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mardi 11 mars 2025

Présidentielle en Roumanie : Les eurofascistes passent à l'action !


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mercredi 17 août 2022

Franjo interviewé sur France Contraire

 


vidéo ici

  • J'ai eu la chance et l'honneur d'être l'invité de France Contraire.

    A part ça oui je joue du Jeudi au Samedi mon spectacle sur Paris. Parfois un peu partout en France.

    Je vends des tasses France Contraire sur mon site internet. Vive le capitalisme.

    Merci à @Félix DHJAN Antek et Mahaut.

    Coréalisé avec Rémi Dumas.
    Musique et mixage son de Morgan “Riiturii“ Rivelon

    vendredi 16 mars 2018

    [Russie : guerre en Syrie & Elections internes] 2 analyses de Karine Bechet-Golovko / [ Russia: war in Syria and internal Elections] 2 analyses of Karine Bechet-Golovko



    vendredi 16 mars 2018


    De la Ghouta à Londres: le club Atlantiste a déclaré la guerre à la Russie



    Près de 12 000 civils ont pu fuir la barbarie des islamistes dans la Ghouta Orientale grâce aux corridors humanitaires mis en place et protégés par les armées syrienne et russe, contre les menaces occidentales. La réaction du bloc atlantiste ne se fait pas attendre, presses et institutions main dans la main: il est urgent de faire tomber Assad et la Russie doit se retirer "et la fermer", pour citer les paroles du ministre britannique de la Défense. Pourquoi cette hystérie? Et s'il s'agissait d'un projet beaucoup plus profond: remettre en cause l'ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale et garantir l'avènement de l'Atlantisme, support politique du globalisme. De la Ghouta à Londres, le but final semble être le Conseil de sécurité, qui entérinerait l'Atlantisme triomphant.



    De la Ghouta Orientale

    Après de longues et difficiles négociations, la Russie et le Gouvernement syrien légitime ont réussi à convaincre les terroristes de la Ghouta Orientale de laisser passer des civils. Hier, un flot continu de personnes harassées a pu s'enfuir de cet enfer et venir se réfugier dans les zones contrôlées par l'armée régulière. Bref, ils ne fuient pas "le régime d'Assad', ils viennent trouver sa protection.


    11 700 personnes. Qui détaillaient devant les caméras les traitements qu'ils avaient dû subir par les "opposants modérés" de l'Occident, la violence quotidienne, les menaces, le régime de terreur. Plusieurs ont même déclaré que sans être spécialistes en armes chimiques, il n'y a eu aucune attaque chimique de la part de l'armée syrienne dans la Ghouta Orientale, aucune brûlure, aucun étouffement. Tout cela, selon leurs dires, n'est que de la propagande anti-Assad.

    Il faut dire que l'armée syrienne continue à avancer, et fait des découvertes intéressantes. Par exemple, un atelier clandestin de production de substances chimiques a été retrouvé dans le village de Cheïfounia, dans la Ghouta Orientale.

    Cela explique peut-être la réaction tant de la presse, que des Etats-Unis, qui voient leurs plans dévoilés.

    Ainsi, la presse française semble particulièrement désespérée de voir ces citoyens quitter les terroristes pro-occidentaux pour venir se réfugier "chez le tyran sanguinaire soutenu par un Etat-terroriste". A la Une sur Google:


    Une "fin tragique". Pour qui? Le "régime" avance, les civils fuient ... vers les terres contrôlées par Assad. Passons. La presse ne fait que soutenir la position officielle de la France, qui n'a plus de politique étrangère et suit bêtement et aveuglément les Anglo-saxons. Les déclarations plus radicales les unes que les autres de la porte-parole du Département d'Etat américain expliquent la position des médias "indépendants":


    La position américaine est totalement décalée de la réalité. Comme un scénario qui a déjà été écrit et qu'il faut mener à son but. Par ce discours, ils veulent réécrire la "réalité", une réalité augmentée à laquelle la dimension idéologique a été ajoutée. Dans cette réalité, la Russie est le mal, donc elle ne peut faire que le mal comme ceux qu'elle soutient, donc les civils les fuient, donc elle utilise des moyens inhumains - est-elle encore "humaine"?

    Au scandale de Skripal

    Ce décalage est aussi parfaitement visible au sujet du scandale, qui ne fait que monter en puissance, de l'empoisonnement de l'ancien espion retourné Skripal et de sa fille à Londres, on ne sait par qui, et finalement on ne sait comment - tous les jours de nouvelles versions plus fantaisistes les unes que les autres sont diffusées (dans la valise de la fille, par la future belle-mère non contente du mariage, etc). La séance au Conseil de sécurité a été très significative. Le représentant russe, Nebenzia, a un discours parfaitement logique: 
    1) Si la Grande-Bretagne accuse d'avoir utilisé le produit chimique Novichok, cela signifie qu'elle en possède la formule, ce qui a permis son identification; 2) L'usine soviétique de production des substances chimiques se trouvait dans la république soviétique d'Ouzbékistan et a été démontée par les Etats-Unis dans les années 90, qui donc sont en mesure de produire cette substance toxique.

    La Grande-Bretagne refuse de transmettre un échantillon à Moscou, comme l'y oblige la Convention internationale sur les armes chimiques, mais a directement saisi l'organe de contrôle des armes chimiques, en contournant Moscou, cet organe qui refuse de se déplacer en Syrie et suit les conclusions des Casques blancs. Les résultats promettent d'être sans surprise.

    La réaction des Etats-Unis, elle, montre le degré de conflit qui a été atteint. 


