mercredi 3 août 2022

mercredi 3 août 2022 - Un triple crime de guerre ukrainien

 

Tandis que les forces terrestres alliées, autour d'Avdeevka, continuent d'avancer mètre après mètre dans les rues de Peski au Sud ou de contourner au Nord ce bastion ukrainien où se trouvent de nombreux points de tir de l'artillerie ukrainienne, cette dernière poursuit ses bombardements terroristes sur Donetsk et ses environs, tuant, blessant des civils et détruisant et minant des zones résidentielles pourtant dépourvue d'objectifs militaires ou logistiques.

Il convient de distinguer ici 3 types de bombardements ukrainiens :

1 / Les bombardements militaires 

En tant de guerre il est logique que des sites représentent des objectifs pour la conduite des opérations militaires, et même s'ils se situent dans des zones urbaines : dépôts de munitions et carburant, états-Majors, centres de communication, ponts, casernes, sites militaro-industriels etc... Et parfois malheureusement leurs bombardements provoquent des pertes et destructions collatérales au sein de la population civile.

Bombardement ukro-atlantiste d'un dépôt 
pétrolier à Makeevka le 02 août 2022.

Environ 13 % seulement des tirs ukrainiens sur les zones urbaines de Donetsk, Makeevka, Yasinovataya... visent des objectifs à intérêt militaire. Les erreurs de tir et les incidents techniques (par exemple une ailette de roquette qui ne se déploie pas, la déviant de sa trajectoire) sont inférieures à 5 % surtout dans le contexte d'une guerre de positions sur des objectifs connus et repérés depuis 8 ans avec avec l'utilisation augmentée de systèmes d'artillerie modernes et très prédis, voire assistés comme le 155mm français CAESAR, ou le 227mm étasunien HIMARS. 

2 / Les bombardements terroristes 

Le 80 %restant des bombardements qui frappent des quartiers résidentiels où il n'y a que des populations et ressources civiles, peuvent donc sans l'ombre d'un doute être qualifiés de terroristes et, au vu de la nature et du leur volume des munitions tirées, d'intention génocidaire.

Les armes utilisées par les ukrainiens contre les populations civiles sont principalement les obusiers lourds de 122, 152 et 155 mm (OTAN, les Lance Roquettes Multiples de 122mm ("Grad"), 220mm ("Uragan"), parfois 300mm ("Smerch").

Bombardement ukro-atlantiste le 3 août
matin à Donetsk district de Kuybishevsky.

Les munitions utilisées sont de 3 types, explosives, à fragmentation, à sous munitions, ces dernières délivrant en altitude des petites munitions antipersonnelles pour augmenter le rayon de frappe, des munitions spéciales de type incendiaire par exemple ou plus récemment depuis le 20 juillet des mines antipersonnelles de type PFM 1 "Tulip" qui sont des engins explosifs à pression très discrets et destinés à mutiler ceux qui exercent sur eux une simple pression. 

12 cm de long, 2 cm d'épaisseur, 70 grammes (dont 
37 d'explosif liquide très puissant) , la PFM 1 dispose 
d'un retardateur l'activant 3 minutes après son largage. 
Elle est emportée par des roquettes de 220mm "Uragan" 
à sous munitions et se disperse grâce à sa forme ailée.

A la fin du mois de juillet les minages terroristes ukrainiens  sont devenus quotidiens et le nombre de PFM1 "Tulip" neutralisées par les sapeurs du service de déminage qui sont maintenant déployés en permanence dans les rues des cités républicaines, dépasse plusieurs milliers. Depuis fin juillet, plus de 8000 mines "Tulip" ont été dispersées par l'artillerie ukrainienne sur les quartiers résidentiels civils entre Donetsk et Yasinovataya, et même si la majorité d'entre elles ont été neutralisées par les sapeurs le reste à trouver constitue une menace réelle et importante qui augmente à chaque nouveau bombardement de ce type.

Ici, un habitant de Donetsk nous montre les
mines "Tulip" tombées autour de sa maison 
le 2 août 2022 et qu'il a marqué en attendant  
l'arrivée des sapeurs des services d'urgence.
6 repérées dans la cour,15 autres dans la rue.

