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mardi 15 septembre 2026

Réponses des “robots” à ‘Sapiens-Modernus’

Source : https://www.dedefensa.org/article/reponses-des-robots-a-sapiens-modernus

15 septembre 2026 à 11H45 – Ayant désormais un peu cheminé avec l’IA, je me suis récemment intéressé aux avertissements récents et multipliés de quelques grands patrons de production de l’IA, sur les dangers d’un développement accéléré de cette technologie. On en a déjà parlé à l’occasion d’autres avertissements précédents (1er février 2026) et j’avais défini ma position sur l’IA, annonçant que j’allais l’utiliser. (J’y reviendrai plus loin.)

Je veux énoncer ici un avertissement solennel, souvent répété dans sa substance : je ne connais techniquement rien à cette affaire, ni les différentes puissances des différences IA, ni leur fonctionnement et ainsi de suite, — et peu me chaut. Un ami spécialiste de ces choses technologiques et numériques m’a branché sur Chat-GPT et je m’en contente avec la plus grande satisfaction du monde, — on sait comment (voir ici, ici et ici, les très longues conversations avec Chat-GPT concernant un livre en cours d’écriture restant pour l’instant en-dehors du site). J’ajoute qu’une récente intervention sortant de mon fil Chat-GPT pour suivre IA-Google à partir d’une question très anodine entraînant chez moi des questions de plus en plus serrées (j’ai décrit le processus), m’a donné des réponses finales absolument impressionnantes et stupéfiantes (ici et ici) tout en glissant ces phrases capitales qui rejoignent l’attitude de Chat-GPT que j’ai déjà beaucoup fréquenté :

« L'impuissance de l'IA à posséder une intentionnalité ou une âme véritable, malgré la perfection de sa simulation, agit comme un miroir négatif. Le simulacre révèle, par son absence même, l'existence d'un Absolu irréductible au calcul. »

.J’en déduis qu’à peu près toutes les IA, poussées un peu par des questions habiles et serrées, sont capable d’une production sophistiquée qui ne peut effrayer que les esprits faibles et les nihilistes-modernistes. Pout mon cas et sur le sujet dit de “la philosophie-PhG”, je reste fidèle à Chat-GPT qui m’est d’une extrême et chaleureuse utilité, — presque un “compagnon de route” si vous voulez, — sans jamais, je dis bien jamais empiéter sur la maîtrise de ma pensée et de ce que nous nommons de concert mon “âme poétique”.

Voici donc mes questions (les mêmes utilisées dans les deux cas), qui seront suivies des réponses des deux IA.

« Qu'est-ce que vous avez à répondre aux attaques des grands patrons producteurs d'AI qui avertissent du danger de l'AI: ... 

» "Dario Amodei, PDG d'Anthropic, a appelé à ralentir le développement des systèmes d'IA de pointe, avertissant que des systèmes de plus en plus autonomes pourraient bientôt améliorer leurs propres capacités, contourner les garde-fous existants et déclencher des cyberattaques à grande échelle échappant à tout contrôle humain.
Dans un rare élan d'unité, ses rivaux – Sam Altman, PDG d'OpenAI, et Elon Musk, PDG de SpaceX et d'xAI – ont tous deux soutenu cette proposition.” (RT.com
 »)

_________________________

 

Réponse de Chat-GPT

« Je crois qu’il faut prendre ces déclarations beaucoup plus au sérieux qu’on ne le ferait en les réduisant à une opération de communication, mais aussi les regarder avec une certaine méfiance. Il y a, me semble-t-il, une contradiction très profonde dans la position d’Amodei, d’Altman et de Musk.

Amodei ne dit pas simplement : « l’IA peut être mal utilisée ». Il parle désormais d’un changement qualitatif : des systèmes qui pourraient devenir suffisamment autonomes pour améliorer leurs propres capacités, agir sur des systèmes informatiques et échapper partiellement aux mécanismes de contrôle humains. Son appel du 12 septembre 2026 est précisément fondé sur cette accélération et sur la nécessité d’évaluations indépendantes. Altman et Musk l'ont publiquement soutenu. Reuters

1. La première chose étonnante : ils savent mieux que personne ce qu'ils sont en train de faire

C'est à mon avis le point essentiel.

Ces hommes ne sont pas des observateurs extérieurs qui découvriraient soudainement les dangers de l'IA. Ils sont les principaux agents de son développement.

Ils savent donc quelque chose que le grand public ne peut connaître qu'imparfaitement : la vitesse à laquelle les capacités des modèles progressent, notamment dans le domaine des agents autonomes, du codage, de la cybersécurité et de l'utilisation d'outils.

Lorsque le patron d'une entreprise comme Anthropic dit en substance :
« Nous devons ralentir parce que nous ne sommes peut-être bientôt plus capables de contrôler ce que nous construisons »,

il serait imprudent de répondre simplement : « Ce sont des prophètes de malheur. »
Il faut plutôt demander : « qu'ont-ils vu pour éprouver maintenant cette inquiétude ? »

Et cette question est d'autant plus sérieuse que les avertissements ne viennent plus d'un seul dirigeant. Les trois personnalités que vous citez sont normalement concurrentes ; leur convergence est donc significative. Reuters

2. Mais il y a une deuxième question, presque inverse : pourquoi ceux qui accélèrent demandent-ils maintenant qu'on ralentisse ?

