mercredi 4 janvier 2017

Quelle « drôle de gauche », cette fausse gauche sociale-démocrate ! / What " funny left ", this false social-democratic left !

source : http://www.investigaction.net/quelle-drole-de-gauche-cette-fausse-gauche-sociale-democrate/


Quand la « drôle-de-gauche » gouverne à droite et fait son retour à gauche dans l’opposition…
 Les droites ont pour qualité de savoir ce qu’elles veulent : protéger et promouvoir au maximum les intérêts qu’elles représentent, c’est-à-dire avant tout les milieux d’affaires, la propriété privée des moyens de production et tous les conservatismes sociétaux, sauf si ceux-ci risquent d’affaiblir, par les réactions qu’ils suscitent les pouvoirs de l’argent. Elles font alors assaut de « modernité » et « changent tout pour que rien ne change » ! Car leur cohérence et leur constance sont absolues dans leur détermination à ne jamais céder au social si le profit est mis en cause.
Les droites revêtent, selon les circonstances, des formes variées : elles ont été souvent, en France, « républicaines », « parlementaires » et « modérées » ; elles peuvent être « décomplexées », « arrogantes » à l’américaine et autoritaires ; en période de crise aiguë, elles ne rechignent pas à la répression forte et à la totale concentration des pouvoirs dans le cadre d’une droite extrême, qualifiée hier de fasciste et aujourd’hui de « populiste ». Derrière leurs masques variés, l’essentiel demeure.
Ces différentes droites peuvent s’articuler de manière complexe afin de mieux faire croire qu’elles incarnent « l’intérêt général ». Elles sont, en tout état de cause, largement financées par les pouvoirs privés et la classe la plus aisée et disposent des moyens les plus vastes pour s’imposer à l’occasion des élections légitimant le plus souvent cette forme de « démocratie » particulière bien faite pour « la race des seigneurs », celle de l’argent, de la haute administration et du « tout-Paris », celle qui pratique le déni absolu des antagonismes sociaux et des inégalités insupportables.
Ainsi, en France et à travers le monde, sans user de violence frontale grâce au cirque électoral, animé par l’argent et le tam-tam médiatique, prolifèrent des dynasties plus ou moins médiocres, non pas seulement au Pakistan, en Inde, ou au Liban, mais aussi aux États-Unis, en Grèce ou en France, alors que le « suffrage universel n’est que l’index qui permet de mesurer la maturité des classes populaires et qu’il ne peut être rien de plus… dans l’état actuel », comme le notait Engels.
Or, précisément, force est de constater l’immaturité du plus grand nombre, objet de toutes les manipulations et de toutes les domestications créant l’illusion du choix et la croyance que chacun est authentiquement « libre »1.
Si, par accident, les droites perdent les élections, elles les déclarent « illégitimes » ou illégales, la « preuve » essentielle de ces défauts étant leur propre défaite !
Si la droite échoue, c’est qu’un « populisme » vulgaire et démagogique a décérébré les citoyens : conclusion, il faut voter à nouveau (cf les résultats des référendums européens de 2005 non respectés). Si l’échec se perpétue, alors toutes les violences « démocratiques » sont fondées, style Pinochet ou autre !! Toutes les formes de coup d’État sont jugées légitimes !! Il en est de même si les élections n’ont pas été « régulières » puisqu’elles ont été perdues (cf la victoire de 2011 de L. Gbagbo en Côte d’Ivoire) : alors, le recours à la force s’impose « au nom de la démocratie et de la protection des populations » ! La « dictature démocratique » reçoit alors la bénédiction des grandes puissances occidentales et des institutions économiques et financières internationales.
== Les « gauches » ou prétendues telles, ont d’autres pathologies. Elles ont pour défaut fréquent d’avoir peur d’elles-mêmes en se risquant à faire l’Histoire au lieu de s’adonner aux jeux politiciens.
La gauche « social-démocrate » en est l’illustration la plus « exemplaire » … Avec Jean Salem, on peut la qualifier de « drôle-de-gauche », tant elle est animée d’un esprit de compromission produisant une politique faite nécessairement de contradictions. La place importante que cette « D.D.G » occupe dans les sociétés européennes est elle-même source d’une contradiction majeure : les autres gauches semblent ne rien pouvoir faire sans elle (ce qui reste à prouver), mais elles ne peuvent rien non plus avec elle (ce qui est d’ores et déjà démontré) !
Au nom de la « Liberté », cette « drôle-de-gauche » se caractérise par un anticommunisme profond, indissociable de sa nature antisociale (sous couverture de « réalisme » économique). Les partis se réclamant de la social-démocratie sont des forces « ramasse-tout », facteur de blocages paralysants.
Les partis « socialistes » européens en ont fait la démonstration lorsqu’ils dominaient la plupart des gouvernements des États membres de l’Union Européenne qu’elle a pourtant géré comme les droites. En France, le parti socialiste a connu une période où il dirigeait à la fois le Parlement et les Régions, sans rien bouleverser pour autant. Les citoyens français les plus défavorisés n’ont pas vu leur situation se modifier.
La priorité absolue est en effet donnée au sociétal, au détriment des besoins sociaux les plus fondamentaux qui s’expriment dans les mouvements revendicatifs. Cette pratique résulte du fait qu’elle est plus facile à mener, car elle ne remet pas en cause les fondements du système socio-économique. Pour cette « drôle-de-gauche », cette place du sociétal présente il est vrai l’avantage de permettre des rebonds aux lendemains de ses échecs inévitables. Elle ne peut à la fois satisfaire sa base sociale « naturelle » et les pouvoirs privés économiques et financiers qu’elle essaie de se concilier. « J’aime l’entreprise », déclarait solennellement le Premier ministre Valls ! A tout prix, y compris à celui de la défaite, la social-démocratie se refuse à courir le risque de rupture avec les dominants ! C’est pourquoi, ceux qui, en France par exemple, « enterrent » le parti socialiste en raison du désastre « hollandais », ont toutes les chances de se tromper : la défaite magistrale de G. Defferre (avec 5% des voix) aux présidentielles de 1969 a pu faire croire à la même disparition. Le rebond n’a pas tardé ! Les « gênes » des pseudo-socialistes sont trop proches des citoyens craintifs ou sans conviction claire pour ne pas favoriser des renaissances périodiques.
