jeudi 10 mars 2022

Des documents montrent qu’une opération offensive était prévue contre le Donbass en mars de cette année

 

Publié le mars 10, 2022 par 


Par le Ministère de la Défense Russe − Le 9 mars 2022 − Source The Saker’s Blog

Le ministère russe de la défense a obtenu les documents originaux d’un ordre de combat émanant de la Garde nationale prouvant que l’Ukraine préparait une opération offensive contre le Donbass en mars de cette année.

Briefing du porte-parole du ministère russe de la Défense, le général de division Igor Konashenkov.

▪️Durant une opération militaire spéciale, des documents classifiés (https://function.mil.ru/files/morf/dokumentynua.pdf) émanant du commandement de la Garde nationale ukrainienne se sont retrouvés entre les mains des militaires russes. Ces documents confirment la préparation secrète par le régime de Kiev d’une opération offensive prévue contre le Donbass en mars 2022.

▪️Le ministère russe de la Défense publie l’ordre secret original du commandant de la Garde nationale d’Ukraine, le colonel-général Nikolaï Balan, daté du 22 janvier 2022.

▪️Ordre concernant « l’organisation de la formation d’un groupe tactique de bataillon de la 4e brigade opérationnelle pour effectuer des tâches de combat (spéciales) et une opération de forces conjointes dans le cadre d’une brigade des forces armées de l’Ukraine. »

Ce document est adressé aux chefs des départements territoriaux nord de Kiev, sud d’Odessa et ouest de la Garde nationale d’Ukraine.

▪️L’ordre, porté au commandement de la Garde nationale d’Ukraine, explique le plan de préparation d’un des groupes de choc pour les opérations offensives dans la zone dite « Opération des forces conjointes » dans le Donbass.

Le document approuve la structure organisationnelle du bataillon-groupement tactique de la 4e brigade opérationnelle de la Garde nationale, l’organisation de son soutien global et sa réaffectation à la 80e brigade d’assaut aérienne séparée d’Ukraine.

▪️Je tiens à souligner que depuis 2016, cette formation des troupes d’assaut aérien de l’Ukraine est entraînée par des instructeurs américains et britanniques dans le cadre des programmes de formation « standard OTAN » à Lvov.

▪️Conformément à l’ordre, le commandant adjoint de la Garde nationale a été chargé d’organiser l’entraînement au combat conjoint du bataillon-groupement tactique de la Garde nationale dans le cadre de la 80e brigade d’assaut aérien séparée des forces armées de l’Ukraine du 7 au 28 février 2022.

▪️J’attire votre attention sur le fait que pas moins de cinq sous-paragraphes du 4ème paragraphe sont consacrés aux questions de la sélection minutieuse du personnel, de l’examen par des psychologues et de la garantie de leur forte motivation.

▪️Pour cette raison, les militaires de la Garde nationale reçoivent « du matériel d’agitation visuelle, d’information et de propagande, des drapeaux et des produits d’impression. »

▪️Le commandant adjoint de la Garde nationale pour les effectifs a reçu l’ordre d’organiser « un système efficace de soutien moral et psychologique pour le groupe tactique du bataillon de la 4e brigade opérationnelle, les communications internes des commandants avec les subordonnés, l’information. »

▪️En même temps, il est important « d’expliquer au personnel les décisions de commandement et l’importance des tâches à venir. »

▪️J’attire particulièrement l’attention sur le fait que le 12e paragraphe de l’ordre interdit d’envoyer les militaires de la Garde nationale qui ont présenté des résultats « insatisfaisants » aux tests psychologiques selon le critère de « l’appétit pour le risque » dans la zone de formation du commandement conjoint et sur le lieu des « tâches spéciales de combat ».

▪️Tous les événements de l’entraînement au combat conjoint des nationalistes ont l’ordre d’être achevés d’ici le 28 février afin de garantir davantage l’accomplissement des missions de combat dans le cadre de l’« opération des forces conjointes » ukrainiennes dans le Donbass.

▪️Le document contient les signatures originales des responsables du commandement de la Garde nationale d’Ukraine chargés de ces tâches.

Nous combattons pour les droits de la population civile. La Russie est l’espoir. C’est la compassion. C’est l’excellence. C’est la valeur.

On se souvient des déclarations des dirigeants du régime de Kiev, répliquées par les médias occidentaux, en février, selon lesquelles il n’y avait aucun projet d’attaque armée des républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, de leur désir de résoudre toutes les questions de « manière politique et diplomatique ».

▪️Pourtant, les originaux des documents militaires secrets de la Garde nationale d’Ukraine prouvent clairement la fausseté de ces déclarations.

▪️L’opération militaire spéciale des forces armées russes, menée depuis le 24 février, a contrecarré une opération offensive de grande envergure des troupes ukrainiennes contre les républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, en mars de cette année.

▪️Donc, une seule question demeure obscure à ce jour : à quel point les dirigeants américains et leurs alliés de l’OTAN ont été impliqués dans la planification et la préparation de l’opération de prise d’assaut du Donbass par le groupement de forces conjointes ukrainien début mars. A quel point tous ceux qui prétendent tant se soucier de la paix en Ukraine aujourd’hui sont impliqués dans cet assaut.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Notes sur les mondes autour de l’Ukraine

 

• La guerre de l’Ukraine est le premier champ de bataille où, malgré l’importance extraordinaires de la bataille, le principal facteur de cette bataille est, comme jamais auparavant, le “bataille de la Communication”. • C’est aussi la démonstration que cette “bataille”, spécialement pour ceux qui l’ont entrepris d’une façon écrasante et semblent par conséquent la dominer, est loin, très loin, de donner la victoire à ceux-là qui justement le domine. • C’est le facteur-Janus : jamais, encore une fois jamais, la communication n’a montré autant qu’elle est ontologiquement un acteur-Janus qui peut faire s’effondrer ceux-là qui l’ont déclenchée et semblent la dominer. • C’est là le point essentiel de cette “guerre de l’Ukraine”, parce qu’il intervient, non seulement en Ukraine, mais autour de l’Ukraine, dans le formidable affrontement entre ce qui se résume avec une brutalité et une clarté sans égales, à un antagonisme entre deux forces globales, dans lesquelles nous devons identifier le Système et l’antiSystème agissant en réaction. • Ce pourquoi nous pouvons dire qu’il s’agit absolument de notre Grande Crise.