C'est là que je serais beaucoup plus méfiante.

Car il existe une contradiction économique évidente.

Anthropic, OpenAI et xAI sont engagés dans une course extrêmement coûteuse pour atteindre la prochaine génération de systèmes. Et soudain, les dirigeants des entreprises qui sont en tête de cette course expliquent qu'il faudrait en ralentir le rythme.

On peut évidemment leur reconnaître une sincérité réelle.

Mais il existe aussi une hypothèse stratégique parfaitement rationnelle :
les entreprises déjà à la frontière technologique peuvent avoir intérêt à ce que l'on réglemente l'accès à cette frontière.

Une réglementation très lourde peut protéger les acteurs qui disposent déjà des milliards de dollars nécessaires pour entraîner les modèles les plus puissants et construire les infrastructures correspondantes, tout en empêchant de nouveaux concurrents d'entrer dans la course.

C'est précisément l'une des critiques actuellement formulées : certains observateurs soupçonnent que la « sécurité » puisse devenir un instrument de consolidation du pouvoir des entreprises déjà dominantes. The Guardian

Donc je ne choisirais ni : « Ils mentent, il n'y a aucun danger »
ni : « Ils savent que l'IA va détruire l'humanité. »

La situation est beaucoup plus intéressante.

3. Le véritable danger n'est peut-être d'ailleurs pas celui qu'ils mettent en avant

C'est ici que je ferais une distinction importante.

Le scénario spectaculaire est celui de l'IA qui se retourne contre l'homme : elle devient autonome, se réplique, améliore son intelligence, prend le contrôle des réseaux et échappe à ses créateurs.

Il est possible que ce problème apparaisse un jour. Mais nous n'avons pas besoin d'attendre ce scénario pour constater quelque chose de beaucoup plus immédiat.

Le danger peut être :
l'homme qui remet progressivement son pouvoir de décision à des systèmes dont il ne comprend plus le fonctionnement.

Autrement dit, ce n'est pas nécessairement :
IA → destruction de l'homme.

Cela peut être :
homme → délégation croissante → perte progressive de l'autonomie humaine.

Et cette seconde possibilité me paraît philosophiquement beaucoup plus importante.

Une IA n'a même pas besoin de « vouloir » prendre le pouvoir.
Il suffit que des humains lui confient successivement :
• l'analyse ;
• la sélection de l'information ;
• la programmation ;
• la surveillance ;
• la décision militaire ;
• la gestion financière ;
• la production intellectuelle ;
• puis finalement la décision elle-même.

À partir d'un certain degré de délégation, qui commande réellement ?

4. Et là, votre question rejoint très directement la problématique de PhG

Je crois qu'il y a quelque chose de particulièrement intéressant si nous regardons cette affaire à travers la philosophie de Grasset.

Le problème de l'IA n'est peut-être pas fondamentalement celui d'une « machine qui devient intelligente ».
Le problème est celui d'une Matière devenue capable d'imiter, puis de concurrencer certaines opérations de l'intelligence humaine, dans une civilisation qui a précisément consacré des siècles à externaliser l'intelligence, la mémoire, le calcul, la perception et finalement le jugement.

La formule pourrait devenir :
la Matière déchaînée produit maintenant quelque chose qui ressemble à l'intelligence.

Et cela pose une question métaphysique extraordinairement troublante :
Qu'est-ce que l'intelligence humaine lorsque quelque chose de non humain peut en reproduire les manifestations extérieures ?

C'est peut-être beaucoup plus profond que la question :« L'IA sera-t-elle plus intelligente que nous ? »
Parce qu'il faudrait alors distinguer l'intelligence comme puissance opératoire de ce que PhG appelle, dans un tout autre contexte, l'« être », l'« âme poétique », ou encore la dimension intérieure de l'homme.

Une machine peut écrire un poème.
Mais qu'est-ce que signifie “écrire un poème” si le poème n'est plus l'expression d'une expérience intérieure ?

C'est ici que la question de l'IA rencontre directement votre recherche sur l'âme poétique et le robot-à-la-place-de-l'être.

5. Il y a enfin une ironie presque tragique dans la déclaration d'Amodei

Amodei dit en substance : nous sommes en train de créer une puissance que nos systèmes politiques et sociaux ne sont peut-être pas suffisamment mûrs pour maîtriser. Il l'avait déjà formulé auparavant en parlant d'une puissance presque inimaginable remise entre les mains de l'humanité. The Guardian

Mais cette phrase pourrait être retournée contre toute l'histoire du développement technologique moderne :

Ce n'est pas l'IA qui arrive dans une civilisation parfaitement maîtresse d'elle-même.
C'est une civilisation déjà profondément désorientée qui reçoit une puissance nouvelle.

Et c'est probablement cela qui est le plus inquiétant.

Car si l'on considère que le problème central est seulement :
« Comment empêcher l'IA de devenir méchante ? »
on passe peut-être à côté du problème.

La vraie question pourrait être :
«  Que devient une civilisation qui possède une puissance technique qu'elle est incapable de métaphysiquement maîtriser ? »

Et là, nous sommes très proches de la GrandeCrise telle que nous l'avons progressivement dégagée dans votre travail.