De plus, la « drôle-de-gauche » – qui n’engage à rien – est très présente dans la société civile d’un pays comme la France, particulièrement dans les médias et le monde intellectuel. Elle est l’expression de la médiocrité ambiante.
Ce petit monde, fervent adepte de la « démocratie du bavardage », admirateur de l’American Way of Life, pétri du « rêve américain », promoteur d’une pseudo « modernité » et d’un soi-disant dynamisme « innovateur » contre tous les « archaïsmes » (comme a pu y croire Max Gallo, par exemple, avec le Mitterrandisme), prétend vouloir la révolution (permanente si possible) sans la vouloir vraiment, promeut « l’engagement » citoyen mais sans prendre de risques, défend la radicalité dans tous les domaines sauf en matière économique et sociale  !
La « drôle-de-gauche » de la société civile nourrit la social-démocratie politicienne, en lui transfusant un « air-mode » attractif et consensuel, tout au moins dans les couches sociales dominantes. Les « branchés » socio-démocrates revitalisent en effet les milieux politiciens dont les « recettes », faites de compromis constants, sont les plus vieilles du monde, dont seuls les « emballages » changent au fil du temps.
C’est que les partis de gauche « de gouvernement » en ont bien besoin après leur périodique passage dans les sommets de l’État !
Dans l’histoire des républiques françaises, les expériences gouvernementales de la social-démocratie ont été de nature analogue. La « drôle-de-gauche » s’appuie sur les classes populaires et sur les gauches plus radicales pour l’emporter, puis elle gouverne avec une telle « prudence » conservatrice qu’elle se discrédite et disparaît.
Cependant, durant ses longues cures d’opposition, elle se repositionne à gauche, en faisant le procès du « Mur de l’argent », du « Grand capital » ou du « Monde de la Finance », se refaisant à bon compte une nouvelle jeunesse.
Le Cartel des Gauches (1924-1926) est ainsi une victoire contre le Bloc National qui augmente les impôts, accepte le chômage, etc. Il l’emporte « contre les puissances d’argent », en s’affichant « pour la laïcité » et « pour les petits » (sic) ! Mais il se limitera avec le gouvernement Herriot au transfert des cendres de Jaurès au Panthéon, à l’amnistie des cheminots révoqués, sans perdre la « confiance » des milieux d’affaires, par peur de la « fuite des capitaux » et de la chute du franc ! Il est renversé au bout de deux ans.
Le Front Populaire (1936) du gouvernement Blum considère que « tout n’est pas possible » à la différence des « frondeurs » de l’époque dirigés par M. Pivert. Les hésitations de Blum face à la hausse des prix, au chômage, à la fuite des capitaux, motifs de la « pause » sociale, font qu’il va rapidement s’opposer à la fois à l’hostilité des salariés déçus et des milieux d’affaires. Une manifestation communiste sera même réprimée violemment faisant 6 morts et de nombreux blessés, sans susciter la moindre critique officielle de la police. Par contre, rien ne sera fait pour la République Espagnole !
Dès la Libération, la SFIO, pactisant avec la Démocratie chrétienne, prend ses distances avec l’esprit de la Résistance et devient l’instrument le plus efficace (assisté par les Américains) contre les communistes.
Il en sera de même avec le gouvernement SFIO de Guy Mollet, constitué pour faire la paix en Algérie et qui devient le champion de la guerre à outrance, malgré un petit PSU de gauche issu des rangs socialistes.
Il en sera ainsi avec F. Mitterrand dès 1982 et le « nouveau » parti socialiste, très rapidement distant avec les communistes et le mouvement social qu’ils réussissent à affaiblir plus efficacement que ne l’avait fait de Gaulle !
Le décennat « hollandais », fait de reniements cumulés, est sans doute le pire, axé sur une politique prétendument « réformiste », c’est-à-dire jouant le jeu du capitalisme financier et de la Commission européenne à son service, dénonçant la CGT et instrumentalisant le sécuritarisme. La très modeste « fronde » de quelques socialistes des années 2000 n’ira pas plus loin que celle de M. Pivert en 1936.
Cette succession d’échecs programmés permettant à chaque fois un retour fracassant de la droite, entraîne des « stages de récupération ». Tombant pour leur politique droitière, la social-démocratie, comme il a été dit précédemment, se relève par des positions réellement à gauche… dans l’opposition.
N’ayant jamais rompu réellement avec les milieux exerçant leur hégémonie sur l’appareil d’État, sur l’économie et la société, la social-démocratie a la capacité de se « récupérer » dans un délai relativement bref. Chaque bataille perdue, parce que non menée véritablement, prépare une nouvelle victoire… inutile ou presque !
Le Parti socialiste français, enterrant le « Hollandisme », est déjà en train de chercher du sang neuf, en ravalant se façade avec quelques personnalités, déjà vieux routiers de la politique, mais rafraîchies par leur discours renouvelé, complaisamment assistées par les médias dominants.
La « drôle-de-gauche » passe ainsi d’une pratique de droite à une réinsertion dans le moule d’une gauche de gauche ! Sans complexe, le Premier ministre du Président déchu se présente comme un homme neuf (voir sa critique paradoxale de l’art. 49-3 de la Constitution française), de même qu’un cortège de ministres hier « hollandais », dont l’une révèle même subitement ses sentiments « castristes ». Il s’agit de se dissocier (en attendant de nouveaux compromis s’il le faut avec la droite sous prétexte de combattre l’extrême-droite, comme en Allemagne) des adversaires principaux du moment.
La mascarade est complète avec cette droite « républicaine » où le Premier ministre, d’un autre Président déchu, s’affiche lui aussi comme l’homme-lige d’une « vraie » droite. Il apparaît que les partis de gouvernement de gauche et de droite font leur la devise de Pétain : « les Français ont la mémoire courte » !
Les « vérités » sacralisées du marché, comme la « libre » concurrence, ne s’appliquent pas au monde politique où seule la « concentration » des pouvoirs (comme celle du capital) s’affirme en continu au détriment des intérêts populaires.
Cette réalité de la social-démocratie française ne se distingue guère de celle qui sévit en Allemagne, en Grèce, en Espagne, au Portugal et dans les pays de l’Europe de l’Est. Leur volonté d’impuissance, comme leur soif de pouvoir, en font un obstacle à toute transformation sociale significative et leurs pathologies sont sans remède.

