dimanche 19 mars 2017

[Les crises.fr et l'affaire decodex] L’Intox du Monde sur mes soi-disant 600 “articles erronés supprimés” / [ Crises.fr and decodex affair] the Brainwashing of Le Monde on my so-called 600 " deleted erroneous articles "

I. La rumeur malveillante des Décodeurs

Pris dans mes analyses du patrimoine Macron (billet du 24 février) et du révisionniste ukrainien invité à l’Université d’Assas, je n’ai pas vu sur le moment l’incroyable rumeur lancée par l’équipe des Décodeurs du Monde sur Twitter.
Le 21 février, j’ai sorti l’information sur le blanchissement “verdissement” du site Doctissimo le jour d’un accord Le Monde/Doctissimo (un hasard selon les Décodeurs). Plus intéressant, je montrais dans une mise à jour en fin d’article que, pris la main dans le pot de confiture, la première réaction de Samuel Laurent et d’Adrien Sénécat était de mentir se tromper :
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Je constate que c’est en réponse immédiate à mes démonstrations qu’ils ont commencé à lancer leurs rumeurs malveillantes – totalement non vérifiées (aucun journaliste du Monde ni aucun membre de l’équipe des Décodeurs ne m’ayant a priori contacté…)
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(pour l’anecdote, on notera qu’un des rares retweets émane de Rudy Reichstadt, un des “copains de ce blog”, mais on en reparlera)
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Amusant de voir que je suis accusé de faire “campagne” contre Le Monde maintenant, alors que tous les jours leur Décodex me diffame…
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hein ?
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hein ?
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Notez, l’avantage avec ceci :
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C’est qu’ils montrent bien que mon cas a été “longuement étudié” et que le classement original en rouge ne relevait pas de l’erreur. Le tout, sans avoir pris la peine de me contacter une seule fois pour me demander des explications, ou, plus largement, m’interroger sur mon blog, sa philosophie, ou ma vision de la Russie par exemple… Mais merci à eux pour ce tweet, cette information me sera très utile pour la suite.

II. La diffusion de la rumeur

Au vu de la notoriété du Monde, du coup, plein de gens y croient, ce qui pourrit ma réputation sur les réseaux sociaux :
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J’adore surtout le :
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Ben oui, j’ai que ça à faire dans la vie, répondre aux Décodeurs du Monde, aux Décodeurs de Libération, et pourquoi pas bientôt aux Décodeurs du Figaro, aux Décodeurs de Ouest-France, aux Décodeurs du Bulletin municipal de La Bourboule... – il va falloir que j’embauche ? Je rappelle que j’analysais le patrimoine Macron à ce moment-là – j’avais prévu de faire une réponse argumentée à ces accusations juste après.
Il s’est aussi trouvé des journalistes mainstream pour venir m’interroger sur la base de cette rumeur (comme quoi ils semblent plus intéressés par mes archives que par le comportement des Décodeurs, les erreurs du Monde ou les questions que je soulève régulièrement ici…)
Mais il y a mieux. C’est qu’en plus il s’est trouvé des personnes du côté “alternatif” pour donner foi à ces rumeurs (sérieusement, ils croient les tweets des Décodeurs du Monde ? Hey, Les Décodeurs, il se passe quoi quand un site Rouge diffuse une rumeur émanant de vous ?) et me faire la leçon ! Mention spéciale à Slobodan Despot sur Antipresse – encore un qui se croit autorisé à calomnier sans prendre la peine de me contacter. Comme quoi, les médias alternatifs peuvent évidemment rivaliser en bêtise avec les grands médias…
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C’est vraiment à croire que tout le monde perd tout sens éthique et tout goût de la Vérité…
Et la rumeur arrive finalement sur mon propre blog :
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En conséquence, je suis obligé de devoir me justifier auprès de mes propres lecteurs – temps qui est évidemment pris à la rédaction d’articles de fond (j’avais prévu de faire un billet sur le patrimoine de Fillon ce week-end, eh bien tant pis…)

III. La tentative “d’officialisation” de la rumeur…

Mais comme Twitter ne suffit pas, les Décodeurs sont carrément passés à l’article sur lemonde.fr, voici le début de la 5e partie de : Les mille et une ruses de l’industrie de la désinformation (archive de ce monument), par Adrien Sénécat :
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[…]
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Soyons honnêtes, Antipresse est largement battu… On est donc passé à ce stade dans la 4e dimension – on va voir pourquoi dans la prochaine partie. Mais le sentiment d’impunité de ces gens-là est stupéfiant.
Pour être bien clair, Adrien Sénécat a même tweeté (archive) spécifiquement la partie qui parle de moi avec une copie d’écran commençant par mon nom :
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Une certaine conception du journalisme…
Tweet bien entendu retweeté immédiatement par Samuel Laurent à ses 110 000 followers…
Un tel monument se devait donc d’être retweeté immédiatement par quelques autres « copains du blog » : Rudy Reichstadt (c’est lui Conspiracy Watch), Nicolas Hénin, Jacques Raillane, Adrien Saumier, Evan O’Connell. Comme ils sont clairement obsédés par nous (la réciproque n’étant en rien vraie), nous allons d’ailleurs apprendre à mieux les connaître :
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IV. Pourquoi c’est faux

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Alors nous allons mettre un peu les mains dans le cambouis du blog…

4-1/ Le scoop des décodeurs : une table des matières complètement buggée

Le blog a été entièrement refondu en 2012, au bout d’un et demi d’existence (promis, c’était bien plus moche au début… 🙂 ).
Il y avait beaucoup de choses à faire, et le budget était limité.
Un des nombreux problèmes à résoudre à l’époque était de s’y retrouver un peu mieux dans les articles – il devait y en avoir alors 300 environ.
Je m’étais dit qu’il serait bien d’avoir une table des matières listant ces articles, classés par catégorie.
À la toute fin de la refonte, le développeur s’y essaya et bricola un petit truc : une telle liste, qu’il fallait remettre à jour à la main via un bouton.
En fait, cela ne m’a pas satisfait : je me suis rendu compte que cette liste aride n’était finalement pas du tout pratique ni conviviale, et qu’il valait mieux utiliser à la place les mots clés des articles (tags). La table semblait de plus avoir des erreurs. Le développeur me proposa un devis pour arranger tout ça, mais je n’avais plus de budget, et cela resta comme ça. Je mis cette table imparfaite dans un coin et je ne m’en occupais guère. J’ai dû la mettre 3 fois à jour via le bouton, la dernière fois au début de 2015.
Bien entendu, à l’époque, avec près de 2 000 articles, c’était devenu un magma totalement inutilisable. En 4 ans, je n’ai pas souvenir d’avoir reçu un seul mail à son sujet, personne ne l’utilisait.
Et donc, si je comprends bien, à je ne sais quel moment de 2017, les Décodeurs sont venus sur ce blog, ont trouvé cette table, ont dû la télécharger chez eux (faites comme chez vous les gars), et ont dû monter une application pour tester ces 2 000 liens environ. Et ils ont donc trouvé d’après eux 650 liens morts (vous pensez bien que je n’ai jamais perdu mon temps à faire ça).
Je demande à tout un chacun de bien analyser : on a des journalistes et des informaticiens, payés par le Monde, qui sont venus se servir sur ce blog et ont décidé que, durant la campagne présidentielle, l’urgence était d’analyser une table des matières viciée sur le petit blog d’Olivier Berruyer. Et après ils se sont dit : “Tiens, si on affichait sur Lemonde.fr la liste de ces articles supprimés !” 
J’avoue qu’à ce stade de n’importe quoi, il vaut mieux utiliser l’humour pour illustrer cette police de la pensée :

4-2/ Et sérieusement, il y a quoi dans ces 650 liens ?

Que contient la liste des Décodeurs ? Eh bien, c’est assez simple.
Une minorité de liens correspond en effet à des articles supprimés.
Et on voit très bien lesquels : ce sont surtout les miscellanées et revues de presse de 2014.
Et il y a une bonne raison à leur suppression : ils sont obsolètes !
Les miscellanées comprennent des interventions vidéos dont beaucoup ont été supprimées, ou qui, de technologie Flash, ne vont bientôt plus marcher, cette technologie étant mourante :
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Soucieux de la qualité offerte aux lecteurs du blog, ayant constaté que ces articles avaient quasiment tous reçu ZÉRO visite dans l’année précédente, et comme ils ne présentent plus guère d’intérêt (sauf pour la famille d’Olivier Delamarche pour l’entendre parler de Ben Bernanke lors de la réunion de la Fed de fin 2013 ou celle de Philippe Béchade pour l’évolution de la Bourse en mai 2014) ils ont été supprimés – comme je l’avais dit à l’époque
De même les revues de presse de 2014 marchaient très mal, beaucoup de liens étant morts. On trouve aussi des articles où je reprenais une vidéo Youtube en 2013, et où la vidéo a été supprimée deux ans plus tard. Je ne vais évidemment pas garder un article qui ne marche plus pour les beaux yeux du Monde. Ou conserver mes demandes d’entraide collaborative (“je cherche un traducteur”) de 2013 en ligne…
Aussi, quand bien même quelques Revue de presse / Miscellanées auraient été encore accessibles, ça n’était pas le cas pour la grande majorité, et n’ayant pas le temps de faire du cas par cas, j’ai tout simplement supprimé tous ceux qui étaient un peu désuets – ce qui représente en effet une quantité non négligeable d’articles.
Le reste des liens du Monde est très intéressant. Car je repère dans la liste des Décodeurs à vue d’oeil une majorité d’articles qui sont toujours en mode BROUILLON, et qui n’ont JAMAIS ÉTÉ PUBLIÉS. – beaucoup n’étant même pas terminés, voire même pas commencés; il n’y avait que le titre. Donc, c’est sûr que les Décodeurs ont eu du mal à retrouver la trace d’articles jamais publiés sur le blog… (quand je pense au temps qu’ils ont dû perdre là-dessus). Je me demande donc d’où ils sortent ceci – est-ce qu’il y avait peut-être un gros bug dans la Table des Matières qui m’avait totalement échappé (je n’en sais rien, je l’ai supprimée), ont-il récupéré ceux-ci d’une autre matière, je n’en sais rien…
Autre cas : il est arrivé que certains de ces brouillons soient publiés par accident, alors que je les initiais juste pour les rédiger plus tard. Si vous êtes abonné par mail, vous avez déjà dû recevoir une alerte, et vous constatez que le lien est mort quand vous cliquez dessus – car je m’en rends compte immédiatement et je retire alors le brouillon publié. Je vous présente d’ailleurs au passage mes excuses pour ces petites erreurs de manipulation. Bref, cela peut générer des articles qui semblent avoir été publiés puis retirés, mais qui étaient en fait vides… Et qui le resteront si, comme parfois, je ne rédige finalement pas l’article faute de temps.
Enfin, point important, face aux difficultés d’indexation avec Google dont j’ai déjà parlé, une opération d’amélioration du référencement a eu lieu (SEO) ainsi qu’une opération de codification interne des articles. Toujours pour le même problème : il y a trop d’articles sur ce blog (plus de 3 000 désormais), et les lecteurs ont parfois des soucis pour retrouver certains articles. Cela signifie que bon nombre d’articles ont vu leur adresse modifiée ; et comme la “table des matières” n’est plus mise à jour depuis 2015, vous voyez le souci ? Donc aujourd’hui, la situation est la suivante :
Je soulève enfin le fait que leur liste de lien contient de nombreux doublons, preuve supplémentaire du soin apporté à leur étude.

