samedi 15 octobre 2022

"Nanotechnologie, nanotechnologie, est-ce que j'ai une gueule de nanotechnologie ? " Magnum Innominandum.

 Le grand qui ne doit pas être nommé



L'actuel président de la république française représente parfaitement le satanisme





 

La Revue de presse du 14 octobre 2022


 

Stations d'essence en France : tension sur fond de grande "bouscule"


 

this is what you hear when entering heaven:


 


-musicians: Alexey Mikhailov and Glinka choir -piece: Sviridov: Pushkin's Garland, No. 7: Reveille -original video: https://www.youtube.com/watch?v=EFHQN... Thank you so much for watching! ❤️

Saucisses au beaufort : attention, présence de corps métalliques


 

Dernier stade avant effondrement – Rémi Tell dans Le Samedi Politique

 Capitalisme prométhéen, covidisme, wokisme, ukrainisme, etc. 

  • vidéo ici


  • Ils auront voulu l’abondance, ils ont les pénuries. Ils auront voulu l’espérance de vie éternelle, ils auront l’euthanasie, ils auront voulu la discrimination positive, ils ont le séparatisme. Aveuglés par leurs obsessions, les progressistes n’ont rien vu venir. La tête dans leurs contradictions et le gouffre qu’ils ont creusé, ils poursuivent leur marche frénétique vers un capitalisme prométhéen que les progressistes croient sans fin.

    Dans son essai épistolaire "La chute de Prométhée - Lettre à un démocrate américain" (disponible ici https://boutiquetvl.fr/accueil/remi-tell-la-chute-de-promethee), Rémi Tell, président du Collectif Peuple libre, revient sur la course à la technique de l’Occident qui creuse sa tombe.

    Au fil de parallèles entre les Etats-Unis et la France, l’auteur revient sur le déferlement woke sur l’Europe où les faits et la réalité sont tordus au service d’une idéologie de la déconstruction qui n’enfante que le néant.


    vendredi 14 octobre 2022

    PHILIPPE MURER chez Bercoff : Economie : "La France va tout droit vers un gouffre économique."

     


    vidéo ici

    Qatarsis - Karim Duval


     

    14 octobre 2022 Billet de modélisation : La stratégie d'encerclement politico-juridique, développée par le monde global contre la Russie en soutien à la dimension militaire ukrainienne

    source : https://russiepolitics.blogspot.com/2022/10/billet-de-modelisation-la-strategie.html#more


    L'impression d'une entrée en guerre de l'Europe contre la Russie se précise. Cette guerre n'est pas réalisée, pour l'instant, sous la forme d'une confrontation militaire directe, même si le discours européen monte dangereusement en puissance, mais elle se dirige juridiquement pour une contestation de l'étaticité de la Russie. Et pour cela, le discours médiatique de l'ennemi, centré sur Poutine entraînant une Russie, devenue "terroriste" lorsqu'elle se défend, s'accentue dans un espace médiatique, qui ne supporte plus la nuance. Une stratégie à trois niveaux se met en place contre la Russie. Analyse :

    En dehors de l'armement de l'Ukraine, l'étau, qui se resserre autour de la Russie, fonctionne sur trois plans à la fois : celui des organismes internationaux, qui doivent en faire un Etat-paria ; celui de la communication, qui doit contrôler totalement le discours public, afin de faire de Poutine un monstre déséquilibré et la Russie un Etat criminel à la déroute, justifiant alors une action armée contre elle ; celui de la justice internationale, qui doit ainsi arriver comme un Deus ex Machina sauver la face sanglante du monde global atlantiste. 

    L'ONU et le Conseil de l'Europe dans la constitution 

    de la "Russie, Etat terroriste"

    Les organismes internationaux mis en place suite à la Seconde Guerre mondiale ont perdu depuis la chute de l'URSS leur qualité "internationale", pour se transformer en organes de gouvernance globale, faute de pluralité de centres de pouvoir. Si la Russie est revenue sur la scène internationale, elle n'est pas encore en mesure de constituer un pôle de pouvoir politique alternatif. Les différentes organisations régionales fonctionnent sur le plan économique, mais leur capacité de résistance politique est très faible, d'autant plus qu'ils ont parfaitement intégré les dogmes du monde global (et reprennent même aujourd'hui la grande peur médiatique de la grande famine globale).