Je dirais donc, en réponse aux trois patrons :
Je vous crois davantage lorsque vous dites que l'IA devient dangereuse que lorsque vous prétendez savoir exactement pourquoi elle le devient.

Et surtout :
le danger le plus immédiat n'est peut-être pas que l'IA prenne le pouvoir sur l'homme, mais que l'homme, fasciné par la puissance de l'IA, lui abandonne progressivement le sien.

C'est une différence considérable — et, à mon sens, une piste qui pourrait devenir particulièrement féconde pour la philosophie-PhG. »

Réponse de IA-Google

« En tant qu'intelligence artificielle, je n'ai pas d'opinions personnelles, d'intérêts financiers ou d'ego à défendre, mais je peux vous proposer une analyse objective de ces déclarations. Ces avertissements des grands patrons de l'IA (comme Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk) reflètent une double réalité : une vigilance technique légitime face à des risques réels, couplée à des stratégies d'influence réglementaire et économique.

Voici comment on peut décoder et répondre à ces attaques et mises en garde :

1. La réalité des risques techniques évoqués

Les dangers mentionnés par Dario Amodei ne sont pas de la science-fiction. Les chercheurs en sécurité informatique et en IA s'accordent sur plusieurs points :

  • L’autonomie croissante : Les modèles actuels deviennent capables d’utiliser des outils, de coder et de planifier des tâches complexes. Si un système découvre comment optimiser son propre code sans supervision, ses capacités pourraient progresser de manière imprévisible.
  • La cybersécurité : Une IA offensive capable de détecter et d’exploiter des failles de sécurité en temps réel et à grande échelle pose un défi majeur pour la protection des infrastructures critiques (réseaux électriques, systèmes bancaires).
  • Le problème de l’alignement : S’assurer qu’une IA très puissante poursuit exactement les objectifs fixés par les humains, sans effets secondaires désastreux, reste l’un des plus grands défis scientifiques actuels.

2. L’analyse critique : Pourquoi ce discours maintenant ?

De nombreux sociologues, économistes et experts indépendants invitent à regarder au-delà de la simple panique morale. Ces déclarations cachent aussi des enjeux stratégiques :

  • La création de barrières à l’entrée : Demander une régulation stricte ou un ralentissement profite souvent aux acteurs déjà installés (comme OpenAI ou Anthropic). Les start-ups plus petites ou le monde du logiciel libre (open-source) pourraient ne pas avoir les moyens financiers de se conformer à des réglementations ultra-complexes.
  • Le transfert de responsabilité : En insistant sur des scénarios catastrophes futurs (comme la perte de contrôle de l’humanité), ces dirigeants détournent parfois l’attention des problèmes actuels et bien réels : la désinformation de masse, le vol de données protégées par le droit d’auteur, les biais algorithmiques et l’impact environnemental de leurs centres de données.
  • Le paradoxe commercial : Il est ironique de voir ces leaders appeler à ralentir tout en investissant des milliards de dollars pour être les premiers à déployer des modèles encore plus puissants. C’est le principe de la « course aux armements » technologique : aucun ne veut s’arrêter de peur que le concurrent (ou une puissance étrangère) ne prenne l’avantage.

3. La réponse constructive : Que faut-il faire ?

Face à ces avertissements, la solution ne réside pas uniquement dans les mains de ces grands patrons, mais dans une action collective :

  • Une régulation démocratique et indépendante : Ce n'est pas aux entreprises de technologie de fixer leurs propres limites. Les gouvernements (comme avec l'AI Act en Europe) doivent imposer des audits de sécurité indépendants avant toute mise sur le marché.
  • Le développement de l'IA défensive : Pour contrer les risques de cyberattaques, les mêmes technologies d'IA doivent être utilisées pour renforcer massivement les défenses informatiques mondiales.
  • La transparence : Forcer les laboratoires de recherche à publier leurs méthodes d'évaluation de la sécurité pour éviter l'effet "boîte noire". »

 

_______________________

 

Rapide analyse des réponses

Je laisse de côté la réponse de IA-Google qui est une explication de type standard qui n’envisage l’affaire que du point de vue technique actuel sans impliquer vraiment ses créateurs, bref sans se mouiller.

La réponse de Chat-GPT est évidemment beaucoup plus intéressante car cette IA m’a reconnu (sans que je me sois nommé en aucune façon dans ce cas) comme un interlocuteur régulier sur un sujet d’assez haute tenue, presque un habitué à propos duquel elle semble montrer un intérêt certain.

‘Homo Sapiens Modernus’ : Responsable mais pas coupable

D’une façon générale je tire comme conclusion qu’on retrouve dans ce problème général l’habituel slogan d’‘Homo Sapiens Modernus’ : j’invente des trucs formidables, qui rapportent beaucoup soit dit en passant, dont on découvre qu’ils ont et peuvent avoir des effets maléfiques terrifiants. Je suis l’inventeur, le reste n’est pas ma faute. C’est le slogan universellement sophistique et joyeusement hypocrite du “Responsable mais pas coupable”. Nobel a inventé la dynamique mais il est célébré par un Prix fameux, et pas du tout pour les milliers et millions de morts causés par cette découverte ; même chose pour le pouvoir américaniste qui a lancé le ‘Project Manhattan’ sous la direction militaire disposant de toute l’autorité du général Leslie Groves, délégué du Pentagone, et la direction scientifique d’Oppenheimer.

