
Cette
annonce vise à répondre au déluge de critiques adressées au déplorable
pilotage du maintien de l’ordre en France depuis quelques semaines. La
manifestation de Sainte Soline contre les méga-bassines et
l'accaparement de l'eau, samedi 25 mars, n’était à cet égard que le
point d’orgue d’une partition macabre, entamée il y a plusieurs
semaines, pour rappeler qu’il ne fait plus bon aujourd’hui sortir de
chez soi pour manifester son opposition à la politique du gouvernement.
Nous
pleurons aujourd’hui toutes et tous les blessé.e.s du 25 mars et
veillons les deux manifestants plongés dans le coma entre la vie et la
mort. Nous pensons à toutes celles et ceux qui ont dû faire face à un
dispositif militaire conçu pour terrifier au risque de tuer. Un
dispositif d'une brutalité inouïe, allant le jour même jusqu'à
l'obstruction de l'arrivée des secours, pour protéger un symbole, celui
de leur autorité, envers et contre toute raison.
Mutiler et dissoudre.
La dissolution, cette nouvelle manœuvre du ministre de l’intérieur pour
tenter de faire oublier la brutale répression qu'il a orchestrée est un
peu trop grossière. Le projet de dissolution avait en effet « fuité »
dans la presse depuis un article du Parisien du 20 décembre 2022,
premier d’une série d’articles trop soutenue pour être hasardeuse, sur
le profil des militants écologistes radicaux, sur ces mouvements ou ces
territoires qui «s’éloignent des règles de la République».
Ce
que nous comprenons, au fil des interventions des ministres de ce
gouvernement, c’est qu’ils semblent décidés, emportés dans leur propre
fébrilité, à taxer « d’ultra-gauche » tout ce qui se met en travers de
leur chemin. Au gré des recyclages de cette appellation, elle
recouvre désormais presque parfaitement celle d’« opposant », toutes
catégories confondues.
Le gouvernement a en l’espèce tenté d’user
d’une double stratégie. D’une main fustiger l’éco-terrorisme, les
black-blocs, et les activistes écologistes radicaux, accusés de
parasiter les « légitimes mouvements pour la préservation de la planète
», de l’autre couper sournoisement les vivres à toutes les associations
de défense de l’environnement qui se battent pied à pied pour ralentir
le cours du désastre écologique.
Ainsi, depuis la loi Séparatisme ce
sont des dizaines d’associations sociales, environnementales et
culturelles soupçonnées de ne pas souscrire au « Pacte Républicain », ou
juste trop critiques à leur goût, qui se sont vues refuser des
financements, inquiétées par les préfectures, bannies des instances de
concertation, portées sur de mystérieuses listes noires qui circulent de
service en service.
Rien ici qui ne nous surprenne vraiment. Ce
qui nous sidère c’est qu’ils et elles puissent penser que ces vieilles
ficelles suffisent à mettre un coup d’arrêt à une révolte de fond contre
la continuelle destruction du vivant.
Car les Soulèvements de la Terre sont une grandissante coalition de forces :
au fil des mois c’est toute une constellation de collectifs
d’habitant.e.s en lutte, d’associations de défense de l’environnement,
de fermes, de groupes naturalistes, de cantines populaires, de
syndicalistes paysans, de scientifiques en rébellion, de syndicats, de
groupes autonomes, de mouvements d’éducation populaire, d'élu.e.s, de
personnes de tous âges et de tous horizons, qui se retrouvent et
s’organisent sous la bannière des Soulèvements de la Terre. Et ça, rien
n’est en mesure de le dissoudre.
En réalité aujourd'hui, c'est ce gouvernement que la majorité des habitant.e.s du pays voudrait voir dissout.
Alors, pour donner un peu de chair à leur inquisition, nous
allons, nous qui signons cette tribune et toutes celles et ceux qui ne
manqueront pas de nous rejoindre, rendre publique notre appartenance aux
Soulèvements de la Terre.
