samedi 13 juillet 2024

LE DÉNI 12.7.2024 — Le briefing avec Slobodan Despot


Où l’on vous présente une manière bien commode de gérer une réalité bien malcommode: en la niant en bloc, ce qui est le nouveau mode de gouvernement des sociétés occidentales, mais aussi le symptôme d’un certain dérèglement… S'abonner à l'Antipresse: go.antipresse.net/abo/

Mort de Shelley Duvall, l’actrice emblématique du film « The Shining » de Stanley Kubrick, à 75 ans

L’actrice, qui jouait aux côtés de Jack Nicholson dans le film de Stanley Kubrick, est morte des suites de complications dues au diabète, a annoncé son compagnon.

Mort de l’actrice Shelley Duvall, actrice emblématique de « Shining » de Stanley Kubrick, film dont est extraite cette photo
Archive Photos / Getty Images
 
Mort de l’actrice Shelley Duvall, actrice emblématique de « Shining » de Stanley Kubrick, film dont est extraite cette photo

CINÉMA - Son visage est indissociable du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. L’actrice américaine Shelley Duvall, notamment connue pour son rôle de Wendy Torrance dans Shining, est morte ce jeudi 11 juillet à l’âge de 75 ans, a annoncé son compagnon au Hollywood Reporter.

« Ma chère, douce et merveilleuse compagne et amie nous a quittés. Elle a beaucoup souffert dernièrement, elle est désormais libre. Vole, belle Shelley », a écrit le musicien Dan Gilroy. L’actrice et productrice est morte dans son sommeil dans sa maison de Blanco au Texas, de complications dues au diabète, a-t-il précisé au magazine américain.

Le prix d’interprétation à Cannes en 1977

Shelley Duvall avait été repérée en 1970 par le réalisateur Robert Altman, qui l’a fait jouer dans sept films. Parmi eux, le thriller Trois Femmes, qui lui avait valu le prix d’interprétation au Festival de Cannes en 1977 ainsi qu’une nomination aux Baftas.

La même année, elle était apparue dans le rôle d’une journaliste dans Annie Hall de Woody Allen. C’est sur le tournage de ce film qu’elle rencontre le chanteur Paul Simon, avec lequel elle formera un couple pendant deux ans, relate Variety.

En 1980, elle avait aussi endossé le rôle d’Olive Oyl, la compagne colérique de Popeye (joué par Robin Williams), dans le film réalisé par Robert Altman.

« Il m’offre des super bons rôles. Aucun d’eux ne se ressemble. Il a une grande confiance en moi, du respect pour moi, et il ne me pose aucune limite ou ne m’intimide pas, et je l’adore », avait-elle confié au sujet de son réalisateur mentor, dans une interview au New York Times en 1977.

Le tournage compliqué de Shining

Shelley Duvall avait aussi raconté le calvaire qu’elle avait vécu sur le tournage de Shining, commencé en mai 1978, et qui a duré près d’un an. Stanley Kubrick, connu pour faire répéter les scènes des dizaines voire des centaines de fois à ses acteurs, l’a « fait pleurer douze heures par jour pendant des semaines », avait-elle raconté au magazine People en 1981, un an après la sortie du film. « Je ne donnerai plus jamais autant de moi-même. Si vous voulez vous faire du mal et appeler ça de l’art, allez-y, mais ce sera sans moi », avait-elle lâché.

Avant les scènes, « j’écoutais des chansons tristes. Ou je pensais juste à quelque chose de très triste dans ma vie, à quel point ma famille ou mes amis me manquent, expliquait-elle plus récemment au Hollywood Reporter. Mais au bout d’un moment, le corps se rebelle. Il dit : “arrête de me faire ça. Je ne veux pas pleurer tous les jours” […] Je me réveillais le lundi matin, très tôt, en me disant que j’allais devoir pleurer toute la journée parce que c’est ce qui était prévu. »

En 2016, Shelley Duvall était apparue, méconnaissable, sur le plateau de la célèbre émission du Dr Phil pour parler de sa santé mentale. « Je suis très malade. J’ai besoin d’aide », avait-elle confié. Le programme et son présentateur, taxés de sensationnalisme, avaient fait l’objet de vives critiques, leur reprochant d’avoir instrumentalisé la détresse de l’actrice.

Elle s’était éloignée des plateaux de cinéma depuis 2002. Une prise de distance expliquée notamment par deux événements ayant bouleversé Shelley Duvall, d’après le New York Times, qui l’avait rencontrée en avril : le séisme de 1994 à Northridge, qui avait endommagé sa maison de Los Angeles, et la maladie de son frère, qui l’avait poussée à retourner dans son Texas natal il y a 30 ans.

Elle partageait sa vie avec le musicien Dan Gilroy, du groupe Breakfast Club, depuis 1990.

Source :  https://www.huffingtonpost.fr/culture/article/mort-de-shelley-duvall-l-actrice-emblematique-du-shining-de-stanley-kubrick-a-75-ans_236797.html

vendredi 12 juillet 2024

"Nous sommes potentiellement tous des monstres" - Jean Rochefort

 

Reconnaissable à sa voix et à sa moustache, il est l’une des figures les plus aimées du cinéma français Jean Rochefort, 83 ans, a joué dans près de 150 films ou téléfilms. De son enfance à Vichy en pleine seconde guerre mondiale, à ses relations étroites avec Jean-Pierre Marielle ou Jean-Paul Belmondo, ou sa rencontre avec Jean Gabin, l’acteur dévoile dans un entretien exclusif, des anecdotes croustillantes sur plus de soixante ans de carrière.

