mercredi 9 septembre 2020

lundi 7 septembre 2020

Covid : choses vues... révélatrices de nos existences et du monde dans lequel nous vivons

Source : https://reporterre.net/Covid-choses-vues

En rompant le rythme habituel du monde, la pandémie de Covid-19 a agi comme un révélateur de nos existences et du monde dans lequel nous vivons. Les auteurs de cette tribune y témoignent ce qu’ils et elles ont vu depuis le mois de mars.
Julien Coupat était l’un des inculpés du groupe dit de « Tarnac ». Il est l’auteur, avec d’autres, de ce texte sur les « choses vues » en mai et en août 2020.

Nous avons vu abolie en un claquement de doigts la liberté la plus élémentaire des constitutions bourgeoises — celle d’aller et venir.
Nous avons vu un président prétendant régler depuis l’Élysée les « détails de notre vie quotidienne ».
Nous avons vu un gouvernement promulguer du jour au lendemain de nouvelles habitudes, la façon correcte de se saluer et même édicter une « nouvelle normalité ».
Nous avons entendu les enfants traités de « bombes virologiques » — et puis finalement non.
Nous avons vu un maire interdire de s’asseoir plus de deux minutes sur les bancs de « sa » ville et un autre d’acheter moins de trois baguettes à la fois.
Nous avons entendu un professeur de médecine dépressif parler de « forme de suicide collectif pour eux-mêmes et pour les autres » au sujet de jeunes gens qui prenaient le soleil dans un parc.
Nous avons vu un système médiatique parfaitement déconsidéré tenter de regagner une once de crédit moral par une entreprise de culpabilisation massive de la population, comme si la résurrection du « péril jeune » allait amener la sienne propre.
Nous avons vu 6.000 gendarmes des unités « montagne » appuyés par des hélicoptères, des drones, des hors-bords et des 4X4, lancés dans une traque nationale aux arpenteurs de sentiers, de bords de rivières, de lacs — sans parler, évidemment, des bords de mer.
Nous avons vu les Polonais en quarantaine sommés de choisir entre se photographier chez eux sur une application combinant géolocalisation et reconnaissance faciale, ou bien recevoir une visite de la police.

 Nous avons vu à quoi tiennent nos vies et par quoi nous sommes tenus

Nous avons entendu les vieillards tambourinant à la porte de leur chambre d’Ehpad implorer qu’on les laisse sortir voir le soleil peut-être une dernière fois, et la barbarie civilisée se draper d’excuses sanitaires.
Nous avons vu la notion de « distance sociale », conçue dans l’Amérique des années 1920 pour quantifier l’hostilité des Blancs envers les Noirs, s’imposer comme norme évidente d’une société d’étrangers. Nous avons ainsi vu un concept né pour répondre aux émeutes raciales de Chicago en 1919 mobilisé afin de geler l’onde insurrectionnelle mondiale de 2019.
Nous avons vu, dans nos nuits confinées, les satellites d’Elon Musk remplacer les étoiles, comme la chasse aux Pokemons a remplacé la chasse aux papillons disparus.
Nous avons vu d’un jour à l’autre notre appartement, que l’on nous avait vendu comme un refuge, se refermer sur nous comme un piège.
Nous avons vu la métropole, une fois évanouie comme théâtre de nos distractions, se révéler comme espace panoptique du contrôle policier.
Nous avons vu dans toute sa nudité le réseau serré des dépendances auquel nos existences sont suspendues. Nous avons vu à quoi tiennent nos vies et par quoi nous sommes tenus.
Nous avons vu, dans sa suspension, la vie sociale comme immense accumulation de contraintes aberrantes.
Nous n’avons vu ni Cannes, ni Roland-Garros, ni le Tour de France — et c’était bien.
Nous avons lu ce communiqué du Centre patronal suisse : « Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de s’habituer à la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences insidieuses : beaucoup moins de circulation sur les routes, un ciel déserté par le trafic aérien, moins de bruit et d’agitation, le retour à une vie simple et à un commerce local, la fin de la société de consommation... Cette perception romantique est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables habitants qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps cette expérience forcée de décroissance. »
Nous avons vu les États-Unis, la France ou l’Italie déclarer une guerre forcément implacable à un ennemi bien entendu invisible, et mimer en cela le pouvoir chinois. Nous avons vu les États les plus occidentaux adopter naturellement les mots, les méthodes et les manières réputés propres au « despotisme oriental » — mais sans les moyens de celui-ci. Nous avons vu l’impitoyable gouvernementalité chinoise désignée d’autant plus comme ennemie qu’elle sert en réalité de modèle. Nous avons vu vers quoi tendent les démocraties.
Nous avons vu le social se résorber de plus en plus dans le gouvernemental, et celui-ci se réduire au purement hostile. Nous avons vu la séparation achevée coïncider avec le projet d’une gouvernementalité parfaite.

Nous avons vu, à travers les trous dans les blouses des infirmières, l’intense bricolage qui se fait passer pour « nos institutions » 

Nous avons assisté, des semaines durant, à l’interminable sketch télévisé des masques, des tests et des places en réanimation. Et nous avons vu dans cette mascarade le reflet de notre propre impuissance sans mesure. Nous avons vu la passion triste d’être bien gouverné comme devant être toujours déçue.
Nous avons vu les couturières du village suppléer aux carences de l’État et les aides-soignantes parler plus haut qu’un soi-disant Président. Nous n’avons vu défiler que porte-paroles sans parole, généraux sans armée, stratèges sans stratégie et ministres sans magistère. Nous avons vu s’effondrer l’ancienne foi en l’État au moment même où celui-ci se retrouvait une inespérée raison d’être.
Nous avons vu l’État français, si couramment frappé de grandiosité comme tout ce qui est français, ramené à son statut réel d’État failli. Nous l’avons vu cachant sous les ors de son appareil une réalité du Tiers-Monde — chipant des masques à ses propres collectivités locales et à ses « alliés européens », mobilisant l’armée comme le premier président mexicain venu pour mettre en scène une maîtrise de la situation à laquelle personne ne croit, mimant à coups d’hélicoptères et de TGV une efficacité de carton-pâte, s’appropriant comme siens les élans de solidarité spontanée envers des soignants qu’il n’avait jusque-là cessé de déplumer.
Nous avons vu, à travers les trous dans les blouses des infirmières, l’intense bricolage qui se fait passer pour « nos institutions ».
Nous avons vu la métabureaucratie privée des cabinets de conseil mondiaux aussi empotée que la bureaucratie étatique, et partout étendant son emprise.
Nous avons vu comme les États-Unis, en fait d’État failli, valent bien la France.
Nous avons vu partout la prétention à administrer les choses, à les gérer de loin s’écraser sur le réel — et ce, pour commencer, à l’hôpital.
Nous avons vu le réflexe de centraliser-planifier-organiser partout empirer la situation, et n’améliorer que l’image des organisateurs.

Nous avons vu se déployer l’auto-organisation locale, de proche en proche, à même les territoires vécus, comme réflexe vital ramenant un peu de sens et de prise 

Au faîte de la crise, nous avons vu l’État comme ce dont nous n’avons plus besoin, et dont n’émane rien en guise de secours qu’une sourde menace et des coups bas. Nous avons vu que, vivre sans l’État, ou loin de son empire, est devenu, pour beaucoup, la première mesure vitale.
Nous avons vu se déployer l’auto-organisation locale, de proche en proche, à même les territoires vécus, comme réflexe vital ramenant un peu de sens et de prise — comme expérience infime mais réelle de puissance collective.
Nous avons vu la passion du jardin, voire du poulailler, saisir ceux qui n’avaient jusque-là que trois pots de fleurs fanées.
Nous n’avons vu, dans le galop d’essai du confinement mondial, aucune césure entre un monde d’avant et un monde d’après. Nous l’avons vu comme simple révélateur du monde qui était déjà là, mais dont la cohérence était jusque-là tue.
Nous avons vu surgir, avec la mise aux arrêts domiciliaires de la plus grande partie de la population mondiale, la nouvelle architecture toute prête de la séparation, où l’absence de contact forme la condition pour que tous les rapports soient médiés cybernétiquement.
Nous avons vu émerger, au détour de quelque statistique du ministère de l’Intérieur au sujet des 20 % de Parisiens partis se confiner ailleurs, l’écosystème jusqu’ici clandestin de la surveillance de masse. Nous avons vu qu’il était vain, en la matière, de distinguer entre organisation étatique et data brokers privés, entre ceux qui détiennent les titres et ceux qui disposent des leviers.

