jeudi 11 avril 2024

DLV29 - L'utilité des réseaux pédocriminels


 vidéo ici

Cet épisode doit être considéré comme un épisode « hors série » dans la séquence consacrée aux jeux de pouvoir interpersonnels. Néanmoins, il ne fait qu'anticiper des propos que j'avais l'intention de vous tenir dans quelques semaines à propos de l'ingénierie sociale et de ses stratégies de contrôle des individus et des masses. Mais c'est l'actualité qui a bousculé mon agenda, avec la reprise de l'Affaire Brigitte Trogneux par une des plus grandes influenceuses américaines, Candace Owens. Cette dernière a pris le temps de lire le dossier de 9 numéros (112 pages) publié par la revue « Faits & Documents » consacré à cette affaire, dossier que j'ai moi-même lu attentivement et dont j'ai apprécié la rigueur journalistique.

J'ai donc décidé d'y consacrer ma chronique de l'émission « Libérez l'info » qui a eu lieu le jeudi 28 mars dernier, chronique intitulée « LES RÉSEAUX PÉDOCRIMINELS… Ça sert à quoi ?
Pourquoi il faut s’y intéresser ?
Pourquoi ça nous concerne tous ? ». Dans cette chronique, je vous propose de connecter un certain nombre d'affaires (l'affaire Dutroux, l'affaire Jeffrey Epstein, l'affaire des pensionnats chrétiens canadiens, le programme MK-Ultra de la CIA, le programme des droits sexuels des enfants et l'affaire Jean-Michel/Brigitte Trogneux) et je pose quelques hypothèses qu'il serait intéressant d'approfondir davantage. J'ai aussi profité de cette chronique pour souligner le travail remarquable de Conspiracy Watch, pour la profondeur et pour la pertinence de leurs arguments qui démolissent, évidemment, l'enquête de Faits & Documents.

Je vous laisse quelques liens utiles pour approfondir le sujet de cet épisode :


— pour commander le dossier « Faits & Documents », cliquez sur ce lien : https://faitsetdocuments.com/

— pour écouter la chronique de Candace Owens (avec sous-titres français), cliquez sur ce lien : https://odysee.com/@Stefano:9/Candace-Owens-sur-Jean-Brigitte-Trogneux:9

— pour commander le livre « MK Ultra » d'Alexandre Lebreton, cliquez sur ce lien : https://omnia-veritas.com/shop/mk-abus-rituels-et-controle-mental/

— pour visionner l'émission originale de Conspiracy Watch, cliquez sur ce lien : https://youtu.be/FDAmgbR2N6Y?feature=shared&t=480


Liens utiles en rapport avec les épisodes précédents :


— Mon livre « Relations et jeux de pouvoir » qui n'est plus en vente, sauf auprès de mon support clientèle à support@emergences.net


— Le cours d'introduction aux relations authentiques « La dynamique cachée des relations » - cliquez ici : https://formations.emergences.net/ppp-introara-inscrire

— Le programme approfondi de l'Académie des Relations Authentiques - cliquez ici : https://formations.emergences.net/ppp-ara-inscrire


Publication de cette vidéo : lundi 1er avril 2024 - Dernière mise à jour des fichiers :1er avril 2024.

mercredi 10 avril 2024

Quand s'interroger devient un délit, il est urgent de le commettre


 

 vidéo ici

La chape de plomb-en-toc [foutage de gueule magistralement assuré par un Philippe Grasset en forme pour son âge :-) ]

Source :  https://www.dedefensa.org/article/la-chape-de-plomb-en-toc

 9 avril 2024 (15H00) – Je regardai dernièrement une très récente interview de Thierry Meyssan, pour ‘Le Courrier des Stratèges’ et Eric Verhaeghe, qui fait partie d’une série bimensuelle Meyssan-Verhaeghe. Il s’agit de l’interview du 8 février, sur ‘Le Courrier”, et repris sur ‘Réseau International’.

Note de PhG-Bis : « Je connais un peu Meyssan pour avoir participé à des tables rondes qu’il organisa en 2005-2006 et il est exactement tel qu’il apparaît dans la vidéo : mesuré, pondéré, jamais tranchant, ne dissimulant pas ses doutes, s’exprimant avec une très grande douceur, etc. La dénomination d’extrême-droite qu’on lui colle est d’une bêtise vraiment très, très profonde, bien à qu’image des porte-flingues qui s’en chargent ; il vient de la gauche, il a défendu (et défend toujours, je suppose) les droits des homosexuels, dont il est ; il reste droit comme un “i” pour les affaires du 11-septembre, notamment selon je crois cette idée de base : “une seule chose est certaine, c’est que la version officielle est fausse” , qui est complètement la mienne.

» Ainsi en est-il lorsque nous écrivions : “La position de ‘dedefensa.org’ sur le fait même de l’attentat est bien résumée par une déclaration que Philippe Grasset fit au ‘Soir’. (‘Le Soir’ de Bruxelles avait eu la curieuse idée d’une interview de PhG, et d’une interview expresse par téléphone, le 10 septembre 2008 en fin d’après-midi. Le résultat fut assez mitigé quant à l’exactitude du rapport des propos de PhG, et parut dans un entrefilet dans les éditions du 11, dans un ensemble consacré à l’anniversaire.) Nous citons cette phrase précisément dite (de PhG), qui inspira le titre de l’entrefilet et dont l’esprit se retrouve dans tous les textes de ‘dedefensa.org’ : ‘La seule chose dont je sois sûr [concernant 9/11], c’est que la version officielle est fausse…’”. »

Bien : dossier clos et hommage rendu à Meyssan, passons à l’interview... Finalement, l’interviewé nous fait un récit de sa vie depuis la parution de son livre ‘L’effroyable imposture’, et notamment de ses divers déplacements et engagements entre son départ de France, en 2006-2007 sous la pression de certains événements, jusqu’à son retour vers 2018-2019. Depuis, il vit donc en France, dans un milieu plus apaisé  pour lui.

Ce qui m’intéresse, c’est ce court extrait du dialogue (1h 11’ 10“ sur la vidéo)::

Eric Verhaeghe : « La France que tu retrouves, est-ce la même que celle que tu avais quittée ?»

Thierry Meyssan : « Pas du tout ! C’est un autre pays... Alors, ça peut paraître bizarre mais euh, la première chose qui me frappe, c’est que, quand j’avais quitté la France, quand on entrait dans un café, tout le monde parlait de politique... Et quand je suis rentré en France, personne ne parle de politique dans un café... Or ça, cette chose-là, je ne l’avais vécu qu’en Union Soviétique... »

Il est rare d’introduire dans les propos de Meyssan un  point d’exclamation pour exprimer le ton. Cette remarque sent le vrai... Il m’arrive d’indiquer quelquefois à des commerçants de mes habitudes un schéma des activités que j’exerce et à l’un d’entre eux j’avais donné les coordonnées de mon site. Six mois passent, relations toujours aussi cordiales. Il y a quelques jours, petit échange, tout et rien, puis soudain son intervention et ma réponse, deux phrases-bateaux auxquelles je suis habitué, qui permettent soit de poursuivre, soit de rompre selon l’humeur de l’interlocuteur..

« Ben dites donc, en ce moment vous ne devez pas chômer ! »

«  Vous l’avez dit, j’ai soixante ans de journalisme et de travail dans ce domaine, jamais je n’aurais imaginé ce qui se passe... »

Là-dessus, mon interlocuteur me glisse, sur un semi-ton de demi-complotiste qui montre qu’il a au moins réalisé ce dont on parle et la façon dont j’en parle ; et ce qu’il dit ne s’adresse pas à moi, comme une mise en garde, mais elle parle plutôt pour lui et justifie ce qui a pu être pris pour une réserve :

« Mais vous savez, il faut faire attention avant d’en parler, en ce moment on ne peut pas raconter des choses pareilles à n’importe qui... »

Voilà donc Meyssan confirmé par la plus banale des sources, et moi-même intuitivement renforcé dans ma conviction que nous vivons effectivement dans ce monde-là, – c’est-à-dire dans deux mondes parallèles, l’un où l’on ne peut dire que ce qu’il est autorisé de dire, et celui où il est possible de dire ce que l’on pense en vérité. Mais l’interview se poursuit et devant la proposition selon laquelle nous nous trouvons quasiment privés de liberté de parole, Meyssan se récrie en énonçant : “Mais non, la preuve c’est que nous sommes en train de dire ce que nous disons”.

Il explique que nous sommes dans une phase intermédiaire, où l’on peut encore se parler “entre amis”, c’est-à-dire des pas-« n’importe qui », et que la bataille, la “résistance” peut pour l’instant se concevoir comme cette seule prise de parole. Mais bientôt, poursuit-il, nous en arriverons à l’extrême et alors, même entre amis, il ne sera plus possible de “parler” (de “résister”), et alors il faudra songer à la référence de la résistance sous l’occupation, « entrer dans la clandestinité ».

