Le Monde Moderne
"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
vendredi 18 mars 2022
EUROPE : LE CHOIX DU SUICIDE 18.3.2022 — Le briefing avec Slobodan Despot
Antipresse
Guerre Russie-Ukraine, dernière carte de l'oligarchie financière ?
Solidarité et Progrès
jeudi 17 mars 2022
‘Ukrisis’-10 : face à l’Énigme du Sphinx-‘Ukrisis’
18 mars 2022 (05H30) – Même si l’on en comprend le sens, c’est tout de même une drôle de phrase, dans son phrasé étrangement mélodique et les mots choisis pour être dit sèchement, de la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki avant-hier lors de sa conférence de presse quotidienne :
« Nous ne sommes pas intéressés par une Troisième Guerre mondiale » (“We are not interested in getting into World War III”).
L’esprit de la bureaucratie qui ne doit rien laisser paraître d’une “absence de contrôle” des choses, et l’“art” suspect de la communication conduisent à des paroles surréalistes, ou bien effrayantes, ou bien pathologiques, ou bien d’un humour absurde remarquable, par rapport à l’enjeu bien réel évoqué. C’est une conséquence des pressions de la formidable puissance déchaînée de la communication dans cette ‘Ukrisis’. L’esprit et son jugement sont horriblement tordus, essentiellement lorsqu’il y a une ligne impératives à suivre qui est de ce qu’on juge être le pire du pire, et le résultat est souvent étrange et rocambolesque, sinon bouffon, malgré l’affreuse et terrible gravité de la chose.
Je l’ai déjà écrit et je le récris pour la nième fois mais en n’étant pas sûr que cela suffise pour expliquer mon attitude, – ceci, à propos de l’attaque des tours de Manhattan :
« D'abord, il y a ceci : en même temps que nous subissions cet événement d’une force et d’une ampleur extrêmes, nous observions cet événement en train de s’accomplir et, plus encore, nous nous observions les uns les autres en train d'observer cet événement. L’histoire se fait, soudain dans un déroulement explosif et brutal, nous la regardons se faire et nous nous regardons en train de la regarder se faire... »
Ces deux phrases, qui semblaient un constat audacieux mais innocent lorsqu’elles furent écrites (en 2003), apparaissent aujourd’hui comme un formidable piège, une sorte d’encalminage dans une Mer des Sargasses grande comme un océan que serait devenue la communication, où nous nous débattons tous... Il y ceux qui croient (d)écrire le vrai et qui se laissent porter par cet espèce de paradis artificiel qu’est cette étrange sensation de sûreté aveugle, comme si l’on avait, au large de la tempête d’une trouille immense et bien dissimulée, sa carte de membre actif du ‘Camp du Bien’, et que l’on est sans jugement du monde, sans angoisse du reste, sans doute de sa conscience, sans rien du tout sur rien du tout ; il y a ceux qui se sentent, soudain ou peu à peu je ne sais, paralysés comme par le venin d’une araignée mais les yeux bien ouverts, l’attitude dans ce cas prenant la forme du doute, de l’incertitude, de la crainte du chaos tourbillonnant dans une apparence de vide où se dissimulent les fragments épars d’une formidable vérité-de-situation. Je vous laisse deviner où chacun-pour-soi se situe.
Dans ce que j’appelais il y a une ou deux semaines le “brouillard de la communication” (comme il y a le “brouillard de la guerre”), se doublant entretemps d’une sorte de “brouillage de la communication”, nous nous découvrons comme encalminés dans cette “Mer des Sargasses grande comme un océan” qui irait battre jusqu’aux rivages des frontières ultimes du monde, là où errait le divin Ulysse... Ce que j’écrivis il y a deux semaines, lorsqu’est apparue l’expression forgée d’elle-même de ‘Ukrisis’ s’est trouvé multiplié par dix, par mille, que sais-je et qu’importe la comptabilité...