Chaque jour, les bilans provisoires des bombardements "classiques" ukrainiens sur Donetsk et ses environs est meurtrier. Ainsi par exemple le 2 août dans la seule ville de Donetsk ou plus de 300 obus et roquettes ont été tirées par les forces ukro-atlantistes, 2 civils ont été tués et 25 autres blessés dont un nombre très important avec le calibre de 155mm de l'OTAN.

Femme tuée par un bombardement
ukro-atlantiste, le 2 août 2022 à Donetsk.

A ces victimes immédiates des bombardements il faut maintenant rajouté celles des mines disséminées partout dans les rues, les cours, les jardins et les parcs résidentiels et dont la dimension psychologique est exacerbée du fait de la persistance de cette menace omniprésente, silencieuse et discrète.

Civils mutilés par les mines PFM 1

  • 29 juillet : 2 blessés
  • 30 juillet : 3 blessés
  • 31 juillet : 3 blessés
  • 2 août : 5 blessés dont i gars et une fille de 20 ans et 1 adolescent de 17 ans)
  • 3 août matin : 3 blessés (1 homme à Makeevka et 2 à  Donetsk, Kirovsky & Kuybishevsky ) 
Des secteurs urbains entiers sont paralysés animés seulement par des dizaines d'équipes de sapeurs qui cherchent et neutralisent par centaines les mines antipersonnelles ainsi que par des passants avançant prudemment écoutant le ciel d'où la mort peut s'abattre et scrutant maintenant le sol d'où la mutilation peut surgir.

La défense sol-air de Donetsk est bien sûr elle aussi en alerte maximale réagissant à chaque volée de roquettes se dirigeant vers les populations. Si beaucoup de ces roquettes à sous munitions (9М27К3) du BM27 "Uragan" utilisées pour ce minage, sont interceptées avant de délivrer leur terreur, malheureusement quelques unes réussissent à traverser le bouclier antiaérien qui est parfois saturé par le nombres de tirs simultanés. 

Je rappelle ici qu'une roquette de 220 mm "Uragan" utilisée pour ce type de minage de zone contient 300 mines PFM1, et que leur surface de dispersion est en moyenne de 2 km2 (et augmentée par les gros orages des derniers jours). Le 30 juillet par exemple ce sont 10 roquettes qui ont réussi à passer la défense antiaérienne et donc à disperser pour cette seule journée plus de 3 000 mines dans 5 districts urbains de Donetsk et Makeevka.

Sous les chaleurs étouffantes d'août et 
de leurs tenues blindées, les sapeurs
depuis près d'une semaine ne se sont
pas arrêtés un seul instant  pour rendre 
aux habitants leurs quartiers sécurisés.

Ces minages de zones résidentielles par bombardement à sous munitions constituent 3 violations d'accords internationaux et qualifiées de "crime de guerre" : 

  • Bombardement intentionnel d'une population civile (Convention de Genève, 1949),
  • Utilisation de mines antipersonnelles (Convention d'Ottawa 1997),
  • Utilisation d'armes à sous-munitions (Convention d'Oslo, 2007).
Moscou a adressé à l'ONU une notification concernant ce minage des zones résidentielles de Donetsk par des bombardements successifs ukrainiens et qui constituent une violation criminelle grave e traités internationaux...

Il est peu probable que le "grand machin" réagisse pour s'élever contre ces nouvelles actions génocidaires, ou puisse faire pression contre Kiev, mais au moins il confirmera son inutilité voire sa complicité des criminels pro-atlantistes ukrainiens.

Car ce que nous pouvons observer ici c'st l'expression d'une haine folle et génocidaire et qui est, comme toujours depuis 8 ans, la seule réponse des assassins face à leurs défaites multiples sur le front du Donbass. Une lâcheté criminelle qui n'a d'égale que le silence complice des occidentaux qui sont tellement aveuglés par leur hystérie russophobe qu'ils détruisent définitivement les derniers espoirs de les voir retrouver un jour le chemin vers la montagne du bon sens et de l'humanisme.

