"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
•RapSit-USA2022. • Un travail de compilation, de documentation et d’analyse fait par deux chercheurs nous informedes activités guerrières des USA depuis leur fondation,
selon des données et des références scientifiquement précisées qui
définissent ce qu’on entend par “guerre” (ou “intervention militaire”). •
Le résultat est impressionnant et sans aucun équivalent :392 “interventions militaires” en 243 ans d’existence (données de 1776 à 2019). • Notre époque 9/11domine évidemment le lot. • Avec un article de Nick Turse, de ‘Antiwar.com’.
Voilà
un document intéressant parce qu’il détaille selon un recensement
nouveau des chiffres les plus officiels concernant les activités
guerrières des USA depuis leur fondation, avec nombre de détails sur les
diverses opérations. La conclusion est bien connue pour ceux qui font
l’effort de tenter de connaître les USA ; mais lorsqu’on parle des USA
“fauteur de guerre” et “utilisateurs de la force militaire”, on énonce
un jugement général et à l’emporte-pièce qui n’engage pas trop... Il
faut réaliser combien il est véridique et d’un poids formidable.
Avec
la documentation que détaille l’article que nous citons, à partir d’un
compte-rendu général sur leur propre travail de deux chercheurs (Sidita
Kushi et Monica Duffy Toft), dans la fameuse revue ‘Journal of Conflict Resolution’,
dans le numéro du mois d’août disponible depuis une dizaine de jours,
on dispose d’éléments qui nous font quitter le domaine de
l’emporte-pièce. Le travail exposé fait partir d’un programme spécial,
le Military Intervention Project (MIP), qui est conduit par une institution de haut standing, le Center for Strategic Studies de la Fletcher School of Law and Diplomacy de
l'université Tufts. Les “conflits” sont compris dans le sens le plus
large du terme : les événements où la force militaire est impliquée pour
ce qu’elle est, qu’elle soit ou non utilisée, et désignés par les
chercheurs par l’expression “intervention militaire”. Ils sont recensés,
détaillés, explicités, etc., à partir d’une définition d’une
“intervention militaire” fortement affinée à l’aide de 200 variables
On donne ici quelques précisions parmi les plus remarquables :
• Depuis
la fondation des États-Unis en 1776, les USA ont été impliqués dans 392
“interventions militaires” , ce qui est sans le moindre doute le
chiffre de loin le plus haut enregistré par une puissance sur un laps de
temps (246 ans) relativement court par rapport aux durées historiques
des nations jouant un rôle politique important.
•
La géopolitique des interventions n’apporte guère de surprise, avec une
forte majorité effectuée dans les pays d’Amérique Latine,
l’“arrière-cour” ou la “basse-cour” des USA “protégée” par la doctrine
Monroe.
« Les
États-Unis ont mené 34% de leurs 392 interventions contre des pays
d'Amérique latine et des Caraïbes, 23% en Asie de l'Est et dans la
région du Pacifique, 14% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et
seulement 13% en Europe et en Asie centrale ... »
• Dans
l’ordre d’importance, les trois périodes les plus guerrières, selon une
périodicité chronologique définissant une “période” établie par les
chercheurs et répondant à une cohérence historique sont : 1) 1946-1989,
l’époque de la Guerre Froide ; 2) 1868-1917, l’époque du “capitalisme
sauvage” à l’intérieur et à la première vague d’expansionnisme
impérialiste à l’extérieur (Cuba, les Philippines, etc.) ; 3) notre
époque depuis 1990, symboliquement considéré comme la période-9/11 (11
septembre 2001).
• Les
chiffres examinés étant ceux qui sont disponibles jusqu’en 2019, notre
époque (toujours en développement) s’étend donc sur 29 ans contre 43 ans
(Guerre Froide) et 49 ans pour les deux époques précédentes. Il ne fait
aucun doute qu’en termes relatifs, notre époque depuis 1990 et 9/11 est
la plus guerrière, et dans tous les cas la plus directement
interventionniste, par exemple au contraire de la Guerre Froide où
certaines “interventions militaires” se constituèrent en “menace
d’emploi de la force militaire” sans passage à l’acte. Les
“interventions militaires” jusqu’aux plus extrêmes (“guerres”) de la
période-9/11 commencé en 1990 comportent un quart de toutes les
“interventions militaires” des USA depuis 1776 : un quart des près de
400 “interventions militaires” pour un huitième de la durée de
l’existence des USA.
