"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
La Russie (même a l’époque soviétique) à très souvent tendu la main à l’occident, qui a toujours craché dessus.
C’est, depuis le début, l’occident qui cherche la merde.
Ça a même été théorisé depuis 150 ans (McKinder).
Le pacte de Varsovie a été signé juste après ce refus.
Source : x.com/i/status/2003193935821504775
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2001, Poutine présente à Bush un document soviétique de 1954 où l’URSS demandait à rejoindre l’OTAN. Bush esquisse un rire nerveux, surpris par cette archive qui contredit totalement le récit occidental.
• la Russie tend la main → refus l’OTAN,
elle avance → seuil de Moscou
Source : x.com/i/status/2002673808965329295
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La Russie a tenté de rejoindre l'OTAN à deux reprises — Cela s'est produit en 1954, ainsi qu'en 2000 lors de la visite de Clinton. Les deux fois la Russie a essuyé un refus.
Le 19 décembre 2025, Vladimir Poutine a, lors de
sa conférence de presse annuelle, relancé l’idée d’une grande alliance
continentale entre la Russie et les nations européennes. Selon lui,
cette union naturelle, promesse de prospérité partagée, a été
systématiquement entravée par les États-Unis, gardiens jaloux de leur
primat mondial.
Le
scénario cauchemardesque de Washington : une Europe enfin rationnelle
qui dialogue avec la Russie et tourne le dos à son bailleur de crises.
Une rhétorique éprouvée
Cette proposition s’inscrit dans un discours récurrent du Kremlin.
Poutine y dépeint une Europe soumise, dont les élites sacrifient
l’intérêt continental sur l’autel de l’alliance atlantique. En
qualifiant les sanctions de « cambriolage » et en évoquant un PIB commun
supérieur à celui des États-Unis, il flatte un vieux rêve gaullien
d’autonomie stratégique, tout en rejetant comme « non-sens » toute
velléité agressive russe envers l’Europe.
Le cœur du dilemme : la peur du Heartland
La thèse défendue par Moscou et par certains cercles géopolitiques
est limpide : Washington s’appuierait depuis des décennies sur la
théorie du Heartland de
Mackinder afin d’empêcher l’émergence d’une puissance unificatrice en
Eurasie. Dans les faits, le cœur de la stratégie américaine a surtout
consisté à empêcher qu’une puissance du Heartland ne prenne le contrôle du Rimland
— concept géostratégique forgé par Nicholas John Spykman —,
c’est-à-dire des marges littorales et des principaux foyers industriels
de l’Eurasie. Une Europe liée à la Russie formerait un bloc largement
autosuffisant, disposant de ressources, de marchés et d’une masse
économique redoutable. Une telle entité rendrait en grande partie
obsolète la protection américaine et, par conséquent, affaiblirait
l’influence de Washington. Dans ce cadre, l’élargissement continu de
l’OTAN vers l’Est est présenté comme l’instrument principal de cette
politique de division.
Carte du monde avec les théories de Rimland et Heartland
Le levier énergétique, nerf de la guerre économique
L’opposition américaine aux projets de gazoducs comme Nord Stream 2
est érigée en cas d’école. Officiellement, Washington protégerait ses
alliés d’une dépendance dangereuse. Pour le narratif russe, il s’agit
d’une manœuvre commerciale agressive pour substituer au gaz russe un GNL
américain plus onéreux, tout en maintenant l’Europe dans un état de
subordination énergétique. Les sanctions consécutives au conflit
ukrainien ont achevé de cimenter cette rupture, au profit évident des
exportateurs américains.
L’art de la perturbation : OTAN, sanctions et ingérence
Les méthodes attribuées à Washington sont multiples. L’OTAN,
initialement bouclier défensif, est devenue une courroie de transmission
de l’influence américaine, enfermant l’Europe dans un antagonisme
stérile avec Moscou. Les sanctions, coordonnées depuis 2014, ont servi à
couper tout lien économique substantiel. Enfin, le soutien à des
mouvements politiques en Europe de l’Est, présenté comme un promotion de
la démocratie, est perçu depuis Moscou comme l’installation délibérée
de gouvernements hostiles.
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Vers un nouveau jeu d’équilibres ?
La déclaration de Poutine sonne comme une invitation à rebattre les
cartes, surtout dans un contexte occidental marqué par la montée de
courants isolationnistes. Elle repose sur un calcul simple : l’érosion
de la foi atlantiste face aux coûts économiques et stratégiques de la
confrontation. Si cette union eurasiatique relève encore de la
géopolitique fiction, elle pointe une faille réelle : la lassitude d’une
Europe sommée de choisir entre sa sécurité et sa prospérité, dans un
jeu où elle ne semble plus maîtriser les règles.