Affichage des articles dont le libellé est israël. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est israël. Afficher tous les articles

jeudi 15 octobre 2026

Alastair Crooke : les troupes iraniennes font voler en éclats le plan de guerre USA-Israël


 

Le célèbre analyste Alastair Crooke met à profit ses décennies d’expérience diplomatique et du renseignement en Asie occidentale pour décrypter les informations faisant état d’une prochaine attaque israélienne approuvée par Trump, alors que l’Iran masse des troupes à ses frontières en vue d’une importante réponse terrestre. Le Yémen frappe durement le centre névralgique du pétrodollar, et le régime saoudien est au bord de l’effondrement malgré le soutien des États-Unis et d’Israël. Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique et le fondateur du Conflicts Forum, basé à Beyrouth. https://conflictsforum.substack.com/ PATREON.COM/DANNYHAIPHONG Soutenez la chaîne par d’autres moyens : https://www.buymeacoffee.com/dannyhai... Substack: chroniclesofhaiphong.substack.com Cashapp: $Dhaiphong Venmo: @dannyH2020 Paypal: https://paypal.me/spiritofho Suivez-moi sur Telegram : https://t.me/dannyhaiphong #iran #yemen #trump #israel Original Video:    • Alastair Crooke: 420,000 Iranian Troops SH...   Original Transcript: https://www.video-translations.org/tr... Translated Transcript: https://www.video-translations.org/tr... Produced by: Danny Haiphong Originally Published on: 2026-10-14 Translations by: www.video-translations.org Disclaimer: Read by A.I. Voices. Auto-translated. This video is owned by this channel.

mercredi 13 mai 2026

L’Horreur en Boucle - By Dr. Pamela Chrabieh

 

Sentez-vous cette fatigue qui vous traîne par les chevilles, cette fatigue qui, ces derniers temps, semble avoir pris du galon, quitté les angles morts du corps pour présider nos journées, consulter les notifications avant nous, s’installer au bord du lit avec l’aplomb obscène des intrus devenus propriétaires, puis nous rappeler, dès le premier mouvement du matin, que notre corps n’est plus tout à fait un refuge mais une succursale nerveuse de l’actualité ?

Ce n’est pas la fatigue noble des grandes traversées, ni celle, presque décorative, que l’on pourrait encadrer dans un classique russe, mais une fatigue basse de plafond, collante, administrative, une fatigue de guichet et de formulaires, un “Groundhog Day” amputé de Bill Murray, sans marmotte, sans rédemption, avec seulement le formulaire B-17 de l’effondrement à remplir en trois exemplaires avant de reprendre une journée qui n’a jamais vraiment commencé, puisqu’elle n’est que la photocopie mal agrafée de la veille.

Le désastre ne se contente pas de détruire la pierre, de disperser les corps, de transformer les villages en poussières… Il s’attaque aussi à notre horloge interne, à ce mécanisme intime qui distinguait encore, jadis (peut-être), l’exception du quotidien, le choc de l’habitude, l’alarme de la routine, le monstrueux de ce qui devait rester impossible. À force de revenir, presque identiques mais jamais tout à fait, les drones du matin, les bombardements du midi, les ordres d’évacuation de l’après-midi, les massacrés du soir et les blessés de la nuit cessent d’interrompre la journée; ils s’y incrustent, comme une interférence dans un programme déjà saturé de pain à acheter, de factures à payer, d’enfants à rassurer et de messages auxquels il faudra bien répondre.

Voilà le génie obscène de la répétition! Elle ne demande pas notre accord, elle nous use jusqu’à nous rendre disponibles pour l’inacceptable. Le premier choc fracture, le deuxième confirme, le troisième installe, le dixième organise, et quelque part entre le deuil et la liste des courses, entre le communiqué et le dîner, entre la vidéo que l’on ouvre et celle que l’on n’a plus la force de regarder, l’événement cesse d’être événement pour devenir mobilier, vibration continue, bruit de fond que l’on n’entend presque plus sauf lorsqu’il s’arrête.

Je tourne en rond dans ce texte depuis des jours, non par manque d’idées, mais parce que le langage lui-même est en état de choc. Les mots arrivent cabossés, les phrases boitent, les transitions sonnent faux, et tout effort pour trouver un fil conducteur se heurte à cette évidence obscène… Comment tracer une ligne claire dans un pays qui se vit comme un collage surréaliste et violent, où l’on peut, dans la même respiration nationale, ajuster la balance des enceintes d’un festival d’été à Batroun au Nord, peaufiner une carte de cocktails, chercher le bon éclairage pour une saison festive, et savoir qu’à quelques kilomètres de là, des gens sont enfumés, traqués par des sentinelles de silicium, dépossédés de leurs maisons, de leurs arbres, de leurs morts, de leur généalogie entière qui s’évapore dans un nuage de phosphore?

Cette schizophrénie géographique, on nous la présente presque comme une preuve de vie, comme si le pays signait là son tempérament, sa fameuse capacité à danser au bord du cratère, à servir du vin pendant que la terre tremble, à transformer l’impossibilité de s’arrêter en folklore exportable, alors que ce grand écart n’a rien d’une victoire mais il dit plutôt la violence d’un compartimentage imposé, le moment où survivre exige de découper le réel en zones étanches, d’un côté la programmation culturelle, les lumières, les verres, les scènes, de l’autre la fumée, les ordres d’évacuation, les maisons éventrées, les routes dont on demande si elles sont “safe”, comme si l’on pouvait négocier avec le gouffre en lui présentant un agenda bien tenu.