« Contrairement
aux époques antérieures où l’on recourait à des démonstrations et à des
menaces de recours à la force sans y recourir, ces dernières années ont
été marquées par l’utilisation systématique de toutes les formes de
violence militaire. Les deux auteurs constatent que les États-Unis se
sont [durant cette période] “engagés dans 30 interventions de niveau 4 (usage de la force) ou 5 (guerre)”. »
• Le
constat définitif pour cette période-9/11 reste de savoir jusqu’où l’on
fera durer la période pour en donner tout le poids interventionniste et
guerrier ; une suggestion autant qu’une remarque d’évidence pourrait
être, par exemple, de la faire durer jusqu’à l’effondrement des
États-Unis d’une part, en arguant d’autre part qu’elle durera
d’elle-même jusqu’à cet événement du fait de son extrême proximité :
“PolitiqueSystème” et « the burlesque of an Empire »
Il apparaît ainsi clairement que le développement de ce que nous nommons la “politiqueSystème”
a atteint sa période de surpuissance qui la définit complètement durant
notre époque, et par conséquent la “politiqueSystème” définit
absolument les USA dans la modernité-tardive et durant son processus de
dégénérescence et d’effondrement. Cela, au moins, correspond au destin
habituel des empires qui ne sont jamais aussi agressifs et guerriers que
dans la période de déclin, avec un emploi de forces de plus en plus
composites, de plus en plus douteuses (emploi de “forces spéciales”, de
mercenaires dont des contractants civils, de bandes du crime organisé,
de divers “proxies”,
etc.). Les USA parviennent même à des pratiques qui font de moyens
non-militaires des catégories qui devraient correspondre à des
“interventions militaires” (la politique des sanctions) et des
directives secrètes (“127e”, “Section 1202” selon nos auteurs)
permettant des interventions secrètes.
Le
plus remarquable avec les USA dans cette période considérée est la
constance presque absolue des échecs et des défaites dissimulées dans
une folle activité de la communication et du simulacre, en même temps
que l’absence complète d’une stratégie cohérente jusqu’à des situations
de perversion et d’inversion. En même temps, l’irrespect complet,
arrogant et complètement irresponsable des règles du droit international
établies à l’origine par ces mêmes USA, est la marque de ces années où
l’activisme confine à la folie. C’en est au point où la diplomatie est
devenue une “diplomatie cinétique” dont l’un des deux auteurs (Monica
Duffy Toft), qui propose cette expression, écrivait en 2018 :
« Cette
progression est importante car elle souligne une tendance qui
s'intensifie : la réduction du leadership américain dans la politique
mondiale à ce que j’appelle la ‘diplomatie cinétique’ : la diplomatie
par les forces armées. Deux statistiques le montrent clairement. En mai
2018, l'administration Trump a nommé 75 ambassadeurs sur 188, tandis
qu'elle a déployé des forces d'opérations spéciales dans 149 pays (une
augmentation par rapport à 138 sous l'administration Obama en 2016). Dit
autrement, alors que les ambassadeurs américains opèrent dans un tiers
des pays du monde, les opérateurs spéciaux américains sont actifs dans
trois quarts d'entre eux. Et s'il est vrai que les États-Unis
maintiennent des ambassades dans des pays sans ambassadeur, et que tous
les opérateurs spéciaux déployés ne sont pas en mission de combat, le
symbolisme compte : “La tuerie oui, la diplomatie non”. »
Cette
“diplomarie cinétique” vient de loin, certainement d'Henry Kissinger
dans sa position de conseiller pour la sécurité nationale puis de
secrétaire d'Etat (1969-1976) ; il avait l'habitude, lorsqu'une crise se
déclenchait, de poser aussitôt la question: « Where are the carriers ? »
(le porte-avions constituant le meilleur moyen de pression militaire,
il s'agissait d'en rameuter au moinds un à bonne portée de la
crise). Dans ce cas de notre époque de “diplomatie cinétique” décidément
complètement assumée, la méthode de la “politiqueSystème“ rejoint dans
un mouvement complètement irrationnel la prévision faite par William
Pfaff en 1992, que nous citions encore récemment :
« ...Et aussitôt nous vient à l’esprit l’article visionnaire de notre vieux compagnon William
Pfaff. Il l’écrivit le 12 mars 1992, en commentaire du fameux
plan-Wolfowitz de “domination mondiale” des États-Unis par la force,
sous le titre de “To Finish in a Burlesque of an Empire ?” :
» “Il
s'agit d'un plan de leadership mondial américain par l'intimidation.