Malgré mon âge conséquent, l’idée de la résistance en clandestinité du type 1940-1945 ne me déplaît pas, et pourtant je ne crois pas du tout que les choses tourneront de cette façon. Ce n’est pas que nous capitulerons tous, c’est plutôt qu’ils ne parviendront pas à imposer leur régime complet de “terreur de l’esprit et de la parole” sans la terreur pure et simple, la vraie de vraie, de la Gestapo au NKVD. Malgré qu’ils soient extrêmement doués, malgré tous leurs efforts et leur bonne volonté, malgré leur goût presqu’enchanteur pour la corruption et la trahison barbouillées de milliards de milliards de neurones artificiels, même la CIA et le FBI ne parviennent pas à la cheville du NKVD ni à celle de la Gestapo.

Ce n’est pas que je tienne NKVD et Gestapo pour autant d’instruments diaboliques mais c’est parce qu’ils ont réussi, à cause de circonstances transformant des coups d’État, des guerres civiles, des batailles bureaucratiques, des complexes de camps de travail, des chambres de torture, des famines minutieusement organisées en autant d’outils absolument légaux d’un parti devenu la représentation incontestable et incontesté de la légalité. Ce qui compte le plus dans les dictatures nazie et bolchévique, c’est justement qu’elles transmuent la réalité, avec des partis devenant des États, donc fondements et justifications de toutes choses attribuées à une partie irrésistible du tout qu’est la Nation, ou l’Idée, ou le Cosmos-Reich. Cela ne peut se faire, l’irrésistible, que via une balle dans la tête du suspect tirée par l’officier du NKVD ou suspendu par la gorge au croc de boucher de la Gestapo. Il faut du sang, du gros qui tâche, des morts dont on est fier, et tout cela étalés partout, et que tout cela se sache, et que l’on défile devant les charniers, et que l’on en soit sous le charme. La terreur a quelque chose de la magie (noire ou pas, qu’importe). Même les pseudos ex-néo-nazis ukrainiens n’arrivent pas à la cheville, eux non plus, de leurs grands-papas bandéristes.

Nous (nos dirigeants, nos globalistes) ne sont pas assez costauds pour ça. Je dirais assez lestement qu’ils n’ont pas les couilles pour “faire le job” que leur demande le diable et que leurs folies bien réelles sont des petites folies de bourgeois, qui se manifestent par du pince-fesse de gamines, des gamineries autour de la braguette, quelques liasses de billets et un déguisement en loup-garou démoniaque. En fait, ils pensent qu’un article dans le New York ‘Times’ et un édito du ‘Financial Times’ suffisent à “faire le job”. Ils n’ont pas encore réalisé que le diable lui-même finit, découragé, par les mépriser, eux qui ont tous les leviers de la puissance depuis quasiment un siècle et qui sont en train de prendre une volée de première et de bois vert en Ukraine. Ils n’ont même pas vu, en 1989, en République Démocratique Allemande, qu’il fallait se saisir de ce commandant Poutine du KGB, et le mettre très vite au fond d’une boite, au fond du Dniepr, avec un chargeur de Kalachnikov tiré sur l’ensemble pour permettre au mort de respirer jusqu’à ce que mort s’ensuive, et qu’il dégoûte à jamais le Russe du désir de se relever. Non, ils manquent de flair.

Je vous le dis : leur chape de plomb est faite de plomb en toc, fabriqué au rabais, sans les terres rares que les Chinois gardent pour eux, privée des éléments fondamentaux qui font d’une dictature une entité sérieuse. Ce sont des dictateurs-bananiers, des Tapiocas, des Alcazars, des Plekszy-Gladzs en guindaille à Las Vegas ; il leur faudra toujours une belle cape aux couleurs démocratiques, un gentil chapeau avec une plume consacrée aux droits de l’homme, – toujours, toujours cette hypocrisie de marchand de soupe qui les rend impuissants à assumer ce rôle de “maîtres de l’histoire du monde” qu’ils voudraient porter, incapables de comprendre que tout se passe à l’étage du dessus, dans la métaphysique de l’histoire où se trouvent les maîtres du Temps et de l’Espace, et qu’ils ne feraient alors qu’y patauger dans le ridicule qu’ils y auraient amené.

Et pour clore le récit...

Pour terminer par une absence de transition qui mesure l’universalité du sujet, nous allons vous donner un autre exemple, complètement différent, de bien plus haute volée, mais qui met lui aussi ces  personnages qui prétendent nous dompter à leur juste place. Cela se passe hier soir entre mes deux larrons en foire, qui deviennent “en folie” quand ils parlent de Macron, – Christoforou et Mercouris. Ils parlent tous deux d’une nouvelle Grande Alliance France-UK pour mettre la Russie KO, – vous voyez d’ici la scène !  Guillaume le Conquérant rules the waves...

Christoforou se débattant en pouffant de rire avec le nom du ministre français qu’il ne retrouve pas (moi non plus, et croyez-moi je n’en dors pas moins), total inconnu recruté dans les couloirs du métro par l’ami-Macron et spectacle réjouissant de notre commentateur gréco-chypriote... Alors, Mercouris intervient avec son tact habituel et son humour si british même pour l’ascendance grecque... Je traduits volontairement “inconsequential” qu’il emploie à deux reprises, qui signifie aussi “insignifiant”, par l’expression “sans conséquence”, – des “êtres sans conséquence” comme l’on dit ‘Un roi sans divertissement’, comme l’on dit d’une absence de toute trace, – des êtres au-delà du non-être car pour ne pas être un être il faut admettre la référence de ce qu’est un être. Rien de semblable dans le marigot où barbote la Macronie.

« Notez à ce propos... En d’autres temps, le ministre français des affaires étrangères était connu du monde entier, et voyez combien ces personnes sont aujourd’hui complètement ‘sans conséquence’... Tout le monde savait qui était le ministre français des affaires étrangères. La France a donné quelques-uns des plus grands diplomates qui aient jamais existé... Talleyrand ! il vous suffit de citer ce nom. La France a inventé le concept même de diplomatie. Aujourd’hui, ce sont des personnages ‘sans conséquence’... »

Et vous croyez qu’on va faire des dictateurs à faire trembler le monde de ces falots pissenlits qu’un peu de vent emporte tandis que leur nom s’emploie à justifier son origine du moyen-âgeux “pisser-en-lit” ?

Note de PhG-Bis : « Grande avait été ma satisfaction d’entendre le Britannique Mercouris citer en exemple au monde éberlué un modèle qui n’a plus cours, qui est parti dans un autre monde, qui nous regarde avec sa hautaine ironie ricanante, le Prince de Bénévent et “diable boiteux”, plus apprécié des Anglais que des Français qui ne connaissent plus rien du bonheur de leur histoire... »

"Je ne suis pas pro-russe mais je déteste qu'on me prenne pour un c...!" - AuBonTouiteFrançais


 

🔴👉Retour du QR CODE !!!!! 2ème partie : nouvelle forme de mobilisation


 

samedi 6 avril 2024

Des artistes engagés pour la Palestine : L’actrice Manon Azem lit le témoignage déchirant d’un jeune de 13 ans à Gaza

source : https://lemediaen442.fr/des-artistes-engages-pour-la-palestine-lactrice-manon-azem-lit-le-temoignage-dechirant-dun-jeune-de-13-ans-a-gaza/

Manon Azem lit le témoignage poignant d’un jeune garçon de 13 ans qui vit dans une tente à Rafah. Une initiative touchante et encourageante pour soutenir le peuple palestinien et dénoncer la censure dans le monde artistique.

Depuis le 24 mars, le collectif « La culture pour un cessez-le-feu » a lancé une série de vidéos bouleversantes sur Instagram. Des artistes français et internationaux y lisent avec émotion des témoignages de civils gazaouis, d’humanitaires et de soignants, victimes du conflit israélo-palestinien. Une initiative touchante et encourageante pour pousser les artistes à s’engager malgré les menaces de censure dans le monde artistique.

Parmi les personnalités qui ont prêté leur voix à cette cause sur Instagram, on retrouve Oulaya Amamra, Swann Arlaud, Manon Azem, Lauren Bastide, Amira Chebli, Sarni Bouajila, Rachida Brakni, Camelia Jordana, Reda Kateb, Michele Lamy, lmane Maarifi, Anna Mouglalis, Nahuel Perez Biscayart, Niels Schneider ou encore Maud Wyler.

Dans l’une de ces vidéos, l’actrice Manon Azem lit le témoignage poignant de Mohammed Al Yazji, un jeune garçon de 13 ans qui vit avec six frères et sœurs dans une tente à Rafah, à Gaza. Il y décrit la détresse de sa petite sœur de six mois, qui pleure sans cesse de faim et de peur, et le manque cruel de lait et de couches. Il exprime également son désarroi face à la disparition de son père, de sa mère, et sa volonté de protéger ses frères et sœurs de la guerre.