1 Voir Jean Salem. Élections, piège à cons ? Que reste-t-il de la démocratie ? Flammarion, 2012.

Source: Investig’Action

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lundi 2 janvier 2017

Obama ou l’élégance du Diable / Obama or the elegance of the Devil

http://www.dedefensa.org/article/obama-ou-lelegance-du-diable

02 janvier 2017 – Ce qui me décide à écrire cette chronique, finalement, c’est la déclaration que je retrouve de trois jours d’un commentateur célèbre aux USA, dont il a été parfois question, qui est d’une tendance neocon très affirmée sans être complètement enrégimenté dans le groupe de base de cette tendance (laquelle est aujourd’hui en plein désordre de dissolution en tant que structure). Il s’agit de Charles Krauthammer, parlant à Fox.News, à propos de la décision du président Obama de prendre des sanctions antirusses spectaculaire. La déclaration de Krauthammer ne concerne pas le fond de l’affaire (la validité de la mesure décidée) mais le comportement du président-sortant à cette occasion (et après d’autres, ajouterais-je) :
« This is about as anti-democratic as you can get. You were in office for eight years — you got your mandates — and on all of these issues… he is doing all these things that have been explicitly rejected by his own party. Then he doesn’t have the courage of his own convictions, getting them done to lock in his successor.
 » It’s very anti-democratic.”
» I don’t know about the merits of the case. I would imagine that allowing mixed use and some exploration would be a good thing for the country, but Obama sees himself as God hovering over the country dispensing goodies to the extent that he’s got control.
» He figures, “I’ve got control here. No one can stop me, and it may be somewhat irreversible.” »
Bien entendu, cette citation renvoie à plusieurs textes très récents, qui contiennent notamment commentaires et appréciations sur le comportement du président Obama dans cette fin de mandat (celui du 29 décembre 2016, celui du 30 décembre 2016, celui d’hier, pour aller au plus récents). Il y a notamment ce passage du texte du 1er janvier, dont je crois qu’il annonçait déjà cette chronique, où l’on trouve un jugement sur Obama lui-même, un peu en-dehors des considérations politiques rationnelles habituellement sollicitées.
« Obama élu, personne ne pouvait dire ce qu’il serait en fonction de ce qu’il ferait, c’était une énigme ; Obama sur le départ, personne ne peut dire ce qu’il a été en fonction du flou considérable qui entoure ce qu’on croit qu’il a fait, et il est donc toujours une énigme. La seule certitude finalement, c’est qu’il fut, du point de vue de la politique générale [de sécurité nationale] rationnellement appréciée, réellement catastrophique, certainement pire que GW Bush selon notre point de vue.  [...] Qu’il soit à la fois certainement une énigme et certainement une catastrophe nous invite à penser qu’il est un personnage influencé par des forces qu’on qualifierait de maléfiques, que nous jugeons complètement étrangères à toute manipulation et construction complotiste humaines et bien agencées. Son action n’a satisfait entièrement aucune des forces humaines d’influence, en général d'une dissimulation transparente, auxquelles on l’acoquine généralement. On doit donc dire qu’il a favorisé le Système en général mais en n’étant l’exclusivité d’aucune de ces forces principalement, alors que les intérêts et les préférences de ces forces sont aujourd’hui fortement divergentes dans le cadre de la crise générale de la globalisation. Cela est d’ailleurs un signe essentiel du désordre général généré par le “Système en général” et dont le Système lui-même est le prisonnier en mode d’autodestruction ; et, par conséquent, ayant favorisé “le Système en général”, Obama a accéléré partout où c’était possible le désordre, y compris et bien souvent contre les intérêts des USA, comme au Moyen-Orient, si possible en en accusant la Russie selon un antirussisme qui est un événement né du Système lui-même, sans nécessité de racines historiques puisque d’ampleur métahistorique. »
On notera qu’il n’y a nulle part dans cet extrait, comme dans le reste d’ailleurs, une indication quelconque suggérant qu’Obama ait agi en connaissance de cause, poussant volontairement et en conscience du but poursuivi dans le sens qui est décrit. Effectivement, je ne crois pas une seconde dans ce cas, – comme dans tant dans d’autres cas aujourd’hui, d’ailleurs, – que le personnage ait eu conscience, et encore moins la volonté consciente par conséquent, de la signification de l’action qu’il conduisit un peu comme en pilotage automatique, par enseignement pavlovien, dans le sens où il a été ; bon élève, Obama, même s’il ignore pour quoi et pour qui, énigme et catastrophe pour lui-même finalement...
Obama est effectivement une énigme et une catastrophe, et c’est une chose qu’il faut bien préciser ; c’est-à-dire qu’on ne peut pas écrire, selon cette idée qu’il est une “énigme catastrophique”, mais bien qu’il est ceci (énigme) et cela (catastrophe) à la fois et considérés séparément, même si certains voudraient nuancer ironiquement en disant que l’énigme est “catastrophique” et que la catastrophe est “énigmatique”, – ce qui ne serait d’ailleurs pas faux. L’important à bien apprécier est qu’il y a bien deux choses, qu’on qualifie comme on veut : une “énigme” et une “catastrophe”, et même en précisant, j’y tiens sans aucun doute, que les deux termes doivent être pris dans un sens eschatologique et métahistorique... Cela est extrêmement important à préciser, ici sous la forme d’un exemple : ce n’est pas simplement sa politique qui est “une catastrophe” à partir d’un jugement catastrophique du départ de la conception de la chose, ce sont l’agencement, la façon de faire (ce qui lui tint lieu de politique), les hésitations et les manœuvres qui sont la production de son caractère, son caractère lui-même fait à la fois de brio et facticité, tout cela aboutissant à son tour à la production d’une politique dont on ne sait rien (et lui-même dans ce cas) quand elle se développe et dont on constate au terme que c’est “une catastrophe” dont l’ampleur échappe à la manufacture humaine, aux complots les plus vils et les plus habiles, aux manœuvres secrètes les plus infâmes et le plus influentes... Pour compléter, on notera que tout cela a de quoi alimenter le jugement de l’énigme, et qu’alors il se justifie effectivement de parler de lui également comme d’une énigme
Par conséquent, je tiens ce personnage comme absolument hors du commun, quelles que soient les futilités et les bassesses qu’on trouve dans ses défauts, où dominent la vanité, l’arrogance, et l’hybris transformée en une appréciation extraordinaire sinon quasi-démente de lui-même (“Dieu”, selon Krauthammer). Il est hors du commun, ou plus précisément hors du commun caractérisant le fait politique parce qu’il ne sort aucunement du moule habituel, et l’on peut alors se permettre l’hypothèse, qui est la mienne sans aucun doute, qu’il a ainsi été investi avec d’autant plus de facilité d’influences qui dépassent la seule raison et le seul jugement de la perception rationnelle. (On ferait bien de se rappeler ici qu’Obama, durant sa campagne de 2008, eut souvent, devant les foules, des accents de passion et d’irrationalité faisant appel à l’instinct pur, qui le firent parfois comparer à une sorte de candidat jouant au prédicateur ou peut-être bien après tout, à un Messie de fortune. Et l’on ajouterait, sans se forcer, que le soutien dont il bénéficia et bénéficie toujours de nombre de groupes de ses partisans relève plus du culte jusqu’à l’hystérie et la transe que d’une quelconque appréciation rationnelle.)