C'est un programme politiquement et moralement informe et stérile, dont
l’issue logique serait de faire des États-Unis eux-mêmes cette “menace
mondiale résurgente/émergente” que le Pentagone prétend combattre
justement grâce à ce plan. Est-ce là ce que veulent les Américains ?
Finir dans la caricature burlesque d’un Empire ?” »
Il
restera à observer une fois encore que cette étude doit être considérée
par rapport à ce qui est constamment dit des États-Unis, grâce à un
réseau de communication dans tous les domaines d’une puissance inouïe,
un art contraignant de la répétition, une persuasion au consentement à
l’opinion présentée et perçue comme “dominante”, une exaltation
quasi-religieuse du conformisme, – qui pourrait être le surnom donné
aussi bien à l’“atlantisme” qu’au “proaméricanisme”... La “torche de la
liberté”, la “Maison sur la Colline”, la nation “exceptionnelle”, tous
ces lieux communs ont été dotés par une exceptionnelle capacité
communicationnelle d’un simulacre grossier mais très puissant de
sacralité qui semble les protéger de toute agression que serait
l’expression d’un esprit critique à son égard (on ne dit même pas “à son
encontre”, l’esprit critique ne pouvant s’exprimer dans ce cas, que
dans un seul sens possible qui est celui de l’évidence).
Les
États-Unis ont ainsi établi à l’origine une sorte de modèle
archétypique du simulacre auquel le temps de la modernité a suggéré
pendant plus de deux siècles à l’essentiel des populations étrangères et
surtout de leurs élites de le prendre pour vrai sans une hésitation, et
même avec un enthousiasme qui semblait défier l’usure du temps.
(L’emploi de l’imparfait est au moins une incantation d’espérance.) Sur
le tard et dans le chaos inverti de la dégénérescence apparaît l’une de
leurs plus puissantes productions qui est l’institution de la “guerre”
comme un état naturel des relations internationales, et non plus comme
un accident, encore moins comme « la poursuite de la politique par un autre moyen ». Ce faisant, ils confirment qu’ils ont bien été les messagers préférés, et le bras armé de ce que nous identifions comme “le déchaînement de la Matière”. C’est cette situation notamment, mais principalement sinon essentiellement, qui est devenu avec Ukrisis l’enjeu principal de la GrandeCrise.
« L’emploi de la force militaire dans l’histoire des USA
Le texte sur le palmarès guerrier des États-Unis est de Nick Turse, – très utile, bonne référence et excellent auteur. Il est publié sur ‘Antiwar.com’ le 10 août 2022.
« Les
États-Unis ont mené près de 400 interventions militaires [392
exactement] depuis 1776, selon des recherches menées par les
universitaires Sidita Kushi et Monica Duffy Toft.
» La
moitié de ces conflits et autres utilisations de la force, – y compris
les démonstrations et les menaces de force ainsi que les opérations
secrètes et autres, –- ont eu lieu entre 1950 et 2019, la dernière année
couverte par un nouvel ensemble de données. Ce constat est présenté par
Kushi et Toft dans un article du Journal of Conflict Resolution publié [la semaine dernière]. Plus d'un quart d'entre elles ont eu lieu depuis la fin de la guerre froide.