Putin Says Trump’s Guilty Verdict Increased His Election Odds


 

La bordelisation façon l'agité-poudré du bocal


 

jeudi 11 juillet 2024

Interview de Jean-Jacques Crèvecoeur

 

Pour soutenir la chaîne : https://fr.tipeee.com/nicolasbouvier/

Par voie postale : Nicolas Bouvier TV, BP76, 24200 Sarlat

Odysee : https://odysee.com/@nicolasbouvier:9



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Auteur, formateur et conférencier international depuis 1989, Jean-Jacques Crèvecœur est reconnu et apprécié pour ses talents de vulgarisateur alliés à son excellence pédagogique. Belge d’origine, Jean-Jacques vit au Québec depuis 2004 et possède la double nationalité.

Il est le fondateur et le responsable pédagogique de la plateforme en ligne Émergences-Formations. À travers cette réalisation, il peut enfin accomplir le but qu’il poursuit depuis plus de 35 ans : accompagner les individus dans un processus longue durée de formation, d’apprentissage et d’entraînement qui favorise des changements profonds, durables et observables chez chaque personne qui s’engage résolument dans un chemin de transformation…

Grand défenseur des libertés et des choix individuels, Jean-Jacques s’est également distingué tout au long de son parcours par ses prises de position courageuses à l’égard de certaines pratiques déshumanisantes et déresponsabilisantes de la médecine moderne. Fidèle à ses valeurs, il ne s’est jamais laissé intimider par les tentatives de discréditation dont il a été la cible à de nombreuses reprises.

Site officiel : https://www.jeanjacquescrevecoeur.com/
Pour s’inscrire à ma chaîne privée libre et gratuite : https://formations.emergences.net/iln...
Odysee : https://odysee.com/@Jean-Jacques-Crev...
Pour le joindre : support@emergences.net

Bibliographie :
Relations et jeux de pouvoir (publié la première fois en octobre 1993)
Le langage de la guérison (publié pour la première fois en avril 2000)
Prenez sonde vous, n’attendez pas que les autres le fassent (publié pour la première fois en juin 2004)

Quelques références :
Les dix plus gros mensonges sur le SIDA (Livre d'Etienne de Harven et Jean-Claude Roussez) éditions Danglès
L'invention du virus du sida (Peter H. Duesberg) Éditions Marco Pietteur
Propaganda - comment manipuler l'opinion en démocratie (Edward Bernays) Éditions Zones
Psychopathologie de la pédophilie (Ariane Bilheran, Amandine Lafargue)  Éditions Dunod

L'agité-poudré du bocal n’avait pas prévu ça : son camp implose !


 

lundi 8 juillet 2024

Législatives : la course vers le chaos ! Avec Pierre Hillard et Morad El Hattab


 

VOTRE VISAGE NOUS APPARTIENT - RECONNAISSANCE FACIALE surveillance & perte de l'anonymat - Momotchi


 

Le compte de @zoesagan est suspendu - analyse de Juan Branco

Juan Branco ✊
@anatolium


Le compte de @zoesagan est suspendu parce que celle-ci a révélé que Bruno Jeudy, la courtisane d’Attal et Macron pressentie pour remplacer M. Fogiel à la tête de BFM TV, inondait de dick pics ses maîtresses.

Ce à quoi nous assistons est à une reprise en main véhémente du pouvoir. L’Élysée a gagné du temps avec cette dissolution et cherche, notamment avec l’aide du nouvel oligarque Rodolphe Saadé, à se reconstruire une assise en prévision des futures élections.

Ils ne comptent rien lâcher. Les recompositions en cours visent à ce que, sans légitimité quelconque, ils puissent se maintenir au manettes et reprendre le contrôle sur le « narratif » en coulant les oppositions.

Ils ne seront jamais aimés. Mais ils ont toujours fonctionné de la même façon: générer la haine de l’autre de façon à être le moins détestés.

Tout est bon pour cela. Toutes les manipulations et instrumentalisations.

Bruno Jeudy, pilier de Paris Match sous l'ère Sarkozy-Lagardère, avait ainsi été utilisé pour fabriquer Messieurs Macron pour Attal.

Exfiltré par Bolloré lorsque celui-ci a fini de dépecer l'empire Lagardère en rachetant Paris Match, Le JDD et Europe 1, il a été propulsé à la tête d’un concurrent du JDD créé par M. Rodolphe Saadé sur demande expresse de l’Élysée, La Tribune du Dimanche.

M. Saadé est inondé d’argent depuis que la crise du COVID a fait des transporteurs maritimes des pompes à finance. Son alliance avec M. Macron, nouvelle, date de cette époque et permet de compléter l’axe Niel-Arnault (Le Monde, Le Parisien, l’Obs..), qui a depuis repris le contrôle de Paris Match.

Avec le désengagement de Patrick Drahi des médias, saturé de dettes après avoir un peu abusé sur le LBO et avoir racheté Libération, l’Express, BFM-RMC sur instruction d’Emmanuel Macron lorsqu’il était secrétaire général de l’Elysée, et en avoir fait des machine de guerre au service du pouvoir, voilà la bascule achevée.

