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La mise en place d'un système de contrôle numérique mondial se poursuit.
Publié le 6 août sur Essentiel.news
La
CVE, la Carte de Vaccination Européenne sera lancée dès septembre 2024
dans 5 pays pilotes. Elle consolidera non seulement toutes les données
de vaccination en un seul endroit, mais aussi des “métadonnées”
téléchargeables que l’on pourra partager avec un code QR.
Le
projet fait partie d’un programme plus vaste nommé EUVABECO qui vise à
contrôler et augmenter la vaccination au sein de l’Union. Intégrée au
système de certification numérique mondiale de l’OMS, la CVE avance de
pair avec l’introduction de l’identité numérique européenne et de la monnaie numérique en Europe.
La Carte devrait être en circulation dans tous les Etats membres de l’Union à partir de 2026.
Les
citoyens attentifs à la menace d’un contrôle social accru réagissent.
Comment faire face à cette nouvelle avancée vers un gouvernement mondial
par la santé?
EUVABECO
Lancé en janvier 2024 par la Commission européenne, le projet EUVABECO(European
Vaccination Beyond Covid-19) réunit des institutions et universités de
14 pays qui devront élaborer et tester 12 projets pilotes pour la mise
en place d’outils “innovants”, destinés à préparer et prévenir les
pandémies et à stimuler la vaccination au sein de l’UE.
Il
est placé sous la coordination de l’université de Crète, en Grèce, avec
un budget de 8,44 millions d’euros, dont 6,75 millions provenant du
programme EU4Health et 1,69 million de “partenaires”, non spécifiés.
5 outils sont actuellement à l’étude:
Le Système de Décision Clinique (CDS), un outil médical
qui a pour objectif de fournir des arguments et des recommandations à
la vaccination. Le CDS partira des pratiques de la France et du
Luxembourg.
Le ciblage des populations (SCR), un outil social
qui comprend la sélection, l’identification et l’invitation des
catégories et personnes spécifiques à vacciner. Ce système s’inspirera
de l’exemple belge durant le Covid.
Le feuillet d’information électronique des vaccins (ePIL), un outil industriel pour faciliter le transfert des vaccins d’un pays à l’autre.
La modélisation et les prévisions (FOR), un outil de santé publique
qui a pour but de prévoir la production et les commandes de vaccins en
fonction des données épidémiologiques. Ce volet se basera sur le
simulateur de l’université de Saarland en Allemagne.
La carte de vaccination européenne (CVE), un outil (de contrôle) “qui assure la continuité des soins”. Il sera testé par 5 pays pilotes sur base du passe sanitaire Covid.
Planning des projets EUVABECO Implication des pays pilotes dans les différents projets La Carte de vaccination européenne
Durant le Covid, la Grèce avait été le premier pays à développer un passe sanitaire
et à demander la mise en place d’un équivalent européen. Le pays avait
tout fait pour pousser sa population à se vacciner, allant jusqu’à
prendre des mesures extrêmes
comme l’obligation vaccinale pour les plus de 60 ans, assortie d’une
amende de 100 euros par mois pour les récalcitrants. Forte de cette
expérience, la Grèce est aujourd’hui l’un des pays les plus impliqués
dans les projets de l’EUVABECO. Les autres pays qui introduiront la CVE à
partir de septembre sont: l’Allemagne, la Belgique, la Lettonie et le
Portugal.
Pour
l’instant, il s’agit d’une démarche volontaire de la part des patients.
En pratique, la carte de vaccination sera disponible sur différents
supports et pourra être obtenue sur les lieux de vaccination
(établissements de santé), par courrier ou téléchargée numériquement sur
un smartphone. Elle contiendra des informations complètes sur
l’historique des vaccins, y compris des notes détaillées, un code QR et
des “métadonnées” téléchargeables. Chaque vaccination sera aussi
enregistrée dans la base de données d’un organisme de santé approuvé par
le système.
Le
code QR donnera accès aux “métadonnées” pour que les professionnels de
santé puissent lire, compléter et confirmer les entrées de vaccination
dans leur système de dossier médical électronique.
Le “couteau suisse” de la santé numérique?
En
quoi consistent les mystérieuses “métadonnées”? On peut imaginer des
informations qui touchent au contrôle social et au comportement du
patient. Par exemple”le patient refuse la 5ème dose, parce qu’il pense
en avoir assez avec 4″ ou “Elle a accepté de se faire vacciner pour
protéger son bébé”, etc.
Mais,
il est évident que l’intéropérabilité de la CVE est destinée à étendre
sa portée au-delà de la seule vaccination et qu’il s’agit surtout de
créer la base d’un portefeuille numérique qui rassemblera une multitude
de données personnelles.