Voilà en quoi je juge ce personnage d’une importance considérable, et qui explique directement le fantastique “travail” qu’il a accompli pendant huit ans, – bien plus efficacement et profondément que le pauvre GW Bush, – d’extension du désordre nihiliste de néantisation, de destruction des principes, d’installation au-dessus de tout de l’affectivisme comme moteur de la vision du monde ; de là également, malgré les affirmations qu’on lui prêta d’être un “centriste” quasi-modéré recherchant des arrangements et freinant tous les instincts de déstructuration, – et Prix Nobel de la Paix en décembre 2009, meilleure de farce troisième millénaire à ce jour, – sa tendance constante à s’entourer de créatures essentiellement féminines (ça, c’est son truc, convenant à son tempérament), les Harpies diverses, Nuland, Rice, Flournoy, Clinton, Power, les personnages les plus extrémistes de toutes les administrations depuis des décennies, sinon les plus extrémistes de toute l’histoire de la diplomatie US, placées à des postes-clef. (*)
(Même les Russes s’y sont trompés, même un Lavrov pourtant rue et roublard et à qui on ne la fait pas, félicitant Kerry en mars 2013 pour avoir balancé Victoria Nuland, porte-parole du département d’État sous Clinton, et s’entendant répondre qu’au contraire elle avait reçu une promotion considérable en devenant secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et caucasiennes [toute l’Europe sauf la Russie], – les Russes s’en apercevraient en 2013-2014 en Ukraine.)
Après huit ans d’Obama et suivant la crise financière de 2008-2009 qu’on jugeait être la chute au bout du tunnel avant la remontée, la situation du monde s’est enfoncée à un rythme remarquable dans un désordre globalisée, un tourbillon crisique touchant toutes les structures. Il réussit même, Obama, à faire éclore de toutes pièces dans son pays une guerre civile de communication en donnant une place importante, à côté du racisme courant qu’il était censé réduire et qui se poursuit, à une nouvelle sorte de “racisme anti-blanc”, l’ensemble divisant les communautés les unes contre les autres et aussi bien chacune à l’intérieur d’elles-mêmes ; son allure souple et gracieuse, élégante et presque dansante, ses talents exceptionnels d’orateur (et de joueur de golf) en firent un parfait agitateur que personne ne vit venir, réussissant à allumer partout des incendies, hors des USA mais surtout à l’intérieur des USA, qui ont dépassé les crises développées jusqu’ici pour créer des crises hautes et un tourbillon crisique embrasant la globalisation et le monde lui-même. Autour de tout cela, il a contribué à la création d’un univers magique, une addition de narrative entraînant le déterminisme-narrativisteune sorte de “caverne de Platon” à l’échelle de l’univers, remplaçant la réalité désintégrée. (« ...[L]a caverne de Platon n’est plus dans la caverne, elle est l’univers tout entier, le monde où nous vivons, dans la mesure où l’univers/le monde est sous l’empire du Système/de la Matière selon cette appréciation spécifique de cette sorte de matière devenue Matière majusculée dont nous faisons une création du Mal. »)
Tout cela n’a été nullement planifié ni même ambitionné en tant que tel, car jamais une telle réussite n’aurait pu être accomplie en si peu de temps et d’une façon aussi totalitaire par une machination humaine. Obama fut la parfaite créature d’autre chose que lui, la créature des forces infra- et suprahumaines qui sont aujourd’hui les moteurs grondants de la grande crise Générale dont nous espérons et attendons grandement et avec ferveur qu’elle se réalise dans l’effondrement du Système ; car, et cela sans le moindre étonnement du commentateur, il fut tellement l’excellente créature du Système qu’il a bien entendu accéléré l’équation surpuissance-autodestruction sur le rythme de La Java du Diable...
Son comportement sur la fin est insensé si l’on n’accepte pas l’hypothèse de l’influence diabolique qui pousse, au travers des défauts de celui qui la subit, à la volonté de destruction, – de déstructuration, de dissolution et d’entropisation des conditions où opérera son successeur. Par contre, si on accepte l’hypothèse sans avoir trop peur de se compromettre dans les salons où l’on croise BHL, alors la mécanique fonctionne à la perfection, comme une véritable Java, et l’on a la réponse à la question figurant dans la présentation hebdomadaire, en tête de page d’accueil de ce site, pour le récapitulatif de la dernière semaine de 2016 :
« Son comportement [d’Obama] ne peut se comparer à aucun autre, d’un autre président-sortant, dans aucune période de transition des États-Unis, y compris les deux plus fameuses et tragiques, celle de 1860-1861 menant à l’installation de Lincoln et au déclenchement de la Guerre de Sécession, et celle de 1932-1933 menant à l’installation de Roosevelt en plein cœur de la Grande Dépression. [...] Justement, alors que le comportement d’Obama est infiniment plus étrange et agressif que ceux de Buchanan et de Hoover (les deux présidents-sortants dans les cas signalés), aucun événement en apparence ne semble avoir la gravité et la pression de la Guerre de Sécession sur le point d’éclater et de la Grande Dépression, – à moins que nous voyions pas distinctement l’importance de l’événement servant de cadre à cette transition, qu’il soit encore dissimulé à nos yeux ? »
On voudra bien croire enfin et pour conclure, à la lumière des nombreux textes qui lui ont été consacrés ces dernières semaines que je ne fais certainement pas une fixation sur Obama, – bien que ce soit le moment ou jamais, – mais que je lui rends un hommage justifié par la manière et de la façon qu’il mérite. Il apparut dans une ambiguïté extrême, suscitant même chez certains, dont dedefensa.org et par conséquent moi-même sans le moindre doute ni le moindre remord car il faut toujours tout essayer, la possibilité qu’il pourrait être l’“American Gorbatchev”, – possibilité vite enterrée il est vrai, avant même qu’il ne prêtât serment... J’en oublie même qu’il fut le premier président Africain-Américain de l’histoire des USA parce que ce fait-là, présenté comme révolutionnaire sur l’instant et qui relèvait de l’écume des jours, s’est avéré n’avoir aucune importance sérieuse sinon pour l’art du camouflage. Le fait qui compte est que la politique qu’il produisit est la première véritable politique-Système conçue en tant que telle, aussi bien dans la brutalité que dans a subtilité, sans nécessité d’un 9/11 pour l’amorçage, et dispensant son efficacité au-delà de ce que nul, avant lui, ne s’était avéré capable de faire ; et par conséquent le fait qui compte est qu’il fut ainsi conçu et développé pour être la créature-sapiens la plus vulnérable à ce qu’on pourrait désigner comme “l’influence du Diable”, – non pas tant “la beauté du diable” dans son cas, mais “l’élégance du Diable”, – tant était grande sa vulnérabilité à cet égard...
Son “legs” est tout tracé, et nul ne peut vraiment lui en faire reproche. De toutes les façons, il lui reste les dix-huit trous.

