dimanche 27 septembre 2020

QR Code... Mon enfant n'est pas un numéro

  • Lettre ouverte à mes responsables politiques
    Nos enfants fréquentent l’école communale Marcel Thiry, à Mehagne. En ce début d’année pour le moins chahuté, la commune de Chaudfontaine a troubon de mettre en place un nouveau système de prise des présences lors de l’accueil extra-scolaire de toutes les écoles dont elle organise l’enseignement : on ne note plus le nom de l’enfant. On scanne son QR code personnel. Gain de temps. Facturation automatique. CQFD.
    Mesdames, Messieurs les élus,
    Mesurez-vous les implications insidieuses de la mise en place d’un tel système chez nos enfants ?
    Avant même de vous demander de réfléchir à la lourde symbolique d’associer clairement un code à un individu dès l’enfance, pouvez-vous d’abord chiffrer la perte d’emploi générée à moyen terme par cette merveilleuse technologie ? Soyez un minimum honnêtes : l’objectif premier, il est là. C’est vrai, les mesures actuelles ne précarisent pas encore assez de monde, numérisons ce qui peut l’être pour rationaliser le peu d’emploi public qui reste ! Que votre progrès et l’économie qui va avec passe par la déshumanisation de nos enfants semble hélas peu vous importer...
    Dire son nom ou se faire scanner, quelle différence ? 
    Peut-être aucune dans le monde que vous désirez mettre en place. Dans le monde d’aujourd’hui pourtant, celui dont l’humanité s’accroche dans des gestes infimes de solidarité et de partage, celui qui nous fait tenir malgré les bourrasques actuelles, celui auquel je veux croire pour mes enfants, dire son nom permet d’exister, de se construire, de se réfléchir. A trois ans, quand nos petits rentrent à l’école, dire son nom, c’est se reconnaître une identité propre, loin de maman et papa, membre d’une communauté. A douze ans, quand ils sont presque prêts à quitter cette première école, dire son nom, jour après jour, c’est se forger une personnalité avant d’aborder le monde un pas plus loin.
    Tous les jours, dans vos garderies (qui sont d’ailleurs souvent fantastiques, gérées par des gens motivés et positifs que je veux défendre), des centaines d’enfants disent leur prénom et leur nom, face à face avec un adulte qui les reconnaît, leur sourit (même si pour l’instant c’est derrière un masque) et note leur présence au sein du groupe de leurs pairs. Ce geste vous paraît anodin ? Il ne l’est pas. Il fonde comme tant d’autres détails notre société. Cette parole d’affirmation de soi, cet échange, vous décidez, sans concertation, de le remplacer par une action mécanique et sans âme. Nos éducateurs n’auront plus à chercher le visage de l’enfant mais son QR code. Ils n’auront même plus besoin de savoir comment il s’appelle. Et même si je veux croire que l’équipe en place n’oubliera pas pour autant le nom de mes enfants je sais que les nouveaux venus, noyés sous la gestion de ce type de tâches perdront jour après jour le contact humain qui est la substance même d’un accueil extra-scolaire digne de ce nom. 
    Les technologies qu’on vous vend, Mesdames, Messieurs les élus, sur le terrain, nous sommes bien placés aussi pour savoir qu’elles font certes gagner du temps mais, de un, quand elles fonctionnent (et souvent, ça ne fonctionne pas et après c’est pire) et de deux, quand on ne profite pas de ce gain de temps espéré pour nous charger d’autres tâches supplémentaires qui nous éloignent encore un peu plus de notre premier objectif : prendre soin de l’Humain, et dans ce cas-ci, de centaines de petits humains en devenir qui sont soir et matin, avant et après une longue journée d’école et qui ont le droit d’être considérés comme des êtres à part entière et pas comme des marchandises.
    On me reprochera peut-être d’atteindre le point Godwin en comparant ces codes et ces prises de présences sans âme à d’autres listes remplies, non pas de noms mais de chiffres qui pourtant étaient des personnes de chair et de sang. Dans les pires heures de notre Histoire, qui aurait pu envoyer froidement au camp Anne, André, Sophie, Sarah, Pascal…? On y a envoyé des numéros, du bétail, et pour l’Humain qui est, qu’il le veuille ou non, un être de symboles, cette anonymisation a permis les pires des dérives. 
    Non, Mesdames, Messieurs, je ne vous accuse pas de nazisme aujourd’hui. J’ose croire que vous n’avez pas conscience de l’impact de vos choix. Pourtant, en tant que représentants de l’État et gestionnaires de leur Éducation, si vous instituez chez nos enfants, dès l’âge de trois ans, un système d’acceptation d’une normalisation bête et méchante, si consciemment vous demandez à chaque marmot dont vous avez la responsabilité de s’identifier chaque jour en tendant un code à une machine ou en portant ce code en permanence sur sa mallette, alors vous décidez ni plus ni moins de dessiner un monde le rôle de l’École est désormais d’habituer nos enfant à être des objets.
    La question n’est plus « Qui es-tu ? » mais « Où est ton QR code? ». Tu ne te définis plus par toi-même, une identité, une filiation. Non, tu possèdes un signe qu’on a choisi pour toi et qui te représente, qui symbolise ton être, ta place dans la société.
  • Venez, mes enfants ! L’école ne vous apprendra plus à communiquer, à vous affirmer, mais elle vous conditionnera déjà à n’être qu’une donnée, similaire aux autres, indissociable à l’œil nu, individuellement facturable mais certainement pas reconnaissable, homogénéisé à l’extrême dès le plus jeune âge.
    Cela vaut-il l’économie ? Cela vaut-il le temps gagné ? Pourrez-vous être fiers, Mesdames, Messieurs, des répercussions de vos actes ? Vous n’êtes pas de simples citoyens qui faites des choix pour leurs propres enfants, pas même des profs qui décident de leur pédagogie, ni des directeurs d’école qui engagent une équipe dans un projet (même si je pense que chacun aurait raison de réagir à son niveau), vous êtes nos représentants et vous avez dans vos mains le quotidien de nos enfants, ce qui les construit jour après jour dans leur manière d’aborder le monde. A quoi cela servira-t-il de les nourrir mieux en favorisant l’alimentation locale dans nos écoles si vous détricotez en parallèle le lien humain qui jalonne leur vie scolaire ? 
    Cela ne correspond pas aux valeurs de l’école que nous avons choisie ni, à mes yeux, à celle d’aucune école digne de ce nom. Je suis habituellement fière de vivre dans une « Slow City » et le pouvoir communal me semble un rempart essentiel pour préserver notre qualité de vie…
    Je vous en prie, Mesdames, Messieurs, réfléchissez avant de mettre en place cet engrenage qui, sous couvert de facilité ne pourra que participer à détruire l’essence me de notre société. Ayez le courage de faire marche arrière même si cela semble difficile. L’enjeu est trop important pour avancer sans réfléchir.
    Merci.
    J. Dall’Arche, maman

