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mardi 7 octobre 2025

Etat de décomposition des USA : RapSit-USA2025 : CivilWarII, ­ mais bouffe...

 Source : https://www.dedefensa.org/article/rapsit-usa2025-civilwarii-mais-bouffe

Pour démarrer son texte, par ailleurs remarquablement développé et écrit avec élégance (excellente traduction française chez (‘UNZ.com’), Steve Barrett commence par une citation célèbre qui s’applique effectivement fort bien à la situation américaniste, – cette tragédie-bouffe avec d’inévitables accents hollywoodiens. Certes, écrit-il,

« Karl Marx a dit avec justesse que l'histoire se répète, d'abord sous forme de tragédie, puis de farce. Et si la Première Guerre de Sécession américaine fut tragique, celle qui se prépare actuellement est une farce... »

Il n’empêche, c’est bien une guerre civile qui se prépare, à partir de l’assassinat extraordinairement complexe et insaisissable, même par les complotistes les plus imaginatifs, de Charlie Kirk. Combien en Europe, et dans ces lignes également, ont accordé cette attention presque eschatologique, comme il est ressenti en Amérique, à l’assassinat de cet “influenceur” sans grande envergure et à l’immense influence ? Combien ont mesuré la précipitation presque paniqué de Netanyahou venu nous dire dans les heures qui suivirent, pour nous répéter encore et encore : “Ce n’est pas nous ! Ce n’est pas nous !”.

« Et le dirigeant du pays qui assassine bien plus de journalistes que toutes les autres nations du monde réunies, un certain Benjamin Netanyahou, fut tout aussi bâclé dans ses réactions étranges à la fusillade de Kirk. Quelques minutes seulement après la fusillade, Netanyahou a publié son message de condoléances, apparemment sans prendre le temps de le vérifier comme le sont habituellement les messages officiels, suggérant une connaissance préalable de l'événement. Il a ensuite poursuivi cette apparente erreur par une série de vidéos affirmant avec colère que lui et sa nation n'avaient pas tué Charlie Kirk. Dans ces vidéos, Netanyahou, telle Lady Macbeth dans la pièce de Shakespeare, semble “protester trop”. »

Bennett fait un parallèle entre la Guerre de Sécession et cette ‘CivilWar-II’ qui se prépare ; notamment, il fait un équivalent entre le raid sanglant en 1859 de Harpers Ferry par l’antiesclavagiste John Brown, capturé et exécuté aussitôt après, et l’assassinat de Charlie Kirk. Le raid de John Brown terrifia les Sudistes et leur fit conclure qu’il n’y avait plus qu’une chose à faire : proclamer la sécession qui déclencherait la guerre. L’assassinat De Kirk n’a aucun rapport opérationnel ni socvial avec Harper Ferry, et les circonstances sont aussi bouffes que tragiques quand on réalise le nombre de théories rocambolesques qui ont été développées, mais Barrett parle de l’état d’esprit et de la division de la nation, – et là, il y a la similitude de la haine inexpiable, des deux côtés.

Cette haine atteint aujourd’hui des sommets d’une situation qui était déjà un paroxysme constant. On a pu le constater avec les réactions à la mort de Kirk. Aujourd’hui, c’est le dur chemin vers les législatives dans treize mois et la querelle en plein développement sur la militarisation de la répression contre le crime dans les villes tenues par les démocrates, transformés en un “parti du chaos”. Quelques exemples et signes...

•  La querelle sur les villes acquise à une municipalité démocrate (Los Angeles, New York, Chicago, San Francisco, etc.) s’intensifie. Trump se prépare à envoyer non plus la Garde Nationale mais des unités fédérales et des unités militaires pour lutter contre la criminalité qui profite du chaos de législations laxistes des démocrates. Il menace d’activer le ‘Insurection Act’, qui lui donne le droit d’utiliser la force.

• Diverses villes démocrates prennent des mesures légales contre les forces déployées par Trump, qui par des plaintes, qui plus violemment par des déploiement de forces sous leur juridiction contre les forces fédérales.

• Une dizaine d’États du Nord, très proches du Canada, voient leurs tendances constantes à une sécession et un rattachement au voisin du Nord fortement renforcées.

• Le tourisme s’effondre aux USA (de 30% à 40%). Le spectacle est extraordinaire de quelques-uns des plus grands aéroports des USA complètement déserts !

• Un nouvel attorney général démocrate de Virginie a affirmé en plaisantant un petit peu, pas trop, qu’il mettrait bien deux balles dans la tête de son adversaire républicain.

Bref, lisez l’article de Barrett, long et extrêmement bien documenté. Il vous éclairera sur une situation dont on parle fort peu, et qui est en train de désintégrer l’Amérique.

 

« Kirk, prélude à la guerre civile américaine ?