Erwan Castel

Et à celles et ceux qui s'interrogent sur le fait que plus de 5 mois après le début des offensives russes Donetsk soit toujours sous le feu génocidaire ukro-atlantiste, je réponds: "Patience, c'est une guerre très difficile car l'ennemi y a solidement fortifié ses positions depuis 8 ans. Mais la libération avance chaque jour et rien ne peut l'arrêter ni sauver la vie de ces assassins !"

Artillerie républicaine opérant contre les positions
ukrainiennes entourant Avdeevka début août 2022

Source : 
https://alawata-rebellion.blogspot.com/2022/08/un-triple-crime-de-guerre-ukrainien.html

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De Pelosi à Zelenski, la “PolitiqueSystème-bouffe”

 • Comment parler sérieusement d’une situation extrêmement sérieuse qui, chaque jour, devient significative d’un autre monde que celui auquel elle appartenait hier. • Pelosi à Taïwan, c’était presque la guerre. • En fait, l’essentiel se trouvait dans un article de Tom Friedman, vitupérant Pelosi pour son voyage, mais nous confiant que le plus important est que Washington en a marre de Zelenski qui n’arrive pas prendre Moscou avec ses lance-roquettes HIMARS. • D’où notre suggestion : leur terrible “politiqueSystème” n’est-elle pas une “politiqueSystème-bouffe” ?

Bien… On a l’habituelle anecdote qui n’a sans doute pas encore atteint toutes les oreilles des citoyens de la postmodernité. Lorsque Kissinger, accompagnant Nixon à Pékin en 1971, posa cette question d’historien à Chou En-lai, il y eut cette réponse de méditation chinoise non exempte d’une ironie dont Chou était richement doté :

« – A votre avis, quelles ont été les conséquences de la révolution française de 1789 ?

» – Oh écoutez, c’est encore trop tôt pour le dire... »

Il y a ceux qui disent que la Chine a perdu la face dans cette affaire Pelosi et que c’est une défaite humiliante.

Il y a ceux qui vous disent que c’est “Pelosi 1, Chine 0”, et que le match n’est pas fini.

Il y a ceux qui vous disent que la Chine est un empire vieux de 3 000 ans et que “la vengeance est un plat qui se mange froid”.

Il y a ceux qui vous disent que l’épisode Pelosi est aussi grave que le lancement de l’Opération Militaire Spéciale de la Russie en Ukraine.

Il y a ceux qui vous disent que la GrandeCrise continue à essaimer et qu’une nouvelle ‘subcrise’ (une crise dans la GrandeCrise, et issue de la GrandeCrise, ou un “nouveau front” si vous voulez) s’est ouverte... Et ce sont les USA qui l’ont voulu ainsi, en ne faisant rien pour décourager Pelosi, notamment par le moyen de ne donner aucun caractère officiel à son déplacement, au contraire en faisant de la visite de Pelosi justement un événement officiel à caractère confrontationnel (avion de l’USAF, protection militaire, etc.)

On imaginera dans quel camp de l’interprétation nous nous trouvons.

Il n’empêche qu’en même temps que se développaient toutes ces interprétations, le porte-parole de la Maison-Blanche spécialement imposé par le Pentagone, l’amiral Kirby, réaffirmait que la politique officielle de la direction politique des USA, qui se trouve toujours à la Maison-Blanche, reste de considérer qu’il n’y a qu’une seule Chine, donc que Taiwan n’est pas aujourd’hui et n’est pas en voie d’être considéré demain comme un pays indépendant. Cette réaffirmation a l’heur d’avoir sans doute plu aux Chinois, tout en les surprenant par son caractère abrupt comparé à la publicité faite au voyage de Pelosi qui semblait bel et bien suggérer le contraire.