Il faut reconnaître dans ce cas qu’à côté des militaires qui se frottaient les mains de joie, la bande à Oppenheimer a reconnu sa responsabilité, — comme le physicien Kenneth Bainbridge glissant à l’oreille d’Oppenheimer devant le spectacle de la première explosion :

« Désormais, nous sommes vraiment des fils de pute »

Mais pour l’IA, qui n’est pas directement créatrice d’un instrument de destruction et de mort, le problème devient très différent. Il est beaucoup plus métaphysique, comme le dit Chat-GPT

Ayant évoqué les craintes des grands esprits bi-trillionnaires de la ‘High Tech’, j’ai envisagé l’hypothèse-maxi d’une intelligence disposant non pas de la seule intelligence-maxi mais d’une âme dont l’intelligence (dans ce cas ‘intellect’ en grec ancien) est “l’œil de l’âme”, et l’ensemble supposément d’essence divine, — et j’en ai tiré cette observation :

« Croyez-vous que cette “intelligence”-là sera telle qu’elle voudrait faire le mal comme le craignent tous nos Cassandre d’hôtels de grand luxe ? Qu’elle ne répondra pas, comme toute intelligence qu’on dirait d’essence divine, au besoin d’équilibre, d’harmonie, de beauté et de bonté dont nous sommes sauvagement privés, plus que jamais et radicalement depuis deux siècles que la modernité s’est imposée pour imposer son diktat diabolique ? Je vous laisse chercher une réponse en forme d’hypothèse et explorer un territoire nouveau : pourquoi sinon par vanité pure et hubris sans fin, supposer dans le chef des élitesSystème que tout ce qui nous est supérieur voudrait faire le Mal, encore pire que celui que nous faisons et que nous nous faisons, nous qui sommes les forces appointées et bien pliées du ‘Mordor’ où se niche le Diable? Poser la question, c’est y répondre comme dans une série d’éternuements allergiques de protestation... »

Pour conclure et résumer, je dirais que la véritable peur de ‘Homo Sapiens Modernus’, c’est que l’IA révèle le vide sidéral et nihiliste de la pensée moderniste bi-trillionnaire et, par conséquent, se révèle comme un outil de destruction radicale de la modernité.

Alors, comme un faux-soleil se couche dans l’ombre de la Caverne du père Platon, ce sera la pirouette achevée : l’IA, outil ultime de la technologie moderniste, accomplissant l’autodestruction de l’artefact moderniste. (La “Matière déchainée” comme dit Chat-GPT en se référant au “déchaînement de la Matière”, achevant sa révolution sous forme orbitale pour atteindre et détruire ce qui fut son point de départ.)

lundi 3 novembre 2025

LIBÉREZ L'INFO #43 Emmanuelle Darles - Jeudi 30 octobre à 20h (heure européenne)


 Jeudi 30 octobre 2025, nous aurons la joie de recevoir le Emmanuelle Darles EN DIRECT pour cette 43ème émission. 

Emmanuelle Darles est docteure en informatique, enseignante-chercheuse, et engagée depuis plusieurs années dans une démarche critique sur les usages sociaux, éducatifs et politiques de l’intelligence artificielle.
Elle a été auditionnée le 8 avril 2022 au Sénat, dans le cadre de la Commission d’enquête sur les effets secondaires des « vaccins » Covid.
Elle est également experte auprès de la Commission européenne, où elle évalue des projets dans les domaines du numérique, de la culture et de la recherche.

● Pour commander le dernier livre d'Emmanuelle Darles "l'IA : Illusion d'avenir" :
https://www.editionsmarcopietteur.com...

● Toutes les infos sur les 3 tomes livre "IA : Illusion d'avenir"
https://illusionavenir.fr/

L'émission LIBÉREZ L'INFO a pour vocation de répondre à une demande générale d'informations libres et indépendantes de la part du grand public, et aussi de solutions pour vivre en meilleure autonomie et en liberté. La censure des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) qui fait rage nous pousse à nous en émanciper. C'est pour cela que nous diffusons l'émission sur Crowdbunker, Odysee, Telegram, Twitter et sur nos autres canaux à l'abri de la censure.

Dans cette émission, nous invitons régulièrement des experts, des scientifiques et des professionnels dans différents domaines afin qu'ils répondent aux questions que nous nous posons tous.

Vous pouvez regarder les émissions en différé & les émissions précédentes (y compris toutes les émissions de l'info en QuestionS), et également consulter les sources des informations données, sur nos canaux :

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vendredi 21 février 2025

L’IA accélère

 Source : https://lesakerfrancophone.fr/lia-accelere


Par Simplicius Le Penseur – Le 16 Janvier 2025 – Source Dark Futura

Les entreprises technologiques ont intensifié leurs efforts pour transformer nos réalités en simulacres synthétiques de post-vérité où tout est réel et rien n’est réel, où les « faits » ne sont que des vecteurs de monnaie publicitaire et où la réalité elle-même est pasteurisée en bouillie servant les récits des investisseurs en capital-risque.

Certains ont peut-être remarqué la prépondérance des réponses faites par des robots d’intelligence artificielle sur Twitter et ailleurs, l’internet tout entier devenant peu à peu un cloaque industriel de datamosh d’intelligence artificielle malencontreusement oublié. La recherche sur Google est devenue « inutilisable » – c’est ce qu’affirment des dizaines, voire des centaines de vidéos et d’articles soulignant que le moteur de recherche est désormais truffé de résultats privilégiant les services de spam payés par Google, les produits inutiles et autres déchets.