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Ces vidéos sont un moyen pour ces artistes de s’engager concrètement pour la cause palestinienne, malgré les risques de censure et de blacklisting auxquels ils s’exposent. En effet, le monde artistique est souvent la cible de pressions et de menaces de la part des défenseurs du sionisme, qui n’hésitent pas à faire taire ceux qui osent dénoncer les exactions commises envers le peuple palestinien. Une méthode d’une rare violence où cette pression de mort artistique est dénoncée par Mathias Cassel, plus connu sous son nom de scène Rockin’ Squat (Assassin) :

« Si tu te positionnes sur la Palestine… Tu sautes en 2-2 ! Tu vois ce que je veux dire ? En France, il faut soutenir Israël, tu ne peux pas te positionner en faveur de la Palestine ou même avoir un point de vue sur la question. »

C’est pourquoi il est crucial que les artistes continuent à s’exprimer et à utiliser leur notoriété pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas. La culture joue un rôle essentiel dans la lutte pour la justice et la paix, et ces vidéos en sont une preuve éclatante. Cependant, il faut trouver le courage de prendre la parole, ce qui nécessitera probablement un sacrifice de la part de certains. Mais c’est grâce au sacrifice de quelques-uns que des centaines d’autres se lèveront pour faire entendre leur voix. Une fois le mouvement lancé, rien ni personne ne pourra arrêter ceux qui dénoncent l’horreur subie à Gaza et la mort qui jonche le sol de la Palestine.

En s’engageant pour la cause palestinienne, ces artistes envoient un message fort aux dirigeants politiques et à l’opinion publique : il est temps de mettre fin au massacre qui a déjà tué plus de 33 000 personnes à Gaza, et de permettre au peuple palestinien de vivre dans la dignité et la sécurité.

Nous encourageons donc tous les artistes à suivre l’exemple de ces personnalités engagées, et à utiliser leur talent et leur notoriété pour soutenir la cause palestinienne et dénoncer les injustices.

Von Der leyen s'augmente de 3800 euros / mois ...


 

Gaza: la faillite morale de l'occident


 

vendredi 5 avril 2024

Les solutions concrètes pour lutter contre la tyrannie qui vient - Louis Fouché


 

Celui qu'on n'écoute pas au début finit souvent dans le rôle de l'imprécateur et tout le monde le craint

 

vidéo ici

Réveillez-vous, ô dormeurs

Source :  https://www.dedefensa.org/article/reveillez-vous-o-dormeurs

• Une appréciation générale et multidimensionnelle de la situation de l’hégémon américaniste face à son inéluctable crise finale. • Un texte de Patrick Lawrence nous décrit cette descente aux enfers.

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1er avril 2024 (17H35) – “Réveillez-vous, ô dormeurs”, car les choses terribles ne font que commencer. La route est ouverte pour la mise en pièce du système hégémonique américaniste établi sur le monde. A cet égard, l’Ukraine n’est qu’un début, un avant-goût. Le reste, bien entendu, va suivre dans un bruit de tonnerre et dans une opluie de sang.

Le commentateur Patrick Lawrence décrit les divers fronts s’ouvrant un peu partout dans cette fantastique toile d’araignée d’interventions illégales, de pressions inacceptables, de situations de corruption. On retrouve diverses crises, divers affrontements.

On peut avancer au moins deux choses : la première est que le désordre et la fureur des vingt premières années du XXIème siècle sont peu de choses à côté de ce qui nous attend.

« Les cliques politiques de Washington, si stupidement incapables d’accepter les réalités du XXIe siècle, sont susceptibles d’agir avec un désespoir accru au fur et à mesure que la primauté des États-Unis cède enfin la place à un ordre mondial digne de ce nom. Si vous pensiez que les deux dernières décennies ont été violentes, chaotiques et destructrices, accrochez-vous : le pire est presque certainement à venir. »

La seconde est aussi banale et tragique que la précédente, mais elle poursuit sa logique inéluctable qui concerne la nécessité où l’on se trouve de devoir accepter les épreuves terribles à venir sans savoir quelle forme elles auront.

«  Il est difficile de prédire ce que va faire Washington ... “Les nations qui s’engagent en faveur de la multipolarité”, conclut l’article, “doivent se préparer à ce qui risque de leur être infligé”. Le réconfort que l’on peut trouver ici, aussi sombre soit-il, c’est que les pays non occidentaux savent parfaitement comment s’armer contre l’imperium et les anciennes puissances coloniales. Et les Russes leur ont montré ces dernières années que c’était possible. »

Patrick Lawrence est un grand reporteur US qui a collaboré à de nombreuses publications à partir de ses débuts à l’International Heradk Tribune.  Son nouveau livre ‘Journalists and Their Shadows, vient d'être publié par Clarity Press. Ce texte est repris de ‘Spirit of Free Speech’ du 29 mars 2024, à partir de ‘ScheerPost’.

dde.org

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Chronique d’une mort annoncée

Si vous pensiez que les deux dernières décennies ont été violentes, chaotiques et destructrices, accrochez-vous : le pire est presque certainement à venir.

Je viens de lire un article remarquable dans le Seattle Times, remarquable par sa franchise nihiliste. Le titre de l’article de Ron Judd publié en août 2021 dans le Pacific NW Magazine du Times donne un bon aperçu du point de vue de l’auteur : «Le déclin de la civilisation américaine». Et le sous-titre : «La mauvaise télévision n’a jamais été aussi présente, et elle nous rend gros, paresseux, égoïstes et stupides».

Les nouvelles semblent parfois voyager lentement dans ces contrées, mais qu’à cela ne tienne. Si les observations de Judd étaient percutantes il y a trois ans, elles ont aujourd’hui la force gravitationnelle de Jupiter. La thèse de Judd est la suivante :

«Au vu de l’état actuel de dysfonctionnement national, de guerre culturelle et de psychose publique – plus d’informations à ce sujet après quelques messages publicitaires vous incitant à demander à votre médecin de vous prescrire un nouveau médicament miracle, le Byxfliptaz – il est indéniable que l’Américain lambda est doté aujourd’hui de toutes les facultés mentales d’une salade Jell-O laissée trop longtemps au soleil lors d’un pique-nique au mois d’août dans le parc Marymoor».

L’heure ne semble pas être à la mauvaise télévision ou aux cerveaux en déliquescence. En raison d’une succession rapide d’événements, dont aucun en apparence n’est lié à un autre, l’effondrement des sept décennies d’hégémonie de l’Amérique s’accélère de façon spectaculaire. Certains observateurs avisés pensent aujourd’hui que «l’ordre international fondé sur des règles», comme les cliques politiques appellent au rayonnement de la puissance américaine, est d’ores et déjà révolu. Je suppose qu’il faut choisir entre accepter cette réalité et regarder de la mauvaise télévision, et, d’accord, ce dernier choix s’avère tentant pour un nombre surprenant de personnes.

Réveillez-vous, ô dormeurs, et revenez d’entre les morts !

Sur le flanc oriental du monde atlantique, les dirigeants de l’empire ont perdu une guerre qu’ils étaient persuadés de gagner lorsqu’ils l’ont déclenchée avec le coup d’État organisé à Kiev il y a dix ans. La folle erreur de calcul de l’Occident en Ukraine fait de la Russie la gagnante, et il est bien difficile de surestimer les conséquences de ce coup porté à la puissance et au prestige des États-Unis.

En outre, les efforts déployés depuis des années par les cliques politiques pour isoler la Russie, paralyser son économie et détruire la valeur de sa monnaie ont manifestement échoué. Si l’on en juge par le taux de croissance du produit intérieur brut, l’économie russe surpasse largement celles de l’Amérique et de l’Europe. Les échanges commerciaux réalisés en roubles augmentent à un rythme effréné et la monnaie est stable. Moscou est aujourd’hui une force de premier plan alors que les pays non occidentaux, c’est-à-dire les pays du Sud, se rallient à un ordre multipolaire fondé sur des principes de souveraineté juridiquement contraignants, sur la charte des Nations unies, et d’autres textes et déclarations multilatéraux.

Certains lecteurs ne l’auront peut-être pas remarqué, mais les nouveaux dirigeants du Niger, qui ont pris le pouvoir à la suite d’un coup d’État contre le président pro-occidental du pays en juillet dernier, viennent d’envoyer un message à l’armée américaine, qui maintient depuis longtemps un avant-poste de 250 millions de dollars dans le nord-est du Niger, que le Pentagone considère comme essentiel aux activités de Washington destinées à projeter sa puissance à travers l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Voilà pour la «domination à spectre complet» dont rêvaient les néoconservateurs au tournant du siècle.