Nous avons vu, au prétexte imparable de la pandémie, s’afficher la cohérence des pièces jusque-là disjointes des plans impériaux 

Nous avons entendu Eric Schmitt, l’ex-patron de Google devenu un pilier du complexe militaro-industriel étasunien, formuler ce que l’on se garde bien de dire officiellement en France : la déscolarisation connectée des enfants est bien une « expérimentation de masse en matière d’enseignement à distance ». Puis préciser le plan : « Si nous devons construire l’économie et le système éducatif du futur sur le tout-télé, nous avons besoin d’une population intégralement connectée et d’une infrastructure ultrarapide. Le gouvernement doit procéder à des investissements massifs — peut-être comme plan de relance — pour convertir l’infrastructure numérique de la nation aux plates-formes basées sur le cloud et les relier par le réseau 5G. » Nous avons perçu dans son appel à la gratitude envers les géants du numérique — « Réfléchissez un peu à ce que serait votre vie en Amérique sans Amazon ! » — la voix triomphante des nouveaux maîtres.
Nous avons vu, au prétexte imparable de la pandémie, s’afficher la cohérence des pièces jusque-là disjointes des plans impériaux : géolocalisation, reconnaissance faciale, Linky, drones en pagaille, proscription des paiements en liquide, internet des objets, généralisation des capteurs et de la production de traces, assignation à résidence numérique, privatisation exaspérée, économies massives par le télétravail, la téléconsommation, les téléconférences, le télé-enseignement, les téléconsultations, la télésurveillance et, pour finir, le télélicenciement.
Nous avons vu dans le taux d’équipement technologique de chacun la condition pour endurer une réclusion qui, il y a encore dix ans, aurait été éprouvée comme intolérable — un peu comme l’introduction de la télé en prison y a éteint les grandes révoltes.
Nous avons assisté à l’inflation fulgurante d’un type spécifique de technologies : celles dont Kafka disait que nous périrons parce qu’elles « multiplient le fantomatique entre les Hommes ».
Nous avons vu, avec le confinement mondial, la socialisation du virtuel répondre à la virtualisation du social. Le social n’est plus le réel. Le réel n’est plus le social.
Nous avons vu, aux États-Unis, le couvre-feu policier prendre la suite du confinement sanitaire, et les applications de traçage imaginées « pour le Covid » servir à traquer les émeutiers.
Nous avons, en France, vu les manifestations que l’on interdisait autrefois pour d’impénétrables raisons d’ordre public, interdites désormais pour d’impénétrables raisons d’ordre sanitaire.

Nous avons vu la hiérarchie sociale comme purement fondée sur le degré de parasitisme 

Nous avons vu, une fois la population confinée, la police jouir jusqu’au meurtre de sa souveraineté retrouvée sur un espace public idéalement déserté. Et nous avons vu en retour, aux États-Unis, en quoi peut consister un déconfinement réussi : la reprise de la rue, l’émeute, le pillage, la réduction en cendres de la police, des grands magasins, des banques et des bâtiments gouvernementaux.
Nous avons vu, sur un balcon de Nantes, cette banderole stupide et couarde : « Restez chez vous ! Préparons les luttes de demain ! »
Partout, nous avons vu des citoyens reprendre en écho le « rentrez chez vous ! » aboyé par les flics et leurs drones.
Nous avons vu la gauche, comme toujours, à l’avant-garde du « civisme » qu’aspirent à produire les gouvernants — à l’avant-garde, donc, du suivisme.
Nous avons vu la blague des « permis de vivre » imaginés en 1947 par les dadaïstes du Da Costa Encyclopédique se réaliser comme politique d’État et mesure citoyenne. Qu’il ait été loisible à chacun de se les délivrer aurait dû alerter sur le loufoque de l’initiative.
Nous avons vu à quoi tient la « rigueur budgétaire », tout comme l’impératif moral de se lever tôt le matin pour aller au turbin.
Nous avons vu, pour ceux qui continuaient à travailler, que le travail forcé est la vérité du travail salarié, que l’essence de l’exploitation est d’être sans limite et que l’autoexploitation est son premier ressort.
Nous avons vu la hiérarchie sociale comme purement fondée sur le degré de parasitisme. Nous avons vu la société de l’utilitarisme renvoyer chez eux comme « inessentiels » ses propres gestionnaires.
Nous avons éprouvé dans la fausse alternative entre un espace public intégralement sous contrôle et un espace privé promis au même destin le manque de lieux intermédiaires d’où nous puissions localement reprendre en main des conditions d’existence qui, de toutes parts, nous échappent. Nous avons vu dans la prolifération des intermédiaires en tout genre — commerciaux comme politiques, intellectuels comme sanitaires — la conséquence de ce défaut de lieux.

Nous avons vu une nouvelle vertu civique naître de ce qui était hier encore un délit : être masqué 

Nous avons senti l’appareil médiatique et gouvernemental, de palinodies en grossiers mensonges, de contradictions béantes en feintes révélations, jouer deux mois durant sur nos états d’âme comme sur un piano. Et se plaire tant à l’exercice qu’il entend bien continuer aussi longtemps que possible.
Nous avons éprouvé comme, par l’insondable menace du virus, on nous liait à nous-mêmes en nous liant aux autres, mais par un lien qui est la déliaison même : la peur.
Nous avons vu une nouvelle vertu civique naître de ce qui était hier encore un délit : être masqué. Nous avons vu la pétoche protester de son altruisme et la normopathie se donner en exemple. Nous avons vu le plus complet désarroi quant à la façon de vivre — la plus complète étrangeté à soi — dispenser des leçons de savoir-vivre. Nous avons vu dans cette incertitude, et dans cette étrangeté, la promesse de mœurs intégralement reprogrammables.
Nous avons vu gouvernants et multinationales célébrer le care dans l’unique espoir de nous dissuader de leur faire la guerre. Nous avons vu les champions du discrédit tenter de couvrir les huées qui leur étaient destinées en faisant acclamer les damnés du salariat. Nous avons vu les tire-au-flanc de toujours inventer l’héroïsme des « combattants de première ligne » comme ultime façon de se planquer.
Nous avons vu comment l’impossibilité de distinguer le mensonge de la vérité, et non le règne exclusif du mensonge, nous rendait manœuvrables à souhait, comment, la moindre information probante étant systématiquement démentie dans la journée par une autre non moins improbable, il suffisait d’entretenir un certain brouillard sur toutes les données dont les gouvernants ont le monopole pour nous faire perdre pied.
Nous avons vu la science si farcie d’intérêts qu’elle en devient incapable de produire le moindre début de vérité. Nous avons vu le savoir si saturé de pouvoir qu’il en a implosé. Nous avons été laissés avec l’intuition et l’enquête située comme dernières voies praticables d’accès au réel, comme racines pour tout raisonnement logique.
Nous avons vu la cause de la « santé publique » comme pure et simple expropriation de toute certitude sensible quant à notre santé réelle.
Nous n’avons pas goûté la bienveillante inquisition des « brigades d’anges gardiens » du docteur Véran.
Nous avons vu le souverain républicain réaliser son rêve de rassembler pour sa messe l’ensemble de ses sujets idéalement séparés devant leur écran entre les quatre murs de leur foyer, et enfin réduits à sa contemplation exclusive. Nous avons vu le Léviathan réalisé.
Nous avons vu Macron s’approprier paisiblement le 1er Mai des travailleurs et les jours heureux du CNR [Conseil national de la Résistance], et les gauchistes en revendiquer mimétiquement l’héritage plutôt que d’en conclure à leur péremption définitive.
Nous avons vu, deux mois durant, le sempiternel gauchisme multiplier les appels dans le vide et les programmes pour personne. Nous l’avons vu incapable, dans ces « circonstances exceptionnelles », de faire autre chose que mobiliser, c’est-à-dire exploiter jusqu’à l’épuisement les dernières ressources subjectives.
Nous avons vu les grands libertaires faire l’apologie du confinement et promouvoir le port citoyen du masque et les plus gros fachos en dénoncer la tyrannie. L’anarchiste qui veut croire à quelque bonne volonté, voire à quelque bienveillance de l’État, nous rappelle ainsi qu’il n’y a pas de gouvernement sans autogouvernement, et vice-versa. Gouvernement et autogouvernement sont solidaires, relèvent du même dispositif. Que le pasteur soigne son troupeau ne l’a jamais empêché de mener les agneaux à l’abattoir.