10 mars 2022 (09H45) – Il nous est apparu assez rapidement qu’il y avait effectivement une “bataille de la communication” à côté de ce que l’événement impliquait d’antagonisme opérationnel... “Assez rapidement”, peut-être même dans la minute où les premiers chars russes se sont ébranlés, “peut-être même dans la minute” où Poutine commença son discours du 22 février, puis au terme, après nombre de “peut-être même dans la minute”, pour arriver à ce “peut-être même dans la minute” où commença l’attaque du 11-septembre, en notre début de siècle.

Aussitôt, nous sommes tentés de reproduire cette citation maintes fois signalée, du début de l’essai final dans le livre ‘Chroniques de l’ébranlement’ (PhG, éditions Mols, 2003), mais en la réduisant au strict aspect de la communication :

« D'abord, il y a ceci : en même temps que nous subissions cet événement d'une force et d'une ampleur extrêmes [l’attaque du 11-septembre], nous observions [à la télévision et en temps réel] cet événement en train de s'accomplir et, plus encore, nous nous observions les uns les autres en train d'observer cet événement. L'histoire se fait, soudain dans un déroulement explosif et brutal, nous la regardons se faire et nous nous regardons en train de la regarder se faire... »

C’est bien ce que nous voulons dire : “peut-être même dans la minute” où le premier avion frappa la tour de Manhattan, il nous est apparu, consciemment ou (plutôt) inconsciemment, que cet événement, dont la puissance nous était communiquée instantanément par la puissance de la communication, que nous nous trouvions confrontés à deux perceptions dont la seconde devait être le fruit de l’effet-Janus de la communication.

 Ce phénomène des deux perceptions contraires, très vite concrétisés par la complexité et le désordre d’une multitude de faits opérationnels avec leur lot d’évidences, d’affirmations, de tromperies, de manipulations, n’a jamais été aussi instantané, lumineux et catégorique que dans cette “guerre de l’Ukraine”. Aussitôt, deux fronts s’établirent : celui de la guerre, celui de l’interprétation de la guerre. La bataille entre deux adversaires fut aussitôt doublée de la bataille entre deux “vérités”, notre tâche étant d’en faire sortir une “vérité-de-situation”.

Il doit être dit ici que nous sommes nous-mêmes engagés dans cette bataille pour la vérité-de-situation, et même nous la percevons clairement surtout parce que nous sommes arcboutés sur notre référence fondamentale, – Système contre antiSystème et ‘Delenda Est Systema’, – qui est bien au-delà, et au-dessus, du champ de la bataille. Nos lecteurs ont certainement deviné où cette vérité-de-situation pour nous se trouve. Mais nous ne voulons en aucun cas en faire état ici : notre sujet n’est pas de déterminer ce qui l’est déjà pour nous, mais bien d’observer comment cette bataille (grossièrement “entre deux ‘vérités’”) peut être réglée ; car cette bataille ne concerne pas une victoire et une défaite, mais bien une réconciliation, si cela est seulement possible, de deux perceptions sur la seule vérité-de-situation.

Le désordre : simulacre et vérité-de-situation

Aujourd’hui, nous en arrivons à une somme astronomique de perceptions d’événements, infiniment plus nombreuses que les événements observables puisqu’allant jusqu’à ce que nombre d’entre eux (l’écrasante majorité) sont fabriqués, imaginés, devinés, malaxés, distordus, etc., et sur lesquels s’affrontent en gros deux perceptions antagonistes. Il ne s’agit donc nullement de la seule propagande, mais aussi et surtout, en plus et bien au-delà de la propagande (d’une autre nature, d’une substance et d’essence différentes), il s’agit de simulacres, de narrative, engageant non pas une tromperie et une interprétation sur des faits donnés sur l’existence desquels s’accordent les deux perceptions, mais bien l’affirmation de deux mondes opérationnels différents parsemés d’événements différents.

Un exemple de l’amoncellement de ce phénomène nous est donnée par cet extrait d’un texte (d’hier 9 mars) d’un observateur indien, monsieur Subratim Barman, dont on ne doit pas cacher qu’il a sa vérité-de-situation, mais qui énumère ici un certain nombre de constituant de ce phénomène. Cette énumération est dans son chef une accusation tout à fait fondée, mais n’en retenez que l’accumulation, la complexité, le désordre en un mot :

« Il y a des clips d'un jeu vidéo qui revendique 22 millions de vues, censés représenter un avion russe abattu, une explosion de gaz à Tianjin, en Chine, qui passe pour une frappe aérienne russe sur des infrastructures civiles. Un clip télévisé d'une manifestation autrichienne d'art de rue contre le changement climatique est présenté comme étant celui de civils morts dans des sacs mortuaires, tués par l'artillerie russe effrénée et aveugle. Des images d'une femme en bandages sur les couvertures de magazines européens, qui s'avèrent être truquées car la femme n'est ni blessée ni une civile mais un membre des services de sécurité ukrainiens, payé pour se déguiser en acteur de crise. Sur Twitter, nous voyons le visage d'un homme dont CNN a montré qu'il était déjà mort en Syrie et maintenant de nouveau à Kiev... »