Gardant le pire pour la fin, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies vient de recevoir un rapport de 25 pages et un résumé vidéo de 12 minutes de son rapporteur spécial, Francesca Albanese, intitulé «Anatomie d’un génocide». Vous pouvez consulter toutes les excuses embrouillées du New York Times au sujet de la crise de Gaza. Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de la majorité mondiale, les États-Unis soutiennent un régime de despotes enragés qui extermine tout un peuple. Le prix que l’impérium devra payer pour cela dans les années à venir sera très élevé.

Éteignez vos téléviseurs et réfléchissez à ces développements. Si nous les prenons dans leur ensemble, comme il se doit, ils nous indiquent deux choses. Premièrement, un nouvel ordre mondial composé de multiples pôles de pouvoir, même si Washington s’efforce de le saper, est en train d’émerger un peu partout et prend de l’ampleur à l’heure où nous parlons. Deuxièmement, les cliques politiques de Washington, si stupidement incapables d’accepter les réalités du XXIe siècle, sont susceptibles d’agir avec un désespoir accru au fur et à mesure que la primauté des États-Unis cède enfin la place à un ordre mondial digne de ce nom. Si vous pensiez que les deux dernières décennies ont été violentes, chaotiques et destructrices, accrochez-vous : le pire est presque certainement à venir.

Le pire est à venir

Tant que le régime Biden continuera à dire que la guerre en Ukraine est «dans une impasse», et même si les médias corporatistes rabâchent fidèlement ces absurdités tels des pantins ventriloques, si le régime de Kiev perd chaque jour du terrain et qu’il n’y a pas le moindre espoir réaliste de le reconquérir, le mot que nous cherchons est «perdu». La question qu’il est temps de se poser est la suivante : que vont faire les États-Unis et leurs vassaux européens lorsque les faux-semblants n’en seront plus, et que la défaite, même si elle n’est jamais admise sur le papier, sera trop évidente pour être niée ?

Rien de bon. Étant donné qu’une paix négociée dans des conditions acceptables pour Moscou est hors de question et que l’objectif est de renverser la «Russie de Poutine», les États-Unis sont sans doute enclins à intensifier les opérations secrètes et les «guerres hybrides» au menu de Washington depuis des lustres. La situation risque de devenir vite très dangereuse. Avons-nous eu un avant-goût des problèmes à venir avec l’attaque choquante de la salle de concert et de la galerie marchande près de Moscou le 22 mars ? Voici ce que j’en pense.

La «communauté du renseignement» américaine s’est empressée de rendre publique une «évaluation»- un terme flou qui n’engage personne – selon laquelle l’attentat est l’œuvre d’un groupe d’islamistes militants, et que rien ne prouve que l’Ukraine a quelque chose à voir avec cet événement. Très vite, une ramification de l’État islamique, EI-Khorasan, a revendiqué l’attentat. Le président Poutine, qui s’était montré prudent dès le départ quant aux accusations, a fini par déclarer que les terroristes islamiques étaient effectivement coupables de la mort de 137 Russes innocents et de l’incendie de «Crocus City Hall».

Identifier l’EI-K comme étant le responsable est une affaire compliquée, gardons cela à l’esprit. Après l’effondrement du régime client de Washington à Kaboul il y a trois ans, de nombreux éléments des forces de défense et de sécurité nationales afghanes, se retrouvant soudainement à la rue, ont rejoint l’EI-K pour se mettre à l’abri du désastre. Il s’agissait d’agents de renseignement et de contre-insurrection formés par la CIA, et ils auraient été très nombreux à rejoindre l’organisation. Des rapports ultérieurs, jamais authentifiés, ont suggéré que la CIA utilisait des hélicoptères banalisés pour approvisionner l’EI-K en armes et en matériel. Il y a un an, Foreign Policy le décrivait comme «le groupe terroriste sans doute le plus brutal d’Afghanistan».

Moscou, parfaitement au courant de ces connexions, conclut aujourd’hui que la CIA, ainsi que le MI6 britannique, étaient derrière l’attaque du Crocus City Hall, avec l’agence de renseignement de Kiev, le SBU, jouant un rôle de soutien sur le terrain. La semaine dernière, le chef des services de renseignement russes a déballé tout cela en exposant les conclusions de Moscou.

«Nous estimons que l’attentat a été préparé par les islamistes radicaux, mais, bien entendu, les services spéciaux occidentaux leur ont prêté main-forte», a déclaré Alexandre Bortnikov, le chef du FSB. «Et les services spéciaux ukrainiens y sont directement impliqués».

Trop de preuves circonstancielles viennent étayer cette thèse pour pouvoir la rejeter. Le «bilan» de la CIA attribuant la responsabilité à I’EI peut être considéré comme tout à fait juste, mais il ne représente que la moitié de l’histoire. Le jour même où Bortnikov a évoqué la situation, la Russie a expédié un missile hypersonique – le genre qui échappe aux systèmes de Défense aérienne standard – pour détruire le bâtiment abritant le siège du SBU à Kiev. C’est ce que j’entends par «les choses deviennent très dangereuses, et très vite».

Il est difficile de prédire...

Il est difficile de prédire ce que va faire Washington maintenant que le Niger a déclaré que les 1000 soldats américains qui y sont stationnés sont «illégaux» et ordonné qu’ils quittent le pays. Il est plus facile de dire ce que les États-Unis ne feront pas, malheureusement. Ils n’ont rien montré de leur intention de retirer leurs troupes et de fermer leur base.

Un porte-parole du nouveau gouvernement de Niamey, détaillant la déclaration officielle du 17 mars, a affirmé que la présence américaine «viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques, qui exigent que le peuple souverain – notamment par l’intermédiaire de ses représentants élus – soit consulté sur toute installation d’une armée étrangère sur son territoire».

Cela peut paraître banal, mais il est extrêmement important que Niamey formule son ordre d’expulsion en ces termes. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a balayé du revers de la main la déclaration nigérienne, comme de vulgaires pellicules sur son revers de veste. Voyons comment le maître de l’ordre international fondé sur des règles va maintenant nous démontrer – comme il l’a fait dans le cas de l’Irak il y a quelques années – que les règles et l’ordre n’ont rien à voir avec le respect de la souveraineté d’autres nations ou avec les principes démocratiques que les États-Unis défendent haut et fort.

Il est peu probable que Niamey soit en mesure de forcer les États-Unis à partir, tout comme Bagdad n’a pas pu le faire lorsqu’il a ordonné le départ de toutes les troupes américaines restantes il y a quelques années. Croyez-vous que le reste du monde ne regarde que de la mauvaise télévision, et qu’il ne prêtera aucune attention au fait que les soldats américains se maintiennent dans le désert nigérien ? Si les États-Unis parviennent à défier les injonctions d’un autre pays hôte, ils perdront une nouvelle fois leur crédibilité, leur prestige et le respect auquel ils prétendent.

On entend ces jours-ci quelques commentateurs qui considèrent ces divers développements – la guerre perdue en Ukraine, l’échec de l’Occident à isoler la Russie, les hostilités croissantes contre les États-Unis en Afrique de l’Ouest, la montée inéluctable d’un nouvel ordre mondial – comme autant de signes révélateurs du déclin accéléré de l’impérium.

L’American Conservative a publié la semaine dernière un article intitulé «L’ordre fondé sur les règles est d’ores et déjà révolu». Dominick Sansone force son propos, qui se concentre sur la confrontation de l’Occident avec la Russie, mais pas tant que ça.

«Moscou s’est soustraite à l’ostracisme de l’Occident, modifiant ainsi l’équilibre des pouvoirs non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier», écrit-il. «L’ordre économique et politique fondé sur des règles a été irrémédiablement modifié».

Dans un autre article paru la semaine dernière, Moon of Alabama, un site web allemand à forte audience, affirme que la défaite en Ukraine annonce la fin de la «supériorité de la puissance militaire» en tant qu’«instrument de dissuasion» le plus efficace de l’Occident. L’Occident doit maintenant trouver «un nouvel outil qui lui permette de faire valoir ses intérêts face à d’autres puissances».

Et puis, en ce qui concerne la crise de Gaza, cette conclusion troublante :

«Il a choisi de faire preuve de la plus grande sauvagerie».

La guerre contre Gaza, soutenue par l’Occident, est la preuve que l’Occident est prêt à transgresser toutes les limites. Que le monde occidental est prêt à rompre avec toute forme d’humanité. Qu’il est prêt à commettre un génocide. Qu’il fera tout pour empêcher les instances internationales d’intervenir à ce sujet.

Qu’il est prêt à éliminer tout ce qui lui résiste.

Pour moi, l’article de Moon of Alabama fait froid dans le dos, précisément dans la mesure où tout ce qu’il écrit est plausible. On nous invite maintenant à nous demander si l’Occident soutient les barbaries commises par les Israéliens à Gaza parce que la barbarie fait désormais partie de la politique. Comment rejeter un tel argument ?