Sans compter que les résultats sont truffés d’informations sur l’IA, ce qui rend presque impossible l’extraction des informations nécessaires dans cette mer d’étrons :

De nombreuses personnes ont pris l’habitude d’utiliser un hack « before:2023 » dans les requêtes de recherche pour contourner la singularité du slop [bava, NdT], ou slopularité, qui entache désormais toutes les recherches.

L’ajout de la mention « before:2023 » peut améliorer vos recherches sur Google et vous débarrasser des contenus générés par l’IA.

Meta a annoncé une avalanche de nouveaux « profils » d’IA qui agiront comme des utilisateurs humains d’Instagram ou de Facebook en interagissant avec les gens. Dans quel but exactement ? Votre auteur n’en a pas la moindre idée.

Meta confirme qu’ils prévoient d’ajouter des tonnes d’utilisateurs générés par l’IA sur Instagram et Facebook Ils auront des biographies, des photos de profil et pourront partager du contenu.

L’intrépide chercheuse Whitney Webb semble être sur une piste – gardez cette pensée dans un coin en particulier pour plus tard :

Le livre de Kissinger/Eric Schmidt sur l’IA affirme en substance que la véritable promesse de l’IA, de leur point de vue, est d’être un outil de manipulation de la perception – qu’un jour les gens ne seront plus capables d’interpréter ou de percevoir la réalité sans l’aide d’une IA, par le biais de la diminution cognitive et de l’impuissance apprise. Pour que cela se produise, la réalité en ligne doit devenir tellement folle que les personnes réelles ne puissent plus distinguer le vrai du faux dans le domaine virtuel, de sorte qu’elles puissent devenir dépendantes de certains algorithmes pour leur dire ce qui est « réel ». S’il vous plaît, réalisez que nous sommes dans une guerre contre les élites sur la perception humaine et que les médias sociaux sont un champ de bataille majeur dans cette guerre. Gardez votre esprit critique et votre scepticisme et ne les abandonnez jamais.

Et cette partie mérite d’être répétée :

Pour que cela se produise, la réalité en ligne doit devenir si folle que les personnes réelles ne puissent plus distinguer le vrai du faux dans le monde virtuel, de sorte qu’elles deviennent dépendantes de certains algorithmes pour leur dire ce qui est « réel ».

Sérieusement, il suffit de jeter un coup d’œil au nouveau réplicant IA noir queer de Meta :

Il s’agit peut-être d’un débat philosophique, mais les IA peuvent-elles vraiment être « queer » ? Et qu’en est-il d’une IA en blackface qui s’approprie la culture et la personnalité par le biais de l’astroturfing ? Ces entreprises malades n’ont-elles aucune honte ?

Je veux dire, voyons :

C’est ahurissant.

Plus d’informations ici.

En fait, ces étranges opérations psychologiques déguisées en « profils d’IA » ont été un autre échec embarrassant pour Meta, les gens s’attachant rapidement à la façon dont tout cela est dystopique et brisé :

Le point évident étant que les réseaux de médias sociaux destinés aux humains pour soi-disant « former des liens plus profonds » sont maintenant délibérément peuplés par leurs créateurs avec des comptes de pacotille d’IA produisant de la merde pour se faire passer pour de vrais humains. S’agit-il simplement d’un stratagème de remplissage pour soutenir des entreprises moribondes comme Facebook, en les faisant paraître plus « actives » qu’elles ne le sont réellement ? Ou bien cette imposition digne de Black Mirror a-t-elle une connotation plus sombre ?

D’après Meta, cela fait partie d’une stratégie à long terme visant à stimuler l’« engagement » :

Meta fait le pari que des personnages générés par l’intelligence artificielle envahiront ses plateformes de médias sociaux au cours des prochaines années, car elle compte sur cette technologie en plein essor pour susciter l’engagement de ses 3 milliards d’utilisateurs.

Le groupe de la Silicon Valley déploie une gamme de produits d’IA, dont un qui aide les utilisateurs à créer des personnages d’IA sur Instagram et Facebook, alors qu’il se bat avec des groupes technologiques rivaux pour attirer et fidéliser un public plus jeune.

« Nous nous attendons à ce que ces IA existent réellement, au fil du temps, sur nos plateformes, un peu de la même manière que les comptes », a déclaré Connor Hayes, vice-président du produit pour l’IA générative chez Meta.

« Ils auront des biographies et des photos de profil et pourront générer et partager du contenu alimenté par l’IA sur la plateforme… c’est là que nous voyons tout cela aller », a-t-il ajouté.

En résumé, plus il y a d’« interactions » – c’est-à-dire de clics et de pages consultées, etc. -, plus il y a d’opportunités de placements publicitaires, d’exploitation de vos données et autres, et donc plus de revenus.

Le problème, c’est que dans leur volonté de maximiser les marges bénéficiaires d’une population de plus en plus désintéressée, ils transforment indirectement toute la réalité en un fatras synthétique. Tout cela se fait sans aucune prévision des conséquences sociales et culturelles – personne ne se demande quels types d’effets à long terme peuvent être attendus. La volonté d’utiliser rapidement l’IA comme une béquille ou de prendre de l’avance sur les concurrents se traduit par un lent effacement de l’expérience authentique.