Et notre observateur de poursuivre, – disons, pour résumer ce qui fait que la perception publique de cette ‘Ukrisis’ est, dans nombre de pays de notre connaissance (voyez, nous ne donnons pas de précision pour n’être pas accusés de la distorsion tragique de partialité dont notre vie intellectuelle est si parfaitement exempte), – que cette situation est une catastrophe sans précédent de la perception :

« Avant que RT ne soit retiré du système de la communication au Royaume-Uni et dans les pays de l'Union européenne, vous pouviez regarder ses émissions et penser que la Fédération de Russie était en train de gagner cette intervention. Passez deux chaînes plus loin à CNN et vous penserez que la Fédération elle-même est détruite et que les forces armées ukrainiennes sont à quelques kilomètres des portes de Moscou, avec le président Poutine en fuite... »

Quelques grands thèmes du jour

On s’arrête à quelques grands thèmes, autant d’exemples par ailleurs évidents pour tous les gens sérieux, sur ces distorsion, cette dyslexie dans la lecture des nouvelle, cette schizophrénie jusqu’alors dissimulée sous les masques covidiens, ce désordre sans nom de la perception

• D’un côté, les tambours de la Résistance, voire de la contre-attaque victorieuse continuent à rouler. On engage des mercenaires qui se prennent pour les Brigades Internationales de Malraux à Hemingway, quoique parfois avec un salaire conséquent venus de leurs employeurs anglo-saxons du type SMP/ESSD, tel ‘Akademi’ qui soulève bien moins de critique morale dans nos chaumières que le Groupe Wagner russe. On ne compte plus les vidéos ad hoc à la gloire de l’Ukraine, tournées live ou en studio, peut-être bien à Hollywood mais certes pas à Bollywood où la popularité de la cause ukrainienne n’est pas évidente. Les pertes russes sont nombreuses, – chasseurs de combat abattus dans des dogfights ou brillent les pilotes ukrainiens, généraux capturés ou tués, soldats russes dont le moral tressaille ; Zelenski est salué dans les plus improbables publications par rapport à l’argument développé, comme un véritable Cyrano de Bergerac de la Résistance à cause du panache (aux dernières nouvelles, on tenterait péniblement de se rattraper), etc... Tout cela, question de perception, certes.

A côté de cela, et tout au contraire, sonnent les rumeurs de négociations, voire d’un accord possible qui passerait par les concessions imperturbablement réclamées par les Russes. Il y a beaucoup de sources à cet égard et l’on s’attachera à l’une précisément, qui nous est habituelle, qui est encore celle d’un citoyen indien, M.K. Bhadrakumar. (Dans un texte plus récent, Bhadrakumar confirme le revirement de Zelenski.)

« Contrairement aux prédictions des médias occidentaux, l'opération spéciale de la Russie en Ukraine entre dans une phase finale réussie sur le plan politique et diplomatique beaucoup plus tôt qu'on ne l'aurait pensé.

» Une lecture attentive des résultats du troisième cycle de pourparlers de paix en Biélorussie la nuit dernière montre que les négociateurs ukrainiens ont demandé un peu plus de temps pour apporter une réponse complète aux conditions russes de cessez-le-feu.

» L'Ukraine a fait part de sa volonté d'être un pays neutre, excluant toute adhésion à l'OTAN. Les principaux points d'achoppement se résument à : a) la reconnaissance de la Crimée comme faisant partie de la Russie ; et b) la souveraineté de Lougansk et de Donetsk.

» Ce sont des exigences non négociables. Mais elles constituent une pilule amère à avaler pour les dirigeants ukrainiens. La position de l'Ukraine est que ces demandes sont “pratiquement” impossibles.

» Mais, comme l'a déclaré à RT Vladimir Medinsky, chef de l'équipe russe, “à mon avis, il y a une grande différence entre impossible et ‘pratiquement impossible’... J'espère que nous finirons par trouver une solution.”

» La partie russe se sent encouragée, bien que les discussions d'hier n'aient donné aucun résultat tangible. Ils ne sont pas pressés de se lancer dans des offensives militaires majeures. »

• Un autre grand thème est l’isolement de la Russie face à la “quasi”- unanimité du reste du monde. La chose fut claironnée avec la « condamnation massive » de la Russie, par la majorité de l’Assemblée Générale de l’ONU. On oublia en général que les votes de condamnation étaient offerts en deux options : condamnation simple et condamnation + sanctions, le décompte réduisant alors considérablement la massivité de la chose en offrant le choix entre le symbole (de communication, nullement religieux) et l’action.

Depuis, des actes très concrets sont venus tempérer ce jugement global pour en autoriser un autre, – d’une perception l’autre, – notamment pour ce qui est de la position diplomatique des USA. C’est ce que montre un texte de ‘ZeroHedge.com’ qui, il faut le préciser, observe depuis le début de la crise une position pas tout à fait tranchée, mais en général critique des actions russes en Ukraine, – au travers de ses propres textes comme de ceux de l’extérieur qu’il reprend. Dans le texte cité, ‘ZeroHedge.com’ montre involontairement ce qu’il faut penser de certains votes de condamnation (symbolique, sans sanctions), puisque le Brésil a voté la condamnation sans sanctions à l’ONU :

« D’abord, le président brésilien Jair Bolsonaro a refusé de condamner l'invasion russe en Ukraine. Puis, l'Inde a fait de même, – le gouvernement Modi tentant de trouver un équilibre entre ses liens historiques avec Moscou et son partenariat stratégique avec Washington.