Nous avons croisé, dans les sous-bois du confinement, les sourires de l’infraction complice 

Nous avons vu les marxistes, abasourdis que les « valets du capital » interrompent moindrement sa reproduction, s’étouffer que le clergé de l’économie décide de la bloquer un tant soit peu, bref : nous avons vu les marxistes découvrir que l’économie n’est pas une donnée brute et indépassable, mais une manière de gouverner, et de produire, un certain type d’hommes­.
Nous avons vu un bourgeois bourguignon, philosophe à ses heures, qui chantait hier encore « l’économie comme science des intérêts passionnés » et sollicitait Microsoft pour financer sa chaire d’université appeler à sortir de l’économie.
Nous avons vu, à l’occasion du confinement, un riche Chinois d’Aubervilliers débaucher sans retour l’institutrice de son fils comme préceptrice à domicile, et doubler pour cela son salaire — moins avare en cela que tant de familles de la bourgeoisie parisienne, mais non moins déterminé à en finir avec l’enseignement public.
Nous avons vu l’Éducation nationale appeler son personnel à être vigilants « dans les couloirs et la cour pour repérer des propos qui attaquent la cohésion sociale ».
Nous avons croisé, dans les sous-bois du confinement, les sourires de l’infraction complice. Nous avons vu un gouvernement si porté sur la discipline qu’il finit par donner à de simples pique-niques en forêt des airs de conspiration, et aux bons citoyens des réflexes de balance.
Nous avons vu la FNSEA [Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, syndicat majoritaire], toujours prête à relancer, comme en 1942, quelque nouveau « chantier de la jeunesse », se scandaliser que les volontaires prétendent dorénavant être payés — pour finalement se rabattre sur l’exploitation des sans-papiers là où les Roumains font défaut.
Nous avons vu, comme en 1942, les bons Français toujours prompts à dénoncer les mal-confinés, et Ouest-France se lancer dans de subtils distinguos entre délation et dénonciation.
Nous avons vu les salauds — pêcheries industrielles, grands forestiers ou agroentrepreneurs — toute bride lâchée, intensifier encore leur dépeçage des océans, des terres et des forêts alors que nous étions enfermés chez nous.
Nous avons vu ceux qui, face à l’événement, s’empressent d’échafauder pour « demain » des « mondes d’après » où mettre en sécurité leurs douillettes illusions, et ceux qui acceptent de prendre acte de ce qui est en train de se passer, aussi glaçant cela soit-il.

Nous voyons l’anéantissement comme le destin manifeste de cette société 

Nous avons vu, alors, qui déraisonne, et qui garde la tête froide, qui souscrit à la panique et qui reste digne, qui a la propagande à la bouche et qui parvient encore à sentir et penser en propre.
Nous avons entrevu l’entrée dans une autre temporalité, étrangère au temps social, plus dense, plus continue, plus ajustée, propre et partagée. Nous avons désiré le rapprochement physique de nos proches, et l’éloignement des plus hostiles d’entre nos voisins.
Nous avons vu autour de nous se renforcer tous les liens et tous les lieux qui rendent la vie vivante, et se distendre tout ce qui n’avait, au fond, pas de raison d’être.
Nous avons vu tout cela, et cela détermine un partage — un partage avec ceux qui accueillent les vérités de l’événement et un partage d’avec ceux qui ne voient toujours rien. Nous n’entendons aucunement convertir ces derniers à nos vues : ils nous ont assez entravés avec leur maudite cécité.
Nous voyons, face à la croissante « ingouvernabilité des démocraties », se durcir un bloc social-grégaire appareillé technologiquement, financièrement, policièrement tandis que s’esquissent mille désertions singulières et de petits maquis diffus, nourris de quelques certitudes et quelques amitiés. Nous voyons la désertion générale hors de cette société, c’est-à-dire des rapports qu’elle commande, s’imposer comme la mesure de survie élémentaire sans quoi rien ne peut renaître. Nous voyons l’anéantissement comme le destin manifeste de cette société, et comme ce qu’il incombe de précipiter à ceux qui ont entrepris de la déserter — si du moins nous voulons rendre à nouveau respirable, où que ce soit, la vie sur Terre. Le mur face auquel nous nous trouvons pour l’heure est celui des moyens et des formes de la désertion. Nous avons l’expérience de nos échecs en guise de plastic pour le faire céder. Toute stratégie en découle.
Nous nous sommes attachés à nous formuler ce dont nous avons été témoins au printemps dernier, avant que l’amnésie organisée ne vienne recouvrir nos perceptions. Nous avons vu et nous n’oublierons pas. Plutôt, nous nous reconstruirons sur ces évidences. Nous ne présupposons aucun nous, ni celui du peuple ni celui de quelque avant-garde de la lucidité. Nous ne voyons pas d’autre « nous », en cette époque, que celui de la netteté des perceptions partagées et de la détermination à en prendre acte, à tous les étages de nos modestes et folles existences. Nous ne visons pas la constitution d’une nouvelle société, mais d’une nouvelle géographie.

 



Source : Courriel à Reporterre
Dessins : © Tommy/Reporterre
- Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
- Titre, chapô et intertitres sont de la rédaction.

dimanche 6 septembre 2020

ANTIPRESSE 249 — Le briefing avec Slobodan Despot

Où il est question du discret retour de la barbarie policière, des prix «Abou Ghraïb» et «Mr Bean» décernés aux Australiens et à M. Poutine respectivement, des votations suisses sur les avions de combat ou la protection de la faune, et de tous les enseignements que nous pouvons retenir de cette situation quant à la nature humaine. Pour s'abonner à l'Antipresse: https://antipresse.net/abonnements/

Le professeur Perronne dénonce 11 scandales dans la gestion de la crise sanitaire. Débat.


Jérôme Rodrigues : «Les Gilets jaunes sont des citoyens en colère venus revendiquer un mieux vivre». Le retour du fond de cuve selon Synergie-Officiers.

L'après-confinement vu par Franjo


Coronagates : entretien entre Chloé F et Amélie Paul: lanceuses d'alerte


samedi 5 septembre 2020

A quoi joue Veran ? A sauve-qui-peut peut-être...


Vers le reconfinement... émission d'Alexis Cossette


« Au rythme actuel avec nos tests RT-PCR, nous allons confiner des dizaines de milliers de gens pour rien », alerte le Dr. Yvon Le Flohic

  Source : https://www.industrie-techno.com/article/au-rythme-actuel-avec-nos-tests-rt-pcr-nous-allons-confiner-des-dizaines-de-milliers-de-gens-pour-rien-alerte-le-dr-yvon-le-flohic.61409

 
  « Au rythme actuel avec nos tests RT-PCR, nous allons confiner des dizaines de milliers de gens pour rien », alerte le Dr. Yvon Le Flohic
 

Membre du collectif de professionnels de santé auteur de deux tribunes publiées cet été pour pousser à la prise en compte de la contamination par aérosol avec notamment le port du masque en lieux clos, le Docteur Yvon Le Flohic est médecin généraliste et ancien membre de la cellule de veille épidémiologique de la grippe H1N1. Depuis plusieurs mois déjà, il questionne la stratégie de dépistage fondée sur les tests RT-PCR. Il explique aujourd’hui pour Industrie & Technologies en quoi l’usage actuel de ces tests de diagnostic pour évaluer la contagiosité des personnes est inefficace et impose des quatorzaines inutiles. Avec la croissance du nombre de nouveaux cas, il alerte sur le coût socio-économique de la multiplication des confinements individuels. Repenser la doctrine française s’impose.

Industrie & Technologies : Vous vous interrogez sur l’inadéquation du dépistage par RT-PCR du Covid-19 pour identifier les patients contagieux. Pourquoi ?

Dr. Yvon Le Flohic : Le test RT-PCR sur prélèvement naso-pharyngé est le principal, sinon le seul, test dont nous disposons. C’est lui qui façonne notre vision de l’épidémie. Mais comme tout test médical, il a ses caractéristiques et ses limites, notamment en termes de sensibilité et de spécificité, qui doivent déterminer son usage. Il n’est pas question de remettre en question la puissance de la technique de RT-PCR, mais il faut comprendre que l’on utilise les tests RT-PCR comme un test de contagiosité sans prendre en compte leurs limites en la matière. Ce qui fait que les tests RT-PCR pratiqués actuellement en France sont de mauvais tests de contagiosité. Or c’est sur eux que l’on se base pour isoler les personnes infectées – ce qui peut avoir de lourdes conséquences personnelles et sociales –  et pour, conjointement avec les mesures de prévention comme le port du masque, ralentir la propagation de l’épidémie. L’enjeu est donc majeur, d’autant plus que l’augmentation des nouveaux cas continue.

En quoi les tests RT-PCR sont-ils de mauvais tests de contagiosité ?