    Dans ce contexte général et dans celui du conflit provoqué en Ukraine depuis 2004 contre la résistance russe, la radicalisation de la ligne de ces organes accompagne la montée en puissance de la dimension militaire. Dans un premier temps, l'ONU a lancé une procédure extraordinaire contre un membre permanent du Conseil de sécurité, à savoir la nomination d'un rapporteur spécial pour les droits de l'homme en Russie. La justification est simple : le peuple russe serait pris en otage par un régime totalitaire, il faut donc sauver le peuple russe - de lui-même, manifestement. Il est vrai que cette démarche s'appuie que le rapport de la très américaine Freedom House, dont l'objectivité n'est pas même discutée, puisqu'elle n'existe pas.

    ‘With this vote, Council members have pledged their support to Russian civilians and civil society groups as they are under attack from an increasingly violent and totalitarian State,’ said Phil Lynch, Executive Director of the International Service for Human Rights. 

    Ensuite, l'AG de l'ONU a été sommée de se prononcer contre les référendums tenus dans les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporojié, où les populations votantes ont demandé leur rattachement à la Fédération de Russie. Il est vrai que l'entrée de ces territoires en Russie conduit à un changement de qualité des tirs menés contre ces territoires et à un changement de statut du conflit (voir notre texte ici). Le vote est sans grande surprise, même si Borrell est inquiet du niveau d'abstention - l'unanimité exigée dans tout système totalitaire n'ayant pas été obtenue :



    Ce vote montre bien que si la Russie arrive à déstabiliser le monde global, et la géographie des abstentions le montre parfaitement, elle n'a pas encore pu monter un pôle de pouvoir alternatif pouvant imposer son ordre du jour ou imposer l'ordre du jour globaliste.

    Parallèlement, le Conseil de l'Europe, dont l'Assemblée parlementaire (APCE) a été totalement phagocytée par les pays russophobes, adopte à 99 voix sur 100 une résolution, qui n'a qu'une valeur politique, certes, mais dont il ne faut pas sous-estimer le poids comme feuille de route. Suite à la condamnation de la Russie pour son "agression" de l'Ukraine (n'oublions pas que le conflit ukrainien, pour les autorités atlantistes, est sorti de son contexte et ne commencerait qu'en février avec l'intervention militaire russe) et le rattachement des territoires, fait trois propositions, qui méritent d'être relevées :

    1. Condamnation politique de la Russie et soutien inconditionnel et multiforme à l'Ukraine : cette position est non négociable et manifestement supérieure à l'intérêt national, qui n'a plus raison d'être dans le monde global, puisque le conflit doit durer jusqu'à la disparition de la Russie, quel qu'en soit le prix à payer par les pays européens.
    2. Réforme du fonctionnement de l'ONU, avec un renforcement des pouvoirs de l'AG (que les Atlantistes peuvent plus facilement manipuler) au détriment du Conseil de sécurité (où la Russie détient un droit de veto) : d'une part, cette proposition marque la fin de la reconnaissance de la souveraineté des Etats, qui se verraient imposer dans ce cas des décisions qu'ils ne partagent pas ; d'autre part, cette réforme de l'ONU non seulement conduirait à sa disparition, mais toute réforme fondamentale de l'agencement international ne peut être que le fait des vainqueurs. Or, à ce jour, le conflit est en cours. 
    3. reconnaissance de la Russie comme Etat terroriste : cette déclaration revient à la rupture de toute relation diplomatique avec la Russie, ce qui dans ce contexte de conflit militaire ouvert, équivaut au regard des effets politiques à une déclaration de guerre.
    Le contrôle total du discours public global pour la 
    constitution de l'image de l'ennemi

    Le discours permet de former la réalité, puisqu'il va influencer la manière dont les gens vont réagir au monde qui les entoure. Les médias et les plateformes de diffusion tolèrent de moins en moins un discours différent du discours atlantiste, anti-russe et va-t-en-guerre. Par exemple, la qualité du porte-parole de l'ambassade de Russie à Paris dérange, car il arrive parfaitement à montrer toute en finesse et avec force la faiblesse de la position radicale atlantiste sur les plateaux télé. La réaction est simple : il ne faut plus lui donner la parole. 

    Les plateformes, comme par exemple Linkedin, suppriment à tour de bras tout ce qui ne peut être dit. Aujourd'hui, l'Ukraine est intouchable, ses crimes ne peuvent être dit car ils ne peuvent a priori exister, donc cela contrevient aux règles de la politique éditoriale. Ainsi, silence sur les exécutions sommaires de Koupiansk ! (voir notre texte ici).