Nous serons donc dans les
rassemblements de solidarité avec les blessé.e.s de Sainte Soline et
pour que cessent les violences policières, ce jeudi à 19h devant les
préfectures, comme nous participerons aux comités locaux des
Soulèvements de la Terre que nous appelons aujourd’hui à créer partout
sur le territoire et au-delà. Nous nous soulevons toutes et tous contre
la vision du monde et de la vie que ce gouvernement incarne, contre le
saccage des milieux naturels, la disparition des terres arables,
l’accaparement de l’eau, l’augmentation de la durée de cotisation qui
n’est que le paravent de l’injuste partage des richesses, contre les
mutilations parfois fatales qu’ils infligent depuis trop longtemps à nos
ami.e.s, à nos enfants, à nos camarades.
Nous nous soulevons,
chacun.e depuis notre endroit, chacun.e à notre manière. Le mouvement
des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est
multiple et vivant. On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas
une révolte.
Nous appelons toutes et tous à nous
rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement. Nous
sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre.
dimanche 26 mars 2023
lundi 20 mars 2023
jeudi 3 février 2022
mardi 25 janvier 2022
EXCLUSIF : « Un peuple en guerre face à l’Europe », reportage à Bruxelles
lundi 24 janvier 2022
Manifestation européenne pour la liberté et la démocratie - violences d'(E)tat - reportage du magazine Nexus
Vidéo ici : https://odysee.com/@MagazineNexus:b/(live)-bruxelles-manifestation-2:4
Nexus est en direct ce dimanche 23 janvier 2022 dans la capitale belge pour une manifestation européenne exceptionnelle co-organisée par des collectifs parmi lesquels World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom. En face des restrictions sanitaires et du maintien de la pression sur les non-vaccinés en France, la situation en Belgique et dans une grande partie de l’Europe est similaire : contrôler les populations à travers un pass sanitaire, intitulé « Covid Safe Ticket » ici en Belgique, et réduire au strict minimum les déplacements et les libertés des non vaccinés.
👉Nos derniers articles en libre accès :
- L’Espagne veut gérer la Covid-19 comme « une grippe » : https://www.nexus.fr/actualite/news/espagne-covid-grippe/
- Un journal danois présente ses excuses et critique les autorités pour avoir mal informé la population : https://www.nexus.fr/actualite/news/journal-danois-excuses/
- Fin de la plupart des restrictions et du pass sanitaire au Royaume-Uni à partir du 27 janvier : https://www.nexus.fr/.../news/angleterre-levee-restrictions/
- L’emprise de McKinsey sur la France et sur la campagne de vaccination questionnée durant une commission d’enquête du Sénat : https://www.nexus.fr/actualite/news/mackinsey-senat/
- « On a bafoué la science ! » : le professeur Perronne alerte le Parlement du Luxembourg le 12 janvier : https://www.nexus.fr/.../perronne-parlement-luxembourg/
- Vaccins et taux de contamination : David Pujadas donne raison à Didier Raoult, mais LCI contre-attaque : https://www.nexus.fr/actualite/vaccin/pujadas-raoult/
- Selon Didier Raoult, les pays les plus vaccinés sont aussi ceux où le virus circule le plus : https://www.nexus.fr/actualite/vaccin/raoult-cas-vaccines/
- L’agence de presse Reuters, le cabinet McKinsey et Pfizer, l’énorme conflit d’intérêts : https://www.nexus.fr/actualite/news/reuters-mckinsey-pfizer/
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...
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mercredi 3 novembre 2021
Commande de 90 véhicules blindés au service de la Répression en marche
Maintien de l'ordre : la gendarmerie s'équipe avec des blindés alsaciens
La proto-dictature, on l'essaye et c'est maintenant !
Parce que c'est notre projet.
La Gendarmerie nationale va remplacer ses blindés historiques par de nouveaux engins, plus aptes à résister aux armes actuelles. L'entreprise alsacienne Soframe du groupe Lohr remporte une commande de 90 véhicules.