Crise économique, sociale, financière, écologique... Panorama. Gaël Giraud


[video censored by youtube and released by Jean-Jacques Crèvecoeur] Futur possible glaçant... : le CovidPass, la nouvelle prison 2.0.


Merci Jean-Jacques...


Si problème de visionnage, voir ici : https://formations.emergences.net/products/chaine-privee-gratuite-de-jjc/categories/3703816/posts/12381814


mardi 22 septembre 2020

Coronagates : le Poucet Silvano Trotta fait réagir le géant YouTube


Manipulation de masse et torture psychologique avec Jean-Jacques Crèvecoeur


Un jeu de pouvoir conscient et inconscient s'installe entre 2 êtres humains (couple) dès lors que s'instille, chez l'un ou chez l'autre, la crainte que ses besoins fondamentaux ne soient pas respectés. Même phénomène au niveau des peuples et de leurs dirigeants.

Manipulation de masse et torture psychologique avec Jean-Jacques Crèvecoeur Quelle est le lien entre la manipulation de masse, la torture psychologique et cette ''pseudo pandémie'' dans laquelle est plongé notre monde? C'est ce que Jean-Jacques Crèvecoeur nous fera découvrir à travers cet entretien riche en échange et en contenu. Bonne écoute ! L'équipe ThéoVox.

Mon Docteur et moi 💊 Episode 02 « Le pouvoir des symptômes »


lundi 21 septembre 2020

Où est passé Silvano Trotta ?

Silvano Trotta interview une femme médecin qui avoue avoir démissionné après que le conseil de l'ordre lui ai demandé de tracer ses patients testés au covid 19. La nouvelle chaîne de Silvano : https://odysee.com/@SilvanoTrotta:f/U...
+  https://www.bitchute.com/channel/j3pBBNUcb2eF/ (Face à Face)

samedi 19 septembre 2020

Michel Onfray - "Le Pr Raoult a mis un uppercut aux médecins qui s'en mettent plein les poches !"


ALUMINIUM, CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES et VACCINS

texte ici :  http://data.over-blog-kiwi.com/1/47/73/60/20150413/ob_c92bc7_aluminium-champs-electromagnetiques.pdf
 

Les moteurs de recherche les plus utilisés ne facilitent pas la recherche des articles qui dénoncent les dangers de la vaccination : taper p.ex. "danger vaccins" et voyez les résultats obtenus...  un fait immédiatement observable. 

mardi 15 septembre 2020

Personnes vulnérables Covid-19 : Défendez vos droits devant le Conseil d’État

source : https://www.les-crises.fr/agissez-contre-le-decret-personnes-vulnerables-covid-19/