4-3/ L’instant risible : une incapacité d’en “venir aux faits”

On nage donc en plein délire. Les Décodeurs osent publier une liste d’articles de ce blog et affirment qu’ils ont été supprimés pour cacher des erreurs, alors que la plupart n’ont JAMAIS existé ou ont vu leur adresse modifiée – les autres ayant été simplement supprimés car ils ne marchaient plus… Et le tout SANS ME CONTACTER, ce qui relève à mon sens clairement de… hmmm, comment dire ?
Voilà !
Et en plus, voyez bien comme cette suspicion jetée est RIDICULE : au vu de l’audience du blog, à peu près tous les articles sont repris quelque part !
Ici M. Sénécat diffuse une liste d’articles ayant prétendument été supprimés (vous avez les bons liens plus haut) :
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Mais ces articles sont trouvables en 10 secondes sur Google, par exemple sur Initiative communiste en l’espèce (ici et ici) :
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De plus, tous les articles sur l’Ukraine ont été lus par 20 000 ou 30 000 personnes, dont de nombreux amis de l’extrême-droite ukrainienne, qui nous détestent. Mais les Décodeurs imaginent-ils qu’ils n’auraient pas vu si j’avais raconté des choses horribles ? Après, il y a sûrement eu des erreurs dans les centaines d’articles que j’ai publiés ; eh bien qu’on me les signale, je les corrigerai avec plaisir… Je goûte donc peu ce genre de propos :
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Mais à quoi Samuel Laurent fait-il allusion avec ses “publications conspirationnistes sur l’Ukraine” ? Quelle conspiration y aurait-il là ?
On se rend compte de l’énorme biais de confirmation : ils s’imaginent que je suis je ne sais quelle personne non fiable, et ils brodent leur réalité à partir de là.
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Ah, très bien. S’il a des preuves, il va pouvoir les sortir alors…

4-4/ Recours classique à la culpabilité par association: l’exemple Paul Craig Roberts

On a vu que l’article précédent d’Adrien Sénécat indiquait à propos de ce site :
“D’autres, en revanche, sont plus contestables : on y trouve ainsi des références à des figures de la mouvance conspirationniste comme l’américain Paul Craig Roberts (17 articles supprimés), qui a notamment soutenu une théorie accusant le gouvernement américain d’avoir orchestré l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo.”
La fiche Décodex du site indique, elle :
“On y trouve néanmoins régulièrement des références à des personnalités conspirationnistes comme le journaliste américain Paul Craig Roberts (qui accuse notamment le gouvernement américain d’être responsable de l’attentat contre « Charlie Hebdo »).”
Je rappelle deux choses. Primo, nous avons publié en 2014 une quinzaine d’articles parfaitement honorables de Paul Craig Roberts, sur l’économie américaine, le journalisme et l’Ukraine.
Secundo, je rappelle qui est Paul Craig Roberts : c’est un économiste et journaliste américain, né en 1939.  Il est sous-secrétaire du Trésor dans l’administration Reagan, et se fait connaître comme l’un des pères fondateurs de la Reaganomics. Le ministre français de l’Économie et des Finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d’honneur en mars 1987 pour son « renouvellement de la science économique et politique après un demi-siècle d’interventionnisme ». Il a témoigné devant des Commission du Congrès à 30 occasions.
Mais c’est aussi un journaliste. Il a été Rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, et éditorialiste à : The New York Times, The Washington Post, The Los Angeles Times, The Financial Times, Fortune, Business Week, Commentary, The Public Interest, The National Interest, Policy Review, National Review, The Independent Review, Harper’s,  London Times, TLS, The Spectator, The International Economy, Il Sole 24 Ore, et le Nihon Keizai Shimbun. En 1992, il a reçu le prestigieux Prix Warren Brookes d’excellence dans le journalisme, et en 1993 le Forbes Media Guide l’a classé dans les 7 meilleurs journalistes des États-Unis.
Dans ces conditions, je vois mal pourquoi je n’aurais publié quelques-unes de ses analyses en 2014 qui ne posaient aucun problème…
Maintenant, il a en effet dit des trucs très contestables en 2015 sur Charlie Hebdo (même si je n’ai pas plus creusé que ça). Peut-être gatouille-t-il maintenant – la vieillesse est parfois un naufrage…
Mais en quoi en suis-je responsable ? Est-ce une méthode éthique d’accoler ceci à mon site ? Sachant que j’ai dénoncé sans ambiguïté toute les théories conspirationnistes sur Charlie Hebdo, dans ce billet par exemple.
Ceci étant, ce sujet soulève un réel questionnement méthodologique : doit-on, en l’espèce, censurer rétroactivement des analyses économiques valables de 2014 parce que l’auteur aura tenu des propos choquants en 2015 sur un sujet sans aucun lien ? Les Décodeurs proposent donc une alternative dans laquelle on ne peut que perdre :
  • soit on laisse les billets, qui ne sont en rien erronés ni critiquables en tant que tel : et on est accusé par association de soutenir l’intégralité des propos de l’auteur (parce que ces gens-là n’ont aucun sens de la nuance…) ;
  • soit on supprime les billets, ce que j’ai fini par faire quand mes détracteurs m’ont reproché de les avoir publiés – d’autant qu’ils n’avaient plus vraiment d’intérêt deux ans plus tard. Et à ce moment-là, la stratégie de ces espèces de “Khmers Roses” consiste à vous traiter de manipulateur et à suggérer que c’est évidemment la preuve d’une forme de culpabilité. Vous voyez ?
Peut-être ai-je eu tort de céder à ce maccarthysme qui tend à remplacer le “Que dit-il ?” par “Qui parle” ? A contrario, laisser les billets, c’est encourir de la diffamation sans fin, une perte de temps incroyable, comme on le voit avec cet exemple – et je ne peux mener 15 combats à la fois. Je n’ai pas réponse à tout, et confronté à ces méthodes quasi-totalitaires, il est réellement compliqué de s’en sortir.
Cela veut dire qu’à présent, quand je partage un auteur, il me faut prier pour que, dans 5 ans, il ne tienne pas un propos délirant ? Je dois anticiper, deviner ? Et vous, au Monde, avec vos milliers de contributeurs publiés, comment faites-vous  je suis très curieux ? Avez-vous un service dédié qui contrôle ce qu’ils disent des années après, et qui intervient pour supprimer des vieux billets ? Sans doute irai-je investiguer un jour… 😉
Mais alors à ce stade, j’ai 4 questions pour les Décodeurs.
1/ Juste pour comprendre leur philosophie. Que pensent-il du fait de voir les œuvres de l’antisémite Louis-Ferdinand Céline enseignées à l’école ?
2/ Paul Craig Roberts a aussi été éditorialiste au Figaro (on relira ses billets “Les erreurs fiscales de M. Bush”, “L’épargne, la dette et la réforme fiscale”, “Les faiblesses du dollar” ou “la clé de l’emploi” par exemple). Précédemment, il aurait écrit pour Libération – vous chercherez… Les Décodeurs considèrent-ils que le Figaro et Libération sont des journaux conspirationnistes ?
3/ Comment les Décodeurs vivent-ils le fait que BHL soit membre de leur conseil de surveillance – tant pour ses affabulations que pour ses visions frisant le complotisme ?
4/ Enfin, le 13 décembre 2016, le monde publiait ce texte mythique de Marie Peltier, “historienne” soi-disant spécialisée sur le complotisme : « La chute d’Alep, c’est la victoire de la propagande complotiste »
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Samuel Laurent l’a même retweetée quand elle disait que le texte du grand scientifique américain Nassim Nicholas Taleb sur Alep était de la “daube”.
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Je trouve donc scandaleux que – en appliquant les règles des Décodeurs – ceux-ci cautionnent de tels propos :
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Mélenchon, Fillon, antisémites et islamophobes, bien sûr…
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Merci pour eux – experte Le Monde !
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Ah ben, finalement, ce sont TOUS les candidats qui sont antisémites… Même, il n’y a que Marie Peltier qui ne le soit pas, je pense…
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Fillon = Degrelle, celèbre Waffen SS belge, mais ouiii
Attention, elle a les noms…
Bref, une experte en complotisme Le Monde

4-5/ Mais il y a encore mieux !