« Le raid de John Brown à Harpers Ferry, en Virginie, en 1859, puis son arrestation et son exécution préparèrent le terrain pour la Première Guerre de Sécession. Brown, militant chrétien antiesclavagiste, attaqua une armurerie fédérale, s'empara d'armes et tenta d'inciter à une révolte d'esclaves. La violence de son raid (sept morts et dix blessés), suivi de son exécution, choqua et radicalisa les camps pro-esclavagistes et antiesclavagistes. Seize mois après la pendaison de Brown, le Nord et le Sud étaient officiellement en guerre.

La Première Guerre de Sécession américaine a eu une dimension indéniablement tragique. Elle a vu la participation de grands dirigeants comme Abraham Lincoln et Robert E. Lee, et a été menée pour des causes nobles : mettre fin à l’esclavage d’un côté, préserver les droits des États de l’autre, et, en fin de compte, forger l’avenir politique de l’Amérique du Nord – un avenir au potentiel apparemment illimité, un avenir dont la trajectoire semblait promise à une ascension fulgurante.

Karl Marx a dit avec justesse que l'histoire se répète, d'abord sous forme de tragédie, puis de farce. Et si la Première Guerre de Sécession américaine fut tragique, celle qui se prépare actuellement est une farce. Les dirigeants des deux camps – l'imbécile Donald Trump, l'endormi Joe Biden, la loufoque Kamala Harris – sont des clowns génocidaires dépourvus d'un gramme de sérieux. Et le martyr Charlie Kirk, l'animateur et militant républicain dont le martyre rappelle vaguement celui de Brown, était peut-être destiné à ce qui est aujourd'hui considéré comme de la grandeur – il se serait probablement présenté à la présidence, peut-être dès 2028 – mais n'aurait jamais pu dissimuler son trait dominant : la médiocrité.

Le coup de feu qui a abattu Charlie Kirk, quel qu'en soit l'auteur, a déclenché une vague d'émotion cataclysmique au sein de la droite politique pro-Trump. Les dénonciations hystériques de tous ceux qui n'ont pas participé à leurs éloges ont été rapidement suivies d'appels à réduire au silence ceux perçus comme des « ennemis de Charlie ». Des dizaines d'Américains ordinaires ont été licenciés pour avoir publié des commentaires irrévérencieux sur les réseaux sociaux, suite à la chasse aux sorcières numérique lancée par des fanatiques d'extrême droite, tandis que des figures des médias grand public comme Matthew Dowd, Karen Attiah et Jimmy Kimmel ont également été licenciées ou déplatesformées.

Bien que Kirk ne soit pas John Brown et Trump Abe Lincoln, le parallèle Kirk-Brown mérite d'être exploré. Les deux affaires ont radicalisé les Rouges comme les Bleus en créant des martyrs héroïques et des méchants de bande dessinée. Pour les Rouges, les victimes du raid de John Brown à l'époque, et de la fusillade de Charlie Kirk aujourd'hui, sont des martyrs héroïques, tandis que John Brown, « radical fou amoureux des nègres », et Tyler Robinson, « radical fou amoureux des trans », sont des méchants de bande dessinée.

Il faut bien admettre que les Bleus étaient bien plus enflammés par John Brown en 1859 que par Tyler Robinson en 2025. La tentative de Brown de libérer les esclaves était sincèrement soutenue par une minorité substantielle du camp antiesclavagiste, même si la majorité la déplorait. En revanche, rares sont les Blues d'aujourd'hui qui ont exprimé un soutien sans réserve au meurtre présumé de Charlie Kirk par Tyler Robinson.

En effet, l'effet principal des affaires John Brown et Charlie Kirk fut de radicaliser les Rouges, et non les Bleus. En 1859, les dirigeants esclavagistes du Sud furent horrifiés par le carnage provoqué par le raid de Brown, tout aussi horrifiés par la poignée de voix radicales qui le soutenaient, et terrifiés à l'idée que les Bleus les pourchassent et détruisent leur mode de vie. Se sentant poussés à bout, les dirigeants sudistes furent poussés à faire sécession de l'Union.

Les Rouges d'aujourd'hui ont également le sentiment que leur mode de vie est menacé. À l'instar des Blancs du Sud de 1859, effrayés par la population sans cesse croissante de quatre millions de Noirs réduits en esclavage (soit 33% de la population du Sud), les conservateurs blancs racistes d'aujourd'hui craignent que l'immigration ne les réduise bientôt à une minorité dans leur propre pays. De plus, les progrès technologiques, la destruction délibérée des emplois ouvriers et l'effondrement des valeurs familiales fondées sur la religion (et, avec elles, de la famille procréatrice) se sont combinés pour rendre les États-Unis d'aujourd'hui presque méconnaissables pour ceux qui se souviennent de ce qu'était l'Amérique avant la révolution sexuelle, la délocalisation de l'industrie, l'immigration de masse et la prolifération d'idéologies féministes, pro-déviances sexuelles et pro-minorités, les ont transformés en quelque chose d'aussi méconnaissable que déplaisant.

