mercredi 19 août 2026

La géo-ingénierie, source de confusions et de faux débats ? Cherchez le(s) coupable(s).

Dans ce document, 2 articles et une capsule vidéo.  

 1. Géo-ingénierie: ce que l'on sait vraiment modifier dans le ciel.

Article partiel ici sur le site de L'impertinent.   

Cet article est signé Roland J. Keller, journaliste indépendant spécialisé dans les domaines de l’espace, de l’ingénierie et des technologies de pointe et rédacteur en chef de la Revue Technique Suisse (RTS) pour l'association Swiss Engineering. Il est également le seul reporter suisse accrédité par la NASA/SpaceX/ESA.

 2.  Le feu finira par s'éteindre. Et après ? 

Une analyse très instructive suite à l'incendie dans les Hautes Fagnes

By Roxane Beyns, chercheuse en écologie forestière.

Source : https://www.facebook.com/roxane.be.7

Depuis vendredi, je n’arrive plus vraiment à faire autre chose que de suivre l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes. Je lis les nouvelles qui arrivent du terrain au fil des heures, et parfois, presque malgré moi, je finis aussi par descendre jusqu’aux commentaires. Avec cette phrase qui revient inlassablement sous les rares articles qui prennent la peine de replacer cet incendie dans le contexte du changement climatique : "Les feux de forêt, c’est naturel, il y en a toujours eu".