Ce que nous appelons self-preservation est devenu, par la force des choses, une zone moralement trouble. On détourne les yeux parce que le spectacle répété de la destruction entame notre confort psychique, parce que le deuil des autres, lorsqu’il revient chaque jour cogner contre nos écrans, nos repas, nos projets, nos enfants et nos envies minuscules de respirer, menace cette petite chambre intérieure où chacun tente encore de garder une chaise, une lampe, un reste de silence et l’illusion qu’il existe quelque part un espace que la guerre n’a pas encore loué.

Aucun être humain n’a été conçu pour absorber chaque jour des villages rasés, des enfants mutilés, des maisons éventrées, des corps ramassés, des mères dissoutes dans des verbes passifs, puis continuer à répondre “bien reçu” à un courriel professionnel. Le cerveau n’est pas une morgue extensible, la psyché n’est pas un entrepôt humanitaire, l’empathie n’est pas une ressource illimitée qui se recharge gentiment pendant la nuit entre deux alertes et trois cauchemars, et même les plus attentifs, les plus tendres, les plus indignés finissent par décrocher, couper le son, lire seulement le titre, vérifier la route avant de vérifier les noms des victimes.

On appelle cela désensibilisation, fatigue compassionnelle, traumatisme secondaire, toutes expressions très propres, presque climatisées, qui donnent à l’effondrement intérieur une allure de colloque… Dans la bouche du quotidien, cela ressemble simplement à ne plus pouvoir, ne plus réussir à lire jusqu’au bout, ne plus savoir où déposer les morts que l’on ne connaît pas mais que l’on ne peut pas traiter comme des inconnus, regarder un visage détruit et sentir monter non pas l’indifférence, mais la panique de ne plus avoir assez de soi pour l’accueillir.

Rien n’est normal dans ce ciel qui nous regarde vingt-quatre heures sur vingt-quatre, rien n’est normal dans cette fumée qui dévore le Sud et la Békaa, rien n’est normal dans cette capacité forcée à faire cohabiter la carte des cocktails et la carte des bombardements et explosions, les lumières scéniques et les incendies réels, les invitations digitales et les ordres d’évacuation… Pourtant, la machine à normaliser tourne à plein régime, alimentée par notre besoin presque enfantin de croire que si l’on continue à jouer le jeu, à répondre aux messages, à honorer les réunions, à organiser les saisons, à sauver la façade, le gouffre finira peut-être par nous oublier.

Le monde, client roi de notre effondrement, veut ses livrables, ses sourires présentables, ses courriels bien ponctués, ses réunions qui commencent à l’heure même quand le ciel fait des heures supplémentaires dans la démolition du sol, et l’on continue de produire, non par grandeur d’âme ni par héroïsme, mais parce que l’arrêt total appartient aux morts tandis que les vivants héritent de cette humiliation supplémentaire, celle de rester fonctionnels, transformer leur propre état de choc en compétence exploitable, appeler “organisation” ce qui n’est parfois que la discipline nerveuse d’un corps qui n’a plus le luxe de s’écrouler.

La normalisation abîme aussi le langage; les mots deviennent des compresses stériles, “incident”, “bilan”, “opération”, “frappes”, “zone sensible”, “mesure exceptionnelle”, ils circulent dans nos veines comme des poisons bien élevés, ils rendent la destruction presque présentable, blanchissent les verbes, repassent les phrases, parfument les cadavres, et derrière chaque terme aseptisé une clé attend devant une porte qui n’existe plus, un jardin devient une hypothèse toxique, une chambre un cratère intime, une famille une phrase au passé.

Même les rites de passage sont réquisitionnés par la gestion du danger. Des adolescents apprennent que le bac et le brevet français ne seront plus des épreuves mais des moyennes annuelles, et l’on appellera cela une mesure exceptionnelle, une adaptation, une procédure, tandis qu’eux comprendront autre chose, quelque chose de plus brutal et de plus durable: dans cette région, l’avenir n’avance pas vers vous, il est traité par dossier, tamponné par la peur, puis renvoyé à septembre si les circonstances veulent bien se montrer moins théâtrales.

On nous vend la persistance comme une compétence folklorique, une aptitude rentable à absorber les “-cides” avec un sourire suffisamment photogénique, génocide, urbicide, domicide, mémoricide, écocide, scolasticide, mots qui s’empilent comme des gravats savants sur des corps très concrets, et la répétition, contrairement à ce que l’humanité aime croire pour se donner une bonne opinion d’elle-même, ne produit aucune sagesse mais elle produit du tartre, elle s’incruste dans les mâchoires serrées, dans les blagues qui sentent le métal, dans les silences devenus professionnels, dans cette superbe arrogance humaine qui refuse d’apprendre pour mieux recommencer le prochain acte avec la même candeur feinte.

Cette sensation de cercle vicieux n’est donc pas une faiblesse du texte, ni une panne de structure, ni une incapacité à avancer vers une conclusion plus élégante. Elle est plutôt la seule vérité qui mérite d’être écrite sans fioritures et sans chercher à la rendre présentable, parce que nous tournons en rond à l’intérieur d’un siècle qui tourne en rond, dans un pays (et une région) qui tourne en rond, sous un ciel qui surveille en rond, au milieu d’un massacre qui change de costume mais reconnaît toujours son chemin.

