dimanche 5 février 2023

« La Chine rentre en guerre avec la Russie à coup de Ballons espions ! ». L’édito de Charles SANNAT

Si les Chinois sont aussi drôles qu’ironiques dans leur commentaires, il ne faut être pas être naïf.

Nous sommes à la veille, très certainement, d’une nouvelle offensive russe d’envergure, et nous ne savons pas quelle forme cette dernière prendra.

Nous avons déclaré la guerre économique à la Russie et une guerre, est toujours, toujours économique ! Les guerres ont toutes des mobiles économiques au sens large, le sens large incluant par exemple les ressources naturelles nécessaires à pays.

Il ne faut pas s’imaginer un seul instant que la Russie de Poutine le vive bien ou le prenne de la même manière. Nous sommes bien en guerre contre la Russie et la Chine sait très bien qu’elle est la prochaine cible des Etats-Unis.

« Shoot the Balloon » !

Alors du côté de l’ambassade de Chine à Paris et en français on se moque aimablement de l’armée de l’Oncle Sam et de son avion à 35 millions de dollars pièce qui est un « killer » de « balloon ».

Maintenant de vous à moi, bien évidemment ce ballon ne faisait pas que prendre la température au dessus des bases militaires américaines et c’est une évidente provocation chinoise, à un moment qui ne doit rien au hasard.

Et ce n’est pas là sans doute le plus inquiétant…

Nous sommes dans une guerre dite d’attrition

C’est un « truc » de stratège. Dans la vraie vie, on parlerait de guerre d’usure. Une guerre dite d’attrition consiste à user d’abord les forces et les réserves de l’ennemi. A ce petit jeu, les Russes disposent de réserves de matériels considérables, et quand on se moque des Russes qui utilisent des canons vieux de la seconde guerre mondiale, il ne vient à l’idée de personne qu’ils gardent en réserve leur matériel moderne pour la saison 2 de la guerre en Ukraine.

Avec l’aide de la Chine la Russie dispose d’une capacité industrielle et technologique inégalée, et si l’Europe est devenue un nain productif et industriel, les Etats-Unis, sont aussi devenu l’ombre d’eux-même. A la fin de la seconde guerre mondiale, les USA c’était 45 % de la production industrielle mondiale. Ils écrasaient le monde entier. Aujourd’hui, l’usine du monde, c’est la Chine, et la Chine avec l’énergie russe ne craint plus rien et certainement plus les Etats-Unis.

Une guerre d’attrition qui va également aller vers son extension dans les prochaines semaines. 

Vous vous souvenez sans doute des propos prophétiques de notre brillant ministre mamamouchant de Bercy, notre Bruno Lumière qui voulait « ruiner » la Russie. Non, je vous interdis de rire. Ce serait méchant. Même que Bruno, était tout content de couper la Russie de « Swift », le système de paiement mondial.

Alors je voulais vous reparler de deux choses, deux autres articles plus complets à ce sujet sont d’ailleurs dans cette édition pour compléter la réflexion et rafraichir la mémoire de tous, car je rédige rarement mes articles au hasard !

Le premier c’est un article de 2019 intitulé: « Débrancher la Russie du système Swift ? La Russie a déjà son propre système ». Ce propre système c’est le SPFS. La Russie se préparait à cela depuis des années. Bruno Lumière a coupé Swift et cela n’a fait ni chaud ni froid à la Russie.

Voyez, la Russie se prépare, s’entraîne et s’exerce à se passer de Swift et la Russie avait raison puisque nous lui avons bien coupé Swift. Je ne dis pas que nous avons eu raison ou tort, je m’en fiche à vrai dire, je vous fait ici une analyse, pas de la morale ni de la propagande.

Le second, c’est celui-ci. « La Russie va tester sa déconnexion du Web mondial ». Voyez, ici la Russie s’est entraînée à se couper du web mondial… ou plus précisément à se passer du web mondial.

Pourquoi à votre avis ?

Pas parce que la Russie a peur qu’on lui coupe l’internet. Dans les faits, il n’y a déjà plus beaucoup de lien même virtuel entre la Russie et les pays de l’Otan. On peut imaginer, ici qu’il fallait plutôt que l’Internet russe, lui puisse continuer à fonctionner, notamment avec le net chinois et indien, même si le reste du net mondial devait connaître de grandes difficultés.

Vous ne le savez pas encore, mais lorsque la guerre s’invitera dans notre quotidien, alors, les bellicistes risquent de voir les choses différemment. La Russie sait vivre sans Swift et sans Internet.

Nous non.

Nous sommes dans une immense vulnérabilité, et nous faisons les fanfarons.

Le plus sûr moyen de perdre une guerre et de manquer d’humilité est de sous-estimer son adversaire.