Le « véhicule blindé de maintien de l'ordre » (VBMO) de Soframe a été sélectionné au terme d'une compétition lancée au printemps dernier par le ministère de l'Intérieur.
Le « véhicule blindé de maintien de l'ordre » (VBMO) de Soframe a été sélectionné au terme d'une compétition lancée au printemps dernier par le ministère de l'Intérieur. (Soframe)
Par Anne Bauer
Publié le 3 nov. 2021 à 7:40Mis à jour le 3 nov. 2021 à 8:28
A l'issue d'un appel d'offres lancé il y a un an par le ministère de l'Intérieur, la société Soframe, filiale du groupe Lohr, a remporté le marché pour équiper la Gendarmerie nationale de nouveaux véhicules blindés de maintien de l'ordre.
La PME va livrer 90 exemplaires de son modèle Arive pour un contrat estimé à 57,4 millions d'euros, hors TVA.
source : https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/maintien-de-lordre-la-gendarmerie-sequipe-avec-des-blindes-alsaciens-1360540
samedi 20 février 2021
lundi 21 décembre 2020
Belgique - confinement - violences d'état / policières : des policiers débarquent dans une maison suite à une dénonciation...
Vidéo ici :
https://twitter.com/CerveauxNon/status/1340753335700381704
Belgique : témoignage de la personne ayant publié cette vidéo sur Instagram (simple.symphony)
Cette scène s'est déroulée chez des connaissances à deux pas de chez moi. La sœur de mon copain a tout filmé.
1/
Cerveaux non disponibles
@CerveauxNon
·20 déc.
Le confinement et ses règles, pour la plupart absurdes, nous plongent dans un climat anxiogène dans lequel les dommages collatéraux de l'incompétence de notre gouvernement favorisent des mesures liberticides. Les droits fondamentaux sont bafoués dans l'indifférence totale.
2/
Cerveaux non disponibles
@CerveauxNon
·20 déc.
Ces violences policières ne sont qu'une mince partie du spectre visible des débordements que nous vivons actuellement.
Dois-je à présent vivre dans la peur de passer un moment en famille ou avec quelques amis et qu'à n'importe quelle moment des policiers...
3/
Cerveaux non disponibles
@CerveauxNon
En réponse à
@CerveauxNon
puissent forcer l'entrée de ma maison et décider de blesser mes proches sans raison ?
Ce n'est pas le monde dans lequel j'ai envie de vivre.
Je n'ai qu'une chose à dire. Il est temps de se réveiller.
Filmé par clem_21.02
4/
mercredi 9 décembre 2020
Le Libre Entretien #9 avec M. Alexandre Langlois : violences policières, que faire ?
Tableau édifiant de l'état de la police française. Incroyable mais vrai.
jeudi 3 décembre 2020
mardi 1 décembre 2020
Coronagates - manifestation à Liège contre le couvre-feu - Violences policières - Compte rendu Medic
Ce samedi 28 novembre, à 21h dans le centre-ville de Liège, a eu lieu une manifestation contre les mesures sécuritaires du gouvernement, comme le couvre-feu, et en faveur de mesures sanitaires solidaires. Nous étions présent·es parmi plus de 700 personnes qui s’étaient déplacées.
Après un peu plus d’une heure, le cortège, qui était parti de la place Saint-Lambert malgré le dispositif policier intimidant, a été stoppé. Environ 400 personnes se sont retrouvées bloquées sur le pont Maghin par des autopompes et des policiers armés qui coupaient les accès de part et d’autre. Le reste a pu s’échapper avant que les barrages ne soient parfaitement en place. Nasser un si grand groupe, dans le noir, sous pression, au-dessus de la Meuse qui était très basse et froide, était irresponsable. Heureusement, aucun accident n’a été à déplorer à ce niveau-là.
Nous avons relevé de nombreux actes violents totalement disproportionnés de la part de la police. Tout d’abord, lors des arrestations, une vingtaine de personnes ont été plaquées au sol, et parfois tabassées à la matraque alors qu’elles étaient déjà neutralisées et bien que certaines d’entre elles n’avaient opposé aucune résistance. Trois d’entre elles se sont déclarées blessées lors de leur arrivée au commissariat selon la police. Une personne a été blessée au crâne, au point que du sang coulait dans ses cheveux. Entre trois et six arrestations judiciaires ont eu lieu, selon les informations policières qui se contredisent sur ce point.
