mercredi 21 décembre 2016

Le bilan de l'administration Obama : une tragédie pour l'humanité / The balance sheet of the Obama administration: a tragedy for the humanity

source : https://fr.sott.net/article/29632-Le-bilan-de-l-administration-Obama-une-tragedie-pour-l-humanite

L'Administration Obama tire sa révérence. C'est le moment de dresser un bilan des faits réels du comportement géopolitique des États-Unis qui se sont déroulés durant cette période et non des perceptions rapportées par la plupart de médias occidentaux qui ont tendance à occulter la vérité ou à la présenter de façon fragmentaire. Bien plus, ceux-ci s'efforcent d'omettre de présenter la liste des actes de guerre commis par les États-Unis et les membres de l'OTAN durant cette période.

Huit années de guerre ou de préparation à la guerre. Huit années de production et d'exportations d'armements dans la plupart des pays de la planète. Une organisation mondialisée de la Défense en six commandements couvrant la totalité de la surface terrestre (figure 1).

Un réseau de 750 bases militaires à l'étranger. Dix unités opérationnelles de porte-avions (un total de 272 navires de guerre mobilisables en 2016 et dotés de 3 700 avions bombardiers opérationnels) qui sillonnent les mers et les océans. Une capacité aérienne complète allant des avions aux drones de combat en passant par les hélicoptères et, notamment, plus de 1245 F-16C/ (Air Forces Monthly, Stamford, Lincolnshire, Angleterre, Key Publishing Ltd, mars 2013, p. 33). Une surveillance continue du comportement des États dans la guerre contre la terreur qui se poursuit, prétexte primordial pour des interventions tous azimuths. Une menace constante de missiles pouvant venir de l'espace. Bref, tous les ingrédients qui façonnent cet empire qui décline en cherchant désespérément à conserver sa suprématie dans l'ensemble planétaire.

Tout au long de cette période nous avons analysé à plusieurs reprises (voir la liste des références) les interventions des États-Unis à travers le monde et celles-ci ont été nombreuses et constantes et ce sur tous les continents. L'objectif recherché : Le maintien de leurs alliances, un élément crucial de leur stratégie globale. En même temps, ils cherchent à neutraliser les projets de libération des peuples tout en essayant en même temps de les transformer en des entités soumises à leurs desiderata comme c'est le cas présentement au Brésil, au Honduras, au Venezuela, au Myanmar, à Cuba et en Ukraine. Des rencontres au Sommet se multiplient afin de délivrer le message de la soumission et celui des « bonnes » conduites à sauvegarder.

Les médias, dans des bilans dressés de la période sous la férule de l'administration du Président Obama, n'ont fait que louanger ses actions (en particulier l'Obama Care) et passer sous silence les péripéties de son règne en tant que chef des armées des États-Unis. Au cours de son mandat on a assisté aux multiples interventions des États-Unis de déstabilisation de la gouvernance des États nationaux, à une guerre meurtrière contre la Libye, à des bombardements sur les établissements humains en Syrie de même qu'à une implication directe des conseillers militaires américains sur le terrain en Irak depuis 2014 (http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/201406/24/01-4778493-les-conseillers-militaires-americains-arrivent-en-irak.php), à l'imposition de sanctions économiques à l'égard de la Russie, à l'augmentation des tensions avec la Chine dans le Pacifique Nord, au déploiement d'un armement considérable en Europe de l'Est, à la réalisation de coups d'État au Honduras, en Ukraine et au Brésil, s'avérant être le renversement de chefs d'État dûment élus et au processus de confinement des membres de l'ALBA. En somme, le caractère guerrier des États-Unis s'est manifesté dans la gouvernance des États nationaux et dans plusieurs théâtres de guerre et, tout spécialement, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie et avec leurs corolaires les millions de personnes qui ont dû s'exiler afin de survivre.

Il importe de le rappeler. Depuis le début du siècle, les administrations des États-Unis se sont succédé dans un environnement de grande agressivité et d'attitude guerrière à l'égard de tous ceux et celles qui leur ont résisté. Le régime de G.W.Bush nous l'avons qualifié d'odieux pour toute l'humanité (http://www.mondialisation.ca/g-w-bush-post-mortem-d-un-r-gime-politique-odieux-pour-l-humanit/13735). Obama a poursuivi l'œuvre de son prédécesseur en appliquant, « avec la main tendue », le principe de la Permanent War (la guerre permanente). L'industrie de guerre des États-Unis a augmenté sa production dans toutes les sphères de l'armement. Plusieurs guerres d'invasion par l'US-OTAN se sont poursuivies au Moyen-Orient et en Asie centrale. La diabolisation de la Russie a pris de l'ampleur. Le processus de confinement des membres de l'ALBA s'est intensifié au cours des deux dernières années. Enfin, en ce 1er décembre des exercices de tirs de missiles par l'Ukraine près de la frontière avec la Crimée. Une provocation au moment où le Président Poutine réaffirme, dans son discours annuel à la nation, qu'il ne veut pas d'ennemis, mais seulement des amis, soit un message voilé au nouveau président désigné des USA.

Nous présentons, ici, le cadre de l'hégémonie planétaire des États-Unis, les guerres livrées depuis 2009 par l'US-OTAN contre l'Irak, la Libye et la Syrie et, enfin, quelques éléments sur l'avenir dans le cadre de l'Administration du président désigné Donald Trump.

I. Le cadre de l'hégémonie planétaire des États-Unis : Une réalité qui s'avère encore immuable

Il importe de le rappeler dès le départ : « Aujourd'hui, la conquête et le contrôle des gites de ressources se font par la violence armée. Les États-Unis, par exemple, appliquent le principe de la «Permanent War» afin d'assurer la sécurité de leur approvisionnement en ressources stratégiques. Nous l'avons évoqué plus haut. Ils ont divisé la surface terrestre en six commandements qui veillent à leurs intérêts (figure 1). Ils considèrent ainsi que la surface terrestre est un champ de bataille et que la guerre est le moyen par excellence auquel il leur faut recourir afin de maintenir leur hégémonie sur l'ensemble de la planète. Même le continent Antarctique est sous leur contrôle. Les autres puissances continuent de maîtriser certains territoires avec la même intention et avec la même approche » (http://www.mondialisation.ca/rapa-nui-ou-la-on-a-vecu-lagonie-de-la-vie-le-meme-scenario-est-il-reserve-a-la-biosphere/5437446).



Les six commandements géographiques
« À l'échelle mondiale, la zone de responsabilité de chacun des six commandements géographiques atteste de la présence actuelle des forces armées américaines aux quatre coins du globe. Or, cette présence est un facteur déterminant dans le choix de l'emplacement et la nature de tout déploiement d'une force de coalition et, souvent aussi, dans son mode d'opération. Dans les 50 dernières années, les États-Unis ont stationné ou déployé en moyenne plus de 20 p. 100 de leurs forces en service actif en territoire étranger. De fait, en 2004, les forces militaires des États-Unis étaient présentes dans plus de 140 pays (Tim Kane, Global U.S. Troop Deployment, 1950-2003, le 27 octobre 2004 et d'après les données fournies par la direction des opérations de renseignement et des rapports, qui relèvent du département de la Défense des États-Unis ».

« En plus des commandements géographiques, depuis le milieu des années 1980, le plan de commandement unifié a progressivement établi des commandements « fonctionnels » pour appuyer les commandements géographiques en organisant les ressources de sorte que leur gestion soit centralisée, plus efficace et plus économique ».