    La force du système libéral était sa capacité à intégrer la contestation, à maintenir un relatif pluralisme dans les strictes limites du champ idéologique accepté. Mais le libéralisme est mort, vive le globalisme et il n'y a plus de place pour le pluralisme - même relatif. Un vide intellectuel est créé, rempli par une propagande de très bas étage. L'une ses branches est dirigée contre le Président russe directement :


    Cette rhétorique justifie alors de poser directement la question de l'assassinat d'un Chef d'Etat, et d'en discuter avec une ancienne ambassadrice de France en Russie, sans que cela ne pose aucun problème aux organes de surveillance de l'audiovisuel en France, ni aux juristes, oubliant tous d'un coup de baguette magique, qu'un tel discours ressort du pénal. Mais comme il s'agit de Poutine, donc de l'ennemi, le droit de l'ennemi surpasse le droit pénal et met fin à l'Etat de droit.


    Et cela, parce que, selon Macron, nous ne sommes pas en guerre  - tout en s'installant dans la guerre. Et en étant dans une guerre "hybride". La pensée complexe est toujours là pour introduire la Novlangue. L'important est que, dans la logique atlantiste, la Russie est responsable de vouloir mondialiser le conflit - c'est elle qui, manifestement, dirige l'OTAN.



    Ainsi, le ton peut monter, puisqu'il s'agit de l'ennemi. L'ennemi, en tant que tel, doit être abattu. Troisème étape de cette fuite en avant - la légitimation de l'attaque potentielle contre la Russie, de l'agression militaire. Ici, la pseudo-menace nucléaire russe est avancée, quand les Atlantistes ne cessent de menacer de lancer des armes nucléaires sur la Russie, qui répond pour sa part qu'elle répondra. Cette "réponse" devient une "agression" et justifie préventivement l'intensification des menaces - verbales. Par les "experts", comme ce général de plateau parfaitement discipliné, instrumentalisé par les médias en raison de son nom à consonance russe :


    Et l'UE, qui n'a pas d'armée mais est prête à envoyer les autres se battre (c'est-à-dire les armées nationales), part en guerre.





    La "justice" appelée à estampiller la victoire du monde global sur la Russie - 
    avant la fin des combats

    Logiquement, la justice internationale entre en jeu à la fin des guerres, puisqu'elle est la "justice" des vainqueurs contre les vaincus, devant construire le discours historique pour les générations suivantes - tant que le rapport des forces ne change pas. Or, nous entendons beaucoup d'appels à juger la Russie pour "ses crimes" devant un tribunal international, alors que le conflit est en cours. La méthode yougoslave, écrivant la figure du coupable au fur et à mesure du conflit armé, semble être de retour, même si elle ne fut pas une réussite, ni juridiquement, ni politiquement.

    Dans sa résolution, le Conseil de l'Europe appelle la Russie à collaborer et à reconnaître les actes de la CPI (dont elle ne fait pas partie) et de la CIJ (où elle ne participe pas aux "enquêtes", menées à charge) afin de reconnaître elle-même les crimes, qui lui sont imputés. En effet, le suicide est toujours plus simple à gérer que le meurtre. Juridiquement, la position est très faible, mais qu'importe, même la CPI se reconnaît compétente :

    "L'Ukraine pourrait extrader des suspects de crimes de guerre russes vers la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, même si Moscou n'en est pas membre, a déclaré cet après-midi le procureur de la juridiction, dans le cas où leur procès ne peut pas avoir lieu en Ukraine pour des raisons juridiques.
    La Russie n'est pas un État membre de la CPI, créée en 2002 pour juger les individus accusés des pires atrocités commises dans le monde, telles que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides. Toutefois, "juridiquement oui, cela ne représenterait pas un obstacle à notre juridiction", a déclaré Karim Khan lors d'une conférence de presse au siège d'Eurojust."

    En effet, pourquoi s'arrêter à de tels détails, comme celui de l'obligation du consentement de l'Etat en droit international. Pour autant, la faiblesse étant évidente, une autre voie, elle politiquement très chancelante, est ouverte, celle de la création d'un tribunal ad hoc sur la base du Conseil de l'Europe. Il faut noter que la sortie annoncée de cette institution par la Russie traîne un peu, un certain sénateur russe en charge des relations internationales avançait des arguments de ronds de cuir ("on a payé notre contribution pour l'année, on doit y rester jusqu'au bout de l'exercice budgétaire" - c'est vrai, "faut pas gâcher" ...). Cette hésitation idéologico-institutionnelle russe ouvre la porte à des attaques de plus en plus précises.

    Partant du principe que l'autre occupe toujours la place qu'on lui laisse occuper, ce tango entre le monde atlantiste et la Russie reste guidé par l'Occident. Et comme nous le voyons, les frappes ciblées et renforcées depuis trois jours n'ont pas (encore) fondamentalement changé la donne, puisqu'aucune décision politique forte ne les a accompagnées, ce qui laisse la voie ouverte à l'intensification du conflit.