    Et Nikki Haley de déclarer en plein Conseil de sécurité de l'ONU, comme si le représentant russe n'avait pas expliqué que tant les Etats-Unis que l'Angleterre elle-même pouvaient produire cette substance, comme s'il était prouvé qu'Assad, aidé par la Russie, utilisait les armes chimiques contre son peuple:
    "If we don't take immediate concrete measures to address this now, Salisbury will not be the last place we see chemical weapons used," said Haley. "They could be used here in New York or in cities of any country that sits on this council."
    Les hostilités sont ouvertes contre la Russie

    La Russie est l'ennemi, la Russie est le mal. Tant que l'affaire restait au niveau de Londres, il était possible de penser que les buts poursuivis étaient plus ciblés. De nouvelles sanctions, pour protéger l'hégémonie politico-économique atlantiste et attaquer l'unité du pouvoir en Russie. Conduire à boycotter le Mondial, afin que les citoyens ne puissent saisir la différence entre la propagande médiatique et la vie réelle en Russie. Réduire les relations diplomatiques, pour limiter les espaces de frictions et libérer l'espace de propagande, mais tout en gardant le lien - un lien de pression.

    L'attaque prend une tout autre dimension, le but final ne peut être aussi précis. 

    Nous avons tendance à penser le droit international comme un élément stable. Celui que nous connaissons n'est que le résultat de la Seconde Guerre mondiale, qui a posé un rapport de forces stabilisées entre les Etats-Unis (avec le boc occidental) et l'URSS (avec le bloc socialiste). Le second n'existe plus, les Etats-Unis ne voient plus pour quelles raisons ils doivent partager le pouvoir. Tant que la Russie faisait profil bas, il n'y avait pas de problème. Maintenant, elle n'est plus tolérable.

    La Russie se trouve dans une situation délicate, comme nous l'avons plusieurs fois écrit, elle refuse de reconnaître le conflit, hésite à réagir et se confine dans une position légaliste accompagnée de réactions mesurées et asymétriques. Oui, les Etats-Unis violent le droit international et ils ne vont pas arrêter de le faire parce qu'on leur dit. Ils sont en position de force, ils utilisent cette force à leurs fins. 

    Inviter les enfants des diplomates américains à l'arbre de Noel, s'excuser pour le dopage, continuer à rester dans le Conseil de l'Europe et justifier l'application des décisions de la CEDH, participer aux JO sous drapeau neutre, et je dois en oublier, est certes une preuve de grandeur d'âme. Mais qui est interprétée comme de la faiblesse par le clan Atlantiste. Insister à chaque fois sur la violation des règles est juste, cetes: il faut montrer la différence entre ce qui devrait être et ce qui est. Mais ce n'est pas suffisant. Et chaque nouvelle portion va plus loin. Frappe plus fort. cette position légaliste est un piège.

    Le droit, surtout international, ne fonctionne que lorsque le rapport des forces est stabilisé. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Il faut reconquérir le terrain et ce ne sont pas les appels récurrents au droit qui sauvera la situation. Une réponse systématique, symétrique et plus forte est le seul moyen de mettre un terme à cette escalade. Seule la force arrête la force.

    Il serait naïf de penser que les guerres ne se mènent qu'avec des chars, entre deux armées étatiques. La guerre est déjà déclarée contre la Russie: soit elle se plie aux exigences atlantistes et pourra continuer à profiter de la globalisation, des nouvelles technologies et de tous les fantasmes du monde post-moderne, soit elle résiste mais ramasse le gant et cesse de le regarder avec un étonnement toujours renouvelé.

    Si dès le départ la Russie était sortie, par exemple, du Conseil de l'Europe, ils seraient venus à plas ventre implorer son retour. La Russie est un Etat fort, elle a existé et elle existera sans cette structure. L'on ne plie pas genoux devant plus faible que soi. Le Conseil de l'Europe ne peut exister sans les Etats, c'est sa faiblesse. Nier son importance, c'est le conduire à sa perte. De même pour le reste, tous les pions de ce système, qu'il s'agisse du CIO ou les pions étatiques de l'Atlantisme ont besoin que la Russie reste dans le jeu, sinon ils vont se transformer en club privé. Et ne pourront plus être globaux. C'est la faiblesse fondamentale de ce nouvel ordre totalitaire.

    C'est en acceptant le conflit, ce conflit qui de toute manière existe en dehors de sa volonté, que la Russie pourra éviter le pire. Et le pire est à venir.

    Ce qui s'est passé avec le Conseil de l'Europe ressemble à s'y méprendre à une répétition pour le Conseil de sécurité de l'ONU. L'URSS a payé sa place de 25 millions de morts. La position de la Russie est contestée, car objectivement plus faible que ne l'était l'URSS. Elle n'a pas de "clan" comme l'avait l'URSS et ses alliances sont conjoncturelles, plus qu'idéologiques puisqu'en tant que tel, elle ne remet pas en cause l'économie globalisée, elle y participe.

    Selon les règles actuelles, il est impossible de retirer à la Russie son droit de véto, son siège permanent au Conseil de sécurité. Si la Russie devient l'incarnation du mal absolu, ne deviendrait-il pas légitime de modifier les règles du jeu? Et ainsi de réécrire le droit international. Il existerait toujours, mais serait autre. Résultat de la nouvelle situation des rapports de forces, entériné par le Conseil de sécurité. Ce n'est pas pour rien que cette coalition autour de l'affaire Skripal concerne essentiellement les membres du Conseil de sécurité.

    Cette décision conduirait à une nouvelle période de déstabilisation majeure de l'équilibre mondial, déjà très mal en point, la Russie étant l'un des rares pays à éviter l'interventionnisme à tout crin des pays de la coalition atlantiste. Et c'est justement pourquoi la guerre est ouverte. Contre la Russie. Sur tous les fronts. Seul l'affrontement militaire direct fait encore peur. 
    Source : http://russiepolitics.blogspot.be/2018/03/de-la-ghouta-londres-le-club-atlantiste.html#comment-form

    jeudi 15 mars 2018

    Les grands moments des "débats" de la campagne présidentielle en Russie : beaucoup d'inconsistance et autant de questions



    La campagne électorale en Russie tire sur sa fin, et l'on a envie de s'écrier "Enfin!", vu le niveau particulièrement déplorable de ce qu'il est difficile d'appeler des débats. Une opposition qui réclamait du temps d'antenne, qui l'a obtenu et qui se trouve face à son incompétence politique. Si cet état de fait laisse une impression plus désagréable que de danger, l'inconséquence de l'opposition russe pose de sérieuses questions pour les prochaines élections présidentielles - la carte Poutine ne sauvera pas le jeu.