Tout d’abord, le test RT-PCR n’est pas un test de la présence du virus mais un test de la présence de séquences génétiques du virus. Or les personnes peuvent excréter des séquences virales sans pour autant excréter de virus vivants. C’est une première raison qui fait que l’on peut être positif à la RT-PCR sans pour autant être contagieux. Par exemple 20, 30 voire 45 jours après le début des symptômes. Deuxième raison : la RT-PCR fonctionne par répétition de cycles de multiplication de la quantité des séquences génétiques cibles présentes dans l’échantillon d’origine jusqu’à atteindre une quantité détectable. C’est ce qui fait la puissance de cette technique : en poussant le nombre de cycles, on peut arriver à détecter de très petites quantités de matériel génétique. Mais c’est aussi un écueil pour mesurer la contagiosité. Car il faut qu’une personne excrète une dose minimale de virus pour qu’elle puisse être contagieuse. C’est le cas pour toute maladie virale : il faut être en contact avec une quantité minimale de virus, ce que l’on appelle l’inoculum, pour être infecté. Avec les dizaines de cycles de PCR utilisés dans les labos pour les tests, on peut très bien sortir positif alors qu’on n’excrète qu’une trop faible quantité de virus pour être contagieux ou à tout le moins pour être fortement contagieux.

Il y a aussi une question de « timing » : on teste parfois trop tôt et souvent trop tard…

La cinétique de l’excrétion du virus n’est effectivement pas bien prise en compte. La quantité de virus excrétée par une personne infectée part de zéro, augmente, atteint un pic puis redescend progressivement, avec parfois des oscillations autour du niveau bas. La pertinence d’un test RT-PCR dépend donc du moment auquel il est réalisé. Si c’est trop proche de la date de contamination, la quantité de virus sera trop faible pour être détectée par la PCR. Le test sera négatif alors que, quelques jours plus tard, la personne excrètera plus de virus et sera contagieuse. C’est pour cela que l’on préconise généralement pour les cas contacts un test 7 jours après la contamination potentielle. D’autre part, on estime aujourd’hui que la plupart des contaminations interviennent entre 2 jours avant l’apparition des symptômes et 7 jours après (hors cas sévères). Environ 50% des contagions auraient  lieu avant le début des symptômes. Cette cinétique est à mettre en relation avec la politique actuelle envers les clusters : le temps de constater des symptômes, d’enregistrer au moins 3 cas positifs, de retracer leurs contacts, de les faire tester et d’obtenir les résultats, on va probablement finir par mettre en quatorzaine des personnes au moment où ils ne sont plus ou presque plus contagieux. C’est à la fois peu efficace pour éteindre les clusters et inutilement pénalisant pour la société.

Est-il possible de mieux tester la contagiosité ? Y a-t-il des alternatives à la RT-PCR ?

Il n’y a pas vraiment d’alternative à la détection du virus par son matériel génétique via la RT-PCR. Les tests sérologiques n’ont pas d’utilité en matière de contagiosité et la troisième catégorie de tests, la détection antigénique, n’est pas là. Mais on peut utiliser la RT-PCR différemment et modifier la politique de dépistage (la doctrine d'emploi) pour tenir compte des caractéristiques des tests et de ce que l’on sait de la contagiosité. En termes de stratégie, plutôt que le dépistage massif et aveugle vers lequel on s’est orienté, il serait plus judicieux de réellement intégrer le fait que l’épidémie se propage majoritairement de lieux clos en lieux clos plutôt que de façon inter-individuelle. Cela voudrait dire cibler le dépistage sur les clusters potentiels. En réalisant des tests plus rapidement, plus facilement et de façon répétée dans le temps pour être le plus réactif possible. Voire pour être préventif. C’est possible d’aller dans cette direction.

Comment faire concrètement ?

Tout d’abord avec des tests salivaires. Les études s’accumulent pour montrer que la RT-PCR pratiquée sur des prélèvements salivaires donne des tests presque aussi performants qu’avec des prélèvements naso-pharyngés. Passer aux salivaires facilite énormément le déploiement de tests : pas besoin d’un technicien en tenue de cosmonaute pour faire un prélèvement. On pourrait le faire chez soi. Donc bien plus rapidement et de façon répétée. Deuxièmement, il serait intéressant d’utiliser une méthode bien connue appelée le pooling : on mélange les échantillons d’un groupe de personnes et on teste le tout. Ce qui permet de dire soit tout le monde est négatif, soit il y a au moins une personne positive dans le lot. C’est moins précis que des tests individuels, évidemment, mais l’intérêt est notamment de pouvoir sécuriser préventivement les communautés les plus à même de devenir des clusters. Prenez par exemple un Ehpad : on pourrait faire deux fois par semaine des prélèvements salivaires de tous les résidents et personnels, mélanger le tout et tester. Cela permettrait de détecter un cluster potentiel au plus tôt. On pourrait faire de même avec des entreprises, des écoles…

Vous remettez aussi en question l’isolement de 14 jours. Pourquoi ? Quelle serait l’alternative ?

Il s’agit de viser des mesures réellement efficaces mais aussi proportionnées. Aujourd’hui, les personnes mises en quatorzaine ne sont souvent pas ou plus contagieuses – rappelons que la contagiosité chute 7 jours après le début des symptômes. Une analyse publiée par le New-York Times le 29 août estime que, sur des ensembles de cas testés positifs – et donc placés en isolement - cet été sur la côte Est des Etats-Unis, 90% n’étaient pas contagieux… Une étude de Harvard Medical School publiée quelques jours plus tôt permet de comprendre pourquoi : des patients non contagieux portant de très faibles quantités de virus ou de simples débris de virus peuvent être positifs à la PCR. Il ne s’agit pas de faux positifs, mais de l’usage à contre-emploi d’un test diagnostic comme un test de contagiosité. En Allemagne, le virologue Christian Drosten, très écouté, propose une approche différente pour les clusters : plutôt que de retracer et tester laborieusement les cas contacts pour mettre les positifs en quatorzaine, isolons immédiatement tous les cas contacts, sans les tester, mais seulement pendant 7 jours. Après quoi, on les teste par RT-PCR en définissant un niveau d’amplification, c’est-à-dire un nombre de cycles de PCR, au-delà duquel on considère qu’il n’y a plus de risque significatif. Ils peuvent alors reprendre leurs activités.

N'est-ce pas risqué ?

Quand bien même on laisserait ainsi passer certaines personnes potentiellement contagieuses, le surcoût sanitaire serait faible puisqu’elles seraient loin d’excréter beaucoup de virus. En revanche, pour ces personnes et la société, le gain de passer de 14 à 7 jours d’isolement serait élevé. C’est une piste. L’idée au fond est d’éviter un confinement individuel qui n’est pas vraiment utile tout en étant plus efficace. Si l’on ne change pas la façon d’utiliser les tests RT-PCR pour prévenir les contagions, nous allons confiner des dizaines de milliers de gens pour rien ou presque. Au rythme actuel, on atteindra dans deux semaines 10 000 à 15 000 nouveaux cas par jour en France. Et autant de personnes isolées pendant 15 jours. L’impact social va finir par être très lourd, avec des entreprises pénalisées, des classes et écoles qui ferment. Il s’agit de mettre en œuvre un confinement à la fois plus efficace, plus déployable, et à la fois moins pénalisant. En utilisant toujours la RT-PCR : nous entendons que les tests RT-PCR donnent de nombreux faux positifs, c'est faux. Ce test est très fiable mais son usage comme test de contagiosité impose des adaptations, et notamment de prendre en compte le niveau d'amplification pour avoir une mesure plus quantitative. Espérons enfin que l'apport rapide de nouvelles techniques nous permette d'agir plus en amont, préventivement, pour sécuriser les communautés et maintenir le plus possible les activités, de façon sécurisée.

jeudi 3 septembre 2020

Info en Questions #13

L’émission hebdomadaire "l'info en QuestionS" est une émission née d'une demande grandissante d'informations libres et échappant à la censure. Les conflits d'intérêts étant désormais légion dans le monde médiatique, une équipe de lanceurs d'alerte s'est mobilisée pour partager ses dernières informations et les questions qu'elles suscitent. Le but de l'émission « l'info en QuestionS » est également d'inviter des experts, des scientifiques et professionnels dans différents domaines afin qu'ils répondent aux questions des citoyens. Notre équipe est à géométrie variable, en fonction des disponibilités de chacun et de chacune. ⚡️Les chaînes de l'équipe⚡️ 👉Jean-Jacques Crèvecoeur : https://www.youtube.com/channel/UCCPk... 👉Ema Krusi : https://www.youtube.com/channel/UCp2r... 👉Chloé F. : https://www.youtube.com/channel/UCYge... 👉Salim Laïbi : https://www.youtube.com/channel/UCAWb... 👉Tal Schaller : https://www.youtube.com/channel/UCsEr... 👉Sophie Meulemans : https://www.youtube.com/channel/UCW0C... Références citées dans cette émission : — Le site présentant toutes les références ayant servi pour la vidéo à laquelle Tal Schaller a participé : http://www.verite-covid19.fr/ — L'interview de Gérard Delépine par Salim Laïbi sur les conséquences du confinement : https://youtu.be/Kwr-3-f-yU8 — L'interview de Denis Rancourt par Jérémie Mercier sur l'inutilité des masques : https://youtu.be/Fvp6uah-2hY — Le site de télérecours français : https://citoyens.telerecours.fr/#/aut... — Le site du magazine Néosanté : https://www.neosante.eu/ — L'interview d'Alexnadra Henrion-Caude par TVLibertés : https://youtu.be/c3V6DxmOy8o — Le site d'Initiative Citoyenne Belgique : http://initiativecitoyenne.be/