«Les nations qui s’engagent en faveur de la multipolarité», conclut l’article, «doivent se préparer à ce qui risque de leur être infligé». Le réconfort que l’on peut trouver ici, aussi sombre soit-il, c’est que les pays non occidentaux savent parfaitement comment s’armer contre l’imperium et les anciennes puissances coloniales. Et les Russes leur ont montré ces dernières années que c’était possible.

Patrick Lawrence

jeudi 4 avril 2024

L’ambassadeur Antonov a répondu aux remarques du secrétaire Blinken sur le comportement de la Russie

 Sur les pas de Pierre et Lena

Sur les pas de Pierre et Lena il y a 8 heures
🇷🇺 🇺🇲 L’ambassadeur Antonov a répondu aux remarques du secrétaire Blinken sur le comportement de la Russie. Anatoly Antonov, ambassadeur de Russie à Washington, 4 avril 2024. Moscou rejette toute tentative de diktats, toute ingérence dans les affaires intérieures de la Russie et les efforts des États-Unis pour imposer ses valeurs et son modèle de développement étatique. Le diplomate a commenté la déclaration du secrétaire d’État américain Antony Blinken selon laquelle Moscou devrait "changer son comportement pour avoir une chance d’améliorer ses relations avec Washington" : Ce n’est pas aux américains de nous donner des conseils. Ils exigent constamment quelque chose de nous, ne voulant pas comprendre que la Russie ne se retirera pas de la défense de ses intérêts vitaux et de sa politique étrangère souveraine. Il est temps que le gouvernement des États-Unis cesse de se mentir et de mentir aux autres. L’ambassadeur a également rappelé l’expansion de l’OTAN et ses innombrables sanctions illégales, les expulsions massives de diplomates et les saisies de biens diplomatiques russes, ainsi que le pari de l’Occident sur l’effondrement de la Russie. Tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est le choix exclusif de l’Occident, qui a bafoué les fondements de la diplomatie, le principe de sécurité indivisible, et abusé pendant de nombreuses années de la confiance de la Fédération de Russie. Pour le restaurer, nos anciens partenaires devraient dissiper les illusions sur la possibilité de nous infliger une défaite stratégique et apprendre à respecter les intérêts fondamentaux des autres États. Source : RIA Novosti

Appel du professeur perronne


 

Éclipse Solaire 8 Avril: La Lumière a déjà gagné ! - Acte Final: GAME OVER


 

DARIA VAGANOVA - Terreur ukrainienne


 vidéo ici

IGOR KOURACHENKO - 75 ans d'OTAN : moins de sécurité, plus de destructions


 vidéo ici

mardi 2 avril 2024

AFFAIRE TROGNEUX - NOUVELLES RÉVÉLATIONS EXPLOSIVES ! XAVIER POUSSARD (Épisode 2)


 

vidéo ici

La censure avance inexorablement dans silence et complaisance. Les sénateurs ont voté la loi SREN.


 La censure avance inexorablement dans le silence et la complaisance.
Les sénateurs ont voté POUR la loi SREN.
Source : https://x.com/Beatrice_Rosen/status/1...
Après l'article 4 de la loi sur les dérives sectaires, après le DSA, après toutes les lois récentes allant toutes dans le sens de la fin de la liberté d'expression, avec des articles flous et arbitraires.

Partout en UE la même dérive de censure et de répression visant à instaurer une pensée unique décidée par les gouvernements, sans contradiction possible.

Vous vous réveillerez malheureusement tous trop tard.
L'autoritarisme est en marche avec son cortège de commissaires politiques, déguisés en centristes.
Tristesse.

#LRDP Paris Première | Karla Chnikof


 

lundi 1 avril 2024

Pomme : saisons, le film : hiver


 

Asseli qui ?


 

JO 2024 : il est prêt


 

ALERTE ! La RUSSIE a officiellement accusé l'UKRAINE d'être responsable de l'attentat terroriste de Moscou et de plusieurs autres assassinats

 GÉOPOLITIQUE PROFONDE

GÉOPOLITIQUE PROFONDE
 
🚨 ALERTE ! La RUSSIE a officiellement accusé l'UKRAINE d'être responsable de l'attentat terroriste de Moscou et de plusieurs autres assassinats : la Russie exige maintenant l'ARRESTATION du chef du SBU ukrainien (Vassyl Maliouk), que l'Ukraine cesse immédiatement tout soutien aux activités terroristes, qu'elle livre les auteurs de ces actes et qu'elle indemnise les victimes pour les dommages causés.
 

LE GÉNÉRAL ROURE (2S) 3e SUR NOTRE LISTE ASSELINEAU-FREXIT

 François Asselineau

François Asselineau 
 
🇫🇷 LE GÉNÉRAL ROURE (2S) 3e SUR NOTRE LISTE ASSELINEAU-FREXIT -Saint-Cyrien -Officier-Général des troupes de Marine -Breveté École Sup. de Guerre Henri Roure est Docteur d'État en Science Politique. Sur la liste DLF en 2019, il a rallié notre liste en 2024.
 
 
 


La tempête se lève

 • Des déclarations remarquables des chefs du FSB et du SVR. • Les vrais coupables du massacre de Moscou ? Cela est dit clairement : le triangle US-UK-Uk à tous les coups. • Avec un texte de l'excellent dissident Gilbert Doctorow.

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29 mars 2024 (14H15) – Les Russes progressent au niveau de la communication comme ils font la guerre en Ukraine : par attaques successives, bien préparées et assurées de marquer une avancée sans risques inutiles, avec l’utilisation d’une artillerie massive. C’est un peu à quoi ressemble la conférence qu’ont donné à divers journalistes les chefs des deux services principaux de sécurité : Alexander Bertino, qui dirige le FSB de sécurité intérieure (équivalent de la DGSI française et du FBI américaniste) et Sergei Narichkine, chef du SVR de renseignement extérieur (équivalent de la DGSE et de la CIA). Parmi les journalistes, on trouvait Gibert Doctorow, un fameux commentateur dissident, connu pour son sérieux et ses excellentes sources. Dans le texte ci-dessous, Doctorow brosse un portait des deux hommes et les place justement dans le cercle rapproché des dirigeants proches de Poutine.

Les deux hommes, notamment Bortnikov, ont évidemment répondu à la principale question du jour sur les responsables de la tuerie de Moscou, sans la moindre hésitation et avec une conviction remarquable :

« Les propos de Bortnikov sont extraordinaires et ont une incidence directe sur la question de savoir si vous et moi devrions maintenant chercher des abris antiatomiques.

» ...Les journalistes ont tous cherché à savoir qui était à l’origine de l’attaque terroriste. Bortnikov leur a répondu… ainsi qu’à nous-mêmes : les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Ukraine sont derrière l’acte terroriste commis par des extrémistes islamistes. »

Parmi les révélations, celle selon laquelle l’attaque devait avoir lieu le 8 mars, jour de la Journée Internationale de la Femme, événement considérable en Russie. Cela aurait constitué un énorme événement aux conséquences imprévisibles pour l’élection de Poutine. Mais ce ne fut pas le cas : le FSB suivait déjà diverses pistes et savait que les USA avaient lancé un groupe manipulé dans ce sens pour une telle opération et pris des précautions colossales, – ce qui nous permet en plus de supputer sur les raisons du départ précipité de Nuland, trois jours avant le 8, qui ressemble bel et bien désormais à un limogeage en  catastrophe.

« Cependant, selon ‘Sixty Minutes’ [qui a eu aussi des informations du FSB], il a été déterminé que la sécurité de l’État russe le 8 mars était trop stricte pour que la mission terroriste réussisse et les États-Unis ont décidé de mettre un terme à cette opération. Il est à noter que c’est à peu près à ce moment-là que Victoria Nuland a présenté sa démission au département d’État (5 mars). Le lien de causalité possible ici mérite certainement l’attention de mes pairs de la communauté “dissidente” américaine. »

Le texte de Doctorow fourmille d’autres révélations qui montrent combien les services de sécurité russe travaillent d’arrache-pied contre les diverses tentatives de subversion où l’on retrouve à peu près toujours le même trio : US-UK-Uk(raine).

Ce constat nous permet de tirer deux conclusions :

• Comme dans nos actuelles et excellentes démocrates  totalitaires (tout le monde est présumé coupable à moins que l’on prouve son innocence, – et encore, on peut l’emprisonner préventivement puisqu’il ne manquera pas d’être coupable un jour...), il faut accepter le thème suivant pour toute violence terroriste et subversive en Russie, d’où qu’elle vienne et quels que soient les coupables si on les coince : USA-UK-Uk sont les instigateurs à plus ou moins longue distance, à moins que  le contraire puisse impeccablement être prouvé... D’où notre attitude réservée vis-à-vis de ceux qui, selon les méthodes des faits avérés, justes en temps normaaux , ne veulent s’en tenir qu’aux faits avérés... Lesquels sont constamment l’objet de déformations et de simulacres qui font de leur authenticité un gros tapis au poker menteur.