» Les
États-Unis ont mené 34% de leurs 392 interventions contre des pays
d'Amérique latine et des Caraïbes, 23% en Asie de l'Est et dans la
région du Pacifique, 14% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et
seulement 13% en Europe et en Asie centrale, selon une version récemment
affinée de l'ensemble de données du Military Intervention Project (MIP), une initiative du Center for Strategic Studies de la Fletcher School of Law and Diplomacy de l'université Tufts.
» En
plus de fournir le compte le plus précis jamais réalisé des
interventions militaires américaines, – doublant [par rapport aux
évaluations acceptées jusqu’ici] le nombre de cas trouvés dans les
données existantes, tout en utilisant des sources et des méthodes
d’évaluation rigoureuses, – le MIP décompte 200 variables qui permettent
des analyses complexes des descriptions et des effets des guerres et
autres utilisations de la force.
» Fait
crucial, Kushi et Toft, le directeur du Centre d'études stratégiques de
la Fletcher School, ont constaté que les interventions américaines ont “augmenté et se sont intensifiées”
au cours des dernières années. Si l'époque de la guerre froide
(1946-1989) et la période entre 1868 et 1917 ont été les plus
“militairement actives” pour les États-Unis, l'ère 1990 et post-11
septembre a déjà pris la troisième place dans toute l'histoire des
Etats-Unis.
» Contrairement
aux époques antérieures où l’on recourait à des démonstrations et à des
menaces de recours à la force sans y recourir, ces dernières années ont
été marquées par l’utilisation systématique de toutes les formes de
violence militaire. Les deux auteurs constatent que les États-Unis se
sont en fait “engagés dans 30 interventions de niveau 4 (usage de la
force) ou 5 (guerre)”.
» Jusqu'à
la fin de la guerre froide, notent Kushi et Toft, l'hostilité militaire
des États-Unis était généralement proportionnelle à celle de leurs
rivaux. Depuis, “les
États-Unis ont pratiqué l’intensification de leurs opérations hostiles à
mesure que leurs rivaux pratiquaient la désescalade, marquant ainsi
l’installation d’une politique étrangère cinétique des Etats-Unis”. Ce modèle récent de relations internationales menées en grande partie par la force armée, que Toft a appelé “diplomatie cinétique”,
a de plus en plus ciblé le Moyen-Orient et l'Afrique. Ces régions ont
été le théâtre de guerres américaines à grande échelle, comme en
Afghanistan et en Irak, et de combats discrets dans des pays comme le
Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad et la
Tunisie.
» Les
données du MIP intègrent des opérations secrètes confirmées et des
interventions discrètes des forces d'opérations spéciales, mais la
combinaison du secret du gouvernement américain et des normes
d'approvisionnement scrupuleuses de la base de données garantit que les
chiffres de l'après-11 septembre sont sous-estimés, selon Kushi,
professeur adjoint de sciences politiques à l'université d'État de
Bridgewater et chercheur non résident au Centre d'études stratégiques de
Tufts.
» Récemment, par exemple, Alice Speri et moi-même avons révélé l'existence de programmes dissimulés de
guerre par procuration menés en Afrique, au Moyen-Orient et dans la
région indo-pacifique. Alors que les experts affirment que le Pentagone a
probablement utilisé la directive secrète “127e” pour mener des combats
au-delà de toute autorisation de recours à la force militaire ou de
légitime défense, en violation de la Constitution, ces opérations
hautement confidentielles peuvent échapper à la saisie dans l'ensemble
de données MIP. Si les programmes “127e” en Somalie et au Yémen, par
exemple, se recoupent avec des interventions militaires américaines
connues, d'autres utilisations de cette directive, comme en Égypte et au
Liban, peuvent ne pas l'être. Il en va de même pour des pouvoirs moins
connus comme la Section 1202, qui fournit un soutien aux forces irrégulières étrangères visant des forces jugées antagonistes des USA.