Prenez soin de vous, les grands de ce monde s'occupent du reste avec bienveillance : Frédéric Taddeï reçoit Jacques Baud, ancien membre du renseignement suisse pour son livre «Gouverner par les fake news»

Faites preuve de discernement à l'écoute de cette émission, rappelez-vous que Frédéric Taddeï est payé par Poutine :-)

mercredi 2 septembre 2020

Coronagates. Superbe lettre ouverte collective à nos responsables politiques belges - PETITION

SOURCE :  
https://belgiumbeyondcovid.be/petitions/lettre-ouverte-open-brief-covid/#Francais
La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées. Nous demandons la mise sur pied urgente de nouveaux groupes de travail qui puissent enfin proposer des mesures scientifiquement prouvées efficaces, proportionnées au regard des autres problèmes de société et de santé publique, sans effets collatéraux néfastes et dans le respect de l’état de droit, de la démocratie et des libertés individuelles.
 

La gestion de la pandémie nécessite une confrontation large et multidisciplinaire des connaissances et des idées.


La gestion actuelle de la crise sanitaire de la COVID-19 montre énormément de failles et trop d’inadéquation. Elle manque singulièrement de clarté et de transparence. Les questionnements qu’elle provoque restent désespérément sans réponse. Il faut dans les plus brefs délais mettre sur pied un ou plusieurs groupes de travail, indépendants du monde politique, constitués d’un large panel de personnes compétentes dans tous les secteurs impactés par cette crise (médical, santé publique, économie, secteurs sociaux, enseignement, justice, etc, …) et représentatif de l’ensemble des citoyens.

 

La légitimité des experts actuellement aux commandes doit être remise en question.


La crise est actuellement gérée par quelques experts dont les critères de sélection restent jusqu’ici inconnus et incompris. Leurs éventuels conflits d’intérêts ne sont pas déclarés. Trop de décisions ont été basées sur des données scientifiquement infondées et dont les conséquences directes et indirectes ont été sous-évaluées. Le processus d’auto-évaluation tel que prévu par le gouvernement sous forme de Commission Parlementaire ne permettra pas une vraie remise en question, pourtant indispensable. 

 

Les erreurs du passé ne peuvent plus être reproduites. 


Ces groupes de travail devront évaluer objectivement les bénéfices et les conséquences néfastes du système de confinement imposé par le gouvernement afin de les mettre en balance. 

L’efficacité des mesures prises pour limiter la propagation du virus doit être évaluée. Il semble bien que les pays n’ayant pas pris des mesures aussi restrictives que les nôtres n’aient pas été confrontés à une mortalité différente, bien au contraire. Les faits n’ont jamais corroboré aucune des estimations catastrophistes du nombre de décès de certains biostatisticiens et modélisateurs, comme ils n’ont pas pu confirmer les effets espérés du confinement. Confiner les personnes saines n’a aucun fondement scientifique, et confiner les personnes malades avec les personnes saines aura pu favoriser les contaminations entre personnes vivant sous le même toit.

Sur le plan médical, le confinement a entraîné une surmortalité dans les autres pathologies. Des données récentes estiment cette surmortalité à au moins 30% de la surmortalité globale (1), ce qui correspond précisément au nombre de patients « suspects de Covid-19 » et que le gouvernement belge, contrairement à ses voisins, a comptabilisé dans la mortalité liée au Covid-19 surestimant celle-ci de façon importante. D’autres chiffres corroborent ce phénomène puisque les hôpitaux belges ont observé une nette diminution du nombre de patients pris en charge pour infarctus du myocarde pendant la période du confinement, et en France pendant la même période une grosse augmentation du nombre d’arrêts cardiaques extrahospitaliers et un excès de mortalité liées à ceux-ci, qui n’est pas expliquée par l’existence du Covid-19 à lui seul (2, 3). La médecine préventive n’a pu être conduite correctement en particulier les diagnostics de cancer ont diminué de moitié (4) (moins 2500 diagnostics par mois en Belgique) avec une surmortalité attendue également (5,6).

Sur le plan de la santé publique, la Covid-19 doit être remise en perspective de l’ensemble des autres pathologies et les mesures prises ne peuvent plus être disproportionnées au regard d’autres fléaux au moins tout aussi mortels.

Sur le plan psychosocial, le confinement a généré de la violence conjugale et de la maltraitance infantile. Le taux de pauvreté explose et cette dernière est reconnue pour diminuer l’espérance de vie de plusieurs années (7). Le stress sous de nombreuses formes, généré par le confinement, aura sans aucun doute des effets néfastes sur la santé mentale (8).

Sur le plan économique, 50 milliards se sont évaporés. Jamais autant d’argent n’aura été investi pour « sauver » si peu de vies, même dans les estimations les plus folles du nombre de décès soi-disant évités (chiffre qui reste inconnu à ce jour). Tout cet argent ne pourra plus être investi dans des secteurs pourtant tout aussi indispensables comme la sécurité sociale, l’enseignement, la justice et les soins de santé eux-mêmes.

Sur le plan juridique, on constate que bon nombre de mesures, adoptées par l’exécutif, reposent sur des bases légales inadéquates et non valables. Celles-ci ne permettent pas de servir de fondement pour imposer, par exemple, le port obligatoire du masque, le traçage, la distanciation sociale ou interdire les rassemblements. Plus encore, le pouvoir exécutif est incompétent pour accompagner ces mesures des sanctions pénales prévues par la loi de 2007. Les mesures futures doivent être prises dans le respect de la Constitution Belge (9). On ne compte plus les régimes discriminatoires et les différences de traitement entre les différentes professions. Les règles changent sans cesse et ne sont même plus identifiables et ce au mépris de la sécurité juridique. La négligence des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’état de droit est une porte ouverte à poursuivre ou réitérer cette négligence dans le futur pour d’autres prétextes bons ou mauvais. Nous devons sérieusement nous interroger sur le principe de pouvoir porter atteinte à ces valeurs fondamentales quelle que soit la situation. UNIA et l’INDH ont eux-mêmes appelé à la prudence dans le maniement des mesures attentatoires aux droits fondamentaux (10). La justice a été mise à l’arrêt avec des conséquences néfastes pour de nombreuses victimes. La justice et la police ont été détournées de leurs missions habituelles pour faire respecter les directives gouvernementales.

Sur le plan éthique, les principes de justice distributive, de non-malfaisance et d’autonomie qui sont les bases de l’éthique médicale ont été bafoués. L’exemple le plus illustratif est celui des personnes âgées vivant en résidence, qui ont été enfermées contre leur gré, privées de relations sociales et de soins médicaux, soi-disant pour leur bien… Ils représentent la majorité de ces morts « suspects Covid19» dont on peut raisonnablement penser qu’ils sont décédés d’autres choses que l’on a tout simplement pas prises en charge. Chaque personne à risque devrait être libre de se protéger comme bon lui semble. Les experts et le gouvernement semblent ignorer que beaucoup de nos ainés préféraient mourir heureux et entourés que de vivre confinés les derniers mois de leur vie. 

Tous ces éléments sont bien entendus interdépendants et ne peuvent être envisagés séparément.

 

La gestion future de la crise doit être scientifiquement fondée, rationnelle et proportionnée.


Le point actuellement le plus important à débattre est de définir précisément le but des mesures  antiCovid19. Initialement, il fallait éviter la saturation des hôpitaux en aplatissant la courbe, ce qui était compréhensible. Toutefois, aucune donnée objective sur le bénéfice du confinement de l’entièreté de la population n’a été fournie à ce jour. Ensuite, les mesures ont été prolongées et il semble maintenant qu’il faille à tout prix éviter de se faire infecter par un virus dont la dangerosité ne dépasse pas celle de la grippe saisonnière que nous vivons chaque année dans la « quasi » indifférence générale. Cela ne nous paraît plus raisonnable.