    Cette campagne électorale a démontré l'absence objective d'alternative à la candidature de V. Poutine, ce qui finalement, sans être une surprise, est dangereux pour le système politique russe, qui s'en trouve affaibli, malgré les 8 candidatures officielles.

    Jirinovsky, tendance populiste, a fait de la provocation tout au long des débats, en intercalant des sorties provocatrices tout à fait dans l'air du temps conduisant, notamment à la déstructuration de l'enseignement, ou totalement décalées en géopolitique. Babourine, tendance nationaliste, a produit un discours conservateur fade, dont rien d'essentiel n'est ressorti. Iavlinsky, tendance libérale globaliste, n'a toujours pas changé son discours depuis sa brève heure de gloire dans les années 90. Titov, l'Ombudsman des entrepreneurs, tendance libérale, a fait évoluer son discours d'une défense de l'économie réelle vers le culte de l'économie virtuelle. Ce qui, sur le fond, réuni ces candidats, à l'exception du communiste Souraïkine défendant les acquis sociaux de l'Union soviétique et le développement alors de l'industrie nationale, contre l'aveuglement pour les nouvelles technologies qui s'empare à une vitesse vertigineuse de la Russie. En géopolitique, l'on retrouve la barrière classique entre les libéraux et les conservateurs, qui existait déjà aux législatives: Crimée ukrainienne et désengagement de la scène internationale pour entrer dans la marche atlantiste vs. Crimée russe et défense des intérêts stratégiques de la Russie à l'international, quitte à en payer le prix. Les "libéraux" n'ont manifestement pas tiré les conclusions de leur échec cuisant.

    Si l'on ne compte pas V. Poutine, qui n'a pas participé aux débats et ne s'y est pas fait représenter, le show a été assuré principalement par deux candidats: Groudinine et Sobchak, chacun à sa manière. Comme sur le fond, rien de nouveau ou de surprenant ne pouvait être dit, tout a été misé sur la forme. La politique remplacée par le spectacle pour tenter de cacher pudiquement son vide.

    Assez rapidement, Groudinine a quitté les plateaux de télé, démonstrativement, justement lorsque les scandales concernant et ses comptes à l'étranger et ses biens ont commencé à être dévoilés (à ce sujet, voir notre texte ici). Il est vrai que Groudinine est le candidat, hors parti jusque-là, choisi par le PC pour le représenter aux élections. Un choix suicidaire, qui montre le virage politique entrepris, même contre la base, vue la division interne provoquée par ce choix inattendu. Mais mettre en avant un candidat communiste - milliardaire, ça ne passe pas. Une première fois, Gourdinine quitte le plateau en accusant les journalistes de ne pas permettre de véritables débats et de falsifier les données socio-économiques, qui sont trop positives à son avis. Il part démonstrativement.


    Il vient refaire son show pour offrir des fleurs à Ksénia Sobchak et tout son discours électoral consiste à féliciter les femmes pour le 8 mars et à s'excuser devant Sobchak pour l'attitude des hommes sur le plateau. Ensuite, il repart. Drapé dans cette dignité qu'il revendique haut et fort.



    Il faut dire que K. Sobchak n'a pas été en reste. Dès le départ, elle se met en scène. Jirinovsky attaque Babourine, proie facile, mais la jet-setteuse a besoin de reprendre la main médiatique. Quand Jirinovsky s'énerve trop, elle passe, d'elle-même, à l'attaque privée et lui lance au visage "à votre âge, c'est mauvais pour la santé de n'énerver comme ça". Ce à quoi il lui répond dans le feu de l'action "tais-toi idiote". Elle est heureuse, elle a obtenu ce qu'elle cherchait, reprend l'attention et fait monter la pression: mais comment peut-on me parler ainsi,Jirinovsky entre dans le jeu "Dégages" et dis à Soloviev "Ce n'est pas la peine de les ramasser dans la rue". Cet échange d'amabilités hautement intellectuel se termine par un verre d'eau que K. Sobchak lance au visage de Jirinovsky.


    Le ton de la campagne est lancé. Et le niveau de l'intervention de Sobchak ne montera pas d'un yotta. A chaque rencontre, c'est un jeu de provocations personnelles entre quelques déclarations atlantistes: la Russie viole le droit international, la Russie est un pays agresseur, la Crimée est ukrainienne, il faut "enlever les troupes russes d'Ukraine", etc. Au minimum, lorsque l'on fait de la politique, l'on cherche un électorat national (non à l'étranger): ces déclarations en Russie où la population soutient massivement la politique internationale menée est un suicide politique. Enfin, si l'on fait de la politique.

    Hier encore, le show est monté d'un cran. Il est vrai qu'après le verre d'eau, l'on commençait à s'ennuyer ferme de cet échange stérile de propos déplacés. Donc Ksénia Sobchak entre directement à l'attaque:regardez tous ces hommes qui ne font pas campagne contre Poutine, mais contre moi, moi je suis la seule à faire campagne contre Poutine et eux s'acharnent sur moi. A ce moment, Jirinovsky lui rappelle qu'elle est la seule candidate à être aller voir Poutine avant de déclarer sa candidature, comme pour avoir une bénédiction (voir notre article sur l'entrée en jeu de Ksénia Sobchak). Elle dit que non, elle gigote, prend le présentateur à parti - mais ils sont tous contre moi, c'est inacceptable et en excellente actrice qu'elle est, lorsque le moment est arrivé à maturité, que le pathos est à son comble, gros plan sur les yeux rougis qu'elle tourne à la caméra et elle part du plateau avec la voix de Jirinovsky qui lui dit de pleurer et d'appeler sa maman.