Jules Dufour, 28 juillet 20015
Dans le plan de 2002, il est question des commandements fonctionnels suivants :

1) Le commandement du transport des États-Unis (TRANSCOM) assure le transport tactique aérien, terrestre et maritime;

2) Le commandement des opérations spéciales des États-Unis (SOCOM) dirige les forces actives et les forces de réserve chargées des opérations spéciales, les forces chargées des opérations psychologiques de l'armée de terre et les forces responsables des affaires civiles. Le SOCOM a également été désigné pour agir en tant que commandement appuyé dans le cadre de la guerre contre le terrorisme à l'échelle internationale; le commandement stratégique des États-Unis (STRATCOM) assume les responsabilités de centre de commandement et de contrôle des forces stratégiques américaines; il dirige aussi les opérations spatiales militaires, les réseaux informatiques, les opérations liées à l'information, l'alerte stratégique, l'évaluation du renseignement et la planification stratégique à l'échelle internationale;

3) Le commandement de la force interarmées (JFCOM) coordonne les activités de transformation, l'expérimentation, l'instruction interarmées, l'interopérabilité et la constitution des forces .
« Les responsabilités suivantes sont confiées aux commandants de combat : les mesures de dissuasion contre les attaques visant les États-Unis, ses territoires, ses possessions et ses bases et l'application de la force nécessaire en cas d'échec de ces mesures; l'exécution des missions et des tâches qui leur sont assignées; l'assignation de tâches aux commandements subordonnés et la coordination afin d'assurer l'harmonie dans l'exécution des missions; la planification et l'exécution des opérations militaires suivant les ordres du président ou du secrétaire à la Défense dans la poursuite de la stratégie militaire nationale; le maintien de la sécurité du commandement et la protection des forces, notamment les commandements, les effectifs et les ressources affectées ou hébergées.»

« Les responsabilités confiées aux commandants des secteurs géographiques sont vastes et exigent souvent la participation des échelons supérieurs. Il n'est donc pas surprenant que ces commandants relèvent directement du secrétaire à la Défense et du président. Ils doivent comparaître chaque année devant l'Assemblée nationale et devant le comité sénatorial des services armés pour défendre leur prise de position.» La majorité de ces témoignages peuvent être consultés à l'adresse suivante : http://armed-services.senate.gov.

Jules Dufour, 28 juillet 2015

« Depuis près de six décennies, le département de la Défense des États-Unis structure la répartition et le commandement des forces dans le monde entier en fonction du plan de commandement unifié. C'est aussi ce document qui sanctionne les « moyens » par lesquels le Département poursuit les « fins » de la stratégie nationale des États-Unis. En raison de la fréquence des opérations interarmées, multinationales et interservices que les commandements géographiques entreprennent, il est essentiel que les alliés des États-Unis et les pays envisageant de se joindre à une coalition sous leur égide comprennent mieux l'organisation des commandements géographiques et connaissent leur propre place dans le contexte général des relations étrangères américaines. Plus les États-Unis recherchent la participation d'autres pays pour traiter les multiples dossiers relatifs à la sécurité et à la guerre contre le terrorisme dans le monde entier, plus les pays soucieux de collaborer avec les organismes du gouvernement américain devront s'efforcer de mieux comprendre la structure de ses organismes et départements et les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Cela signifie que, avant de s'engager dans une coalition, les pays candidats doivent bien connaître le fonctionnement des commandements géographiques et le document de leur genèse, source même de leur autorité, c'est-à-dire le plan de commandement unifié ».

http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no3/fielding-fra.asp
En bref, les États-Unis ont ainsi divisé la surface de la Terre en six commandements militaires régionaux unifiés. Ils considèrent ainsi les surfaces terrestres et marines comme un champ de bataille. Chaque commandement est basé dans un quartier général à partir duquel sont coordonnées toutes leurs opérations militaires et celles de leurs alliés et, tout spécialement les membres de l'OTAN. À cette organisation s'ajoute un contrôle absolu de l'espace à des fins militaires.


II. Les guerres sous l'Administration Obama


Le Président Obama n'a rien à rien à envier à G.W. Bush. Durant son mandat les États-Unis ont poursuivi la guerre mondiale contre la terreur et initié et ont été proactifs dans toutes les guerres qui affligent l'humanité, mais surtout en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie.

La guerre mondiale contre la terreur et les drones de combat. Des millions de victimes

La guerre contre la terreur faisant suite aux événements du 11 septembre 2001 s'est avérée une guerre livrée par l'Occident contre l'humanité, une guerre continue qui a fait depuis lors des millions de victimes. Le prétexte? Combattre des actions dites terroristes tout en soumettant les États à un système de forte surveillance et en leur imposant des sanctions ou blocus économiques quand ils n'acceptent pas de se soumettre à ce système. Nous l'avons démontré :
« Il importe de dire la vérité. Le terrorisme sous toutes ses manifestations est généré et fomenté par les agressions de l'Occident à travers le monde. Agressions contre des nations tout entières. Agressions du passé, mais surtout domination, pillage et destruction lente et inexorable des économies et du tissu social dans un très grand nombre de pays. Un total de 55 guerres livrées directement ou par procuration par les Occidentaux depuis le début du siècle ». (L'Occident et le terrorisme international, mars 2016).
La guerre contre le terrorisme et les attaques de drones armés. Un bilan accablant et horrifiant

Le bilan est horrifiant. Des milliers de morts causés principalement par les USA. On n'en connaît pas trop l'ampleur, car officiellement tout est gardé secret. Spencer Ackerman de WIRED fait le même constat : « Le gouvernement ne peut révéler combien de personnes sont mortes à cause des attaques de drones, parce que c'est un secret d'État » (wired.com). Cependant, une liste tenue par les Sénateurs étasuniens révèle un total de 4 700 morts entre 2009 et 2013. Selon le sénateur Graham, représentant de la Caroline du Sud: 'Sometimes you hit innocent people, and I hate that, but we're at war, and we've taken out some very senior members of al-Qaida'(wired.com).

Les reportages sur les frappes présentés par la presse internationale traitent la nouvelle comme étant un fait divers. Aucune émotion. On rapporte les faits et on ne fait que s'attarder sur le nombre des victimes sans condamner les responsables. Ainsi, ces évènements si nombreux deviennent peu à peu acceptables et même normaux aux yeux de grand public. Cependant, plusieurs organisations oeuvrant pour la défense des droits humains ont auparavant exposé les graves conséquences de ces frappes sur les individus ou les communautés visées. Nous en citons ici quelques-unes qui effectuent ce travail indispensable pour permettre de ne pas au moins laisser l'impunité triompher totalement : Amnistie Internationale, le mouvement britannique Reprieve, Global Drone Watch, Human Rights Watch et le Bureau of Investigative Journalism (BIJ). (La militarisation planétaire s'intensifie. Les drones de combat sèment la terreur et la mort. 3 mars 2016)

En somme, selon New America Foundation de Washington on estime à 350 le nombre de frappes effectuées par des drones depuis 2004 au Pakistan et plus précisément au Warizistan. La majorité d'entre elles ont eu lieu sous le mandat de Barack Obama, qui les a intensifiées. Le bilan se situerait selon ce centre de réflexion entre 1963 et 3293 morts, dont 261 à 305 civils (lexpress.fr) (mondialisation.ca).

Les guerres ou conflits armés livrés directement ou par procuration par l'US-OTAN
« Depuis le début du siècle ce sont principalement les membres de l'OTAN qui ont semé la terreur et la mort sur cette planète. Ils l'ont fait directement ou par procuration. Le bras militaire de l'Occident exécute une veille permanente sur les intérêts des pays membres et n'hésite pas à intervenir, avec les armes, pour les sauvegarder et ce peu importe les conséquences sur les établissements humains et sur les peuples affectés. Des pays détruits, des milliers de morts et des sociétés désintégrées. Pour justifier aux yeux de l'opinion publique ses interventions l'OTAN procède de la manière suivante : Cette approche ou ce modèle opérationnel qui est suivi, avec certaines variantes, pour évincer du pouvoir tout régime politique ou leader infidèle semble se définir ainsi: Infiltration dans les réseaux sociaux de messages faisant appel au renversement du pouvoir en place et déstabilisation de l'économie et des institutions nationales; tentatives répétées de coups d'État; accusations de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité logées contre le Président du pays et son régime devant être évincé du pouvoir; constitution d'un gouvernement provisoire rendu légitime par une reconnaissance formelle de la part des gouvernements occidentaux; résolution du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force armée contre le régime en place dans le but de « sauver » des vies humaines; création d'une zone d'exclusion aérienne (moyen utilisé dans la guerre contre la Libye), demandes répétées au Président ou au Premier ministre de quitter illico le pouvoir, demandes accompagnées par des menaces de sanctions; adoption de sanctions économiques et politiques; reconnaissance de la victoire obtenue par les combattants maintenant perçus par l'OTAN comme étant des sauveurs ou même des révolutionnaires. Quand tout ce processus ne fonctionne pas on a alors recours à l'assassinat des leaders gênants ».