Par conséquent, tout se passe comme si Pelosi avait fait une visite impromptue “en Chine”, et cela ne nécessite pas certainement pas de lancer un conflit généralisé en commençant par couler le USS ‘Ronald Reagan’. Néanmoins, et puisqu’il est question de rester conforme à l’apparence des événements, l’ensemble de l’épisode conduit sinon oblige la Chine à s’estimer justifiée de se proclamer comme étant conduite à s’affirmer en état de crise ouverte avec les États-Unis. Il y a donc eu et il y a bel et bien :

« ...une subcrise dans la GrandeCrise, et une subcrise issue de la GrandeCrise, ou un “nouveau front” si vous voulez, et par conséquent une proximité opérationnelle totale entre Moscou et Pékin face à Washington... »

Là-dessus, il apparaît que la chose importante à Washington alors que Pelosi recevait une “médaille d’honneur” des dirigeants taïwanais se trouve dans un article de Thomas Friedman dans le New York ‘Times’. Friedman est une sorte de “petit télégraphiste” de l’establishment (ou le DeepState si l’on veut). Il a pour mission, à intervalles réguliers, de diffuser, sous forme de supputations ou de confidences de “sources officielles”, certaines “vérités” nouvelles dans la conception du monde qu’ont les dirigeants américanistes, c’est-à-dire la situation-de-narrative du monde. L’article de Friedman comprend deux axes :

• La visite de Pelosi à Taïwan est un acte « totalement imprudent, dangereux et irresponsable ».

• Les relations entre la direction politique à Washington et le président ukrainien Zelenski sont si exécrables que nous sommes conviés à penser à de prochaines décisions irréversibles (Zelenski poussé sous un bus)...

Ainsi RT.com rend-il compte des principaux traits de l’article de Friedman, qui a été publié (lundi matin) avant la visite de Pelosi et qui devient aujourd’hui le principal élément d’appréciation de cette visite. C’est là une façon de lui donner tout son sens, pour nous faire comprendre que Washington a laissé faire Pelosi, c’est-à-dire rendre les relations USA-Chine encore plus tendues et confrontationnelles, pour pouvoir mieux dire que Zelenski n’est plus en cour du tout et pourrait tout aussi bien être liquidé demain... Vous suivez ? Alors, suivez le gros-Friedman :

« Les États-Unis ont jusqu'à présent été le principal soutien de l'Ukraine dans son conflit avec la Russie, fournissant des milliards de dollars d'aide militaire ainsi que des renseignements, mais selon le chroniqueur des affaires étrangères du journal, Thomas L. Friedman, les relations entre Washington et Kiev ne sont pas ce qu'elles semblent être.

» “En privé, les responsables américains sont beaucoup plus préoccupés par le leadership de l'Ukraine qu'ils ne le laissent paraître”, écrit Friedman, trois fois lauréat du prix Pulitzer. “Il existe une profonde méfiance entre la Maison Blanche et le président ukrainien Vladimir Zelenski, – considérablement plus que ce qui a été rapporté."

» L’auteur du NYT a décrit la décision de Zelensky de licencier la procureure générale Irina Venediktova et le chef du service de sécurité de l'État (SBU), Ivan Bakanov, à la mi-juillet comme “une drôle d'affaire qui s’est passé à Kiev”.

» Friedman note qu'il n'a pas encore vu de reportage dans les médias américains qui “explique de manière convaincante” les raisons derrière le plus grand remaniement du gouvernement de Kiev depuis le lancement de l'opération militaire russe le 24 février. “C’est comme si nous ne voulions pas regarder de trop près ce qui se trouve sous le tapis à Kiev par crainte d’y découvrir la corruption et les frasques que nous pourrions découvrir, alors que nous y avons tant investi“, a-t-il écrit.

L'article a été publié avant la visite, non confirmée à l'époque, de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, sur l'île chinoise autonome de Taïwan, que Friedman a critiquée comme un geste “totalement imprudent, dangereux et irresponsable”.

» Ses conséquences négatives pourraient inclure “une réponse militaire chinoise qui pourrait plonger les États-Unis dans des conflits indirects avec une Russie et une Chine dotées de l'arme nucléaire en même temps”, a-t-il averti. »

On appréciera la logique chronologique, sinon événementielle de ces appréciations de Friedman (un jugement contre Pelosi, l’annonce d’une rupture avec Zelenski) , mais on devra l’apprécier en ayant à l’esprit que nous sommes à Washington. Pour éclaircir cela d’une lumière crépusculaire, on écoutera Larry Johnson parler (dans une interview à RT !) de « l’incroyable bordel » qui fait office de pouvoir à Washington, où personne n’est en charge du pouvoir... Selon Johnson, bien entendu, l’article de Friedman et les réactions qu’il a provoqué témoignent magnifiquement de cet « incroyable bordel », et si l’on n’y comprend rien, c’est que
1) il n’y a rien à comprendre ; et
2) on a donc tout compris.