Note

(*) Les Harpies occupèrent divers postes au département d’État, comme Secrétaire, adjointe au Secrétaire, ambassadeur à l’ONU, porte-parole, et pour Susan Rice en deuxième affectation, directrice du NSC et conseillère du président pour les affaires de sécurité nationale (même poste que le général Flynn pour Trump).

Obama est-il un agent russe ? / Is Obama a russian agent ?

source : http://lesakerfrancophone.fr/obama-est-il-un-agent-russe

Orlov
Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 20 décembre 2016 – Source Club Orlov
Parfois, les charges semblent faible, car il n’y a pas d’« arme du crime » – pas de preuves évidentes, directes, de conspiration, de malfaisance ou de mauvaise intention – mais une fois que vous replacez ensemble toutes les preuves, cela forme une image cohérente et accablante. Et c’est ainsi avec l’administration Obama vis-à-vis de la Russie : en feignant l’intention hostile, il a fait tout son possible pour faire avancer l’agenda de la Russie. Et bien qu’il soit toujours possible de prétendre que tous les échecs d’Obama proviennent de sa simple incompétence, à un certain moment cette affirmation commence à sonner creux. Comment peut-il être si compétent… à être incompétent ? Peut-être a-t-il utilisé l’incompétence comme un voile pour couvrir sa véritable intention, qui était toujours de soutenir la Russie tout en rendant les États-Unis inutiles au maximum dans les affaires mondiales. Examinons les grandes initiatives de politique étrangère d’Obama sous cet angle.