» Au
fur et à mesure que le PIM est développé et affiné, Kushi et Toft
espèrent déterminer une compréhension plus nuancée des conditions qui
poussent les États-Unis à lancer des interventions militaires et des
effets sur les États-Unis et les nations qu'ils ciblent, y compris le
bilan économique et humain et les effets involontaires.
» Ils demandent « quels
ont été les coûts à long terme et les conséquences involontaires de
l'intervention en Afghanistan et comment cette intervention a influencé
les engagements des États-Unis en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen ? ». Les réponses, espèrent-ils, permettront d'améliorer les données et, en définitive, la politique étrangère des États-Unis.
Mis en ligne le 15 août 2022 à 14H55
Rapport: l'ère post-11 septembre est l'une des plus agressives militairement de l'histoire des États-Unis
L'Amérique a mené près de 400 interventions depuis sa fondation, dont plus d'un quart au cours des 30 dernières années.
Les
États-Unis ont mené près de 400 interventions militaires depuis 1776,
selon les recherches innovantes des universitaires Sidita Kushi et
Monica Duffy Toft.
La
moitié de ces conflits et autres recours à la force – y compris les
démonstrations et les menaces de force ainsi que les opérations secrètes
et autres – se sont produits entre 1950 et 2019, la dernière année
couverte par un nouvel ensemble de données, présenté par Kushi et Toft
dans un Journal of Conflict Resolution article publié en début de semaine. Plus d'un quart d'entre eux ont eu lieu depuis la fin de la guerre froide.
Les États-Unis ont mené 34 % de leurs 392 interventions contre des pays d'Amérique latine et des Caraïbes ; 23 % en Asie de l'Est et dans la région du Pacifique ; 14 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ; et seulement 13% en Europe et en Asie centrale, selon une version récemment affinée de l' ensemble de données du Military Intervention Project (MIP) - une entreprise du Centre d'études stratégiques de la Fletcher School of Law and Diplomacy de l'Université Tufts.
En
plus de fournir le décompte le plus précis jamais réalisé des
interventions militaires américaines - doublant le nombre de cas trouvés
dans les données existantes, tout en utilisant des méthodes
d'approvisionnement rigoureuses - le MIP propose 200 variables qui
permettent des analyses complexes des moteurs et des résultats des
guerres et d'autres utilisations de force.
Fondamentalement,
Kushi et Toft, le directeur du Centre d'études stratégiques de la
Fletcher School, ont constaté que les interventions américaines ont «
augmenté et intensifié » ces dernières années. Alors
que l'ère de la guerre froide (1946-1989) et la période entre 1868-1917
ont été les plus « actives sur le plan militariste » pour les
États-Unis, l'ère post-11 septembre a déjà occupé la troisième place
dans toute l'histoire des États-Unis.
Contrairement
aux époques antérieures où les démonstrations et les menaces de force
étaient employées, de telles postures sans violence militaire ont été
absentes ces dernières années. Les
États-Unis, ont-ils découvert, se sont en fait "engagés dans 30
interventions de niveau 4 (usage de la force) ou 5 (guerre)".
Jusqu'à
la fin de la guerre froide, notent Kushi et Toft, l'hostilité militaire
américaine était généralement proportionnelle à celle de ses rivaux. Depuis
lors, "les États-Unis ont commencé à intensifier leurs hostilités au
fur et à mesure que leurs rivaux les désamorçaient, marquant le début
d'une politique étrangère américaine plus cinétique". Ce modèle récent de relations internationales menées en grande partie par la force armée, ce que Toft a appelé la « diplomatie cinétique », a de plus en plus ciblé le Moyen-Orient et l'Afrique. Ces
régions ont connu à la fois des guerres américaines à grande échelle,
comme en Afghanistan et en Irak, et des combats discrets dans des pays
comme le Burkina Faso , le Cameroun , la République centrafricaine, le Tchad et la Tunisie .
Les
données du MIP intègrent des opérations secrètes confirmées et des
interventions discrètes des forces d'opérations spéciales, mais une
combinaison du secret du gouvernement américain et des normes
d'approvisionnement scrupuleuses de l'ensemble de données garantit que
le décompte après le 11 septembre est un sous-dénombrement, selon Kushi,
professeur adjoint de Sciences politiques à la Bridgewater State
University et chercheur non résidentiel au Tufts' Center for Strategic
Studies.