En fait, au début, je ne vous ai pas mis la fin de l’article de M. Sénécat, car il se poursuivait par cette énormité :
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(Eh oui, ce blog a été hacké, et plusieurs fois même – avec des prédilections pour les articles sur l’Ukraine, c’est le petit souci quand on dénonce l’extrême-droite en général. Ce qui n’a pas été sans conséquences.)
Mais que dire de plus, face à ceci ? Je vous mets l’article de M. Sénécat (tout est dans l’article, je n’ai pas rajouté l’incroyable partie bleu), et je le commente en mode visuel :
Cliquez pour agrandir
Difficile de faire plus explicite en termes de contradictions, non ? Je ne cherche évidemment plus à les comprendre à ce stade.

4-6/ Bonus : le paroxysme de la mauvaise foi

Enfin, M. Sénécat termine son pamphlet par un grandiose :
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Point que Samuel Laurent avait déjà mis en avant :
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Eh bien non, M. Laurent, il n’y a rien “d’étonnant” :
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Ainsi, tout comme Le Monde, je ne souhaite simplement pas perdre la main sur ma propriété intellectuelle (à savoir mon blog). Mais comme je l’ai dit, on retrouve facilement sur le web (généralement sans mon accord) mes articles passés. Donc pour Archive.org, M. Laurent, allez donc voir votre Direction juridique, ils vous expliqueront. Et comme vous allez les rencontrer souvent désormais, cela fera une bonne entrée en matière.

V. Ça suffit !

Il est donc clair qu’avec une telle attitude des Décodeurs depuis six semaines, qui frise le harcèlement, je ne peux plus travailler normalement : ils essayent de détruire ma réputation, et me font perdre considérablement mon temps.
C’est d’autant plus surprenant que, malgré mes protestations et avertissements, cette équipe persiste à vouloir considérer ce blog personnel comme une sorte de “site d’information” professionnel, qui disposerait d’une équipe de journalistes, d’abonnements au fil AFP, de moyens informatiques importants, et de temps disponible. Désolé, aucun milliardaire ne me finance grassement ; nous faisons donc notre possible au niveau de la qualité informatique, avec l’aide de bénévoles et le soutien de la communauté des lecteurs, que je remercie encore.
Mais évidemment, il y a du coup plus de bugs et de difficultés informatiques qu’au Monde (tables erronées, mauvaises indexations, difficultés à trouver des articles…). Croyez bien que je proteste régulièrement auprès de mon Directeur Informatique, avant de m’apercevoir que, flûte, c’est vrai que je n’en ai pas ! Alors je fait avec ce fait : ce blog n’est en effet pas pratique pour retrouver des articles de 2014. Mais bonne nouvelle : PERSONNE ne le fait normalement (je n’ai donc jamais investi là-dessus). Juste les Décodeurs en fait…

En conclusion, je demande donc à Antipresse et aux autres sites de retirer au plus vite leurs articles diffamatoires sur cette fable. J’invite d’ailleurs à M. Despot (d’Antipresse) à me contacter rapidement.
Enfin, comme je l’ai précédemment annoncé, j’ai donc confirmé ce jour à mon avocat mon accord final pour porter plainte contre les Décodeurs (individuellement) et contre le Monde, solidairement,
samuel-laurent
En effet, la plupart des diffamations sur Twitter ont été réalisées sur des comptes à l’apparence professionnelle, mettant Le Monde en avant, apparemment durant les heures de bureau :
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Croyez bien que je regrette d’en venir à une phase judiciaire, si peu conforme à mon goût du débat et à mon respect des opinions contraires aux miennes, mais tout le monde constate le niveau hallucinant de diffamation atteint, et qui doit cesser désormais au plus vite.
Je souligne enfin que, alors que les Décodeurs m’accusent sans preuve de “masquer mes erreurs” en masse, ils masquent clairement les leurs. Prenons l’article diffamatoire de Bruno Zeni qui est longtemps resté la seule source du Décodex pour ce blog :
Notez bien au passage que dès qu’ils font un article sur ce site, ils enrichissent immédiatement avec leurs sources citées dans le Décodex
On constate que cette source fausse a été discrètement évacuée sans excuse, ni explicitation, ni démenti…
Et mieux, car, quand on leur fait remarquer, comme ici à Gary Dagorn, membre de l’équipe :
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Il confirme qu’ils avaient vérifié et validé Bruno Zéni “cela va sans dire”…
samuel-laurent
Alors que les Décodeurs, c’est de la vérification béton !

Pour ma part, je suis donc plus que lassé de ces méthodes dont j’ai montré qu’elles foulaient aux pieds plusieurs principes méthodologiques et éthiques ; ce sont d’ailleurs exactement ce genre de méthodes que je dénonce et combats régulièrement sur ce blog.
Dans ces conditions, nous allons donc revenir à un fonctionnement normal du blog : je vais arrêter de perdre mon temps à faire ce genre d’article et répondre à des accusations frisant le délire – mais j’ai encore quelques choses à montrer. Il va en tout cas revenir à Adrien Sénécat, Samuel Laurent et au Monde de prouver – entre autres – devant le juge que :
  1. ces 650 articles ont TOUS été publiés ;
  2. qu’ils contenaient TOUS quelque chose ;
  3. qu’ils contenaient donc fréquemment de lourdes ERREURS – que je souhaiterais sciemment cacher pour que n’apparaissent pas des manœuvres pour tromper volontairement les lecteurs ;
  4. que je les ai retirés (je vous déconseille de nouveau de vous appuyer l’indexation parfois déficiente de ce blog…) ;
  5. le tout SANS EXPLICATION.
Bon courage, MessieursRendez-vous au Tribunal.
J’annonce par avance que TOUTE la procédure sera publique, et que je publierai les conclusions du Monde,  nous pourrons même en discuter avec les lecteurs avocats.
Merci encore à tous les lecteurs, et particulièrement aux donateurs (j’ai encore besoin de soutien, n’hésitez pas à m’aider par un don, c’est ici) que j’assure de la totale honnêteté intellectuelle de ce blog.
Dernier point, d’entraide : j’ai vraiment besoin de personnes actives sur Twitter pour relayer ces informations quand le petit cercle qui nous attaque renouvellera ses accusations. Merci d’avance…
P.S. Je précise que je garde des éléments complémentaires pour le procès.
P.P.S. les inévitables coquilles seront classiquement corrigées demain – merci de votre compréhension

samedi 18 mars 2017

[A propos de François Asselineau, Président de l'UPR et candidat à l'élection présidentielle française] Un homme sans avertissement / [About François Asselineau, President of the UPR and candidate to the french presidentials elections] A man without warning