Et le problème avec cette phrase, c’est qu’elle est à la fois parfaitement vraie… et complètement à côté de la question scientifique.
Oui, le feu est un processus naturel dans de nombreux écosystèmes. Certaines espèces et communautés végétales ont même évolué avec lui et dépendent d’un certain régime d’incendies pour se maintenir. Mais en écologie, on ne s’intéresse pas seulement à la présence ou à l’absence du feu : on étudie son régime, c’est-à-dire sa fréquence, son intensité, son étendue et la saison à laquelle il survient. Dire qu’un incendie de 3000 ha est naturel parce que des incendies ont toujours existé revient un peu à dire qu’une inondation de plusieurs mètres ne pose aucune question puisque les rivières sont toujours sorties de leur lit. La question scientifique pertinente est : ce qui se produit aujourd’hui se situe-t-il encore dans le régime de perturbations auquel cet écosystème est adapté ? Pour un incendie incontrôlé de cette ampleur dans les Hautes Fagnes, sans surprise, la réponse est non.
Et la situation est d’autant plus préoccupante que ce qui y brûle actuellement n’est pas "simplement une forêt", mais une mosaïque de milieux forestiers et de milieux ouverts, notamment des landes et des prairies sur sols tourbeux, avec de précieuses tourbières hautes actives, un habitat aujourd’hui extrêmement rare en Belgique. Dans les tourbières fonctionnelles, la saturation en eau des sols ralentit fortement la décomposition de la matière végétale, qui s’y accumule très lentement sous forme de tourbe. Elles constituent donc d’immenses réservoirs de carbone. À l’échelle mondiale, les tourbières ne couvrent que 3 à 4 % des terres émergées mais concentrent environ un tiers du carbone stocké dans les sols [1].
Et c’est précisément là que cet incendie devient particulièrement inquiétant. Dans un feu de végétation sur un sol principalement minéral, le combustible est constitué de biomasse qui a fixé son carbone au cours des dernières années ou décennies, de litière et d’horizons organiques superficiels. Dans une tourbière, lorsque la tourbe s’assèche suffisamment, c’est le sol organique lui-même qui peut devenir combustible, et le feu peut alors atteindre un stock de C accumulé pendant des siècles, voire des millénaires. Brûler la tourbe, c’est donc libérer en très peu de temps du carbone qui avait mis un temps immense à être soustrait de l’atmosphère. À cette perte immédiate peut s’ajouter une diminution de la capacité de la tourbière à séquestrer du carbone dans le futur, jusqu’à potentiellement la faire basculer d’un puits vers une source nette.
Ce qui rend la situation d’autant plus douloureuse, c’est que ces milieux font l’objet d’efforts de restauration depuis longtemps. Entre 2007 et 2012, le projet européen LIFE Hautes Fagnes a notamment permis à grande échelle de remettre en eau des sols tourbeux via le bouchage d’anciens drains, et de supprimer localement certains peuplements de résineux. On peut donc aujourd’hui espérer que tout ce travail pour maintenir l’eau dans les sols aura au moins permis de limiter la profondeur à laquelle le feu aura pu atteindre la tourbe.
Mais une tourbière n’est évidemment pas qu’un stock de carbone que l’on tente de préserver. C’est aussi un habitat, et derrière les ha brûlés se trouvent tous ceux dont on ne parle que très peu ou pas du tout : les animaux qui y vivent. Certains grands mammifères et oiseaux adultes peuvent fuir un front de flammes, et certaines espèces trouvent refuge sous terre, dans l’eau ou dans des zones épargnées. Mais les jeunes encore incapables de voler, certains petits mammifères, les amphibiens, reptiles, invertébrés et, plus largement, tous les individus dont la faible mobilité ne permet pas de rejoindre suffisamment vite un refuge sont particulièrement vulnérables [2]. Et pour ceux qui survivent, le problème ne s’arrête pas une fois le feu éteint : la disparition de la végétation modifie les ressources alimentaires, les abris, les sites de reproduction et l’exposition aux prédateurs. Ces effets peuvent continuer à peser sur les populations bien après l’incendie.
Et alors que les Hautes Fagnes brûlent encore, et qu’il est donc trop tôt pour mesurer l’étendue des dégâts, le récit politique, lui, s’écrit lui déjà. Le post profondément indécent publié hier par G.-L. Bouchez attribue l’incendie aux individus qui l’auraient déclenché et appelle à des sanctions exemplaires, sans une seule mention de ce qui a permis au feu de prendre une telle ampleur. Le changement climatique n’a pas besoin de craquer une allumette pour être la cause de cet incendie : il crée les conditions chaudes et sèches dans lesquelles une étincelle peut devenir une catastrophe. Punir une négligence éventuelle n’empêchera pas les prochains incendies de se produire. Se focaliser sur la responsabilité individuelle permet néanmoins de dresser un écran de fumée bien commode devant une question autrement plus dérangeante : pourquoi notre territoire est-il devenu aussi inflammable ?
