vendredi 17 juin 2016

Keny Arkana : « Sans un effort de bienveillance, la guerre civile nous attend » / Keny Arkana: "without an effort of benevolence, the civil war waits for us"

Violences policières, Notre-Dame-des-Landes, Front national, Nuit debout mais aussi écologie, Pierre Rabhi, spiritualité et zapatisme… la rappeuse marseillaise Keny Arkana a accordé àReporterre un entretien. Redoutant une guerre civile, elle souhaite une ouverture des consciences à la bienveillance.
Keny Arkana a grandi à Marseille. Militante altermondialiste, elle a confondé le collectif La Rage du peuple et réalisé Un autre monde est possible(2006), documentaire tourné au fil de ses voyages au Brésil, au Mali, au Mexique et en France. Son nouvel album, État d’urgenceest disponible en ligne à prix libre.

source : https://www.reporterre.net/Keny-Arkana-Sans-un-effort-de-bienveillance-la-guerre-civile-nous-attend

Reporterre — Ton nouvel opus s’intitule «  État d’urgence  ». Parles-tu de l’état d’urgence du gouvernement, de l’état d’urgence social, de l’état d’urgence écologique  ?
Keny Arkana — En vérité, j’aurais pu l’appeler «  hymne à la paix  ». J’ai écrit ces textes suite aux événements de novembre, dans le contexte de la mise en place de l’état d’urgence. C’est un état d’urgence national mais aussi mondial. Depuis le 11 Septembre, il y a eu toute cette conjoncture de lois liberticides et antiterroristes, et puis la France est partie en guerre, ça fait 15 ans maintenant. Mais la guerre, c’est dans les deux sens : c’est facile de la faire du haut de ton avion, en envoyant des missiles et en tuant plein de gens. Mais, à un moment donné, on se la mange en retour, et c’est toujours des innocents qui payent. Pour moi, il y a vraiment un avant et un après 11 Septembre  et on vit cette continuité, avec notre  11 Septembre  à nous aussi.

Le 13 novembre, c’est un 11 Septembre français   ?
Certains diront Charlie Hebdo, d’autres le 13 novembre, mais ce qui est sûr, c’est que tout le monde est dans la peur maintenant, on cherche des coupables tout le temps, on est dans la division et la haine, on se communautarise à fond. On en est arrivé à des pensées hyper-violentes, la majorité des gens serait presque pour la peine de mort maintenant  ! Mais comme on est représenté par Sarko ou Valls, qui sont eux-mêmes hyper-violents et hyper-bas… Peut-être qu’on a les représentants qu’on mérite, mais je trouve qu’on tombe dans une vague d’obscurantisme.
Et pour moi, c’est devenue une urgence de se poser les bonnes questions. Je crois qu’il est important de canaliser cette violence et d’insuffler un peu de paix. Il faut qu’on arrive à faire un effort de bienveillance, parce que sinon, ce n’est pas la révolution qui nous attend, mais la guerre civile.

Violence d’État, policières, politiques : le climat s’est dégradé ces derniers mois.
Plus il y aura cette escalade de la violence, plus il y aura des lois ultrasécuritaires qui donneront justement raison à cette violence-là. Bien sûr que je comprends les manifestants qui n’en peuvent plus de toutes ces lois, on a toujours l’impression que notre violence est légitime. Mais si on prend une grille de lecture plus haute, j’ai l’impression que tout est instrumentalisé. Y’a un truc où je me dis qu’on joue le jeu du gouvernement.

Mais que faire face aux violences policières  ?
J’en ai parfois parlé avec mes amis militants, qui me traitent d’ailleurs de grosse naïve, mais je pense qu’il faudrait faire des actions de sensibilisation dans les commissariats. Sensibiliser les policiers et leur expliquer pourquoi nos luttes sont justes, et pourquoi elles les concernent eux et leurs enfants. Aller dans les commissariats et discuter, parce que, face aux barricades, chacun est dans son rôle, ça devient compliqué. T’imagines si demain, en pleine manifestation, un CRS décidait, devant ses collègues, d’arrêter, de poser son casque et de passer de notre côté  ? Ça casserait une division à laquelle on veut nous faire croire. C’est le truc qui ferait le plus peur au gouvernement.
Mais j’espère juste qu’à ce moment-là, il n’y aurait pas un lâche qui en profiterait pour aller savater le flic. Parce qu’à un moment, la lutte n’est pas seulement politique et sociale, elle est aussi humaine. Et il faut savoir où est vraiment ton ennemi et où est vraiment ton camarade. Bien sûr qu’on a toutes les raisons d’avoir la haine des flics surtout lorsqu’on a subi ses violences — moi, j’avais 13 ans lors de mon premier passage à tabac, ils m’ont frappée pendant des heures et j’avais la rage. Mais veut-on se venger ou veut-on changer les choses  ? Il faut savoir avaler sa rancœur, la transmuter, pour l’intérêt général et collectif.
De toute façon, on ne gagnera pas dans le rapport de force d’aujourd’hui. Et même si on y arrivait, on reproduirait les mêmes schémas après. Parce que, malheureusement, la plupart des gens n’ont pas fait ce travail intérieur de changement de conscience, au service de la bienveillance.