« Avec la guerre de l’Ukraine, la communication est désormais la “communication-devenue-folle”, ce qui correspond à notre expression de ces “temps-devenus-fous” pour désigner l’actuelle séquence temporelle. La ‘subcrise’ ukrainienne devenue quasiment la Grande Crise tout court a déclenché ce nouveau degré, extraordinaire d’abondance et de puissance, dans la folie de la communication, bien au-delà de la (des) propagande(s). Tous les domaines sont touchés, avec des moyens et des démarches diverses... »
Ces choses que nous suggérons à mesure que défilent follement les heures et les écrits de la “communication-devenue-folle” ne cessent de se concrétiser, de se confirmer avec un ricanement de démence. Nous ne savons plus ni où nous sommes, ni où nous allons, ni qui nous sommes... C’est la valse des étiquettes, vous savez celles qui permettent de garder les références et les positions bien rangées, – et tout juste ai-je l’esprit de songer à ma bouée de sauvetage, à mon filin d’amarrage, à mon “corps mort” comme l’on dit en langage de marin pour désigner quelque socle puissant reposant au fond du plan d’amarrage pour y tenir solidement votre coquille de noix sur cette petite surface de l’eau apaisée au bord des tempêtes du grand large :
« On s’attarde à ce cas de ‘WSWS.org’ parce qu’il s’agit d’un exemple, d’un aspect assez remarquable de la valse folle des positions des uns par rapport aux autres, de la relativité extrême des “lignes”, de l’extrême vacuité des étiquettes volant dans tous les sens, de l’ami temporaire devenait ennemi pour la période, au rythme crisique fou de la communication ; la seule possibilité de stabilité du jugement étant de disposer d’une référence supérieure, fixe, ultime et hors des manigances de la folie humaine (pour nous, on s’en doute, Système et antiSystème, avec charge d’identifier les positions variant follement des acteurs.) »
Nous rendons compte ou pas de toutes les contradictions des uns et des autres, de Zelenski qui demande des armes et des légions otaniennes, mais qui négocie des accords de cessez-le-feu avec la paix en filigrane imprécis et insaisissable, de ces victoires inattendues des Ukrainiens à ces déclarations de Jacques Sapir (par ailleurs dénonciateur catégorique de l’offensive russe) jugeant que
« l’armée ukrainienne est au bord de l’effondrement » et acquiesçant à l’idée qu’il existe notamment « du fait de nos livraisons d’armes et de décapitation de l’état-major, un risque de type libyen, [lorsque] nous avons livré des armes à des groupes anti-Khaddafi qui se sont avérés des groupes djihadistes... »
Ainsi, si l’on s’en tient à la situation opérationnelle (sur le terrain), en arrivons-nous à la dernière derrière accusation en cours contre le Russe, contre Poutine, que je crois avoir entendu (qui n’est sûr de rien ?) de la bouche d’une ravissante jeune femme faisant son compte-rendu à son chef, l’adorable Yann Barthès dans son émission de ‘Quotidien’ de mardi.
L’intervenante énumérait, ou bien psalmodiait toutes ces contradictions, ces inconnues, ces fragments de brouillards épais, – qu’il soit de guerre ou de communication, – et en arrivant à des déclarations diverses ou des silences à-propos du Russe, le président Poutine, et de ses acolytes, et enfin disant (je cite de mémoire, comme s’il s’agissait d’un verbatim pour rendre la phrase plus lourde, plus forte, mais l’esprit y est sans nul doute), – et cela tombant comme un verdict sans retour ni appel :
« C’est la technique russe, avec ces informations contradictoires et ces analyses qui se démentent les unes les autres, mettre le chaos partout dans les esprits, faire naître le doute sur la [vérité-de-situation], alors que tout le monde attendait une victoire-éclair de la Russie... »
Je ne dis rien d’ironique et de critique à ce commentaire rapporté d’une façon (j’insiste) si approximative qu’il pourrait être le mien, tout simplement parce que ce commentaire est vrai, parce que, à un instant ou à un autre, nous avons tous pensé quelque chose dans ce genre. Poutine lui-même, je le sens et je dirais presque “je le sais”, a dû attendre cette issue rapide de l’“opération militaire spéciale” qu’il a ordonnée. Pourtant, cela ne s’est pas produit ; en quelque sorte, et ceci dit avec à peine l’ironie des jeux de mots de rencontre, la voie de la “feuille de route” s’est, si l’on peut dire, complètement “dévoyée”.
Le résultat est qu’à côté de l’escalade militaire qui se fait malgré tout, quoiqu’en veuille la fureur de la communication, dans le désordre cahin-caha par rapport à la terrible échéance parce que, de l’autre côté otanien, on ne tient en aucun cas à intervenir alors que la guerre dure bien plus que l’on ne prévoyait, – à côté, dis-je, il y a l’escalade de la communication qui a très vite approché, sinon dépassé les sommets jusqu’alors atteint dans cette sorte d’échange. Du point de vue de la communication elle-même, parce que pour le reste nous sommes perdus dans le brouillard et le brouillage que sème cette communication, nous avons aisément atteint les sommets nucléaires de la chose.