Les Rouges d'aujourd'hui, comme ceux de 1859, se sentent acculés au pied du mur. La violence spectaculaire de l'affaire Charlie Kirk, comme celle de John Brown avant elle, pourrait les pousser à tenter de rompre les liens avec la vieille Union, dominée par les Bleus. Mais plutôt qu'une sécession État par État, on pourrait assister à une démolition de l'intérieur de l'ordre constitutionnel fédéral américain. Puisque les Rouges détiennent actuellement la Maison Blanche et le Congrès, mais qu'ils perdront presque certainement ce dernier aux élections de mi-mandat de 2026 et probablement le premier aux élections présidentielles de 2028, leur seul moyen de conserver le pouvoir et d'accélérer leur tentative désespérée de recréer la « grandeur » américaine des années 1950 serait d'annuler, de reporter ou d'annuler définitivement ces élections. L'assassinat de Charlie Kirk pourrait être le premier d'une série d'événements violents qui serviront à justifier des mesures aussi extrêmes.

Si les « rouges » trumpistes accélèrent leurs violations des normes institutionnelles et se voient proposer de nouveaux incidents, comme la fusillade de Kirk, pour les utiliser comme prétextes afin de détruire ce qui tient lieu d'ordre constitutionnel, leurs adversaires, les « bleus », auront eux aussi de plus en plus le sentiment d'être acculés au pied du mur et que l'action politique non violente n'est plus envisageable. L'annulation des élections pourrait en être le déclencheur. Les soulèvements « bleus » seront alors réprimés par la violence « rouge », Trump déchaînant l'armée (ainsi que des milices privées, des sociétés de sécurité et des mercenaires) contre ses adversaires. La violence d'État se nourrira de la violence anti-étatique et inversement, et le résultat sera probablement un mélange de révolution et de guerre civile.

Si les historiens du futur se penchent sur la fusillade de Charlie Kirk comme catalyseur de la guerre civile et la comparent à l'affaire John Brown, ils souligneront probablement deux différences flagrantes. Premièrement, contrairement à John Brown, le tireur présumé de Charlie Kirk, Tyler Robinson, ne peut en aucun cas être présenté comme un héros. Si la tentative de Brown de libérer les esclaves par la violence vers 1859 était peut-être malavisée, les révoltes d'esclaves ont quelque chose de noble, comme nous le reconnaîtrions tous si nous étions nous-mêmes esclaves. Mais tuer un expert parce que l'on n'est pas d'accord avec ses opinions, aussi néfastes soient-elles, est un acte qu'aucune personne sensée ne cautionnerait.*

Une différence encore plus flagrante et importante entre les affaires Brown et Kirk réside dans la fiabilité de leurs récits officiels mythiques respectifs. John Brown, tout le monde s'accorde à dire, était un véritable combattant antiesclavagiste qui a bel et bien attaqué Harpers Ferry et a été sincèrement pendu pour ses efforts. Tyler Robinson, en revanche, est, comme l'a dit un jour Tommy Lee Jones, « une énigme enveloppée d'un mystère à l'intérieur d'une énigme ». Et la version officielle de la fusillade de Kirk est plus incomplète que le gruyère d'une convention de rats.

Seul un article encyclopédique pourrait répondre pleinement à la longue liste d'absurdités, parmi lesquelles : l'énorme balle à haute vélocité qui a simplement piqué le cou de Kirk puis a disparu, pour être plus tard soi-disant retrouvée dans le cou de Kirk mort après avoir été impossiblement arrêtée parce que Kirk était un « homme d'acier » (le médecin qui aurait fait cette affirmation a qualifié l'arrêt de la balle de « miracle ») ; la non-existence du prétendu fusil sur toutes les photos du suspect ; l'impossibilité pour le fusil de passer du toit où il aurait été utilisé à l'endroit où il a été retrouvé emballé dans les bois ; les vidéos de membres apparents de l'équipe de sécurité de Kirk faisant des signes de la main immédiatement avant la fusillade, puis détruisant des preuves après celle-ci ; les vidéos de sécurité de Robinson mangeant nonchalamment un hamburger peu après avoir soi-disant tué Kirk ; la « confession par SMS » la plus ridiculement fausse qu'on puisse imaginer ; et bien plus encore.

Mais de tous les indices révélateurs de l'assassinat de Kirk, le plus important est peut-être l'annonce prématurée du gouvernement selon laquelle le mobile de la fusillade était le transgendérisme. Quelques heures seulement après la fusillade, les médias grand public ont rapporté que des sources gouvernementales avaient annoncé la découverte de « douilles portant des messages pro-transgenres ». Mais ce n'est qu'au moins 33 heures après la fusillade que Tyler Robinson, qui aurait entretenu une relation avec une personne transgenre, a été identifié comme suspect – et il s'est avéré que les douilles ne faisaient aucune référence au transgendrisme ! Comme le résume Ron Unz : « Ainsi, avant même d'identifier le suspect, le gouvernement avait correctement déterminé le mobile très inhabituel de son crime, en se fondant sur des preuves qui se sont finalement avérées inexistantes. »

