samedi 4 juillet 2026

The Changing Face of Fascism in Latin America: From the General’s Silence to the Showman’s Scream

 

vendredi 3 juillet 2026

La preuve historique que la Russie a été trompée par les Etats-Unis et l'OTAN

Source :  https://upr.fr/actualites/la-preuve-historique-que-la-russie-a-ete-trompee-par-les-etats-unis-et-lotan

En France, la rhétorique officielle qualifie régulièrement Vladimir Poutine de « nouvel Hitler ». Ceux qui refusent l'e…

02 juillet 2026 3 min

En France, la rhétorique officielle qualifie régulièrement Vladimir Poutine de « nouvel Hitler ». Ceux qui refusent l’escalade militaire ou la guerre contre la Russie se voient quant à eux insultés et qualifiés de « collabos » dotés de « l’esprit munichois ».

Cette accusation fait directement référence aux Accords de Munich du 30 septembre 1938 entre Adolf Hitler, Benito Mussolini, Neville Chamberlain et Édouard Daladier, restés célèbres dans l’histoire comme le symbole de la duplicité du dictateur allemand et de la naïveté présumée des démocraties britanniques et françaises.

Pourtant, si l’on souhaite analyser la situation à travers le prisme de la comparaison historique, les relations entre la Russie d’un côté, et les États-Unis, l’Europe et l’OTAN de l’autre depuis l’effondrement de l’URSS, montrent un schéma exactement inverse à celui de Munich. Ce ne sont pas les Occidentaux qui ont été bernés par la Russie, c’est l’inverse. La Russie a été dupée par l’Occident à au moins deux moments décisifs au cours des 40 dernières années.

L’accord de Minsk II (12 février 2015)

Lors de la signature de l’accord de Minsk II, le président russe pensait que la France et l’Allemagne useraient de leur prestige et de leur influence pour faire appliquer avec neutralité le cessez-le-feu conclu avec l’Ukraine. Poutine a en réalité été dupé par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.

Ces deux anciens dirigeants ont eux-mêmes reconnu plus tard qu’ils ne cherchaient qu’à gagner du temps pour permettre à l’Ukraine de s’armer avant de combattre la Russie.

Pour aller plus loin : retrouvez l’analyse de cette déclaration dans l’article de Marianne : Les accords de Minsk devaient donner du temps à l’Ukraine : Angela Merkel jette un pavé dans la mare.

L’effondrement de l’URSS et les promesses de non-extension de l’OTAN

La seconde tromperie remonte à la dislocation du bloc soviétique. Les autorités russes expliquent aujourd’hui que les Américains (notamment le président George H. W. Bush) avaient juré à Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN ne profiterait pas de la situation pour s’étendre à l’Est ou menacer la sécurité russe. C’est pourtant exactement ce qui s’est produit, bien que les Occidentaux nient aujourd’hui l’existence d’une telle promesse.

Le témoignage de Jack Matlock, ambassadeur des États-Unis en Union soviétique de 1987 à 1991, vient pourtant confirmer la version russe :

« Nous avons donné des assurances catégoriques à Gorbatchev que, si l’Allemagne réunifiée pouvait rester dans l’OTAN, l’OTAN ne serait pas déplacée vers l’est. »

Conclusion : un dialogue rompu et des risques d’escalade mondiale

Le débat apparaît ainsi clos : depuis 40 ans, les Russes disposent des raisons les plus solides pour ne plus croire les promesses faites par l’Occident.

Ce sentiment est renforcé par le rôle délétère joué en avril 2022 par le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui s’est rendu sur place pour inciter Volodymyr Zelensky à refuser l’accord de paix alors en négociation grâce à la médiation de la Turquie (voir à ce sujet l’article de la Tribune de Genève : Ukraine : un document secret aurait pu mettre fin à la guerre).

En analysant la situation en conscience, force est de constater que ce sont les dirigeants occidentaux, sélectionnés par l’État profond américain et européen, qui font tout pour provoquer la Russie année après année, au risque de déclencher une Troisième Guerre mondiale.

Il est désolant et scandaleux de voir qu’un débat sur un sujet d’une gravité si immense est de facto interdit dans les médias grand public en France. Il est criminel de constater que tout est mis en œuvre pour que ces médias ne donnent la parole — de Jordan Bardella à Raphaël Glucksmann — qu’aux seuls candidats à l’élection présidentielle ayant fait allégeance aux mensonges de la propagande officielle.

jeudi 2 juillet 2026

Neutrality Studies Weekly Recap #25

 

mercredi 1 juillet 2026

L’Occident n’a plus peur de la Russie


 Chers amis de Paix et Guerre, Au programme de cette Mondoscopie, 129e édition : 1) Iran : le MOU, jeu de dupes américain 2) Russie : le dilemme tragique de Vladimir Poutine Pour rejoindre et devenir membre du Cercle Paix et Guerre afin d'avoir accès à de nouveaux contenus exclusifs :    / @cgalacteros   🌐 Merci à notre partenaire NordVPN pour son soutien tout au long de l’année : https://nordvpn.com/galacteros Merci de liker et partager cette vidéo de vous abonner sans oublier d’activer la petite 🔔 vous permettant de recevoir nos alertes. Soutenez nous: https://fr.tipeee.com/paix-et-guerre-... Bonne écoute, CG Chapitres : 00:00 Introduction 04:48 Iran : le MOU, jeu de dupes américain 17:39 Russie : le dilemme tragique de Vladimir Poutine 38:05 Conclusion This channel is available with subtitles in English 👉 CC 该频道提供中文字幕 👉 CC Этот канал доступен с субтитрами на русском языке 👉 CC Este canal está disponible con subtítulos en español 👉 CC Dieser Kanal ist mit Untertiteln auf Deutsch verfügbar 👉 CC 👉 CC هذه القناة متاحة مع ترجمة نصية باللغة العربية