Notre seule véritable urgence commence peut-être dans le refus de jouer le jeu, dans le refus de laisser le bruit des drones devenir une berceuse, dans le refus de sacrifier la solidarité sur l’autel d’une survie individuelle qui, de toute façon, n’est qu’un sursis, dans le refus de croire que notre confort psychique mérite d’être protégé au prix de l’effacement des autres, comme si la fumée pouvait rester au Sud, comme si les villages pulvérisés ne viendraient jamais frapper à la porte de nos festivals, de nos conversations bien éclairées, de nos programmes culturels et de nos calendriers soigneusement alignés.

Demain reviendra sous un pseudonyme, une autre alerte, une autre localité “bulldozée”, une autre conversation suspendue, un autre communiqué assez propre pour ne pas salir les mains de ceux qui le liront vite, et l’on appellera cela “l’actualité”, faute d’avoir le courage de dire que l’effacement a simplement appris à se mettre à jour, que le désastre a piraté notre horloge interne, et que notre première résistance consiste peut-être, avant même de trouver les bons mots, à refuser que cette horloge continue de battre à son rythme.

jeudi 15 janvier 2026

Douglas Macgregor : La guerre des États-Unis contre l’Iran risque d’allumer une guerre mondiale


 

Douglas Macgregor est un colonel à la retraite, vétéran de combat et ancien conseiller principal du secrétaire à la Défense des États-Unis. Le colonel Macgregor soutient qu’une nouvelle guerre américano-israélienne contre l’Iran risque de déclencher une guerre mondiale en entraînant la Russie et la Chine.  
Merci d’aimer et de vous abonner !  
Suivez le professeur Glenn Diesen :  
Substack : https://glenndiesen.substack.com/  
X/Twitter : https://x.com/Glenn_Diesen  
Patreon :   / glenndiesen    
Soutenez les recherches du professeur Glenn Diesen :  
PayPal : https://www.paypal.com/paypalme/glenn...  
Buy me a Coffee : buymeacoffee.com/gdieseng  
Go Fund Me : https://gofund.me/09ea012f  
Livres du professeur Glenn Diesen :  
https://www.amazon.com/stores/author/...

Original Video:    • Douglas Macgregor: U.S. War on Iran Risks ...  
Original Transcript: https://www.video-translations.org/tr...
Translated Transcript: https://www.video-translations.org/tr...
Produced by: Glenn Diesen
Originally Published on: 2026-01-13
Translations by: www.video-translations.org
Disclaimer: Read by A.I. Voices. Auto-translated.

This video is owned by this channel.

lundi 8 décembre 2025

Le narratif israélien face aux faits. Entretien avec Monique Munting.


Monique Munting est à l'initiative d'une exposition dans laquelle des cartes et des photos d'archives de la Palestine permettent de déconstruire les mythes israéliens et de mettre à nu la politique de colonisation. L'exposition "Le dessus des cartes. Déconstruire les mythes et les récits" Espace Buen Vivir, 23 place Fernand Cocq, 1050 Bruxelles. Dates : Vendredi 12 décembre de 17h à 20h, dimanche 14 décembre de 15h à 20h. Sur rendez-vous le vendredi 19 décembre et dimanche 21 décembre. Evoyer un message à : expoledessusdescartes@gmail.com Pour soutenir Télé Palestine, rendez-vous sur : https://investigaction.net/campaigns/... ou écrivez-nous à dons@investigaction.net

samedi 15 novembre 2025

ALERTE ROUGE : 20 000 mails d’Epstein révèlent la dissimulation de Trump pour Israël

 

 Danny Haiphong analyse l’intégralité des e-mails d’Epstein ayant fuité, plus de 20 000 publiés par la Commission de surveillance de la Chambre, et explique comment les plus compromettants d’entre eux ont été ignorés… jusqu’à cette vidéo. Que révèlent ces e-mails sur Trump, Epstein, Israël et le monde ? Découvrez-le ici.  
📢 Abonnez-vous pour plus d’analyses géopolitiques approfondies !  
💬 Partagez vos réflexions dans les commentaires ci-dessous !  

Soutenez la chaîne :  
👉 Patreon :   / dannyhaiphong    

ABONNEZ-VOUS SUR RUMBLE :  
👉 Rumble : https://rumble.com/c/DannyHaiphong  

Suivez-moi sur les réseaux sociaux :  
Twitter :   / dannyhaiphong    
Telegram : https://t.me/DannyHaiphong  

Soutenez la chaîne d’autres manières :  
https://www.buymeacoffee.com/dannyhai...  
Substack : chroniclesofhaiphong.substack.com  
Cashapp : $Dhaiphong  
Venmo : @dannyH2020  
Paypal : https://paypal.me/spiritofho  
#trump #epsteinfiles #israel #mossad

Original Video:    • RED ALERT: 20k Leaked Epstein Emails EXPOS...  
Produced by: Danny Haiphong
Originally Published on: 2025-11-13
Translations by: www.video-translations.org
Disclaimer: Read by A.I. Voices. Auto-translated.