Si l'assassinat de Kirk était une opération professionnelle, elle fut bâclée. Et le dirigeant du pays qui assassine bien plus de journalistes que toutes les autres nations du monde réunies, un certain Benjamin Netanyahou, fut tout aussi bâclé dans ses réactions étranges à la fusillade de Kirk. Quelques minutes seulement après la fusillade, Netanyahou a publié son message de condoléances, apparemment sans prendre le temps de le vérifier comme le sont habituellement les messages officiels, suggérant une connaissance préalable de l'événement. Il a ensuite poursuivi cette apparente erreur par une série de vidéos affirmant avec colère que lui et sa nation n'avaient pas tué Charlie Kirk. Dans ces vidéos, Netanyahou, telle Lady Macbeth dans la pièce de Shakespeare, semble « protester trop ».

Ceux qui s'intéressent à la question de savoir qui a réellement tiré sur Charlie Kirk disposent de nombreuses ressources. Les articles de Max Blumenthal pour The Grayzone , ceux de Ron Unz pour The Unz Review , ainsi que les vidéos de Candace Owens , amie de Kirk , de John Mearsheimer , expert en affaires internationales , et des anciens analystes de la CIA Ray McGovern et Larry Johnson, tous pointent du doigt Israël. Kirk, soulignent ces observateurs, s'était rebellé contre les milliardaires sionistes qui l'avaient créé, et était peut-être considéré comme plus précieux mort que vivant.

Ainsi, la version officielle de la fusillade de Charlie Kirk, contrairement à celle de l'affaire John Brown, est une farce totale. Le motif affiché – la vengeance contre un militant qui avait dénigré les droits des personnes transgenres – est tout aussi absurde, contrairement à la tentative noble, quoique malavisée, de Brown de renverser l'esclavage. Enfin, la guerre entre les Rouges et les Bleus qui se profile sera tout aussi absurde, puisque les deux camps sont menés par des clowns maléfiques, et que l'enjeu sera un empire pourri et implosant, et non un empire jeune et émergent. »

Nota Bene

 « Malheureusement, les Américains perdent de plus en plus leur raison : le recours à la force pour museler les opinions politiques de l’autre camp est devenu monnaie courante. D’innombrables voix dissidentes, dont l’auteur de ces lignes, ont subi des menaces de mort, des expulsions d’universités, des bannissements clandestins, des déplateformes et même des débanquements. La grande majorité de ces atteintes à la liberté d’expression ont été commises par des sionistes. »

Kevin Barrett

jeudi 18 septembre 2025

L’assassinat de Kirk nous dit quelque chose de notre monde et pas forcément ce qu’on croit


 

Douguine, Kirk et la guerre civile

 Source : https://www.dedefensa.org/article/douguine-kirk-et-la-guerre-civile

12 septembre 2025 (17H30); – Le philosophe russe Alexandre Douguine a commenté l’assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk en donnant sa véritable dimension à l’événement. Douguine reprend les principaux points de son interprétations métahistorique des événements en cours en situant l’événement d’une façon qui nous paraît tout à fait juste, tant dans sa signification la plus haute que par rapport à la situation  courante que nous traversons. Il s’agit de loin du commentaire à la fois le plus ample du point de vue métahistorique et le mieux ajusté du point de vue de la situation politique courante aux USA sans pour autant s’arrêter à la personnalité de Kirk. L’expression de “guerre civile” est plus que jamais d’actualité.

«  “Cela ressemble beaucoup au début d'une guerre civile. Le Parti démocrate est l'Ukraine de l'Amérique. Ou vice versa”, a écrit Dougine, ajoutant que Kirk avait été abattu “à 200 mètres par un sniper qui a disparu ” et suggérant que les véritables auteurs pourraient ne jamais être identifiés – établissant un parallèle avec l'assassinat de John F. Kennedy. »

Douguine a décrit l’atmosphère générale régnant aux USA après l’assassinat. L’extraordinaire disparité de réaction rend effectivement compte d’un climat favorable à une guerre civile, montrant la contradiction violente et agressive des réactions entre les deux bords, et par conséquent la poursuite, sinon l’aggravation (avec l’assassinat) d’un climat né en 2016 avec l’élection de Trump et qui n’a fait que s’amoplifier depuis.

« “Après la confirmation de la mort de Charlie Kirk, l'Amérique a explosé. Trump et le mouvement MAGA ressentent une douleur sincère et une colère intense… Tous les membres du mouvement MAGA ont oublié leurs contradictions et se sont instantanément uni”, a écrit Douguine.