Pour tenter de sortir quelque cohérence de cet extraordinaire désordre washingtonien, il faut donc s’intéresser, à l’heure du voyage de Pelosi, non à Pelosi et à Taïwan mais bien à Zelenski et à l’Ukraine. Pour cela, sans peur et sans reproche, on peut lire une analyse de “Bonchie, l’un des commentateurs du site ‘RedState.com’. Comme l’on sait, ce site, très conservateur, républicain et pro-Trump, s’il est clairement antichinois s’est montré, – se démarquant en l’occurrence de la ligne-Trump sur ce dernier cas, – tout aussi clairement antirusse et pro-Ukrainien dans la situation présente (on le voit bien dans l’analyse que “Bonchie” fait de la situation opérationnelle d’Ukrisis où, tout en s’affichant antiSystème, il reprend à son compte la narrative du Système).

...Mais il est surtout antidémocrate et anti-Biden et trouve dans l’article de Friedman de quoi revenir à cette position qui, en parlant de l’Ukraine, alimente la politique intérieure des USA en prétendant nous expliquer le déroulement de l’étrange politique extérieure des USA.

« Alors que le voyage de Nancy Pelosi à Taïwan fait actuellement les gros titres de la politique étrangère, une guerre est toujours en cours en Europe de l'Est. L'invasion de l'Ukraine par la Russie continue de s'éterniser, les deux parties se contentant de petits gains dans différents secteurs. Cela rend évidemment certains à Washington, qui se croyaient assurés de sortir grands gagnants politiques de tout cela, nerveux quant à l'évolution possible de la situation.

» Selon cette position assez nouvelle, la Maison Blanche aurait décidé de se débarrasser du président ukrainien Zelenski. Cette révélation nous vient du New York Times et de son sténographe en général très conciliant avec la Chine, Thomas Friedman. [...]

» Ma lecture de cette affaire est assez simple : Comme c'est souvent le cas à Washington, notamment en Irak et en Afghanistan, les attentes de l'élite ne correspondent pas aux réalités du terrain. Lorsque la Maison Blanche a décidé de sanctionner la Russie et d’armer l'Ukraine, elle l'a fait en pensant naïvement que Vladimir Poutine subirait trop de pertes, se lasserait et rentrerait chez lui. Dans les semaines qui ont suivi le début de l'invasion, on a proclamé que la Russie était sur le point de s'effondrer en Ukraine, et l’orgueil de l’establishment de la politique étrangère a atteint son paroxysme après la sécurisation de Kiev.

» Mais cela ne s’est pas produit. Au lieu de cela, peut-être parce que Poutine estime qu’il a trop à perdre en reculant, la Russie a consolidé sa position à l’est tout en s'installant dans une longue guerre d’usure. Entre-temps, les coûts économiques pour la Russie ne se sont pas encore vraiment matérialisés, le rouble ne s’étant pas effondré comme prévu.

» En ce qui concerne le leadership de Zelenski, le fait que la guerre soit devenue plus ou moins une impasse n’est pas un échec. L’Ukraine est une nation plus petite et plus faible que la Russie, et le combat mené pour sa défense a été courageux. Empêcher Poutine de prendre Kiev et d’autres régions plus à l’ouest est une victoire majeure. Mais alors que les nations occidentales continuent d’injecter des armes de moindre qualité, il faut des soldats pour utiliser ces armes, et l’Ukraine n'a pas les effectifs nécessaires pour bouter la Russie hors de ses frontières.