Le gouvernement a été jusqu’ici incapable d’organiser un dépistage massif, méthode pourtant reconnue efficace pour isoler les malades et limiter la propagation du virus (11). En lieu et place, les citoyens se voient à nouveau limités dans leurs libertés fondamentales. Ceci n’est plus acceptable.

 
D’autres points majeurs doivent également être débattus.

Le vaccin nous a été présenté d’emblée comme l’unique solution à la fin de cette épidémie, alors que son innocuité, son efficacité et la durée de son éventuelle protection dans le temps sont incertaines. D’autres solutions à moyen ou long terme doivent être envisagées, comme l’immunité collective. En dehors des espaces où la distanciation physique ne peut être respectée, le port du masque n’a strictement aucun intérêt. 

Les risques à long terme liés à l’excès d’hygiène doivent être pris en compte.

 
Il ne peut plus y avoir de victimes collatérales.

Les enfants doivent pouvoir reprendre l’école maternelle, primaire et secondaire dans des conditions normales, moyennant des mesures d’hygiène de base comme le lavage des mains. Des restrictions d’espace et de temps de détente, de jeux ou de relations sociales ne doivent plus exister. Les recommandations très récentes du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies confirment que la fermeture et la réouverture des écoles n’ont pas eu d’impact significatif sur la transmission du virus dans la communauté (12). Nous supportons entièrement l’avis de la Task Force pédiatrique exprimé dans sa carte blanche du 12/08/20 (13).

Les étudiants du supérieur doivent retrouver le chemin des auditoires et de la vie sociale en général. 

Les secteurs de la culture, de l’Horeca, de l’évènementiel doivent pouvoir reprendre leurs activités au plus vite.

 

Les citoyens ont droit à une information objective et honnête.


De façon urgente, les citoyens doivent avoir accès à des informations claires, objectives, professionnelles et indépendantes des médias mainstream  et de leur sensationnalisme. Le climat actuel de covidophobie est tout à fait injustifié et génère une anxiété néfaste pour une partie importante de la population.

 
En définitive, nous demandons la mise sur pied urgente de groupes de travail larges et multidisciplinaires qui puissent enfin proposer des mesures scientifiquement prouvées efficaces, proportionnées au regard des autres problèmes de société et de santé publique, sans effets collatéraux néfastes et dans le respect de l’état de droit, de la démocratie et des libertés individuelles.

"Je signe la lettre ouverte"
Cliquez ici

 

Qui sommes-nous?

 

Le collectif Belgium Beyond Covid (BBC)

Nous sommes un collectif créé initialement par un groupe de médecins /professionnels de la santé à l’initiative du Professeur Pierre-François Laterre et du Docteur Mélanie Dechamps, respectivement Chef de service soins intensifs et Cheffe de clinique adjoint aux Cliniques Universitaires St-Luc UCLouvain.

La volonté du collectif est l’ouverture à d’autres professionnels dont les domaines d’expertise permettent d’objectiver les mesures prises pour contrer l’épidémie. 

C’est avec cet objectif et cet esprit d’ouverture que le collectif a publié la lettre ouverte (lien) reprenant les demandes adressées à notre gouvernement, et avait également participé à la création d’une vidéo mettant en avant les conséquences néfastes liés au confinement.

C’est un véritable cri d’alarme que le collectif lance, car outre les conséquences sur la santé publique et les libertés individuelles, c’est le processus légal et démocratique censé assurer la transparence des décisions et leur évaluation dans le futur qui est mis à mal.

Si l’esprit de la lettre/du collectif fait écho à votre propre opinion, nous vous invitons à nous rejoindre en remplissant le formulaire avec vos noms, prénoms et emails et en indiquant, si tel est le cas, votre propre domaine d’expertise.
C’est aussi pour vous le moyen de rester informé(e)s des nouvelles publiées et actions menées par le collectif.

Vous pouvez nous contacter via le formulaire situé sur la page contact

 

Didier le vrai. Coronagates en chanson...


lundi 31 août 2020

Le Grand Reset selon l'Homme des hommes de Davos


65,9 k abonnés
Je suis heureux de vous retrouver à nouveau pour cette rentrée qui s'annonce chargée! Ce JT du Grenier de l'Eco est consacré au résumé de l'ouvrage de Klaus Schwab, né le 30 mars 1938 à Ravensbourg en Allemagne. C'est un ingénieur et économiste allemand. Il fonde en 1971 le Symposium européen du management, organisé à Davos en Suisse, qui deviendra en 1987 le Forum économique mondial plus connu sous… « Rassemblement de Davos » ! Dans son dernier livre intitulé Covid 19, the Great Reset, il exprime sa vision des choses, une vision, que nous ferions mieux de connaitre tant Klaus Schwab est l'Homme des hommes de Davos depuis presque 50 années. Merci à vous tous pour votre présence. Pour vous abonner gratuitement: www.insolentiae.com Bienvenue dans mon grenier, où je suis toujours très heureux de vous retrouver. Etant un "vieux" à la barbe maintenant blanche, je compte sur votre indulgence pour mes incompétences techniques, mais je suis un dinosaure de l'informatique !! ;) Comme toute analyse j'exprime dans cette vidéo une opinion sur des faits mis en perspective. Cela ne constitue pas la vérité mais des éléments de réflexion à la disposition de tous. A bientôt les amis. Abonnez-vous, partagez sans modération, et "likez" comme on doit dire pour être môôôderne !!! Merci à chacune et chacun de vous pour l'intérêt que vous portez à mon travail. Mille mercis. N'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne Youtube mais aussi à la lettre d'informations gratuite sur le site www.insolentiae.com pour mes chroniques économiques quotidiennes. Charles.

Le Temps des Grands Hommes ! Kennedy à Berlin discours en vostfr



Discours complet

Discours historique de Robert Kennedy Jr. à Berlin le 29 août 2020. Il parle de plusieurs sujets dont la 5G, le Covid19, la crise actuelle, Big Pharma, du nazisme etc. «Ich bin ein Berliner» («Je suis un Berlinois») https://fr.wikipedia.org/wiki/Ich_bin... La vidéo se trouve également dans France Soir qui m'ont demandé si ils pouvaient la relayer : http://www.francesoir.fr/politique-mo... ☑️ Vidéos originales : https://youtu.be/OIVYT796dNo https://www.youtube.com/watch?v=xIW8Q... Me suivre sur les differents réseaux : ☑️ https://lbry.tv/@Miniver:4 ☑️ https://www.facebook.com/Miniver1984

dimanche 30 août 2020

ILS VEULENT SURVIVRE À L'EFFONDREMENT – Les Reportages de Vincent Lapierre


Une étudiante refuse le masque


Le doux parfum de la démocratie – par Bruno Guigue

À l’instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l’ingérence sont toujours à l’affût, chez les autres, de la moindre secousse qu’ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l’impérialisme.
Ces dernières semaines, on a ainsi pu voir comment, ciblant la Biélorussie à l’occasion d’une grave crise politique, les vautours du droit-de-l’hommisme se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale.

On ne fera croire à personne, pourtant, que c’est l’autoritarisme du président Loukachenko, au pouvoir depuis 18 ans, qui arrache des larmes de crocodile à ces belles âmes occidentales. Car le fait est qu’elles sont beaucoup moins regardantes sur le respect des droits de l’homme lorsqu’elles observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident.
Macron est un soutien du dictateur Ben Salmane
En réalité, s’il est pris pour cible, c’est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu’il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d’une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu’elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une politique d’ingérence se faire au profit de qui que ce soit d’autre que de celui qui la pratique.
Au IVe siècle avant notre ère, Aristote ironisait déjà en faisant observer que “nous n’allons tout de même pas, nous les Grecs, nous mettre à délibérer sur les affaires qui concernent les Scythes”. Il est ahurissant de voir que l’admission d’une règle aussi simple, dans le cerveau d’homo occidentalis, échoue encore à passer la rampe de la perception la plus élémentaire.
On se demande bien à quel titre les régimes politiques occidentaux, d’ailleurs, sont fondés à donner des leçons de morale à la planète entière. Et il faut vraiment que le monde ait été frauduleusement mis à l’envers pour qu’on finisse par prendre leur propension historique au crime de masse pour un certificat de vertu et d’exemplarité.

 À croire que l’idéologie dans laquelle nous barbotons comme des canards a de surprenantes vertus alchimiques : elle transforme la fange en parfum. La politique occidentale a beau empiler les cadavres, cette compulsion n’est jamais imputée à son essence même. Sa brutalité n’est qu’accident de l’histoire, égarement passager, vagues péripéties rapidement plongées dans l’oubli par les mécanismes de la mémoire sélective.