    Ce spectacle est pitoyable. Entre celle qui joue sur la pitié faute d'arguments, provoque le conflit pour se mettre en situation de victime. En passant par celui qui quitte les plateaux démonstrativement, et se fait représenter dans les débats, cette fois-ci par de véritables communistes, pour éviter d'avoir à répondre de ses comptes à l'étranger, de ses kilos d'or non déclarés. Sans oublier ceux qui répètent le même discours depuis 20 ans et ceux qui se lancent à corps perdu sur toutes les vagues de la mode post-moderne, faute d'avoir une véritable réponse aux véritables problèmes. Avec cette inconsistance politique, comment prétendre réellement à pouvoir gouverner un pays qui se veut souverain? Imaginez-vous ces candidats sur la scène internationale, quittant les plateaux lorsque les questions dérangent, lançant des verres au visage de leur interlocuteur, fondant en larmes si on leur parle mal?  Comment vont-ils répondre aux habitants de ce grand pays cherchant des médecins compétents: plus besoin de médecins, vous aurez les nouvelles technologies? Plus besoin d'enseignants, asseyez les enfants devant les ordinateurs? Pitoyable!

    Aujourd'hui c'est pathétique, demain ce peut être dangereux. La situation géopolitique ne va pas s'améliorer, les derniers évènements nous le rappellent avec violence et un pays ne peut reposer sur un homme, il doit reposer sur un système. Et un système qui a plus de consistance que de slogans.

    source : http://russiepolitics.blogspot.be/2018/03/les-grands-moments-des-debats-de-la.html

    lundi 27 octobre 2014

    Elections et situation militaire en Ukraine : deux analyses pour rétablir l'équilibre de l'information... et le bon sens / Elections and status as regards military service in Ukraine: two analyses to restore the balance of the information and the common sense



    1. Analyse d'Olivier Berruyer

    Source : http://www.les-crises.fr/medias-presidentielle-ukrainienne-1eres-tendances/

    Tendances

    Voici les premières tendances sur les scores en voix. Mais comme la moitié des sièges de députés sont accordés au scrutin majoritaire à 1 tour, il faudra patienter un peu pour les résultats, qui accorderont beaucoup de députés aux 2 premiers partis.
    Mon analyse est assez simple. (je le remettrai à jour si besoin)
    1. Problème au niveau de la participation, estimée ce soir entre 50 et 55 % - ce qui est bas pour ce type d’élection. Il y avait 60 % à la présidentielle.
    2. Echec en voix de Porochenko, qui obtiendrait moins de 25 % des suffrages, alors qu’il a été élu avec 55 % des voix au 1er tour fin mai… Il devrait avoir cependant de nombreux députés.
    3. Succès inattendu du Premier Ministre et de son bloc
    4. Estimation des votes : 7 partis entreraient au Parlement
    • Porochenko : 22-23 %
    • Iatseniouk : 20-22 %
    • Parti Samopomich (“démocrate chrétien”, mené par le maire de Lviv) : 8-14 %
    • Bloc d’Opposition (ancien Parti des Régions) : 7-10 %
    • Parti Radical d’Oleg Lyashko : 6-10 %
    • Svoboda : 4%-6 %
    • Patrie de Timochenko : 5-8 %
    Svoboda est heureusement en baisse, mais avec le parti radical et sans doute un bout de Samopomich, cela nous fait toujours 15 % des voix à des fascistes, et autant pour de l’extrême-droite… Bah, la guerre n’allait clairement pas les faire reculer…
    Après rien de bien extraordinaire, j’ai expliqué dès le mois de mars que le souci de l’Ukraine, c’est que 65 % des gens sont plutôt pro-Europe et 35 % plutôt pro-Russie, mais que SURTOUT, c’était en fait 100 % des gens sur les 2/3 Ouest du pays contre 100 % des gens sur le tiers Est (j’exagère avec 100 %, c’est pour poser le problème). Et comme le sujet n’est pas anecdotique, mais fondamental, tant au plan politique qu’économique, aucun ne cédera. Et cela risque fort de se terminer ainsi : OU on crée une Ukraine neutre, non alignée et elle reste unie (proposition Kissinger et Poutine) OU l’Ukraine est partitionnée, et l’UE chipe l’Ouest et le Centre. Pas bien compliqué, me semble t il. L’Hypothèse “l’UE chipe 100 % de l’Ukraine” ne peut que conduire à une guerre civile – CQFD.
    Voici 2 sondages intéressants sur la vision des Ukrainiens.
    Le premier sur la cote de confiance diverses institutions :
    18 % de confiance dans la parlement (Rada), joli score…
    Et voici sur le premier bilan du Président :
    Impressionnant…
    Allez 2 réactions de la presse pour rire un peu

