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"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
Diplômée de l’École normale supérieure (Ulm), Ariane Bilheran est philosophe, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie. Elle est spécialisée dans l’étude de la psychopathologie du pouvoir, de la manipulation, de la perversion, de la paranoïa, du harcèlement et du totalitarisme.
Il y a quelques mois, elle a publié un nouvel ouvrage intitulé « Sur le Totalitarisme, conférences 2021-2022 », qui rassemble plusieurs conférences sur le phénomène totalitaire.
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Au regard de ses travaux en psychopathologie, Ariane Bilheran considère que le totalitarisme correspond « à un délire paranoïaque », c’est-à-dire « une pathologie de contrôle » et « de persécution » des populations.
« La spécificité du totalitarisme consiste à viser la domination totale, notamment sur la vie intime des gens. Le totalitarisme s’approprie le corps des individus et les réduit à des corps que l’on peut anéantir. Dans le système totalitaire, l'être humain devient superflu. »
Selon l’auteur, le totalitarisme fonctionne à l’idéologie – « une narration mensongère du point de vue de la vérité et de la réalité de l'expérience vécue » – et recourt à la propagande pour endoctriner les masses.
« Les masses sont fabriquées. Cette fabrication passe essentiellement par la propagande, c’est-à-dire la répétition permanente d’un mensonge. C’est un lavage de cerveau. Nous avons des boîtes à endoctrinement qui sont notamment la télévision, et tout le règne de l’image en général », poursuit-elle.
Outre le caractère mensonger des récits fabriqués par le pouvoir totalitaire, Ariane Bilheran relève le recours systématique aux paradoxes, qui permettent de sidérer la pensée, ainsi que la manipulation des émotions « à la terreur et à la culpabilité ».
« La langue totalitaire change le sens des mots et introduit une série de paradoxes qui empêchent d'avoir accès à une langue qui permet de nommer la vérité des choses et de l'expérience. Quand on appelle santé publique le fait de ne pas soigner des gens, par exemple, nous sommes dans un langage mensonger. »
Inspirée par les travaux d’Hannah Arendt, la philosophe estime que « le système totalitaire est la rencontre entre un pouvoir cynique et corrompu, et une masse d’individus crédules et obéissants ».
« L'individu, parce qu'il appartient à un groupe, parce qu'il ne veut pas sortir de cette appartenance, va accepter différentes situations intolérables. À partir du moment où il s'est engagé dans des actes, c'est beaucoup plus difficile de faire machine arrière car il a accepté une collaboration et, inconsciemment, il est très compliqué pour lui d'assumer sa propre culpabilité. »
Pour Ariane Bilheran, la lutte contre le totalitarisme consiste notamment à sortir des conditionnements collectifs pour reprendre « son pouvoir personnel », cultiver sa liberté d’esprit et sa spontanéité afin de retrouver « le chemin de notre vie intime ».
« Nous avons affaire à un empoisonnement minutieux, généralisé, pas uniquement alimentaire, mais d'abord mental et émotionnel. La meilleure résistance au totalitarisme, c’est de nourrir l’âme humaine. »
« Tout le monde doit s'interroger sur ses actes, ses choix et ses prises de décision. À quel moment et pourquoi est-ce que je collabore à ce système totalitaire ? Est-ce que je le fais par peur ? Par culpabilité ? Pour être tranquille ? Parce que j'y crois ? Tout cela doit être clarifié », conclut Ariane Bilheran.
🎙️ Journaliste : Henri-Michel Thalamy
👉 / hm_thalamy
🗞️ https://www.epochtimes.fr
00:00 Intro
02:09 En quoi la psychopathologie aide-t-elle à comprendre le phénomène totalitaire ?
05:38 En quoi sommes-nous confrontés à un nouveau totalitarisme à l’échelle planétaire ?
17:43 La dérive totalitaire était-elle en gestation depuis plusieurs années ?
23:17 Comment distinguer totalitarisme, dictature, tyrannie et despotisme ?
27:32 Pourquoi le pouvoir totalitaire veut-il amener les individus à s’autodétruire ? Quels sont les moyens qu’il emploie pour y parvenir ?
33:37 Pourquoi les masses acceptent-elles de collaborer et de se soumettre ?
44:22 Pourquoi le totalitarisme est-il voué à s’effondrer ?
51:57 Les témoins du phénomène totalitaire jouent-ils un rôle essentiel ?
59:56 Le wokisme et la cancel culture participent-ils du totalitarisme ?