» Aujourd'hui, les dirigeants saoudiens et émiratis refusent de répondre aux appels de M. Biden, alors que le président américain tente de contenir la flambée des prix du pétrole, selon le Wall Street Journal, qui ajoute que les monarchies du Golfe Persique ont fait savoir “qu'elles ne contribueront pas à atténuer la flambée des prix du pétrole si Washington ne les soutient pas au Yémen et ailleurs”.

» “On s'attendait à un appel téléphonique, mais il n'a pas eu lieu”, a déclaré un responsable américain au sujet d'une discussion prévue entre Biden et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. “Cela faisait partie de l'ouverture du robinet [du pétrole saoudien]”.

» Selon des responsables du Moyen-Orient et des États-Unis, le cheikh Mohammed bin Zayed al Nahyan des Émirats arabes unis a également refusé de parler à Biden ces dernières semaines.

» Pourtant, le prince Mohammed et le cheikh Mohammed ont tous deux pris des appels téléphoniques du président russe Vladimir Poutine après avoir refusé de parler à Biden, selon le WSJ. Ils ont également parlé avec le président ukrainien Volodymyr Zelenski. »

Qui veut des MiG-29 polonais ? On solde !

Là-dessus, nous mentionnerions un autre chapitre de cette étrange aventure, où toutes les perceptions se heurtent et s’entrechoquent. Il y a d’abord l’immense mais très-résistible appel à venir au secours des Ukrainiens, par tous les moyens, mais en général surtout par celui du transfert de diverses quincailleries militaires, cela permettant à l’industrie de l’armement de “faire le job” (fournir des bénéfices aux actionnaires). Depuis plusieurs jours, lorsqu’on sent qu’il faut passer encore plus à la vitesse supérieure, on parle d’avions de combat à transférer aux Ukrainiens, sans trop s’inquiéter de savoir sur quelles bases (les Russes les ayant toutes neutralisées), dans quelles conditions (les Russes dominant totalement l’espace aérien), etc. Finalement, on finit par se dire, – “on” ? Pour nous, essentiellement les Polonais poussés par la fraction américaniste qui leur est acquise, – qu’il serait bien de transférer des MiG-29 que les pilotes ukrainiens connaissent bien.

Le secrétaire d’État Blinken leur donne “le feu vert” et les Polonais commencent alors à sérieusement réfléchir à ce que serait, selon la Russie, un “acte de guerre” (de la Pologne seule ? De l’OTAN ?). Ils se tournent vers l’OTAN et tombent sur un Stoltenberg aussi muet qu’une carpe et aussi plat qu’une limande : l’OTAN ne prend aucun risque. Ils proposent alors, les Polonais, sous l’argument qu’ils n’ont pas l’infrastructure nécessaire pour cette sorte d’aventure, de transférer (“tout frais payés”, disent-ils !) les MiG-29 aux USA, exactement sur la base de Ramstein, en Allemagne, d’où pourraient être lancés les vols.

La riposte du Pentagone est foudroyante et dévastatrice, ce qui implique, d’abord qu’il y a une absence forte d’autorité centrale dans l’administration Biden où chacun fait à peu près ce qu’il veut ; surtout qu’il y a une aussi forte différence de perception entre le département d’État et le Pentagone... Bref, voici ce que dit le Pentagone, et cela est certes sévère pour les Polonais, mais surtout pour le département d’État qui a laissé passer cela...

« Quelques mots vifs et un rejet rapide de la part du Pentagone mardi soir : La perspective de voir des avions de combat “à la disposition du gouvernement des États-Unis d'Amérique” quitter une base des États-Unis et de l'OTAN en Allemagne pour pénétrer dans un espace aérien contesté par la Russie au sujet de l'Ukraine “suscite de graves inquiétudes pour l'ensemble de l'alliance de l'OTAN”, a déclaré John Kirby, porte-parole du Pentagone, au sujet de l'annonce polonaise qui a pris l'administration Biden par surprise.

» Kirby a décrit comme suit le point de vue du Pentagone sur la déclaration faite par la Pologne, plus tôt dans la journée, selon laquelle elle enverrait tous ses jets MiG-29 de fabrication russe à la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, afin que les États-Unis puissent les transférer plus loin en Ukraine :

» “Il n'est tout simplement pas clair pour nous qu'il y ait une justification substantielle pour cela”, a-t-il ajouté, soulignant que la proposition “montre juste certaines des complexités que cette question présente”.

» “Nous continuerons à consulter la Pologne et nos autres alliés de l'OTAN sur cette question et les difficiles défis logistiques qu'elle présente, mais nous ne pensons pas que la proposition de la Pologne soit défendable”. »

... Ce même département d’État aussitôt mis en mode hyper-‘damage control’ avec une Victoria Nuland qui était prévue en audition au Congrès, et qui vient soi-disant en ayant appris la nouvelle sur le parcours vers le Congrès ; et la voilà aussitôt au charbon pour dédouaner son ministère sur ordre de Blinker, en affirmant sa complète “surprise”, – ce dont nous nous permettrons de douter, dans tous les cas pour son compte personnel...

Enchaînement : autorisation aux Polonais du département d’État sur pression du clan Nuland, manœuvre de défausse des Polonais (transmission de la “patate chaude”), réaction furieuse du Pentagone, rétropédalage en catastrophe de Nuland :

« Ce niveau d'énorme contradiction entre alliés sur un développement aussi important est juste un peu gênant et même embarrassant. L'administration Biden affirme avoir été complètement "surprise" par la déclaration de la Pologne, il y a quelques heures, selon laquelle elle enverrait tous ses jets MiG-29 de fabrication russe à la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, afin que les États-Unis puissent les transférer à l'Ukraine.

» Bien que ce plan éventuel ait été envisagé pendant plusieurs jours, il ne semble pas que la Maison Blanche ait été informée de la décision finale de Varsovie avant que l'annonce ne soit déclarée comme une "affaire conclue" sur le site Internet du ministère polonais des affaires étrangères. Apparemment, pour Washington, il n'y avait pas d'accord conclu du tout.