Ne vois-tu pas une forme d’espoir avec Nuit debout  ?
Si, c’est clair  ! On touche justement cette humanité-là quand on résiste comme cela à plusieurs. Depuis les Indignés, il y a cette nouvelle forme de résistance où il n’y a plus besoin d’être encarté ni de donner son petit pouvoir à un représentant politique ou syndical. On crée des outils, des assemblées populaires, des tours de parole, on apprend à s’exprimer et à s’écouter, etc. C’est super important de récupérer son petit pouvoir et de construire un truc horizontal. C’est quelque chose qui n’existait pas il y a dix ans. Donc oui, Il y a un éveil des consciences, une nouvelle manière de voir les choses, plus solidaire et plus horizontal, et c’est très positif.

Faut-il ensuite s’institutionnaliser à l’image de Podemos, qui est l’une des formes héritées des Indignés  ?
Personnellement je suis contre, j’ai toujours dit que le changement se construirait par le bas. Pourquoi faudrait-il prendre les outils de Babylone pour lutter contre Babylone  ? À partir du moment où tu te structures autour d’un parti, à chercher des financeurs, tu retombes dans le jeu.
J’ai été au Chiapas pendant un an, en 2014. Les zapatistes sont pour moi le meilleur exemple d’autonomie et de politique au service de l’humain. Et ils sont très à cheval sur le concept de la révolution totale : apprend à te changer toi-même avant de vouloir changer quoi que ce soit !
Mais aussi en France : partout il y a ce mouvement de retour à la terre, de construction en autonomie, sous forme de petits collectifs d’une trentaine de personnes, chacun récupérant son pouvoir créatif. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’organisation : il faut les gérer, les trente personnes  ! Il faut trouver les bons outils.
C’est important dans sa propre réalisation, cette idée de pouvoir créateur, parce qu’à la base, l’humain est fait pour créer. Mais vu qu’on évolue dans un monde qui ne nous donne pas cet espace-là, il y a une distorsion. Du coup, on se détruit nous-mêmes, on détruit les autres.
Aujourd’hui, la plupart des gens, si tu leur demandes ce que serait la maison de leur rêve, ils vont te sortir un truc préfabriqué, la villa avec la piscine… Mais non, frère  ! Je te parle de toi, la maison qui te ressemble, toi  !
Peut-être que toi, ton kiff ce serait une maison dans les arbres, et toi, une grande maison sans angle droit avec un toit-terrasse. Et moi, ce serait une maison toute bleue ou peu importe. Chacun peut aller au fond de son imaginaire, on est tous singulier. Mais aujourd’hui, on est vampirisé jusque dans nos imaginaires.
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Keny Arkana lors du festival Solidays de 2013.

Comment faire pour toucher la partie de la population qui n’est pas aussi politisée  ?
Sensibiliser les gens passera toujours par l’exemple. La plupart des gens rêvent d’un autre monde. Juste, ils ont peur, ils n’y croient pas, il n’y a pas de références auxquelles s’accrocher. Mais si demain, ils voient à côté d’eux qu’il y a une autre manière de vivre, que tous ces petits villages qui se mettent en réseau partout créent de l’autonomie alimentaire, que les gens sont plus épanouis, qu’il y a un truc juste et sain, eh bien, petit à petit, ça va se contaminer. C’est important de résister et de pousser les murs, mais il faut aussi construire derrière. Sinon on s’essouffle.