L'aube du XXIe siècle. Plus d'armements. Plus de guerres. La spirale de la terreur et de la mort se poursuit. 2 avril 2015.
Irak. Libye et Syrie :Trois guerres meurtrières livrées par l'US-OTAN

Depuis le début du siècle ces guerres ont causé la mort ou l'exode de dizaines de millions de personnes.

Libye - 2011

Syrie - 2011-

Irak - 2003 -

L'intervention militaire de l'OTAN en Libye - 2011 - Une intervention dévastatrice et meurtrière

Une coalition de 11 pays, membres de l'OTAN, ont participé, sous le commandement de la France et de la Grande-Bretagne, à cette invasion d'un pays souverain à l'encontre de toutes les lois internationales et de l'esprit de la Charte de l'ONU. Encore une fois on aura piétiné le droit international (figure 2).
« Cette attaque par les membres de l'OTAN contre la Libye s'est déroulée entre le 19 mars et le 31 octobre 2011. Le prétexte officiel de cette intervention militaire : Éliminer le Président du pays tout en sauvant des vies humaines. C'est la raison pour laquelle cette opération a été dite « humanitaire ». Imaginons un arsenal de guerre considérable contre un pays qui n'a agressé personne. La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, un total de 252 avions bombardiers et de ravitaillement et des forces navales considérables (figures 2). L'aval de l'ONU à cette intervention militaire s'est fait avec la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette résolution adoptée le 17 mars 2011 « concerne la Jamahiriya arabe libyenne et la révolte alors en cours contre le régime de Mouammar Kadhafi, et permet aux pays qui le souhaitent de participer à une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye pour protéger la population civile et de « prendre toutes mesures nécessaires...pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne » (wikipedia.org). Cette résolution est de facto une déclaration de guerre contre la Libye ». (Dufour, 6 avril 2015)
Reprise du contrôle du pays et de ses ressources par l'Occident

Pourquoi l'OTAN a-t-elle déclenché cette guerre contre la Libye? La réponse qui nous semble l'hypothèse la plus plausible : « Le colonel Kadhafi était devenu un obstacle aux investissements étrangers dans l'ensemble du continent africain. Kadhafi était sur le point de créer un nouveau système bancaire en Afrique, système qui allait pousser dehors le FMI, la Banque Mondiale et autres business associé des banksters en Afrique. Terminé le système de prêts prédateurs occidental utilisé pour freiner et endommager les économies africaines, au lieu de cela, il y aurait eu une banque d'investissement africaine pesant 42 milliards de dollars et qui aurait été responsable des prêts majeurs à des taux d'intérêt pouvant même être de zéro et à l'instar du Banco Sur créé par Hugo Frias Chavez en Amérique du Sud. Le colonel Kadhafi voulait développer plus de rapports économiques Sud-Sud, une menace pour les puissances occidentales qui continuent de piller allégrement le continent africain ».
« La Libye a financé des projets d'infrastructure majeurs en Afrique qui ont commencé à connecter les économies africaines entre elles et les aider à s'émanciper de la dépendance perpétuelle d'avec les pays occidentaux concernant les importations. En Érythrée, la nouvelle route qui connecte l'Érythrée et le Soudan n'en est qu'un tout petit exemple ».

« Ce qui semble avoir définitivement fait pencher la balance en faveur d'une intervention militaire directe de l'Occident en Libye fut la demande par Kadhafi à l'effet que les compagnies pétrolières américaines, qui sont des facteurs économiques de longue date en Libye, devraient commencer à compenser la Libye de quelques dizaines de milliards de dollars pour les dégâts occasionnés à l'économie libyenne par les sanctions de l'ONU imposées à la Libye pour "l'attentat de Lockerbie", sanctions qui s'étendirent des années 1990 aux années 2000 ». Jules Dufour, 6 avril 2015

« Ajoutez à cela le fait que Kadhafi avait clairement signalé qu'il voyait plus le futur du développement économique de la Libye et de l'Afrique avec la Chine et la Russie plutôt qu'avec l'Occident, et ce n'était juste qu'une question de temps pour que le plan contingent de la CIA pour renverser le gouvernement libyen ne prenne corps et fut mis à l'ordre du jour » (levisionnaireafric1.wordpress.com).
Figure 2. Les pays de la Coalition

Source : http://www.mondialisation.ca/laube-du-xxieme-siecle-plus-darmements-plus-de-guerres-la-spirale-de-la-terreur-et-de-la-mort-se-poursuit-2ieme-partie/5440984

Une guerre très meurtrière

Les estimations des décès dans la guerre civile en Libye se situeraient entre 2500 à 25 000 données et ce entre le 2 mars et le 2 octobre 2011 (Staff (March 2, 2011). "RT News Line, March 2″. RT. Retrieved August 14, 2011) (https://en.wikipedia.org/wiki/Casualties_of_the_2011_Libyan_Civil_War).

Un territoire laissé dans un état lamentable (figure 3)

La guerre de Syrie - 2011- La destruction d'un pays et le massacre de sa population

Les fondements de cette guerre résident dans le processus de l'affaiblissement voire de la brisure de cet axe reliant le Hezbollah, la Syrie et l'Iran de confession chiite dans le but de diminuer en conséquence son influence dans la région... Le président syrien n'a pas voulu obtempérer aux invitations de l'Occident de quitter le pouvoir. Son attitude face à l'impérialisme a été remarquée. Il faut admettre qu'il peut compter sur le soutien de grandes puissances (http://www.mondialisation.ca/laube-du-xxieme-siecle-plus-darmements-plus-de-guerres-la-spirale-de-la-terreur-et-de-la-mort-se-poursuit-2ieme-partie/5440984).

Source: http://www.linternaute.com/voyage/destination/syrie/carte.shtml

« Qualifiée de « crise civile » elle a impliqué un grand nombre de factions armées et, tout spécialement, l'armée syrienne libre.
« Face à l'armée régulière et à ses supplétifs (moukhabarat et miliciens du Hezbollah notamment), se constitue et se structure progressivement en 2011 une « armée syrienne libre » (ASL), sur la base d'un noyau de déserteurs et de citoyens en majorité issus de la communauté sunnite et, en partie, de combattants étrangers islamistes financés par l'Arabie saoudite et le Qatar. Tandis que le gouvernement syrien est soutenu par l'Iran, le Venezuela, l'Algérie, la Chine et la Russie, la rébellion est soutenue par la Ligue arabe et certains pays occidentaux, et l'ASL, peu à peu soutenue et armée par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar, disposent de l'aide d'agents de la CIA opérant à partir de la Turquie » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_syrienne).
Au départ, la principale force de l'opposition, l'ASL, « démocratique », est progressivement supplantée par des combattants islamistes. Début 2014, la principale force rebelle en termes d'effectifs est le Front Islamique regroupant des brigades de combattants syriens se réclamant du salafisme ou des Frères musulmans (wikipedia.org).