I. Rappel de la problématique

1/ Depuis le début de l’épidémie, les salariés les plus vulnérables à la Covid-19 ne pouvant pas télétravailler ont été mis au chômage partiel pour les protéger.
Cela a concerné des dizaines de milliers de personnes : diabétiques, cardiaques, dialysés, cancéreux, obèses, atteints de mucoviscidose, salariés très âgés etc.
Afin que ce dispositif soit efficace, leurs conjoints étaient aussi concernés, afin de ne pas les contaminer au retour du travail.
2/ par un décret paru le dimanche 30 août, en pleine reprise de l’épidémie, le nouveau gouvernement a brutalement mis fin au dispositif à effet du mardi 1er septembre.
Sans raison médicale, il n’a conservé le dispositif que pour une part très réduite des personnes vulnérables (cancéreux principalement) , mais sans plus protéger aucun conjoint.
Des centaines de milliers de foyers ont ainsi vu leur vie bouleversée, et vivent depuis dans l’angoisse.
3/ un collectif, Vulnérables sacrifiés, s’est spontanément créé, et a organisé une pétition qui approche les 40 000 signatures – vous pouvez la signer ici.
4/ Comme nous vous l’avons annoncé, nous avons déposé le 11 septembre un recours en Conseil d’État contre la fin de cette procédure de protection de toutes les personnes à risque de forme grave de Covid-19 en activité professionnelle, ainsi que de leurs conjoints. Il sera jugé en urgence d’ici quelques jours.
Nous offrons dans ce billet la possibilité aux personnes concernées par ce décret de dupliquer notre procédure, pour la déposer en votre nom propre.
C’est gratuit, simple et rapide : cela devrait vous prendre seulement 20 à 30 minutes.
P.S. quelques témoignages figurent à la fin du billet. N’hésitez pas à laisser le vôtre en commentaire svp.

II. La procédure qui a été déposée

Tout d’abord, un point de vocabulaire juridique : une demande déposée au Conseil d’État se nomme une requête, et le demandeur est donc appelé requérant.
Nous avons donc déposé deux requêtes en Conseil d’État contre l’abrogation du décret du 5 mai 2020 qui protégeait toutes les personnes à risque de forme grave de Covid-19 en activité professionnelle, ainsi que leurs conjoints (comme expliqué dans ce billet) :
  • le premier est un recours dit « Référé-liberté« , où nous demandons au Juge administratif de suspendre ce décret en urgence, dans l’attente d’une analyse poussée de nos griefs : le jugement interviendra normalement dans les prochains jours. En cas de suspension, l’ancien décret serait automatiquement remis en vigueur, et les personnes seraient de nouveau protégées ;
  • le second est un « Recours pour excès de pouvoir« , où nous demandons au Juge administratif d’annuler ce décret : le jugement interviendra normalement dans les prochaines semaines.
Nous vous offrons ici la possibilité de déposer vos propres requêtes, en vous offrant une version vierge des nôtres, à compléter.
Il ne s’agit donc pas d’un « recours collectif », où vous dépendriez de quelqu’un d’autre (nous, une association, etc.), mais de multiples recours individuels. Vous n’êtes ainsi engagé par personne, et ne dépendez de personne pour défendre vos droits.
Ces recours seront vraisemblablement regroupés et jugés ensemble.
Plus nous serons nombreux, plus le Conseil d’État verra que cette décision affecte vraiment beaucoup de personnes.
Nous vous proposons donc d’user de votre droit de déposer un « Télérecours citoyen » : c’est une procédure très simple, gratuite et ne nécessitant pas d’avocat.
Notez que nous demandons pour chacun des plaignants concerné par le décret 2 000 euros d’indemnisation. Sachez cependant que, sans préjudice ni frais démontré, les juges accordent souvent des sommes assez faibles. En revanche, certaines personnes qui déposeront la requête ont eu des frais d’avocat ou un préjudice direct dû au décret, qu’il faut pouvoir indemniser au besoin, d’où ce montant retenu, qui est le même pour tous les participants.

III. Qui peut déposer un recours ?

Pour pouvoir déposer votre recours, vous devez être concerné par ce décret. Cela concerne 3 grandes catégories de personnes :

2-1/ les personnes dont la situation médicale entre dans une des catégories du décret du 5 mai :

  • Présenter une obésité, c’est-à-dire un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à > 30 kg/m². [N.B. Vous pouvez calculer votre IMC sur ce site, mais sachez que cela représente un poids de 87 kilos pour une taille d’1m70, et de 97 kg pour 1m80] ;
  • Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive BPCO, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Etre au troisième trimestre de la grossesse ».
  • Etre âgé de 65 ans et plus, et être en activité professionnelle ;
  • Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  • Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • Etre atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    – médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immuno-suppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    – infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    – consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    – liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

2-2/ les personnes qui cohabitent avec les personnes précédentes

Cela concerne en particulier les conjoints, mais aussi par exemple les enfants hébergés qui travaillent.

2-3/ la famille proche de ces personnes (parents, enfants, frères et sœurs)

Ils devront indiquer qu’ils sont concernés au titre de l’intérêt moral tenant au souhait légitime que leur proche soit protégé d’une menace grave et potentiellement mortelle.