A l’Ouest, du côté du bloc-BAO, l’invective, l’insulte dominent (Poutine « criminel de guerre », selon Biden) à côté des mesures de “dé-russification” absolument démentes jusqu’à la pathologie de l’absurde s’empilant pour conduire à ce but mythique que nous rappelait un ancien chef-espion :
« Le constat est aussi radical que cette fameuse remarque que nous avons déjà citée, de l’ancien chef du service extérieur de renseignement soviétique Chebarchine : “L’Ouest veut seulement une chose de la Russie : que la Russie n’existe plus”. »
Du côté russe, l’escalade n’est pas celle de l’invective ou de l’insulte, mais celle du constat catastrophique, de la mesure de plus en plus grande sinon gigantesque, de la crise en-cours. De ce point de vue, Poutine devient cataclysmique et catastrophiste, en faisant de cette guerre qui ne s’est peut-être pas déroulée comme prévue, un enchaînement jusqu’au conflit suprême, – non pas du tonnerre de fin du monde de l’arme nucléaire d’ailleurs, mais conflit culturel décisif, voire civilisationnel (comme l’on dit chez nous), à la fois hybride et asymétrique comme l’est la communication... Par exemple, dans son discours du 16 mars, selon une rhétorique qui dit à peu près la même chose, inversée bien entendu, que le bloc-BAO dit de lui, – c’est-à-dire, là aussi mais inversement, “je veux seulement que le bloc-BAO n’existe plus” :
« La domination politique et économique mondiale de l’Occident prend fin. – S’exprimant mercredi, le président russe a proclamé que “le mythe de l'État-providence occidental, des soi-disant milliards de la fortune dorée d'or, s'effondre”. En outre, c'est “la planète entière qui doit payer le prix des ambitions de l'Occident et de ses tentatives pour conserver à tout prix sa domination déclinante”, a déclaré Poutine. »
Je ne crois à aucun des deux cas, aucune des deux voies (disparition de la Russie, disparition du bloc-BAO) comme l’ultimité du paroxysme en cours, parce que ma conviction est que nous sommes d’ores et déjà dans le processus de l’engagement de tous sur une troisième voie. La puissance incroyable de la communication, ici un sénateur (Lindsay Graham) renouvelant publiquement et en dans ce Congrès qui est le Temple de la Démocratie américaniste l’appel à l’assassinat du président Poutine, là Poutine mobilisant dans un discours la Russie, la Sainte-Russie, contre la fameuse “5ème colonne” de toutes les guerres existentielles (« des traîtres à leur pays, ceux qui gagnent de l'argent ici, chez nous, mais qui vivent là-bas »), – ces choses non seulement témoignent mais accélèrent irrésistiblement, jusqu’à la perte de contrôle en cours de réalisation, le processus qui nous dégagent décisivement des circonstances contingentes, de la géopolitique, du jeu classique des puissances et des influences, des postures et des défis idéologiques. Ces choses nous précipitent dans l’univers terrible et sublime de la métahistoire. C’est là, je crois, que l’on peut, que l’on doit parler de Grande Crise (GCES), qui est désormais notre ordonnatrice et comme notre maître impératif et sans réplique, selon une ordonnance divine devant quoi il faut s’incliner...
C’est là encore, sur le chemin de cette phrase, que se dresse l’énigme de ‘Ukrisis’. Nous ne sommes pas dans une guerre qui se terminera avec un vainqueur et un vaincu, fût-ce à coup de canon ou à coup de pseudo-traité ; nous sommes dans le cours de qu’on nomme improprement une “guerre” qui est en train de se transmuter en un événement de fracture furieuse de civilisation, dépassant si largement le cadre de l’événement initial, dans le domaine supérieur de la métahistoire où règnent les dieux...
Ainsi parlait Maffesoli (que je cite décidément bien souvent ces derniers jours, l’occurrence de la communication aidant), – lequel nous soumet l’idée assez banale pour les esprits forts et jubilant de narcissisme, de l’inévitable transmutation comme quelque chose d’une extrême violence et d’une extrême créativité, comme un étrange philtre de transformation du monde préparé par les dieux, catastrophe et espérance mêlées, – et tout cela, selon ma perception, comprimé sinon, transformé par la fantastique vitesse qu’imposent la forme et la force de la communication, qui vous force à vous déprendre du venin de l’araignée.