• Nous nous rapprochons de plus en plus d’interventions extérieures à l’Ukraine de la part de la Russie. Les chefs de FSB et du SVR sont de très-proches de Poutine et ils ne lancent pas ces arguments indirects mais pressants pour de telles interventions à la légère, le lendemain du jour où Poutine a déclaré que la Russie attaquera les bases OTAN qui abritent des F-16 intervenant en Ukraine. Doctorow détecte un ton bien différent dans les émissions populaires de la TV russes, – qui sont un bon thermomètre du sentiment populaire, – où jusqu’ici l’Ukraine restait considéré comme un pays-frère où il fallait faire le moins de dégâts possibles, et où l’on parle désormais de raser Kharkov et de détruire le palais présidentiel de Kiev.

On répète le propos de Doctorow :

« Les propos de Bortnikov sont extraordinaires et ont une incidence directe sur la question de savoir si vous et moi devrions maintenant chercher des abris antiatomiques. »

Le texte ci-dessus est dans l’original chez Gilbert Doctorow, en en français traduit sur ‘Réseau International

dde.org

 

Quelques déclarations remarquables

Pour les non-initiés, j’explique d’abord que le FSB est l’organisation qui a succédé au célèbre et très redouté KGB de l’Union soviétique. Toutefois, le FSB d’aujourd’hui pourrait être mieux comparé au FBI aux États-Unis. Il s’occupe de la criminalité intérieure de toutes sortes et des menaces qui pèsent sur les civils russes, comme le terrorisme. L’agence et son chef font rarement la une des journaux.

À cet égard, le FSB est plus visible, tant en Russie qu’à l’étranger, que le service de renseignement extérieur (le SVR) dirigé par Sergueï Narychkine, une personnalité de l’État qui a passé cinq ans au cours de ce millénaire en tant que président de la Douma d’État, la chambre basse du Parlement russe, et trois ans en tant que chef de l’administration présidentielle. Dans ces deux fonctions, Narychkine a été très souvent vu à la télévision dans l’exercice de ses fonctions.

En revanche, Bortnikov a passé les 15 dernières années dans ses bureaux du FSB, à l’abri des regards. Hier, il a rencontré le journaliste de la télévision d’État russe Pavel Zarubin pour une interview, puis s’est laissé interroger par un groupe d’autres journalistes. Cette séance spontanée de questions-réponses a ensuite été diffusée au journal télévisé. Les propos de Bortnikov sont extraordinaires et ont une incidence directe sur la question de savoir si vous et moi devrions maintenant chercher des abris antiatomiques. Malheureusement, vous ne trouverez rien de tout cela dans les articles de fond des grands médias d’aujourd’hui. Le Financial Times, par exemple, relate la rencontre de Xi avec des PDG d’entreprises américaines pour renouer les liens : intéressant, mais pas très pertinent si nous sommes à l’aube de la troisième guerre mondiale.

Bortnikov est par définition un membre du cercle restreint des conseillers de Vladimir Poutine. Lui, Poutine et Narychkine ont à peu près le même âge. À 72 ans, Bortnikov n’a que quelques années de plus.

J’ai été particulièrement frappée par son assurance et le choix prudent et soigneusement pesé de ses mots, alors qu’il exposait l’orientation de l’enquête avec transparence et une attitude non affectée.

Les journalistes ont tous cherché à savoir qui était à l’origine de l’attaque terroriste. Bortnikov leur a répondu… ainsi qu’à nous-mêmes : les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Ukraine sont derrière l’acte terroriste commis par des extrémistes islamistes.

Bortnikov a déclaré que les premières constatations indiquent que les quatre auteurs du massacre se sont rendus en voiture à la frontière avec l’Ukraine où ils étaient attendus de l’autre côté. Il a expliqué très calmement que l’implication de puissances étrangères était en cours de clarification et qu’il ne dirait rien sous le coup de l’émotion, mais qu’il attendrait que les faits soient solidement rassemblés avant de les présenter.

Néanmoins, le fait qu’il ait désigné les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Ukraine comme les marionnettistes probables de l’acte terroriste était tout à fait digne d’intérêt. Rappelons qu’à la suite du bombardement des oléoducs Nord Stream, l’attaque la plus importante des 50 dernières années contre des infrastructures civiles essentielles au niveau mondial, les responsables russes n’ont pointé du doigt aucun pays. Il y a eu des insinuations, mais pas d’accusations directes comme celles que nous avons entendues de la bouche de Bortnikov.

Entre-temps, outre la discussion de Bortnikov avec les journalistes, de nombreux éléments nouveaux concernant l’attentat terroriste perpétré au Crocus City Hall ont été diffusés hier par le programme d’information et d’analyse de la télévision d’État russe, «Sixty Minutes». Nous avons notamment appris qu’au cours des derniers jours de février et des deux premiers jours de mars, deux des quatre assaillants se trouvaient à Istanbul. Le départ et l’arrivée de l’un d’entre eux à l’aéroport de Moscou ont été filmés. On nous a dit dans quels hôtels ils ont séjourné, et les selfies et autres photos prises par l’un d’eux à Istanbul ont été affichés à l’écran. On ne sait toujours pas qui ils ont rencontré en Turquie. Toutefois, la date elle-même est très importante, car il a été souligné qu’ils étaient retournés à Moscou pour perpétrer un attentat terroriste le 8 mars, Journée internationale de la femme, une date sacrée dans le calendrier russe. S’ils l’avaient fait ce jour-là, l’effet aurait été catastrophique pour les élections présidentielles en Russie une semaine plus tard.

Cependant, selon «Sixty Minutes», il a été déterminé que la sécurité de l’État russe le 8 mars était trop stricte pour que la mission terroriste réussisse et les États-Unis ont décidé de mettre un terme à cette opération. Il est à noter que c’est à peu près à ce moment-là que Victoria Nuland a présenté sa démission au département d’État (5 mars). Le lien de causalité possible ici mérite certainement l’attention de mes pairs de la communauté «dissidente» américaine.

Quoi qu’il en soit, le scénario qui a été exploré plus tard dans la journée lors de l’émission «Evening with Vladimir Solovyov» est que les Ukrainiens ont décidé de procéder à l’attaque terroriste une semaine après les élections présidentielles russes, alors qu’elle perdait la majeure partie de sa justification. Ils l’ont fait malgré les objections de Washington.

De temps à autre, des lecteurs me demandent pourquoi je prête attention à des émissions comme celle de Vladimir Solovyov. Ces sceptiques ont tendance à ignorer que Solovyov invite non seulement les habituels universitaires et journalistes irresponsables qui peuvent amuser le public, mais aussi des hommes d’État très sérieux qui sont proches du centre du pouvoir en Russie et exercent une influence sur la conduite de la politique étrangère et intérieure, notamment les présidents de commission et d’autres personnalités clés de la Douma d’État.

C’est ainsi qu’hier soir, nous avons entendu un membre de la commission des relations avec la Communauté des États indépendants (ex-Union soviétique). Faisant référence aux attaques terroristes incessantes contre les civils de la région frontalière russe de Belgorod en provenance de la ville voisine de Kharkiv (Ukraine), il a déclaré qu’il était temps de raser Kharkiv, de lancer un avertissement à la population pour qu’elle prenne sa voiture et se dirige vers l’ouest, puis de tout faire exploser. Kharkiv est d’ailleurs la deuxième ville la plus peuplée d’Ukraine après Kiev.

D’une manière générale, l’humeur des panélistes et de l’animateur Solovyov lui-même est en train de changer de manière radicale : L’Ukraine est considérée comme un État ennemi et plus vite elle sera éliminée, mieux ce sera. Hier soir, il a été question de la nécessité de procéder à des frappes de missiles pour détruire le palais présidentiel de Kiev ainsi que tous les centres militaires et autres centres de décision du gouvernement dans la capitale.

Comme nous l’avons observé à maintes reprises au cours des deux dernières années, le président Poutine a été la voix de la modération et de la retenue, s’opposant aux actions susceptibles de précipiter la Troisième Guerre mondiale. Cela touche clairement à sa fin lorsque son propre directeur du FSB désigne les États-Unis et le Royaume-Uni comme étant les planificateurs de la plus grande attaque terroriste en Russie depuis 20 ans.

Gilbert Doctorow

La Garde nationale russe offre des soldats de plomb à Emmanuel Macron

 Source : https://pravda-fr.com/world/2024/03/18/94075.html

La Garde nationale russe offre des soldats de plomb à Emmanuel Macron

La Garde nationale russe offre des soldats de plomb à Emmanuel Macron

crédit photo : Service de presse de la Garde russe

La Garde russe a indiqué avoir remis à Emmanuel Macron, par l'intermédiaire de l'ambassade française à Moscou, une petite voiture et un ensemble de soldats de plomb symbolisant la Garde russe.