L’empire Kretinsky a en effet pris le relais sur la dimension la plus offensive, sous la tutelle de Denis Olivennes et le duo de Caroline Fourest et Raphaël Enthoven au sein du média Franc Tireur, là aussi créé et financé à fonds perdus dans le seul but de démanteler tout ce qui pourrait menacer l’Elysée.

Tous ces gens sont payés des fortunes pour maintenir l’ordre et offrir des relais aux pouvoirs. Ce sont de purs vendus. Le système ainsi créé des boucles informationnelles. Il devient légitime d’inviter un tel à raconter n’importe quoi ici puisqu’on lui a donné un titre ronflant là bas.

Bruno Jeudy et Raphaël Enthoven peuvent passer leurs journées à BFM pour, c’est selon, détruire ou protéger.

Les liens incestuels au sein d’un petit Paris chloroformé achèvent de tout pourrir. Bruno Jeudy recrute ses amantes, Raphaël Glucksmann se met en couple avec le pilier de France Inter, Raphaël Enthoven avec sa directrice, tandis que RadioFrance est bien gardée par une camarade de promo de M. Macron, et qu’au Monde, la rédactrice en chef du service politique était avec le conseiller de Gabriel Attal, qui lui-même criait à l’homophobie lorsque l’on révélait que sa relation avec son ministre des affaires étrangères, quasi-analphabète transformé en « dislexique » d’opportunité, lui avait servi de marche pied pour le pouvoir.

Tout cela a un sens politique, comme le fait de révéler que le père la morale Benjamin Griveaux passait son temps au porte parolat du gouvernement à envoyer des photos de son sexe à des étudiantes sur Instagram.

Cela permet de comprendre pourquoi nous sommes dans un tel étau.

Et c’est pour cela que les cris d’orfraie ne cessent de se multiplier et tout est fait pour fermer le robinet de ce qui est partagé.

Jul 8, 2024

CINQUANTE POUR CENT

 ALEXANDRE JUVING-BRUNET

ALEXANDRE JUVING-BRUNET
 
50% des Français ne s'identifient plus, par résignation ou frustration, aux pantins de ce régime crépusculaire aux ordres de l'oligarchie financière apatride. 
 
C'est sur cette terra incognita que tout se joue pour l'avenir de la France. 
 
Cela vous semble désespérant ? Bien au contraire ! C'est l'horizon de tous les possibles aux âmes bien nées, entreprenantes et déterminées. 
 
Il y aura de la sueur, des larmes voire du sang, mais qu'importe vu que vous écrirez l'Histoire. Et elle n'appartient qu'aux vainqueurs, soit ceux qui se seront levés, auront sacrifié leur ego, leur confort et leur liberté. Ceux-là auront méprisé la peur et la veulerie pour participer à plus grand et plus beau. 
 
La Résistance. 
 
Haut les cœurs. 
 
Vive la France.

Survivantes des abus rituels, pourquoi peut-on les croire?

 

Des informations et des réactions que vous ne lirez pas dans la presse mainstream


Quand les pièces du puzzle s'assemblent, la théorie des faux souvenirs s'envole

Consultez la carte des séances les Survivantes sur le site du film

Projection au grand Rex à Paris le 20 juillet avec toute l’équipe

Article de Senta Depuydt publié sur Essentiel.news le 6 juillet 2024

Avec la sortie du documentaire “Les Survivantes” de Pierre Barnérias, le sujet de la pédocriminalité de réseau est à nouveau au centre de l’attention. Face à des témoignages insoutenables et à des accusations gravissimes, il est compréhensible que l’on se refuse de croire à cette réalité. Par ailleurs, même si les récits ont l’air sincères, le doute doit certainement faire partie des premiers réflexes de tout être sain d’esprit, a fortiori lorsque l’on est journaliste, thérapeute ou enquêteur.

Comme on le découvre tout au long du documentaire et dans de nombreux autres témoignages, la plupart des survivantes disent avoir longtemps oublié ce qu’elles ont vécu. Ce phénomène d’amnésie traumatique est généralement compris comme une réaction de protection mise en place par le cerveau des victimes pour ‘continuer à vivre’ sans perdre la raison. En général, les souvenirs ne reviennent que des dizaines d’années plus tard, tels des pièces de puzzle qui s’assemblent de manière progressive.

Mais ces témoignages sont souvent discrédités et considérés comme “des faux souvenirs”. Certains affirment qu’ils seraient induits par de “mauvais thérapeutes” pratiquant des techniques comme l’hypnose régressive chez des femmes souffrant de troubles psychiques (l’on retrouve souvent le cliché machiste de “la femme hystérique” chez ces critiques).

La question est donc de savoir comment l’on peut distinguer le vrai du faux et quels sont les éléments qui interviennent dans une telle appréciation.

Dans cette interview de Pierre Barnérias, les 2 survivantes Chantal Frei et Sophie et la journaliste Senta Depuydt qui a collaboré au film, expliquent comment leur rencontre a permis de recouper leurs informations et de confirmer la réalité de leurs souvenirs.

L’attitude juste

Les journalistes et témoins rappellent qu’il ne s’agit pas de cautionner tous les récits de personnes qui prétendent être victime d’abus ou de crimes. Il est vrai que certaines personnes souffrent de mythomanie et que d’autres peuvent imaginer avoir vécu des situations qui ne sont pas réelles.