01:06:20 Quelles sont les « urgences » qui pourraient être instrumentalisées à l’avenir ?
01:11:33 Comment combler le vide spirituel du monde moderne, retrouver le chemin de l’harmonie et la conscience du caractère sacré de la vie ?
01:20:35 Conclusion
Source : https://childrenshealthdefense.org/defender/russell-brand-sur-amazon-votre-activite-est-leur-activite-votre-vie-privee-est-leur-propriete/?lang=fr&utm_source=luminate&utm_medium=email&utm_campaign=defender-fr&utm_id=20230630
Amazon a récemment exclu un homme de ses appareils domestiques intelligents, s'est vu infliger une amende pour avoir recueilli et stocké illégalement des données concernant des enfants et a renouvelé un contrat de gestion de données de 10 milliards de dollars avec la NSA. L'humoriste et commentateur politique Russell Brand estime que cela montre que l'entreprise est trop puissante et que les gens doivent se défendre.

Rien que cette année, Amazon a accusé à tort un homme d’avoir tenu des propos racistes et l’a empêché d’utiliser ses appareils domestiques intelligents, a été condamné à une amende de 30 millions de dollars pour avoir espionné des enfants afin de recueillir leurs données et a renouvelé un contrat de 10 milliards de dollars avec l’Agence nationale de sécurité [National Security Agency (NSA)].
L’humoriste et commentateur politique Russell Brand a déclaré que ces événements soulevaient de sérieuses inquiétudes quant au pouvoir qu’Amazon exerce sur la vie des gens.
Dans un épisode récent de l’émission « Stay Free », M. Brand a déclaré :
« Lorsque vous avez une organisation comme Amazon qui n’est liée à aucune nation, à aucune idéologie sauf pour le profit, [and] qui est impliqué dans nos vies à un niveau presque cellulaire – l’expédition de produits, la collaboration avec le gouvernement, la surveillance – il y a tellement de domaines de notre vie avec lesquels Amazon s’interface que leur pouvoir devient peut-être intenable. »
Lorsqu’un livreur a signalé par erreur que Brandon Jackson avait utilisé une insulte raciale en parlant à travers l’interphone de sa sonnette Amazon, Amazon a éteint ses appareils intelligents pendant une semaine, a déclaré M. Brand – privant ainsi M. Jackson du contrôle de sa maison.
Après avoir déterminé que « le client n’avait pas agi de manière inappropriée », le géant de la technologie a rétabli l’accès de M. Jackson à ses appareils.
Mais pourquoi est-ce à Amazon de déterminer ce qui est approprié ou non, a demandé M. Brand.
Le pouvoir d’Amazon est particulièrement inquiétant, selon M. Brand, étant donné les récentes révélations selon lesquelles Amazon a collecté des quantités massives de données sur des enfants – et a conservé ces données même après que les familles aient demandé à Amazon de les supprimer.
La méga-entreprise a accepté de payer 30 millions de dollars d’amende après que la Federal Trade Commission (FTC) a porté plainte contre elle pour avoir conservé les enregistrements vocaux, les transcriptions et les données de localisation précises collectées auprès d’enfants via l’assistant vocal Alexa d’Amazon.
Amazon a affirmé qu’elle avait besoin de ces données pour améliorer son algorithme d’apprentissage automatique et que ses actions étaient légales. « Nous prenons très au sérieux notre responsabilité à l’égard des familles de nos clients », a également déclaré l’entreprise dans un communiqué.
Selon M. Brand, les gens ont été amenés à croire qu’Alexa ne les espionnerait pas. Mais au lieu de cela, Amazon a trompé les parents de manière flagrante, n’a pas tenu compte de leurs demandes de suppression des données, a violé le règlement de la FTC sur la protection de la vie privée des enfants en ligne et a sacrifié la vie privée d’innombrables familles, tout cela pour augmenter ses profits.
« Amazon est tellement puissant qu’il fera ce qu’il veut », a-t-il déclaré. Et ils le font en travaillant en partenariat avec le gouvernement, a déclaré M. Brand.
« Le gouvernement et les entreprises mondiales sont complètement alliés l’un à l’autre. Ils ont les mêmes intérêts et ce ne sont pas les mêmes que les vôtres. »
Le coût de la puissance d’Amazon est notre liberté, a déclaré M. Brand. « De puissantes grandes entreprises technologiques comme Amazon et l’État travaillent en étroite collaboration pour vous empêcher d’avoir, semble-t-il, la moindre parcelle de liberté émotionnelle, personnelle ou spirituelle. »
Une amende de 30 millions de dollars n’est rien pour Amazon, a déclaré M. Brand, car l’entreprise gagne beaucoup d’argent. Mais ces bénéfices ne proviennent pas de la vente et de l’expédition de produits, ni de la production d’émissions pour Amazon Prime, comme on pourrait le croire, a-t-il dit.