« Nous espérons qu'après avoir joué avec des soldats et des véhicules militaires, vous en finirez enfin avec votre complexe Napoléon», ironise la lettre d'accompagnement. «Le sort de sa prétendue grande armée est connu non seulement des Français, mais aussi de la communauté mondiale tout entière. Nous aimerions pouvoir penser que la génération moderne de soldats et d’officiers français n’aura pas à réapprendre une leçon aussi amère par votre volonté.», poursuit-elle.

RT en français

dimanche 31 mars 2024

Nazisme, Néo-libéralisme & Macronisme. (ou comment le nazisme influence le management)


 

Ce qu'il nous faudrait c'est une bonne guerre


 

Nainpoléon rencontre Vladimir Poutine


Vidéo ici

EXCLUSIF : Serge D. témoigne pour la 1ère fois | #SainteSoline


 Soutenez nos enquêtes sur ➡️ https://donorbox.org/reporterre-offin...
🎥 Interview intégrale de Serge Duteuil-Graziani tirée du documentaire : Sainte Soline, autopsie d'un carnage (Clarisse Feletin et Maïlys Khider)
   • Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage  
Grièvement blessé à la tête lors de la manifestation de Sainte-Soline (25 mars 2023), Serge attendra pendant 1h20 l'arrivée des secours bloqués par les forces de l'ordre. Après deux mois de coma, il se réveille enfin. Aujourd'hui encore les médecins ne connaissent pas l'étendue de ses séquelles. C'est la première fois qu'il prend publiquement la parole.

✊📣 L’histoire de Serge, de Mickaël, d’Alix, d’Olivier aucune chaine de télé n’a osé la raconter. Or, étouffer les voix de celles et ceux qui ont vécu Sainte-Soline dans leur chair, c’est les écraser une deuxième fois. Grâce à la co-production de Reporterre et OFF investigation, nous pouvons vous mettre ce documentaire en accès libre. Mais pour continuer demain, nous avons besoin de vous. Pour que d’autres voix émergent et participent à faire éclater la vérité, faites un don.
➡️ https://donorbox.org/reporterre-offin...

Saison 02, les épisodes :
📍 Ep.01 | Autoroute A69 : l'affaire personnelle de Macron ?
   • Ep.01 | Autoroute A69 : l'affaire per...  
📍 Ep.02 | Mégabassines, histoire secrète d'un mensonge d'État
   • Ep.02 | Mégabassines, histoire secrèt...  
📍 Ep.03 | Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage
   • Sainte-Soline, Autopsie d'un carnage  

Saison 01, les épisodes :
📍 Ep. 08 | Patrimoine Macron : où sont les millions ?
   • Ep. 08 | Patrimoine Macron : où sont ...  
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samedi 30 mars 2024

Quand CHOUARD appelle à voter ASSELINEAU ! (Entretien Nicolas Clément 2017)


 

GAZA : QUAND LIÈGE EN FAIT UNE MONTAGNE par Pierre Heldenbergh

 


Dans la nuit de dimanche, en solidarité avec la population de Gaza, un groupe d’une trentaine de personnes a repeint les 374 marches de la Montagne de Bueren, à Liège, aux couleurs du drapeau palestinien. Audacieux et spectaculaire.

Le Bourgmestre de la ville (Willy Demeyer, PS) et l’échevin de la propreté et de la transition écologique (Gilles Foret, MR), ont estimé urgent et indispensable d’envoyer dès le lendemain une équipe de huit personnes « effacer » illico au karcher cette belle action de solidarité. L’armée israélienne les en remercie.
Ce qui a aussi fait réagir au quart de tour le citoyen Pierre Heldenbergh, personnalité culturelle liégeoise, et ex-directeur des ASBL « Grignoux » et « Barricade ». Si le chantier du tram de Liège avait été conduit avec autant d’empressement, il eût été terminé depuis dix ans (C.S.).

Photo Yannick Bovy

LA SOLIDARITÉ, CE N’EST PAS UNE CRASSE QU’ON NETTOIE ! par Pierre Heldenbergh

Ville de Liège : quand le soi-disant « politiquement correct » méprise tout à la fois
• une formidable expression de solidarité avec un peuple opprimé,
• une œuvre de Street Art parmi les plus grandes d’Europe,
• et une fantastique occasion de voir débarquer des dizaines de milliers de touristes qui seraient venus à Liège pour la voir.

J’ai la chance et le plaisir de connaître personnellement de nombreux échevin.es, élu.es et même bourgmestre de la ville de Liège. Ce message leur est donc un peu adressé.
J’ai aussi la chance et le plaisir d’avoir un fils aîné engagé sur les questions de démocratie, de genre, de solidarité et impliqué dans de nombreuses causes, dont celles des populations écrasées par des nations puissantes et ultra-armées.
Ce midi il vient me dire « Pierre, vient avec moi voir la montagne de Bueren. Les pacifistes ont fait un truc génial ! ». Pendant la nuit de dimanche à lundi, un groupe d’artistes (?) et de pacifistes (?), en tout cas, des personnes qui voulaient soutenir un peuple victime d’un (quasi) génocide dans une guerre totalement injuste et disproportionnée, ont totalement repeint l’entièreté des 374 marches des escaliers de Bueren aux couleurs du drapeau palestinien – un peuple à qui on refuse le droit d’être un état depuis plus de 75 ans.

A midi, mon fils et moi descendons donc vers Hors Château pour découvrir cette œuvre « en vrai », et pas seulement par les photos qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias. Mais interdiction de monter les escaliers.
Une toute grosse équipe d’entretien de la ville de Liège était déjà en train de tout nettoyer.

Cette attitude a provoqué chez moi trois réactions à chaud :

1. L’art urbain et la liberté d’expression

Liège est connue pour ses fresques murales, comme celles de mon ami Vincent Solheid, ou les grandes expos temporaires sur des bâches d’œuvres d’art contemporain, les installations provisoires d’Alain De Clerck, ou encore par les splendides graffitis (à ne pas confondre avec les tags dont je n’ai jamais compris le sens) réalisés par des artistes reconnu.es au niveau national et même européen.
Bref, la ville se veut ouverte au Street Art, et les autorités communales soutiennent même un projet qui s’appelle Paliss’Art, en lien avec l’asbl Spray Can Arts, pour multiplier les œuvres éphémères ou permanentes sur des centaines de murs sans intérêt.
Cela permet d’embellir une ville et de l’ancrer de manière originale et publique dans des expressions d’art contemporain.
Alors pourquoi une œuvre à la fois gigantesque et solidaire avec un peuple opprimé, qui a certainement dû nécessiter une nuit de travail à un fameux collectif (vous avez vu le nombre de marches à peindre ?), n’a-t-elle pu résister que quelques heures avant d’être nettoyée en vitesse, comme si c’était un simple conglomérat de merdes de chiens et de cacas de pigeons ?

photo Yannick Bovy

2. Une opportunité « touristique » gâchée (même si ce n’est pas vraiment le sujet)

Liège mise énormément sur son ouverture aux touristes du monde entier, même parfois un peu trop, il faut bien l’avouer. Mais c’est un axe important de développement économique et c’est l’un des seuls qui fait vraiment vivre une grande partie des petits commerces et du secteur horeca, avec des répercussions sur nos infrastructures muséales et la fréquentation de nos événements culturels.
Alors là, effacer l’un des plus longs drapeaux jamais peints au cœur d’une ville, à peine quelques heures après qu’il ait été terminé, quel gâchis touristique !
Bien sûr des centaines de milliers de personnes verront les photos de la Montagne de Bueren repeinte, et les diffuseront sur leurs réseaux, etc.
Nous pouvons même espérer que dans les territoires actuellement bombardés, ces photos circuleront aussi et donneront un petit peu de baume au cœur à ces populations maltraitées.
Mais plus personne ne viendra à Liège pour voir cette œuvre temporaire, que les autorités communales se sont empressées d’effacer, comme s’il fallait absolument « invisibiliser » cette action. Pour quelle raison ?
Si les Liégeois.es avaient su cela plus tôt, il y a une dizaine d’années que nous aurions peint le drapeau palestinien sur l’ensemble du trajet du futur tram de la cité ardente… Cela aurait peut-être accéléré les travaux !

3. Deux peintures, deux mesures

La dernière réaction qui m’est venue, c’est une question que je me pose régulièrement en marchant dans les rues de Liège. C’est le « deux poids deux mesures » dans la politique de « détagage » des services communaux liégeois.
Je l’avais écrit par plaisanterie il y a quelques semaines : si tu habites Liège et que tu veux faire nettoyer la façade de ta maison, ou la porte de ton garage, n’appelle pas une société privée pour le faire. Il suffit d’y peindre toi-même un drapeau palestinien… et la Ville viendra aussitôt nettoyer ton mur gratos au Karcher.
Quelques jours plus tard, les pauvres employé.es du service « détagage » seront ainsi sommé.es de venir respirer d’urgence les vapeurs de dissolvant sur la façade de ton domicile. Peindre un simple morceau de pastèque (ndlr : allusion au drapeau palestinien) dans l’espace public, cela peut même être sévèrement réprimé !!!
Mais si tu n’as « que » de « simples » tags sur ton mur, ou des slogans débiles et racistes, attends-toi plutôt à devoir attendre plusieurs mois !