» En revanche, les progressistes n'ont pas pu “contenir leur joie”. Dougine a souligné les propos controversés de Matthew Dowd, collaborateur de MSNBC, et le refus présumé des Démocrates d'honorer Kirk par une prière au Congrès. Il a déclaré que les réseaux progressistes étaient remplis de réactions exubérantes, des personnalités du parti appelant publiquement à l'unité tout en exhortant en privé les militants à ne pas trop exprimer ouvertement leur jubilation. »

A ce point de cette description générale, il faut s’arrêter et s’interroger pour signaler chez divers antiSystème des positions politiques très divergentes en-dehors du seul affrontement dont parle Douguine. Je le fais parce que, dès que j’ai eu connaissance de l’assassinat, et ne connaissant absolument pas Charlie Kirk, je me suis exclamé à propos d’un être qui, en plus d’être assassiné, avait été un homme brave , vertueux et remarquable, – comme l’écrit Johnson, sans que je sache s’il parle de connaissance directe ou de ouï-dire :

« Mais c'était une âme douce et intelligente. Il n'insultait ni ne harcelait ses adversaires. Au contraire, il leur parlait d'égal à égal et employait une arme redoutable : la logique. Je vois Charlie comme un Malcolm X caucasien. »

Est-ce bien le cas ? Si vous écoutez l’excellent Danny Haïphong qui sait parfaitement décrire le théâtre que représente le monde de l’américanisme, vous exprimerez fort justement bien des doutes et des interrogations sur la personnalité de Kirk. D’autres interventions vont encore plus loin et n’ont pas peur de soulever un tollé puisqu’elles en remettent aussitôt sans faire une obscène amende honorable.

C’est le cas de Andrew Angelin, sur ‘UNZ.News’, qui ne recule devant rien et qui effectivement ne craint pas d’y revenir... Extrait de son premier texte :

« Des gens meurent, mec. Parfois, on leur tire une balle dans la nuque et le sang jaillit comme une fontaine. Ce n'est pas si grave, et si la personne est un complice écœurant des Juifs, ça peut être plutôt hilarant. Pas hilarant pour moi, bien sûr, parce que je suis quelqu'un de bien et je veux que tout le monde sur Internet sache que je suis quelqu'un de bien et que je suis vraiment bouleversé quand quelqu'un meurt. Mais d'autres pourraient trouver ça hilarant.

» Charlie Kirk était l'un des hommes les plus diaboliques de la manipulation culturelle américaine. Ses actes odieux vont bien au-delà du simple fait d'être le seul non-Juif de moins de 50 ans à promouvoir des discours sionistes ultra-extrémistes tels que “il n'y a pas de Gazaouis affamés, c'est un canular mis en scène” et “Israël n'a jamais pris pour cible des civils”. Plus personne ne dit ce genre de choses, et ce depuis un an environ, et il lisait quotidiennement les communiqués de presse de Netanyahou comme des faits. »

Douguine ne s’attarde pas à ces précisions. Pour lui, le sort de Kirk est semblable à celui de sa fille bien-aimée Darya Dougina, qui a été assassinée en 2022 dans un attentat à la voiture piégée près de Moscou. Douguina a fort probablement été victime d’un attentat du SBU ukrainien, dans un acte de pur terrorisme que Douguine identifie d’une manière fondamentale lorsqu’il assimile les Ukrainiens aux démocrates américanistes. Ce dernier point a reçu un certain nombre d’appréciations de confirmation, touchant également le nazisme ukrainien.

« Dans son message, Douguine a soutenu que le meurtre de Kirk – – comme celui de sa fille – s'inscrit dans une campagne plus vaste visant à réduire au silence ceux qui rejettent l'idéologie libérale globaliste.

» “Le centre qui donne l'ordre de notre destruction, d'exterminer les partisans de MAGA, est le même ”, a-t-il déclaré. »

Il est évident que la fille de Douguine, bien que pouvant être classée “de droite”, – si la classification a un sens lorsqu’on soutient comme elle le fit des thèses néo-platoniciennes et traditionnalistes au sens de la Tradition primordiale, en plus évidemment d’être pro-Poutine et anti-ukrainienne, – ne partageait en aucun cas bien des options politiques de Kirk. Par contre, l’appréciation métahistorique, qui ne s’embarrasse pas de considérations personnelles ni de compléments politiques corrompus, garde toute sa pertinence. Dans cette façon de voir, la prévision de “guerre civile” (aux USA), qui serait essentiellement culturelle, est également acceptable.

La question que pose Charlie Kirk à nombre de personnes ressemble à celle que pose Trump : comment être tout à fait contre lui lorsqu’on est antiSystème et comment être tout à fait pour lui lorsqu’on voit sa tendance américaniste-moderniste et la politique qu’il a appliquée depuis qu’il est au pouvoir (y compris, sinon plus encore, en 2017-2021) ? Cette question est la même qui se pose à la droite française qui est scandaleusement, aveuglément pro-israélienne à notre époque de Gaza, sous prétexte qu’Israël va la débarrasser du problème des immigrés du Maghreb.