On peut vitrifier les Libyens à sa guise, transformer l’Afghanistan en champ de ruines, livrer les Syriens à Al-Qaida, tenter de mettre l’Iran à genoux, faire mourir les enfants vénézuéliens en les privant de médicaments, après tout ce n’est jamais que du menu fretin. De la volaille au teint basané vouée à l’immolation sacrificielle par les grands prêtres de la et des droits de l’homme.

Sur l’échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire !

Source :  https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/le-doux-parfum-de-la-democratie-par-bruno-guigue/


Ancien haut fonctionnaire, chercheur en philosophie politique et observateur de la vie internationale, Bruno Guigue dénonce l’ingérence occidentale dans la crise biélorusse. A l'instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l'ingérence sont toujours à l'affût, chez les autres, de la moindre secousse qu'ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l'impérialisme. Bruno Guigue est né en 1962 à Toulouse. Ancien haut fonctionnaire, il est chercheur en philosophie politique et analyste politique français. Ces dernières semaines, on a ainsi pu voir comment, visant la Biélorussie à l'occasion d'une grave crise politique, les vautours du droit-de-l'hommisme se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d'en faire un nouveau Bantoustan au profit de l'oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale. On ne fera croire à personne, pourtant, que c'est l'autoritarisme du président Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans, qui arrache des larmes de crocodile à ces belles âmes occidentales. Car le fait est qu'elles sont beaucoup moins regardantes sur le respect des droits de l'homme lorsqu'elles observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident. Lire aussi Bernard-Henri Lévy à Paris en octobre 2019 (image d'illustration). «Toujours plus loin que les autres» ? BHL s'invite dans la cause de l'opposition biélorusse En réalité, s’il est pris pour cible, c'est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu'il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d'une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu'elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d'homme, on n'a jamais vu une politique d'ingérence se faire au profit de qui que ce soit d'autre que de celui qui la pratique. Au IVe siècle avant notre ère, Aristote ironisait déjà en faisant observer : «Nous n'allons tout de même pas, nous les Grecs, nous mettre à délibérer sur les affaires qui concernent les Scythes». Il est ahurissant de voir que l'admission d'une règle aussi simple, dans le cerveau d'homo occidentalis, échoue encore à passer la rampe de la perception la plus élémentaire. Sur l'échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions On se demande bien à quel titre les régimes politiques occidentaux, d'ailleurs, sont fondés à donner des leçons de morale à la planète entière. Et il faut vraiment que le monde ait été frauduleusement mis à l'envers pour qu'on finisse par prendre leur propension historique au crime de masse pour un certificat de vertu et d'exemplarité. A croire que l'idéologie dans laquelle nous barbotons comme des canards a de surprenantes vertus alchimiques : elle transforme la fange en parfum. La politique occidentale a beau empiler les cadavres, cette compulsion n'est jamais imputée à son essence même. Sa brutalité n'est qu'accident de l'histoire, égarement passager, vagues péripéties rapidement plongées dans l'oubli par les mécanismes de la mémoire sélective. On peut vitrifier les Libyens à sa guise, transformer l'Afghanistan en champ de ruines, livrer les Syriens à al-Qaïda, tenter de mettre l’Iran à genoux, faire mourir les enfants vénézuéliens en les privant de médicaments, après tout ce n'est jamais que du menu fretin. De la volaille au teint basané vouée à l'immolation sacrificielle par les grands prêtres de la démocratie et des droits de l'homme. Sur l'échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire !

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/opinions/78223-ingerence-occident-manifestation-bielorussie-doux-parfum-democratie-par-bruno-guigue

[Coronagates] Soumission à l'autorité médiatique


lundi 24 août 2020

Prenez soin de vous, les grands de ce monde s'occupent du reste : The Great Reset: A Unique Twin Summit to Begin 2021



traduction au bas du texte original

Il faut que tout change... pour que rien ne change.





  • “The Great Reset” will be the theme of a unique twin summit in January 2021, convened by the World Economic Forum.
  • “The Great Reset” is a commitment to jointly and urgently build the foundations of our economic and social system for a more fair, sustainable and resilient future.
  • It requires a new social contract centred on human dignity, social justice and where societal progress does not fall behind economic development.
  • The global health crisis has laid bare longstanding ruptures in our economies and societies, and created a social crisis that urgently requires decent, meaningful jobs.
  • The twin summit will be both in-person and virtual, connecting key global governmental and business leaders in Davos with a global multistakeholder network in 400 cities around the world for a forward-oriented dialogue driven by the younger generation.
Speakers for 1430 livestream:
  • Victoria Alonsoperez, Founder and Chief Executive Officer, Chipsafer, Uruguay, and a Young Global Leader
  • Caroline Anstey, President and Chief Executive Officer, Pact, USA
  • Ajay S. Banga, Chief Executive Officer, Mastercard, USA
  • Sharan Burrow, General Secretary, International Trade Union Confederation (ITUC), Brussels
  • Ma Jun, Chairman, Green Finance Committee, China Society for Finance and Banking, and a Member of the Monetary Policy Committee of the People’s Bank of China;
  • Bernard Looney, Chief Executive Officer, bp, United Kingdom
  • Juliana Rotich, Venture Partner, Atlantica Ventures, Kenya
  • Bradford L. Smith, President, Microsoft, USA
  • Nick Stern, Chair, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, United Kingdom
Geneva, Switzerland, 3 June 2020 – “The Great Reset” will be the theme of a unique twin summit to be convened by the World Economic Forum in January 2021. The 51st World Economic Forum Annual Meeting will bring together global leaders from government, business and civil society, and stakeholders from around the world in a unique configuration that includes both in-person and virtual dialogues.
“We only have one planet and we know that climate change could be the next global disaster with even more dramatic consequences for humankind. We have to decarbonize the economy in the short window still remaining and bring our thinking and behaviour once more into harmony with nature,” said Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman of the World Economic Forum.
“In order to secure our future and to prosper, we need to evolve our economic model and put people and planet at the heart of global value creation. If there is one critical lesson to learn from this crisis, it is that we need to put nature at the heart of how we operate. We simply can’t waste more time,” said HRH The Prince of Wales.
“The Great Reset is a welcome recognition that this human tragedy must be a wake-up call. We must build more equal, inclusive and sustainable economies and societies that are more resilient in the face of pandemics, climate change and the many other global changes we face,” said António Guterres, Secretary-General, United Nations, New York.
“A Great Reset is necessary to build a new social contract that honours the dignity of every human being,” added Schwab “The global health crisis has laid bare the unsustainability of our old system in terms of social cohesion, the lack of equal opportunities and inclusiveness. Nor can we turn our backs on the evils of racism and discrimination. We need to build into this new social contract our intergenerational responsibility to ensure that we live up to the expectations of young people.”
“COVID-19 has accelerated our transition into the age of the Fourth Industrial Revolution. We have to make sure that the new technologies in the digital, biological and physical world remain human-centred and serve society as a whole, providing everyone with fair access,” he said.
“This global pandemic has also demonstrated again how interconnected we are. We have to restore a functioning system of smart global cooperation structured to address the challenges of the next 50 years. The Great Reset will require us to integrate all stakeholders of global society into a community of common interest, purpose and action,” said Schwab. “We need a change of mindset, moving from short-term to long-term thinking, moving from shareholder capitalism to stakeholder responsibility. Environmental, social and good governance have to be a measured part of corporate and governmental accountability,” he added.
This innovative summit will be a very different Annual Meeting, reflecting the spirit of the Great Reset. It will provide a unique opportunity at the beginning of 2021 to bring together the key global government and business leaders in Davos, yet framed within a global multistakeholder summit driven by the younger generation to ensure that the Great Reset dialogue pushes beyond the boundaries of traditional thinking and is truly forward-oriented.
To do so, the World Economic Forum will draw on thousands of young people in more than 400 cities around the world (the Global Shapers Community) who will be interconnected with a powerful virtual hub network to interact with the leaders in Davos. Each of those hubs will have an open house policy to integrate all interested citizens into this dialogue, making the Annual Meeting open to everyone. In addition, global media and social media networks will mobilize millions of people, enabling them to share their input while also providing them with access to the Annual Meeting discussions in Davos.
The announcement of the Great Reset was made by HRH The Prince of Wales and Professor Schwab during a virtual meeting, followed by statements by UN Secretary-General António Guterres and IMF Managing Director Kristalina Georgieva.
Their statements were supported by voices from all stakeholder groups of global society, including Victoria Alonsoperez, Founder and Chief Executive Officer, Chipsafer, Uruguay, and a Young Global Leader; Caroline Anstey, President and Chief Executive Officer, Pact, USA; Ajay S. Banga, Chief Executive Officer, Mastercard, USA; Sharan Burrow, General Secretary, International Trade Union Confederation (ITUC), Brussels; Ma Jun, Chairman, Green Finance Committee, China Society for Finance and Banking, and a Member of the Monetary Policy Committee of the People’s Bank of China; Bernard Looney, Chief Executive Officer, bp, United Kingdom; Juliana Rotich, Venture Partner, Atlantica Ventures, Kenya; Bradford L. Smith, President, Microsoft, USA; and Nick Stern, Chair, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, United Kingdom.
In the run-up to the Annual Meeting, the Forum will host a virtual series, The Great Reset Dialogues. These dialogues are a joint initiative of the World Economic Forum and HRH The Prince of Wales. Contributions to the Great Reset will also be invited through UpLink, the World Economic Forum’s digital platform to crowdsource innovations for the Sustainable Development Goals.
The map below shows the location of Hubs of the World Economic Global Shapers Community: More than 420 Hubs and 11,000 Global Shapers and alumni.
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Source :  https://www.weforum.org/great-reset/about