Un homme sans avertissement

source : http://www.dedefensa.org/article/un-homme-sans-avertissement

[mars 2017 – Je vais vous parler des présidentielles France-2017, mais c’est juré, pas un mot sur Fillon et se fringues ajustées et puis tout juste une allusion ou l’autre sur Micron. Disons que ce texte marque la clôture des candidatures et confirme que je ne suis pas candidat malgré la sollicitation d’un nombre à ne pas croire de maires prêts à me donner leur soutien ; ce qui me permet enfin d’entrer dans mon sujet qui est celui de Mr. Asselineau...
C’est admis par le fait même, je réponds à l’exclamation inscrite dans le Forum du 13 courant de monsieur Nicolas Laurenceau à propos du candidat François Asselineau, président de l’UPR, qui venait à ce moment (le 10, je crois) de dépasser les 500 signatures de maires lui permettant de participer à l’élection pour la présidence de la République … Celle-là (d’exclamation) quelques jours plus tard suivie d’une autre. (*)
Voici l’intervention de monsieur Laurenceau, sous le titre « Etonnement » : « Personne ne commente la montée en puissance de celui qui va peut-être réussir à faire tomber l'Union Européenne (de façon ordonnée)? Personne ne voit qu'un homme “Antisystème” peut être à 100% basé sur des principes et à 100% crédible? https://www.youtube.com/watch?v=DlIS2pp8Qmw
» J'ai voté pour lui en 2015 (tout comme 190000 électeurs) malgré la censure complète. Cette censure est en train de lâcher maintenant qu'il a ses signatures (obligations légales de médiatisation), et la progression est exponentielle. Il a un caractère rassembleur explosif, et veut rendre la liberté à la France notamment via la triple sortie EURO UE OTAN.
» Ouvrez les yeux sur ce qui est en train de se passer, vous serez agréablement surpris ! https://www.youtube.com/watch?v=7Sor-BAf2bE»
Je crois me rappeler que ce n’était pas la première fois qu’on s’exclamait de la sorte dans le Forum... Bien que j’obtempère rarement parce qu’il n’est en rien dans mon caractère d’obtempérer de la sorte, j’eus tout de même, pour cette fois, la curiosité d’aller voir l’objet de tout ce chambard, savoir monsieur Asselineau dans ses œuvres, sur les vidéos référencées. Bien que le site dedefensa.org ne soit tenu à aucune exigence, y compris celle de tout repérer qui ait quelque importance que ce soit, parce que nous sommes protégés par notre super-“Premier Amendement” à nous, qui est l’argument et la vertu de l’inconnaissance, je reconnais bien volontiers que je n’ai pas vraiment perdu mon temps, qu’il est assez sympathique d’être conduit à repérer et à identifier un OVNI de cette qualité. Il est vrai qu’Asselineau, qui n’a pas froid aux yeux, qui a du souffle et une mémoire éléphantesque de ses dossiers et des réparties méritées par les sociétaires de la presseSystème (sa conférence de presse est impeccable, sinon implacable), Asselineau est ce qu’on nomme, dans nos contrées migratoires et encombrées de faux-nez et d’empaillés, un oiseau rare.
Il ne paye pas de mine, le bonhomme ; il n’a guère de charisme, comme l’on dit aujourd’hui, ce n’est ni le type-people ni le type-orateur fantasy-blingbling ; bref, il n’a rien pour séduire la “société du spectacle”, et Hollywood ainsi que Barack H. Obama n’en ont que faire. Il nous a semblé, disent les causeuses et causeurs LGTBQ+ avec un soupçon de soupçon, qu’il est du genre masculin sans particularité sexy. Il a juste la capacité d’enfoncer dans un bruit de tonnerre les portes ouvertes et absolument interdites par la censure-Système, et de siffloter paisiblement et aimablement sur l’air de “le roi est nu” ; bref, la capacité d’apparaître finalement comme un candidat qui est vraiment une surprise qui peut nous en réserver de belles, si le sort ne lui règle pas son compte décisivement, soit par l’opération habituelle du non-être, soit par l’option nucléaire de la diabolisation. (Son Wikipédia est déjà écrit dans cette intention, plein de “dit-on”, de “peut-être“, de “sans doute” qui donneraient assez d’encre à moudre pour une bonne narrative pleine de FakeNews, façonnée par les petites mains empressées et flicardes de la presseSystème pour en faire un hitléro-fasciste bon pour le poteau.) Comme moi-même l’ait été, je l’avoue platement et sans barguigner mais non sans jubilation ironique, le Système a été pris de court pour lui avoir laissé dépasser les 500 signatures de soutien sans retard, ni aide institutionnalisée ni véritable effort. Il est vrai que des coups pareils qu’on n’a pas vu venir et qui en disent long sur le climat latent de notre “cher vieux et pays” profond, c’est pour le coup jubilatoire et estampillé antiSystème.
... Je veux dire par là qu’Asselineau est complètement stupéfiant par sa capacité de dire calmement “le premier jour que je passerai à l’Elysée, je signerai une lettre où j’aviserai nos amis pays-membres de l’UE que j’active au nom de la France l’Article 50”, autrement dit Frexit en menu complet (sortie de l’euro et de l’UE) sans autre forme de procès ; et là-dessus, sortie de l’OTAN, sans excessifs tambours-et-trompettes, simplement comme si cela allait de soi. Il critique vertement ses candidats-compagnons, ceux qui se disent prétendument anti-UE et qui proposent une “renégociation des traités”, manœuvre absolument impossible puisqu’il faut avoir l’accord de 56 corps constitués (les 28 chefs d’États ou de gouvernement des pays-membres, et les 28 Parlements correspondants). Il a raison, ce brave homme, il-faut-rompre, d’un coup sec et sans nécessité d’élever la voix : le bois mort, c'est comme ça qu'on le traite.
Bien, nous verrons bien ce qu’il en restera au cours de cette campagne électorale de tous les désordres alignés en bon ordre comme à la parade, où tout est bien sûr écrit d’avance jusqu’à ce que l’on s’aperçoive que c’est certes écrit mais en sanskrit, et donc qu'on comprend à l'envers et que s’accumulent erreurs d’aiguillage sur erreurs de montage. Je dois dire que j’ai été particulièrement marqué, moi, d’entendre Mélanchon, dit la Merluche, faire une interview assez détaillée sans hurler ni vitupérer avec ses sarcasmes époustouflants et ses envolées lyriques, mais plutôt en chuchotant. (**) C’est inhabituel bien que nécessité par le fait que l’interview avait lieu lors d’une émission de sa chaîne de TV-perso qui a un très gros succès ; c’était une nécessité technique, me dira-t-on, mais cela sonnait à la fois si juste et si inhabituel, de voir la Merluche parler sur ce ton à la fois de comploteur, d’un sérieux d’un connaisseur de secrets, de la confidentialité pleine d’une sorte de méditation... Et ce qu’il disait, qui valait pour lui dans son chef, mais qui vaut pour tout le monde en vérité, y compris un Asselineau-par-surprise, c’est que rien n’est fait ni décidé, que l’électorat est extraordinairement flottant et indécis, que tout tout se décidera dans la dernière semaine, voire dans les derniers jours de la campagne... Cela voulait dire : attendez-vous à des surprises que personne, personne n’aura vu venir... Et l’on avait envie d’ajouter : et encore à des surprises que personne ne verra venir, après les surprises que personne n’a vues venir.
La question n’est pas de savoir s’il existe de grands courants de fond qui s’ébrouent et cherchent à s’exprimer, ni s’il existe des forces hors de notre contrôle qui peuvent et veulent se manifester. Ceci et cela, c’est l’évidence, une évidence dans laquelle vous pourriez mettre cinquante ou cent candidats type-Micron sans que la possibilité d’une surprise n’en soit altérée en rien, au contraire, renforçant encore la possibilité d’une surprise. Cette campagne française du printemps 2017 est tellement brouillonne-bouillonnante, qu’on ne peut échapper à l’image qu’il s’agit d’un immense brouillon, quelque chose d’informe, sans aucun sens ni direction bien réelle ; un brouillon d’on ne sait quel texte, bien entendu, un texte qu’il reste à écrire, directement traduit du sanskrit de la tradition...
Atmosphère de complète dissolution, d’entonnoirs tournoyant, de sens-dessus-dessous d’où pourrait bien sortir l’inattendu, une Vérité Première comme les flammes de l’enfer, un Asselineau comme une crise de régime. C’est vrai ça, lors de cette émissions où l’on entendit la Merluche chuchoter, ils étaient nombreux, les commentateurs-journalistes, à se tailler le bout de gras à propos d’un troisième tour en forme de crise de régime”...

Notes
(*) Entretemps, après que j’ai eu commencé ce texte, un autre partisan de Mr. Asselineau est venu sonner à la porte de dedefensa.org pour déposer son bulletin dans l’urne, ou disons son commentaire enflammé sur le Forum. Respectant l’antériorité, je ne le cite pas directement dans le texte pour n’en pas trop charger la lecture et il me pardonnera puisque son vœu principal (parler d’Asselineau) est rencontré. Voici le texte de monsieur Hourya Slimani, du 16 mars, qui m’admoneste également... Effectivement, je reconnais la justesse d’une des remarques d’Asselineau lors d’une intervention, qui parle de l’extrême engagement et de la pugnacité de ses adhérents.
« Pensez-vous que sortir unilatéralement de l'euro, de l'Union Européenne par l'article 50 du TUE ainsi que de l'OTAN par l'article 13 du traité de l' Atlantique soit suffisamment anti-systême ? De plus par un candidat qui s'est fait connaître uniquement  par internet et le bouche à oreille dont le parti est devenu le 4ème ou 5ème parti politique français (18500 adhérents ce jour) en étant connu de moins de 5% de la population. Je pense Mr Grasset qu'en ne vous intéressant pas au phénomène UPR et François Asselineau, vous ne passiez à côté d'un mouvement de fond qui a débuté il y a 10 ans le 25 mars 2007 jour du congrès fondateur de ce parti. Je vous invite à regarder la conférence de presse de candidature suite à l'obtention des 500 parrainages, ainsi que la présentation des programmes présidentiel et législatif pour comprendre pourquoi ce type fait un tabac sur le net et pourquoi le Système le boycott depuis 10 ans. »
(**) C’était au cours de l’émission de Calvi sur LCI, mercredi dernier je crois, avec une vidéo d’un Mélenchon très concentré sur son travail.

vendredi 17 mars 2017

La vraie menace nucléaire / The real nuclear threat


Par Dmitry Orlov – Le 7 mars 2017 – Source Club Orlov


Le 26 janvier 2017, le Bulletin de la Commission des sciences et de la sécurité des scientifiques atomiques a avancé son Horloge du Jugement dernier, 30 secondes plus près du minuit métaphorique, et elle est maintenant à seulement 2,5 minutes de minuit. Pourquoi le Conseil a-t-il décidé de faire ce changement? Essentiellement, « parce que Donald Trump ». Dans d’autres informations, le Conseil a également observé que, bien que l’accord de Paris sur le climat soit une bonne chose, le climat est assez proche de minuit aussi.

Ce sont des gens très sérieux : bien formés, des professionnels, des lauréats de prix Nobel, en un mot, des experts. Nous devrions faire confiance à leur parole. Mais eux, ils font confiance à la parole de Donald Trump ! Apparemment, aucun d’entre eux n’est expert en Donald Trump. Je ne prétends pas l’être non plus, donc pour le paragraphe qui suit, permettez-moi de m’en remettre à mon vieil ami et expert attitré sur toutes les choses concernant Trump, le Capitaine Obvious.


Si vous regardez la manière de Trump de faire des affaires, il a toujours été très prudent et peu adepte du risque. Si vous regardez ses manœuvres politiques et si vous feuilletez son livre, L’art de conclure une affaire, vous allez découvrir que sa technique de négociation consiste toujours à faire une première offre extrême, puis à faire des compromis. Et si vous regardez son flux Twitter, vous découvrirez qu’il aime troller les gens. Ces savants atomiques respectés ont-ils été trollés? Il semblerait que oui…

Ainsi, je reste assez peu impressionné par l’hypothèse indémontrable faite par les experts atomiques, que la bouche de Trump est capable de faire bouger l’aiguille minuscule de l’horloge du jugement dernier. Mais je suis encore moins impressionné par quelque chose d’autre : l’échec total et absolu de ces experts du nucléaire pour comprendre ce qu’est la menace nucléaire réelle, qui est, à ce moment, extrême. Pour cela, ils peuvent peut-être être pardonnés ; si tout ce qu’ils font, c’est de lire et d’écouter les médias occidentaux, alors ils ne trouveront jamais rien à ce sujet. Les sources de renseignements occidentales ne sont pas meilleures, car elles semblent avoir été « piratées par les Russes ».