Peut-être que la plus grande réalisation de ses huit années a été la destruction de la Libye. Sous le faux prétexte d’une intervention humanitaire, ce qui était autrefois le pays le plus prospère et le plus stable de toute l’Afrique du Nord a été réduit à un havre de terreur pour les terroristes islamiques et un point de transit pour les migrants économiques entrant dans l’Union européenne. Cela a eu pour effet de pousser la Russie et la Chine dans les bras l’une de l’autre, les incitant à commencer à voter contre les États-Unis ensemble comme un seul homme au Conseil de sécurité de l’ONU. En un seul coup, Obama a assuré un élément important de son héritage en tant qu’agent russe : les États-Unis ne seront plus en mesure de faire avancer leur programme par le biais de ce très important organe international.
Ensuite, Obama a présidé au renversement violent du gouvernement constitutionnel en Ukraine et à l’installation d’un régime de marionnettes américain. Quand la Crimée a alors voté pour rejoindre la Russie, Obama a imposé des sanctions à la Fédération de Russie. Ces mouvements peuvent sembler avoir été conçus pour nuire à la Russie, mais regardons les résultats au lieu des intentions. Premièrement, la Russie a repris le contrôle d’une région stratégique importante. Deuxièmement, les sanctions et les contre-autorisations ont permis à la Russie de se concentrer sur le remplacement des importations par la construction d’une économie nationale. C’était particulièrement impressionnant dans l’agriculture, et la Russie gagne maintenant plus de recettes par ses exportations de produits alimentaires que par ses armes. Troisièmement, la rupture des liens économiques avec l’Ukraine a permis à la Russie d’éliminer un concurrent économique majeur. Quatrièmement, plus d’un million d’Ukrainiens ont décidé de s’installer en Russie, de façon temporaire ou permanente, ce qui a donné à la Russie un important élan démographique et lui a donné accès à un bassin de travailleurs qualifiés russophones. Cinquièmement, alors qu’auparavant l’Ukraine était en mesure d’extorquer les concessions de la Russie en jouant avec les gazoducs qui conduisent de la Russie à l’Union européenne, maintenant les mains de la Russie ont été déliées, ce qui a débouché sur de nouveaux accords de pipelines avec la Turquie et l’Allemagne. En effet, la Russie a récolté tous les avantages de l’impasse ukrainienne, tandis que les États-Unis ont gagné une dépendance désagréable, embarrassante.
L’« accomplissement » suivant d’Obama consistait à mettre soigneusement le conflit syrien dans un cul de sac. (Certains insistent pour l’appeler une guerre civile, bien que pratiquement tous les combats qui s’y déroulent opposent la nation syrienne tout entière à des mercenaires extérieurs financés par l’étranger.. À cette fin, Obama a déployé un éventail de tactiques. Il a soutenu, armé, entraîné et combattu différents groupes terroristes, rendant ridicule la technique habituelle des États-Unis d’utiliser le « terrorisme par procuration ». Il a ridiculement affirmé que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, une allégation creuse semblable à celle utilisée contre Saddam et ses armes de destruction massive, tout en offrant à la Russie un rôle légitime à jouer dans la résolution du conflit syrien. Il a fait des promesses sans fin pour séparer « l’opposition modérée » des terroristes pur jus, mais a échoué à plusieurs reprises à le faire, donnant ainsi aux Russes une large occasion de s’occuper de la situation comme ils l’entendent. Il a négocié plusieurs cessez-le-feu qu’il a ensuite violés.
Il y a eu d’autres réalisations aussi. En parlant sans cesse de la « menace russe »inexistante, en alarmant sur « l’agression russe » et « l’invasion russe » (dont aucune preuve n’existait) et en pratiquant des exercices militaires futiles et géopolitiquement non pertinents en Europe de l’Est et surtout dans les pays baltes, Obama a privé l’OTAN de toute la légitimité résiduelle qu’elle aurait pu avoir, transformant cette organisation en une triste plaisanterie.
Mais peut-être que le service le plus important d’Obama au nom de la nation russe a été de s’immiscer dans l’élection de Donald Trump. C’est ce qu’il a fait en jetant son dévolu sur la ridiculement inepte et corrompue Hillary Clinton. Elle a dépensé le double de Trump, mais apparemment aucune somme d’argent ne pouvait lui permettre d’acheter la présidence. En raison des efforts constants d’Obama, les États-Unis auront maintenant un président russo-amical qui est impatient de conclure des accords avec la Russie, mais devra le faire à partir d’une position de négociation considérablement affaiblie.
Comme je l’ai fait valoir depuis une dizaine d’années, on s’attend à ce que les États-Unis se retirent de leur position de domination mondiale. Mais il était certainement utile d’avoir un Obama graissant les patins, et maintenant c’est à Donald Trump de terminer le travail. Et puisque la contribution d’Obama a été particulièrement utile à la Russie, je propose qu’il lui soit décerné l’Ordre de l’Amitié de la Fédération de Russie, pour aller avec son Prix Nobel de la Paix.
Dmitry Orlov

vendredi 30 décembre 2016

Obama : prix nobel du pet / Obama: Nobel price of the fart

source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/12/prix-nobel-du-pet.html