mardi 30 juin 2026

L’Iran BOMBARDE huit bases américaines après l’attaque ratée de Trump | KJ Noh


 L’analyste géopolitique KJ Noah évoque le déclenchement d’une guerre renouvelée entre les États-Unis et l’Iran, alors que les deux pays échangent d’importantes frappes pendant la nuit.  
Après l’émission, rejoignez le livestream de DD Geopolitics pour poursuivre la conversation :  https://www.youtube.com/live/ZaQ62yqt3Q4  
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samedi 27 juin 2026

L'ENJEU UKRAINIEN À L’ÈRE IMPÉRIALISTE - avec Annie LACROIX-RIZ


 Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot, est spécialiste des relations inter-européennes et Europe-États-Unis et des classes dirigeantes françaises au 20e siècle. Elle prépare un ouvrage sur le mythe de l’aide américaine, du Prêt-Bail au Plan Marshall (1941-1950). Elle a notamment publié :
  • Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, nouvelle édition augmentée, 2010 ;
  • Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, nouvelle édition augmentée, 2010 ;
  • De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008 ;
  • L’Histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2012 ;
  • Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Paris, Armand Colin, 2013 ;
  • Aux Origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, nouvelle édition augmentée, 2016 ;
  • Les Elites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Dunod-Armand Colin, 2016 ;
  • La Non-épuration en France de 1943 aux années 1950, Paris, Dunod-Armand Colin, 2019 ;
  • Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949, Paris, Delga, 2020.
Bibliographie complète :
  • Voir notamment la thèse, essentielle, du chercheur germano-polonais Grzegorz Rossolinski-Liebe : Stepan Bandera, The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist. Fascism, Genocide and Cult, Stuttgart, ibidem Press, 2014 (sa thèse) et « Debating, obfuscating and disciplining the Holocaust: Post-Soviet historical discourses on the OUN-UPA and other Nationalist movements », East European Jewish Affairs, vol. 42, n° 3, December 2012, p. 199-241, en ligne (« The OUN and Ethnic and Political Violence During and Ater the Second World War », p. 201-204), article qui résume la thèse.
  • Christopher Simpson, Blowback. America’s recruitment of Nazis and its effects on the Cold War, New York, Weidenfeld & Nicolson, 1988 (Der amerikanische Bumerang : NS-Kriegsverbrecher im Sold der USA, 1988), à paraître chez Delga, sous l’excellent titre allemand: Le boomerang américain : les criminels de guerre nazis à la solde des États-Unis, avec ma préface.
  • Richard Breitman et Norman Goda, , Hitler’s Shadow : Nazi War Criminals, US Intelligence and the Cold War, National Archives, 2010, http://www.archives.gov/iwg/reports/h..., dont le stupéfiant chapitre 5 « Collaborators : Allied intelligence and the Organization of Ukrainian Nationalists », p. 73-97. Traduction française récente, que je ne connais pas, À l’ombre d’Hitler, préface d’Éric Branca, Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2022.
  • Charles Bloch, Le IIIè Reich et le monde, Paris, Imprimerie nationale, 1986.
  • Fritz Fischer, ressortissant de RFA, ancien nazi nommé professeur à l’université de Hambourg en 1942, remarquable spécialiste des Buts de guerre de l’Allemagne impériale 1914-1918 ‑‑ traduction, très adoucie-censurée, du titre clair « La recherche de la puissance mondiale » Griff nach der Weltmacht, 1961, qui a fait scandale dans l’Allemagne d’Adenauer (et bien au-delà).
  • Raùl Hilberg, La destruction des juifs d’Europe, Paris, Gallimard, 1991, 2 vol.
  • Gregor Mitrovich, Undermining the Kremlin : America’s strategy to subvert the Soviet Bloc, 1947-1956, Ithaca, Cornell University Press, 2009 (1e édition 2000).
  • Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich, Le choix de la défaite, Paris, Armand Colin, 2010.
  • Aux Origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga, Le temps des cerises, 2016.
Non cités, mais importants, voire essentiels :
  • Sigmund Diamond, Compromised Campus : the collaboration of Universities with the Intelligence Community, 1945-55, New York, Oxford University Press, 1992, sur l’embauche des Européens de l’Est collaborationnistes, ex-soviétiques ou non, dans les universités américaines, dont Nicolas Poppe (dont j’ai écorché le nom pendant la conférence).
  • Uki Goñi, The Real Odessa : smuggling the Nazis to Perón’s Argentina, London, Granta Books, 2002, traduction, La véritable opération Odessa, La fuite des nazis vers l'Argentine, Paris, Delga, 2021.
  • Richard Aldrich, The hidden hand : Britain, America, and Cold War secret intelligence, London, John Murray, 2001.
  • Benjamin Tromly, Cold War Exiles and the CIA. Plotting to free Russia, Oxford, Oxford University Press, 2019.
  • Stewart A. Stehlin, Weimar and the Vatican 1919-1933, German-Vatican Diplomatic Relations in the Interwar Years, Princeton, Princeton University Press, 1983.
  • Douglas Tottle, pionnier pas cité sur le nazisme dans l’Ukraine uniate, Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto, Progress Book, 1987, ouvrage en ligne.