C’est un problème semblable que cette “droite française”, dans sa composante classique avec notamment une partie collaborationniste (bien que la collaboration soit essentiellement venue de la gauche française ! Complication et hypocrisie  supplémentaires), rencontra durant la Guerre Froide avec son alliance totale avec les USA. Il est évident que la question de la guerre d’Algérie joua un rôle important dans cette ambiguïté, avec un mélange des “droites françaises” partisane de l’Algérie française, y compris la droite résistantialiste et gaulliste qui fut la première force à soutenir de Gaulle... et à fournir les premiers antigaullistes dès les premières années de l’après-guerre.

On voit que cette extrême complication n’a rien à envier à celle de la droite américaine, avec le facteur israélien (pro-et anti) venant encore en rajouter. Kirk est une illustration du problème.

Dans ce cas, une certaine forme d’inconnaissance est utile sinon, nécessaire. Sans le formuler, Douguine est très souvent partisan de cette posture, en expédiant les problèmes politiques immédiats et bien terrestres hors de son champ  pour bien identifier les enjeux et définir l’“ennemi principal”. Sa réaction est non seulement compréhensible mais défendable. L’essentiel, effectivement d’essence culturelle essentiellement, est bien l’opposition au globalisme, ce qui suppose des alliances et des proximités temporaires selon les circonstances. C’est là le seul champ de bataille acceptable parce qu’il porte sur l’opposition radicale à la modernité et concerne tous les peuples et toutes les nations. Une seule chose compte finalement : s’opposer à la force diabolique qui recherche notre désidentification et notre néantisation.

Selon cette interprétation, on prendra Kirk essentiellement comme un symbole... le symbole de la violence d’une époque déchaînée et décadente, le symbole d’un affrontement entre deux tendances fondamentales, le symbole de la dénonciation par le martyre du globalisme comme dynamique sataniste... Éventuellement, le symbole de la guerre civile qui vient...

Les dieux, dont connaît les multiples sentiers impénétrables, feront leur choix.

Charlie Kirk : le diable sépare les fidèles




dimanche 14 septembre 2025

MAGA et l’ombre de Kirk

 Source : https://www.dedefensa.org/article/rapsit-usa2025-maga-et-lombre-de-kirk

L’assassinat de Charlie Kirk continue à susciter de nombreux effets et réactions, tandis que la thèse officielle est de plus en plus contestée par un appareil du système de la communication qui arbore fièrement son visage divers de Janus. Il reste à voir ce que donnera toute cette agitation.

Parmi les agitations les plus originales, on notera celles-ci, venues du Sud Global malgré les réticences du gouvernement national, de rassemblements de Maoris en Nouvelle Zélande, clamant leur cri de guerre ‘Haka’ en faveur de Kirk (‘Haka’, fameux cris & gesticulations poussés et effectués en cadence par les quinze rugbymen de l’équipe historiquement la plus fameuse et la plus glorieuse du monde, des ‘All Blacks’ néo-zélandais, avant de commencer chaque match international).

« Des hommes maoris font désormais le buzz en exécutant le haka pour Charlie Kirk.

» C'est absolument dingue. L'influence de Charlie s'est répandue dans toutes les cultures. Et pas seulement en Amérique, loin de là. »

Doutes & circonstances

...Donc et à part cela, le doute s’étend sur les circonstances du crime, et précisément, outre l’auteur-organisateur arrêté, les organisateurs et auteurs. Il s’avèrerait que Kirk, que certains dénonçaient comme un sioniste génocidaire en raison des discours qu’il n’a cessés de tenir pendant de nombreuses années, se trouvaient en réalité dans une phase de doute profond, sinon de tournant complet devant le spectacle du “traitement” quasiment clinique appliqué aux Palestiniens.

Diverses sources de bonne tenue, républicaines mais surtout indépendantes, comme Tucker Carlson et Megin Kelly, ont donné ou repris des détails sur les positions de Kirk, et notamment son durcissement récent à l’encontre d’Israël et de l’aide US à Israël. L’intervention de Kirk contre le bombardement US de l’Iran effectué “pour Israel” est ainsi décrite par Carlson et Kelkly :

« Charlie Kirk a été l'un des seuls à se rendre dans le Bureau ovale pour avertir qu’“une guerre avec l'Iran pourrait véritablement nuire à notre pays”, a déclaré Tucker Carlson.

» “C’était une position impopulaire. Il n'avait pas besoin de l'exprimer. Pourtant, il l'a fait.”»

Larry S. Johnson a publié un article où il fait état d’un réel malaise qui grandit dans les milieux MAGA, et notamment parmi les meneurs-“influenceurs” les plus fameux du mouvement, par rapport à la version officielle de l'assassinat. Un article du site ‘Grayzone’ alimente ce sentiment à l’aide d’informations données sans restrictions par le site dont la réputation de probité est largement admise. Johnson donne quelques extraits, dans ces trois paragraphes :

« Charlie Kirk a rejeté une offre faite plus tôt cette année par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou d'organiser une nouvelle injection massive de fonds sionistes dans son organisation Turning Point USA (TPUSA), la plus grande association de jeunes conservateurs des États-Unis, selon un ami de longue date du commentateur assassiné s'exprimant sous couvert d'anonymat. La source a déclaré à The Grayzone que l'ancien influenceur pro-Trump pensait que Netanyahou cherchait à le réduire au silence, alors qu'il commençait à remettre en question publiquement l'influence écrasante d'Israël à Washington et exigeait plus d'espace pour la critiquer.