    Nuclear War Between U.S. and Russia : simulation (2019)


     

    CHOC ET TERREUR 14.10.2022 — Le briefing avec Slobodan Despot


     Antipresse

    Où l’on entre dans le vif d’une guerre qui n’est pas que sur le champ de bataille, et où l’on comprend que l’intelligence humaine est la première victime. S'abonner à l'Antipresse: https://antipresse.net/abonnements/ IMPORTANT! Rejoignez-nous sur Telegram: https://t.me/antipresse Chaîne Odysee: https://odysee.com/@antipresse

    Le Kontakion russe des défunts


    Le Kontakion russe des défunts (Donnez du repos, Ô Christ) - Un ancien chant de Kiev dont les origines remontent à la liturgie orthodoxe russe. Interprété par Bryony McIvor, Bethany Reeves, Ralph Skan et George Reynolds Enregistré à Christ Church, East Sheen, juillet 2021

    Une bombe sale pour l'Ukraine ? Cui Bono ?

     Boris Karpov - Chroniques de Russie

    Selon plusieurs sources les services britanniques ont fourni à l'Ukraine une "bombe sale", radiologique ou chimique. Celle-ci serait probablement utilisée à Kherson et les ukrainiens et occidentaux bien entendu en accuseraient la Russie, avec la complicité des media!

    Vladimir Poutine : "Vous voulez que la France entre en guerre avec la Russie ?" WAKE UP ! REVEILLEZ-VOUS!

    Une voix à écouter, comme celles de Messieurs Biden et Macron, d’autant plus qu’on ne risque pas de l’entendre dans nos médias.



    vidéo ici

    (durée : 1'51")

    jeudi 13 octobre 2022

    Nato : delivering democracy since 1949




    jeudi 13 octobre 2022 Chroniques du Donbass - 02

    source : https://alawata-rebellion.blogspot.com/2022/10/voici-la-premiere-capsule-de-lentretien.html

    Voici les deux premières "capsules" de l'entretien réalisé le 5 octobre avec Alexandre Penasse qui avaient été dépassées, actualité oblige, par le troisième entretien déjà publié ici le 11 octobre 2022.

    Source des vidéos : Kairos ou Odysee
    Cliquez sur un des liens ci dessus pour visionner


    Je suis également en train de m'organiser pour réaliser des vidéos d'infos très courtes qui seront publiées sur mon canal Telegram et compilées ensuite à intervalles réguliers ici.

    Merci de votre intérêt et des partages réalisés

    mercredi 12 octobre 2022 Le courage et le choc

     

    Source : https://alawata-rebellion.blogspot.com/?zx=3e91f0632de66ead

    Le 8 juin dernier j'avais publié, dans un nouvel article titré "Le courage et le choc", des réflexions illustrées tentant de vous rapprocher de l'intensité héroïque des combats se déroulant sur ce front russo-ukrainen rassemblant dans un même chaudron la guerre des tranchées de 14-18, la guerre des blindés de 39-45 et cette guerre technologique en train de naître à l'aube de notre XXIème siècle.

    Mais, sous les drones et derrière les missiles guidés, dans les chars surpuissants et devant les feux infernaux de l'artillerie se tiennent toujours des Hommes luttant au delà de leurs forces mentales et physiques dans les tempêtes de leurs ennemis et de leurs peurs. C'est à ces êtres humains souvent anonymes jusqu'à disparaître dans la boue ensanglantée des batailles que les dieux confient la destinée des peuples jetés dans les tourments de l'Histoire.

    Il y a sans nul doute de chaque côté du front, comme dans toutes les guerre où s'affrontent les volontés humaines au delà de leurs limites, des actes de bravoure de même intensité et qui méritent le respect même auprès de l'adversaire; mais souffrez qu'ici je ne montre que des actes héroïques réalisés par mes frères d'armes, car trop souvent méconnus quand ils ne sont pas dénigrés voire insultés par une propagande manichéiste occidentale abjecte.

    Voici quelques exemples récents des actes de bravoure quotidiens animant les combats en cours émaillés d'extraits de "La guerre comme expérience intérieure" cette œuvre essentielle d'Ernst Jünger pour comprendre l'âme du soldat:


    Un assaut de l'infanterie mécanisée 

    "Le vent sifflait plus libre par dessus les champs bouleversés, la marche s'accélérait, car la sombre menace prenait forme."