On dirait le proverbe de Gandhi, «  soyez vous-même le changement que vous voulez voir dans le monde  »  ?
Exactement. Pour moi, dans la désintoxication des imaginaires, on a besoin de spiritualité. Ça n’a rien de dogmatique ou de religieux. Tout le monde fait un truc mystique du spirituel, mais c’est juste l’adjectif du mot esprit… Il s’agit de pouvoir se regarder et creuser un peu en soi-même, pour se libérer de tous nos schémas.
Gandhi, il était puissant. On se moque du petit Indien, mais dans le pays le plus divisé du monde, avec les castes et l’empire anglais, il a tout retourné avec la parole, la force de la compassion et de la tolérance, il a su casser les schémas.
On peut avoir les meilleures valeurs et défendre les meilleurs principes du monde, il y aura toujours dans notre quotidien une part de jalousie et d’ego qui reviendra. Et tant qu’il y aura ça, j’aurai du mal à croire qu’on peut vraiment changer les choses. Parce qu’on sera toujours à l’image de ce qu’on combat.

Spiritualité, révolution des consciences, changement individuel : connais-tu Pierre Rabhi et le mouvement des Colibris  ?
J’ai énormément de respect pour Pierre Rabhi, il a fait des choses incroyables, autant par sa pensée que dans ses actes : il a fait pousser des rizières dans le désert… Ce mec-là est puissant.

Le renouveau politique passe-t-il forcément par la terre  ?
Si tu n’es pas autonome sur le plan alimentaire, tu n’es pas autonome tout court. C’est une de nos premières fonctions vitales, le reste est forcément superflu. C’est une évidence qu’il faut reconnecter l’humain à la terre pour de vrai.

Te qualifierais-tu d’écologiste  ?
Je n’aime pas ce terme. Je trouve que c’est encore trop compris comme au service de l’homme. D’ailleurs, je ne me considère pas comme humaniste au sens occidental du terme, qui met tout au service de l’humanité. Une fois, on m’a dit que c’était humaniste de détruire la moitié de l’Amazonie, puisque c’est pour le besoin des humains… alors si c’est ça, je ne suis pas humaniste !
Moi, je suis «  vivantiste  », je suis pour le vivant. Je vois la terre comme les Amérindiens, une vision maternelle de la Pachamama : j’entends la détresse de la Terre, je sens les espèces vivantes, les plantes. Ce n’est pas pour mon intérêt d’humaine que j’ai envie de défendre la Terre. Dans ma conception, la Terre ne m’appartient pas, c’est nous qui appartenons à la Terre. Je crois que, dans tous les écosystèmes, il y a une harmonie. Et nous, dans notre instinct de domination, on casse cette harmonie.
C’est le Vatican et l’inquisition qui nous ont coupés de la nature en nous faisant croire qu’elle était une menace, que c’était le diable. Au contraire, si tu connais vraiment la nature, tu sais que là où tu te fais mordre par un serpent, à côté il y a la plante anti-venin. La nature est bien faite. Il y a un truc beau, un truc aimant. Elle te soigne, la nature, si tu es un peu connecté aux énergies, tu sens qu’elle est puissante, vivante…

Tu es végétarienne  ?
Oui. Mais je ne veux pas être trop rigide non plus : si je suis chez des indigènes qui ont tué un poulet pour moi, je ne vais pas faire la tendax.

En France, l’une des luttes emblématiques pour la terre, c’est Notre-Dame-des-Landes…
La dernière fois que j’y étais, c’était en 2013, ça fait un petit moment. Je trouve ça super, tout le mouvement des Zad en France, mais des fois, ça me met aussi un peu en colère. Une colère de grande sœur, tu vois, mais j’ai envie de leur dire : « Les frères, soyez vraiment des gardiens de la Terre  ! » Je suis désolée, mais la lutte, c’est sérieux, c’est pas boire des bières et fumer des pétards. D’ailleurs, quand tu vas chez les zapatistes, c’est interdit. Je suis moi-même une fumeuse, je suis pas en train de juger. Mais je dis ça parce que j’ai vu trop de fois des pollutions de Babylone-système sur la Zad. Il suffit pas de faire le révolté, il faut aussi être à l’image du changement.

Mais défends-tu tout de même l’occupation  ?
Bien sûr qu’il faut occuper  !