Il fut un temps où nous pouvions agir sans savoir : c’était de l’ignorance. Aujourd’hui, nous savons sans agir : c’est de la négligence. La hausse des températures et la modification des régimes de précipitations attribuées au changement climatique d’origine humaine sont documentées et prédites depuis des décennies. Les premières alertes systémiques sur les conséquences du dépassement des limites physiques de notre trajectoire de croissance remontent à 1972. Tout se passe exactement comme prévu [3, 4]. Et pourtant, nos moyens ne suivent pas. La Belgique ne dispose pas d’avion bombardier d’eau dédié et compte sur les mécanismes de solidarité européenne pour renforcer ses capacités en cas d’incendie majeur. Cette mutualisation est évidemment précieuse, et c’est sans doute à l’échelle européenne qu’il est le plus pertinent de raisonner. Mais le changement climatique augmente évidemment la probabilité que plusieurs régions aient besoin des mêmes avions au même moment, et il faudra vraisemblablement augmenter considérablement cette capacité européenne [5].
La comparaison avec les F-35 me traverse forcément l’esprit, non pas pour comparer les modalités d’organisation de ces moyens, qui sont très différentes, mais notre capacité à anticiper. Nous sommes capables de planifier sur plusieurs décennies et d’engager des moyens considérables face à une menace militaire. Il me semble légitime de demander pourquoi des risques climatiques annoncés depuis des décennies ne bénéficient pas du même degré d’anticipation stratégique. La question est finalement celle de savoir ce que nous choisissons d’anticiper, de financer et, in fine, de considérer comme une menace réelle pour notre sécurité.
Et cette question de la sécurité concerne d’abord ceux que nous envoyons en première ligne. Les représentants politiques multiplient aujourd’hui les remerciements aux pompiers et aux services de secours. Mais comment peut-on saluer leur dévouement d’un côté et, de l’autre, ne pas leur garantir des moyens et des conditions de travail à la hauteur des risques qu’on leur demande d’affronter ?! Les pompiers n’ont pas besoin d’éloges : ils ont besoin de respect, d’effectifs suffisants et de conditions de fin de carrière dignes. Même contradiction du côté du DNF : les missions s’alourdissent, mais les restrictions imposées depuis cette année conduisent à ne remplacer qu’un départ sur trois… Difficile de ne pas voir l’absurdité du décalage entre les risques croissants et les moyens humains que l’on choisit de leur opposer.
D'autant que l’argument selon lequel l’action climatique "coûte trop cher" oublie toujours de mettre des chiffres dans l’autre colonne du tableau : combien coûte l’inaction ? Les impacts du changement climatique coûteront à la Belgique plusieurs milliards d’euros par an dans les prochaines décennies, et ces estimations ne constituent encore qu’une borne inférieure, tant certains dommages écologiques, sanitaires et sociaux sont difficiles, voire impossibles, à ramener à une facture [6]. Ne pas investir dans l’atténuation et l’adaptation n’est pas l’option gratuite, c’est l’option dans laquelle nous payerons plus tard (en infrastructures détruites, pertes agricoles, interruptions d’activité, déplacements de populations, maladies respiratoires, impacts psychologiques, aggravation de la précarité, risques accrus pour la sécurité, etc.).
Cessons aussi de raconter que tout redeviendra comme avant lorsque nous réagirons enfin. Même si nous arrêtions aujourd’hui d’ajouter du CO₂ dans l’atmosphère, c'est-à-dire si nous atteignions des émissions nettes nulles, le carbone déjà émis continuerait à s’échanger entre l’atmosphère, les sols et les océans pendant des siècles. L’océan en absorbe une part importante, mais il agit comme un immense tampon très lent : ce sont d’abord les eaux de surface qui se chargent en CO₂, puis ce carbone est progressivement transféré vers les eaux profondes. L’océan et l’atmosphère tendent ainsi en permanence vers un nouvel équilibre : si la concentration de CO₂ dans l’atmosphère venait à diminuer, une partie du carbone stocké dans l’océan serait relarguée vers l’atmosphère, ralentissant cette diminution. Dans le même temps, le réchauffement tendrait progressivement à se stabiliser, mais nous ne retrouverons pas, de notre vivant ni de celui de nos enfants ou petits-enfants, le climat dans lequel nous avons grandi.