Un pays démembré et détruit (figures 3 et 4)
« L'occupation du pays par différentes factions armées a charcuté le territoire en cinq sections : La première contrôlée par le gouvernement syrien correspond à la partie occidentale du pays, la seconde, contrôlée par le Front al-Nosra s'étend principalement selon un axe sud-nord de Homs à Idlib, la troisième, sous le contrôle de l'Armée syrienne libre et ses alliés et le Front islamique correspondant à un territoire entourant la seconde section, la quatrième avec l'État islamique et la dernière sous la commande des Kurdes syriens. Nous croyons que cette situation est très bien accueillie en Occident puisque c'est la meilleure façon de détruire un État même si le président ne quitte pas ses fonctions. Toutes les mascarades visant à venir en aide aux victimes de la guerre sont là dans un but de propagande. Si l'on voulait vraiment aider les Syriens on arrêterait immédiatement les combats et on laisserait le gouvernement central reprendre la gouvernance du pays ». (Dufour, 6 avril 2015)
Au cours des deux dernières années se déroule une guerre sans merci pour le contrôle de la ville d'Alep, métropole du pays. Les factions djihadistes regroupées combattent le régime dans le but de non seulement conserver le contrôle de la partie orientale de la ville, mais surtout de gagner du terrain vers l'ouest, secteur tenu par le gouvernement loyaliste. Des bombardements incessants affligent cette ville et, avec une plus grande intensité, depuis que la Russie est venue soutenir le régime de Damas en 2015. On évalue maintenant que la guerre a fait jusqu'à maintenant plus de 300 000 morts et des millions de déplacés. Des hôpitaux ont été bombardés (http://www.mondialisation.ca/le-bombardement-des-hopitaux-en-afghanistan-en-syrie-et-au-yemen-la-cruaute-poussee-a-son-paroxysme/5485603) et un exode massif s'est produit en direction de la Turquie et de l'UE. Des dizaines de milliers d'enfants orphelins ont été laissés à eux-mêmes sur le chemin de l'exil. En ce dernier jour de novembre, un appel pressant des Nations Unies a été lancé afin de permettre l'acheminement de nourriture et de médicaments pour ceux qui n'ont pas eu la possibilité de fuir les lieux et ce avant que ces quartiers assiégés ne deviennent un cimetière selon les paroles du Sous-secrétaire de l'ONU dont l'appel a reçu peu d'écho dans l'enceinte du Conseil de sécurité.

Figure 3. La décomposition spatiale de la Syrie. État des lieux en 2015



beige : Contrôlé par le gouvernement syrien

gris : Contrôlé par l’État islamique

blanc : Contrôlé par le Front al-Nosra

vert : Contrôlé par l’Armée syrienne libre et ses alliés et le Front islamique

jaune : Contrôlé par les Kurdes syriens

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_syrienne
Figure 4. Vue d'un quartier de Homs détruit par les bombardements



Homs, Syrie
Source : https://fronterasblog.wordpress.com/2014/05/12/la-tumba-de-soliman-schah-el-enclave-que-podria-desencadenar-una-guerra/

Au cours des derniers mois la Russie est venue à la rescousse du régime de Bashar Al Asad dans sa conquête de la totalité de la ville d'Alep. Une autre ville terrorisée par les bombardements et détruite. Dans ce contexte, on estime maintenant que cette guerre a fait plus de 300 000 morts et des millions de déplacés dans cette hécatombe.

La guerre d'Irak qui se prolonge - 2003-

L'Irak est le théâtre d'une guerre d'invasion qui perdure et qui continue de faire des ravages. Nous ne pouvons que développer des sentiments profonds d'indignation et de colère devant le bilan des victimes des guerres et des sanctions qui ont affligé le pays depuis tant d'années. Il ne faut pas l'oublier. En juillet 2008, selon les données disponibles les plus fiables le total des morts dus à la troisième guerre du Golfe se situait entre 86 017 et 93 936 (iraqbodycount.org), des chiffres très conservateurs. Les hostilités se sont poursuivies depuis : «Cette guerre a fait près 200 000 morts et des millions de réfugiés ont tout perdu en fuyant leur pays vers la Syrie, la Turquie et l'Iran

Au cours de la dernière année, l'État islamique (EI) est entré en scène de façon soudaine. Accusée par l'ONU, la Ligue arabe, les États-Unis et l'Union européenne d'être une organisation terroriste, d'être responsable de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité cette armée continue de semer la terreur dans les territoires qu'il a conquis. Celui-ci pratique également la destruction systématique des vestiges du passé millénaire de la région qu'il contrôle (mondialisation.ca). Depuis août 2014, une coalition internationale de 22 pays intervient militairement contre cette organisation. Sa conquête rapide d'une portion non négligeable du territoire irakien a semé la consternation un peu partout dans le monde. La création d'un califat a fait craindre le pire. Comment se fait-il qu'en si peu de temps une armée ait pu être constituée et qu'elle ait été en mesure de s'emparer de vastes territoires? C'est alors que les soupçons se sont dirigés vers des pays promoteurs qui seraient en toute vraisemblance les instigateurs de cette force redoutable, car rien ne permet de croire que l'EI se réclame de l'idéologie de l'Islam.

La guerre en Irak se poursuit sans que l'on puisse entrevoir une issue possible. Elle est au cœur des bouleversements qui frappent l'ensemble du Moyen-Orient. Dans la plus grande turbulence l'Occident manipule les éléments pour parvenir à ses fins : Continuer d'exercer un contrôle sur toute la région et de neutraliser toutes les forces qui lui sont hostiles telles que le gouvernement syrien, le Hezbollah et l'Iran.

Le bilan des victimes est tout simplement ahurissant. Et le décompte continue. Voici les estimations du nombre de victimes compilées par Iraq Body Count, l'une des organisations qui suivent de très près les hostilités.

Selon Iraq Body Count (IBC) il s'agit du total des décès rapportés par les médias, les ministères irakiens ou les ONG, avec des estimations supplémentaires de décès documentés dans les fichiers de la guerre d'Irak publiés par WikiLeaks en octobre 2010. Le tableau 1 présente une ventilation détaillée des catégories de victimes. Dès le moment où elles ont été connues IBC a intégré l'information concernant les victimes civiles qui couvre la période entre 2004 et 2009.

Selon Iraq Body Count (IBC) il s'agit du total des décès rapportés par les médias, les ministères irakiens ou les ONG, avec des estimations supplémentaires de décès documentés dans les fichiers de la guerre d'Irak publiés par WikiLeaks en octobre 2010. Dès le moment où elles ont été connues IBC a intégré l'information concernant les victimes civiles qui couvre la période entre 2004 et 2009. Les fichiers de la guerre contiennent également des registres détaillés des décès des combattants entre 2004 et 2009. L'IBC, est capable ainsi d'estimer le nombre total de décès dans toutes les catégories que les fichiers sont susceptibles de contenir. En combinaison avec d'autres données pour 2003 et pour 2010 à 2013 IBC a été capable de fournir le total des morts violentes dans toutes les catégories de victimes, civils ou combattants. Au 31 décembre 2013, l'ensemble des données montrent les totaux suivants : 179 240 morts du côté irakien et un peu plus de 5 000 étrangers (http://iswiraq.blogspot.ca/) (http://www.mondialisation.ca/laube-du-xxieme-siecle-plus-darmements-plus-de-guerres-la-spirale-de-la-terreur-et-de-la-mort-se-poursuit-2ieme-partie/5440984).

Conclusion

L'examen de ces guerres catastrophiques livrées sous l'administration du Président Obama ne peut laisser personne indifférent. Comment peut-on accepter sans protester que des gouvernements massacrent ou puissent faire massacrer les habitants de pays souverains et de peuples tout entiers dans la plus grande impunité? Nous connaissons les motifs qui animent les grandes puissances et leurs alliés. Nous savons que les guerres font fonctionner les industries de la mort. Nous connaissons ceux qui prennent les décisions. Pourquoi alors continuer de collaborer avec eux? Pourquoi ne pas boycotter leur mode de gouvernance et dénoncer leur politique étrangère? Il faut un réveil des consciences en faveur de la paix bâtie par la justice sociale et la solidarité. Tant que nous ne marcherons par millions pour manifester notre colère contre ceux qui sont responsables de ces tueries rien ne changera et les décombres et les victimes des guerres continueront de se multiplier. Des pays seront détruits et des centaines de milliers de personnes seront sacrifiées pour le bénéfice des intérêts des grandes puissances (Jules Dufour, 6 avril 2016).