Par ailleurs, les personnes traumatisées ont souvent des difficultés à se remémorer l’entièreté d’une scène violente. Leurs souvenirs se présentent sous forme de flashs et d’images qui sont parfois flous ou morcelés. Il est également possible que des mémoires authentiques soient mélangées à des images projetées ou suggérées (en particulier lors de la prise de drogue) et que leur imagination cherche à ‘compléter’ des informations manquantes.

De manière surprenante, certaines mémoires refoulées peuvent aussi remonter avec une précision hors du commun, quasi photographique. Tout cela semble parfois déroutant ou peu convaincant, mais ce n’est pas une raison de rejeter ces récits en bloc, ni de se moquer des victimes, car elles expriment de toute évidence une souffrance qui est bien réelle.

La violence rituelle en réseau existe réellement, on ne peut plus se permettre de le nier.

Une rencontre qui lève les doutes

Avant de collaborer à ce documentaire, la journaliste Senta Depuydt a d’abord eu l’occasion de s’entretenir à maintes reprises avec Sophie, leur première rencontre remontant à plusieurs années. Elle a progressivement gagné sa confiance et pu observer une progression importante dans sa manière de s’exprimer, car Sophie a longtemps été affligée d’un fort bégaiement, lorsqu’elle évoquait ses souvenirs.

Toutefois, même si au fil des rendez-vous, les récits de Sophie semblaient cohérents et sa sincérité manifeste, le doute restait toujours de mise, car il semblait difficile d’imaginer que les horreurs décrites dans ces scènes aient réellement pu se dérouler.

C’est à l’occasion du tournage de la fin du documentaire que Senta Depuydt a pu assister à la 1ère rencontre entre 3 survivantes: Chantal Frei, de Suisse, Sophie qui vit en Belgique et Anneke Lucas, une compatriote belge émigrée aux États-Unis. Après les présentations et l’assurance de la confidentialité des échanges, la confiance s’est installée et les 3 femmes ont échangé les noms des principaux lieux et personnages auxquels elles ont eu affaire. Au bout de quelques minutes, ce fut le choc: chacune avait des noms et des lieux communs avec les deux autres et leurs informations se complétaient.



La découverte de ces éléments partagés suscitait une vive émotion. D’une part, chacune éprouvait un soulagement de voir sa propre histoire confirmée, car elle pouvait se dire “cela montre bien que je ne suis pas folle, contrairement à ce que d’autres tentent de me faire croire.” D’autre part, ce rappel à la vérité et la découverte de nouvelles informations réactivaient leur vécu traumatique. L’une d’elles fût immédiatement prise par de fortes nausées.

Pour la journaliste cette rencontre fut décisive. A partir de ce moment là, il n’y avait plus de doute possible quant à la réalité des phénomènes décrits et c’était un devoir moral que de les dénoncer.

Le langage corporel

En public, la parole de ces femmes peut sembler cynique, détachée, ou étonnamment souriante face à la caméra, alors qu’en privé l’on assiste parfois à des réactions bien plus émotionnelles. Cette étonnante maîtrise s’exprime notamment par le fait qu’une victime qui se plaint trop ou qui exprime sa souffrance risque d’y perdre la vie.

Pour beaucoup de survivantes, c’est souvent le corps qui se souvient et qui s’exprime en premier. Un nom, une photo, une phrase, et le corps se fige, sue, tremble, pâlit, la personne est prostrée, a le vertige ou se met à bégayer.

En quelques occasions, il y a aussi eu des moments de décharge émotionnelle avec des sanglots ou même des hurlements. Si ces réactions ne prouvent pas les éléments décrits, le fait qu’elles surviennent de manière spontanée lors de rencontres entre témoins et journalistes (hors d’un contexte thérapeutique) contribue à la crédibilité des récits. Difficile de faire semblant d’être traumatisé, en particulier sur du long terme…

Les témoignages des proches

Le fait que des personnes proches soient en mesure de confirmer certaines informations est aussi très important pour renforcer la confiance dans ces témoignages. Senta Depuydt et Pierre Barnérias ont pu rencontrer la mère de Sophie, une dame qui ignorait tout des sévices infligés à sa fille, lorsqu’elle était enfant, mais qui a pu confirmer le changement de comportement et le mal-être qu’elle avait observé chez elle.

Oui, Sophie est bien passée par l’anorexie, elle a perdu ses cheveux, perdu l’ouïe et passé son temps libre dans une armoire pendant plus d’une année. Lorsque Sophie a retrouvé la mémoire et l’a interrogée des dizaines d’années plus tard, sa mère confirme l’avoir confiée durant ses absences, aux baby-sitters qui sont devenus ses bourreaux. Elles ont aussi montré les carnets de dessin où Sophie a tenté d’exprimer l’horreur de ce qu’elle a vécu.

Dans le cas de Chantal Frei, qui affirme avoir grandi dans une famille du réseau, les journalistes ont également pu rencontrer une de ses soeurs, qui a subi le même type de violence rituelle durant son enfance.

Preuves matérielles

En plus de descriptions très précises de lieux, de voitures, de personnes, d’animaux, d’objets utilisés dans les séances de torture ou de rituels, il existe dans certains cas de véritables éléments de preuves matérielles: par exemple des photos, des films, ou des vidéos, parfois des documents officiels tels que des rapports et certificats médicaux, actes des tribunaux.