Et certaines conséquences du réchauffement contribuent elles-mêmes à réduire notre marge de manœuvre : par exemple, les hectares de tourbières dégradés ces derniers jours seront autant d’hectares moins capables de retirer de l’atmosphère le CO₂ que nous continuerons à émettre demain. Autrement dit, nous dégradons en même temps le climat et une partie des écosystèmes qui nous aident encore à en limiter l’ampleur. C’est une boucle de rétroaction positive : les conséquences du réchauffement contribuent elles-mêmes à l’amplifier. Ce que nous décidons aujourd’hui ne déterminera donc pas si nous pouvons revenir en arrière, mais jusqu’où nous laisserons la situation s’aggraver. L’inertie du système climatique est donc une raison d’agir vite, certainement pas de renoncer. En effet, chaque tonne de CO₂ que nous n’émettons pas évite une fraction de réchauffement supplémentaire, et chaque dixième de degré que nous évitons réduit les risques que nous léguons aux générations suivantes.
Lorsque cet incendie sera enfin maîtrisé, le travail scientifique pourra commencer. Il faudra cartographier finement la sévérité du feu et déterminer où le feu est resté superficiel, où il a pénétré dans la tourbe, et, le cas échéant, jusqu’à quelle profondeur. Là où la tourbe elle-même a commencé à se consumer, une combustion lente, sans flamme (smouldering), peut se poursuivre sous la surface après l’extinction du feu de surface [7]. Il faudra ensuite suivre pendant plusieurs années la nappe phréatique, les flux de carbone et la réponse des communautés végétales et animales. Et c’est là qu’une autre ironie devient difficile à ignorer : au moment même où nous aurons besoin de suivis scientifiques pointus et continus, les coupes se multiplient dans les budgets consacrés à la recherche. On ne peut pas demander à la science de nous prévenir, puis de documenter les dégâts, tout en rognant sur les moyens qui lui permettent de le faire. À moins que réduire les moyens de produire ce savoir ne soit aussi une façon de justifier ensuite sa non-traduction en décisions politiques ?
Le feu finira par s’éteindre. Et la fumée quittera les écrans. C’est sans doute cela que je redoute le plus : que cet événement ne change rien à la manière dont nous pensons et préparons les risques à venir, et qu’il rejoigne, comme les inondations de la Vesdre, la catégorie des catastrophes "exceptionnelles" que l’on range parmi les mauvais souvenirs, jusqu’à la suivante.
Elise Boutié parle dans sa thèse de 2024 de "déni cultivé" pour décrire ce qui peut se mettre en place après une catastrophe climatique : non pas nier ce qui s’est passé, mais reconstruire autour de l’événement un récit qui permet d’éviter d’avoir à en tirer les leçons [8]. Ce travail fait écho à la typologie des discours du retardement climatique formalisée par Lamb et al. en 2020 : des discours qui ne nient pas nécessairement le problème, mais qui trouvent mille façons d’en repousser le traitement en déplaçant la responsabilité, en misant sur le solutionnisme technologique, en exagérant les inconvénients du changement ou en concluant qu’il est déjà trop tard [9]. Une forme de climato-procrastination, pourrait-on dire : "oui, il faut agir, mais pas maintenant, pas ici, pas comme ça". Et c’est là que se loge quelque chose de plus insidieux que le climato-scepticisme bête et méchant : nous sommes désormais capables de connaître le diagnostic, d’en regarder les conséquences brûler sous nos yeux, d’en individualiser la cause, puis de poursuivre exactement comme avant.
Alors, est-il naïf d’encore espérer que, cette fois, le vent politique attise suffisamment le feu d’une mobilisation populaire capable d’imposer ce que les alertes scientifiques ne suffisent manifestement pas à obtenir ?
[1] Milner, A. et al. (2026). Priority research questions in global peatland science. Communications Earth & Environment, 7(1), 349.
[2] Jolly, C. J. et al. (2022). Animal mortality during fire. Global Change Biology, 28(6), 2053-2065.
[3] Hausfather, Z. et al. (2020). Evaluating the performance of past climate model projections. Geophysical Research Letters, 47(1), e2019GL085378.
[4] Herrington, G. (2021). Update to limits to growth: Comparing the World3 model with empirical data. Journal of Industrial Ecology, 25(3), 614–626.
[5] Gauthier, E., & Bevacqua, E. (2026). Human-induced climate change intensifies spatially compounding fire weather extremes across European countries. npj Natural Hazards, 3(1), 39.
[6] De Ridder, K. et al. (2020). Evaluation of the socio-economic impact of climate change in Belgium, Commission nationale Climat.
[7] Rein, G., & Huang, X. (2021). Smouldering wildfires in peatlands, forests and the Arctic: Challenges and perspectives. Current Opinion in Environmental Science & Health, 24, 100296.
[8] Boutié, E. (2024). La maison brûle: cultiver le déni du changement climatique après un mégafeu en Californie du nord (Doctoral dissertation, Paris, EHESS).
[9] Lamb, W. F.(2020). Discourses of climate delay. Global sustainability, 3, e17.
https://www.linkedin.com/.../roxane-beyns_le-feu-finira... Voir moins