Depuis le début du siècle ce sont principalement les membres de l'OTAN qui ont semé la terreur et la mort sur cette planète. Ils l'ont fait directement ou par procuration. Le bras militaire de l'Occident exécute une veille permanente aux intérêts des pays membres et n'hésite pas à intervenir, avec les armes, pour les sauvegarder et ce peu importe les conséquences sur les établissements humains et sur les peuples affectés. Des pays détruits, des milliers de morts et des sociétés désintégrées. Pour justifier aux yeux de l'opinion publique ses interventions l'OTAN procède de la manière suivante : Cette approche ou ce modèle opérationnel qui sera désormais suivi pour évincer du pouvoir tout leader ou tout régime politique infidèle semble se définir ainsi: Infiltration dans les réseaux sociaux de messages faisant appel au renversement du pouvoir en place et déstabilisation des institutions nationales; accusations de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité logées contre le Président du pays et son régime devant être évincé du pouvoir; constitution à l'étranger d'un gouvernement provisoire rendu légitime par une reconnaissance formelle de la part des gouvernements occidentaux; résolution soumise et approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le recours à la force armée contre le régime en place dans le but de « sauver » des vies humaines; création d'une zone d'exclusion aérienne (moyen utilisé dans la guerre contre la Libye), demandes répétées au Président ou au Premier ministre de quitter illico le pouvoir, demandes accompagnées par des menaces de sanctions; adoption de sanctions économiques et politiques; interventions armées aériennes et terrestres; reconnaissance de la victoire obtenue par les combattants maintenant perçus par l'Occident comme étant des héros et même des « révolutionnaires » (L'aube du XXIe siècle. Plus d'armements. Plus de guerres. La spirale de la terreur et de la mort se poursuit. (1ère partie).

L'avenir. L'arrivée de la présidence de Donald Trump dans l'arène géopolitique mondiale

Durant la dernière campagne des élections présidentielles des États-Unis nous avons été témoins de nombreuses déclarations fracassantes, tonitruantes, erratiques. Virage prononcé vers la droite franchement républicaine et de ses valeurs ultraconservatrices de la puissance des États-Unis, valeurs très bien promues par l'administration de G.W. Bush. Les bouleversements prévisibles dans la gouvernance intérieure et étrangère des États-Unis ne seront pas de nature à modifier la trajectoire du capitalisme mondialisé. Cette affirmation plus ferme de l'esprit nationaliste qui constitue une vague observée en Occident risque de voir s'estomper les efforts de coopération ou de mondialisation de la justice sociale déployés depuis une trentaine d'années. Ce renforcement de l'identité nationaliste exercera un impact négatif sur l'ensemble de l'économie mondiale, car le repli sur soi ne peut qu'affaiblir les capacités de création et de réalisation de grands projets de mise en valeur.

Les prédictions des économistes et analystes financiers dotés d'une vision traditionnelle des marchés évoquent, avec Trump, l'émergence d'un nouvel ordre mondial qui devrait se traduire par un repositionnement de l'économie. C'est cette idée que propose le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), Selon l'économiste en Chef de la Banque Nationale, on s'attend à un vent de changement, mais ce pourrait être un vent de changement positif. Une forme de destruction créatrice, une remise en question du statu quo (Journal Le Devoir, le 24 novembre 2016, p. B 1).

Le président désigné a réitéré sa déclaration faite durant la campagne présidentielle, au cours de sa tournée de la victoire, en Indiana le 1er décembre, concernant l'appliquera de sa politique d' « antidélocalisation ». Nous pensons que les effets de cette politique seront minimes étant donné les tendances lourdes observées dans ce domaine depuis le début du siècle.

L'inconnu tend à se préciser

De très nombreuses questions ont été posées sur les intentions du nouveau président élu. Dans les faits, nul ne peut prédire ce qui va se passer. Concernant la sécurité intérieure des États-Unis la réforme de l'immigration entamée par le Président Obama va se poursuivre, les intentions du nouveau président à ce sujet étant assez claires. S'agira-t-il seulement des deux éléments sans cesse invoqués, soit l'immigration clandestine et la poursuite de la construction du Mur du Sud? (La recherche de la sécurité par les fortifications, la surveillance des frontières et les murs: une illusion, 8 octobre 2013).

Les nominations récentes effectuées par le président élu laissent entrevoir des positions fermes concernant la sécurité et l'immigration et des attitudes plus conciliantes à l'égard de la Russie.

Dans ce contexte mouvant les membres de l'OTAN cherchent désespérément à se positionner dans les voies esquissées par le prochain président américain tout en profitant des éléments faibles définis durant la campagne électorale pour affirmer une autorité renouvelée de l'UE dans l'arène mondiale de la Défense et de la sécurité. Une augmentation des dépenses militaires est à prévoir dans les États européens dans le cadre de l'OTAN si l'on comprend bien les intentions de Donald Tromp en cette matière.

Les principales déclarations du président élu ontporté, notamment, sur le Traité Commercial Transpacifique (TPP) qu'il a qualifié comme étant « un désastre potentiel pour les États-Unis », sur des mesures contre l'immigration illégale, sur les perspectives du développement énergétique y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre. Concernant lasécurité : Un plan complet est destiné à protéger les infrastructures vitales de l'Amérique des cyberattaques et de toutes les autres formes d'attaques.

Le président désigné a affirmé récemment que, le premier jour de sa présidence, il engagerait le retrait des États-Unis du traité commercial transpacifique (TPP), signé en 2015 par 12 pays de la région à l'exclusion de la Chine. Ce partenariat commercial est « un désastre potentiel pour notre pays » a expliqué M. Trump, qui entrera à la Maison-Blanche le 20 janvier, dans une vidéo diffusée lundi par son équipe de transition et dans laquelle il détaille les mesures qu'il prendra dès sa prise de fonctions. « À la place, nous négocierons des traités commerciaux bilatéraux et justes qui ramèneront les emplois et l'industrie sur le sol américain », a ajouté M. Trump. Sur l'immigration, également le premier jour de son mandat, M. Trump indique qu'il « ordonnera au Ministère du travail d'enquêter sur les abus des programmes de visas ». En matière d'énergie, il affirme qu'il « annulera les restrictions tueuses d'emplois dans la production de l'énergie américaine - y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre - créant ainsi plusieurs millions d'emplois bien payés (Journal Le Devoir, le 22 novembre 2016, p. B 5).

En date du 22 novembre le Président élu commence à adoucir le sens de ses déclarations faites en campagne présidentielle et, notamment sur le climat en déclarant qu'il aura un œil ouvert sur l'Accord de Paris. La nomination récente de Scott Pruitt, ministre de la Justice de l'Oklahoma et proche de l'industrie fossile pour diriger l'Agence de Protection de l'environnement (EPA) ne laisse présager rien de très favorable dans ce domaine.

L'incohérence dans plusieurs de ses propos durant sa course à l'investiture ne pouvait, une fois élu, tenir la route. Le travail de transition semble se dérouler de manière à dévoiler les vraies intentions de D. Trump.

Une gouvernance étatique soumise à l'impérialisme : Un constat inquiétant

Il importe de cesser de louanger le comportement des chefs d'État. Ils sont, pour plusieurs d'entre eux, coupables de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité, étant responsables des actes de répression commis à l'endroit de leurs peuples. L'un d'entre eux, le Président des USA, Barack Obama, prix Nobel de la paix en 2009 (http://www.mondialisation.ca/le-nobel-de-la-paix-au-pr-sident-obama-un-d-fi-la-pax-americana/15613), se classerait ainsi parmi les principaux protagonistes des crimes de guerre dans le monde.

La pandémie du capitalisme mondialisé par les guerres et l'ordre injuste du commerce mondial: un processus terrorisant

Le système économique capitaliste mondialisé par les guerres et les règles injustes des échanges commerciaux peut s'apparenter à une véritable pandémie d'origine virale. Il pénètre dans les organismes vivants, les sociétés et les communautés humaines comme le fait un virus. Il provoque la désintégration des systèmes traditionnels de vie en les remplaçant par un seul et même credo, celui du profit obtenu dans un environnement concurrentiel sans frontières où seuls les plus puissants font la loi et imposent leur logique implacable en annihilant les plus faibles. Cette métamorphose détruit peu à peu le vivant, appauvrit la diversité biologique, déshumanise les écosystèmes et conduit inéluctablement à la destruction des fondements de la vie et des valeurs universelles. Ce virus est la véritable terreur contre laquelle il faut lutter, car il ne pourra que nous conduire vers une humanité de plus en plus affamée et désoeuvrée sur une terre de moins en moins productive, un prélude de l'extinction de l'espèce humaine (La guerre contre la terreur se poursuit avec l'approche de la « main tendue », 30 novembre 2009).

Références

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AFP. 2016. Trump engagera au premier jour de sa présidence le retrait du TPP. Journal Le Devoir, le 22 novembre 2016, p B 5.