» Dans les semaines précédant son assassinat le 10 septembre, Kirk avait développé une haine envers le dirigeant israélien, le considérant comme une “brute”, a déclaré la source. Kirk était écœuré par ce qu'il avait vu au sein de l'administration Trump, où Netanyahou cherchait à dicter personnellement les décisions du président en matière de personnel et utilisait des agents israéliens comme la milliardaire Miriam Adelson pour maintenir la Maison Blanche sous sa coupe.

» Selon un ami de Kirk, qui bénéficiait également d'un accès privilégié au président Donald Trump et à son entourage, Kirk avait vivement mis en garde Trump en juin dernier contre tout bombardement de l'Iran au nom d'Israël. “Charlie était le seul à avoir fait cela”, a-t-il déclaré, se souvenant de la façon dont Trump lui avait “aboyé dessus” en réponse et avait mis fin à la conversation avec colère. La source estime que l'incident a confirmé dans l'esprit de Kirk que le président des États-Unis était tombé sous le contrôle d'une puissance étrangère malveillante et entraînait son propre pays dans une série de conflits désastreux. »

Larry Johnson en rajoute de sa propre sauce, renforçant discrètement le récit de ‘Grayzone’, – nous disons “discrètement” parce qu’il nous semble qu’il aurait pu être plus affirmatif, si l’on suit son habituelle politique rédactionnelle qui est de chercher à investiguer au plus près possible les événements. Mais on sent l’extrême prudence de Johnson, visible à la fin de l’extrait ci-dessous ; cette prudence est celle d’un vieux routier de la CIA qui sait sur quel terrain il se trouve et les risques qu’il court.

« Si vous avez regardé le débat entre Dave Smith et Josh Hammer, animé par Charlie le 13 juillet, au moins les deux tiers du jeune public ont applaudi la critique virulente de Dave à l'égard d'Israël. Il ne fait aucun doute que les sionistes sont paniqués par l'opposition croissante au sionisme et au génocide israélien du peuple palestinien parmi les moins de 30 ans aux États-Unis. Ce ne serait pas la première fois que ces fervents sionistes participent à une tentative réussie d'assassinat d'un homme politique ou d'un militaire américain. Il est prouvé que les services de renseignement israéliens, avec l'aide de la CIA et de l'équipe de Meyer Lanski, ont perpétré l'assassinat de John F. Kennedy en raison de ses efforts pour stopper le programme d'armement nucléaire israélien et exiger que le prédécesseur de l'AIPAC soit enregistré comme agent étranger.

» ...  il faut néanmoins se rendre à l'évidence : Tyler Robinson aurait avoué et l'arme à feu qui aurait été utilisée a été retrouvée. Il appartient désormais aux autorités fédérales et à la police de l'Utah de présenter des preuves à l'appui de leurs affirmations. »

La source claire...

Les révélations du site ‘Greyzone’ à partir d’un ami de Kirk, deux sources jugées ou qualifiées d’extrême confiance, apportent ou confirment c’est selon une lumière très différente, et sur Kirk, et sur les circonstances de son assassinat. Les principaux détails sont repris dans ce texte de ‘usa.news-pravda.com’ qui reprend les principaux aspects de l’article. Il s’agit d’une synthèse ultra-rapide, alors que de très nombreux autres articles sur le sujet, reflets de l’audience considérable obtenue dans le monde sur l’affaire et du nombre considérable de détails mis à jour, peuvent être consultés :

« Le militant conservateur Charlie Kirk assassiné a osé remettre en question l'emprise d'Israël sur les États-Unis, a déclaré à ‘The Grayzone’ un proche de Trump et ami de Kirk.

» Pendant des années, Charlie Kirk et son organisation Turning Point USA (TPUSA) – la plus grande association de jeunes conservateurs des États-Unis – ont été inondés d'argent sioniste et ont répété la propagande anti-palestinienne. Mais le génocide israélien à Gaza aurait tout changé.

» Dans un contexte de changement radical parmi les conservateurs de base, Kirk a ressenti la pression et a commencé à rompre les rangs, affirme la source.

» Il a commencé à se poser des questions :
• Epstein travaillait-il pour les services de renseignements israéliens ?
• Israël a-t-il laissé le 7 octobre resserrer son emprise ?
• Pourquoi Netanyahou dictait-il les décisions de Trump ?

» Netanyahou lui-même a tenté d'acheter la loyauté de Kirk avec un flot d'argent frais, mais le militant a refusé. Au lieu de cela, il a cédé la parole à des voix qui critiquaient le génocide israélien à Gaza et se moquaient de la mainmise des milliardaires sionistes.