    Le Monde : Ecrasante victoire des pro-occidentaux aux législatives en Ukraine

    Par Benoît Vitkine (envoyé spécial en Ukraine)
    En votant massivement
    45/50 % d’abstention…
    en faveur des deux principales forces politiques au pouvoir à Kiev, dimanche 26 octobre lors des élections législatives, l’Ukraine en guerre a exprimé un fort besoin de stabilité et d’unité.
    Ben en guerre civile, ils pouvaient voter quoi ?
    Selon les premiers sondages de sortie des urnes, la liste du président Petro Porochenko recueille 23 % des voix. Celle du premier ministre, Arsenii Iatseniouk, le talonne avec 21 % des voix. La participation est toutefois faible (52 %), contre 60,3 % lors de la présidentielle du 25 mai.
    POROCHENKO RESTE L’HOMME FORT DE L’UKRAINE
    Six mois exactement après son élection à la présidence, c’est toutefois Petro Porochenko qui reste l’homme fort de l’Ukraine.
    Il n’a perdu que 50 % à 60 % de ses voix…
    Le président, qui devait jusqu’à présent s’appuyer pour gouverner sur des transfuges du Parti des régions de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, va désormais prendre la tête d’une majorité solide.
    Euh je rêve où il s’appuyait surtout sur Patrie, Svoboda et Udar ?
    Et je rêve, ou Porochenko est cofondateur dudit Parti des Régions, et a été ministre de Ianoukovitch ????
    En cela, le vote de dimanche clôt politiquement le chapitre de Maïdan. Le Parlement sortant, élu en 2012, ne reflétait pas le paysage politique issu de la révolution : c’est notamment lui qui avait voté les lois liberticides du 16 janvier, censées étouffer la contestation contre le président Ianoukovitch.Inacceptable pour une immense majorité d’Ukrainiens.
    C’est à mourir de rire… D’ailleurs, quand on voit ce que vote notre Parlement au niveau de lois liberticides (surveillance généralisée, interdiction de sortie du territoire…) soi-disant “antiterroristes” alors qu’il n’y a pas de terrorisme en France, je pense que ce ne sera pas beau à voir quand (et si par malheur) on était touché…
    Ces élections sont aussi celles d’un profond renouvellement de la scène politique ukrainienne.
    Porochenko, Iatseniouk, Svoboda, Timochenko… Je crois que c’est clair…
    Le Parlement né du scrutin de dimanche est, de toute l’histoire ukrainienne, celui qui affiche la plus nette orientation vers les réformes et l’intégration européenne.
    Je propose de lancer des consultations psychiatrique à Sainte Anne autour des hallucinations délirantes autour du concept magique de “réformes” – terme vide ne signifiant rien…
    Plus de la moitié des députés devraient être de nouveaux entrants.
    Ca promet…
    Parmi eux, une vingtaine d’anciens activistes de la révolution de Maïdan, déterminés à ne pas laisser le personnel politique retomber dans ses vieux travers, mais aussi nombre de combattants plus ou moins illustres du front de l’est,
    qui ont donc participé au massacre de près de 4 000 civils ?
    à qui les différents partis ont accordé des places de choix sur leurs listes. La guerre dans le Donbass,sans avoir été un thème central de la campagne, reste omniprésente dans les esprits.
    Ben non, le pays est juste en guerre…
    Nul ne pourra d’ailleurs l’oublier, lorsque le nouveau Parlement se réunira pour la première fois, fin novembre : 27 sièges resteront vacants, le vote ne s’étant pas tenu dans 12 circonscriptions de la Crimée, annexée par la Russie en avril, et dans 15 circonscriptions des régions de l’est dont le contrôle échappe à Kiev.
    LES PARTIS PRORUSSES FONT LES FRAIS DE CETTE RECOMPOSITION
    Les partis prorusses font les frais de cette recomposition.
    Quelle arnaque médiatique fantastique quand même cette notion de “pro-russe”…
    Le Bloc d’opposition, qui accueillait principalement des anciens élus du Parti des régions, obtient près de 8 % des suffrages. Pour la première fois depuis 23 ans, le Parti communiste (3 %) ne sera pas représenté au Parlement.
    Ben oui, comme leur électorat est dans les régions en guerre, et comme il est en voie d’être interdit…
    D’ici quelques jours, des résultats plus complets montreront aussi si l’effacement du clivage politique entre le centre-ouest et le sud-est, observé lors de la présidentielle du 25 mai, se confirme.
    C’est vrai qu’il n’y avait pas de différences :
    election présidentielle ukraine 2014 presidential
    election présidentielle ukraine 2014 presidential
    election présidentielle ukraine 2014 presidential
    Les nationalistes ukrainiens de Svoboda sont en recul par rapport à leur score de 2012 (6,3 %).
    Bah oui, il y a 2 partis fascistes à 6 % maintenant alors…
    Svoboda n’a fait que x 6 par rapport à la présidentielle où on moquait son faible score…