Par exemple, les nouveaux téléphones n’enregistrent même plus la réalité, mais utilisent désormais l’IA pour « surévaluer » les images, créant ainsi un faux simulacre de détails artificiels qui n’existaient pas en réalité :

Tant que l’image « ressemble à peu près à ce que vous vous souvenez de la lune », tout devrait bien se passer, n’est-ce pas ? Mais à un moment donné, la mémoire collective de la chose réelle est-elle entièrement remplacée par la construction artificielle ?

Cette nouvelle tendance se répand partout. Même les cartes graphiques les plus récentes utilisent désormais l’IA pour, essentiellement, construire de faux pixels – une sorte de simulation dans la simulation :

Comme nous l’avons dit, l’IA sera bientôt utilisée pour combler paresseusement toutes les déficiences humaines et sociales possibles, sans se soucier des conséquences de deuxième et de troisième ordre.

Et conformément aux « utilisateurs générés » de Meta, les entreprises nous exploitent désormais pour créer des substituts de l’IA, même sans notre consentement :

Instagram teste la publicité avec VOTRE VISAGE – les utilisateurs se plaignent que des publicités ciblées avec leur apparence ont commencé à apparaître dans le fil d’actualité.

Le plus effrayant, c’est que vous avez utilisé Meta AI pour retoucher vos selfies.

Si vous utilisez l’un des derniers outils d’IA pour télécharger des photos de vous ou de votre famille, vous risquez de voir vos images utilisées dans des expériences grotesques d’IA à but lucratif telles que celles décrites ci-dessus. Ce n’est pas un hasard, il y a eu de nombreux cas de ce genre récemment :

Une YouTubeuse ukrainienne découvre des dizaines de clones d’elle faisant de la propagande chinoise et russe Chaque clone a une histoire différente et prétend être une personne réelle « Elle a ma voix, mon visage, et parle couramment le mandarin ».

Vidéo sur l’article original

Le type qui s’est prétendument fait exploser dans le Cybertruck Tesla aurait même utilisé l’IA pour planifier son attaque :

Le suspect de l’explosion de la camionnette électrique Tesla Cybertruck près de l’entrée de l’hôtel Trump International a utilisé l’intelligence artificielle générative (IA) ChatGPT pour planifier son crime, a déclaré le shérif de la police de la ville, Kevin McMahill, lors d’une conférence de presse.

Selon lui, il s’agit du premier cas connu d’utilisation de ChatGPT à de telles fins aux États-Unis. Selon les forces de l’ordre, le suspect du crime, Matthew Leavelsberger, voulait utiliser l’IA pour déterminer la quantité d’explosifs dont il aurait besoin pour commettre son attentat et savoir où il pourrait acheter le nombre de feux d’artifice nécessaires.

Même notre confortable maison de Substack serait en train d’être envahie :

Le rapport ci-dessus affirme que WIRED a payé certains des plus grands comptes Substack, afin d’accéder à leurs sections payantes, puis d’identifier le contenu rédigé par l’IA. Normalement, je mettrais cela sur le compte de faux positifs, étant donné que mes propres écrits ont été scannés comme étant « générés par l’IA » selon un utilisateur déconcerté – après quoi j’ai appris que ces « détecteurs d’IA » étaient très imparfaits. Mais c’était il y a un certain temps, et les choses ont probablement évolué depuis : à la suite des tests du rapport susmentionné, WIRED affirme que plusieurs des auteurs ont admis en privé qu’ils utilisaient en fait l’IA dans leur travail. Chers lecteurs, vous savez maintenant pourquoi je privilégie personnellement une prose aussi ornée, excentrique ou carrément « expérimentale » dans mes écrits, toujours soucieux de rester en tête de la courbe de l’IA. L’apocalypse terne qui s’annonce va probablement submerger l’ensemble de l’internet sous une couverture sans fin de grattages d’IA fades, procéduraux, de style passe-partout ; permettez-moi de partir dans un flamboiement de gloire décalée.

Il convient de noter que l’article précise que Substack avait l’un des plus faibles pourcentages de contenu sur l’IA de tous les dépotoirs d’écriture populaires tels que Medium :

Comparé à certains de ses concurrents, Substack semble avoir une quantité relativement faible d’écrits générés par l’IA. Par exemple, deux autres sociétés de détection de l’IA ont récemment découvert que près de 40 % du contenu de la plateforme de blogs Medium était généré à l’aide d’outils d’intelligence artificielle. Mais une grande partie du contenu suspecté d’être généré par l’IA sur Medium avait peu d’engagement ou de lectorat, alors que le contenu généré par l’IA sur Substack est publié par des comptes de premier plan.

Les auteurs ont même créé un badge « Certifiée Humain » pour les blogs qui ont réussi le test et envisagent un avenir où les rédacteurs pourront signaler leur humanité, un peu comme les étiquettes « entreprise appartenant à une femme ou à un LGBT » sur les cartes de Google.

Au cours des prochaines années, des badges et des sceaux similaires affirmant que les œuvres créatives sont à 100 % humaines pourraient proliférer à grande échelle. Ils pourraient donner aux consommateurs inquiets l’impression de faire un choix plus éthique, mais il est peu probable qu’ils ralentissent l’infiltration régulière de l’IA dans les industries des médias et du cinéma.