» Ce n’est pas suffisant pour la Maison Blanche qui comptait sur le fait que l’embarras de Poutine serait une question politique clé en 2024. La Russie ne jouant pas le jeu, quelqu'un doit passer sous le bus. C'est de là que viennent ces fuites prétendant que Biden perd la foi en Zelenski. Vous n’entendrez jamais le président lui-même le dire publiquement, mais la Maison Blanche prépare ses excuses pour le cas où les choses seraient toujours au point mort dans un an... »

Il est assez difficile d’expliquer et de justifier la situation de la “politiqueSystème” telle qu’appliquée aujourd’hui par les USA. La meilleure approche possible, celle qui vous laisse l’esprit libre et le regard lucide, c’est de considérer qu’elle (la “politiqueSystème”) ne devient rien de moins qu’une “politiqueSystème-bouffe’, – ce qui deviendrait, vues les dimensions atteintes, un véritable nouveau concept définissant bien notre époque. Mesure-t-on la différence de climat entre hier,
...où l’on pouvait envisager réellement un affrontement militaire entre Chine et USA, du fait de la rocambolesque charge de cavalerie de la Speaker de 82 ans ? Et aujourd’hui,
... où il s’avère que toute l’importance doit être donnée à un article vieux de deux jours du gros Thomas Friedman, télégraphiste-en-chef du DeepState, qui nous annonce que Pelosi est une dingue sénile (tiens, tiens, tu quoque, grandma ?) et Zelenski un minus corrompu jusqu’à l’os et qui joue au chef de guerre en carton-pâte (ah bon, tu quoque l’artiste ?).

Quoi qu’on en veuille et quoiqu’on s’en moque, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une implacable vérité-de-situation : les deux (hier et aujourd’hui) sont également parties prenantes de la réalité et forment effectivement la réalité, parfaitement représentée par la notion de tragédie-bouffe.

 

Mis en ligne le 3 août 2022 à 18H55

Source : https://www.dedefensa.org/article/de-pelosi-a-zelenski-la-politiquesysteme-bouffe

Nancy a bravé le dragon chinois mais a-t-elle gagné ?

 



Par The Saker – Le 2 août 2022 – Source The Saker’s Blog

Il semble donc que Pelosi ait atterri à Taïwan. C’est une ÉNORME victoire pour les invincibles États-Unis ; la Chine, avec toutes ses menaces creuses, a maintenant perdu la face. C’est ainsi que sont ces méchants communistes, ils ne comprennent que le langage de la force, et lorsqu’ils sont confrontés aux forces unies de la démocratie, ils cèdent.

N’est-ce pas ?

Pas vrai ?!

Et bien……

Oui, si votre expertise en matière de relations internationales, de questions militaires et de Chine (ou de Russie) provient de la lecture des livres de Tom Clancy, alors oui.

Mais il y a une autre façon de voir les choses :

Premièrement, en termes objectifs, cette visite est une pure provocation sans le moindre avantage pratique. Pelosi est autant une vieille sorcière lisant son téléprompteur que le président Brandon [Biden, NdT]. Quelles que soient les sujets importants dont les États-Unis et Taïwan devaient discuter, ils auraient pu le faire soit à distance, soit en organisant une réunion entre des personnes capables de réfléchir.

Deuxièmement, tout comme la Russie à de nombreuses reprises dans le passé, les Chinois ont tracé une ligne rouge et ont laissé les États-Unis la franchir. La civilisation narcissique qu’est l’Occident n’y a vu qu’un signe de « faiblesse« , d' »indécision » ou même de « naïveté« . Ce à quoi ces gens ne pensent même pas, c’est à ceci : comment pensez-vous que la plupart des Chinois vont réagir à la fois à la visite et à l’absence de réaction chinoise (jusqu’à présent !)? Ils vont se mettre en colère et exprimer leurs frustrations. Maintenant, voyez cela du point de vue du gouvernement chinois : au lieu de dépenser des milliards en propagande anti-américaine, ils laissent les États-Unis humilier la Chine et renforcent la détermination de la population chinoise pour le jour où la véritable confrontation aura lieu.

Note de l’auteur

Il existe un lien direct entre des années de protestations plutôt faibles et essentiellement verbales de la part du Kremlin et l’apparition « soudaine » de l’ultimatum russe à l’Occident suivi de l’Opération Spéciale : le Kremlin a littéralement « cuisiné » sa propre opinion publique au point qu’elle *exigeait* une action forte. Loin d’aliéner ou d’effrayer la plupart des Russes, l’OMS a été un énorme soulagement pour eux : « nous mettons ENFIN la main au fourneau et prenons des mesures concrètes ». Cela n’aurait pas été possible avant 2018. Ceux qui, en Occident, ont vu « l’indécision » de Poutine ne comprennent tout simplement pas la mentalité russe, pas plus qu’ils ne comprennent celle de la Chine. En termes simples : vous ne pouvez pas vous préparer à la guerre sans y préparer votre propre population ! C’est ce que Tom Clancy fait aux cerveaux de ceux qui le lisent).