En fait, il semblerait que la seule façon de se faire une idée de ce qui se passe réellement… c’est d’accorder une attention aux Russes eux-mêmes. Voici quelques liens :

http://vz.ru/opinions/2017/3/3/860454.html
https://jpgazeta.ru/ukrainskiy-mirnyiy-atom-priglashenie-na-mirotvorcheskuyu-operatsiyu/
http://ren.tv/novosti/2017-03-05/neadekvatno-i-nevozmozhno-vtoroy-energoblok-krupneyshey-aes-ukrainy-otklyuchili
https://riafan.ru/645355-pogruzhenie-vo-tmu-chto-oznachaet-goryachii-ostanov-bloka-2-zaporozhskoi-aes

Oui, c’est tout en russe, et non, GoogleTranslate n’est pas votre ami, il n’y a pas de substitut pour esquiver au moins six semestres de russe.

Mais ici, vous pouvez trouver une bonne mise à jour en français de la situation générale en Ukraine. Malheureusement, l’auteur ignore la dimension du risque nucléaire. Le Saker est bon, mais il y a un gros morceau de l’image qui manque, alors s’il vous plaît, lisez son article mais je vais y ajouter des détails assez importants.

Tout d’abord, posons un peu le cadre. L’Ukraine a hérité d’un secteur de l’énergie très impressionnant de l’URSS, qui comprenait 15 réacteurs nucléaires, d’énormes installations hydroélectriques et une grande capacité de production thermique, utilisant le gaz naturel et le charbon. À l’exception de trois réacteurs nucléaires qui ont été ravitaillés par Westinghouse (avec des résultats mitigés, leurs barres de combustible tendent à se déformer et à se bloquer, désactivant le réacteur), tout le combustible nucléaire de l’Ukraine provient d’un seul fournisseur, en Russie. Tout le gaz naturel de l’Ukraine provient également de la Russie, mais comme les politiciens ukrainiens ne veulent pas travailler avec la Russie pour des raisons nationalistes, le gaz russe arrive maintenant en Ukraine depuis l’Ouest, mais à un coût plus élevé. En outre, il n’y en a pas assez. Les centrales thermiques à charbon de l’Ukraine ont été conçues pour brûler le charbon ukrainien, en particulier l’anthracite, qui provient spécifiquement de la région du Donbass, maintenant sous contrôle séparatiste.

Si on creuse encore, on peut commencer à comprendre quelle est la nature du risque réel. La demande en électricité fluctue d’heure en heure et de jour en jour. La demande d’électricité maximale, c’est le matin et le soir, avec une demande plus élevée en semaine que pendant la nuit ou le week-end. Les centrales nucléaires, hydroélectriques, alimentées au charbon et au gaz diffèrent, dans la mesure où elles peuvent compenser les variations de la demande d’électricité en augmentant et en diminuant leur production. L’hydroélectricité est de loin la plus souple, car les vannes peuvent être ouvertes et fermées en quelques minutes, ce qui coupe les turbines. Le gaz l’est également, suivi du charbon. Le nucléaire est la source la moins flexible, parce que le combustible nucléaire produit de la chaleur en se décomposant le long d’une chaîne de désintégration qui se compose de nombreux isotopes radioactifs se dissociant à des taux différents – certains rapides, certains lents – conférant au système entier une énorme inertie. À moins qu’un réacteur nucléaire ne soit activé ou arrêté assez lentement, la production d’énergie ne sera pas directement proportionnelle à la commande. Si l’opérateur est négligent, il est possible de provoquer une fusion, comme cela s’est produit en Ukraine, à Tchernobyl, en avril 1986.

Depuis le renversement du gouvernement ukrainien au printemps 2014, l’économie ukrainienne, qui n’a pas bien fonctionné depuis l’éclatement de l’URSS, est tombée en panne, avec un recul annuel du PIB à deux chiffres, la transformant en un pays de réfugiés et de pauvres. Jusqu’à maintenant, l’Ukraine possédait une capacité industrielle très impressionnante, qu’elle avait héritée de l’URSS et qui était attachée à l’industrie russe par une multitude de relations d’affaires. Quand en 2014, les nationalistes ukrainiens ont pris le pouvoir, ils ont commencé à travailler dur pour couper ces liens, et une grande partie de ces industrie ont été fermées. C’étaient ces industries, travaillant en équipes 24 heures sur 24, qui produisaient la charge de base de la demande électrique que les centrales nucléaires fournissaient si bien.

Avec la baisse spectaculaire de l’activité industrielle, la charge de base a été beaucoup réduite. Les importations de gaz naturel étant restreintes, en raison de l’incapacité des Ukrainiens à négocier un rabais avec les Russes ou à payer le plein prix du gaz dont ils ont besoin, leur capacité de manœuvre à l’aide des centrales au gaz a été beaucoup réduite. Et avec la guerre civile en Ukraine orientale, les fournitures de charbon ont aussi été réduites.

Et voici le coup de grâce. Un petit groupe armé de nationalistes ukrainiens a décidé de bloquer le Donbass et de faire un coup politique. Même si l’armée ukrainienne aurait dû se débarrasser de ce groupe non autorisé, l’état de décadence politique est si profond que rien n’a été fait, ni même dit à ce sujet. En réponse, les autorités séparatistes du Donbass ont annoncé un contre-blocage et n’exportent plus de charbon vers l’Ukraine. Elles l’exporteront vers la Russie.

Gardez à l’esprit que les usines ukrainiennes utilisant du  charbon n’ont pas besoin de charbon mais d’anthracite, et le seul endroit où elles pourraient éventuellement s’en procurer, c’est le Donbass. Tout d’abord, il n’y a pas tant de sources d’anthracite que cela de par le monde, mais même si l’Ukraine pouvait trouver un moyen de brûler les couches inférieures – la lignite et le charbon bitumineux –, elle n’a pas les ports pour recevoir ces importations. Rappelez-vous, toute la capacité industrielle ukrainienne fait partie de l’héritage soviétique, et les planificateurs centraux soviétiques ne prévoyaient aucune importation de charbon.

Il en résulte que l’énergie nucléaire est désormais responsable de 60% de la production d’électricité en Ukraine, tandis que la production de charbon et de gaz a chuté de 39%. Ce que cela implique, c’est que les réacteurs nucléaires sont sur des cycles d’arrêt / redémarrage journalier, une prescription pour la catastrophe. Cette situation s’accompagne de la montée en flèche des tarifs de l’électricité et de pannes de courant généralisées. Ce n’est pas une situation propice à la stabilité sociale, dans un pays qui est déjà un État défaillant, dépassé par des gangs de voyous errants, lourdement armés. Les nationalistes farouchement nationalistes – comme ceux qui ont bloqué le Donbass – peuvent très bien décider de bloquer les livraisons de combustible nucléaire russe. Et alors quoi ?

Même avant cela, la montée en puissance incessante des 15 réacteurs nucléaires de l’Ukraine entraînera tôt ou tard des pannes et peut-être même des effondrements. Comment un État défaillant, en proie au sentiment séparatiste (non seulement dans le Donbass, mais aussi à Marioupol, Odessa, Kharkov et d’autres régions), est-il censé agir, face aux calamités nucléaires au milieu des pannes de courant généralisées ? Certaines voix en Russie proclament que pour éviter de multiples catastrophes nucléaires au cœur de l’Europe, il est essentiel de prendre les installations nucléaires de l’Ukraine sous contrôle international. Les seuls qui peuvent effectivement le faire sont des forces spéciales russes (comme celles qui se sont frottées récemment à ISIS à Palmyre). Face à la perspective de 14 Tchernobyls à sa porte, l’Union européenne est peu susceptible de s’y opposer. Bien sûr, cela mettra fin à l’expérience ukrainienne d’indépendance la plus récente, et jusqu’à présent la plus longue, et marquera la fin de l’Ukraine comme une entité nationale soi-disant souveraine.

Je pense donc que c’est la plus grande menace nucléaire à laquelle est confrontée l’humanité. Contrairement à ces experts en chambre hyper-ventilés aux tweets de Trump, qui ont déterminé qu’on est maintenant précisément 3,5 minutes avant minuit, je ne vais pas fixer de délai. Je ne recommande pas non plus de rester debout et de regarder ce qui reste de l’Ukraine dégénérer en Somalie ou en Libye, avec 15 Fukushimas.

Dmitry Orlov

Note du Saker Francophone

Dmitry a rendu payants ses articles en anglais et nous fait la gentillesse de nous permettre de les traduire pour vous, intégralement. N'hésitez pas à approfondir ses analyses croisées de l'URSS et des USA en matière de collapsologie.

source : http://lesakerfrancophone.fr/la-vraie-menace-nucleaire

samedi 11 mars 2017

Etienne Chouard : si nous étions cohérents, je pense que nous voterions tous, y compris Mélenchon, pour Asselineau, Président de l'UPR / Etienne Chouard: if we were coherent, I think that we would vote all, including Mélenchon, for Asselineau, Président de l'UPR


Allez 10 petites minutes de pur plaisir... 



Bon, on l'a compris, voter ne sert plus à grand chose mais pour ceux qui hésitent encore et qui ne connaissent pas l'UPR, toutes les infos ici : https://www.upr.fr/

Et cette info de RAOUL (source : https://www.les-crises.fr/post-democratie-presidementielle-2e-tour-apres-hollande-lemedias-elimineront-ils-fillon/) :

Voici une comparaison des temps de parole cumulés pour les candidats probables (en heures, minutes, secondes), extraits de ce fichier :
http://www.csa.fr/var/ezflow_site/storage/csa/csv/periodelectionpresd/TP-TA_Presidentielle_2017_1er%20f%C3%A9vrier%20au%205%20mars%202017.csv
Fillon : 404:47:54
Macron : 219:55:45
Le Pen : 155:53:03
Hamon : 147:55:35
Mélenchon : 65:17:42
Dupont-Aignan : 10:35:23
Arthaud: 02:30:07
Cheminade : 01:13:07
Asselineau : 00:37:09

vendredi 10 mars 2017

Homesteading : qu’est-ce donc ? / Homesteading : what is it ?


source : http://lesakerfrancophone.fr/homesteading-quest-ce-donc

Par Dmitry Orlov – Le 14 février 2017 – Source Club Orlov

Le livre Prosperous Homesteading est sorti depuis un peu plus d’une semaine maintenant et se vend très bien. Mais, sur la base des commentaires reçus à ce jour, le concept de « homesteading », tel qu’il est défini dans ce livre très utile, doit être mieux expliqué. Oui, vous pouvez enregistrer votre maison comme un homesteading pour la protéger contre la saisie ou pour abaisser vos impôts. Seriez-vous alors dans un cas de homesteading ? Non.