    Le scrutin n’a pas été parfait. Dans plusieurs circonscriptions, on peut s’attendre à ce que des réclamations soient émises sur l’honnêteté du vote et du dépouillement. L’Organisation pour la sécurité et le développement en Europe (OSCE), qui a supervisé le déroulement des opérations, doit rendre un premier verdict lundi après-midi. La campagne a aussi été marquée par la perpétuation des pratiques peu glorieuses qui caractérisent la vie politique ukrainienne depuis 23 ans.
    Dans de nombreuses circonscriptions, la corruption électorale – distribution d’argent ou de cadeaux – est toujours de mise, et nombre d’élus peu réputés pour leur honnêteté vont conserver leur poste. Surtout, en l’absence de tout système de financement public, une poignée d’oligarques continuent d’exercer un poids immense sur la vie politique, en mettant leurs moyens financiers et médiatiques au service des listes et partis de leur choix.
    Génial ce scrutin alors….
    M. Porochenko, qui devrait dans les jours qui viennent enregistrer les ralliements d’une centaine de députés indépendants, va tenter de constituer la coalition la plus large possible. Il s’agit d’éviter un face-à-face avec le seul Iatseniouk. Les deux hommes s’apprécient et travaillent en confiance, mais ils sont en concurrence, et le seront encore plus avec les résultats serrés de dimanche soir.
    « Tous les partis de Maïdan seront invités à faire partie de la coalition », a expliqué dimanche soir Iouri Loutsenko, l’un des bras droits de M. Porochenko, depuis le siège du parti. Outre le Front populaire, la liste réformatrice Samopomitch, emmenée par le maire de Lviv et qui réalise un très bon score (13%), devrait se joindre à la nouvelle majorité. Ioulia Timochenko, qui réalise un score décevant de 5,6 % à la tête de son parti Batkivchtchina, pourrait aussi être sollicitée.
    LES DOSSIERS NE MANQUENT PAS POUR LA NOUVELLE MAJORITÉ
    Une tâche extrêmement difficile attend cette nouvelle majorité. Il s’agit à la fois de répondre aux aspirations qui se sont exprimées durant Maïdan, autrement dit réformer en profondeur les structures du pays pour faire diminuer la corruption et améliorer la qualité de la gouvernance, et parer à l’urgence. Ici, les dossiers ne manquent pas.
    Le plus brûlant d’entre eux est le conflit dans le Donbass. La stratégie de conciliation du président a permis de faire diminuer le niveau des violences, mais le processus de règlement politique engagé après les accords de Minsk, début septembre, est au point mort. M. Iatseniouk a été critique de cette stratégie, mais le dossier devrait rester entre les mains du président, qui négocie en même temps avec les séparatistes de l’Est et avec Moscou, pour tenter de convaincre le Kremlin de ne pas déstabiliser plus avant l’Ukraine.
    Autre dossier urgent, le gaz. Moscou, qui a brutalement augmenté le prix de ses livraisons après le changement de pouvoir à Kiev et exige le règlement d’impayés, a coupé le robinet du gaz en juin.
    Ils abusent ces Russes de ne plus faire le tarif “pays frère” mais le tarif international – et de demander à être payés en plus !
    Les négociations sont régulières, sous l’égide de la Commission européenne, mais elles n’ont toujours pas abouti à un accord. Les réserves ukrainiennes sont limitées et deux jours avant le scrutin, le thermomètre est descendu en dessous de zéro degré à Kiev. Plus largement, l’économie est dans un état catastrophique. La situation, déjà peu brillante, a été encore fortement dégradée par la guerre. En 2014, le PIB pourrait se contracter de 8 %. La monnaie nationale, la hryvnia, a chuté de plus de 11 %, provoquant une forte baisse du niveau de vie.
    Les bons scores des partis réformateurs et pro-européens montrent que la société ukrainienne est prête à patienter pour voir se réaliser les promesses de Maïdan.
    Je suis toujours fasciné par ces journalistes nationalistes européens…
    La guerre, en même temps qu’elle a ralenti la mise en œuvre des réformes, a soudé la société ukrainienne.
    Au Monde, tu touches 20 € à chaque fois que tu utilises le mot “réforme”. Bilan : 80 € ici…
    Et puis ouaouh, drôlement soudée la société ukrainiene…
    Comme l’amour, le nationalisme rend aveugle.
    Un autre signe en est le faible score obtenu par le Parti radical d’Oleh Liachko.
    6 %, un faible score pour un fasciste ?
    Ce populiste qui estime notamment que l’Ukraine doit acquérir l’arme nucléaire, n’obtient que 6,5 %, loin des scores mirobolants que lui promettaient les sondages.
    Ah d’accord, la référence c’est le sondage bidon….
    Source : Le Monde
    J’aimais bien cet autre titre :
    Meuh, ils ne pensent qu’à l’Europe du soir au matin là bas…