À ceux qui “exigent” que l’on exhibe séance tenante toutes ces preuves et que l’on publie de suite la liste des coupables, pour prouver que ce ne sont pas des fables, l’on répondra que d’une part, les survivantes et les journalistes ont le droit de se protéger des risques sur leur personne, et que d’autre part, une exhibition inutile pourrait compromettre un éventuel travail d’enquête judiciaire.

L’on objecte parfois qu’il n’y a pas de traces de cadavres et que les signalements d’enfants disparus sont rares. De toute évidence, ces criminels ne sont pas des idiots. Ils savent comment faire disparaître les preuves et déploient énormément d’originalité dans ce domaine (mais c’est un point qu’il ne nous semble pas utile de développer dans cet article).

D’autre part, beaucoup d’enfants n’ont pas d’identité: certains sont enlevés à l’étranger, ils proviennent d’Afrique ou des pays de l’Est, d’autres sont ‘morts nés’ dans les hôpitaux, d’autres proviennent d’orphelinats ou de familles de clandestins, enfin, il y a les enfants qui naissent dans le réseau et qui ne sont jamais déclarés, puisqu’ils sont destinés à être sacrifiés.

Les témoignages de tiers

La sortie du film a incité d’autres survivant.e.s (il y a également de nombreux garçons parmi les victimes) à dénoncer l’horreur dont ils/elles ont été victimes. Et d’autres personnes par exemple, des voisins, des membres de famille éloignés, des fournisseurs, des employés se manifestent.

Certains vont par exemple dévoiler l’architecture d’un bâtiment, d’autres confirmer l’existence d’un animal hors normes, attester des relations entre différentes personnes ou révéler les confessions d’un ami disparu. C’est tout le vaste puzzle des réseaux qui commence à se construire grâce à ces multiples témoignages, mais il faut se rappeler que chaque affirmation doit être prise avec du recul et faire l’objet d’un travail de vérification et que l’intention des survivantes et des journalistes est avant tout d’alerter le public, pas de se substituer à des enquêteurs de police criminelle.

Menaces sur les témoins

Enfin, il y a malheureusement les pressions subies par les témoins depuis plusieurs mois. Toutes les participantes au film en ont reçues. Il s’agit de menaces directes, menaces par téléphone, représailles sous forme de rupture de contrat, de blocage de comptes, mais aussi des sabotages de voiture, des cambriolages, bris de porte, vol de documents et même des tentatives d’empoisonnement. Rien n’a été épargné à ces femmes qui ont choisi d’affronter tous ces risques pour sortir ce film.

Une autre vision du monde et de l’humain

Le documentaire sur les survivantes des réseaux suscite bien des réactions. Il dévoile non seulement un enfer sur terre, mais il change aussi notre compréhension du monde et de l’humain.

Comment comprendre le phénomène de la mémoire qui passe de l’oubli au souvenir précis? Comment expliquer les troubles de la personnalité fragmentée, la dissociation et même la “programmation des individus”?

Comment les réseaux pédocriminels s’y prennent-ils pour opérer à l’insu de tous? Sans parler de l’existence de rituels sataniques? Comment trouver du sens à tout cela?

Et quelles solutions peut-on mettre en place pour mettre fin à cette “hégémonie du mal”?

Chacun de ces sujets mérite qu’on l’explore de manière approfondie. Pour l’heure, il faut commencer par dénoncer et attester l’existence des pratiques barbares héritées d’un âge que l’on croyait éteint.

Pour aller plus loin et en prévision d’un entretien suivant:

Anneke Lucas, dont il est également question dans l’entretien ci-dessus a fait une présentation qui déconstruit et remet en contexte la théorie des faux souvenirs lors de la conférence internationale sur les abus rituels qui s’est tenue à Londres en juillet 2023.



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dimanche 7 juillet 2024

Entretien de Pierre Barnérias avec Chantal Frei, Sophie, survivantes, et Senta Depuydt, journaliste


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vendredi 5 juillet 2024

Elections législatives 2024. Citation de Karine Dubernet.

 "Il faut voter pour sa machine à lessiver, la seule qui respecte le programme."

Karine Duberneux, humoriste engagée. Avec des couilles.


 


Pourquoi Mélenchon est le meilleur serviteur du grand capital ?


 

Le Pen ou la future roue de secours du capitalisme financier ... un article prémonitoire de juin 2017 ? Le Pen or the future spare wheel of the financial capitalism... a premonitory article from June 2017?