Le homesteading n’est pas un passe-temps, une entreprise ou un hobby individuel ; c’est l’activité principale d’une famille. Il s’agit d’un « bouclier de vie » essentiel, un moyen de contourner les contraintes imposées par une société en ruine qui survit en parallèle, mais qui est incapable de simplement considérer des changements absolument essentiels. Il s’agit de vous isoler vous-même et votre famille des aléas d’un système qui dysfonctionne pour récupérer un avenir viable et la tranquillité d’esprit.


Il y a un peu plus d’une décennie, je suis tombé dans une autre forme de vie en marge : le seasteading. Nous avons vendu la maison et la voiture, acheté un voilier et navigué au loin. Cela m’a permis de quitter un emploi dans une entreprise et de consacrer la majeure partie de mon temps à faire de la recherche, à écrire et, en général, à profiter. Le voilier, en tant que forme de vie en marge, a permis à ma famille de sortir de la « loi d’airain » maison-voiture-travail à laquelle une grande partie de la population est asservie.

Bien que le seasteading nous ait permis de réduire considérablement nos dépenses et nous ait donné beaucoup de possibilités de choix, en tant que solution c’est incomplet : nous avons encore besoin d’un revenu externe, et dans un contexte économique précaire, une telle dépendance ne doit pas être prise à la légère. Le homesteading résout ce problème, car en pratiquant le homestead, vous produisez tout ce dont la famille a besoin, y compris un surplus de richesses nécessaires pour la maintenance et pour acheter les quelques éléments qui doivent encore être achetés.

Alors, qu’est-ce que homesteading ? Ce n’est certainement pas du jardinage. La plupart des gens qui jardinent vont encore au magasin pour la nourriture, tandis que les homesteaders font pousser tout ce qu’ils mangent à l’exception de ces choses qui peuvent être achetées en vrac à bien meilleur marché que ce qu’ils peuvent produire, telles que les céréales (à moudre dans la ferme selon les besoins, parce que le stockage de farine ne fonctionne pas), et les articles que le homesteader ne peut pas produire, comme le sel et les pièces de rechange. D’autres exceptions incluent les produits de luxe comme l’huile d’olive, le café et le thé.

Le homesteading n’est pas de l’agriculture, parce que les agriculteurs produisent généralement un certain nombre de cultures de rente qu’ils vendent au lieu de se concentrer sur la production de tout ce qu’ils utilisent et de couper dans les achats de leur nourriture à l’extérieur. L’agriculture est une activité hautement réglementée ; le homesteading  est à peine réglementé. Il est possible d’exploiter une entreprise à partir d’une ferme (et c’est souvent une bonne idée) ; mais c’est une idée terrible de traiter le homesteading comme une entreprise.

Alors, qu’est-ce que le homesteading ? C’est l’activité de trouver et de couper chaque cordon ombilical qui vous lie à l’économie de la dette, à l’extérieur. C’est le processus consistant à éliminer à peu près chaque dépense en faisant à la ferme votre nourriture, l’eau, le carburant et, enfin, le capital. C’est l’accumulation de capital sous forme de terres agricoles et de bétail, qui permet à un homesteader de transmettre un héritage pour sa succession aux générations futures – aux enfants nés dans le homestead.

Pour prospérer avec une famille pratiquant le homesteading, les dépenses doivent être réorientées, des activités qui ne produisent pas et ne durent pas vers celles qui le font. Les factures pour la télévision par câble, l’hypothèque, les assurances, les combustibles fossiles et de nombreux dispositifs d’économie du travail, le confort et le luxe sont éliminés complètement. Les factures d’électricité et d’eau sont réduites ou éliminées (selon la situation locale). Les dépenses pour les actifs improductifs, tels que le logement (c’est-à-dire la maison) sont réduites. Au lieu de cela, l’argent est redirigé vers des biens productifs : terre, bétail et outils.

Certaines personnes qui ont commenté l’article de la semaine dernière ont posé une question raisonnable : qu’en est-il de la communauté ? Oui, la communauté est très importante et c’est précisément la présence de la communauté environnante de familles prospères pratiquant le homesteading qui a permis à Jeffers et à sa famille de trouver un moyen de prospérer aussi. Ainsi, on peut dire qu’un homestead prospère nécessite des voisins prospères. Des familles fortes forment des collectivités fortes. Pour survivre, les communautés doivent être intergénérationnelles et se fixer un objectif explicite de fournir les moyens de subsistance à leurs enfants. Une communauté homesteading n’est donc rien de plus qu’une famille élargie.

Dmitry Orlov

Note du Saker Francophone

Ce que Dmitry Orlov décrit en terme de relation entre homesteaders, c'est tout simplement les facteurs d'entraide décrits par Kropotkine dans son livre Entraide.

À noter quand même que c'est un concept juridique légal aux États-Unis avec le Homestead Act (1862). Cela pourrait donner des idées en Europe ou en France...

jeudi 9 mars 2017

Résister ? Résister ! Pourquoi et comment ? / To resist? Resist! Why and how?



Par Immanuel Wallerstein – Le 1er mars 2017 – Source iwallerstein.com

Depuis des temps immémoriaux, les gens qui se sentent opprimés et/ou ignorés par les puissants ont résisté à leur autorité. Cette résistance a souvent changé les choses, mais seulement parfois. Que l’on considère la cause des résistants comme vertueuse, cela dépend de leurs valeurs et de leurs priorités.

Aux États-Unis, au cours du dernier demi-siècle, une résistance latente a émergé contre ce qui était vu comme une oppression par les « élites », qui introduisaient dans les pratiques sociales des changements offensants pour certains groupes religieux, ainsi que pour des populations rurales ignorées et pour des personnes dont le niveau de vie déclinait. Au début, la résistance a suivi la voie du retrait de l’engagement social. Puis elle a pris une forme plus politique, pour finir par prendre le nom de Tea Party.

Le Tea Party a commencé à engranger quelques succès électoraux. Mais il était dispersé et sans stratégie claire. Donald Trump a vu le problème et la chance qu’il représentait. Il s’est présenté comme un dirigeant unificateur de ce « populisme » de droite et a catapulté le mouvement en pouvoir politique.

Ce que Trump a compris est qu’il n’y a pas de conflit entre diriger un mouvement contre le soi-disant establishment et chercher le pouvoir à travers le Parti républicain. Au contraire, la seule manière dont il pouvait atteindre ses objectifs maléfiques était de combiner les deux.

Le fait qu’il ait réussi dans la plus grande puissance militaire mondiale a encouragé des groupes semblables partout dans le monde, qui ont poursuivi des voies similaires avec un nombre toujours plus grand d’adhérents.

La réussite de Trump est encore incomprise à ce jour par la majorité des dirigeants des deux grands partis américains, qui cherchent des signes qu’il deviendra ce qu’ils appellent « présidentiel ». C’est-à-dire qu’ils veulent qu’il abandonne son rôle de leader d’un mouvement et se limite à être le président et le dirigeant d’un parti politique.

Ils s’emparent du moindre petit signe qu’il le fera. Lorsqu’il a adouci son discours pendant un moment (comme il l’a fait dans son discours du 28 février au Congrès), ils n’ont pas compris que c’est précisément la tactique trompeuse d’un leader de mouvement. Au lieu de quoi, ils se sentent encouragés et pleins d’espoir. Mais il ne renoncera jamais à son rôle de leader d’un mouvement, parce qu’au moment où il le ferait, il perdrait son véritable pouvoir.

L’an passé, face à la réalité de la réussite de Trump, un contre-mouvement a émergé aux États-Unis (et ailleurs) qui a pris le nom de Resist. Les participants ont compris que la seule chose qui pourrait éventuellement contenir et finalement vaincre le trumpisme, est un mouvement social qui se mobilise pour des valeurs et des priorités différentes. C’est le « pourquoi » de Résister. Ce qui est plus difficile, c’est le « comment » de Résister.

Le mouvement Résister s’est développé à une vitesse extrême, parfois suffisamment impressionnante pour que la presse grand public commence à parler de son existence. C’est la raison pour laquelle Trump fulmine constamment contre la presse. La publicité nourrit ce mouvement et il fait ce qu’il peut pour écraser le contre-mouvement.

Le problème avec Résister est qu’il en est déjà au stade où ses nombreuses activités sont dispersées et sans stratégie claire ou du moins sans une stratégie déjà adoptée. Il n’y a pas non plus de figure unificatrice capable, à ce point, de faire ce que Trump a fait avec le Tea Party.

Résister s’est engagé dans toutes sortes d’actions différentes. Ils ont organisé des marches, contesté les représentants locaux du Congrès dans leurs assemblées publiques, créé des sanctuaires pour des personnes menacées d’expulsions ordonnées par l’État, perturbé les moyens de transport, publié des dénonciations, signé des pétitions et créé des collectifs locaux qui se réunissent pour étudier et décider d’autres actions locales. Résister a été capable de transformer de nombreuses personnes ordinaires en militants, pour la première fois de leur vie.