IV. Créez votre recours

Vous avez deux possibilités :
  • le minimum serait pour vous de déposer au plus vite votre propre « Référé-Liberté », pour demander en urgence la suspension du décret ;
  • si vous avez quelques minutes de plus, le mieux serait, en plus de Référé-Liberté, de déposer également votre « Recours en Excès de Pouvoir », pour participer au débat sur le fond du dossier, et d’obtenir l’annulation définitive du décret.
S’il y a dans votre cas deux personnes concernées, typiquement un couple (un des deux étant à risque et l’autre simplement conjoint), nous vous conseillons de déposer par simplicité les requêtes individuellement, personne par personne (donc deux Référés-Libertés individuels, et deux Recours pour Excès de Pouvoir).
La procédure pour déposer votre recours comprend 2 étapes :
  • étape 1 : il faut créer en les personnalisant les documents permettant de saisir le Conseil d’État : nous avons créé une page internet qui va créer vos documents ;
  • étape 2 : il faut ensuite déposer ces documents sur le site du Conseil d’État.
En pratique, pour vous simplifier la tâche et éviter des erreurs, nous avons donc créé une page qui va générer les 4 documents qui vous sont nécessaires :
  1. le document 01-refere-saisie.pdf : c’est votre référé-liberté en pdf ;
  2. le document 02-refere-pieces.pdf : c’est l’annexe de votre référé-liberté en pdf (c’est normal qu’il soit écrit dedans qu’il n’y a pas de pièce jointe à la procédure de référé-liberté, il vaut néanmoins mieux déposer ce document) ;
  3. le document 03-recours-saisie.pdf : c’est votre recours pour excès de pouvoir en pdf ;
  4. le document 04-recours-pieces.pdf : c’est l’annexe de votre recours pour excès de pouvoir en pdf.
Maintenant que les choses sont plus claires pour vous, il vous suffit de vous rendre ici pour obtenir vos documents personnalisés :
Créez votre recours sur cette page
Il n’y a que 3 étapes rapides.
1/ Indiquez votre identité :

2/ Indiquez votre motif à agir :
Votre motif à agir consiste à appartenir à une des catégories précédentes.
Il suffit de l’expliquer ainsi dans la zone dédiée du recours suivant votre situation :
  1. « le requérant est atteint(e) de : XXX » ; remplacez XXX, par la rédaction de votre pathologie comme indiqué au point 2-1 de ce billet (« Obésité, IMC supérieur à 30 », « cancer évolutif sous traitement », …) ;
  2. « le requérant cohabite avec M./Mme YYY, qui est atteint(e) de : XXX ; remplacez XXX, par la rédaction comme indiqué au point 2-1 de ce billet, et YYY par le nom de la personne à risque ;
  3. « le requérant est le/la ZZZ de M. / Mme YYY, qui est atteint(e) de XXX, et est donc concerné(e) au titre de l’intérêt moral tenant au souhait légitime que ce proche soit protégé d’une menace grave et potentiellement mortelle » ; remplacez ZZZ par « père », « mère », « beau-père », « belle-mère », « fils », « fille », …, et YYY par le nom de la personne à risque.

3/ Créez vos fichiers
Il vous faut alors cliquer sur chacun des 4 boutons pour cliquer et télécharger les 4 fichiers. Patientez, cela peut mettre une trentaine de secondes :

Et c’est tout : les 4 fichiers se retrouvent automatiquement dans votre dossier de Téléchargements.
Il ne se passe plus rien ensuite sur cette page, revenez ici lire la suite, pour la seconde partie de la procédure…

V. Déposez votre Recours

5-1 Documents nécessaires

Vous disposez normalement à ce stade des 4 documents pdf précédemment cités.
  • si vous souhaitez seulement déposer un « Référé liberté », vous n’avez besoin que des documents 01 et 02 ;
  • si vous souhaitez déposer un « Référé liberté » et un « Recours pour excès de pouvoir », ce que nous recommandons, vous avez besoin des quatre documents.
Il vous faut enfin un dernier document : le décret attaqué, qui n’est pas personnalisé, et que nous vous fournissons ici : 05-decret-n-2020-1098 (cliquez pour l’avoir).

5-2 Procédure de dépôt

Muni de vos 3 (01…, 02…, 05…) ou 5 (01…, 02…, 03…, 04…, 05…) documents pdf, il vous suffit alors d’aller sur cette page dédiée du site du Conseil d’État :
Déposer un TéléRecours Citoyen au Conseil d’État

5-2-0 Créez votre compte

Il vous faut tout d’abord créer un « compte particulier » :

C’est simple, indiquez votre identité, votre adresse, votre vrai e-mail, un mot de passe très compliqué comme indiqué, et de retaper le code de sécurité affiché à la fin (« Code Captcha »).
C’est terminé, vous allez recevoir un mail pour valider votre adresse :

Il suffit de cliquer sur le bouton bleu « Activez votre compte« :

Il vous suffit alors de vous connecter (en cliquant sous le case verte sur « vous connecter » ou alors ici), n’oubliez pas de cocher « Rester connecté », puis cliquez sur « Je me connecte » :

Sur l’écran d’accueil, cliquez sur « Déposer une nouvelle requête » :

5-2-1 Lisez l’Avertissement

La première étape du dépôt de votre requête est un Avertissement :

Le Conseil d’État vous rappelle qu’il s’agit d’une procédure sérieuse.
Il suffit de cocher les deux cases à la fin :

5-2-2 Indiquez le requérant

La deuxième étape du dépôt de votre requête est l’identification du demandeur (le « requérant « ).
Indiquez « En tant que seul requérant » :

Comme indiqué, si votre conjoint ou vos parents veulent vous appuyer, faite chacun un recours, c’est très rapide comme vous le voyez.
Comme vous êtes seul(e), le site va afficher automatiquement le nom associé à votre compte personnel, que vous venez de créer.