T-Systems,
une filiale de Deutsche Telekom, qui est le principal architecte de
cette plateforme, avait d’ailleurs déclaré que le passe fonctionne comme
un véritable “couteau suisse” auquel on peut sans cesse ajouter de
nouvelles applications.
Durant
le Covid, il centralisait les certificats de vaccination, les résultats
des tests PCR, et les attestations de guérison du Covid. Mais, on
aurait déjà pu y ajouter les applications d’alerte et de traçage.
D’autant que c’était également T-Systems qui avait conçu le European Federation Gateway Service, la passerelle qui a permis à ces fonctions de localisation et de suivi d’opérer à travers les différentes États membres.
À
l’heure actuelle, l’entreprise dispose de beaucoup d’applications
supplémentaires qui concernent les soins hospitaliers, l’assurance santé
ou le recueil des données à des fins d’études scientifiques… sans
parler des autres domaines comme les transports publics,
l’administration et les véhicules automobiles. De là à tout rassembler
sur une seule “méga appli”, il n’y aura qu’un pas.
Au dessus de l’Europe, l’OMS
C’est donc tout l’agenda de la santé numérique
dans lequel l’OMS investit tant d’efforts qui se trouve derrière ces
“métadonnées”. L’on sait que le passe vaccinal mondial est un des
éléments clé du “Traité”, ou plutôt des “Accords” sur les pandémies de
l’OMS, qui sont toujours en cours de négociation. Et même si cet
instrument n’est pas voté, cela n’empêche pas les pays de se soumettre
unilatéralement au contrôle de l’OMS.
On
peut prendre l’exemple de la Belgique qui a prévu de prolonger la
validité du passeport sanitaire (le Covid Safe Ticket) lors d’un accord
gouvernemental pris en février 2024. Cette décision est prise avec un
effet rétroactif au 30 juin 2023, soit la date de la fin du passe
sanitaire européen. Mais surtout, elle acte un transfert de pouvoir à
l’OMS en lui remettant les clés de vérification du CST, qui agit ici de
facto comme un organisme de contrôle supranational.
La Carte de Vaccination Européenne est donc conçue pour intégrer le réseau mondial de certification numérique de la santé
de l’OMS, et les deux utilisent déjà la même plateforme. C’était
manifestement prévu de longue date, puisque l’on mentionnait déjà les
carnets de vaccination européens et l’idée des passes sanitaires en décembre 2018 dans les recommandations du Conseil de l’Europe, pour une coopération renforcée des politiques vaccinales.
De son côté, l’OMS avait lancé le développement d’un passe vaccinal mondial dès février 2022, en signant un accord avec T-systems.
Rien d’étonnant donc, à ce que fin juin 2023, au lendemain de son
expiration, la Commission lui ait transféré le passe sanitaire européen,
par un simple “accord technique” conclu entre Stella Kyriakides
(directrice de la DG santé) et Tedros Ghebreyesus.
Croiser les données
Un
autre grand projet d’EUVABECO est de croiser les données de santé pour
déterminer des groupes cibles. Ici, c’est la Belgique qui a fait figure
de précurseur. Pendant la pandémie de Covid-19, différentes bases de
données ont été liées au niveau individuel pour identifier avec
précision des groupes prioritaires à la vaccination.
L’organigramme de Sciensciano illustre les différentes bases de données qui ont été croisées.
Le
projet nommé LINK-VACC mené par l’Institut national de santé publique
Scienciano reliait les données des patients extraites des registres de
santé, des plateformes de dépistage de maladies et d’autres institutions
publiques et privées, comme par exemple les dossiers d’assurances et
les dossiers médicaux des médecins généralistes.
Il avait pour objectif de mesurer l’efficacité du vaccin
contre les infections symptomatiques et les hospitalisations, de suivre
la couverture vaccinale dans différents groupes démographiques et
socio-économiques et de contribuer à la pharmacovigilance.
Ces
analyses ont mené à l’identification de groupes prioritaires, non
seulement les personnels de santé et les personnes âgées, mais aussi
celles qui souffrent de conditions médicales spécifiques (par exemple le
diabète), en tout près de 1,7 million de personnes durant la période
Covid.
Il
s’agit donc d’obtenir un maximum de données précises sur chaque
individu, en temps réel. La Belgique est déjà très avancée dans ce
domaine puisque les dossiers médicaux sont déjà liés à la carte d’identité électronique.
L’ordonnance papier a disparu et tout se fait désormais avec la pièce
d’identité: le dossier médical, les prescriptions, les schémas de
médication et les remboursements de l’assurance santé.
Ciblage pour une vaccination personnalisée
Un autre outil développé par EUVABECO génèrera des conseils à la décision clinique de vaccination,
à partir de la CVE, des dossiers médicaux et électroniques, des
recommandations locales et des réactions du patient à différents
questionnaires.