AFP. 2016. Syrie. Alep-Est risque de devenir «un gigantesque cimetière » avertit l'ONU. Journal Le Devoir, le 1 décembre 2016, p B 5.

BRETEAU, Pierre. 2016. Syrie : la bataille d'Alep en 22 cartes. LE MONDE. LES DÉCODEURS. Le 5 décembre 2016. En ligne :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/01/syrie-le-recul-des-rebelles-a-alep-en-21-cartes_5041688_4355770.html

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CARTILLIER, Jérôme. 2016. À Athènes, Obama appelle à un changement de cap dans la mondialisation. AFP. Journal Le Devoir, le 17 novembre 2016, p. B 5.

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POUGALA, Jean-Paul. 2011. Les mensonges de la guerre de l'occident contre la Lybie. Le Grand Soir. 23 août 2011. En ligne : https://legrandsoir.info/les-mensonges-de-la-guerre-de-l-occident-contre-la-lybie.html

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WIKIPÉDIA. Flotte de porte-avions de l'US NaVY. Dernière mise à jour : 1er décembre 2016. En ligne :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Flotte_de_porte-avions_de_l'US_Navy

WIKIPÉDIA. Liste des pays par dépenses militaires. Dernière mise à jour : Le 27 novembre 2016. En ligne :

ZIEGLER, Jean. 2008. La haine de l'Occident. Paris. Édition Albin Michel. 344 pages.

Vidéos

CNN. POLITICS. Donald Trump (14 Videos). En ligne : http://www.cnn.com/videos/politics/2016/11/08/donald-trump-bill-belichick-letter-read-rally-new-hampshire.cnn/video/playlists/donald-trump/

Destruction de la Syrie (Aleb). En ligne : https://ca.video.search.yahoo.com/search/video
Jules Dufour, Ph.D., C.Q., géographe et professeur émérite. Chercheur-associé au Centre de recherche sur la Mondialisation, Montréal, Québec, Canada.

mardi 20 décembre 2016

Interview très intéressante du Saker américain (48 minutes) à propos des USA et de l'Europe / Very interesting interview of American Saker (48 minutes) about the USA and about Europe



On l’appelle simplement «le Saker». Il est le fondateur d’un des blogs les plus influents de ces dernières années : «Vineyard of the Saker». Lancé à l’origine aux Etats-Unis comme le journal de bord d’un Européen expatrié, exaspéré par la propagande antirusse, le *Saker* a acquis un lectorat fidèle et passionné depuis les événements d’Ukraine et de Syrie qui ont marqué une intensification des opérations de l’«Empire» contre les intérêts de la Russie.

Interview très intéressante du Saker américain (48 minutes) à propos des USA et de l'Europe. Cliquer sur :

https://soundcloud.com/despotica/antipresse-52-le-saker-nous-parle



dimanche 18 décembre 2016

Un résumé de la guerre civile en Syrie, ou le djihadisme au Conseil européen / A summary of the civil war in Syria, or the djihadisme in the European council

Une analyse qui me semble intuitivement bien plus équilibrée que la moyenne.


Christophe

source : http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2016/12/16/Un-r%C3%A9sum%C3%A9-de-la-guerre-civile-en-Syrie%2C-ou-le-djihadisme-au-Conseil-europ%C3%A9en

La guerre civile en Syrie, à la fois très violente et très complexe, peut apparaître impossible à bien résumer. C'est pourtant ce que réussit le tableau synthétique de Nassim Taleb, confirmé par les évaluations officielles de la Défense française.

Où l'on constate que le soutien aux rebelles d'Alep, ayant passé depuis longtemps les bornes de la décence, dépasse maintenant celles de la folie. Pendant que le silence officiel est de règle sur le crime de masse commis par l'Arabie saoudite contre la population du Yémen
L'écrivain Nassim Nicholas Taleb, penseur rigoureux et original, analyste des probabilités et de la gestion des risques est à l'origine notamment du concept de "cygne noir" depuis largement popularisé pour désigner les événements dont la probabilité avait été si totalement négligée que leur possibilité même n'avait pas été aperçue.
Américain d'origine libanaise orthodoxe, c'est aussi quelqu'un qui connaît très bien le Proche-Orient. Le résumé qu'il propose du conflit syrien pourra certes surprendre, il est d'autant plus crédible que Taleb n'a vraiment aucune raison de porter le régime syrien dans son cœur, étant donné que sa famille a eu à en souffrir au moment de la guerre civile libanaise.

La guerre syrienne résumée, ou comment regarder le conflit de manière plus rigoureuse

Original en anglais - Nassim Nicholas Taleb, 15 décembre 2016
Traduction en français et notes - Alexis Toulet pour le Noeud Gordien, 16 décembre 2016

Tableau_Taleb.png
Résumer le conflit syrien en juxtaposant les différentes factions
Pour analyser la situation en Syrie, ce sont les différentes factions qu'il faut comparer. Ne comparez pas le régime d'Assad aux gouvernements du Danemark ou de Norvège, mais à l'alternative. La question devient alors : y a t il quoi que ce soit dans la colonne de gauche qui soit pire que celle de droite ?
Note 1. Les sbires du père d'Assad ont fait sauter ma maison à Amioun quand mon grand-père, alors député, vota pour Bachir (1) Dans "Intérêt en Jeu" je décris mon comportement comme "agir contre son propre intérêt" (le contraire d'un conflit d'intérêt). En tant que scientifique et qu'humaniste j'ai donc mis ma rancune de côté, en prenant en considération le cancer beaucoup, beaucoup plus grave du Salafisme c'est-à-dire de l'Islamofascisme.
Note 2. Je rappelle que je suis statisticien. Quand je regarde les statistiques du conflit, la plupart ressemblent à des inventions gonflées par des réservoirs à pensées ("think tanks") fondés par le Qatar et leurs idiots utiles - par un mécanisme que les Indiens appellent "Salma l'a dit à Sabrina"(2). Par exemple, nous savons que les morts de Hama (3) n'étaient pas 30 à 40 000 comme cela a été rapporté et qu'en se limitant à ce qui est prouvé le total est plus proche de 2 000.
Note 3. On peut demander : est-ce que tous les "rebelles" sont des salafistes théocrates ? Non, mais les groupes le sont progressivement devenus par la règle de la minorité : mettez un seul salafiste dans un groupe de cinq, et tous les cinq se comporteront comme des salafistes. Ceci sans parler du financement par les wahhabites. (4)
Note 4. Les contre-insurrections - une armée contre des insurgés / des terroristes etc. - provoquent un taux bien plus élevé de victimes civiles, que l'armée soit celle d'une démocratie libérale ou d'une autocratie. (5)
Note 5. On peut demander : est-ce que tous les gens qui pleurent la défaite des rebelles à Alep si stupides, si crédules face aux sbires des réservoirs à pensées ? Ma réponse est oui, hélas. Et il faut une certaine indépendance à la fois financière et intellectuelle pour analyser les choses en dehors du récit principal, parce que les gens des réservoirs à pensées vous sautent dessus comme des mouches. (6)
En fin de compte, je n'avais jamais imaginé voir la "gauche" se mettre du côté de l'Al Qaeda des attentats du 11 septembre 2001, pleurer les combattants d'Alep, et à l'exception de journalistes indépendants comme Robert Fisk, répandre toutes sortes de mixtures.
Nassim_Nicholas_Taleb.jpg
Nassim Nicholas Taleb
Le facteur le plus grave est le Salafisme, c'est-à-dire l'Islamofascisme

Au Conseil européen, le délégué des djihadistes d'Alep reçu à l'instigation du président français

Jeudi 15 décembre, c'est à la demande de la France que le "maire" d'Alep-Est a été reçu par le Conseil européen, ceci afin d'"interpeller les dirigeants européens".
Les guillemets sont de rigueur. C'est que l'homme n'est pas maire d'Alep en réalité, ni d'Alep-est qui n'est que la partie de la ville encore sous domination des "rebelles modérés" et n'a pas de mairie en propre. Il s'agit de fait du représentant des intérêts de ces rebelles qui suivant les sources militaires françaises sont à 80% dominés par les salafistes. Ce représentant peut être ou non lui-même un djihadiste, il est en tout cas mandaté par eux.
Il y a de quoi en être proprement abasourdi.
Un représentant des intérêts djihadistes reçu au Conseil européen.
A la demande de la France.
Et le Conseil européen de se répandre en condamnations contre la Syrie et la Russie, en pleurs sur le sort des combattants... djihadistes. Les compagnons de combat des meurtriers de Charlie Hebdo, de la supérette cacher, du Bataclan, de Nice, de l'aéroport de Bruxelles et autres lieux.
Le Conseil européen est-il entré dans la Quatrième Dimension ?
François Hollande ne semble pas avoir pu convaincre l'ensemble des dirigeants européens de monter de nouvelles sanctions contre la Russie. Cependant, les Vingt-Huit ont approuvé "l'application immédiate de mesures d'urgence, que le président français a longuement détaillées devant ses pairs, à huis-clos". Suivant le président français, sur la question des sanctions, les Européens "auraient à se prononcer si les atrocités devaient se poursuivre".