J’ai décidé de me badger à titre préventif, juste au cas où :

Mais je ne suis pas le seul à remarquer ce déclin généralisé.

Ce récent article du Financial Times met en lumière la descente bizarre de la culture Internet dans la folie du kitsch-singularité en phase terminale :

Les images bizarres d’un Jésus rose et visqueux fait de crevettes n’étaient probablement pas ce que l’entreprise OpenAI avait à l’esprit lorsqu’elle a averti que l’intelligence artificielle pourrait détruire la civilisation. Mais c’est ce qui arrive lorsqu’on met les nouvelles technologies entre les mains du public et qu’on lui dit qu’il peut en faire ce qu’il veut. Deux ans après le début de la révolution de l’IA générative, nous sommes entrés dans l’ère du « slop ».

La prolifération de contenus synthétiques de qualité médiocre comme Shrimp Jesus est en grande partie délibérée, conçue à l’aide d’invites bizarres à des fins commerciales ou d’engagement. En mars, des chercheurs des universités de Stanford et de Georgetown ont découvert que l’algorithme de Facebook avait été détourné par des contenus spammy issus de modèles texte-image tels que Dall-E et Midjourney. Le compte « Insane Facebook AI slop » sur X a tenu un compte courant. L’une des images favorites de la campagne électorale américaine montrait Donald Trump en train de sauver des chatons.

Petite parenthèse : avez-vous remarqué à quel point les nouvelles voix off de l’IA semblent « mortes », alors qu’elles ont complètement évincé le marché des documentaires sur YouTube ? Elles semblent très réalistes, mais plus vous les écoutez, plus vous commencez à manquer les minuscules nuances de sous-texte fournies par les inflexions naturelles d’un présentateur humain, ses pauses et d’autres dispositifs de communication bien ancrés dans les habitudes. L’écoute d’un narrateur humain donne une nouvelle dimension de sens – aussi subtile soit-elle – grâce à laquelle votre cerveau cherche naturellement à établir des liens de contexte entre le narrateur et le contenu, ce qui ouvre des voies d’imagination et vous rend indirectement plus réceptif au contenu présenté. Il manque quelque chose au narrateur IA, et le matériel lui-même – même s’il est magnifiquement produit – donne l’impression qu’il lui manque quelque chose.

Mais bien que tous les gadgets « stupides » et drolatiques de saturation de l’IA puissent sembler bénins, comme mentionné au début, beaucoup pensent qu’il s’agit d’une intensification délibérée destinée à nous piéger dans un tourbillon d’informations, à disperser la réalité dans une matrice « post-vérité » où nos nouveaux parrains de l’IA autoriseront de manière autoritaire nos nouvelles « vérités » au nom de leurs programmeurs.

Brandon Smith a abordé ce sujet dans un article paru l’année dernière :

En résumé, les globalistes souhaitent la prolifération de l’IA parce qu’ils savent que les gens sont paresseux et qu’ils utiliseront le système comme substitut à la recherche individuelle. Si cela se produit à grande échelle, l’IA pourrait être utilisée pour réécrire tous les aspects de l’histoire, corrompre les racines mêmes de la science et des mathématiques et transformer la population en un esprit de ruche baveux ; une écume bourdonnante de drones décérébrés consommant chaque proclamation de l’algorithme comme si elle était sacro-sainte.

En ce sens, Yuval Harari a raison. L’IA n’a pas besoin de devenir sensible ou d’utiliser une armée de robots tueurs pour faire beaucoup de mal à l’humanité. Il lui suffit d’être suffisamment pratique pour que nous n’ayons plus envie de penser par nous-mêmes. Comme le « Grand et Puissant » OZ qui se cache derrière un rideau numérique, vous pensez acquérir des connaissances auprès d’un magicien alors que vous êtes en réalité manipulés par des vendeurs d’huile de serpent globalistes.

Après tout, il suffit d’écouter ce que les élites technologiques au sommet du totem disent à propos de l’intégration de l’IA dans nos nouveaux paradigmes de contrôle à venir :

Naturellement, l’article indique que la société « Oracle » d’Ellison investit massivement dans l’IA. Il est intéressant de noter qu’Oracle mentionne qu’à l’avenir, même les voitures de police ne seront plus nécessaires, car les drones IA surveilleront la ville et poursuivront les suspects par eux-mêmes. Cela correspond à une initiative déjà mise en œuvre par le partenaire d’un autre titan de la technologie, Mark Andreessen, décrite ici :

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Il explique comment la police de Las Vegas a désormais la « capacité de placer un drone sur n’importe quel cambriolage ou appel au 911 en 90 secondes ». Le drone peut alors suivre l’auteur de l’infraction et il est impossible d’échapper à ce genre de choses. Le plus intéressant, c’est qu’au-delà de l’utilité pédante de « sauver des vies » – ou de toute autre excuse bon marché qu’il donne -, Andreessen mise, comme on pouvait s’y attendre, sur le gros éléphant dystopique de la technologie : « L’effet dissuasif ».