    Le Nouvel Obs : Ecrasante victoire des pro-occidentaux aux législatives

    Le Bloc du président Petro Porochenko et quatre autres mouvements pro-occidentaux, dont des nationalistes, auraient obtenu environ 70% des voix. Des pro-russes seront également au Parlement.
    Saloperie de Démocratie va…
    Le camp pro-occidental,
    mais quelqu’un peut leur dire que ce n’était pas un référendum sur l’Europe ?
    mené par le président Petro Porochenko, a remporté dimanche 26 octobre aux législatives une victoire d’une ampleur sans précédent depuis l’indépendance de l’Ukraine, et après six mois d’un conflit opposant dans l’Est l’armée ukrainienne aux rebelles pro-russes.
    Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, dont les résultats ont été rendus publics à leur fermeture, donnent environ 70% des voix aux différents partis pro-occidentaux, y comprisnationalistes, en lice pour ce scrutin marqué en outre par l’accession au parlement du principal parti héritier de celui de l’ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch.
    Oui, Porochenko, Svoboda, c’est pareil…
    Le Parti communiste pourrait, quant à lui, événement historique, disparaître de l’assemblée.
    Bah oui, ses régions n’ont pas voté…
    Ces élections renouvellent radicalement le parlement et accentuent le rapprochement de l’Ukraine avec l’Union européenne.
    Oh oui, oh oui !
    Euh, et le peuple de “l’Union européenne”, il peut voter pour donner son avis à ça ou c’est interdit ?
    Ce scrutin était crucial pour cette ex-république soviétique en proie depuis près d’un an à une très grave crise, avec le renversement par la rue de Viktor Ianoukovitch, l’annexion de la Crimée par la Russie et, dans les régions orientales, le réveil des séparatismes qui a dégénéré en conflit armé.
    Ce pays de 45 millions d’habitants est également le terrain d’affrontements géopolitiques entre Occidentaux et Russes dont les relations, de l’aveu même de Moscou, ont “touché le fond”.
    Un rapprochement “irréversible” avec l’Europe
    Les Ukrainiens ont plébiscité un rapprochement “irréversible” de leur pays avec l’Europe, a déclaré dimanche soir le président Petro Porochenko alors que les pro-occidentaux ont obtenu une victoire écrasante aux législatives selon les sondages à la sortie des bureaux de vote.
    Ces fanatiques sont fous…
    “Plus de trois-quarts des électeurs ayant participé au vote ont soutenu de façon puissante et irréversible l’orientation de l’Ukraine vers l’Europe”, a déclaré le président dans une déclaration à la Nation diffusée à la télévision.
    Le Bloc Petro Porochenko du chef de l’Etat arrive sans surprise en tête avec 22% à 23% des suffrages, selon les résultats des sondages diffusés par trois instituts. Ce score est toutefois inférieur aux 30% que lui donnaient avant les législatives les sondages et ce mouvement est talonné par le Front Populaire du Premier ministre Arseni Iatseniouk (21%), suivi de Samopomitch (13%), parti composé de jeunes représentants de la société civile et de combattants venus de l’Est.
    Ces deux formations sont favorables à une offensive plus musclée contre les séparatistes pro-russes dans l’Est, où les combats ont déjà fait plus de 3 700 morts depuis avril.
    3 700 morts, civils russophones (puisqu’ils ne le précisent pas), ce n’était pas encore assez musclé… Heureusement, ces “pro–européens” ont gagné et vont arranger ça…
    “La majorité des électeurs s’est prononcé en faveur des forces politiques qui soutiennent le plan de paix [...] et cherchent des moyens politiques pour régler le conflit”, a toutefois insisté Petro Porochenko dans sa déclaration à la Nation. “Les partisans d’une solution militaire sont en nette minorité.”
    “Le tribunal populaire a condamné à mort le parti communiste”
    Avec près de 8%, le Bloc d’Opposition, regroupant plusieurs figures du Parti des Régions de Viktor Ianoukovitch, dépasse le seuil des 5% nécessaire à une présence au Parlement, contrairement au Parti communiste (moins de 3%), en passe d’y perdre sa place pour la première fois depuis 1993.
    Petro Porochenko s’est d’ailleurs félicité du déclin du parti communiste : “Le tribunal populaire [...] a condamné à mort le parti communiste”, a déclaré M. Porochenko. “Les Ukrainiens ont porté un coup décisif à la cinquième colonne communiste.”
    Sympa ces déclarations de Démocrate, dommage que Le Monde ne les ait pas repris dans son papier…
    Suivent le Parti radical du populiste Oleg Liachko (6%), les nationalistes de Svoboda (6%) et le parti Batkivchtchina de l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko (5%).
    Pas important, passons vite…
    Ces sondages donnent une idée des rapports de forces dans l’opinion mais pas directement de la répartition des 450 sièges de la Verkhovna Rada (Parlement). La moitié des députés est en effet élue dans des scrutins à la majorité simple. Et les résultats dans ces circonscriptions ne seront pas immédiatement connus.
    27 sièges de députés resteront vides
    Ces élections ont été convoquées par le président Porochenko, élu en mai dès le premier tour, pour définitivement tourner la page du régime prorusse de Viktor Ianoukovitch, renversé au terme d’un mouvement de contestation pro-occidentale déclenché en novembre 2013 sur le Maïdan, dans le centre de Kiev.
    Mais elles sont assombries par le conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes dans le bassin minier du Donbass, dans l’Est.
    Environ cinq millions d’électeurs, sur 36 millions au total, n’auront pas pu voter, en Crimée, rattachée à la Russie en mars, et dans les zones contrôlées par les séparatistes dans l’Est. 27 des 450 sièges de députés resteront ainsi vides.
    A Donetsk, principal fief des rebelles, les habitants ont boudé les élections et attendent celles que les séparatistes prévoient d’organiser le 2 novembre.
    Sortir l’Ukraine d’une profonde récession
    Dans un geste symbolique, le président Petro Porochenko, en tenue de camouflage, s’était rendu dans la matinée à Kramatorsk, ville rebelle reprise l’été dernier par les forces ukrainiennes, pour saluer “l’exploit des soldats auxquels nous devons notre vie pacifique“.
    La guerre, c’est la paix…
    Relisez 1984, vite…
    De retour à Kiev, il a voté et dit espérer des élections “une équipe forte et efficace pour la mise en oeuvre de réformes et la victoire nécessaire pour apporter la paix dans le Donbass”, en proie à des combats depuis six mois.
    Tiens, ils ont aussi une prime à l’Obs, mais plus faible apparemment…
    Le nouveau Parlement devra voter des réformes radicales
    Je pense aussi, ça va être intéressant, on suivra…
    Finalement c’est peut être bien 20 € aussi…
    destinées à sortir l’Ukraine d’une profonde récession, aggravée par le conflit dans l’Est industriel, à lutter contre une corruption endémique et à la rapprocher de l’Union européenne, avec laquelle elle a récemment signé l’accord d’association rejeté l’an dernier par Viktor Ianoukovitch.
    Il devra accentuer les douloureuses mesures de rigueur
    Il faudrait leur envoyer Valls…
    exigées par les bailleurs de fonds occidentaux, notamment le FMI,
    Purée, ça c’est de la liberté retrouvée…
    pour sauver l’Ukraine de la faillite après le retrait du soutien financier russe. La situation est encore aggravée par le conflit gazier avec la Russie, qui la prive de gaz. La tâche semble herculéenne face à un conflit très coûteux et destructeur, et qui s’enlise.
    Selon le ministère de la Défense, les positions des forces ukrainiennes ont fait l’objet de tirs de la part des rebelles à 18 reprises dimanche, sans faire de victimes.
    Et selon les rebelles ?
    L’instauration d’un cessez-le-feu le 5 septembre a permis une baisse d’intensité de la confrontation dans l’Est, mais des points de tension persistent, notamment à l’aéroport de Donetsk.
    Source : Le Nouvel Obs, avec AFP
    Et on fini par Libération :
    et :
    P.S. tiens, d’ailleurs, en journal de gauche, Libération a su soutenir Dilma Rousseff :