»  La décision de la Pologne de mettre tous ses jets MIG-29 à la disposition des États-Unis n'a pas fait l'objet d'une consultation préalable avec Washington", a déclaré mardi Victoria Nuland, sous-secrétaire du département d'État, à la suite de la déclaration de la Pologne. Et encore :

» “À ma connaissance, nous n'avons pas été préalablement consultés sur le fait qu'ils prévoyaient de nous donner ces avions", a-t-elle déclaré lors d'une audition de la commission des affaires étrangères du Sénat. "J'ai hâte, une fois cette audition terminée, de retourner à mon bureau et de voir comment nous allons répondre à cette proposition de leur part de nous donner ces avions", a-t-elle ajouté.

» Voici comment l'échange a commencé :

» “J'étais dans une réunion où j'aurais dû entendre parler de cela juste avant de venir [à une audition au Sénat], donc je pense que c'était en fait un geste surprise de la part des Polonais", a déclaré la sous-secrétaire d'État aux affaires politiques Victoria Nuland aux législateurs américains.

» Interrogée par un sénateur sur la question de savoir si les responsables américains s'étaient coordonnés à l'avance avec la Pologne avant que Varsovie ne fasse son annonce, Nuland a répondu : “Pas à ma connaissance”. »

Une sorte d’“alternative du diable” 

Poursuivons le cas des MiG-29 polonais qui est exemplaire d’irresponsabilité et d’imbrications destructrices dans le système de gouvernement et d’“hégémonie” de l’américanisme, mais sur le plan de la perception :

• Qu’est-ce qui a poussé Blinken à donner son “feu vert” à une telle initiative d’un État “normalement vassal”, pouvant déclencher un conflit avec la Russie impliquant nécessairement l’OTAN ?

• Il s’agit d’une décision irresponsable (même si l’influence d’une Nuland y a poussé) dont on ne voit la cause que dans une perception erronée : d’une part des réactions d’une Russie supposée blessée, sur la défensive et effrayée ; d’autre part de la valeur du totem ukrainien  de la Résistance et de la conviction que toutes les consignes de Washington seront exécutées au doigt et à l’œil par Zelenski supposé en position d’une grande autorité (churchillienne, rien que ça).

• Qu’est-ce qui a poussé la Pologne à l’habile manœuvre de transférer les MiG-29 aux USA, sinon une perception complètement différente de celle de Blinken de la réalité de la situation tactique ?

• Qu’est-ce qui a poussé le Pentagone à réagir aussi furieusement, jusqu’à exposer en public la catastrophique gestion crisique de l’administration Bident (du département d’État, et des relations avec les pays vassaux), sinon une perception complètement différente de celle de Blinken de la réalité de la situation stratégique ?

Le cas est encore très réduit et appuyée sur de nombreuses interférences bureaucratiques propres à Washington, qui ne relèvent pas toutes nécessairement de différences de perceptions. L’exemple de l’ONU est plus significatif pour ce que nous voulons montrer. Le résultat du vote a été un simple exercice cosmétique de maquillage avec cette bizarre division, mise en place pour attirer le vote de condamnation comme on attire le chaland, entre les votes de condamnation avec l’acte des sanctions et la symbolique de condamnation sans  sanctions (une sorte de “minimum syndical” d’un monde où les pressions US sont toujours importantes, avec un vote pour être quitte de cette pressions plutôt qu’exprimer un sentiment concernant Poutine et l’Ukraine).

Les accrochages avec Washington qui ont suivi (Arabie Saoudite) et vont se poursuivre montrent alors une formidable différence de perception entre un cas et l’autre, notamment sur la situation de puissance triomphante et bienfaisante (pour les ukrainiens) que se sont attribués comme d’habitude les USA, et que ne perçoivent absolument plus (différence de perception) des deux tiers aux trois-quarts de l’humanité. Le camp du bloc-BAO, qui clame que la Russie est complètement isolée, est perçue par les “dissidents” du vote, y compris les adeptes du vote symbolique pour la condamnation seulement, comme lui-même complètement isolé.

Or, les perceptions produisant les convictions, essentiellement du côté du bloc-BAO, ont été et sont essentiellement entretenues dans leur paroxysme actuel par la formidable offensive de la communication, – si même ils n’ont été créées par elle à partir d’une diabolisation de Poutine et de la Russie devenue depuis des années une sorte de ‘business as usual’ de la communication, sorte de pavlovisation de la pensée.

Le paradoxe est là et bien là : ceux qui sont le plus touchés, et de très loin, par l’offensive sont ceux qui l’ont déclenchée et la poursuivent pour que le monde entier, y compris la Russie elle-même, se soumettent à cette perception. Ils sont entretenus, renforcés, emprisonnés dans cette croyance. Il n’y a plus de place dans leurs intellects, ni pour une âme ni pour un esprit critique, tant la communication est forte, bruyante, torrentueuse, – et certes non, en ne parlant évidemment pas des inexistantes nuances nécessaires du contenu mais de la brutalité de la force & de la forme, du déferlement quantitatif...