Troisièmement, laissez-moi vous poser une question simple : qui a décidé du moment de la visite de Pelosi à Taïwan ? La réponse est évidente, ce sont les dirigeants des États-Unis. Et vous pouvez parier qu’ils avaient tout prévu pour que cette visite se déroule dans les meilleures circonstances possibles. Or, un principe de base de la guerre est de ne PAS laisser l’ennemi choisir le moment et le lieu de la bataille. Oui, oui, oui, dans la culture occidentale, tout « affront » (réel ou perçu) exige une réaction immédiate. Mais les Chinois font cela depuis des millénaires, pas seulement depuis 200 ans, et ils savent mieux et vous pouvez être sûrs que ce sont EUX, et non les États-Unis, qui choisiront le moment, le lieu et le mode de riposte.

En résumé, les narcissiques qui dirigent les États-Unis peuvent se réjouir de la façon dont ils ont montré aux « cocos chinois » qui sont les patrons. Tout comme ils l’ont fait avec la Russie entre 1991 et 2021. Et ensuite, quand les Russes ont décidé d’agir, l’oncle Shmuel a été pris totalement au dépourvu et n’a pas su comment traiter avec cette menace soudaine et directe.

Dernier point mais non le moindre. Ce genre d’arrogance impériale n’a pas seulement un impact sur la population chinoise, déjà passablement en colère, mais elle rend également furieuse toute la zone B, créant ainsi les conditions de nouvelles défaites pour les États-Unis en Asie, en Afrique, dans le sous-continent indien, en Asie centrale et en Amérique latine.

La plupart des Américains n’ont absolument aucune idée à quel point leur arrogance condescendante, leur agitation constante du drapeau, leurs discours sur leur mission messianique pour l’humanité et leur narcissisme général sont offensants pour le reste de la planète. Mais lorsque vous regardez objectivement la liste interminable des échecs des États-Unis à peu près partout sur la planète, vous pouvez dire qu’il y a quelque chose de profond qui se passe ici. Pour une bonne raison, le « Yankees go home » semble être très contagieux.

Je pense que Nancy Pelosi mérite notre profonde gratitude.  Elle devrait recevoir au moins deux médailles :

  • Une du Parti Communiste chinois, en remerciement de ses efforts incessants pour rallier le peuple chinois autour de son gouvernement et
  • Une de la Russie, pour ses efforts incessants en vue de solidifier l’alliance russo-chinoise.

En vérité, avec Bliken et Pelosi, les intérêts de sécurité nationale chinois et russes sont entre de bonnes mains 🙂

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le secret de la respiration que peu de gens conscientisent



vidéo ici

  • Toute notre vie se joue à l’intérieur d’un cycle de respiration. Je vous propose un voyage quantique à travers la source de la souffrance et la source de la satisfaction, en vous dévoilant le secret de la respiration, ce que cache la respiration et le secret de la vie qui se cache derrière le souffle. derrière votre souffle, le mien, celui de nous tous.

    Si vous vous engagez dans cette pratique quantique en maintenant votre attention, vous continuerez de grandir, d'évoluer quoi qu’il arrive et quoiqu'il se passe à l’extérieur. De plus, vous serez encore plus présent et conscient des évènements environnants, et alors que d’autres vivront dans la peur d’un lendemain incertain, vous serez celui ou celle qui les aidera à y voir clairs. Car le secret de la vie qui se cache derrière le souffle, c'est le secret de la respiration celui que peu de gens conscientisent.

    Quand vous voyez clair en vous, vous voyez clair à l’extérieur de vous. Par conséquent, continuez de garder la joie de vivre, continuer de garder le sourire, continuez de respirer.
    Observez votre respiration matin, midi et soir. Observez son début, son milieu et sa fin.

    Quand vous comprenez le secret de la vie qui se cache derrière le souffle, le secret de la respiration.

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