Les larmes versées sur les civils d'Alep-est sont-elles sincères ? Non, sinon c'est du crime contre l'humanité au Yémen que l'on parlerait d'abord !

La reconquête d'Alep-est cause de tout évidence des victimes civiles, et il est hélas fort probable que ni Syriens ni Russes ne soient plus regardants ni ne fassent de plus grands efforts pour en limiter le nombre que ne l'avaient fait Américains à Falloujah en 2004, Russes à Grozny en 2000, ou que ne le font aujourd'hui les Irakiens et leurs soutiens à Mossoul.
Les dirigeants américains et européens dénoncent bruyamment ces victimes, comparant la situation à certains des pires crimes de masse, leur discours relayé et amplifié sans guère de mise en contexte par la plupart des médias. Cette indignation est-elle sincère ?
Le problème est le suivant : il existe un déséquilibre complet de l'indignation comme de sa couverture médiatique entre différentes atrocités, différentes victimes civiles.
Or, alors que tout innocent en vaut un autre, que toute mort de civil est aussi grave qu'une autre, les mêmes dirigeants qui se font lyriques quand il s'agit d'Alep-est sont beaucoup plus discrets quand il s'agit de Mossoul l'irakienne, qui est pourtant dans la même situation d'une force d'invasion cherchant à réduire un groupe de rebelles au milieu de nombreux civils, au prix de la mort de beaucoup d'entre eux.
Ils sont tout aussi discrets quand il s'agit de bien pirele blocus imposé par nos "amis" saoudiens au Yémen, où les organisations humanitaires sont de plus en plus stridentes à dénoncer les souffrances grandissantes de la majorité de la population du Yémen, où malnutrition et ses corollaires notamment maladies favorisées par la faiblesse ont de plus en plus d'impact, y compris voire surtout parmi les jeunes enfants.
Selon l'UNICEF, au dernier compte 460 000 enfants du Yémen souffraient de malnutrition sévère aiguë, et la moitié des enfants en-dessous de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, pendant que la nourriture de millions de yéménites est précaire. Ce qui n'est pas sans rapport avec le blocus naval empêchant le commerce avec les principaux ports du pays, qui avant la guerre importait 90% de sa nourriture. Blocus imposé par l'Arabie saoudite afin d'écraser les rebelles houthis qui donnent du fil à retordre à ses forces d'occupation sur place. Aux dernières nouvelles, c'est le choléra qui s'est mis de la partie, les personnes mal nourries ayant une immunité faible qui favorise la propagation des épidémies. Le résultat étant selon l'UNICEF que "Au moins un enfant meurt toutes les dix minutes au Yémen" en raison notamment de diarrhées, de malnutrition et d'infections des voies respiratoires.Hollande_apres_le_Conseil_europeen_du_15_decembre_2016.jpeg
François Hollande après le Conseil européen du 15 décembre et son djihadiste invité
Pleurer les djihadistes d'Alep, non condamner la famine imposée aux Yémenites par l'Arabie saoudite
Autrement dit, déséquilibre complet du discours entre deux séries de victimes civiles, celles de la reconquête d'Alep-est, celles de la reconquête de Mossoul. Et surtout négligence criante d'un véritable crime contre l'humanité, car un blocus provoquant malnutrition, maladies et mort dans une population entière n'est au sens légal le plus strict pas autre chose qu'un crime contre l'humanité.
Une indignation totalement à géométrie variable, suivant que les adversaires sont des rebelles "bien" (salafistes djihadistes non Etat Islamique) ou des rebelles "pas bien" (salafistes djihadistes de l'Etat Islamique) et suivant que les criminels sont des gens "pas bien" (Syriens soutenus par Russes) ou des gens "bien" (Irakiens soutenus par Américains et leur coalition dont fait partie la France, ou encore Saoudiens soutenus par Américains et regardés en souriant par la France)
Le cynisme atteint un comble comme c'est contre des atrocités commises par Syriens et Russes, auxquelles ils ne peuvent strictement rien, que s'élèvent dirigeants américains et européens, sans rien dire contre celles commises par les forces qu'ils soutiennent, bref précisément celles auxquelles ils pourraient quelque chose, et qui sont d'ailleurs incomparablement pires s'agissant de la répression par la famine d'un peuple rétif par l'Arabie saoudite... qui se trouve par ailleurs aussi être l'un des principaux sponsors des djihadistes syriens affublés du nom de "rebelles modérés".
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Légion d'Honneur pour le prince héritier saoudien en mars 2016
Le blocus alimentaire de la population civile du Yémen avait déjà commencé...
(1) Il s'agit de Bachir Gemayel, homme politique assassiné en 1982 lors de la guerre civile libanaise, où la Syrie joua un rôle plus que trouble
(2) On dit volontiers en France "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours"
(3) Répression dans le sang d'un soulèvement islamiste en 1982 par Hafez El Assad, père du président actuel
(4) La domination des "rebelles modérés" par les salafistes djihadistes est connue et décrite tout à fait officiellement par exemple par la Direction du Renseignement Militaire française. Voir l'audition devant le Sénat du général Didier Castres, de l'Etat-major français, le 15 décembre 2015, décrivant la rébellion syrienne comme
une constellation de combattants très divers de l'ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d'entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes
Il s'agit bien ici des rebelles syriens hors Etat islamique (Daech) et hors forces kurdes. Et oui, l'estimation tout à fait publique de la DRM est bien que ces prétendus "rebelles modérés" sont dominés à 80% par les salafistes djihadistes. C'est-à-dire des gens dont le projet de société est bien celui résumé par Nassim Taleb, et dont les méthodes sont connues des Français à travers la campagne d'attentats en cours contre notre pays.
Il est important de bien faire la différence entre les opposants et les combattants. Que la majorité des opposants au dictateur ne soient pas des djihadistes, voilà qui est tout à fait possible. Mais en temps de guerre civile, les bulletins de vote sont remplacées par les fusils. Ce ne sont pas les opposants qui comptent, mais seulement les combattants, ceux qui prennent les armes. Et parmi ceux-là, les djihadistes salafistes sont estimés à 80% du total.
(5) Rappelons que l'assaut donné par l'armée américaine en 2004 sur la ville de Falloujah en Irak, révoltée contre l'occupant, a causé selon les journalistes indépendants un total de 4 000 à 6 000 morts dans la population, dont une majorité de civils
(6) Le tableau comparatif de Nicolas Taleb peut appeler des réserves sur plusieurs points, notamment la proportion de sunnites dans l'armée syrienne, qui a pu diminuer depuis l'avant-guerre où elle était de 70%, restant cependant au moins de l'ordre de la moitié du total.
Egalement, "droits complets" pour les femmes dans la Syrie de Bachar El Assad est probablement une exagération, pensant notamment à l'application pratique du droit de la famille. Cependant, le contraste avec les projets salafistes et wahhabites est de toute façon maximal.

jeudi 15 décembre 2016

Gérard Filoche réagit à la candidature de Valls; en outre, Valls veut supprimer le 49.3 : foutage de gueule intégral / Gérard Filoche reacts to the candidacy of Valls; besides, Valls wants to eliminate the 49.3: complete pissing around


Ajoutée le 5 déc. 2016
Gérard Filoche n'a pas été tendre envers Manuel Valls lundi soir sur BFMTV. Invité de Nathalie Levy, le candidat à la primaire de la gauche n'a pas apprécié tant sur le fond que la forme le discours du Premier ministre annonçant sa candidature à l'élection présidentielle. "Je suis effrayé par l'espèce de mise en scène qui nous est présentée (…) Il est en train de nous faire un coup fourré, il dit "je continue" alors que François Hollande a dit "mon bilan ne permet pas de continuer" (…) C'est à gerber", a-t-il lancé.
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ET TANT QU'ON Y EST

Manuel Valls qui veut supprimer le 49.3 : «Un foutage de gueule intégral»

Manuel Valls lors d'une de ses dernières conférences de presse en tant que Premier ministre.© Vincent Kessler Source: Reuters
Manuel Valls lors d'une de ses dernières conférences de presse en tant que Premier ministre.
La proposition de l’ex-Premier ministre Manuel Valls de supprimer l’article 49.3 de la Constitution a provoqué de vives réaction au sein de la classe politique. Le délégué national de Debout la France l’avocat Damien Lempereur est parmi les indignés.