Récemment, par exemple, Alice Speri et moi avons révélé l'existence de programmes discrets de guerre par procuration menés à travers l'Afrique, le Moyen-Orient et la région Indo-Pacifique. Alors
que les experts disent que le Pentagone a probablement utilisé
l'autorité secrète du 127e pour mener des combats au-delà de toute
autorisation d'utilisation de la force militaire ou d'autodéfense
autorisée, en violation de la Constitution, de telles opérations
hautement classifiées peuvent échapper à la capture dans le MIP base de
données. Alors
que les programmes du 127e en Somalie et au Yémen, par exemple,
chevauchent des interventions militaires américaines connues, d'autres
utilisations de l'autorité, comme en Égypte et au Liban, peuvent ne pas
l'être. Il en va de même pour des autorités encore moins connues comme la section 1202 , qui fournit un soutien aux forces irrégulières étrangères visant des concurrents proches.
Au
fur et à mesure que le MIP est développé et affiné, Kushi et Toft
espèrent qu'il permettra une compréhension plus nuancée des conditions
qui poussent les États-Unis à lancer des interventions militaires et les
effets sur les États-Unis et les nations qu'ils ciblent, y compris les
conditions économiques et le bilan humain et les résultats
involontaires.
Quels
ont été, demandent-ils, « les coûts à plus long terme et les
conséquences imprévues de l'intervention en Afghanistan et comment cette
intervention a-t-elle influencé les engagements américains en Irak, en
Libye, en Syrie et au Yémen ? Les
réponses, espèrent-ils, conduiront à de meilleures données et, en fin
de compte, à une meilleure politique étrangère américaine.
Listen to the new song OTYKEN - LEGEND on all digital platforms:
- Spotify: https://open.spotify.com/artist/63tfi...
- Apple Music: / otyken
- Яндекс Музыка: https://music.yandex.ru/artist/5942226
and others…
The music video was filmed in the Krasnoyarsk Territory (Siberia). The Otyken is a Siberian aborigine’s music group. The marvelous combination of traditional musical instruments and modern arrangement will definitely entertain you! Our mystical throat singing, special elemental vocals, enchanting sounds of vargan (jaw harp), khomys, morinhur, leather drums will take you to the wild thickets of the Siberian taiga.
Members of the OTYKEN band from the small indigenous people of Siberia - Chulyms. The music video "Legend" was attended by residents of the countryside of the Tyukhtet district, Krasnoyarsk Territory. According to one version, the Chulyms are the ancestors of the Japanese Ainu and the indigenous peoples of North America. According to another version, the Chulyms are an ancient Turkic tribe.
The new song "Legend" is based on ancient Khakass legends. This is a song about a dutiful girl who cares about the welfare of her parents and her heart. Previously, we used these Khakass legends in the old album of 2018 (in the song "Aidym"). Aidym is the name of the guy with whom the main character of the song is in love. We didn't call the song "Legend" a "remake". We corrected the lyrics, rethought, modernized the music and created something new. Thanks everyone for your support!
In this song, we have collected modern musical genres: Pop-Rock, R&B, HipHop, Club and combined them with the traditional «world music» of the indigenous peoples of Siberia. We really hope you enjoy our work!
Members of the music video OTYKEN – LEGEND:
Producer - Andrey Medonos
Sound - Dmitry Kruzhkovsky
Vocal – Azyan
Drums – Hakaida
Vargan (Jaw harp) – Tsveta
Throat Singing – Ach
Ikili (Morinhur) - Kunсhari
Khomys (string instrument) – Otamay
Bas guitar - Aiko
Dance – Sandro
Our products: https://andreymedonos.ru/
OTYKEN concert schedule: https://otyken.ru
TikTok OTYKEN: / otyken
NEW FB page OTYKEN: / otykenofficial2
Twitter OTYKEN: / otyken_official
Instagram OTYKEN: / otyken_official
Instagram Andrey's: / andreymedonos
Instagram Ethno - Honey: / ethno_med
ВК Музей Мёда и Этнографии: https://vk.com/museumofhoney
ВК группы OTYKEN: https://vk.com/otyken\
Thanks guys! You help us a lot!