    Dans cette première vidéo réalisée par un drone d'observation d'appui, on peut observer un assaut sur des positions fortifiées ukrainiennes situées près du village de Spornoe, entre Artemovsk et Lisichansk, sur le front Nord de la République Populaire de Donetsk. Cet assaut audacieux qui a été mené par des unités de la 4ème brigade de la République Populaire de Lougansk et des forces spéciales tchéchènes Akhmat a permis de briser les défenses ennemie sur plus d'1 kilomètre de profondeur jusqu'à une route que devait emprunter une attaque ukro-atlantiste vers Lisichantsk.

    Source de la vidéo : You Tube 
    Reportage d'Alexandre Utebaev
    (Pour une traduction automatique 
    regardez via le lien YT ci dessus)

    A l'issue d'un assaut blindé mené sous le feu de l'ennemi, les groupes d'assaut sautent des véhicules pour mener sur les derniers 200 mètres la charge folle qui les ménera jusqu'aux parapets des tranchées ennemies. Alors s'engagent des combats à bout portant au milieu des grenades qui explosent. Un tir réussi d'un lance roquette antichar (2'21") réussit à casser la défense d'un bunker, ce qui permet aux groupes d'assaut de pénétrer dans le dispositif ennemi.

    Un duel de char hollywoodien

    "Seul alors comptait l'instant, la Mort faisait tapisserie comme un laquais que personne ne remarque."

    Ici on assiste à un duel de chars impressionnant entre un T80 BV russe qui s'oppose à l'attaque d'un T72 BV ukrainien dans un décor dantesque de champ crevassé et de bois brulé par l'artillerie.


    Un sauvetage héroïque

    "Bravoure est la mise en jeu de sa propre personne jusqu'aux conséquences d'acier, l'élan de l'idée contre la matière, sans égard à ce qui peut s'ensuivre."

    Cette troisième vidéo montre un véhicule de combat d'infanterie de la République Populaire de Donetsk se précipiter sous le feu ennemi pour récupérer l'équipage d'un autre BMP1 touché et immobilisé par un tir antichar au milieu d'un découvert. Tout en ripostant avec ses armes de bord (canon de 73mm et mitrailleuse coaxiale PKT de 7.62mm) le blindé fonce récupérer ses camarades puis,malgré un tir de missile antichar ennemi (probablement "Javelin" ou "Nlaw" vu l'impact vertical) le blindé réussit à rejoindre ses lignes tout en continuant le combat ! 


    Le courage et le choc

    "Lorsqu'ils émergeaient de ces marges broyées au pilon pour lancer leurs ombres grises à travers les boyaux sans fin, ils ressentaient une délivrance, la fin d'une lourde oppression."

    Je ne peux m'empêcher de republier ici la vidéo terrible de cet assaut mené en mai 2022 par une unité de reconnaissance du 1er bataillon de la 4ème Brigade de la République Populaire de Lougansk sur des tranchées ukrainiennes dans le secteur de Popasnaya. On y voit un groupe d'assaut conquérir pas à pas, au fusil d'assaut et à la grenade une tranchée ennemie.

    Une scène semblant surgir du passé des tranchées de Verdun, sous le regard d'un drone du futur....

    Lorsque j'écoute tous ces lâches propagandistes de salon commentant égotiquement ce conflit comme des présentateurs de football mythomanes autant hystériques et malhonnêtes, je ne peux m'empêcher de penser aux enfants pleurant dans les caves bombardées, aux femmes attendant le retour du soldat ou à ces héros anonymes ensevelis sous leur terre sacrée. La guerre qui fait rage ici depuis 8 ans n'est pas une série télévisée comme certais semblent le croire, mais un nouvel orage de l'Histoire emportant, comme des fétus de paille dans un cyclone démesuré, les hommes et les femmes authentiques et dont nul mot ne pourra décrire leur courage et leur humilité. 

    La guerre reste une tragédie humaine, mais qui met aussi à nue l'âme humaine... si seulement elle pouvait être enfin cet athanor transmutant la folie humaine en sagesse et bon sens commun !

    Erwan Castel

    Guerre d’Ukraine – Jours 231-232 – Les dirigeants occidentaux sous-estiment le rejet qu’ils inspirent désormais dans le reste du monde 13 octobre 2022

     https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/10/13/guerre-dukraine-jours-231-232/



    L'Ukraine continue d'être la cible de destructions russes de ses infrastructures et de ses centres de décision. En même temps que la montée en intensité de l'armée russe sur le théâtre des opérations, il faut suivre le bras de fer géopolitique mondial. Dernier épisode, la rencontre entre Vladimir Poutine et le Cheikh Mohammed ben Zayed, président des Emirats Arabes Unis. Notre ami Bhadrakumar laisse percer, à l'occasion de son commentaire de cette visite, tout le mépris que les dirigeants occidentaux inspirent désormais au reste du monde.