Prix Nobel du pet

30 Décembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticusPublié dans #Etats-Unis#Russie
Les trois prochaines semaines risquent d'être rock&roll, tant Obamaboul semble décidé à laisser le déluge derrière lui. Humilié d'être totalement marginalisé dans le dossier syrien par la prise en main des trois boss (Russie, Iran, Turquie), régulièrement giflé par Poutine sur la scène internationale, mortifié par l'hilarante débandade de la présidentielle, il nous sort un pet du cerveau dont il a le secret.
La "confidence" d'un "responsable anonyme" de la CIA s'est, par la magie de l'effet boule de neige médiatique, transformée en "piratage de la démocratie" par Poutine. Ah d'accord... Comme pour le Boeing de la Malaysian Airlines au-dessus de l'Ukraine, on attend encore le moindre début de soupçon de preuve, mais le camp du Bien n'en a cure : ce qu'il dit est d'or et ne doit pas être discuté. Des preuves ? Mais voyons, que chantez-vous là, croyez-nous sur parole, le reste n'est que propagande russe...
La journaloperie a embrayé au quart de tour, du moins ce matin, car le barrage de critiques des lecteurs a obligé les rédactions à mettre de l'eau dans leur vin. Un ahurissant article du Fig à rot hurlant à la "menace russe sur la démocratie américaine et européenne" (pourquoi pas jupitérienne tant qu'on y est) a disparu corps et bien pour faire place à des analyses plus honnêtes. Est également réapparu le mot "présumé" piratage.
Qu'il soit vrai ou faux - nous nous étions posé la question en juillet -, ce "hackage" est bénin en comparaison des multiples coups d'Etat, changements de régime et autres révolutions de couleur perpétrés par Washington. Comment dit-on l'hôpital se fout de la charité en anglais ?
La mise à disposition du public d'informations véridiques auparavant cachées devrait également être applaudie par les parangons de la liberté de la presse. Ce qui, à une époque, aurait été appelé avancée démocratique est aujourd'hui qualifié de "menace russe" et de fake news. Orwell, nous voilà ! La guerre, c'est la paix... et la vérité, c'est le mensonge.
N'ayant plus que 20 jours à tirer, Barack à frites ne s'arrête pas à ces détails. Pour torpiller encore un peu plus les relations russo-américaines et savonner la planche à son successeur, il expulse 35 diplomates russes et leur famille, et confisque deux "retraites" russes sur le territoire US. C'est sans doute ici que les perfides agents du KGB préparaient la fin du monde :
Ironisant sur la "paranoïa" d'Obama et "l'agonie anti-russe" (dixit Medvedev), Moscou l'a ensuite joué tout en finesse. Réponse de Poutine : il n'expulse personne, souhaite au président états-unien une bonne année et invite les enfants des diplomates américains à Moscou à venir fêter le Noël orthodoxe au Kremlin ! La Maison Blanche doit verdir de rage...
En ne "s'abaissant pas à faire de la diplomatie de cuisine" et en prenant une posture gandhienne, Vladimirovitch a gagné la bataille médiatique face à l'agité du bocal de Washington.

Combien de fois les états-unis ont-ils bombardé ou agressé militairement un pays ? / How many times did the United States bombard or did assault militarily a country?

La radio Iranienne francophone IRIB publie un article d’utilité publique qui fait le bilan de la politique étrangère états-unienne en termes d’actions militaires depuis 1945. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’au vu de cette compilation, les états-unis sont la principale cause de conflit dans le monde. Il est urgent de les désarmer…

Combien de fois les Etats-Unis ont-ils bombardé et agressé un pays depuis 1945 ?

  • Le Japon 1945
Alors que sa victoire sur la japon était réalisée. 2 bombes atomiques une sur la ville d’Hiroshima et l’autre sur Nagasaki. Estimation 250, 000 morts après le largage.
Dans ce chiffre ne sont pas comptabilisés les morts à la suite de ces deux bombes.
  • La Chine 1945-1946
  • La Corée 1950-1953
  • La Chine 1950-1953
  • Le Guatemala 1954
  • L’Indonésie 1958
  • Cuba 1959-1960
– Terrorisme et sabotage économique
Les documents officiels des États-Unis désormais déclassifiés montrent qu’entre octobre 1960 et avril 1961, la CIA a introduit à Cuba 75 tonnes d’explosifs lors de 30 missions aériennes clandestines, et 45 tonnes d’armes et d’explosifs lors de 31 infiltrations maritimes. La CIA a réalisé durant cette courte période de 7 mois 110 attentats à la dynamite, a placé 200 bombes, a fait dérailler 6 trains, a brûlé 150 usines et a déclenché 800 incendies dans des plantations.
Entre 1959 et 1997, les États-Unis ont réalisé 5780 actions terroristes contre Cuba. 804 sont des actes terroristes d’envergure, dont 78 bombardements contre la population provoquant des milliers de victimes.
Les attentats terroristes contre Cuba ont coûté la vie à 3478 Cubains et ont paralysé à vie 2099 personnes. Entre 1959 et 2003, il y a eu 61 séquestrations d’avions et de bateaux. Entre 1961 et 1996, 58 attaques à partir d’embarcations maritimes ont touché 67 objectifs économiques et la population.
La CIA a dirigé et soutenu 299 groupes paramilitaires constitués de 4000 individus. Ils sont responsables de 549 assassinats et ont fait des milliers de blessés.
En 1971, l’agression biologique a causé la destruction d’un demi million de porcs. En 1981, l’introduction de la dengue hémorragique a fait 344 203 victimes, 158 décès dont 101 enfants. Le 6 juillet 1982, 11 400 personnes ont été touchées en un seul jour.
La grande majorité de ces agressions étaient préparées en Floride par l’extrême droite d’origine cubaine organisée et financée par la CIA.
  • Le Guatemala 1960
– Selon les conclusions de la Commission pour la clarification historique, plus de 200,000 personnes ont été tuées ou ont « disparu » pendant le conflit. Plus d’un million de Guatémaltèques ont été déplacés de force à l’intérieur du pays. Environ 200 000 d’entre eux ont trouvé refuge au Mexique.
  • Le Congo 1964
  • Le Pérou 1965
  • Le Laos 1964-1973
  • Le Vietnam 1961-1973
–  au moins 2 millions morts
  • Le Guatemala 1967-1969
  • Cambodge 1969-1970
  • Salvador 1980
  • Le Nicaragua 1980
  • Grenada 1983
  • La Libye 1986
  • Le Panama les 1989 – 2,000 morts
  • L’Irak 1991-2008
– L’institut de sondage britannique ORB estime à plus d’un million le nombre d’irakiens victimes de la guerre
  • La Bosnie 1995
  • Le Soudan 1998
  • L’Afghanistan 1998 à 2008
  • La Yougoslavie 1999
Nous n’avons pas fait le compte de tous les morts, ni l’implication de ce pays dans de nombreux coups d’Etat
Dans combien de ces pays les bombardements et autres actions offensives ont-ils fait émerger un gouvernement démocratique et respectueux des droits de l’homme ?