En outre, en-dehors de la nasse, un cycliste qui venait de l’extérieur de la manifestation a été lui aussi plaqué au sol, et roué de coups par des policiers armés pendant environ 7 minutes. Cela s’est déroulé derrière des barrières de chantier, déplacées par un officier pour cacher la victime. Une technique d’étranglement a été utilisée, ainsi qu’un genou sur la nuque et il a été tiré par les pieds. Alors qu’il commençait à avoir vraiment des difficultés à respirer, ses cris de douleurs et ses appels au secours ont attiré l’attention de citoyen·nes habitant la rue qui ont pu filmer la scène. La vidéo sera bientôt publiée ici.
De plus, nous pointons de nombreux faits d’humiliations et des agissements qui s’apparentent à de la torture, tout au long de l’intervention policière, du début de la nasse jusqu’au relâchement des personnes détenues. Nous avons pu en observer, d’autres nous sont revenus grâce à de nombreux témoignages.
Tout d’abord, la police nous a empêché de procurer des couvertures de survie aux personnes qui ont été longtemps immobilisées dans la nasse, au-dessus de l’eau et à découvert complet du vent glacial.
Ensuite, la cinquantaine de personnes, dont deux sont mineures, qui n’étaient pas identifiables sur place et ont été emmenées en garde-à-vue au commissariat rue Natalis, se sont vues maltraitées à plusieurs égards. Parmi elles, une manifestante s’est vue refusée la possibilité d’uriner malgré des demandes répétées, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus se retenir. Les policiers l’ont forcée à nettoyer elle-même, ce qui en plus d’être volontairement humiliant est aussi illégal. Une autre personne, à qui l’accès aux toilettes a aussi été interdit, s’est urinée dessus tandis qu’elle et les autres étaient retenues par terre (pendant plusieurs heures), mains colsonnées dans le dos, dans le parking du commissariat. Un policier a alors utilisé son téléphone personnel pour le prendre en photo tout en se moquant. Il a refusé de donner son matricule. En cellule, les personnes assignées hommes n’ont pas reçu de couvertures, certaines ont donc passé la nuit en slip et t-shirt malgré le froid. Elles n’ont reçu ni eau ni nourriture. Les personnes assignées femmes n’ont pas reçu à manger non plus alors que l’arrestation a duré jusqu’à 10 heures du matin le lendemain pour certain·es.
Tout au long de l’arrestation, des pressions ont été exercées par des menaces et des mensonges, tels que « On va vous garder 24h puis vous envoyer en centre fermé » ou « Vous aller perdre vos allocations si vous ne donnez par votre identité ».
Les policiers ont essayé d’allumer les téléphones portables et ont fouillé dans ceux qu’ils ont pu, portant gravement atteinte à la vie privée des manifestant·es. S’ajoute à cela le fichage politique généralisé opéré grâce à des photos individuelles de chaque participant·e prises lors de l’identification.
Enfin, nous déplorons le non-respect, dans les ordres de la police, des précautions appropriées par rapport au coronavirus, en particulier à la fin de la nasse. En garde-à-vue, il y avait une quinzaine de personnes par cellule, sans aération.
Alors que les manifestant·es souhaitaient visibiliser les réalités des plus impacté·es par le couvre feu, la ville et l’état confirment leurs politiques sécuritaires et répressives. Le couvre-feu n’est décidément pas une mesure sanitaire. Solidarité avec toutes les personnes enfermées, violentées et/ou verbalisées par la police, partout !
Si vous avez été témoins ou victimes de la répression exercée lors de cette soirée, que vous avez des informations, des images, concernant des personnes manquantes à l’appel ou que vous avez reçu une amende, contactez cortegedebraises@riseup.net.
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