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 La Grande Réinitialisation : Un Sommet Jumeaux Unique débutera en 2021

« La Grande Réinitialisation » sera le thème d’un sommet unique en janvier 2021, organisé par le Forum économique mondial.
« The Great Reset » est un engagement à bâtir conjointement et de toute urgence les bases de notre système économique et social pour un avenir plus juste, durable et résilient.
Elle exige un nouveau contrat social centré sur la dignité humaine, la justice sociale et où le progrès sociétal ne se trouve pas en deçà du développement économique.
La crise mondiale de la santé a mis à nu des ruptures de longue date dans nos économies et nos sociétés, et a créé une crise sociale qui nécessite de toute urgence des emplois décents et significatifs.


Le double sommet sera à la fois en personne et virtuel, reliant les principaux dirigeants d’entreprises et de gouvernements mondiaux à Davos avec un réseau multipartite mondial dans 400 villes à travers le monde pour un dialogue orienté vers l’avenir poussé par la jeune génération.

Haut-parleurs pour 1430 livestream :

Victoria Alonsoperez, fondatrice et directrice générale de Chipsafer, en Uruguay, et jeune leader mondial
Caroline Anstey, présidente-directrice générale, Pact, États-Unis
Ajay S. Banga, Directeur général, Mastercard, États-Unis
Sharan Burrow, Secrétaire générale, Confédération syndicale internationale (CSI), Bruxelles
Ma Jun, présidente du Comité des finances vertes de la China Society for Finance and Banking et membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine ;Bernard Looney, Directeur général, bp, Royaume-Uni; Juliana Rotich, associée en capital-risque, Atlantica Ventures, Kenya
Bradford L. Smith, président, Microsoft, États-Unis
Nick Stern, président, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, Royaume-Uni.

Genève, Suisse, 3 juin 2020 – « La Grande Réinitialisation » sera le thème d’un sommet jumeau unique qui sera convoqué par le Forum économique mondial en janvier 2021. La 51e réunion annuelle du Forum économique mondial réunira des dirigeants mondiaux du gouvernement, des entreprises et de la société civile, ainsi que des intervenants du monde entier, dans une configuration unique qui comprend des dialogues en personne et virtuels.

 « Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’humanité. Nous devons décarboner l’économie dans le court laps de temps qui nous reste et ramener notre pensée et notre comportement en harmonie avec la nature », a déclaré Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial.

« Afin d’assurer notre avenir et de prospérer, nous devons faire évoluer notre modèle économique et placer les gens et la planète au cœur de la création de valeur mondiale. S’il y a une leçon essentielle à tirer de cette crise, c’est que nous devons mettre la nature au cœur de notre façon de fonctionner. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps », a déclaré SAR le prince de Galles.


« La Grande Réinitialisation est une reconnaissance bienvenue du fait que cette tragédie humaine doit être un signal d’alarme. Nous devons bâtir des économies et des sociétés plus égales, inclusives et durables qui soient plus résilientes face aux pandémies, aux changements climatiques et aux nombreux autres changements mondiaux auxquels nous sommes confrontés », a déclaré António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, New York.

« Une grande remise à zéro est nécessaire pour construire un nouveau contrat social qui honore la dignité de chaque être humain », a ajouté M. Schwab. « La crise sanitaire mondiale a mis à nu le caractère insoutenable de notre ancien système en termes de cohésion sociale, de manque d’égalité des chances et d’inclusivité. Nous ne pouvons pas non plus tourner le dos aux maux du racisme et de la discrimination. Nous devons intégrer dans ce nouveau contrat social notre responsabilité intergénérationnelle de veiller à ce que nous vivionsaux attentes des jeunes. »

« La COVID-19 a accéléré notre transition vers la quatrième révolution industrielle. « Nous devons nous assurer que les nouvelles technologies dans le monde numérique, biologique et physique restent centrées sur l’homme et servent la société dans son ensemble, en offrant à tous un accès équitable », a-t-il déclaré.

« Cette pandémie mondiale a également démontré à quel point nous sommes interreliés. Nous devons rétablir un système de coopération mondiale intelligente structuré pour relever les défis des 50 prochaines années. La Grande Réinitialisation nous obligera à intégrer tous les acteurs de la société mondiale dans une communauté d’intérêts, d’objectifs et d’actions communs », a déclaré M. Schwab. « Nous avons besoin d’un changement de mentalité, de passer de la pensée à court terme à la pensée à long terme, de passer du capitalisme actionnaire à celui des parties prenantes.



Ce sommet novateur sera une réunion annuelle très différente, reflétant l’esprit de la Grande Réinitialisation. Il s’agira d’une occasion unique, au début de 2021, de réunir les principaux dirigeants du gouvernement et du monde des affaires à Davos. mais encadrés dans un sommet multipartite mondial poussé par la jeune génération pour faire en sorte que le dialogue de la Grande Réinitialisation dépasse les limites de la pensée traditionnelle et soit véritablement tourné vers l’avenir.

Pour ce faire, le Forum économique mondial fera appel à des milliers de jeunes dans plus de 400 villes à travers le monde (la Global Shapers Community) qui seront interconnectés avec un puissant réseau de hub virtuel pour interagir avec les dirigeants à Davos. Chacun de ces carrefours aura une politique de portes ouvertes pour intégrer tous les citoyens intéressés dans ce dialogue.
rendre l’assemblée annuelle ouverte à tous. En outre, les médias mondiaux et les réseaux sociaux mobiliseront des millions de personnes, leur permettant de partager leurs commentaires tout en leur donnant accès aux discussions de l’Assemblée annuelle à Davos.

L’annonce de la Grande Réinitialisation a été faite par SAR le Prince de Galles et le Professeur Schwab lors d’une réunion virtuelle, suivie par les déclarations du Secrétaire général des Nations Unies António Guterres et de la Directrice générale du FMI Kristalina Georgieva.
Leurs déclarations ont été appuyées par des voix de tous les groupes d’intervenants de la société mondiale, y compris Victoria Alonsoperez, fondatrice et directrice générale de Chipsafer, en Uruguay, et une jeune dirigeante mondiale; Caroline Anstey, présidente-directrice générale, Pact, États-Unis; Ajay S. Banga, Directeur général, Mastercard, États-Unis; Sharan Burrow, Secrétaire générale, Confédération syndicale internationale (CSI), Bruxelles; Ma Jun, Présidente, Comité des finances vertes, China Society for Finance and Banking, et membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine; Bernard Looney, Président-directeur général de bp, Royaume-Uni; Juliana Rotich, Venture Partner, Atlantica Ventures, Kenya; Bradford L. Smith, Président, Microsoft, États-Unis; et Nick Stern, Président, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, United Kingdom.

À l’approche de l’assemblée annuelle, le Forum organisera une série virtuelle intitulée The Great Reset Dialogues. Ces dialogues sont une initiative conjointe du Forum économique mondial et de SAR le Prince de Galles. Les contributions à la Grande Réinitialisation seront également invitées par UpLink, la plateforme numérique du Forum économique mondial pour les innovations de crowdsource pour les Objectifs de développement durable.

La carte ci-dessous montre l’emplacement des Hubs de la Communauté Mondiale des Shapers Economiques : Plus de 420 Hubs et 11000 Global Shapers et alumni.

a map of the world with 420 red dots showcasing the location of key global shapers hubs