    La Bataille d’Ukraine 

    Lu sur Southfront.org

    (les intertitres sont de nous CdS)

    Frappes de missiles

    Le 12 octobre, des alertes aériennes ont retenti dans différentes régions d’Ukraine pour le troisième jour consécutif. Les régions de l’est et du centre du pays ont été les plus touchées, y compris la capitale Kiev.

    Alors que les forces russes ne cessent d’endommager les infrastructures militaires et énergétiques stratégiques dans toute l’Ukraine, Kiev évalue les dégâts. Selon le ministre ukrainien de l’énergie, les deux jours de frappes massives ont endommagé environ 30 % des infrastructures énergétiques du pays.

    Parmi les cibles touchées par les missiles russes, on trouve également des installations militaires d’importance stratégique. Par exemple, les jonctions ferroviaires ont été endommagées à Pavlograd, qui est la principale ligne d’approvisionnement du groupement ukrainien dans le Donbass.

    Au milieu des attaques continues de missiles et de drones, les militaires russes ont pris le dessus sur certaines lignes de front.

     

    Front nord

    Dans la nuit du 11 octobre, les forces ukrainiennes ont à nouveau tenté de prendre d’assaut les positions russes près de Kremennaïa. L’offensive des militaires ukrainiens a été repoussée et a même entraîné une contre-offensive russe. Les unités russes ont réussi à avancer vers la rivière de Jerebets et à prendre le contrôle des villages de Terny et Novosadovoïe.

    Malgré les efforts des Ukrainiens pour percer les défenses russes près de Svatovo et Kremennaïa, les Russes contrôlent toujours les villes ainsi que la route qui les relie.

     

    Front Central

    Dans la République Populaire de Donetsk, les forces dirigées par les Russes continuent les opérations de nettoyage à la périphérie de Bakhmout et avancent profondément dans la ville. Les groupes d’assaut Wagner s’approchent également de Bakhmout depuis la direction du sud. L’offensive russe se poursuit également à la périphérie ouest de la ville de Donetsk.

    Les récents dommages causés aux jonctions ferroviaires devraient compliquer l’approvisionnement militaire ukrainien et pourraient menacer les défenses ukrainiennes sur les lignes de front du Donbass.

     

    Front sud

    Dans les régions de Zaporojie et de Kherson, les unités ukrainiennes poursuivent leurs attaques contre les positions russes avec de petites forces dans différentes zones, mais sans résultat jusqu’à présent.

     

    Les Occidentaux veulent continuer à livrer des armes

    Le 12 octobre, Kiev a confirmé la réception de quatre véhicules de combat HIMARS supplémentaires, dont l’attribution a été annoncée par les États-Unis le 4 octobre. L’arrivée en Ukraine de quatre systèmes de défense aérienne allemands IRIS-T a également été confirmée. [Note CdS Et l’on ajoutera que le président Macron a confirmé l’envoi de six nouveaux canons Caesar initialement prévus pour le Danemark]

    Les partenaires occidentaux continuent de fournir des armes au régime terroriste ukrainien. Malgré les avertissements de Moscou, Kiev n’a pas cessé de tenter de mener des attaques terroristes sur le territoire russe. Les forces de sécurité russes ont déjoué une attaque terroriste préparée par un citoyen ukrainien dans la banlieue de Moscou. Le terroriste a été capturé avec des MANPADS portables Igla. Un autre terroriste ukrainien a été capturé alors qu’il préparait une explosion dans la région russe de Briansk. Le même jour, le service de sécurité russe a identifié 12 complices de l’attaque terroriste sur le pont de Crimée. Huit d’entre eux ont été arrêtés, dont des citoyens d’Ukraine et d’Arménie.”.  

    L'arme la moins sophistiquée est aussi la plus redoutable: les drones iraniens sèment la panique

    Reçu ce bref commentaire d’Alexandre N, ancien officier du renseignement français, à qui nous donnons souvent la parole dans le Courrier: 

    “Diabolique la guerre des drones, et il n’est question ici que de drone de combat rustique, pas des F-35 sans pilote comme celui que l’arméee française veut acquérir, très cher et qui évidemment ne fonctionnera jamais
     
    “Les drones ( en tout cas ceux là précisément ) vont devenir la hantise des Occidentaux  incapables de concevoir comment ils peuvent fonctionner opérationnellement. Même Israël a capitulé devant le Hezbollah sur Karish à cause de cette même menace drone, alors qu’ils s’en croyaient les maîtres.
     
    La réponse est simple : rusticité ce qui signifie que nos industriels ne s’y sont pas vraiment intéressé, audace en les faisant manoeuvrer, combinaison avec le renseignement et la guerre électronique – , et enfin faire évoluer le système ( même  règle  que “char immobile = char mort” ).
     