Une
évaluation exhaustive sera ensuite menée sur base de facteurs tels que
les données démographiques, les conditions de vie, le statut
professionnel, les antécédents médicaux et vaccinaux, des évènement
familiaux tels que l’arrivée d’un nouveau-né, les maladies chroniques et
les résultats des tests sérologiques, en veillant à ce que le CDS offre
des conseils à la fois précis et personnalisés.
Cela devrait mener les patients et les personnels de santé à prendre des décisions éclairées.
Vendu comme outil de “souveraineté”
Bien
qu’il s’agisse toujours du même objectif – vacciner tout le monde,
partout, tout au long de la vie – comme on le rappelait lors d’un sommet entre l’OMS et la Commission européenne,
l’on assiste aujourd’hui à un changement dans les discours
institutionnels: la rhétorique de la peur a fait place à celle des
bénéfices personnels.
L’on
peut supposer que les études comportementales ont livré leur nectar.
Sur le site d’EUVABECO, tout est fait pour présenter la Carte de
vaccination européenne comme un outil qui donne au patient le pouvoir de
décision (to ’empower’ him en anglais) et l’on prend soin de se
démarquer des contraintes passées:
Bien
qu’il soit similaire au certificat numérique Covid de l’UE en ce qu’il
constitue un carnet de vaccination portable, la CVE a un objectif
différent. Contrairement au passe sanitaire, qui répondait souvent à des
obligations légales, la CVE est spécifiquement conçue pour permettre
aux individus de contrôler les informations relatives à leurs
vaccinations. Ce contrôle est essentiel pour assurer la continuité des
soins aux personnes qui traversent les frontières ou qui passent d’un
système de santé à l’autre.
Réactions face à la menace d’un carcan numérique
Tout
le monde n’a pas la mémoire courte, en particulier ceux qui ont refusé
les injections Covid. Obligations et suspension pour les soignants,
discrimination, amendes punitives, traque, isolement, exclusion de
droits et services, lynchage médiatique, tout cela est susceptible de
revenir en un instant.
Interrogé par le média The Defender,
le Dr David Bell, médecin spécialiste de la santé publique, consultant
en biotechnologie et ancien directeur des technologies de santé mondiale
chez Intellectual Ventures Global Good Fund, a déclaré :
La
carte de vaccination proposée reflète un effort croissant pour utiliser
les outils de santé publique comme moyen de concentrer les richesses et
de contrôler les populations. Elle rappelle fortement les approches
adoptées dans certaines parties de l’Europe avant la Seconde Guerre
mondiale et sert essentiellement un objectif similaire : exclure de la
société les individus qui ne suivent pas les instructions du
gouvernement.
L’essai
en Europe est une étape évidente après l’élargissement récent de la
surveillance dans le cadre des amendements au RSI (Règlement sanitaire
international), qui augmentent considérablement la probabilité de
fermetures récurrentes pour permettre la vaccination obligatoire comme
moyen de forcer l’utilisation massive des vaccins et d’en tirer des
bénéfices.
En Belgique, Notre Bon Droit,
l’une des rares organisations en Europe à avoir remporté une victoire
sur le passe sanitaire durant la crise Covid, met ses lecteurs en garde:
il s’agit de redoubler d’efforts. Non seulement en refusant ce type de
document, mais aussi en renforçant le travail de dénonciation des effets
secondaires de la vaccination.
Contribuer
à la validation des effets secondaires de la vaccination est une autre
solide option à envisager. Aujourd’hui, le mythe de la vaccination
“sûre, sans danger et efficace” permet de justifier la volonté de rendre
les vaccins obligatoires.
Ce
n’est qu’en reconnaissant et en documentant les effets secondaires
potentiels des vaccins que nous pouvons freiner ce mouvement.
Le
refus de demander ou d’autoriser l’établissement de ce passeport
vaccinal est déjà un premier pas. Mais cela demande non seulement de
comprendre les enjeux qui y sont liés, mais aussi de développer la
capacité de faire face aux pressions des établissements et personnels de
santé. C’est particulièrement le cas lorsque les choses sont présentées
dans un langage trompeur qui laisse penser que la vaccination est
obligatoire, même si elle ne l’est pas.
D’autres
pratiquent une “discrimination vertueuse” en privilégiant les
établissements qui ont fait preuve d’ouverture durant la période Covid.
Peut-être faut-il les identifier par un label de défenseur des libertés?
Sur
sa page, Florian Philippot s’insurge contre le fait que personne ne
parle du retour du fameux pass, alors que les J.O. relancent les
tourments du contrôle social par le numérique. Comment organiser le
refus total de cette dictature s’exclame-t-il? Il ne voit plus guère
que la solution du Frexit: sortir de l’Union européenne et de l’agenda
mondialiste.