Ce « deux peintures, deux mesures » me laisse profondément perplexe sur les priorités des autorités liégeoises. Car enfin, de quoi ont-elles peur ?
Exprimer sa solidarité avec des peuples opprimés, dont les médias et nos gouvernements font si peu de cas, ce serait tellement insupportable ?
Réclamer par un dessin, une affichette, ou un slogan, qu’une guerre ignoble s’arrête, c’est insupportable ?
Dénoncer la politique ignoble d’un gouvernement israélien qui réunit pourtant la droite et une extrême droite ouvertement coloniale et raciste, c’est insupportable ?
Et dire qu’il serait temps que les résolutions de l’ONU numéros 46, 48, 49, 106, 111, 127, 171, 228, 236, 237, 240, 242, 248, 250, 251, 252, 256, 258, 259, 262, 265, 267, 270, 271, 279, 280, 285, 298, 313, 316, 317, 331, 332, 337, 338, 339, 340, 347, 350, 362, 368, 369, 378, 390, 425, 426, 427, 444, 446, 449, 450, 452, 465, 467, 468, 476, 478, 484, 487, 497, 498, 501, 508, 509, 515, 516, 517, 518, 519, 520, 573, 587, 592, 605, 607, 608, 611, 636, 641, 672, 673, 681, 694, 799, 904, 1073, 1397, 1435, 1402, 1405, 1435, 1515, 1544, 1583, 1701, 1850, 1860, 2334, 2712 et 2720, soient enfin respectées par les belligérants d’un conflit qui a fait tant de morts innocentes… c’est insupportable ?

photo Yannick Bovy

Pour conclure ce message, j’en appelle aux autorités de la ville de Liège, au bourgmestre, aux échevin.es, et à tous ceux et toutes celles qui pourraient utilement l’entendre :

Laissez les liégeois.es qui le souhaitent exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien, même si c’est parfois sur des murs abandonnés ou sur les marches d’un escalier ;

Si vraiment le « politiquement correct » (?) vous « obligeait » (?) à effacer d’urgence ces messages de paix, profitez-en pour nettoyer aussi tous les tags et toutes les saloperies qui sont écrites autour sur les murs – au lieu d’obliger vos services à se centrer uniquement sur ceux-là. On pourrait sinon croire qu’invisibiliser la résistance à la politique criminelle du gouvernement israélien est pour vous finalement plus important que la seule « propreté » des murs de votre ville.

Et enfin, même si l’action d’une petite ville de Wallonie ne changera certainement pas le déroulement d’un conflit qui dure depuis 75 ans, comment se fait-il qu’en autant d’années, nous n’ayons pas encore jumelé notre cité ardente à une ville ou à un village de Palestine ?
Des villes allemandes, américaines, anglaises, australiennes, autrichiennes, brésiliennes, espagnoles, grecques, hollandaise, iraniennes, irlandaises, italiennes, jordaniennes, marocaines, mexicaines, norvégiennes, péruviennes, polonaises, portugaises, russes, tchèques et turques l’ont fait.
En France, les villes et villages de Chartres, de Dunkerque, de Grenoble, de Lille, de Paray-le-Monial, de Saint-Pierre-des-Corps et de Strasbourg l’ont fait. Mais aucune ville en Belgique !

Liège est jumelée avec Cologne (Allemagne), Cracovie (Pologne), Esch-sur-Alzette (Luxembourg), Gand (Belgique), Lille (France), Lubumbashi (Congo), Nancy (France), Plzen (Tchèquie), Port-Vila (Vanuatu), Porto (Portugal), Rotterdam (Pays-Bas), Saint-Louis (Sénégal), Szeged (Hongrie), Turin (Italie) et même Volgograd – anciennement Stalingrad (Russie).
Nous avons fait un premier pas courageux en 2014 en officialisant un partenariat avec Ramallah. Ne serait-il pas temps, ne fut-ce que pour le symbole, d’enfin transformer ce partenariat en jumelage ? Et pour marquer le moment historique de ce jumelage – de repeindre ce jour-là les escaliers de Bueren aux couleurs de Ramallah ? ; – ))

Merci de m’avoir lu…
Pierre Heldenbergh (Liège).

photo fred romero

Le communiqué de presse :
LES ESCALIERS DE BUEREN À LIÈGE REPEINTS AUX COULEURS DE LA PALESTINE

Durant la nuit du 17 au 18 mars 2024, un groupe de personnes a repeint les célèbres escaliers de Bueren (374 marches), à Liège, aux couleurs du drapeau de la Palestine.

Wallonie | Publié le 18/03/2024
Solidarité avec le peuple et la résistance palestiniennes
Contre le génocide et la colonisation israéliennes.

Ce geste symbolique, qui s’inscrit à la suite d’actions similaires dans plusieurs villes de France et de Belgique (Marseille, Paris, Lyon, Nantes, Bruxelles, …), vise à montrer la solidarité de Liège avec le peuple Palestinien qui subit la colonisation, l’apartheid et les violences au quotidien de l’État israélien et de ses alliés depuis plus de 75 ans, ainsi qu’un génocide depuis le 7 octobre 2023.
Il vise aussi à soutenir les revendications du peuple Palestinien : un arrêt immédiat des meurtres et des violences à Gaza et en Cisjordanie ainsi qu’un retrait total et inconditionnel de l’armée israélienne de ces territoires occupés. Doivent s’en suivre un processus de décolonisation, de réhabilitation des territoires de la Palestine et de réparation pour toutes les pertes humaines, matérielles et écologiques provoquées par la colonisation.
Plus de 31.000 Palestinien·nes assassiné·es, 70 000 autres blessés, plus de 17 000 orphelins qui ont pour certains vu leurs parents se faire tuer sous leurs yeux !

La famine de masse comme arme de guerre, l’usage d’armes au phosphore blanc (qui continuent à tuer longtemps après leur explosion dévastatrice), la destruction délibérée de terres agricoles et d’équipements d’assainissement des eaux, la pollution durable volontaire des sols et des nappes phréatiques, plus de 60% des bâtiments réduits en poussière, la contamination des eaux qui « menace de redéfinir l’épidémiologie de la résistance aux antimicrobiens à Gaza et au-delà » (source : OMS), des centaines de milliers d’enfants gravement malades, une santé mentale des habitant·es décimée, des parties entières de la bande de Gaza rendues inhabitables.
Selon l’OMS les agissements de l’armée israélienne indiquent que « nous verrons plus de gens mourir de maladies que nous n’en voyons tués par les bombardements ». Et sans oublier toutes les destructions délibérées du patrimoine culturel et humain palestinien (écoles, universités, mosquées, lieux historiques, etc.) et de toutes les infrastructures de santé.

C’est un peuple entier et tout son avenir que le gouvernement israélien d’extrême droite cherche à détruire ! Et face à cela, nous sommes révolté·es par l’immobilité du gouvernement et des partis belges, qui malgré les belles déclarations d’intentions de certains, n’ont toujours RIEN fait de concret pour tenter d’y mettre fin.
L’Europe doit prendre ses responsabilités et assumer que ce n’est pas en sacrifiant les Palestinien·nes qu’elle règlera ses propres crimes antisémites d’hier et d’aujourd’hui.
Par ailleurs, nous refusons le discours binaire selon lequel soutenir la résistance et les droits fondamentaux des palestinien·nes équivaudrait à renier les droits des autres personnes vivant sur ces territoires aujourd’hui disputés.

Par sa nature colonisatrice et sa politique guerrière et meurtrière, c’est bien l’État israélien lui-même (et ses soutiens) qui rend impossible toute possibilité de paix entre les peuples.
Si certain·es seront peut-être choqué·es de voir le patrimoine historique liégeois ainsi paré, nous les invitons à rediriger leur indignation là où elle est nécessaire, ici et maintenant, pour faire bouger les lignes et stopper ce génocide.
La pluie ou la commune (si elle tient à se mettre en porte-à-faux du large soutien liégeois au peuple palestinien) effaceront cette peinture bien assez vite. Les blessures et la colère générées par les massacres d’Israël et le laisser-faire de nos gouvernants seront quant à elles ineffaçables.

Edit
Notons que, contrairement à Nantes où le maire de la ville a décidé de ne pas retirer la fresque, les autorités locales liégeoises (Willy Demeyer, bourgmestre PS, et Gilles Foret, échevin MR) se sont empressés d’effacer toute trace de ce soutien à la Palestine.