This video is owned by this channel.

lundi 6 octobre 2025

TUCKER CARLSON/JEFFREY SACHS - Chantage, pots-de-vin et peur : Netanyahu contrôle Trump et l’Amérique


 vidéo ICI

Greta Thunberg: ‘We Are Not Heroes. We Are Doing The Bare Minimum’


 Greta Thunberg has arrived in Greece following her deportation from Israel, after the Gaza aid flotilla was intercepted. Thunberg, along with hundreds of other activists onboard, was illegally detained by Israeli forces. Addressing crowds, she said: “I could talk for a very, very long time about our mistreatment and abuses in our imprisonment. Trust me, but that is not the story.” *Monday, 6 October 2025

mercredi 23 juillet 2025

La dénazification d’Israël

Source :  https://www.dedefensa.org/article/la-denazification-disrael

Les gens ont tendance à s’émouvoir beaucoup lorsqu’il est question d’Israël, surtout maintenant que les Israéliens ont rendu très difficile de les considérer autrement que comme des maniaques génocidaires, certains d’entre eux se prélassant en buvant de la bière tout en regardant des gens mourir de faim juste derrière la barrière de haute sécurité qui entoure Gaza, le plus grand camp de concentration au monde.

Les Israéliens n’ont pas inventé les camps de concentration (ce sont les Britanniques qui l’ont fait pendant la guerre des Boers, de 1899 à 1902) ; ils n’ont pas non plus inventé les usines de la mort avec des touches charmantes telles que promettre aux prisonniers une douche avant de les gazer, ou saigner à mort des enfants russes kidnappés pour obtenir du sang destiné à transfuser des soldats blessés (c’était les Allemands nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, 1941-1945) mais les Israéliens ont ajouté quelques touches personnelles, comme attirer des gens affamés avec la promesse de nourriture, puis les abattre.

Et puis il y a les belvédères équipés de jumelles high-tech pour observer avec délectation les champs de la mort de Gaza, et les excursions en bateau le long de la côte pour faire de même depuis les eaux de la Méditerranée, où les prisonniers n’ont pas le droit de pêcher… Oh, et ces charmants t-shirts israéliens représentant une Palestinienne enceinte se faisant tirer dessus : « Une balle, deux morts ! Youpi ! »

Tout cela vous met-il en colère ? Vos veines commencent-elles à gonfler et à battre sur votre front fiévreux ? Alors peut-être que ce genre de lecture n’est pas pour vous. De telles réactions émotionnelles brouillent le jugement et empêchent une analyse précise et impartiale du phénomène israélien qui nous permettrait de prédire la fin inévitable de cette dernière réincarnation d’un phénomène sporadique, généralement éphémère et surtout mythologique connu sous le nom d’« État juif en Palestine ».

Comme seuls les commentateurs les plus paresseux n’ont pas encore abordé la question d’Israël, il est difficile de présenter une analyse originale et surprenante. Je vais m’y essayer en adoptant un point de vue spécifiquement russe. Israël, voyez-vous, est une création soviétique et, à l’heure actuelle, au moins un tiers des Israéliens sont des Juifs russes — russophones et ayant de nombreux liens avec leur pays d’origine, qui n’est pas Israël mais la Russie.

Puisque nous allons examiner le point de vue russe, nous devons, comme il est d’usage, commencer par remonter le temps, jusqu’à la création de l’État d’Israël. À l’époque de sa création, la Palestine était gouvernée sous mandat britannique. Puis, un événement très simple et banal s’est produit : les Britanniques ont transféré les droits de gouverner certains territoires palestiniens à la nouvelle administration juive, conformément à la décision du Conseil de sécurité des Nations unies.

Ce fut un beau début, mais ensuite, le transfert des droits de gouverner certains territoires palestiniens aux Palestiniens, qui avait également été décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU, s’est inexplicablement prolongé, puis a été complètement oublié. Cela arrive souvent dans ce genre de situation, surtout si les atermoiements bureaucratiques profitent à quelqu’un. « À qui cela profite-t-il ? », pourriez-vous légitimement vous demander.

Dès la création de l’État d’Israël, une lutte s’est engagée pour savoir qui serait le principal protecteur de ce nouvel État, minuscule et ayant besoin de protection et de soutien. Mais, au-delà des considérations morales, une telle protection et un tel soutien ne sont jamais gratuits et exigent toujours certaines contreparties.

Ainsi, dès le début, cet État a été créé comme un État client, dont la raison d’être était de servir les intérêts de son protecteur. Il y avait deux sponsors potentiels, les États-Unis et l’URSS, qui se sont disputé ce rôle plus ou moins de bonne foi. Mais il s’est alors produit un événement curieux : à un moment donné, l’administration israélienne a perfidement trahi l’URSS. C’est ainsi que les États-Unis sont devenus le sponsor d’Israël, avec une influence significative de la Grande-Bretagne, tandis que l’URSS était écartée.

Cette trahison initiale des Israéliens a déterminé toutes les relations ultérieures entre l’URSS/la Fédération de Russie et Israël. Elle explique par exemple le soutien de la Russie aux pays arabes, qui étaient, soyons francs, fortement incités à combattre Israël. Avec un tiers de la population israélienne d’origine russe, il n’y avait pas d’autre choix que de maintenir des liens diplomatiques, sociaux et culturels étroits, mais un problème politique non résolu subsistait.