Et pour la consultation, tu voterais non si tu pouvais  ?
Non à l’aéroport  ? Ah oui ! D’ailleurs, ça fait chier de devoir voter pour ça : ça devrait être une évidence  ! La France, c’est tout petit : vous voulez mettre combien d’aéroports  ? L’aéroport, il y en a déjà un à Nantes. Là, il y a un super écosystème, préservé. Sans parler de toutes les familles, de tous les agriculteurs, de tous les paysans. Et puis, il y a le problème du financement aussi. Les contribuables qui paient un truc dont ils n’ont pas forcément envie, pour les bénéfices d’un privé [Vinci]. Et si ce privé-là ne rentre pas dans ses chiffres, il y a encore l’État qui lui donne des subventions  ! Il faudrait plus qu’un référendum local.

C’est-à-dire  ?
Pour moi, le meilleur moyen de se faire entendre dans le rapport de force, c’est de bloquer l’économie. C’est l’exemple des piqueteros en Argentine : ils ont réussi à le faire dans un pays qui fait huit fois la France. La France, c’est petit : il y a cinq autoroutes principales… C’est Vinci, l’ennemi : on pourrait faire une action « péages gratuits », des concerts et des teufs sur les autoroutes pour les bloquer. Si tu bloques ne serait-ce qu’une journée, tu bloques toute l’économie du pays, et tu fais perdre des millions à Vinci  ! Il y a de vraies actions à faire, et quand tu touches au nerf de la guerre, on t’écoute un peu plus.

Le « collectif de Tarnac » dit qu’il faut que tout s’arrête pour pouvoir tout recommencer. Es-tu d’accord avec cette approche  ?
Oui. Le seul problème, c’est qu’il y aura toujours des gens qui le prendront comme un acte violent. Parce que c’est une frustration et parce qu’ils n’en sont pas là dans leur conscience. C’est compliqué : au bout d’un moment, où s’arrête l’autoritarisme  ?

La grande difficulté des mouvements de contestation aujourd’hui, c’est de toucher les classes populaires…
C’est compliqué. Un mec de quartier a toujours été exclu, pourquoi il se sentirait concerné ? Qui est là pour lutter à ses cotés contre la discrimination, la ghettoïsation, les abus policiers et toutes les portes qu’on lui ferme à la gueule ? En voyant les manifs, il peut se dire que c’est les bourgeois contre les bourgeois, que ces mêmes gens qui militent n’en ont jamais rien eu à faire de lui. Il y a un désintérêt du fait de l’exclusion. Le manque d’humanité pousse au manque d’humanité, c’est un cercle infernal. Et puis, il y a aussi toute cette pression capitaliste, dans les quartiers, une sorte de culte de l’argent. Quand ta famille a tout sacrifié, qu’elle a quitté son pays, ses proches, pour pouvoir t’offrir une situation et un certain confort de vie, c’est difficile de mettre une croix sur toute cette douleur et tout cet espoir sous prétexte qu’il faut faire la « révolution ». C’est dans les quartiers qu’on subi toutes les pires galères dans ce pays. Quand ton grand-père s’est battu pour la France et que, trois générations après, on te parle encore de rentrer chez toi, il y a de quoi cultiver quelques rancœurs. Ça rend la convergence beaucoup plus compliquée. Je pense qu’il va falloir une génération ou deux encore, pour faire évoluer cette situation.
Forcément, ceux qui viennent de la classe moyenne n’ont pas tout cet héritage, ils sont forcément plus libres. Et puis, en France, il y a toujours eu ce côté élitiste chez les militants. Leurs brochures, c’est pas donné à tout le monde de les lire. Quand tu vas en Grèce, il y a un truc beaucoup plus populaire dans le militantisme. Il n’y a pas la même histoire d’immigration aussi, parce qu’il n’y a pas toute cette histoire des colonies. C’est compliqué, la France, et c’est pour ça que, tant qu’il n’y aura pas eu des guérisons entre les gens, j’ai peur que pousser à la révolte ne rapporte que la guerre civile. Et ne fasse le jeu des identitaires, qui prennent à fond du galon depuis quelques années.