Résister va cependant au devant de quelques dangers. De plus en plus de participants seront arrêtés et emprisonnés. Être un militant est exigeant et après un certain temps, beaucoup de gens s’en lassent. Et ils ont besoin de réussites, petites ou grandes, pour maintenir leur moral. Personne ne peut garantir que Résister ne disparaîtra pas. Il a fallu des décennies au Tea Party avant d’arriver où ils en sont aujourd’hui. Cela peut prendre autant de temps pour Résister.

Ce que Résister, en tant que mouvement, doit garder à l’esprit, est le fait que nous sommes au milieu d’une transition historique structurelle entre le système-monde capitaliste dans lequel nous avons vécu pendant 500 ans et un ou deux systèmes qui lui succéderont – un système non capitaliste qui préserve toutes les pires caractéristiques du capitalisme (la hiérarchie, l’exploitation et la polarisation) et son opposé, un système relativement démocratique et égalitaire. J’appelle cela la lutte entre l’esprit de Davos et l’esprit de Porto Alegre.

Nous vivons dans une période de transition chaotique et confuse. Cela a deux implications pour notre stratégie collective. À court terme (disons jusqu’à trois ans), nous devons nous rappeler que nous vivons tous dans le court terme. Nous souhaitons tous survivre. Nous avons tous besoin de nourriture et d’abri. Tout mouvement qui espère s’épanouir doit aider les gens à survivre, en soutenant tout ce qui diminue la douleur de ceux qui souffrent.

Mais à moyen terme (disons 20 à 40 ans), diminuer la souffrance ne change rien. Nous devons nous concentrer sur notre lutte contre ceux qui représentent l’esprit de Davos. Il n’y a pas de compromis. Il n’y a pas de version « réformée » du capitalisme qui puisse être construite.

Ainsi, le « comment » de Résister est clair. Nous avons collectivement besoin de plus de clarté sur ce qui est en train de se se passer, de plus de choix moral décisif et de stratégies politiques plus perspicaces. Cela n’arrive pas automatiquement. Nous devons construire cette combinaison. Nous savons qu’un autre monde est possible, oui, mais nous devons aussi être conscients qu’il n’est pas inévitable.

Immanuel Wallerstein

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

source : http://lesakerfrancophone.fr/resister-resister-pourquoi-et-comment

mardi 7 mars 2017

Jean-Luc Mélenchon - Analyse de son programme européen (10mn) / Jean-Luc Mélenchon - Analysis of its European program (10mn)

ça vaut le coup d'écouter et de soumettre cette analyse au principal intéressé


[Démocratie en danger] La peste ou le choléra en étant sûr d'attraper le typhus

4 MARS 2017 RÉGIS DE CASTELNAU 
source : http://www.vududroit.com/2017/03/le-penmacron-stop-ou-encore/

Depuis longtemps, on sait que c’est Tuco qui avait raison. Le monde est toujours partagé en deux.
Actuellement, il y a d’un côté ceux qui acclament le coup d’État politico-médiatico-judiciaire destiné à fausser la principale élection sous la Ve République. Et à faire advenir à la tête de l’État une marionnette du Capital et de l’oligarchie mondialisée. Nier l’existence de l’opération relève soit d’un cynisme putride, soit d’un aveuglement pathologique. La nullité de Fillon cible idéale montée sur le pavois par des lodens/barbours imbéciles et aveugles n’est pas le sujet principal. Soyons clairs, on se fout de Fillon, et il n’est pas illogique de penser que c’est bien fait pour sa gueule. Mais ce qui est grave c’est de voir que les libertés publiques ne pèsent plus pour rien et qu’il se trouve des gens de bonne foi pour approuver ce qui s’apparente, combiné aux atteintes aux libertés qui ont émaillé le quinquennat Hollande, à une forme de proto-fascisme. Il fallait s’y attendre, notre ennemi le Capital n’allait pas lâcher l’affaire comme ça. Il ne le fait jamais. Et comparer la manifestation pro-Fillon du 5 mars, au 6 février 1934 est confondant de stupidité. Le danger est en face.
De l’autre côté, il y a ceux qui même s’il s’agit de soutenir leur candidat en carton, sont parfaitement fondés à dénoncer l’opération. Et ceux qui comme moi n’ont jamais voté pour ces gens-là et ne sont pas près de le faire, mais  pour savoir de quoi ils parlent, sont effarés de ce qui se passe.
Que le premier président de la Cour de Cassation autorité judiciaire hiérarchique des juges du siège, se fende d’un communiqué COMMUN avec l’Avocat Général, le patron du parquet aux ordres de l’État, est purement un barbarisme judiciaire. Absolument n’importe quoi. Quant au texte de l’USM, à la fois mensonger et d’une arrogance folle, il en dit long sur la dégradation des institutions. Et sur la façon dont la haute hiérarchie judiciaire se vit et envisage ses propres pouvoirs. Détachés des institutions républicaines et de leur fonctionnement.
L’Europe allemande déteste la démocratie, et a privé les peuples de leur souveraineté en ossifiant les grands choix politiques et économiques dans des traités inamendables. La police du néolibéralisme et du capitalisme financier a été confiée à des juridictions européennes et nationales dont certaines comme en France font du zèle.
Marine Le Pen qui sait ce que le rapport de force politique veut dire a adopté l’attitude du combat. Et ses troupes et ses électeurs la suivront. Renforcés par les électeurs de droite « raisonnables » en rage à juste titre contre ce que se permettent les vrais dominants. Le deuxième tour de l’élection présidentielle, ce sera donc « stop ou encore. » À Christophe  Guilluy qui lui demandait ce qu’il comptait faire, s’il était élu pour la France des exclus et des invisibles, Macron a répondu très simplement : « je ne sais pas ». En d’autres termes, « je m’en fous », et de son point de vue et de celui de ses maîtres, il a entièrement raison.
Là où la tragédie se noue, c’est que le « stop » sera incarné par Marine Le Pen ! Serons-nous obligés de nous dire comme le faisait Susan Sarandon au moment des présidentielles américaines avec son « Clinton est plus dangereuse que Trump », « Macron est plus dangereux que Marine Le Pen ». Mais comment en est-on arrivé là ? À devoir peut-être choisir entre la peste et le choléra en étant sûr d’attraper le typhus. Ceux qui nous y ont amenés devront rendre des comptes.
En attendant, la contradiction principale du jour oppose ceux qui approuvent le coup d’État politico-médiatico-judiciaire et ceux qui le refusent, les républicains et les démocrates. Les élections présidentielles, on verra après.

[Elections présidentielles françaises : américanisation et emprise des milieux financiers sur les médias de masse] Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie


France

source : http://arretsurinfo.ch/quand-la-democratie-degenere-en-bouffonnerie/ 


On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que traverse la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n’est que le principal intéressé est un candidat majeur à l’élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l’argent de poche. On le savait déjà. Il n’a pas dévoilé, non plus, l’imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.
Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en « deus ex machina ». Que ce champion s’effondre, et tout est fini. On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.
Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d’un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l’obsession du « buzz » supplante le débat d’idées. Le résultat final, c’est qu’on a un cheval de cirque à la place d’un cheval de course.
On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l’américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.
Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d’autant plus nocive qu’elle s’accompagne d’un autre phénomène. C’est l’emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c’est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l’oligarchie.
La promotion d’Emmanuel Macron sur les décombres d’un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d’affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur Bfm, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux 13 millions d’euros de subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l’opinion, elle préside à une foire d’empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.
Source : Bruno Guigue 

samedi 4 mars 2017

Centrales nucléaires et terrorisme en 2 images

Oui, je sais, ce n'est pas bien de faire passer des idées en faisant peur mais Quand même...  A ce stade de développement de notre industrie nucléaire, même plus besoin de nous balancer des bombes nucléaires pour parler de guerre nucléaire. Un bombardement conventionnel ou quelques illuminés suffiront amplement. L'industrie nucléaire civile est une erreur militaire monstrueuse. Sans équivalent.

   

Total War à Washington D.C. / Total War in Washington D.C.