Le 13 juillet 2025, Club Orlov, – Traduction du ‘Sakerfrancophone’

 

Note du Saker Francophone

Depuis quelques temps, des gens indélicats retraduisent “mal” en anglais nos propres traductions sans l’autorisation de l’auteur qui vit de ses publications. Dmitry Orlov nous faisait l’amitié depuis toutes ses années de nous laisser publier les traductions françaises de ses articles, même ceux payant pour les anglophones. Dans ces nouvelles conditions, en accord avec l’auteur, on vous propose la 1ere partie de l’article ici. Vous pouvez lire la suite en français derrière ce lien en vous abonnant au site Boosty de Dmitry Orlov.

samedi 5 juillet 2025

Une guerre des deux poids, deux mesures

 Source : https://www.dedefensa.org/article/une-guerre-des-deux-poids-deux-mesures

De nombreux journalistes tentent de couvrir en direct la guerre entre Israël et l’Iran. Les commentateurs ne manquent pas non plus pour donner leur avis sur l’attaque israélienne contre l’Iran et sur la réponse de ce dernier, certains allant même jusqu’à prédire l’issue du conflit. Pour ma part, je préfère prendre du recul et laisser les événements se dérouler. En attendant, voici quelques similitudes et différences à prendre en considération, au cas où vous décideriez de choisir votre camp dans ce conflit en vous basant sur des données concrètes plutôt que sur la propagande ou vos caprices.

L’Iran et Israël sont les deux dernières théocraties de la planète. L’Iran est une république islamique présidée par un ayatollah et, à ce titre, est un retour à une époque révolue depuis plusieurs siècles. Israël est un État ethno-religieux qui se définit comme un « État juif », la judéité étant à la fois une ethnicité et une religion. En tant que tel, il s’agit d’un retour à une époque remontant à plusieurs millénaires, où les dieux tribaux, comme le dieu juif Jéhovah, faisaient fureur.

Cela fait de la guerre israélo-iranienne une sorte de combat de dinosaures : deux reliques anachroniques s’affrontant, non pas avec des crocs et des griffes (ou des lances et des épées), mais avec des drones et des roquettes high-tech (nous sommes après tout au XXIe siècle). La grande majorité de la population mondiale, qui croit en la laïcité, la liberté de religion (même pour les juifs) et la séparation de l’Église et de l’État, devrait être pardonnée si elle décide de rester en retrait et de laisser ces deux fossiles politiques s’entre-détruire.

Mais là s’arrêtent les similitudes. Les différences, en revanche, sont assez frappantes. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires. Il est signataire du TNP (Traité de non-prolifération). Il autorise l’AIEA à inspecter ses installations nucléaires. Il rend compte des mouvements d’uranium enrichi. Et pour tout cela, il est soumis à une pression internationale constante, à des sanctions et déclaré comme une menace uniquement en raison de sa capacité purement théorique à fabriquer des armes nucléaires. Pendant ce temps, les ingénieurs nucléaires iraniens travaillent sous le poids d’une « fatwa »(déclaration religieuse ayant force de loi) qui rend les armes nucléaires « haram », c’est-à-dire interdites.

Passons maintenant à Israël : ce pays possède un arsenal nucléaire estimé entre 80 et 200 ogives. Celles-ci ont plusieurs décennies et pourraient ne plus être efficaces en raison des effets de la désintégration radioactive. Israël n’a pas signé le TNP, n’autorise pas les inspecteurs internationaux et garde son programme nucléaire totalement secret. Mais au lieu de subir une pression internationale constante et des sanctions, il bénéficie du soutien et de l’aide militaire de l’Occident. De plus, les dirigeants occidentaux le qualifient avec ironie de « bastion de la démocratie » et prétendent qu’il est la victime.

Ne soyons pas ridicules et ne nous mettons pas dans tous nos états à la moindre mention des « armes nucléaires ». Ces armes sont extrêmement utiles pour maintenir la paix, à condition qu’elles restent sous un contrôle strict et (c’est là la condition essentielle) qu’elles ne soient jamais, au grand jamais, utilisées. Posséder des armes nucléaires est une chose, et tout à fait acceptable dans des conditions raisonnables ; utiliser des armes nucléaires est strictement interdit et vous rend automatiquement coupable de crime de guerre et passible de destruction, au moyen d’armes nucléaires si nécessaire. Les États-Unis ont commis une grave erreur en larguant des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, ce qui a valu à Harry Truman une place au premier rang dans un tout nouveau cercle de l’enfer (si tout se passe bien, il y restera seul pour l’éternité).

En matière de maintien de la paix, les armes nucléaires sont les plus efficaces. Il suffit de se procurer quelques bombes atomiques pour que tout le monde ait peur de vous toucher. La pire position dans laquelle on puisse se trouver est d’avoir un programme nucléaire et de se laisser convaincre de ne pas développer d’arme atomique. Mouammar Kadhafi a choisi d’abandonner son programme nucléaire et a fini par être tué et sa Libye détruite. Kim Jong-il n’a pas commis cette erreur, il a développé et testé quelques bombes nucléaires, son fils Kim Jong-un a construit des fusées capables de les envoyer en Californie, et maintenant il peut se permettre de renvoyer les lettres d’amour parfumées à la rose de Donald Trump sans les ouvrir et sans subir aucune conséquence.