    En fait, le secret de fabrication réside dans la combinaison  de plusieurs cultures; militaire et scientifique, une rareté qui ne procède que du hasard dans les armées. L’armée russe possède actuellement la synthèse appropriée. Malheureusement cela ne semble plus être le cas de l’armée française ni d’aucune des forces sous commandement américain, où il n’y a plus assez d’espaces de liberté pour penser différemment – quels que soient les grandes déclarations sur la “disruption”“.  

    M.K..Bhadrakumar commente la visite du Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan à Saint Pétersbourg

    Lisez chaque mot de cette analyse de notre diplomate indien favori: il est vraisemblable que les dirigeants occidentaux ne veuillent pas entendre le rejet dont ils sont l’objet. Qu’un homme aussi pondéré que Bhadrakumar se laisse aller à exprimer son mépris pour les dirigeants occidentaux est un signe qui devrait largement inquiéter dans les capitales européennes et nord-américaines: 

    Il y avait quelque chose de profondément significatif à ce que le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, entreprenne une visite en Russie au milieu des tempêtes qui s’accumulent en Ukraine. Conscient du symbolisme, le président russe Vladimir Poutine a reçu mardi le cheikh Mohammed dans un cadre grandiose digne d’un monarque, au magnifique palais Konstantinovksy de Saint-Pétersbourg, dont l’héritage remonte à Pierre le Grand, symbole du renouveau de la Russie et de son patrimoine culturel.
    La rencontre des deux potentats ne pouvait pas mieux tomber. Le cheikh Mohammed et son homologue saoudien, le prince héritier et premier ministre Mohammed bin Salman Al Saud, venaient d’infliger une défaite stratégique à une superpuissance dans le domaine de la géopolitique du pétrole, alors que la communauté mondiale constatait avec incrédulité et comprenait que le soleil s’était couché sur le siècle américain en politique internationale.

    Poutine aussi est à l’aube d’une victoire historique sur la puissance combinée de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui s’apprête à redessiner les contours du nouvel ordre mondial. M. Poutine a déclaré au cheikh Mohammed que les relations entre la Russie et les Émirats arabes unis étaient “un facteur important de stabilité régionale et mondiale”.

    M. Poutine a déclaré : “Je sais que vous êtes préoccupé par l’ensemble de la situation qui se développe, et je connais votre désir de contribuer à la résolution de toutes les questions litigieuses, y compris la crise actuelle en Ukraine. Je voudrais noter qu’effectivement, ce facteur substantiel permet d’utiliser votre influence pour aider à résoudre progressivement la situation.”

    Les mots ont été soigneusement choisis. M. Poutine a noté la volonté des Émirats arabes unis de “contribuer au règlement progressif de la situation” en Ukraine, soulignant qu’un dénouement n’est pas envisageable à court terme. [Cependant, la pièce maîtresse des remarques de M. Poutine était autre chose : l’OPEP Plus, où l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Russie naviguent virtuellement sur les marchés mondiaux de l’énergie.

    M. Poutine a signalé que Moscou ne considère pas du tout la décision de l’OPEP+ en termes de somme nulle. Son objectif est plutôt de “stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie, afin que les consommateurs de ressources énergétiques et ceux qui les fournissent aux marchés mondiaux se sentent calmes, stables et confiants, et que l’offre et la demande soient équilibrées”. Bien entendu, cette déclaration polie contient un message ferme à l’intention du G7 : toute nouvelle tentative de leur part d’étendre leur armement de sanctions au marché mondial de l’énergie est inacceptable et sera combattue.

    Il s’agissait des premières remarques de M. Poutine sur la décision collective annoncée par l’OPEP+ lors de sa réunion à Vienne jeudi dernier de réduire la production de pétrole de 2 millions de barils par jour. M. Poutine a conclu avec fermeté que la Russie “répondra en permanence aux exigences du marché, et nous essayons de le faire en fonction des évolutions actuelles.”

    Le cheikh Mohammed a clairement indiqué que sa visite était axée sur le renforcement de ses relations bilatérales avec la Russie, notamment dans le domaine économique. Alors que les sanctions occidentales atrophient les liens économiques florissants de la Russie avec l’Europe, Moscou se tourne vers le monde non occidental pour nouer des partenariats et réorienter ses stratégies régionales. Poutine a déclaré à plusieurs reprises que la Russie s’engagerait volontiers avec tout pays qui résisterait à l’intimidation occidentale.