La question essentielle est alors de savoir comment l’on pourrait revenir à une sorte de “normalité”, à une situation commune aux acteurs, même si cette communauté est là pour permettre l’affrontement des idées et des convictions, – mais au moins qu’on se retrouve sur le même terrain. Nous répétons ce jugement vu plus haut, dans ce cas en italique, comme une citation, pour le mieux mettre en évidence : il ne s’agit pas de propagande qui est la manipulation d’une chose commune à tous, qu’on peut libérer de l’illusion ainsi créée en cessant la manipulation, en “manipulant la manipulation” dans un sens vertueux. Il s’agit de tout autre chose, il s’agit d’une véritable dystopie :

« Il ne s’agit donc nullement de la seule propagande, mais aussi et surtout, en plus et bien au-delà de la propagande (d’une autre nature, d’une substance et d’essence différentes), il s’agit de simulacres, de narrative, engageant non pas une tromperie et une interprétation sur des faits donnés sur l’existence desquels s’accordent les deux perceptions, mais bien l’affirmation de deux mondes opérationnels différents parsemés d’événements différents. »

On trouve, épars et pourtant déjà significatifs, des interventions qui vont dans ce sens, qui posent non pas un problème moral comme ceux que l’on goûte avec délice dans les salons, mais un problème d’équilibre psychologique selon la question de la perception, – c’est-à-dire une question avec la menace sous-jacente de la folie. Voici par exemple une observation d’un lecteur (‘Cesare’, le 9 mars 2022, dans les commentaires du texte du jour de ‘TheMoonofAlabama’ mentionnant l’évolution de Zelenski qu’on a vue plus haut) :

« Que diable fera l'Occident lorsque la guerre sera terminée et qu’il se sera déjà engagé dans une longue guerre économique ? Comment se calmer après avoir comparé la Russie à l'Allemagne nazie en 1939 ? Comment faire pour ne pas reconnaître la Crimée russe alors que l'Ukraine le [ferait] elle-même ? »

En effet, la position que nous avons épousée, – nous parlons de la foule des ‘antipoutiniens’, dont l’immense majorité de nos dirigeants et de nos élites font chaleureusement partie, comme la Lune, – est ancrée dans une conviction quasiment religieuse, zélée, presque tremblante d’émotions. Ce ne sont pas des moutons (y compris élites et dirigeants) qui ont été endormis comme nombre d’observateurs soi-disant antiSystème et armés d’une pensée non pas complotiste mais qui complot contre soi-même pour le plaisir de la dialectique d’une juste raison-subvertie, ce sont des croisés dont la vie intellectuelle a été mise au service de cette conviction de fer.

On craindrait presque d’aller jusqu’à dire, comme possibilité clinique, qu’il s’agit d’une sorte d’“alternative du diable” : c’est poursuivre dans cette voie envers et contre tout, ou c’est devenir fou.

Source : https://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-mondes-autour-de-lukraine

La campagne présidentielle de 2022 est-elle truquée ? - François Asselineau


 Union Populaire Républicaine

François Asselineau réagit à l'annonce des parrainages par le Conseil constitutionnel et fait de nombreuses révélations sur les dessous de la collecte des parrainages et de la campagne.

ALEXANDRE JUVING BRUNET 2022 : élections truquées - notre requête pour annulation de désignation de candidats.


 

mercredi 9 mars 2022

Ukrisis-6 : “Un avis équilibré”

 

La campagne de désinformation des médias de l’anglosphère actuellement menée à propos de l'intervention russe en Ukraine est d'un niveau qui dépasse la distorsion maximale. Elle semble être magnifiquement bien coordonnée par une autorité de commandement centrale.

Il y a des clips d'un jeu vidéo qui revendiquent 22 millions de vues, censés représenter un avion russe abattu, une explosion de gaz à Tianjin, en Chine, qui passe pour une frappe aérienne russe sur des infrastructures civiles. Un clip télévisé d'une manifestation autrichienne d'art de rue contre le changement climatique est présenté comme étant celui de civils morts dans des sacs mortuaires, tués par l'artillerie russe effrénée et aveugle. Des images d'une femme en bandages sur les couvertures de magazines européens, qui s'avèrent être truquées car la femme n'est ni blessée ni une civile mais un membre des services de sécurité ukrainiens, payé pour se déguiser en acteur de crise. Sur Twitter, nous voyons le visage d'un homme dont CNN a montré qu'il était déjà mort en Syrie et maintenant de nouveau à Kiev.

Avant que RT ne soit retiré du système de la communication au Royaume-Uni et dans les pays de l'Union européenne, vous pouviez regarder ses émissions et penser que la Fédération de Russie était en train de gagner cette intervention. Passez deux chaînes plus loin à CNN et vous pensiez que la Fédération elle-même était détruite et que les forces armées ukrainiennes étaient à quelques kilomètres des portes de Moscou, avec le président Poutine en fuite.

Comment est-il possible que, lorsque les deux médias rapportent et analysent le même événement, le résultat présenté soit si diamétralement opposé ?

Ici, dans la République indienne, nous sommes loin de ce chaos et de cette destruction, et, puisque ni RT ni CNN ne sont interdits, nous pouvons regarder les deux présentations pour essayer de nous faire une opinion sur ce qui se passe là-bas.

Nous aimons nous considérer comme neutres et nous placer au-dessus de tout cela, en regardant la chose comme une sorte de divertissement, en attendant de savoir de quel côté penchera la balance avant d'engager notre précieux dialogue intellectuel pour émettre une opinion en faveur du camp gagnant. Nous voyons cela comme un jeu. Un jeu sur lequel nous nous prononçons en essayant de montrer notre grande compréhension intellectuelle et notre empathie pour celui qui “gagne” ou “perd” ; parce que, comme je l'ai dit : pour nous, ce n'est qu’un film de cinéma, un “passe-temps”.