L’Iran a fait la chose la plus stupide qui soit, à savoir avoir un programme nucléaire avec des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium qui ont failli atteindre des concentrations d’U235 suffisamment élevées pour fabriquer une bombe, mais en se montrant timide et en refusant de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire et de fabriquer quelques bombes atomiques. La raison en est la « fatwa » mentionnée plus haut. Cela peut sembler très moral aux fidèles d’un ayatollah, mais cela semble très suspect du point de vue de toute personne réellement impliquée dans la politique nucléaire. C’est un comportement doublement suspect dans un pays dont les dirigeants continuent de répéter le mantra « Mort à Israël », Israël qui, soit dit en passant, possède bel et bien des armes nucléaires.

Le 19 Juin 2025, Club Orlov, – traduction du ‘Sakerfrancophone’


Note du Saker Francophone

Depuis quelques temps, des gens indélicats retraduisent “mal” en anglais nos propres traductions sans l’autorisation de l’auteur qui vit de ses publications. Dmitry Orlov nous faisait l’amitié depuis toutes ses années de nous laisser publier les traductions françaises de ses articles, même ceux payant pour les anglophones. Dans ces nouvelles conditions, en accord avec l’auteur, on vous propose la 1ere partie de l’article ici. Vous pouvez lire la suite en français derrière ce lien en vous abonnant au site Boosty de Dmitry Orlov.

dimanche 29 juin 2025

IRAN-ISRAËL : VERS UNE NOUVELLE NORME ? MOSCOU ACCUSE ET DÉNONCE UN DANGER PLANÉTAIRE

Selon M. Zakharova, les bombardements en Iran contre des sites nucléaires civils et pacifiques sous des prétextes fallacieux rend encore plus pertinente la création d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient.

 

Dans cette vidéo, découvrez la mise en garde de la Russie face aux frappes contre les installations nucléaires iraniennes. « Il est inadmissible que les bombardements d’installations nucléaires deviennent une pratique normale. » La communauté internationale est-elle en train de perdre le contrôle d’un principe fondamental de sécurité mondiale ? Partagez votre avis en commentaire, le débat est ouvert. Suivez la vidéo jusqu’à la fin, aimez, partagez et commentez !

samedi 28 juin 2025

Emmanuel Todd : "Les USA et Israël plus dangereux que l'Iran".

 

 

🇫🇷 LE MONDE SELON TODD – Épisode 5 : Emmanuel Todd : “Les USA et Israël plus dangereux que l’Iran”.
➡️ Un entretien exceptionnel sur la grave crise au Moyen-Orient.
📍 Épisode dédié à la mémoire de Philippe Cohen

Dans ce 5e épisode de la série Le Monde selon Todd, l’historien et anthropologue Emmanuel Todd revient sur les tensions  entre Israël, l’Iran et les États-Unis qui virent à la guerre. 
Grâce à son approche fondée sur la longue durée, il dévoile les ressorts profonds de la guerre en cours : effondrement du modèle américain, impasse stratégique israélienne, malentendus sur l’Iran chiite et la société iranienne, délitement du discours occidental, et risques de prolifération nucléaire.
Israël est le proxy au Proche-Orient d'une Amérique Impériale en voie de délitement.

L'Iran, alors que nous publions, attaque la basea américainea au Qatar : Al Udeid est  la plus grande base militaire américaine dans la région et abrite le quartier général de l'US Air Force.
L'engrenage d'une nouvelle "guerre éternelle" s'installe.

Derrière le chaos actuel, Todd explore les structures anthropologiques, les récits fondateurs et les logiques de guerre. Une émission grave et essentielle, en pleine actualité, dédiée à la mémoire de son ami Philippe Cohen.

Vous êtes invité à consulter le nouveau blog officiel d’Emmanuel Todd :
👉 https://emmanueltodd.substack.com

🎯 Au programme :
à venir (pas de divulgachage)

👩‍💼 Diane Lagrange, notre journaliste-intervieweuse, polyglotte, ancienne expatriée en Angleterre et au Japon, Diane allie engagement civique, culture internationale et passion pour la souveraineté populaire. Mère de trois enfants, elle connaît intimement l’œuvre de Todd.

📺 Retrouvez les épisodes précédents de la série :
➡️ Épisode 1 – Emmanuel Todd : L’Amérique de Trump, Miroir d’un Monde en Crise
   • Emmanuel Todd : L'Amérique de Trump, Miroi...  
➡️ Épisode 2 – Emmanuel Todd – Allemagne : de la puissance à l’impuissance
   • Emmanuel Todd - Allemagne : de la puissanc...  
➡️ Épisode 3 – Emmanuel Todd – France : la chute finale ?
   • Emmanuel Todd - France : la chute finale ?  
➡️ Épisode 4 – Apocalypse Now : des États-Unis à l’Europe
   • Emmanuel Todd - APOCALYPSE NOW : Des États...  

📌 Abonnez-vous pour ne rien manquer des prochains épisodes
🔔 Activez la cloche pour rester informé
💬 Partagez vos réflexions en commentaire

📢 Fréquence Populaire – suivez-nous :
Telegram : https://t.me/FPopMedia
YouTube :    / @fpopmedia  
X : https://x.com/FPopMedia
Instagram :   / fpopmedia  
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?...
TikTok :   / frepopmedia  
LinkedIn :   / fréquence-populaire  
Bluesky : https://bsky.app/profile/fpopmedia.bs...