    2. Analyse du Saker 
    Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/26/rebondissements-tres-inquietants-en-ukraine-rapport-situation-au-24-octobre-2014/

    REBONDISSEMENTS TRÈS INQUIÉTANTS EN UKRAINE (RAPPORT DE SITUATION AU 24 OCTOBRE 2014)

    Ce billet vise essentiellement à vous informer sur les derniers développements relatifs à la guerre en cours en Ukraine, au 24 octobre 2014.
    À la suite de l’utilisation d’un missile balistique tactique contre Donetsk par les Ukies, Zakharchenko a déclaré que le cessez-le-feu était, à toutes fins utiles, terminé.
    Strelkov a lancé un avertissement officiel à propos de l’information voulant que les Ukies massaient des troupes en vue d’un assaut. D’après Strelkov, le plan des Ukies consiste à effectuer une poussée très brève et très rapide vers Donetsk et la frontière russe, de façon à rendre l’État novorossien non viable et pouvoir ainsi négocier en position de force. Strelkov a certes l’habitude d’exagérer la menace afin de mieux la réduire, mais, cette fois, il y a des signaux clairs que son analyse est partagée par les militaires russes, et ces signaux sont les plus inquiétants qui soient.
    Des sources russes, dont l’excellent blog du colonel Cassad,rapportent que le robinet du voentorg [L’aide clandestine russe] est de nouveau ouvert à fond et que d’importantes livraisons sont attendues. Je me réjouis bien sûr de savoir que la résistance novorossienne va acquérir de l’équipement (et de l’aide de spécialistes), ce dont elle a cruellement besoin, sauf que la reprise du voentorg me donne aussi à penser que les services du renseignement russes ont conclu qu’une attaque est très probable, et ce, très bientôt.
    Je surveille la situation au Banderastan d’assez près et ce que je peux dire, c’est que le régime en place se fissure de partout. Je ne sais pas si Porochenko, et ses maîtres à penser aux USA, croient vraiment qu’une attaque peut réussir (j’en doute) ou veulent vraiment forcer la main à la Russie pour qu’elle intervienne ouvertement (c’est presque inévitable selon moi), mais un fait demeure : déclencher une guerre majeure pourrait bien être la seule façon de sauver le régime Porochenko, lequel est actuellement en chute libre.
    Il est fort possible que l’avertissement sans détour de Strelkov et que, plus encore, la reprise du voentorg,convaincront les Ukies que la Russie est prête à intervenir, et que l’attaque prévue est vouée à l’échec. Ce qui me préoccupe, c’est que le régime Porochenko (et ses patrons de la CIA) pourrait juger que même une défaite face aux militaires russes est préférable à la spirale descendante en cours. Non seulement une guerre peut sauver le régime, mais une intervention russe réaliserait enfin le rêve anglo-sioniste. Poutine fera tout son possible pour éviter ce piège, ce qui veut dire que la Russie devra fournir secrètement une aide et un appui massifs à la Novorussie. Quant aux Novorusses, ils doivent être assez forts pour contenir l’assaut initial. S’ils réussissent, l’offensive prendra fin. Mais Strelkov a raison. Si les Ukies font une trouée dans les lignes des Novorusses, la Russie devra intervenir.
    C’est une situation extrêmement dangereuse.
    Plusieurs d’entre vous ont noté ce qui n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre à la Russie par George Soros, l’un des bonzes du marché de capitaux internationaux anglo-sionistes, qui a déclaré que la Russie défie aujourd’hui l’existence même de l’Europe et que L’Europe soit sauver la nouvelle Ukraine [1]. Après Khodorkovsky, voilà Soros qui en remet. Nous savons maintenant qui veut mettre la main sur la Russie, et comment. Il ressort clairement aussi que, par leurs propos belliqueux, ces financiers admettent sans ambages que Poutine défie l’existence même de leurs intérêts. Il faut dire qu’ils ont absolument raison (ce qui prouve une fois de plus que ceux qui disent que Poutine est une marionnette des oligarques ne sont que des idiots utiles manipulés).
    Nuland, Soros, Khodorkovsky, Hillary, Friedman… la liste s’étend à l’infini. Toute la cabale néoconservatrice veut la guerre et exerce énormément de pression pour que le reste de la planète partage ses vues.
    Sans surprise, les Européens ont autant de colonne vertébrale qu’une méduse cuite au micro-ondes, même s’ils savent et comprennent parfaitement que l’oncle Sam soutient un régime nazi à Kiev, et que les politiques des USA leur nuisent. Sauf qu’ils vont faire tout ce que les USA leur demandent. Il n’y a pas de politique étrangère européenne à proprement dit. Tout ce que les Européens peuvent faire se résume à dire Oui monsieur, vos désirs sont des ordres, monsieur ! La preuve la plus pitoyable de cette submissivité à tout ordre provenant des USA, même le plus stupide de ces ordres, est ce conte de fées à propos d’un sous-marin russe tapi dans les eaux suédoises.
    On assiste aujourd’hui à une mauvaise reprise de la paranoïa suédoise de la période de la Guerre froide qui a sévi à la suite de l’incident baptisé par la presse anglophone Whiskey on the Rocks [2], lorsque, à la suite d’une erreur de navigation, un sous-marin soviétique de classe Whiskey s’était échoué sur des rochers, près de Karlskrona. Pendant la Guerre froide, on pouvait pardonner aux Suédois de voir autant de fois des sous-marins soviétiques que les Écossais voyaient le monstre du Loch Ness. Sauf que ramener ce genre de sornettes en 2014 est vraiment embarrassant et démontre que les militaires suédois vont aussi exécuter tous les ordres, même les plus stupides. Cette fois-ci, la BBC affirme [3] que le premier signe de la présence du sous-marin russe était, je ne blague pas, une conversation radio en russe, apparemment détectée le jeudi 16 octobre entre l’archipel de Stockholm et l’enclave russe de Kaliningrad, où la flotte russe de la mer Baltique est basée. Apparemment, il y a des gens assez stupides pour croire ce genre de balivernes.
    Sérieusement, même si ces contes de fées suédois sont bien amusants, il ne faut pas oublier que l’intention derrière n’est pas drôle du tout. Cette intention, c’est de semer la crainte et de trouver éventuellement un prétexte à une confrontation.
    Au Banderastan, pendant ce temps, les choses se détériorent jour après jour et tout ce qui empêche une attaque en règle des Ukies contre la Novorussie, c’est la crainte d’autres défaites militaires avant les élections. Mais à moins d’un revirement majeur dans la dynamique, les Ukies passeront à l’attaque aussitôt les élections derrière eux. Un coup d’État anti-Porochenko à Kiev pourrait toutefois retarder l’attaque. Un élément qui est ressorti du sommet de Milan, bien qu’on ne l’ait pas rapporté de cette façon, est que les Ukrainiens ont fini par admettre qu’ils n’ont pas d’argent du tout. D’où tous ces pourparlers au sujet des Européens qui allongeraient l’argent pour le gaz russe. La saison froide a aussi commencé et, à partir de maintenant, les choses ne feront que s’empirer.
    Carte des opérations militaires en Novorossia 
    du 21 au 22 octobre 2014(pour les commentaires associés à la carte, en français, cliquez ici)
    Carte des opérations militaires en Novorossia du 21 au 22 octobre 2014
    Carte des opérations militaires en Novorossia 
    du 23 octobre 2014(pour les commentaires associés à la carte, en français, cliquez ici)
    Carte des opérations militaires en Novorossia du 23 octobre 2014
    Cordialement, 
    Le SakerTraduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr
    Notes
    [1] Ukraine : « L’Europe est indirectement en guerre », publié par Le Monde en ligne le 23 octobre 2014, ouL’Europe soit sauver la nouvelle Ukraine de l’édition papier sortie le même jour. Notons que le nom de l’auteur de l’article, George Soros, n’est même pas mentionné sous le titre de la version en ligne, comme nous l’avons souligné dans l’article Journalistes achetés, journaux achetés : L’exemple de la campagne de dénigrement menée par George Soros contre la Russie (vineyardsaker, français 25-10-2014).
    Sources : Ukraine mini-SITREP : very ominous developments (vineyardsaker, anglais, 22-10-2014) et Ukraine mini-SITREP : very ominous developments (follow up) (vineyardsaker, anglais, 24-10-2014)