 



Macron ou le ravalement de façade du capitalisme financier ; Le pen ou la future roue de secours du capitalisme financier / Macron or the restoration of facade of the financial capitalism ;Le Pen or the future spare wheel of the financial capitalism
17 Juin 2017   ROBERT CHARVIN
L’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.
Premier constat : la marée médiatique
L’intense bavardage médiatique sur la personnalité des candidats, sur l’interprétation qu’il « fallait » donner à leurs paroles et à leurs gestes, voire à leur style, tenue vestimentaire et autres, leur qualité de « grands » ou de « petits », sur la mise en exergue de tel point de leur programme et le silence sur d’autres, sur la place majeure qu’il convenait d’accorder aux sondages à effet multiplicateur, le tout sur un ton, selon les cas, agressif ou indulgent, a imprégné l’esprit des électeurs et entretenu une confusion inédite.
Sans que les journalistes, tous transformés en « expert » ou en « éditorialiste », n’aient une quelconque légitimité à se prononcer sur tout au nom d’une pseudo omniscience-autoproclamée (économique, écologique, sociale, financière, etc.), ils ont, tout autant que le discours des candidats, fabriqué le « climat » d’une élection que ne devaient gagner ni la gauche radicale de J.L. Mélenchon ni la droite-ultra et néofasciste de M. Le Pen : le Médef et l’establishment parisien avaient choisi et dans leur sillage les grands groupes de presse, les grands hebdos et la plupart des quotidiens du « Monde » à « Libé », via BFM TV et autres chaînes publiques et privées ! Macron était le meilleur !
Le F.N a été soigneusement instrumentalisé (tandis que Le Pen, Philippot et autres ont cru pouvoir en profiter) : il a servi de repoussoir et de justificatif à tous les ralliements et aux votes « utiles ».
La montée dans l’opinion de J. L. Mélenchon, source d’un bref affolement, succédant à une indifférence feinte, a été stoppée par l’évocation subite de quelques leaders d’Amérique latine, de « l’Alliance bolivarienne » et de l’inévitable référence e à la « méchante » Russie, qui auraient eu la sympathie de la France Insoumise, rompant ainsi avec le silence traditionnel en période électorale sur la politique internationale.
Contrairement à leurs prêchi-prêcha habituels, ces « honnêtes » médias n’ont pas insisté sur les droits de l’homme : les milliers de victimes des mouvements migratoires et le refus d’un accueil digne, l’état d’urgence prolongé qui préfigure l’éventuelle répression à venir d’un mouvement social trop radical, et l’indifférence totale vis-à-vis de la misère du Tiers Monde pas même effleurée, ne prêtaient pas à l’insistance sur « l’Humanisme occidental » !
Les grands médias ont, avec aisance, changé de logiciel !
Ils ont été capables de réagir aux dérapages plus ou moins imprévus qui ont troublé la « bien-pensance » hégémonique : les « affaires » suscitées par la presse elle-même ont permis de choisir Macron au détriment de Fillon (second choix des milieux d’affaires) ; la difficulté à imposer la priorité à la question sécuritaire en raison de la réalité trop prégnante du chômage et du pouvoir d’achat a conduit à dénoncer comme « populiste » aussi bien les promesses sociales du F.N que l’analyse critique du capitalisme financier de la France Insoumise ! Les citoyens ont été submergés par cette marée médiatique tous azimuts interdisant de penser par soi-même : le climat pré-macronique, initié par « Paris Match » précédait le « tout-Macron » courtisan qui a suivi l’élection et s’est poursuivi durant la campagne des législatives prolongeant le « délai de grâce », c’est-à-dire le temps des illusions, traditionnel après une consultation. Le plus « convenable » et consensuel des candidats s’est vu ainsi récupéré au-delà de ses propres voix, les 50% de suffrages anti-F. N de ceux qui croyaient (ou feignaient de croire) le néofascisme aux portes de l’Élysée !
Une fois de plus, le vote « utile » a joué, évitant surtout que le nouveau Président soit un mal-élu !
Ainsi, avec habileté et bombardement intensif, tout a été entrepris pour médiatiser à outrance un semi-inconnu, affichant sa volonté de faire du neuf avec du vieux, dans un style bonapartiste, en écartant Fillon, droitier démodé et cléricalisé, en jouant avec Le Pen pour qu’elle fasse peur (juste ce qu’il fallait pour qu’elle soit présente au second tour, adversaire « idéale ») et évidemment en dénonçant Mélenchon, à l’anticapitalisme financier insupportable pour l’oligarchie établie !
Il fallait produire par tous les moyens le plus de « franc-macrons » possible et persuader tout le monde qu’une France nouvelle était née ! Les résultats de cette mobilisation médiatique ont été cependant très médiocres pour les élections législatives : le succès ne provient que du mode de scrutin (majoritaire uninominal). Le mouvement de Macron ne représente au premier tour que 16% des inscrits ! Plus de 51% des citoyens se sont abstenus !! Le « triomphe » est totalement artificiel.
Cet envahissement médiatique n’est pas l’affirmation éclatante de la liberté d’expression, comme certains journalistes le proclament eux-mêmes. C’est, au contraire, une méthode d’asphyxie des citoyens, de destruction de leur esprit critique : submergés par le flot continu des commentaires tous azimuts, ils restent enfermés dans un faux pluralisme étroitement interne au système socio-économique existant et aux institutions césariennes de la V° République, faisant du Chef de l’État une sorte de Zorro, Superman, présenté comme capable de résoudre tous les problèmes ou presque !