« Une époque s’achève, une autre est en gestation ... Cela revient à cette formule ancienne, “Ordo ab Chao”, il y a de l’ordre à partir du chaos, à partir du désordre... »
“Ordo ab Chao” que certains disent, comme pensait sans doute secrètement l’alchimiste Isaac Newton, “conscience quantique” : « Le plus grand mystère de l’univers »... L’Énigme suprême n’est pas de tout repos ? Personne n’a jamais dit, à aucun moment, en aucune façon, que l’Énigme suprême pouvait être quelque chose de tout repos. En force de quoi nous y sommes.
Source : https://www.dedefensa.org/article/ukrisis-10-face-a-lenigme-du-sphinx-ukrisis-1
La bataille pour Marioupol
| Position ukrainienne planquée dans un immeuble détruite par un tir précis de char. |
Dernière minute :
Au moment où je termine cet article, l'instrumentalisation occidentale de la destruction du théâtre dramatique de Marioupol que j'évoque en deuxième partie est bien confirmée et dans un paroxysme qui accrédite bien la théorie d'une opération ukrainienne sous faux drapeau destinée à faire monter d'un cran les soutiens militaires à Kiev et les sanctions économiques contre Moscou.
Les ukrainiens, qu'il soient militaires ou civils semblent bien être sacrifiés sur l'autel des intérêts de Washington qui dans sa propagande belliciste accuse aujourd'hui le président russe d'être un "criminel de guerre" (Biden le 16 mars 2022).
Venant de la part d'un pouvoir étasunien qui, pour ne parler que des 30 dernières années, a détruit plus de 5 millions de vies civiles, il fallait oser qualifier le président russe de criminel de guerre alors qu'il n'est que le destructeur des intérêts de sa ploutocratie mondialiste !
| Un immeuble d'habitations de Marioupol sous le porche duquel se cache un char ukrainien, utilisant la population civile comme bouclier humain. |
Les combats pour le contrôle de Marioupol font désormais rage dans le centre ville de cette grande ville portuaire et industrielle du Donbass, où depuis 10 jours plusieurs unités ukrainiennes parmi lesquelles de nombreux volontaires et radicaux nationalistes se sont retranchées devant l'avancée des troupes russes et républicaines.
La libération de Marioupol qui est une priorité pour le bon déroulement des opérations militaires conjointes dans le Donbass est devenue une urgence absolue compte tenu de la situation humanitaire catastrophique dans laquelle vivent des dizaines de milliers de civils encore pris au piège des combats et des bombardements et pour nombre d'entre eux bloqués par les unités spéciales ukrainiennes qui les utilisent comme des boucliers humains.
Entre les bombardements et les combats, Marioupol
est devenu un enfer pour la population mais aussi les
combattants qui s'affrontent dans certains quartiers
pour contrôler une rue, un immeuble ou un étage...
Pour l'Etat Major russe Marioupol est un objectif majeur car c'est :
- un bastion militaire et symbolique très important des forces armées ukrainiennes,
- le plus grand port de la mer d'Azov et 2ème ville de la République populaire de Donetsk,
- une grande concentration de bandéristes et néo-nazis dont le régiment spécial Azov,
- une population civile importante et en danger mortel à sauver urgemment...
Depuis plusieurs jours et au prix de lourdes pertes unités d'assaut russes et républicaines ont réussi à prendre pied dans les périphéries Nord Ouest et Sud Est de la ville à partir desquelles elles ont entamé une progression vers le centre en nettoyant les résistances ukrainiennes disséminées dans les immeubles d'habitations, les étages, les toits d'immeubles dont certains ont été transformés en réseaux de défense fortifiés.