5-2-3 Indiquez la juridiction saisie

La troisième étape du dépôt de votre requête est l’indication de la juridiction saisie.
Nous saisissons donc le Conseil d’État :

Il faut ensuite indiquer la requête. Commençons par le Référé-Liberté ; il faut choisir « Un référé » :

5-2-4 Envoyez vos documents

La quatrième étape du dépôt de votre requête est l’envoi de vos pièces en pdf.
Partie 1 : Pièces obligatoires
Il faut maintenant joindre les documents, en cliquant à chaque fois à droite sur le « + » :

Il vous faut envoyez le document 01-refere-saisie.pdf dans la partie Requête, et le document 05-decret-n-2020-1098-du-29-aout-2020-pris-pour-l-application-de-l-article-20-de-la-loi-n-2020-473-du-25-avril-2020-de-finances-rectificative-pour-2020.pdf dans la partie Acte attaqué :

Partie 2 : Pièces complémentaires
Il faut envoyer le document 02-refere-pieces.pdf, et écrire dans la zone en dessous : « Déclaration d’absence de pièces » :

Et c’est tout ; il vous faut ensuite cocher la case « J’ai bien noté etc », puis cliquer sur « Suivant » :

5-2-5 Validez et envoyez votre requête de Référé-Liberté

La cinquième étape est le récapitulatif et la validation finale
Il suffit de relire le récapitulatif, de cocher les deux cases, et de cliquer sur « Envoyer » :


N’ayez crainte, la formulation est générale, et plus indiquée pour les cas hors Conseil d’État et pour les plaisantins.
Il n’y a aucun frais dans ce genre de procédure, même si on perd, quand on agit de bonne foi en étant concerné par un décret, ce qui est le cas des personnes vulnérables et de leurs proches.
Comme vous êtes concerné par le décret, cette procédure de Référé-Liberté n’est pas abusive, cette procédure de télérecours sans avocat a justement été créée pour ce genre de cas, afin que les citoyens puissent défendre leurs droits fondamentaux.
C’est terminé, votre Référé-Liberté est déposé !

5-2-6 Recommencez pour déposer votre Recours pour Excès de Pouvoir

Il vous reste à déposer le Recours en Excès de Pouvoir ; c’est exactement la même procédure. Simplement à la troisième étape, il vous faut choisir « Une procédure normale« , et non pas « Un référé » :

La quatrième étape devient :
Partie 1 : Pièces obligatoires
Il faut envoyer le document 03-recours-saisie.pdf dans la partie Requête, et le document 05-decret-n-2020-1098-du-29-aout-2020-pris-pour-l-application-de-l-article-20-de-la-loi-n-2020-473-du-25-avril-2020-de-finances-rectificative-pour-2020.pdf dans la partie Acte attaqué :

Partie 2 : Pièces complémentaires
Il faut joindre le document 04-recours-pieces.pdf, et écrire dans la zone en dessous : « Décret n° 2020-1098 » :

Et c’est tout ; il vous faut ensuite cocher la case « J’ai bien nommé mes…« , puis cliquer sur « Suivant » :

La cinquième étape est identique, c’est le récapitulatif et la validation finale, il suffit de cocher les deux cases et de cliquer sur « Envoyer » :


Et voilà, vos deux requêtes sont bien déposées ! Félicitations, vous venez de défendre vos droits. 🙂
Vous avez normalement une confirmation à l’écran avec le numéro de votre recours, un état « envoyé » et la date et leur de votre requête :

Vous recevrez également un mail pour chaque requête.

Comme indiqué, il faut recommencer toute la procédure si votre conjoint ou vos parents veut également faire valoir leurs droits.

L’audience du Référé-Liberté se tiendra normalement la semaine prochaine, il vous faut donc faire vite !

Enfin, nous vous résumons en termes clairs dans ce billet le contentieux lancé ; vous serez probablement intéressé par le rappel des faits qui explique le processus (et les responsables) ayant conduit à l’abrogation du décret :
Covid-19 : Comment le Gouvernement a réduit à néant la protection des personnes vulnérables

P.S. Si vous êtes fonctionnaire, ce décret vous concerne également, vu qu’il sert de base à la circulaire 6208/SG du 1er septembre. En particulier si vous disposez d’une protection juridique, une seconde procédure pourrait être très intéressante à mener, vu que nous n’avons pas pu la lancer, contactez-nous…
P.P.S. Si vous avez des remarques, des questions ou des informations, vous pouvez nous écrire ici (réponse non garantie en fonction du nombre, cependant, mais nous ferons au mieux).

Annexe : Quelques témoignages








Allô Docteur 💊 Episode 01 "Un secret pour vous"


Coronagates : les forces de l'ordre en action sur un marché ardéchois à Privas - création d'un nouveau collectif libertes07.fr


Suite à cet épisode, création d'un nouveau collectif ouvert à tous sur http://libertes07.fr/


vendredi 11 septembre 2020

Jérôme Rodrigues, Alexis Poulin et Alexandra Dupuy


Info en Questions #14 - LIVE


#CPAM #poleemploi #traçage


Covidences 2020

Voici un documentaire exposant les effets secondaires et dommages collatéraux des mesures sanitaires, dont le confinement, sur l'ensemble de la société. Pour contribuer au financement du projet: https://www.facebook.com/donate/62121... Dans cette production d'Appel à la Liberté (action citoyenne pacifique) ACCESSIBLE À TOU(TE)S GRATUITEMENT, 11 femmes courageuses nous offrent leurs confidences et perceptions sur ce qu'elles ont vécues, ainsi que les situations qu'elles ont observées durant le confinement relié aux mesures d'urgence sanitaire. Une production d'Appel à la Liberté (action citoyenne pacifique), réalisée par Val Média. Bon visionnement.