L’orchestration de cette bataille de « têtes » et non de programmes, tous les cinq ans, n’est que source d’abêtissement des électeurs, transformés en sous-citoyens en attente d’un sauveur suprême, rapidement déçus évidemment, mais à qui il convient de redonner périodiquement confiance pour perpétuer l’ordre établi. Napoléon (le petit) sommeille chez tous les candidats, souvent jusqu’au ridicule !
A tout cela s’ajoutent les attentats « déjoués » et ceux intervenant à la veille du scrutin : le tour de force a réussi. Le candidat de l’establishment a été élu et il a sa majorité absolue qui ne dérange pas le Médef.
 Second constat : la question de l’autonomie relative des forces politiques
Chaque force politique est en relation privilégiée avec certaines catégories sociales, groupes d’intérêts, milieux professionnels, etc. et avec certains régimes politiques étrangers (particulièrement les États-Unis, l’éternel grand frère, quel que soit leur Président), mais on ne peut mécaniquement considérer que les partis politiques ou les mouvements style « En Marche » soient l’expression stricte de telle classe sociale ou de tels groupes d’intérêts. La relation est plus complexe mais elle est cependant incontestable : les milieux d’affaires, par exemple, ont clairement choisi de soutenir en premier choix E. Macron. On peut analyser les élections de 2017 en France comme la condamnation par ces mêmes milieux d’affaires de l’autonomie relative jugée trop grande du parti de droite traditionnel, Les Républicains, excessivement animé par des querelles de clan, des manifestations abusives d’égos, d’obsessions électoralistes trop importantes.
Le patronat a besoin avant tout de « paix » sociale, d’habiletés séductrices à l’égard des citoyens passant par des mesures sociétales peu coûteuses, que n’ont pas procuré ces dernières décennies ni le sarkozisme ni le hollandisme. F. Fillon, soigneusement « démoli », durant la campagne, était, par exemple, jugé en cas d’élection comme source de perturbations sociales inutiles pour l’Entreprise, comme l’avait déjà été « l’agitation » sarkoziste. Le mouvement catholique intégriste auquel Fillon avait fait allégeance n’était certainement pas très apprécié !
Il fallait en finir avec une force de droite « classique » dont la médiocrité globale et le conservatisme outrancier devenaient un handicap pour le monde de l’argent, même s’il satisfaisait ses revendications.
Était exclue aussi la solution « allemande » » d’une union nationale droite- « gauche », le Parti Socialiste français étant aussi le siège de multiples contradictions et d’une misère idéologique et pratique atteignant des sommets avec ses « Hollandais », gérant la France comme avait pu l’être la Corrèze, département de F. Hollande !
La solution « ni droite ni gauche » à la Macron est ainsi devenue l’idéal (provisoire) de ceux pour qui « tout doit changer afin que rien d’essentiel ne change », comme l’écrivait Tomasi di Lampedusa, dans « Le Guépard ».
Évidemment, cette solution de type bonapartiste, ralliant tous les opportunistes et tous les ambitieux refoulés, devant leur carrière à leur « chef », mais aussi une fraction des électeurs incertains séduits par le flou délibéré du programme de « La République en Marche » et par sa critique de la « politique », ne pourra à l’avenir que susciter dans la société diverses contradictions très vives et des déceptions profondes, mais… « après lui, le déluge » ! Le système sortira, le moment venu, d’autres gadgets séducteurs sources de pérennisation ….
Pour l’heure, le syncrétisme néolibéralisme-social-démocrate l’emporte sous l’égide d’un homme en osmose avec les milieux d’affaires français, européens et américains. Un césarisme « moderne » et cosmopolite, style « manager yankee, soignant sa ligne au crossfit, appuyé par un « mouvement » à facettes multiples « attrape-tout », se substitue ainsi à un système de partis qui ne fait plus ses « preuves » et handicape la « bonne marche » de la course au profit. Le « terrain est dégagé » par ce ravalement de façade du capitalisme financier.
Cette pseudo « rénovation » va servir quelques-uns et séduire les autres, avant tout ceux de la classe moyenne qui en votant Macron se sont tirés un balle dans le pied sans le savoir, sous couvert d’une prise en compte de leurs intérêts ! L’unique horizon « macronique » est en effet l’Entreprise (la grande) sacralisée, le rêve américain (à peine gallicanisé), mais inaccessible au plus grand nombre, et une décadence aimable sous couvert d’un universalisme hors sol (en Afrique notamment) compensant une régression sociale généralisée !
 Troisième constat : que devient la gauche ?
L’ « exécution » politique du P.S est la meilleure nouvelle apportée par les élections de 2017. Avaient raison ceux qui souhaitent depuis longtemps la réduction de ce parti à un groupuscule sans importance pour tout le mal politique dont il est responsable depuis des décennies !
Malheureusement, son effondrement n’est sans doute pas définitif tant les « socialistes » ont une capacité de reproduction et tant ils sont utiles au système qui déjà les re-médiatise : ils correspondent en effet sociologiquement à une partie des « couches moyennes » et populaires inaptes à choisir clairement la société qu’ils souhaitent et dotés d’un goût irrépressible pour les compromissions. Leur rôle – essentiel – d’occultation des réalités sociales, de refus des clivages de classe, et leur adhésion à un capitalisme « amélioré », est indispensable au système. Depuis la victoire de Macron, tout est fait pour redonner vie à un P.S dont la défaite a été totale : les médias multiplient les interventions de ceux qui ont été ridiculisés quelques semaines plus tôt !