Malgré les dramatiques et inévitables pertes civiles
de tous les combats en zone urbaine encore habitée,
les forces russes et républicaines tout en poursuivant
leurs progressions offensives s'efforcent de limiter
au maximum les bombardements massifs, préférant
aller au contact des positions ukrainiennes à détruire
mais parfois au prix de pertes importantes comme ici
Lors des précédentes attaques russo-républicaines à l'Est de la ville, les unités ukrainiennes qui étaient organisées en petits groupes antichars mobiles se sont repliées dans le centre ville mais ont réussi à conserver sur la rive gauche de la Kalmius le contrôle de l'usine métallurgique du quartier Azovstal qui est située au Nord du port industriel le long de cette rivière devenue la nouvelle ligne de front orientale de Marioupol
Sur les berges non urbanisées de la Kalmius,
des frappes de lance-roquettes multiples de
217mm "Cheburashka", un système d'armes
"made in DNR" et fabriqué dans les usines
d'armement de Donetsk, qui détruit le 15 mars
des positions ukrainiennes de ce nouveau front
Selon les sources civiles locales réussissant encore à communiquer, un certain nombre de micro-districts ont été encore libérés par les forces russo-républicaines, à l'ouest de Marioupol (17e, 16e microdistricts), et également au Nord de la ville (probablement les 21e, 22e et 23e), Dans les quartiers du cinéma "Savona" et de l'Académie de police, les forces russes ont renforcés leurs avants postes, dans une progression en direction du pont enjambant la rivière Kalmius et qui est le cordon ombilical des unités nationalistes retranchées dans le complexe industriel d'Azovstal.
Ce complexe industriel d'Azovstal a été transformé en bunker labyrinthique sur plusieurs niveaux et ilots de structures de béton et d'acier. Autour de leur futur tombeau les radicaux nationalistes d'Azov voient s'approcher les unités de choc tchétchènes tandis que les forces russes et républicaines nettoient aux alentours les derniers ilots de résistance ukrainiens (un ratissage qui peut durer encore plusieurs jours).
Les tchétchènes de Kadyrov en pointe
Adam Delimkhanov, député tchétchène de la Douma d'État,
prépare les soldats des forces spéciales de Kadyrov pour
l'assaut sur Azovstal. La chasse aux bandéristes se poursuit
Unité de tchétchènes en approche de Azovstal
Désormais, les forces aérospatiales et les unités d'artillerie russes sont en action intensive pour réduire au maximum les forces ukrainiennes repliées dans la zone industrielle de Azovstal et qu'abordent au sol les unités d'assaut russo-républicaines et les forces spéciales tchétchènes.
Ici un drone d'attaque russe équipé d'un
tube antichar de type "Kornet D" détruit
des véhicules blindés ukrainiens dans la
zone industrielle de Azovstal, près du port.
Un false flag en puissance
Un ultime drame semble avoir été joué au théâtre dramatique sous la houlette des criminels du régiment Azov: le bâtiment a explosé après que des civils fuyant les zones bombardées y aient été installés par des nationalistes de cette unité spéciale. Or, cette zone comme on peut le voir sur les abords du bâtiment n'a pas été bombardée et l'explosion semble même provenir de l'intérieur. Alors que le bilan de cette explosion n'est pas encore connu (mais on peut craindre le pire), la suspicion d'un massacre organisé pour le faire porter ensuite sur les forces russes est très forte. Mais je doute que ce soit la version qui va être choisie par les médias ukro-atlantistes et ce avant même que l'enquête concernant cette explosion commence.
Le théâtre dramatique de Marioupol où, selon un militant
du régiment Azov capturé plus de 1000 personnes avaient
été emmenées par son unité a été détruit par une explosion
en dehors des bombardements russes ou républicains.
Cette destruction du théâtre dramatique de Marioupol avec ses nombreuses victimes sera certainement, dans les heures qui viennent instrumentalisée pour exciter encore plus l'hystérie russophobe qui ne semble plus connaître de limite et pousse chaque jour un peu plus le Monde dans le gouffre d'une troisième conflit mondial.
En conclusion
Même si les forces russes et ukrainiennes gagnent inexorablement du terrain sur les forces ukrainiennes, la bataille de Marioupol risque de continuer tant que des derniers fanatiques y seront retranchés comme dans cette immense usine métallurgique de Azovstal, le bastion du régiment Azov et fortifié pour son ultime combat à outrance.
| BTR 70T ukrainien détruit dans les rues de Marioupol |
Dans les zones conquises de Marioupol, ici sur la
rive gauche de la Kalmius, les forces spéciales
tchétchènes de Ramzam Kadyrov sécurisent les
quartiers et traquent les militants du Secteur Droit.
Erwan Castel
Source : https://alawata-rebellion.blogspot.com/2022/03/la-bataille-pour-marioupol.html
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