Plainte de Darmanin, manifestation du 12 septembre : le Gilet jaune Jérôme Rodrigues s'exprime


jeudi 10 septembre 2020

Covid : l’effondrement des repères


La revue Dépendances m'a demandé de rédiger un article synthétisant les principales lignes de force des ébranlements que j'ai évoqués et mis en perspectives au long des mois écoulés. Comme je l'ai à maintes reprises souligné, ce n'est pas tant une crise sanitaire que nous avons vécue qu'un séisme caractéristique du "changement de monde" qui se profile.

J'ai aussi répété ad nauseam à quel point nous avions un besoin vital d'un débat d'idées digne de ce nom pour élaborer collectivement la réalité que nous vivons, mais aussi imposer de toute urgence des contre-pouvoirs aux dérives autoritaires des gouvernants et d'un pouvoir médical toujours enivré par sa propre hubris.

Dans l'après-coup, la nocivité de cette "médico-cratie" (dont les ravages qu'elle a provoqués au cours de l'histoire, même récente, aurait dû nous rendre prudents) apparaîtra sans doute comme un des grands motifs problématiques. Mais -et de loin- non le seul.


Covid : l’effondrement des repères

Les temps que nous venons de vivre sont extraordinaires à plus d’un titre. D’abord, parce que, quels que soient nos âges, aucun d’entre nous n’a jamais rien vécu de semblable. Edgar Morin a récemment partagé qu’approchant un siècle d’existence, il n’avait jamais « vu une crise aussi multidimensionnelle et aussi totale[1]. »
 
Cette crise sanitaire aura mis en lumière un ensemble d’ébranlements radicaux qui travaillent notre civilisation. Le regretté Michel Serres mettait en garde quant à lui que nous n’étions pas en train de vivre une simple crise, mais un changement de monde comme il y en eut peu dans l’histoire de l’humanité[2]. Avec un bouleversement inévitable de nos modes d’organisation politiques, sociaux, économiques, culturels, épistémologiques et scientifiques.

La confusion sécuritaire / sanitaire

Le premier ébranlement visible tient à nos systèmes de gouvernance, avec en particulier une confusion des genres extraordinaire entre le sanitaire et le sécuritaire. Les autorités s’en sont très largement remises aux experts médicaux en leur confiant la responsabilité de décider de l’action publique. Ce qui constitue une erreur de perspective monumentale : un infectiologue, un modélisateur ou le directeur d’une grande institution scientifique n’ont pas de compétence particulière à organiser la réponse sociétale face à une épidémie. C’est là le rôle du politique, qui se doit de solliciter les perspectives issues de multiples domaines du savoir afin d’assumer au mieux les responsabilités que le peuple lui a confiées.

En l’espèce, comme l’a souligné André Comte Sponville, nous avons vu la domination d’une « médico-cratie » largement inapte à prendre en considération l’intérêt collectif au sens large[3]. Ce qui est pourtant logique : les médecins n’ont que peu d’expertise en santé, leur travail consistant à diagnostiquer et traiter les maladies. Alors que les principaux déterminants de la santé sont de nature existentielle, relationnelle et socio-économique.
Pour en donner un exemple, la perte des liens et l’isolement provoquent chez ceux qui les subissent des flambées inflammatoires avec une élévation massive du taux de cytokines[4]. Le traitement réservé aux personnes âgées au cours de l’épidémie aura constitué à peu près le pire de ce qu’on pouvait leur faire vivre. On a ainsi enfermé, de gré ou de force, une tranche entière de la population « pour la protéger » tout en provoquant par ces mesures une détresse et une fragilisation tragique face au virus.

Les dispositions sécuritaires adoptées à la hâte auront causé des dégâts bien plus lourds que l’épidémie elle-même. Une récente étude publiée dans The Lancet a estimé que les 2/3 de la surmortalité observée pendant le temps fort de l’épidémie  en Angleterre est en fait due à d’autres causes que le virus, comme l’impossibilité d’accéder aux soins pour les malades souffrant de maladies graves[5].

Les conséquences du confinement en termes économiques et sociaux comme d’impact sur la santé psychique promettent d’être largement pires que ce qu’il prétendait éviter, avec notamment une perte d’années d’espérance de vie en lien avec une augmentation attendue des suicides[6].

A l’inverse, le politique s’est mêlé de décider de la pratique médicale en interdisant à la médecine de ville l’usage des seuls traitements disponibles contre le nouveau coronavirus alors que ce n’est en aucune manière à un gouvernement de dicter leur conduite aux médecins et de décider de leur pratique.