3. La canicule a été provoquée par une arme climatique, j'en apporte la preuve.

 


Je n'ai pas trouvé le parcours de ce youtubeur. 

Le vidéaste traite régulièrement des manipulations climatiques à grande échelle (gestion du rayonnement solaire, ensemencement des nuages, capture massive du carbone). Il les analyse sous l'angle :
 
- du risque systémique : l'impact imprévisible de ces technologies sur les cycles de l'eau.
 
- de la dépendance technique : la création d'une fausse solution qui maintient le système industriel sous perfusion.
 
- de la géopolitique : l'usage de la météo ou des ressources naturelles comme armes d'influence ou de pression économique.
 
La chaîne s'intéresse à l'usage des sciences du vivant pour anticiper les ruptures d'approvisionnement.
 
Résilience agricole : Utilisation de variétés de plantes hyper-résistantes aux chocs thermiques et au manque d'eau.
 
Gestion des sols : Restauration biologique des écosystèmes et des forêts pour assurer la subsistance en cas de crise.
 
Matériaux biosourcés : Valorisation des technologies naturelles simples (low-tech) pour remplacer les produits de la pétrochimie.

4. Petit bonus comparatif
 
En ce qui concerne les priorités politiques, voici un petit résumé comparatif  : 
 
Un avion de chasse F-35 coûte environ 80 à 95 millions de dollars (74 à 88 millions d'euros) à l'achat, tandis qu'un bombardier d'eau léger amphibie Air Tractor AT-802F Fire Boss se négocie entre 3,5 et 4,5 millions d'euros l'unité. 
 
En résumé 1 F35 = environ 20 Fire Boss. Voilà pour l'achat. 
 
Pour l'entretien... un seul F-35 en état de vol coûte le même prix que d'entretenir une flotte entière de près de 30 à 40 Fire Boss chaque année. 
 
Coût estimé par heure F35 ~35 000 € (tout inclus) Fire Boss ~1 000 € (tout inclus)Coût d'entretien annuel total F35 ~6 100 000 € par avion Fire Boss ~175 000 € par avion. 
 
Pour le budget d'entretien annuel d'un seul F-35, un État peut assurer la maintenance et l'exploitation d'une base entière contenant 35 Fire Boss prêts à combattre les incendies. 
 
Voilà voilà... Nous sommes en fin de cycle économique... et la guerre est la phase la plus extrême de ce cycle. 
 
Et les gens les remettent au pouvoir.
 
Le déni cultivé probablement. 
 
Christophe 

LE SIGNAL - 19/08/2026


 

lundi 17 août 2026

L’Iran déjoue une attaque américaine, piège mortel pour l’élite Epstein | Dr Foad Izadi


 L’Iran vient de mettre Trump et la classe Epstein à genoux alors qu’une attaque américaine imminente a été révélée au grand jour. Le Dr Foad Izadi, professeur à l’Université de Téhéran, intervient pour la première fois afin d’en discuter ainsi que des derniers développements à l’approche de la prochaine phase de la guerre.
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Originally Published on: 2026-08-17
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samedi 15 août 2026

Guerre Iran, acte 3 : Téhéran prépare le coup de grâce | Prof. S.M. Marandi


 Alors que les États-Unis vivent dans un monde imaginaire concernant le détroit d’Ormuz, Téhéran s’est affairé à préparer la prochaine phase de la guerre, que les États-Unis relanceront sans aucun doute une fois de plus. Puisqu’il n’existe aucune solution diplomatique, Téhéran en vient à la conclusion que, lors de la prochaine bataille, un changement militaire décisif doit avoir lieu dans la région — chez les satellites des États-Unis.
Le professeur Seyed Mohammad Marandi me rejoint pour discuter de la vie quotidienne à Téhéran, des routes commerciales de l’Iran sous blocus, du risque de nouvelles attaques américaines, de la position de l’Arabie saoudite, de la stratégie de missiles et des relations avec les États du Golfe. Il soutient que l’Iran cherche à éliminer les menaces régionales plutôt qu’à répandre l’instabilité, et recommande des livres pour comprendre l’Iran.
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00:00:00 Téhéran après le bombardement
00:04:02 Les routes commerciales de l’Iran et le blocus
00:11:21 Risque d’une reprise de la guerre américaine
00:20:27 Accord Arabie saoudite-Pakistan-Türkiye
00:24:05 L’Arabie saoudite pourrait-elle devenir instable ?
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Alastair Crooke : l’Iran passe à l’OFFENSIVE, les USA déploient un porte-avions, Israël panique / Bientôt une pénurie de pétrole : les européens ne sont pas prêts


 Alastair Crooke évoque l’annonce par l’Iran d’une nouvelle offensive qui inclut le ciblage du territoire américain, le déploiement de l’USS George Washington au Moyen-Orient et la stupeur d’Israël face au rétablissement rapide de l’Iran alors que l’on parle de nouvelles frappes du CENTCOM et de l’IDF.
Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique et le fondateur du Conflicts Forum, basé à Beyrouth.
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jeudi 13 août 2026

Neutrality Studies Weekly Recap #32

 

lundi 10 août 2026

Frapper ce qui compte vraiment pour Trump / Poutine va-t-il imiter l'Iran ?


 Chers amis de Paix et Guerre,

Au programme de cette Mondoscopie, 134e édition :

1) Iran : faire plier Trump
2) Russie : oser frapper là où ça fait mal ?

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Bonne écoute, 
CG

NATO 3.0: The Transatlantic Cage and the Rise of the Bunkerstate