Tout détruire pour mieux reconstruire : une manipulation des élites mondiales ?

Source : https://www.francesoir.fr/opinions-editos/tout-detruire-pour-mieux-reconstruire-une-manipulation-des-elites-mondiales

Auteur(s)
Xavier Azalbert, France-Soir


Tout détruire
Tout détruire pour mieux reconstruire : une manipulation des élites mondiales ?
Pixabay

Une guerre orchestrée ?

Depuis le 13 juin 2025, les médias occidentaux ont diffusé des images de destructions importantes en Iran et en Israël, attribuées à une « guerre » marquée par des bombardements et des tirs de missiles. Mais que se passe-t-il vraiment ? Un géopolitologue et historien, fort de 40 ans d’analyse, avance une hypothèse troublante : « ces destructions ne seraient pas le fruit d’un conflit spontané, mais d’un accord entre les dirigeants des deux pays pour raser des zones ciblées et reconstruire une « nouvelle Jérusalem », un projet à la fois symbolique et économique. » Cette thèse, qui évoque une gouvernance planétaire orchestrée par des élites déconnectées, mérite d’être examinée.

tout démolir

La fracture consacrée entre les élites et le peuple établie dans les sondages récents est l’élément qui m’a conduit à m’intéresser à cette thèse. En effet, 65 % des Français considèrent Macron comme un mauvais président, 56 % ont honte de lui, et seuls 4 % pensent qu’il mène le pays dans la bonne direction. Cette défiance s’étend au gouvernement, avec 67 % des sondés déclarant n’avoir aucune confiance en lui et 70 % estimant que lui et son gouvernement n’agissent pas dans l’intérêt de la population. Ce n’est pas la première fois que de telles hypothèses voient le jour, cependant les évènements récents donnent matière à réfléchir. Voici pourquoi.

 

La grande majorité, voire l’ultra majorité des dirigeants mondiaux, des chefs d’État aux responsables des banques centrales, en passant par les patrons des trusts pharmaceutiques, agroalimentaires et des GAFAM, semblent agir de concert. Selon certains observateurs de plusieurs horizons, « ils formeraient une unité de commandement au service d’intérêts supranationaux, potentiellement liés à un petit groupe d’élites influentes ». Le traité sur l’Antarctique, signé par tous les pays, y compris la Corée du Nord, quiinterdit l’accès à ce continent, illustre qu’une coordination globale est possible même si elle se fait rare. Ce n’est pas une preuve définitive, mais un indice troublant.

Ces élites se retrouvent dans des cercles aux « règles et contours opaques » comme le Forum économique mondial (Davos), le groupe Bilderberg et le Club de Rome pour ne citer que ceux-là. À Davos, des figures comme Klaus Schwab discutent de projets comme le « Great Reset », présenté comme une refonte de l’économie mondiale, mais à desein prêt à « servir des agendas de reconstruction post-conflit » m’explique un visiteur assidu de Davos. Fort de son expérience à haut niveau dans le lobbying et le conseil en management, il ajoute : « beaucoup de ces sujets sont discutés en marge de ces forums dans des discussions privées, et c’est d’ailleurs l’objet de ces forum de proposer aux divers participants d’avoir des groupes de travail ou d’étude en marge des grandes messes ». Bilderberg, avec ses réunions confidentielles depuis 1954, réunit politiciens, militaires et financiers, souvent sélectionnés pour « leur loyauté indélébile à des réseaux laissant de coté la méritocratie » décrit « l’expert Davossien ». Le Club de Rome, avec ses rapports sur la surpopulation, alimente l’idée d’un contrôle démographique, où des conflits orchestrés serviraient à « réguler » les masses. Quand Emmanuel Macron parle de « fin de l’abondance » ou Valérie Hayer défend des politiques impopulaires, on aperçoit une élite déconnectée, sélectionnée non pour son bon sens qui viserait à défendre les intérêts du peuple, mais pour son allégeance à ces cercles qui vise à défendre un agenda qui va trop souvent à l’encontre des intérêts des populations.

Sondage 12 MAI 2025

 
Iran-Israël : destructions ciblées ou mascarade ?

Les destructions en Iran et en Israël, attribuées à des missiles ou des drones, soulèvent des questions. Pourquoi les cibles ne sont-elles pas des infrastructures stratégiques (centrales électriques, postes de commandement), mais des zones résidentielles ou commerciales, comme si elles paraissaient promises à la démolition ?

À Tel-Aviv, par exemple, les quartiers touchés coïncident avec des projets de rénovation urbaine, comme l’a noté le politologue Olivier Demeulenaere dans un article du 15 juin 2025 « La guerre entre Israël et l’Iran : une PSY-OP ? ». Il observe que les zones « frappées » à Tel-Aviv correspondent à des plans d’ « évacuation-reconstruction » bloqués depuis des années, gérés par des entreprises liées à des fonds d’investissement mondiaux.