Video production: https://shishka.media/
Krasnoyarsk city, Russia
Siberian folk OTYKEN band.
Concert organization:
andrei.medocheck@yandex.ru
▷ CETTE CHAÎNE A VRAIMENT BESOIN DE VOUS POUR CONTINUER À VIVRE ! Abonnez vous ici 👉 https://elucid.media/offres/
▶ Emmanuel TODD est anthropologue, démographe et historien. Il revient à nouveau sur Élucid pour proposer son analyse inédite des récents évènements : Pourquoi Emmanuel Macron a t-il pris cette décision de dissoudre l'Assemblée ? Sommes-nous face à un Machiavel ou un Néron ? En réalité, le nihilisme des élites (dont Macron est une forme d'incarnation) se poursuit, et conduit le pays vers un chaos dont personne ne peut anticiper la nature...
👉 Retrouvez les GRAPHIQUES de l'interview ici : https://elucid.media/?p=62085
✅ NOUVEAU : RETROUVEZ TOUTES NOS ÉMISSIONS EN PODCAST !
- Spotify : https://open.spotify.com/show/3K9IX9S...
- Deezer : https://deezer.page.link/1v1Dh5prBnJd...
- Apple Podcast : https://podcasts.apple.com/us/podcast...
⚠️ La zone commentaire doit rester un espace respectueux, de débat ouvert et constructif. Les rares attaques et/ou injures envers les invités qui acceptent bénévolement nos invitations ne seront pas acceptés. Merci pour votre compréhension.
Présentateur : Olivier Berruyer
Production : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle
─────────────────────
🔴 Pour encourager l'INDÉPENDANCE et le PLURALISME des médias :
▸ Souscrivez à un abonnement : https://elucid.media/offres/ (voir tous les avantages)
▸ Contribuez via notre page TIPEEE : https://fr.tipeee.com/elucid/ ou OKPAL (votre don est défiscalisable à hauteur de 66%) https://www.okpal.com/elucid/#/
Votre aide est précieuse 🙏
┌─────── NOUS SUIVRE ───────┐
Twitter : https://twitter.com/elucid
Facebook : https://www.facebook.com/elucid.media
TikTok : https://www.tiktok.com/@elucid.media
Instagram : https://www.instagram.com/elucid/
Okpal : https://www.okpal.com/elucid/#/
Tipeee : https://fr.tipeee.com/elucid/
Sommaire :
00:00:00 - Zapping
00:01:41 - La dissolution de Macron
00:07:15 - La crise de la démocratie
00:22:13 - L'état de la France
00:32:51 - Les causes économiques de la crise
00:40:56 - Le rôle de la religion
00:54:00 - La réalité du vote RN
01:09:34 - Le Macronisme et la stratégie présidentielle
01:18:43 - Le macro-lepenisme
01:23:35 - Le Nouveau Front Populaire
01:27:15 - L'instrumentalisation de l'antisémitisme
01:38:10 - Programmes économiques et Union Européenne
01:44:05 - Les hypothèses pour l'avenir
01:54:06 - Question finale
Francesca Gee a été une des premières à alerter sur le système Matzneff, en 2004, malheureusement, son livre n'a pas trouvé de maison d'édition capable de lui donner l'exposition nécessaire. Il a fallu attendre le feu vert 20 ans plus tard pour d'autres témoignages.
Qu'est-ce qui a changé en 20 ans? Qui protège Matzneff? Pourquoi une secte pédo criminelle a-t-elle pu prospérer au coeur de Paris, pendant des années?
⚡️Rejoignez notre chaîne pour bénéficier d'avantages exclusifs : https://shorturl.at/ptNS3
✊ Soutenez le Monde Moderne : patreon.com/lemondemoderne
➡️ Notre site web : lemondemoderne.media
➡️ Sur X : @leMondeModerne_