Déni d’ « accountability »

L’impréparation dans laquelle se sont trouvées les autorités apparaît invraisemblable dès lors que les différents plans établis depuis 20 ans avaient défini les mesures nécessaires à lutter efficacement contre la pandémie : dépistage massif- isolement et traitement des malades -protection de soignants et des groupes à risque. Cette séquence, appliquée pour son premier volet avec l’efficacité qu’on leur connaît par nos voisins allemands, a été défaillante en France et en Suisse alors que nous disposions des mêmes informations au même moment.  Au lieu de mettre à contribution les ressources industrielles et scientifiques disponibles, le gouvernement français a même mis en échec différentes propositions utiles issues de la société civile. Nous nous sommes retrouvés dépourvus des moyens nécessaires pour finalement imposer en catastrophe un confinement généralisé auquel on avait renoncé depuis le milieu du XIXème siècle tellement il est problématique et in fine peu efficace[7].

2/ Médecine et droit de la santé

La controverse au sujet de l’hydroxychloroquine aura masqué cette réalité : les droits fondamentaux des médecins et des soignants auront été violés d’une manière sans précédent.  Du fait des décisions imposées, les médecins généralistes sont restés sur la touche. Cette mise en échec du « premier rideau » essentiel en cas d’épidémie[8] aura eu de lourdes conséquences. Une analyse parue dans la prestigieuse Revue politique et parlementaire en France affirme sans ambiguïté : « Avec le manque de matériel de protection et de tests, les principales causes de l’hécatombe française résident dans la démobilisation des généralistes et dans le refus de les laisser libres d’exercer leur métier de médecin.[9] »

Les droits des patients furent mis à mal de la même manière. Le choix d’un traitement doit se faire dans un processus de décision partagé : un médecin et son patient parcourent ensemble les options thérapeutiques disponibles, le premier informant le second sur les risques, bénéfices et inconvénients de chacune. Le patient donne ensuite son consentement « libre et éclairé » selon la formule juridique consacrée au traitement choisi.

Quand les patients ne sont pas diagnostiqués, qu’on leur refuse d’être soignés par leurs médecin-traitant avec l’injonction angoissante de rester chez eux sauf à ce que leur condition s’aggrave au point de devoir être hospitalisé en urgence, on annihile de facto leur droit d’être soigné !

Un autre repère mis à mal fut celui de la distinction entre la pratique et la recherche. Bien sûr, celle-ci est-elle cruciale pour le développement de l’art médical. Mais considérer qu’en temps de pandémie, il soit requis, avant de soigner les malades, d’avoir obtenu des « preuves » par une méthodologie de recherche (Evidence-Based) lente et particulièrement mal adaptée aux maladies infectieuses, relève d’une aberration épistémologique et éthique.

Science avec ou sans conscience ?

Le délabrement de la probité des publications dans les revues médicales est un très grave problème dont le diagnostic est posé depuis plus de quinze ans mais que l’on ne s’occupe que paresseusement de corriger. En 2015 par exemple, le rédacteur en chef du Lancet (revue qui s’est distinguée il y a peu par la rétractation tragicomique d’un article falsifié) confessait que « l'endémicité apparente des mauvais comportements en matière de recherche est alarmante » tout en reconnaissant au passage que « les rédacteurs en chef des revues scientifiques méritent eux aussi leur part de critiques. Nous aidons et encourageons les pires comportements…[10]»

La recherche « basée sur les données probantes » (Evidence-Based) souffre de toutes sortes de biais allant de petites compromissions avec la vérité jusqu’à des manipulations de grande ampleur. Les études financées par les compagnies pharmaceutiques (seules capables d’investir les dizaines de millions d’Euros nécessaires pour mener de grands essais randomisés) étant notoirement moins fiable que les autres[11].

Pourtant, cette méthodologie (qui n’en est qu’une parmi d’autres, avec comme chacune ses avantages et ses inconvénients) fait l’objet aujourd’hui d’une sorte de fétichisme au sein des milieux de la recherche. Nombre de chercheurs considèrent qu’hors de ses protocoles, aucune conclusion solide ne peut être obtenue – ce qui est simplement faux[12]. Outre que les essais randomisés sont contraires à l’éthique en situation de pandémie, ils ne démontrent en fait pas d’avantage probant sur les études observationnelles[13].

A l’origine de telles dérives formelles, on trouve le recul des humanités, dont nous ne cessons de payer collectivement le prix. La science n’est jamais que la production à un moment donné de la société et de l’époque qui la génèrent. Ses conclusions ne cessent de se modifier comme conséquences des progrès techniques et de l’évolution des idées.

En renonçant à former des penseurs (avec une réelle compétence épistémologique), nous nous sommes condamnés à produire des faiseurs dans une dérive qui voit une certaine « science » adopter les travers des pseudosciences. Les modélisations produites pour prévoir le nombre de victimes de la pandémie en sont un éclatant exemple. Le Pr Fergusson de l’Imperial College de Londres (dont les projections ont précipité le confinement strict de la population en Europe) est un multirécidiviste dont la seule constante est l’échec patent de ses prédictions[14]. En 2005 par exemple, il prédisait que la grippe aviaire ferait jusqu’à 250 millions de victimes. Le décompte de cette épidémie entre 2003 et 2009 s’élèvera en tout et pour tout à… 282 morts. C’est pourtant vers cet « expert » que les autorités se tournent inlassablement pour lire l’avenir.