La guerre actuelle ne se gagnera pas uniquement à coup de canons et avec des chars. Loin de là.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

Gabi Hartmann- Always Seem To Get Things Wrong -


 

« La caste nous réserve encore de terribles heures de cruauté » – Éric Verhaeghe


 Ancien haut fonctionnaire, Éric Verhaeghe est désormais entrepreneur et essayiste. Il est notamment le fondateur du site Le Courrier des Stratèges et de l’association Rester Libre !.

Dans son dernier ouvrage, Sécession – Manuel d’auto-défense contre la caste (éditions Culture & Racines), il analyse les crises qui se sont succédé ces dernières années et la façon dont la sidération qu’elles provoquent constitue une opportunité pour l’État d’accroître son emprise sur la société et de faire évoluer le comportement des individus.

Il propose aussi à ses lecteurs des pistes pour faire « sécession » afin de préserver leurs « droits naturels » et d’échapper à la « démagogie, c’est-à-dire la corruption de la démocratie, ces moments où la majorité se transforme en force d’oppression contre les libertés et l’État de droit ».

Dans le cadre de son analyse, Éric Verhaeghe se montre très critique quant à la gestion de la crise sanitaire et au sort réservé aux Français non vaccinés : « J'en veux à cette caste de bourgeois parisiens prêts à tout sacrifier, y compris la santé mentale de leurs enfants et de leurs petits-enfants, pour défendre leur train de vie, leur confort, leur santé. Nous sommes dirigés par une caste d'égoïstes absolus prêts à fouler aux pieds tous les droits des autres pour défendre leurs privilèges. »

D’après lui, la crise sanitaire a également « donné aux pouvoirs policiers l’opportunité d’avancer grandement » et de diversifier « leurs projets de mise sous surveillance ».

« Sous couvert d'urgence sanitaire, une multitude de décrets qui organisent l'encadrement de la libre expression, la surveillance et la reprise en main des populations sont passés », note l’essayiste. « Toutes les données circulant sur les réseaux sociaux doivent faire l'objet d'une collecte et d'un traitement avec des algorithmes que personne ne connaît et qui permettent de surveiller l'activité des Français. [...] En décembre 2021, le Conseil d'État a également validé des décrets autorisant le fichage systématique des opinions politiques, syndicales, religieuses, philosophiques de tous les citoyens du pays », ajoute-t-il.

Pour Éric Verhaeghe, le développement de ces dispositifs s’explique notamment par la crainte de troubles sociaux de grande ampleur : « La caste mondialisée a globalement décidé de mettre les populations sous surveillance, et même sous une surveillance en progrès constant, afin de maîtriser au mieux le risque de révolte et de remise en cause d’un ordre qui lui profite. »

Selon lui, les projets d’identité numérique et d’euro numérique de la Commission et de la Banque centrale européennes s'inscrivent dans ce cadre et pourraient ouvrir la voie à un crédit social inspiré du système totalitaire chinois : « Il y a aujourd'hui une fascination de la caste pour le totalitarisme communiste. Le grand rêve est d’instaurer dans le capitalisme de connivence dans lequel nous vivons les méthodes de domination communiste chinoise. »

Afin d’échapper à l’emprise croissante de l’État, Éric Verhaeghe préconise la sécession, une démarche collective qui promeut l’émergence de groupes locaux fondés sur la coopération et le partage des compétences et des savoirs.

« Il faut créer légalement, pacifiquement, une société alternative fondée sur nos valeurs de liberté. Il faut créer des groupes où les gens se connaissent, où ils montent des coopérations locales. Il faut qu'ils organisent leurs propres écoles, leurs centres de soins, leurs réseaux de médecins », fait valoir l’ancien haut fonctionnaire.

Une démarche qui revêt également une dimension plus profonde : « Nous assistons à notre effondrement spirituel. On ne sait plus si l’on est un homme ou une femme, on ne dit plus lui ou elle, on dit iel, tout cela est l'organisation de la décadence de l'esprit. Il n'y aura de liberté que dans le relèvement moral. »

00:00 Introduction

02:20 Qu’est-ce qui vous a décidé à dévoiler le drame personnel qui vous a frappé ? Quelle a été son influence sur votre perception de la crise sanitaire ?

14:08 Quel est l’état d’esprit des grands commis de l’État ? Quelle est leur perception de la situation du pays et leur compréhension des difficultés des Français ?

24:01 Qu’est-ce que « l'agenda du chaos » ? Les crises successives de ces dernières années participent-elles de cet agenda ?

31:56 En quoi les pénuries alimentaires risquent-elles de se multiplier et de provoquer des situations de rationnement ?

40:23 Peut-on parler d’une dérive autoritaire, voire d’une tentation totalitaire de la part de l’État français ?

48:09 Doit-on s’inquiéter des assises des dérives sectaires et du complotisme prévues par le gouvernement ?

53:02 En quoi la sécession est-elle une réponse pertinente pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés ?

57:53 En quoi la dimension spirituelle revêt-elle une importance particulière dans le cadre de la sécession ?

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