source : http://www.dedefensa.org/article/total-war-a-washington-dc

Ca swingue à Washington D.C. ... Depuis le jeudi 2 mars et un article du Daily Mail, la “guerre totale” est déclenchée entre principalement le 44ème POTUS (Barack H. Obama) et le 45ème POTUS (Donald J. Trump). Inutile d’ajouter que cette situation, qui n’est guère appréciée en Europe (en France) où l’information concernant la situation à Washington D.C. est en mode hémiplégique, est un cas sans précédent dont les conséquences et les effets sont hors de toute appréciation possible. (En Europe [en France], l’anti-Trump reste en diffusion générale, le reste est soigneusement essoré par les flics de service, soit les journalistes de la presseSystème, pour être débarrassé de tous son agrégat FakeNews mesurées sur le mode choral habituel de l’inversion, c’est-à-dire de tous les éléments de vérité-de-situation, c’est-à-dire d’à peu près tout.)
• L’article du Daily Mail décrit l’installation par Obama, dans sa nouvelle maison de Washington D.C. prestement baptisée Black House, d’un véritable état-major de guerre, avec l’arrivée de sa conseillère spéciale du temps de la White House, Valerie Jarrett ; il y a aussi la présence d’autres anciens collaborateurs/collaboratrices, notamment de Susan Rice qui présidait le NSC après avoir été à l’ONU comme ambassadrice. Obama a pris un peu de temps avant d’installer son dispositif, parce qu’il avait une préoccupation urgente qui était la négociation de son contrat pour des “mémoires” à deux, du couple Obama : un volume pour Barack, un volume pour Michelle, – et $60 millions pour les deux. Toujours le sens du devoir et de la probité : les USA et le Rest Of the World seront ainsi directement instruits, de l’intérieur même de Ses Majestés, de la magnificence de la présidence du 44ème POTUS. En attendant, le nerf de la guerre est là et la Total War peut commencer.
(On peut trouver de très nombreuses source non encore mises à l’index ou déjà identifiées c’est selon, pour nous renseigner sur cet aspect de la crise en cours à Washington D.C., avec le projet principal d’Obama pour liquider sans conditions le président Trump, essentiellement par la destitution ou des pressions pour le forcer à démissionner : ZeroHedge.comBreitbart.News bien sûr, y compris avec l’avis d’un spécialiste, le fameux avocat [Africain-Américain] Robert Barnes, de Barnes Law, qui estime que les très nombreuses fuites dont on est assuré par le seul bon sens qu’elles viennent de fonctionnaires fidèles à Obama dans la bureaucratie fédérale, et qui sont organisées d’une façon coordonnée, sont l’équivalent en communication d’une tentative de “coup d’État” contre le président Trump : « This is far, far worse than any of that. This is putting national security at risk. This is an effective de facto coup attempt by elements of the deep state. So hopefully there’s a meaningful investigation and a meaningful prosecution of these people who have engaged in reckless criminal acts for their personal political partisan purposes... ».)
On sait depuis longtemps qu’à côté de sa béatification éternellement renouvelée par la presseSystème et le ROW-Système, le côté sombre (c’est une image) d’Obama-l’activiste s’est déployé largement depuis que Trump est devenu un candidat sérieux, et bien entendu depuis son électiondurant la transition. L’on a déjà largement présenté sa Black House ou “contre-Maison Blanche”, avec l’avis du psychiatre-neocon Charles Krauthammer. L’on comprend que le 44ème POTUS est complètement “hors de contrôle”, avec sa psychologie transformée en hybris pur et simple, et donc l’on peut supposer qu’il s’est effectivement lui-même chargé d’une Mission de type-divin qu’il remplira d’autant mieux qu’il marche sur l’eau du Potomac, comme nous le savons désormais de source sûre... Krauthammer :
« I don’t know about the merits of the case. I would imagine that allowing mixed use and some exploration would be a good thing for the country, but Obama sees himself as God hovering over the country dispensing goodies to the extent that he’s got control. »
• L’épisode Sessions, – le ministre de la Justice dont on réclame la démission parce qu’il a rencontré l’ambassadeur de Russie durant la campagne, – devient presque banal au regard de ces géants qui nous entourent. C’est l’habituelle et truculente démarche, avec l’extraordinaire contraste entre la gravité des accusations et des sanctions réclamées (démission ! démission !), et la futilité des faits... Au reste, l’attaque portée contre Sessions, notamment par les démocrates du Congrès, Nancy Pelosi (cheftaine de la minorité démocrate à la Chambre) en tête, est suivie de contre-attaques diverses puisque l’ambassadeur de Russie a été reçu 22 fois à la Maison-Blanche, qu’il a rencontré Pelosi, notamment en présence de Medvedev... Inutile de poursuivre, tant l’absurdité du propos éclate de partout : un ambassadeur, c’est fait notamment pour rencontrer régulièrement les personnalités politiques, notamment et particulièrement les parlementaires, de la capitale où il est délégué par son pays...
Quoi qu’il en soit, on mentionnera l’analyse faite pour RT par Gilbert Doctorow, spécialiste réputé de l’American Committee for East-West Accord, qui nous détaille évidemment la gravité du cas, – un “assassinat politique” et une marche vers une “crise constitutionnelle”, – comme en France, certes : « This is a political assassination under way. The point is the US is heading into a constitutional crisis. I think it is impossible for President Trump to avoid taking steps that otherwise he would hope to postpone, otherwise he would enjoy basking in his great success on Tuesday evening's address to the nation – the support that he had from the whole Republican side of the House, and from a good number of Democrats as well. All of that is vitiated by this latest round of a political assassination attempt on one of his close advisers. I think it is not accidental that precisely Jeff Sessions has come in the sights of those who want to neuter, to destroy the Trump presidency. He is as Attorney General in control of the FBI, he is the one, who would be acting, or not acting on all of the accusations being made against the administration and the entourage of Trump for collusion with Russians, or for simply fraternizing with Russians, which has become our present hysteria, our present McCarthyite atmosphere cause for bringing down the government. »
• La cerise considérable sur cet imposant gâteau nous vient aujourd’hui, avec une étourdissante riposte du président Trump, au long d’une avalanche de tweets. Bien entendu, le comportement furieux et d’une certaine façon incontrôlable de Trump, est en train de prendre complètement le dessus et d’opposer une résistance désormais furieuse elle aussi, aux attaques de sabotage. Trump aborde un aspect bien précis, qui est sans aucun doute passible des rigueurs de la loi, ce qu’il semble annoncer très précisément. Il s’agit d’une mise en cause judiciaire lancée à l’encontre son prédécesseur, qu’il accuse de l’avoir fait écouter (par la NSA, who else ?), notamment durant la campagne présidentielle.
Pour avoir une idée de la chose, on transcrira deux tweets de suite (suivant d’autres de la même encre) autour de 12H00 ce 4 mars : « I'd bet a good lawyer could make a great case out of the fact that President Obama was tapping my phones in October, just prior to Election! » ... « How low has President Obama gone to tapp my phones during the very sacred election process. This is Nixon/Watergate. Bad (or sick) guy! »
Bien entendu, la presse antiSystème reprend les interventions de Trump en y flairant une querelle de dimension cosmique, entre les deux POTUS successifs. On lira ZeroHedge.com et nous nous arrêtons essentiellement sur un texte très court de Russia Insider (RI), qui nous dit l’essentiel ; savoir, que Trump est en train de devenir le plus fameux “lanceur d’alerte” (whistlebower) de l’histoire, notamment parce qu’il fait état de documents internes confirmant ces écoutes, qui ne peuvent venir que de la NSA (l’Agence informe le nouveau POTUS à sa demande-expresse après avoir espionné le candidat-POTUS [la même personne, certes], ce qui est dans l’ordre naturel des choses). RI cite un ancien de la NSA qui confirme l’implication de la NSA, y compris pour des écoutes fuitées depuis dans la presseSystème, de conversations de Trump-devenu-président, notamment avec les dirigeants australien et mexicain.
« Trump is now the most dangerous whistleblower alive. [...] We don't think Trump is exaggerating.
» William Binney, a former top NSA official turned whistleblower, agrees: Asked whether he believes the NSA is tapping Trump, Binney replied: “Absolutely. How did they get the phone call between the president and the president of Australia? Or the one that he made with Mexico? Those are not targeted foreigners.”
» The President of the United States of America just accused his predecessor of tapping his phones before the election.
» Pinch yourself. This is really happening. »
Il est bien entendu inutile de s’attarder aux détails de ces divers épisodes, que l’on commence à connaître, notamment avec tous les avatars extraordinaires de fausses nouvelles et de narrative fleuries, d’accusations insensées, de moyens illégaux, écoutes, fuites, etc., de cette entreprise systématique de sabotage de l’administration Trump et, désormais, des ripostes de plus en plus puissantes que lance et va lancer de plus en plus souvent Trump qui commence à contrôler certaines parties de l’appareil de sécurité nationale. Le constat est désormais d’une accélération extrêmement rapide et d’une aggravation à mesure de la paralysie du pouvoir à Washington D.C. ; et surtout, de son enfermement dans une guerre civile de communication menaçant de passer à l’échelon supérieur de la “guerre civile judiciaire et juridique” impliquant les plus hautes personnalités.
La situation de deux POTUS successifs s’affrontant comme ils le font désormais, à visage découvert est non seulement inédite, mais du domaine de l’impensable il y a seulement quelques mois encore. On ne peut savoir où cet affrontement peut mener, étant à cet égard et complètement sur une terra incognita qu’il était inimaginable de concevoir dans tous les schémas des possibilités politiques depuis la création des USA. En un sens, la Guerre de Sécession s’est déroulée, à son origine, dans une situation de moindre désordre que celle que nous connaissons aujourd’hui ; pour poursuivre la comparaison, bien entendu, il faudra voir où l’on en est dans cinq ans à Washington D.C.
Si l’on veut et pour adopter un terme juridique puisque c’est notamment sur ce terrain que va rapidement déborder le conflit, il s’agit d’une situation qui constitue une totale jurisprudence, où toute chose est désormais soumise à cette complète et infernale dualité imprévisibilité-incontrôlabilité. Tous les précédents sont balayés, y compris bien sûr les attentes diverses, soit d’un apaisement avec l’acceptation de l’autorité de Trump par le Système, soit d’un apaisement avec la complète subordination de Trump au Système. A la place, l’inconnu et le désordre, avec même ce supplément qu’il n’existe pas vraiment de moyen de faire basculer la situation, – même selon l’idée assez “classique” d’un assassinat (celui de Trump, par exemple). Une telle perspective, un peu trop “classique” justement pour une crise si intensément postmoderne, apparaît aujourd’hui comme un tel facteur d’explosion du pays qu’il est probable que même d’éventuels comploteurs dans ce sens devraient hésiter sinon reculer devant cette perspective catastrophique.
(A noter, bien entendu, que l’on retrouve, avec pas mal d’avance mais selon le même schéma, – paralysie du politique par les domaines de la communication et du judiciaire-juridique, – la similitude avec la situation française soulignée dans le Journal-dde.crisis de ce même 4 mars.)

Mis en ligne le 4 mars 2017 à 18H07

vendredi 3 mars 2017

De l'importance de l'expérimentation démocratique: Cynthia Fleury at TEDxParis / Of the importance of the democratic experiment: Cynthia Fleury at TEDxParis


Sa proposition : mettre en place des solutions locales et nationales pour répondre au désordre global. ... ou comment nos parlements nationaux pourraient reprendre démocratiquement la main.

Une idée parmi d'autres pour les gentils virus :-)