    Les Émirats arabes unis ont rapidement compris que la Russie les considérait comme une destination privilégiée pour faire des affaires. Pour Moscou, les Émirats arabes unis se distinguent par leur environnement dynamique propice aux affaires et par le fait qu’ils ouvrent une fenêtre sur le monde occidental pour l’industrie russe. Moscou a reçu des signaux forts de la part de ses partenaires européens concernant la reprise des relations commerciales, bien qu’indirectement. Après tout, le marché russe est synonyme de rendements commerciaux élevés.

    L’appréciation par Moscou de l’importance croissante accordée par les Émirats arabes unis à la préservation de leur autonomie stratégique constitue un modèle crucial. Les élites russes admirent le cheikh Mohammed pour avoir rapidement transformé les Émirats, dont l’économie reposait autrefois sur la pêche et les perles, en une puissance financière et une économie diversifiée, et pour avoir mis en place un système politique stable, des flux de capitaux importants, un environnement fiscal favorable et des régimes commerciaux libéraux.

    En effet, les Émirats arabes unis sont aujourd’hui un pôle d’investissement attractif, avec une “vision 2021” visant à devenir la capitale économique, touristique et commerciale de plus de deux milliards de personnes. Pour les Russes, ces objectifs ambitieux continueront à favoriser un écosystème commercial accueillant, bien réglementé et sûr dans les EAU. L’indice de performance logistique de la Banque mondiale classe les EAU parmi la douzaine de pays les plus performants sur 160 en termes de logistique commerciale.

    De même, Moscou n’envisage pas que les affaires se déroulent comme d’habitude avec les Européens de sitôt, voire jamais. La résurrection de l’héritage nazi de l’Occident pour contrarier la Russie et la destruction des gazoducs Nord Stream pour punir la Russie ne sont que le point culminant d’un comportement excessivement odieux des États-Unis et de leurs alliés, qui ont humilié la Russie au fil des décennies – en méprisant ses patrimoines culturels (langue, littérature, musique, etc.) par pure jalousie – dans le but effroyable d'”effacer” la Russie en tant que puissance. Cette attitude a créé de profondes blessures dans la psyché russe.

    Avec 4000 entreprises russes opérant à partir des Émirats arabes unis, il y a une communauté russe en croissance rapide dans la région du Golfe et Sheikh Mohammed a noté que les Émirats fourniront une ambiance amicale pour les expatriés russes en approuvant l’ouverture de la première école russe dans les Émirats. On peut imaginer qu’il s’agit de la première école russe de ce type dans cette partie du monde.

    La communauté d’affaires russe considère les Émirats arabes unis comme une rampe de lancement idéale pour accéder aux marchés du monde entier. Leur situation géographique et leur fuseau horaire favorable (GMT +4) offrent aux entreprises souhaitant accéder aux marchés d’Afrique, d’Asie et d’Europe un centre régional et commercial à partir duquel elles peuvent opérer. La Russie s’est fixé des objectifs ambitieux pour développer ses relations avec les pays africains, où elle jouit d’un formidable “soft power” datant de l’ère soviétique.

    En termes géopolitiques, la décision du cheikh Mohammed de se rendre en Russie pour rencontrer Poutine intervient dans un contexte de crise de colère des élites politiques américaines qui menacent de “punir” l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les démocrates ont réclamé sans ambages le retrait des troupes américaines aux EAU et en Arabie saoudite et la réduction des livraisons d’armes.

    Ces hommes de Neandertal devraient déjà être des pièces de musée. Ils ne comprennent pas que les élites d’Asie occidentale ont une mentalité cosmopolite et qu’elles connaissent suffisamment bien ces hommes creux pour les avoir côtoyés dans leurs années de jeunesse et les avoir observés stoïquement, plus récemment, lorsqu’ils ont commencé à vieillir, montrant des signes d’épuisement et de sénilité.

    En se rendant à Saint-Pétersbourg, Cheikh Mohammed a peut-être montré, à sa manière, que des menaces américaines aussi grossières ne seront que contre-productives. Auparavant, l’administration Biden l’avait poussé à desserrer les relations des Émirats arabes unis avec la Chine s’il voulait obtenir des avions à réaction F-35 – ce à la suite de quoi, le Cheikh, quoi, dégoûté, s’était tourné vers le Rafale français.

    La Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont le potentiel pour former une troïka où chacun des membres accroît le pouvoir politique des deux autres et, dans le même temps, a un impact collectif sur la répartition réelle du pouvoir dans un monde multipolaire. L’OPEP Plus a montré la voie. La rencontre de Sheikh Mohammed avec Poutine a lieu dans la semaine qui suit la réunion de l’OPEP Plus à Vienne”.