Certains mouvements d’extrême droite noyautent les quartiers populaires, autour de Dieudonné ou de Soral, par exemple. Le FN a déjà tenté à certains moments de récupérer tes chansons. Que fait-on face à cela  ?
Je suis pour l’humain et donc pour le débat. Pas avec des Marine Le Pen, parce que c’est des manipulateurs, ces gens-là. Mais avec les petites gens. Souvent, les gens qui ont les idéologies et les pensées les plus nauséabondes ont aussi des blessures de ouf. Est-ce qu’on continue à alimenter cette blessure  ? Je veux que les gens comprennent bien mon discours, sans faire d’amalgame, parce que c’est subtil ce que je raconte. Je pense qu’on se trompe à faire des camps. L’exclusion ne fait que renforcer les fractures.
Franchement, si demain, avec mes potes du quartier, on voit débarquer des fachos, plutôt que d’aller se «  fighter  », je préférerais dire : « Venez, on se pose et on discute, c’est quoi le problème en fait  ? Elle vient d’où, toute cette haine  ? Pourquoi  ? Tu connais l’histoire  ? La France, si c’est un pays riche, c’est grâce aux minerais de l’Afrique noire, encore aujourd’hui. Vous êtes sûrs de vouloir faire chacun chez soi  ? Parce que c’est vous les perdants  ! »
Dans l’histoire de la France, on ne peut pas enlever la colonisation. S’il y a une dette, c’est les pays coloniaux qui doivent beaucoup… Je me dis qu’il faut parler, aller au fond des choses, mettre les mecs face à leur contradiction. Alors que dans le rejet, tu donnes raison à l’autre. On est semblable dans nos cœurs. Tu vois, même le raciste, peut-être que si tu connais son histoire et que tu as un peu de compassion, tu peux te dire : «  Ah, okay, il en est arrivé là, pour ça, il a eu telle expérience de vie.  » La compassion, c’est important pour notre guérison générale. Parce que vraiment, on est tous un peu malade. Il faut être tolérant. Et ne pas être comme ceux que l’on combat.

As-tu prévu de voter en 2017  ?
Je ne sais pas. On ne changera jamais rien par ça. J’aime bien le dicton : « Voter, c’est lécher le fouet de son maître. » En même temps, je me dis qu’au nom de tous les gens qui se sont battus pour ce droit, les femmes qui n’ont voté qu’en 1945… C’est clair qu’ils n’ont pas lutté pour cette mascarade-là. Mais ça ne nous coûte rien de mettre un bulletin dans l’urne. Le XXᵉ siècle, c’était gagner des droits, le XXIᵉ, faire qu’ils ne nous les enlèvent pas  ! Notre acte citoyen devrait être au quotidien. Je ne ferai pas la promotion pour les grandes campagnes de vote, mais peut-être que j’irai à titre personnel.

« ÉTAT D’URGENCE », UN EP À PRIX LIBRE

Keny Arkana — Ça faisait longtemps que j’avais envie d’essayer pour être plus en direct avec le public. L’accès aux chansons est gratuit, mais sans dire gratuit, car en France, on a un problème avec ça : la gratuité sous-entend quelque chose de bâclé, qui n’a pas de valeur… Donc là, si tu veux participer, tu participes.
J’aimerais pouvoir tout faire en prix libre, mais c’est compliqué dans ce système. T’imagines du « prix libre » à la Fnac… ? Du coup, c’est moi qui ai tout produit, et j’ai laissé Because Music [sa maison de disque] le mettre sur Itunes, pour qu’ils s’y retrouvent.
J’ai décidé de rentrer dans l’industrie pour sensibiliser des gens qui ne seraient pas touchés sinon. Ma maison de disque comprend la démarche et valide depuis le début la profondeur du projet. On ne m’a jamais dit « il y a une phrase que je n’aime pas » et ça, c’est le plus important.
- Propos recueillis par Barnabé Binctin et Vladimir Slonska-Malvaud

jeudi 16 juin 2016

Dans sa stratégie contre la Russie, l’Occident n’a peur ni des mensonges ni des contradictions / In its strategy against Russia, the West is afraid neither of lies nor of contradictions

Guy Mettan à RT France
Guy Mettan à RT France
Comment expliquer que la France décore un prince saoudien de la légion d’honneur et qualifie le président russe de grand méchant ? Guy Mettan, auteur de l'essai Russie-Occident : la guerre de mille ans, explore cette situation ubuesque.