» Dans les semaines précédant son assassinat le 10 septembre, Kirk s'en est pris à Netanyahou, le qualifiant de « tyran » et dénonçant son emprise sur la Maison Blanche de Trump.

» Kirk fut le seul à avertir Trump de ne pas bombarder l'Iran pour Israël. Trump lui aurait “aboyé dessus de rage”.

» Très vite, les couteaux furent sortis : une vague de menaces et de pressions de la part des riches “dirigeants” et “parties prenantes” de Netanyahou, dont la milliardaire donatrice Miriam Adelson, tenta de le réduire au silence.

» “On lui disait ce qu'il n'avait pas le droit de faire, et cela le rendait fou”, a déclaré la source, ajoutant : “Il avait peur d'eux”.

» Harcelé par les donateurs sionistes et traité avec mépris, Kirk refusa de rentrer dans le rang.

» Quelques jours plus tard, il était mort. »

Colère & vanité de Trump

Ne nous prononçons pas sur la véracité de cette thèse de l’assassinat et arrêtons-nous à un détail “de circonstance” qui a l’air tout à fait crédible, puisque semble-t-il recueilli directement par plusieurs témoins. Kirk est bien allé voir Trump à la Maison-Blanche pour lui parler du bombardement sur l’Iran, donc sur l’influence indirecte, complotiste ou pas, projetant son assassinat ou non. On a noté le passage :

« Kirk avait vivement mis en garde Trump en juin dernier contre tout bombardement de l'Iran au nom d'Israël. “Charlie était le seul à avoir fait cela”, a-t-il déclaré, se souvenant de la façon dont Trump lui avait “aboyé dessus” en réponse et avait mis fin à la conversation avec colère. La source estime que l'incident a confirmé dans l'esprit de Kirk que le président des États-Unis était tombé sous le contrôle d'une puissance étrangère malveillante et entraînait son propre pays dans une série de conflits désastreux. »

Cette “colère”, sur la véracité de laquelle on peut donc s’entendre sans nécessité, – horreur & malédiction, – d’accuser les sionistes ou les Israéliens d’avoir fomenté un coup tordu, est un point fort intéressant. Il l’est parce qu’il s’agit de Trump et qu’on connaît son humeur, et qu’on sait qu’il en est prisonnier ; il en est prisonnier même s’il s’agit de l’affaire Epstein ; même dans ce cas, il est prisonnier de l’affaire Epstein, mais cet emprisonnement est une chose extrêmement grave parce qu’il y a son humeur et qu’il en est prisonnier également, – et bien plus encore ! On mesure l’imbroglio d’extraordinaires incertitudes qui président à cet état de choses ressemblant à un volcan en ébullition furieuse.

L’effet sur MAGA, surtout sur les meneurs-influenceurs, devient alors redoutable. Si vraiment, un Kirk, aveuglément trumpiste, a pensé cela (« confirmé... que le président des États-Unis était tombé sous le contrôle d'une puissance étrangère malveillante et entraînait son propre pays dans une série de conflits désastreux  ») et l’a fait croire, bien entendu sans le vouloir ni peut-être y croire réellement (beaucoup plus improbable), alors le cas est redoutable. Car il est bien possible, après tout, que Trump n’ait agi contre l’Iran que selon ses propres “plans”, certes influencés par les Israéliens mais par le moyen de la flatterie et nullement celui de la stratégie à laquelle il (Trump) ne comprend rien, et qu’il y ait cédé par irrésistible vanité pour des résultats très incertains mesurés aujourd’hui, – et qui le vexent horriblement. Même là, le résultat est similaire et catastrophique : le doute qui a saisi les foules MAGA depuis longtemps, atteint désormais les cadres les plus populaires, les plus nécessaires, les entraînant de surplus dans une hostilité d’abord latente mais bientôt visible à l’encontre d’Israël.

Or, les israéliens-sionistes, qui connaissent bien la vanité de Trump et la manipulent, oublient un peu trop souvent qu’eux-mêmes sont notablement vaniteux. Il n’étonnerait personne d’apprendre qu’ils se sont eux-mêmes dissimulés à eux-mêmes, de hiérarchie en hiérarchie, les véritables résultats catastrophiques de la riposte iranienne, pour préserver le capital moral et psychologique de la réputation d’une défense invincible et d’une armée débordante du pureté. Il n’étonnerait pas non plus grand’monde qu’à manœuvrer comme ils le font, ils perdent eux aussi le sens des choses et aillent quelque part, ici ou là, un pont trop loin, une bombe trop loin ou une liquidation trop loin. Les MAGA n’aimeront pas, ils ont eux aussi leurs petites manières et quelques fidélités (le patriotisme, par exemple). Ainsi s’amorcerait un spectacle étrange où deux complices forcés, qui se haïssent sans doute, Trump et les sionistes, se pousseraient l’un l’autre à la faute suprême.


Mis en ligne le 13 septembre 2025 à 17H00