Les bénéfices d’Amazon proviennent de la vente de données. Ils tirent profit des données des utilisateurs, comme les enfants dont ils ont recueilli les données.
Mais ce qui rapporte le plus à l’entreprise, c’est son unité de services d’informatique en nuage, qui a conclu un contrat de 10 milliards de dollars avec la NSA, contrat qui a été renouvelé cette année. Elle a conclu un contrat similaire pour fournir des services d’informatique en nuage à la CIA et au ministère américain de la défense.
« La NSA est l’agence dont Edward Snowden a révélé qu’elle volait illégalement vos données », a déclaré M. Brand.
Il a ajouté :
« L’argent d’Amazon provient donc, semble-t-il, d’un crime assez proche. Votre entreprise est leur entreprise. Votre vie privée est leur propriété. Votre devoir est de lutter contre cela avec tout ce que vous avez. »
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Publié le 17 juin 2022 - 17:57
Source : https://www.francesoir.fr/videos-l-entretien-essentiel/eric-verhaeghe-legislatives

Éric Verhaeghe, ancien haut fonctionnaire et éditeur du Courrier des stratèges, revient sur notre plateau pour un Entretien essentiel sur le sujet des élections législatives. Il s'intéresse aux personnages d'Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon, soulignant quelques-unes de leurs caractéristiques politiques, puis il joue à Madame Irma en prédisant les différentes issues possibles pour le second tour du 19 juin.
"Si on avait voulu élire un président absolument attaché à faire de la France une simple puissance régionale et à la dépouiller de toutes ses ambitions internationales, on aurait choisi Emmanuel Macron. [...] Ce qui se passe ne France est devenu une simple anecdote qui occupe les petites gens.", assène-t-il bien vite en expliquant que la politique intérieure est "devenue accessoire" pour le président, qu'il a "d'autres choses à faire."
Assurant regretter "la France de 86", Éric Verhaeghe déplore qu'Emmanuel Macron ait "continué l'hyper présidentialisation du régime". Selon lui, "il écrase les autres et cannibalise sa majorité", tout en bannissant "ceux qui ne sont pas comme lui". Un "réflexe de la bourgeoisie dominante", à en croire notre invité.
Voir aussi : "Macron se fiche éperdument de l'intérêt national" François Asselineau
Côté Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Courrier des stratèges avoue qu'il "parvient à faire rêver les gens avec pas grand-chose", même si la gauche essuie "une défaite cuisante" (21 000 voix d'écarts), notamment à cause de l'abstention (52 %) et des phénomènes de barrages. Finalement, il faudrait selon lui "un concours de circonstances extraordinaires pour qu'il parvienne à obtenir une majorité relative à l'Assemblée nationale", mais cela reste possible.
C'est d'ailleurs une des deux issues qu'Éric Verhaeghe imagine : une majorité relative de la NUPES. Il considère même que ce pourrait être une aubaine pour Emmanuel Macron, car cela le délivrerait "de faire le sale boulot à Bruxelles". Dans l'hypothèse (un peu farfelue) où Jean-Luc Mélenchon parviendrait à être nommé Premier ministre par le Parlement, notre "hyper président" n'aurait plus à "s'occuper de politique intérieure", et pourrait "plastronner sur les photos internationales" à sa guise.
L'autre issue du vote serait évidemment une majorité relative (sinon absolue) du parti présidentiel, et cela permettrait à Emmanuel Macron de "phagocyter la droite parlementaire", selon notre invité.
Lire aussi : Un front républicain macroniste-lepéniste en marche contre la gauche [1/5]
Quoi qu'il en soit, Éric Verhaeghe n'en démord pas : pour sauver la France, il faut "purger le radiateur", un "renouvellement complet des élites de ce pays", et la fin de la Ve République. "Je crois que la France reste un grand pays, nous confie-t-il, et que ce sont eux qui tirent la France vers le bas en nous expliquant que notre destin est d'obéir aux États-Unis". "Ce qui tue ce pays, c'est l'entre-soi des élites", résume-t-il avant de conclure avec une sorte de morale : "Moi j'ai travaillé pour la République, pas pour la caste. Je considère qu'il faut rendre ce que j'ai reçu, mais pas servir."