Mais est-ce vraiment le cas ? N’est-ce pas vraiment plus proche de vous que vous ne le pensez ? Nous voyons maintenant des vidéos d'innombrables étudiants indiens, pour la plupart des enfants, qui sont coincés dans un isolement total dans une zone de guerre et privés de toute information crédible et de conseils de la part des autorités ukrainiennes sur ce qu'il faut faire ensuite, car personne n'aurait jamais pu imaginer être dans cette situation en Ukraine. Nous les voyons se faire battre et frapper à coups de pied par les gardes-frontières ukrainiens alors qu'ils tentent de quitter ce territoire. Nous voyons la porte du train de la gare de Kiev se fermer devant eux au moment du départ des trains d’évacuation, puis on leur dit de marcher et, lorsqu'on leur demande pourquoi, la réponse est : « Allez demander à votre ambassade pourquoi », alors que la République indienne s'est abstenue au Conseil de sécurité ainsi qu'au vote de l'Assemblée générale des Nations unies sur les motions qui tentaient d'accuser uniquement et carrément la Fédération de Russie de cette crise.

Nous voyons les images de 21 étudiants indiens et algériens tués dans les bombardements, dans des circonstances qui ne sont pas claires et qui semblent indiquer qu'ils étaient retenus en otage et ont été assassinés par les bandes armées et les milices, qui dominent maintenant en tant que seigneurs de la guerre sans foi ni loi dans tout l'Est de l'Ukraine, alors qu'ils essayaient tous deux d'exercer leurs droits de non-combattants neutres pour tenter de quitter la ville dans laquelle ils étaient piégés.

L'ambassadeur d'Ukraine à New Delhi, interrogé par la presse indienne sur ce que son gouvernement faisait pour assurer la sécurité des étudiants indiens dans son pays et sur les tentatives faites pour leur permettre de s'évacuer, a répondu très directement que la réponse était : “Rien”. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi, il a fait allusion de manière très menaçante au fait que, puisque la République indienne ne prenait pas son parti dans cette affaire, l'Ukraine n'avait aucune obligation d'aider ou de protéger les citoyens indiens dans son pays. Maintenant, vous devez vous demander quel genre de chose il faut dire, surtout en tant que haut représentant diplomatique.

L'Inde, se rendant compte qu'elle avait affaire à des membres d'un gouvernement national qui n’étaient pas totalement rationnels ni normaux, a proposé d’envoyer d’énormes quantités de fournitures médicales en échange de quoi les autorités ukrainiennes feraient tout leur possible pour aider les citoyens indiens à atteindre les frontières de ses pays voisins, d’où les transporteurs de l'Indian Air Force pourraient les ramener chez eux.

Ne trouvez-vous pas tout cela étrange ? Les plates-formes de médias sociaux des hégémons américains, Facebook, Twitter, ainsi que les médias en ligne et la presse écrite du Royaume-Uni, sont inondées de déclarations qui frôlent la folie clinique et étouffent toute demande qui met en doute la véracité, c'est-à-dire la qualité de l'exactitude ou la vérité des informations qui vous sont présentées. Où est cette “opinion équilibrée” que l'on nous a appris à toujours rechercher comme une marque des “valeurs occidentales” ? Comment sommes-nous censés atteindre ce juste milieu, si nous ne sommes même pas autorisés à former une opinion qui s'écarte des thèmes distribués par le ‘Corporate Power’, en tant que “valeurs partagées”.

Je croyais qu'il n'y avait que la “Liberté d'expression”, les smileys et le Rock’n’Roll, et le « Monsieur Gorbatchev, démolissez ce mur ». Je pensais que c'était tout ça. Lorsque vous dites quoi que ce soit en faveur de la Fédération de Russie, on me dit : « Si vous aimez tant le communisme et la Russie, pourquoi n'allez-vous pas vivre là-bas ? ». Il y a peut-être une logique tordue dans ce sentiment, mais ne s'agit-il pas plutôt d’une déclaration qu'un idiot dément aux tendances fascistes et racistes prononcerait lorsqu'il aurait atteint la limite du discours, surtout alors que le communisme et la Russie sont deux concepts qui ne vont plus de pair. Deuxièmement, pourquoi dois-je  m’expatrier dans un pays donné pour exprimer mon opinion à partir de ma compréhension de la cause de ce bouleversement ? N’est-ce pas une chose fondamentalement raciste et dangereusement fasciste à dire, ce fait que vous peignez entièrement en noir un des côtés de cette affaire ?

Tout cela nous indique que les MSM (‘Main Stream Media’ [presseSystème], entièrement détenu par le ‘Corporate Power’) ne sont rien d'autre qu'un outil pour promouvoir une vision d'une société créée à leur propre image, – avec des esclaves et leurs maîtres. C'est ce qui s'est passé au cours des deux dernières années et demie, avec un déluge de paranoïa covidienne, qui a d'ailleurs totalement et miraculeusement disparu de nos flux d'informations et dont le nombre de variations faisait de nous des étudiants presque capables d'apprendre l'alphabet grec, voire des experts en microbiologie.

Les événements qui se déroulent en Ukraine vont changer le cours de l'histoire, car la Fédération de Russie est désormais déterminée à sauver l'humanité du Nouvel Ordre Mondial. Ils modifieront les alliances au sein du continent eurasien et entraîneront l'intégration de la Nouvelle Route de la Soie. Cela conduira à une adoption et un développement plus poussés des crypto-monnaies comme moyen d'échange et de commerce transnational et accélérera résolument l'abandon du pétrodollar. Cela libérera du joug qui les emprisonne des millions de personnes luttant pour se libérer des chaînes d'un système financier extractif, qui est lui-même au bord de l'effondrement dans des conditions de dette gravissime, d'hyperinflation imminente, de chômage mondial maniaque, de crise alimentaire entrante, de pénuries de produits céréaliers.

Donc, je reviens au point de départ de tout ceci, une opinion équilibrée. Il ne peut y avoir une vérité pour vous et une autre pour moi. Il n'y a qu'une seule vérité. Une opinion équilibrée est pour les imbéciles et les idiots qui déforment les faits pour prouver leurs dires ou qui sont trop bêtes pour lire. Il n'y a pas d'opinion équilibrée.