L’écrivain et politologue suisse Guy Mettan s’est penché sur les raisons qui ont fait de la Russie le fief du despotisme et de la tyrannie aux yeux d’un Occident toujours tout blanc. L’auteur fait remarquer que les préjugés ne datent pas de la crise ukrainienne – la dernière crise majeure des relations entre la Russie et l’Occident.
Pour Guy Mettan, l’affrontement entre les deux espaces remonte à l’époque de Charlemagne – avant même l’existence de l’Etat russe – , quand les Grecs ont été désignés comme initiateurs d’un schisme provoqué par l’église d’Occident.

Tout savoir sur la relation Russie-Occident - dans la vidéo de RT France :



Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

source : https://francais.rt.com/opinions/21915-russie-occident-mensonges-contradictions

dimanche 12 juin 2016

La grande crise en phase terminale : Nuit Debout, Brexit, guerre nucléaire... / The big crisis in terminal phase: at night Up, Brexit, nuclear war...

Le 8 juin 2016 – Source entrefilets
Le dénouement approche-t-il ? Sur le Vieux Continent, la France s’est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d’une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat anti-Système.
À ce sursaut nécessairement symbolique dans ce pays-symbole par essence s’ajoute, partout, le rejet massif de cette Europe des banksters, des lobbies et des technocrates glacés qui lamine les peuples. Enfin, à l’étage supérieur de la fusée-Système, ce même rejet de la caste dirigeante pave la voie à une présidentielle US explosive pour l’Empire, qui semble dès lors envisager les pires extrémités pour sauver sa tête. Partout dans le sanctuaire du Système atlantiste, le développement de ce climat insurrectionnel terrifie désormais la pègre néolibérale dirigeante, créant une tension inédite, radicale, qui préfigure des bouleversements décisifs et impose d’envisager les développements les plus extraordinaires.
Le printemps français
Jamais, dans l’histoire de la Ve République, ni même avant, une élite politique, intellectuelle et médiatique n’aura suscité autant le mépris et le rejet du peuple. Il faut dire que rarement une caste dirigeante n’était tombée si bas dans l’Hexagone. Des politiciens désincarnés, des médias prostitués et une intelligentsia nihiliste constituent désormais une sorte de dictature molle, dont l’agenda se borne à satisfaire, à droite les rêves du CAC 40, à gauche ceux des lobbies LGBTQ ou SOS Racisme.
Le ras-le-bol est désormais tel, que pour beaucoup de Français, l’opposition la plus radicale est devenue aujourd’hui une question de principe, une question de dignité, et finalement la seule posture moralement supportable.
La Loi Travail stigmatise ainsi pour l’instant toutes les rancœurs accumulées, toutes les vexations, toutes les rages contenues suite aux promesses non tenues, aux insultes, aux montages, aux mensonges, aux soumissions et aux trahisons.
C’est un véritable «printemps français» qui est en train de germer, enfin.
Dans ce climat pré-insurrectionnel, Flanby peut dès lors bien placer ses derniers espoirs de réélection sur une réédition de la farce de 2002, qui porta Chirac au pouvoir avec 82% des voix contre Le Pen – on a les ambitions qu’on peut – il est peu probable que la France éveillée se laisse couler jusque-là.
Mélenchon a dès lors parfaitement raison de penser, d’espérer, que face à un tel rejet du Parti unique à deux têtes – et un épouvantail – les scénarios les plus improbables deviennent possibles, sinon plausibles.
A n’en pas douter, la Présidentielle française de 2017 s’annonce explosive, elle aussi !
La pression monte.
Vers la fin de l’Europe soviétique
Au niveau européen. C’est le même constat. L’Europe des banksters qui a émergé du Traité faussaire de Lisbonne n’est plus qu’un cadavre politique nourrissant une multitude d’insectes dont le job, grassement payé par des contribuables exsangues, se résume à faire croire qu’elle est toujours vivante. Mais il n’en est rien.
L’Europe est un échec politique dont la structure littéralement soviétique
n’est plus réformable. Et cela aussi, les peuples l’ont bien compris.
Alors que ses élites non élues mènent des trains de vie somptuaires, le petit peuple crève et se voit roué de coups, dès lors qu’il s’insurge contre le racket organisé, comme en Grèce.
On pourrait établir une liste d’exemples sans fin de la toxicité d’une Europe aux tendances totalitaires, vendue aux lobbies, qui s’arroge le pouvoir d’empêcher les peuples de disposer d’eux-mêmes, qui les menace, les fait chanter, les punit et les transforme en working poors au service d’actionnaires apatrides déjà obèses.
À cela nous préférerons un simple témoignage.
Dimanche passé, jour d’élection en Italie, nous avons eu des nouvelles d’une amie, maman italienne de 50 ans ayant perdu son commerce, et dont le mari est au chômage. Sans ressources, elle a saisi l’opportunité de travailler comme d’autres dans un bureau de vote toute la journée. Résultat : 12 heures de labeur pour… 50 euros, soit 4 euros de l’heure. Sa sœur, maman divorcée, cumule quant à elle pas moins de trois jobs pour survivre, également payés au lance-pierres.
Jamais à l’époque de la Lire et de la souveraineté de l’Italie, une telle misère n’avait ravagé la péninsule.
Coïncidence : le jour même où nous parvenaient ces nouvelles révoltantes, TF1 se fendait d’un sujet sur les revenus de certains gérants de fonds de pension. Dans deux cas au moins : ces revenus culminaient à 1,5 milliard d’euros, soit 4 millions d’euros par jour, ou 170 000 euros de l’heure.