De plus, les images diffusées semblent parfois incohérentes : absence de cratères typiques de missiles, bâtiments effondrés comme lors de démolitions contrôlées, flux en direct montrant des jets, mais pas de missiles. Il n’est donc pas impensable, selon deux spécialistes israéliens, opposés au régime actuel de Netanyahou, « que des explosifs auraient pu être placés à l’intérieur des bâtiments par des agents locaux » ; au même titre que l’effondrement controversée de la septième tour (WTC 7), le jour des attentats du 11 septembre 2001, ce bâtiment qui abritait des archives financières. Cette hypothèse expliquerait le faible nombre de victimes : les habitants seraient évacués avant les bombardements à but de « destructions ».

 
Les enjeux : une « nouvelle Jérusalem » ?

Pourquoi détruire pour reconstruire ? La région Iran-Israël est stratégique : gisements de pétrole et de gaz, voies maritimes, et un symbolisme religieux unique (lieu saint pour juifs, chrétiens et musulmans). Une « nouvelle Jérusalem » pourrait devenir un hub économique régional, contrôlé par des multinationales liées aux élites de Davos ou Bilderberg.

Les contrats de reconstruction, attribués à des promoteurs proches des cercles financiers, généreraient des profits colossaux. Le faible cours du pétrole et de l’or, malgré les annonces de « guerre », renforce l’idée qu’une mise en scène n’est pas à exclure : les marchés, souvent sensibles aux conflits, semblent indifférents.

 
Les peuples, victimes d’une manipulation ?

Les huit milliards d’habitants de la planète, réduits à des « consommateurs » ou de la « main-d’œuvre », sont les premières victimes. En Iran et en Israël, les habitants des zones détruites subissent des déplacements forcés et des pertes matérielles, tandis que les médias attisent la peur et la division. Cette stratégie de « diviser pour mieux régner » maintient les élites au pouvoir, comme elles l’ont fait depuis 1945, orchestrant des crises pour détourner la colère des peuples. 

Aujourd’hui, avec Internet et une prise de conscience croissante, les dirigeants, notamment occidentaux, semblent craindre une ou des révolte(s) telle la montée des Gilets jaunes en 2018 qui fit grandement peur au président Macron. Les appels répétés d’Emmanuel Macron ou d’Ursula von der Leyen à la construction d’une armée européenne visant à extraire quelques 850 milliards des européens accompagnés d’une rhétorique de type « troisième guerre mondiale » pourraient viser à précipiter les peuples dans un conflit global, étouffant ainsi toute velléité de rébellion.

 
Et maintenant ?

Si cette hypothèse se révèle erronée, la Charte de Munich me rappellera au devoir de publier une réfutation établie sur des preuves solides. Mais, les incohérences actuelles – absence de cibles stratégiques, images douteuses, silence des marchés – exigent des réponses. 

Les citoyens doivent enquêter, consulter des sources alternatives et exiger des investigations indépendantes. Les élites de Davos, Bilderberg ou du Club de Rome ne rendront pas de comptes sans pression populaire au même titre que les administrations rendent de plus en plus difficile l’accès aux données; par exemple, sur la mortalité toutes causes avec statut vaccinal telle que demandée par Laurent Toubiana et BonSens.org depuis bientôt trois ans. Ou même les fameux échanges de SMS entre Von der Leyen et Albert Bourla autour de la négociation d’un des plus gros contrats de vaccins. S’ils n’ont rien à cacher, alors pourquoi ne montrent-ils pas ces échanges ou les données ? 

Il est temps de reprendre notre souveraineté, confisquée par une gouvernance qui traite les peuples comme des pions, s’assoient sur les règles de droits et la transparence qu’ils invoquent à tout bout de champ.

 

Vérité ou manipulation ? Entre Machiavel, Roosevelt et les ambiguïtés de Trump

Entre Machiavel, qui enseignait aux puissants qu’« il vaut mieux être craint qu’aimé », et Roosevelt, qui affirmait que « la seule chose dont nous devons avoir peur, c’est la peur elle-même », il est difficile de choisir. 

Les élites semblent avoir adopté la leçon de Machiavel, utilisant la peur pour diviser et régner, donnant l’impression d’orchestrer des crises comme celle entre l’Iran et Israël pour servir leurs intérêts. Mais Roosevelt nous rappelle que la peur, mal maîtrisée, peut changer de camp.  Ce qui est plus inquiétant n'est pas la voix de ceux, les sur-communicants, les accros à la communication, qui utilisent ces conflits pour s'exprimer à outrance, mais celle de ceux qui œuvrent dans le silence.

La « guerre » Iran-Israël est-elle un conflit géopolitique classique ou une pièce de théâtre orchestrée par une élite mondiale ? Ce 25 juin 2025, au sommet de l’OTAN, Donald Trump a revendiqué la fin de la « Guerre de Douze Jours » entre Israël et l’Iran, affirmant avoir « anéanti » la menace nucléaire iranienne tout en niant que les frappes visaient des sites nucléaires. Ces contradictions – une guerre terminée en un temps record, des destructions sélectives, un cessez-le-feu fragile – renforcent les soupçons d’une mise en scène. Qui a œuvré en coulisses pour que l'Iran, attaquée, apporte une riposte ?   

Grâce à Internet et à une prise de conscience croissante, les peuples pourraient retourner cette peur contre leurs dirigeants. 

La « nouvelle Jérusalem » des élites deviendra-t-elle leur chute ?

À nous de poser les bonnes questions, d’exiger des réponses et de reprendre notre souveraineté.