Une crise civilisationnelle

Le branle-bas de combat face à la pandémie s’étant accompagné de la régression ou de la suspension de droits fondamentaux (comme la liberté de mouvement), la question qui se pose est celle de la pertinence et de la proportionnalité des mesures imposées.

On nous a expliqué ici que les atteintes aux droits fondamentaux visaient à éviter l'engorgement des hôpitaux et protéger les personnes vulnérables. Aujourd'hui que ces risques n'existent plus, on voit dans différents pays les gouvernements demander une extension de leurs pouvoirs spéciaux et de nouvelle mesures sécuritaires discutables (comme le port du masque dans les lieux fermés) être imposées.

Les ébranlements que nous avons évoqués au long de cet article décrivent bien la complexité problématique des temps que nous vivons. Il y a quarante ans, avant la possibilité de séquencer le génôme, il y a fort à parier que l’épidémie en cours serait passée inaperçue. La mortalité aurait été un peu forte au long de quelques semaines, avec une vague inhabituelle de pneumopathies et l’engorgement temporaire de quelques services d’urgence. Mais comme ce fut le cas lors d’épisodes épidémiques précédents un peu plus graves que les autres, on aurait ma foi fait avec sans s’en alerter outre mesure.

Ce que cette crise révèle, c’est que nous avons perdu les moyens de raison garder et de nous souvenir des paramètres fondamentaux de la condition humaine. Le débat d’idées s’est quant à lui envenimé d’une manière frappante, au lieu que la diversité des points de vue et des expertises conduise à une bonification de la décision publique grâce à l’intelligence collective. La « version officielle » soutenue par les autorités et la quasi-totalité des médias a souvent confiné (sans mauvais jeu de mots) à la désinformation et même à la propagande. Les études ou essais cliniques étaient par exemple publiés ou non en fonction de leurs résultats et sans discernement quant à leur bienfacture. Ceux qui osaient porter des questionnements ou même une contestation des dogmes se retrouvant quant à eux relégués au rang de « dissidents ». Dans notre pays, le débat d’idées n’a tout simplement pas eu lieu, alors qu’il est vital pour la santé collective !

Plus de 150 personnalités britanniques du monde de la culture dont Margaret Atwood, Salman Rushdie, Kamel Daoud ou J.K. Rowling, ont récemment signé une lettre ouverte pour protester contre le conformisme idéologique[15].
« La censure, écrivent-ils, se répand également plus largement dans notre culture : une intolérance des opinions opposées, une vogue pour la honte et l'ostracisme publics, et la tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante »
Cette interpellation signale sans doute la déliquescence en cours et le renouveau nécessaire. Nous avons en effet urgemment besoin d’un nouveau contrat social et même au-delà, d’un nouveau projet de civilisation.

[1] Le Grand Entretien par Léa Salamé et Nicolas Demorand, France Inter, 25 juin 2020.
[2] SERRES Michel, Petite Poucette, Éditions Le Pommier, 2012
[3] André Comte-Sponville: "J'aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu'y échapper dans un État totalitaire", L’Écho, 27 mai 2020
[4] Holt-Lunstad J., Smith T. B., et Layton J. B., « Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review », Plos Medicine, vol. 7, no 7, juillet 2010.
[5] GRIFFIN S., Covid-19: “Staggering number” of extra deaths in community is not explained by covid-19, BMJ 2020;369:m1931
[6] MOSER A.D., SCHECHTER D.S. et al., Years of life lost due to the psychosocial consequences of COVID19 mitigation strategies based on Swiss data, European Psychiatry doi: 10.1192/j.eurpsy.2020.56
[7] « Patrick Zylberman : Depuis 600 ans, la quarantaine n'est absolument pas une solution », Savoirs par Pierre Ropert, France Culture, 4 mars 2020
[8] RAPP C., Principes de lutte contre une épidémie à risque de diffusion nationale, disponible sur www.infectiologie.com

[9] ANDOLFATTO D. & LABBÉ D., Covid-19 : une défaite française, Revue politique et parlementaire, 22 juin 2020

[10] HORTON R., Offline: What is medicine’s 5 sigma? The Lancet Vol 385 April 11, 2015
[11] BANDHARI M., DEVEREAUX P.J. et al., Association between industry funding and statistically significant pro-industry findings in medical and surgical randomized trials, CMAJ • FEB. 17, 2004; 170 (4)
[12] KRAUSS A., Why All Randomised Controlled Trials Produce Biased Results, Ann Med. 2018 Jun;50(4):312-322
[13] ANGLEMYER A., HORVATH H.T. & BERO L., Healthcare outcomes assessed with observational study designs compared with those assessed in randomized trials, Cochrane Systematic Review – Methodology, 29 April 2014
[14] https://statmodeling.stat.columbia.edu/2020/05/08/so-the-real-scandal-is-why-did-anyone-ever-listen-to-this-guy/0
[15] A Letter on Justice and Open Debate, Harper’s magazine, 7 juillet 2020

Coronagates... les 10.000 ! En Route pour le Final !



ps (si j'ose dire) : je ne soutiens pas Trump en relayant les videos de Silvano Trotta ou d'autres... mais ses analyses sont toujours intéressantes à prendre en compte.

mercredi 9 septembre 2020