Ce que fait la Fédération de Russie est correct. C'est un plan d'action nécessaire. Vous pouvez être d'accord ou non, ou même accepter de ne pas être d'accord, mais le fait est que, s'ils ne faisaient pas ce qu'ils font, le monde sombrerait dans la ruine, au bord d'un conflit mondial. La vérité est de leur côté. La propagande et la stupidité sont peut-être du vôtre, mais elles ne seront pas d'une grande utilité lorsque cette intervention prendra fin. Une intervention qui est trempée dans le sang slave, loin de la sécurité de nos salons de Londres et de Kolkata.

Slava Rossiye”, – la traduction la plus proche étant, “Gloire et Longue Vie à la Russie”.

Supratim Barman

Site de l'auteur : https://skbarman.home.blog

Source : https://www.dedefensa.org/article/ukrisis-6-un-avis-equilibre

"L’Ukraine est occupée, non par la Russie, mais par l’OTAN" Karine Béchet-Golovko


 


Karine Béchet-Golovko, docteur en droit public et professeur invité à l’université d’État de Moscou. L'article : https://www.francesoir.fr/videos-les-... Soutenir France Soir : https://www.francesoir.fr/soutien — Abonnez-vous à la Newsletter : https://www.francesoir.fr/newsletter Toutes les vidéos de France Soir sont à retrouver sur https://videos.francesoir.fr

Les USA reconnaissent avoir des laboratoires biologiques militaires en Ukraine

 

mercredi 9 mars 2022



L'avancée de l'armée russe en Ukraine fait peur. Elle fait peur aux USA qui entrevoient le risque d'un déballage sur la place publique d'une partie de leurs activités en Ukraine, notamment celles assez louches concernant le déploiement de laboratoires biologiques militaires, ce que Victoria Nuland a reconnu et dont les médias main stream ne parlent pas beaucoup.

Documents à l'appui, le ministère russe de la Défense a déclaré le 6 mars, que les USA ont dépensé plus de 200 millions de dollars pour des laboratoires militaires biologiques ukrainiens :

Comme il ressort du rapport, le Pentagone et le Department of Defense Threat Reduction Administration (DTRA), ainsi que Black & Veatch (Overland Park, Kansas) et CH2M Hill (Englewood, Colorado) ont participé au programme du côté américain, et l'Institut de recherche Kievsky Gromashevsky sur l'épidémiologie et les maladies infectieuses, l'Institut de médecine vétérinaire (Kiev), le Centre de santé publique du ministère de la Santé de l'Ukraine (Kiev), l'Institut Mechnikov de microbiologie et d'immunologie (Kharkiv), le Centre ukrainien de recherche contre la peste (Odessa), Institut de recherche d'épidémiologie et d'hygiène de Lvov.

Sur la trentaine de laboratoires ukrainiens qui ont participé au programme militaire américain,11 laboratoires du Département central sanitaire épidémiologique du ministère ukrainien de la Défense  participaient au monitoring de la situation biologique, de la sélection et du transfert des souches, etc. De plus, à l'occasion de ce monitoring un contrôle de l'accès aux agents pathogènes (PACS) a été instauré. Le ministère russe de la Défense précise encore :

Il est à noter que des souches et des biomatériaux ont été collectés et transférés à l'US Army Reed Research Institute. Il s'agit d'échantillons de souches hautement pathogènes d'agents pathogènes de maladies infectieuses (peste, charbon, choléra, tularémie, brucellose, virus Crimée-Congo, hantavirus, virus de l'encéphalite à tiques et leptospirose), ainsi que de 4 000 échantillons biomédicaux provenant des membre de l'armée ukrainienne.

Plusieurs projets étaient en cours, selon le ministère russe de la Défense :

Il s'agit d'un projet d'études épidémiologiques de la distribution et de la diversité génétique des virus de Crimée-Congo, des hantavirus, du virus de l'encéphalite à tiques et de la leptospirose en Ukraine ; d'un projet sur l'évaluation environnementale et épidémiologique de la propagation des infections focales naturelles causées par les bactéries Rickettsia spp. et Coxiella burnetii dans différentes zones paysagères d'Ukraine; d'un projet d'étude de la propagation du virus Crimée-Congo et des hantavirus en Ukraine et le besoin potentiel d'un diagnostic différentiel chez les patients suspects de leptospirose ; d'un projet sur le diagnostic, la surveillance et la prévention des zoonoses et du bioterrorisme dans les forces armées ukrainiennes ; d'un projet de développement d'algorithmes cliniques pour le diagnostic des infections vectorielles graves.

Immédiatement, le ministère ukrainien de la Santé a demandé la destruction des informations concernant cette coopération avec les Etats-Unis :

Le même jour, une instruction du ministère ukrainien de la Santé sur la destruction des agents pathogènes et les actes de destruction dans les laboratoires biologiques de Poltava et de Kharkiv a été publiée. La liste comprenait la peste, l'anthrax, la tularémie, le choléra et d'autres maladies mortelles.

 

Très étrangement, ces projets militaires, soi-disant purement scientifiques, mettent à mal les USA. Victoria  Nuland, vice Secrétaire d'Etat, a fini par reconnaître l'existence de ces laboratoires biologiques militaires secrets et est désormais inquiète que des informations puissent tomber entre les mains de la Russie, en raison de l'avancée de l'armée russe.


Mais nous sommes heureux de voir que cela ne pose strictement aucun problème pour la construction du discours global atlantiste, qui ignore simplement cette question et continue à imposer l'image assez primaire du combat contre la "méchante Russie de Poutine".

Source : https://russiepolitics.blogspot.com/2022/03/les-usa-reconnaissent-avoir-des.html