Avec générosité, le système offre à ce parti de nouvelles possibilités afin qu’il se rende encore utile – comme la CFDT dans le monde syndical – : le système a besoin d’une « opposition de sa majesté », sans risque, pour rendre la pseudo-démocratie « crédible » ! De plus, les cadres du P.S, souvent des professionnels de la politique, n’ont pas d’autres débouchés (à défaut de ralliement à Macron) que leur participation à une reconstruction d’un parti sous une forme ou une autre : ils ont débuté avec le lancement de divers « mouvements » incertains autour de quelques élus (dont B. Hamon, battu au premier tour des législatives) qui espèrent se pérenniser.
Ils sont toujours hostiles par nature à la fois aux communistes (malgré l’extrême (et excessive) indulgence des dirigeants du PCF à leur égard) et plus encore à la France Insoumise de Mélenchon, qui a le grand tort de bien les connaître) : ils ne se chargent pas, en effet, de faire l’Histoire. Ils se satisfont, conformément à leurs « valeurs » ambiguës et à leur indifférence de fait à tout principe, à jouer aux politiciens à coups de mini-tactiques, pour survivre en essayant de profiter de leur instrumentalisation. Cette réalité n’est pas seulement française : elle est italienne, grecque, espagnole, belge, allemande, etc. Nul en Europe n’est l’héritier de S. Allende !
Aujourd’hui, une partie de la social-démocratie s’est réfugiée dans la formule Macron, fusionnée avec une droite renouvelée, pour le plus grand avantage des fondamentaux du conservatisme libéral. Mais le léger « mâtinage » pseudo-socialiste du Macronisme suffit aux ralliés style Valls et autres.
C’est la « France Insoumise », avec un capital humain de 7 millions de citoyens ayant voté pour J.L. Mélenchon, qui constitue le cœur d’un radicalisme en rupture avec le capitalisme financier français et européen, toujours tourné vers les États-Unis. Elle absorbe les « Verts » (avec un programme écologique très avancé) dont l’organisation est en perdition, n’ayant jamais eu la volonté de reconnaître la contradiction majeure entre logique du profit, règne de l’argent et exigences de la protection de l’environnement.
La France Insoumise met à mal la direction du PCF, elle aussi professionnalisée et très inquiète de son avenir immédiat. Cette direction semble prête à poursuivre une stratégie timide et prudente assurant, selon elle, sa survie. Elle se refuse à l’insertion du parti dans la dynamique de la France Insoumise, jugée trop « aventureuse » ! Il apparaît que l’avenir socialiste et la Révolution (dont elle ne parle plus jamais) se soient éloignés à jamais !
On peut penser avec de nombreux militants, particulièrement en province, que cette direction se trompe lourdement, comme elle s’est égarée lors de la dissolution des « Comités antilibéraux » de base qui s’étaient constitués et l’avaient emporté en 2005 contre le Projet de Constitution européenne, lors du refus entre 2012 et 2017 de rassembler à la base dans le « Front de Gauche » les simples citoyens ne souhaitant pas entrer dans l’un des partis le composant, puis en menant une campagne très « réservée » pour J.L. Mélenchon, puis très critique lors des législatives pour des raisons incertaines.
Au lieu d’essayer d’être les plus militants les plus actifs et inventifs et donc les « meilleurs » au sein des 7 millions de citoyens ayant voté Mélenchon, en stimulant des groupes de base, ils se sont coupés pour les législatives des électeurs récemment conquis et parfois arrachés au F.N, dès lors qu’ils n’étaient pas associés à La France Insoumise.
Ces dirigeants ont opté pour une position de repli à la fois sectaire et opportuniste, en comptant une fois de plus que sur quelques alliances ici ou là avec les restes du P.S et des Verts, et ailleurs avec la France Insoumise, la gestion de Paris en étant le modèle, effectivement relativement satisfaisant. Faute d’une volonté de conquête et évidemment d’un scrutin proportionnel les élections législatives n’ont pas confirmé le succès de J. L. Mélenchon aux présidentielles.
Pour le P.C.F le plus grave n’est pas la perte de la plupart de ses députés (dont la discipline de groupe avait d’ailleurs disparu), mais une orientation prudente et craintive, comme si La France Insoumise était perçue comme une « aventure politique » dangereuse par sa radicalité. Qu’est devenu le parti révolutionnaire d’antan, qui semble accablé par trop de défaites accumulées ?
 Quatrième constat : le F.N, roue de secours éventuelle
Quant au F.N, l’échec relatif des présidentielles, qui a entraîné un plus grand échec aux législatives, a fait surgir les clivages traditionnels des mouvements fascisants qui ont, par exemple, éclaté au sein du fascisme italien et du nazisme dans les années 1930-1940 : le courant « national-social » de Philippot est évidemment contesté, comme ont été éliminés ces mêmes courants en Italie et en Allemagne, avec l’appui du conservatisme « classique ».
Pour les « Frontistes », néanmoins, rien n’est perdu, s’ils se rallient, comme leurs prédécesseurs historiques, aux compromissions « utiles ». Le F.N demeure en effet une ultime « roue de secours » si la solution Macron s’avérait dans quelques années un nouvel échec pour le monde des affaires qui n’a aucune préoccupation démocratique réelle. Nul ne souhaite cette solution « brutale », susceptible de provoquer des réactions contraires dangereuses pour « l’ordre » économique. Mais s’il fallait en passer par là, comme on l’a vu dans le passé, un nouveau syncrétisme affairiste de la droite et du néofascisme pourrait « servir ». Les scrupules n’ont jamais perturbé le monde de l’argent.
En bref, l’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.
Robert CHARVIN