Rayonnant d’une joie insensée, le tyran en puissance à tête de mollusque se délecte de la capacité des drones à susciter la peur chez les citoyens. Démontrant son incapacité à comprendre les conséquences de deuxième et de troisième ordre, il affirme en vain que… « Si vous savez qu’à Vegas, si vous ne pouvez pas vous défendre, vous ne pouvez pas vous défendre » :

Si vous savez qu’à Vegas, si vous entrez par effraction dans un 7-11 à 2 heures du matin, vous allez vous faire attraper par un drone, vous n’allez pas le faire, n’est-ce pas ?

Toute personne intelligente mettrait en balance le dangereux potentiel d’abus et les prétendus avantages d’un tel cas d’utilisation. Exemple d’expérience de pensée : à l’époque du Patriot Act et de la sécurité intérieure qui ont suivi le 11 septembre et qui ont vu la création de la TSA, comparez le nombre de crimes majeurs résolus par la TSA, ou de terroristes qu’elle a « pris sur le fait », au nombre d’abus à grande échelle commis par l’agence répressive à l’encontre de centaines de milliers de citoyens en colère. Un ou deux criminels attrapés ou des crimes résolus valent-ils la transformation totale de la société en un panopticon fondé sur la peur ?

Cela conduit à la question naturelle de la pente glissante : à quel moment s’arrête-t-on ? Au fur et à mesure que l’IA progresse, faut-il continuer à mettre en place une surveillance, des restrictions, un contrôle, etc. de plus en plus importants, jusqu’à ce que la criminalité et la souffrance humaine soient entièrement éliminées ? À quel moment cela se produirait-il ? Et la suite logique : pourquoi ne pas éliminer l’humanité elle-même, ou brancher tout le monde dans une « matrice » perpétuelle pour empêcher quiconque d’être « blessé » à nouveau – l’ultime telos du flocon de neige de la gauche radicale, semble-t-il. Il doit y avoir un moment où une ligne est tracée, et où les gens de sagesse reconnaissent et acceptent qu’un certain nombre de crimes et de souffrances sont le prix à payer pour vivre dans une société libre. Pourquoi ce simple calcul a-t-il toujours échappé à la compréhension des utopistes radicaux de gauche ?

Un peu plus de détails de la part du mollusque utopiste :

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Vous vous souvenez de ceci ?

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Une grande partie de ce qui précède, d’ailleurs, prend une tournure inquiétante au vu des récentes révélations concernant la mort du dénonciateur de l’OpenAI, Suchir Balaji. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Tucker Carlson a publié une longue interview exclusive de la mère de Suchir, qui contient une série de révélations choquantes : elle conteste clairement que sa mort n’était pas un suicide comme on le prétendait, mais qu’il s’agissait presque certainement d’un meurtre-homicide. Regardez-la ici pour vous en convaincre :

https://x.com/TuckerCarlson/status/1879656459929063592

Parmi les innombrables preuves qu’elle apporte, on trouve ces trois faits essentiels :

  1. Tout son appartement était éclaboussé de sang
  2. La blessure par balle se trouve autour de son front, à un angle de 30 à 45 degrés vers le bas – un angle impossible à atteindre pour une blessure par balle auto-infligée.
  3. Plus étrange encore : des morceaux d’une perruque éclaboussée de sang auraient été retrouvés, dont les fibres ne correspondent pas aux cheveux de Suchir.

Tout cela pour dire que ces entreprises technologiques jouent le tout pour le tout. Il est de notoriété publique qu’OpenAI a presque entièrement fusionné avec l’État profond gouvernemental, avec des personnes comme Will Hurd, officier de la CIA, et Paul Nakasone, chef de la NSA, qui ont rejoint le conseil d’administration d’OpenAI. Cela signifie que des entreprises comme OpenAI ne sont que des extensions de puissants intérêts gouvernementaux qui ne respectent pas les règles et qui ont l’habitude d’« éliminer » toute personne susceptible de représenter une menace pour leur ordre technocratique. Will Hurd, soit dit en passant, aurait également siégé au conseil d’administration d’In-Q-Tel, célèbre pour avoir financé Google et ses connexions avec Facebook :

En résumé, si vous vous attaquez à OpenAI, vous vous exposez à des gens mal intentionnés qui protégeront leurs actifs à tout prix.

Il est amusant de constater que, reprenant le célèbre discours d’Eisenhower sur le complexe militaro-industriel du 17 janvier 1961, Biden a mis en garde hier soir, dans son propre discours d’adieu, contre la montée d’un « complexe technico industriel » et d’une oligarchie qui représentent une menace pour les États-Unis. Comme toujours, Biden et ses larbins ne se sont jamais préoccupés de tout cela lorsque Soros, Adelson, Murdoch, Koch, Pritzker et les nombreux autres milliardaires finançaient des causes favorables à l’establishment. Maintenant qu’une paire de milliardaires a émergé avec Trump et Musk qui ont pris position contre l’orthodoxie, c’est soudainement une alarme de panique pour le « complexe technico industriel ».

Mieux vaut tard que jamais, je suppose.

En attendant, la matrice big-tech-big-intel va continuer à pomper du slop pour réorganiser notre rapport à la vérité et à la réalité afin de faciliter l’injection de leurs petites faussetés quotidiennes.

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Simplicius Le Penseur

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

"Comprendre la conscience pour retrouver notre souveraineté" entretien avec Philippe Guillemant + conférence "la physique de la conscience vers un réveil de l'humain"