liste des pays qui ont été bombardés par les États-Unis
depuis la fin de la deuxième guerre mondiale
dressée par l’historien William Blum
  • Chine 1945-46
  • Corée 1950-53
  • Chine 1950-53
  • Guatemala 1954
  • Indonésie 1958
  • Cuba 1959-60
  • Guatemala 1960
  • Congo 1964
  • Pérou 1965
  • Laos 1964-73
  • Vietnam 1961-73
  • Cambodge 1969-70
  • Guatemala 1967-69
  • Grenade 1983
  • Libye 1986
  • El Salvador 1980s
  • Nicaragua 1980s
  • Panama 1989
  • Irak 1991-99 et 2003
  • Soudan 1998
  • Afghanistan 1998
  • Yougoslavie 1999

Liste des interventions extérieures depuis 1945


  • 1945 et 1946 : envoi de troupes et bombardements en Chine.
  • 1946 : Philippines soutien au gouvernement face à une insurrection.
  • 1947 : Grèce, soutien logistique militaire au régime
  • 1950 à 1953 :Guerre de Corée, bombardements en Chine.
  • 1953 : Iran : la CIA organise un coup d’état.
  • 1954 : Guatemala, renversement du gouvernement en place.
  • 1958 : bombardements en Indonésie.
  • 1960 : bombardements au Guatemala.
  • 1961 : Cuba, débarquement dans la baie des Cochons
  • 1961 à 1972 :
    • Guerre du Viêt Nam, utilisation de napalm et de l’agent orange, en particulier lors de l’opération ’Ranch Hand’ (75 millions de litres d’herbicides). Les victimes de l’agent orange (population vietnamienne et soldats US) souffrent de cancers et de différentes lésions et leurs enfants de malformations..
    • Intervention au Laos et au Cambodge.
  • 1964 :
    • Panama
    • bombardements en République démocratique du Congo.
  • 1965 :
    • Indonésie, aide au gouvernement dans la répression.
    • République dominicaine, intervention dans une guerre civile.
    • bombardements au Pérou.
  • 1967 à 1969 : Guatemala, bombardements.
  • 1970 : Oman, aide logistique à l’Iran pour contrer une insurrection.
  • 11 septembre 1973 : Chili organisation d’un coup d’État, mise en place du général Augusto Pinochet par la CIA.
  • 3 juillet 1979 : Afghanistan Opération Cyclone (1979 à 1987), armement par la CIA des moudjahiddines afghans du commandant Massoud pour la guerre d’Afghanistan (1979-1989) contre l’URSS
  • 1980 à 1990 : Salvador, aide militaire au gouvernement et aux Escadrons de la mort, pour chasser la guérilla. 100 000 morts dans cette guerre civile.
  • 1981 à 1988 : Nicaragua, soutien des contras situées au Honduras, afin de lutter contre les sandinistes du Nicaragua.
  • 1983 :
    • Liban
    • Grenade Invasion : voir Opération Urgent Fury.
  • 1986, 14 avril : Libye, bombardement de plusieurs villes et bases militaires, 37 morts libyens, 2 pilotes américains tués suite à des attentats anti-US en Europe.
  • 1988, 18 avril : Bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri face à l’Iran.
  • 1989 :
    • Philippines, aide contre un coup d’État.
    • Panama, renversement du général Manuel Noriega.
  • 1991 : Guerre du Koweit,
  • 1990-1991 (opération Tempête du désert) Utilisation d’armes à uranium appauvri, accusées de causer des leucémies parmi les vétérans.
  • 1993-1994 : Somalie, Opération Restore Hope, intervention 1994 : Haïti, intervention pour installer le Président élu Jean-Bertrand Aristide.
  • 1995 : Bosnie-Herzégovine, bombardement aérien
  • 1998 : Irak, quatre jours de bombardement aérien sur des objectifs militaires et industriels.
  • 1998 : Double bombardement au Soudan et en Afghanistan.
  • 1999 :
    • Bombardement et intervention au sol de l’OTAN dans la guerre du Kosovo
    •  : Timor oriental
  • 2001-En cours : Intervention en Afghanistan
  • 2002 : Philippines, dans le cadre de la Guerre contre le terrorisme en soutien du gouvernement philippin contre des guérillas.
  • 2003-En cours : Guerre en Irak, les États-Unis envahissent l’Irak avec le soutien du Royaume-Uni et d’autres nations en se passant de l’accord de l’ONU.
  • 2004 : Haïti les États-Unis, dans une intervention militaire et avec l’aide de la France, chassent le président haïtien Jean-Bertrand Aristide du pouvoir.
  • 2006 : Bombardements aérien en Somalie
 source : http://lesmoutonsenrages.fr/2014/05/25/combien-de-fois-les-etats-unis-ont-ils-bombarde-ou-agresse-militairement-un-pays/