RT France : Pourquoi la proposition de Manuel Valls de supprimer le 49.3 a-t-elle provoqué autant de critiques au sein de la classe politique ?
Damien Lempereur (D. L.) : Parce que c’est un foutage de gueule intégral.  Manuel Valls se moque des Français. C’est l’homme qui a choqué une grande partie du pays par l’usage à tort et à travers du 49.3. Il prétend aujourd’hui, alors qu’il revêt à peine les habits du candidat, le supprimer. C’est vraiment une illustration parfaite de «ne fais pas ce que je fais », c’est le double discours permanent de ceux qui nous gouvernement depuis trente ans et c’est pour cela que les Français n’ont plus confiance dans la classe politique.
Manuel Valls est conscient de l’échec de sa politique et maintenant qu’il est candidat il va essayer de promettre le contraire de ce qu’il a fait
RT France : Pourquoi pensez-vous qu'il a annoncé une intention pareille ?
D. L. : Il a bien vu que sa pratique du 49.3 était au delà de toutes les mesures liberticides qu’il a prises pendant son mandat de Premier ministre avec les lois qu’il a faites passer. On a vu le décret qui fait passer la Cour de cassation sous l’autorité du gouvernement la veille de son départ. Il a bien vu que cela choquait l’opinion et il s’est dit : «Plus c’est gros plus ça passe, je vais carrément proposer de supprimer ce que j’ai fait.» C’est délirant ! Je pense qu’il est conscient de l’échec de sa politique et maintenant qu’il est candidat il va essayer de promettre le contraire de ce qu’il a fait. Cela paraît quand même un peu incroyable.
C’est une sorte de désespoir de constater qu’au PS ils sont prêts à tout pour conserver le pouvoir
RT France : Pensez-vous que cette stratégie va aider Manuel Valls à regagner la popularité ?
D. L. : Je ne pense pas. Les Français ne sont pas stupides. A force de prendre des gens pour des imbéciles, ils finiront par se faire complètement sortir du jeu politique. Et on l’a bien vu avec le retour de Sarkozy qui n’a pas fonctionné et la «surprise» Fillon. Manuel Valls essaye de reprendre les thèmes qui sont populaires parmi les Français. Il a repris d’autres mesures sur le patriotisme économique, parce qu’il sait que c’est populaire dans l’opinion, mais le problème c’est que pendant toute sa carrière politique, il a expliqué que c'était ce qu’il ne fallait pas faire. Honnêtement, à l’écoute de l’interview de l’ex-Premier ministre de ce matin, c’est une sorte de désespoir de constater qu’ils sont prêts à tout pour conserver le pouvoir, même à mentir de la façon la plus éhontée. 
Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

source : https://francais.rt.com/opinions/30686-manuel-valls-supprimer-49-3-foutage-gueule-integral

mercredi 14 décembre 2016

Les médias occidentaux en mal de sources fiables à Alep / The Agenda of Corporate Media Is Regime Change in Syria - UN Press Conf Goes off Script



 La journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett a critiqué les médias occidentaux pour leur choix de sources pendant la couverture de la situation à Alep-Est. © SPUTNIK. ILIYA PITALEV Les vidéos sur les prétendues «atrocités à Alep» filmées par les terroristes La journaliste, qui s'était rendue en Syrie à plusieurs reprises depuis le début du conflit armé dans le pays, a reproché aux médias de se référer à des sources qui ne peuvent pas, selon elle, être considérées comme fiables. « Est-ce qu'il y a des organisations internationales qui sont actuellement présentes à Alep-Est ? Il n'y en a aucune. On fait confiance à l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui est basée dans la ville britannique de Coventry et ne compte qu'une seule personne, ainsi qu'à des groupes ayant une réputation douteuse tels que les Casques blancs », a déclaré Mme Bartlett. © AFP 2016 KARAM AL-MASRI Les Casques blancs syriens reçus à l'Élysée créent le malaise Selon elle, « personne » n'a vu de « Casques blancs» à Alep-Est. Qui plus est, bien que cette organisation soit considérée comme étant neutre, il existe des vidéos qui montrent ses membres armes à la main ou posant sur les corps de militaires syriens. Ainsi, les médias occidentaux ne disposent pas de sources fiables sur le terrain à Alep, affirme Eva Bartlett.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201612141029173277-alep-medias-occidentaux-sources/






Ajoutée le 13 déc. 2016
Les médias occidentaux se basent-ils toujours sur des sources crédibles dans leur reportages sur la Syrie ? La réponse de cette journaliste canadienne a laissé sans voix son interlocuteur.

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source :  https://www.youtube.com/watch?v=AisvBNXPdG8



Ajoutée le 11 déc. 2016
Independent journalist Eva Bartlett sets a smug Norwegian reporter straight during a UN Syria Mission press conference. Please take 3 minutes from your busy schedule and watch this amazing video.
Credit to UN http://webtv.un.org/watch/permanent-m...
A confession from your humble editors at Russia Insider: writing day in and day out about miserable newspapers and the wars they propagate can get seriously depressing.

But from time to time we come across brief bursts of truth that somehow slither their way into the mainstream. This is one of those rare but beautiful moments.

Watch as independent journalist Eva Bartlett (who has done incredible work in Gaza as well) drops truth bombs on a smug reporter during a U.N. Syria Mission press conference. We're not going to provide a transcript, because you need to actually stop what you're doing and watch this video.
So much truth condensed into three short, beautiful minutes. Spread this video far and wide. It's your patriotic duty.
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ET TANT QU'ON Y EST....


Les civils d’Alep des grands médias sont en vérité des blogueurs et des journalistes (VIDEO)

© OGN
Alors que les forces gouvernementales avancent face aux rebelles à Alep-Est, les médias occidentaux sont inondés de témoignages d'«habitants» de la ville qui sont en vérité des blogueurs et des journalistes.
Des vidéos bien articulées annonçant la mort imminente de leurs auteurs arrivent depuis Alep et inondent les médias occidentaux. Il y a juste un problème : ce ne sont pas de simples civils, mais des blogueurs et des journalistes qui les tournent.
Cependant Anissa Naouai de RT assure : une simple recherche internet suffit pour vérifier rapidement leur identité.
Le récit est le même à chaque fois : l’armée syrienne commet un génocide et les civils d’Alep n’ont d’autre choix que de fuir. Les forces de Bachar el-Assad vont de ville en ville tuant leur propre peuple en ne faisant aucun prisonnier, au moment où les rebelles à Alep affrontent vaillamment la mort…

source : https://francais.rt.com/international/30684-civils-alep-grands-medias-verite-blogueurs-journalistes

vendredi 9 décembre 2016

Vidéo : Fillon le filou devant les patrons / Video: Fillon the rogue in front of the bosses

https://www.facebook.com/le.message.org/videos/vb.183950378356724/1119228868162199/?type=2&theater

Le programme de (l’abominable et détestable) Fillon :
détruire la Sécurité sociale, carrément,
en douce et en vitesse pendant les vacances scolaires (!) :



source : http://chouard.org/blog/