Certes, nous aurions pu nous contenter de mettre en parallèle les salaires des petites mains italiennes avec ceux des fonctionnaires européens, la comparaison étant déjà largement indécente.
Reste que l’obscénité manifeste de cette disproportion des revenus, entre des mères sans ressources et un surmort de la finance mondiale, dit mieux que tout l’absurdité d’un néolibéralisme devenu fou, devenu crime contre l’humanité à force d’injustice, et dont l’Europe de Lisbonne se fait aujourd’hui le promoteur zélé.
Dans quelques jours, un Brexit pourrait pourtant sonner le coup d’envoi de la déconstruction de cette Europe ratée, de ce sous-produit de la sous-culture mercantile étasunienne. Mais même en cas d’échec, un Grexit, un Frexit ou un Italexit finira bien par passer l’épaule. Question de temps.
La pression monte.
Une guerre nucléaire pour sauver Washington?
Pendant ce temps-là, l’échéance américaine approche, avec sa charge explosive énorme, fabuleuse.
De plus en plus, il apparaît en effet possible, sinon probable, que la planche pourrie démocrate, «Crooked Hillary», pourrait bien se faire bouffer toute crue par l’abominable Trump.
La pauvre Killary, menteuse pathologique et va-t-en guerre hystérique, cristallise en effet de plus en plus de haines à travers le pays et il n’est de loin pas assuré que les supporters démocrates de «Bernie» reportent leur vote sur elle.
Trimbalant une série de casseroles longue comme la journée d’un working pooreuropéen, Killary est en effet perçue pour ce qu’elle est : juste une marionnette aux mains de Wall Street et du Parti de la guerre US, un parfait clone d’Obama donc, un parfait petit soldat du Système et de son hyper-classe des 1%. Wall Street et le Pentagone sont dès lors tétanisés par la possibilité de voir s’asseoir derrière le bureau ovale un outsider aussi grossier qu’incontrôlable, qui ose parler de désengagement militaire, d’équilibrage dans la question israélo-palestinienne ou carrément, suprême hérésie, de normalisation avec l’ignoble Poutine.
Et toute la question qui agite désormais les observateurs anti-Système est de savoir si Wall Street et le Pentagone vont tout simplement accepter de prendre un tel risque.
Les rumeurs d’une «october surprise» vont donc bon train, et chacun se demande quel lapin les marionnettistes de l’État profond US vont bien pouvoir sortir de leur chapeau pour geler le processus, se donner le temps de reformater l’opinion et permettre ensuite au Système «de perdurer dans son être».
C’est qu’en matière de scénario-surprise, il va falloir être créatif. L’assassinat pur et simple de Trump est certes une option, mais c’est du déjà-vu et personne ne croirait plus à la version d’un fanatique manipulé depuis Cuba ou Tora Bora.
Difficile aussi de refaire le coup du 11 Septembre. Trop gros, trop cher, trop risqué à faire avaler un remake, et il est presque assuré que les Saoudiens rechigneraient à passer à la caisse une deuxième fois. Et puis en ce moment, c’est pas terrible avec les Saoudiens.
Non, le plus simple, c’est de faire dans l’énorme, le gigantesque, dans l’incontestable, l’irréfutable, l’indiscutable. C’est-à-dire dans la guerre, évidemment contre la Russie, et nucléaire si possible, histoire de vraiment aveugler tout le monde.
C’est la thèse de plusieurs commentateurs, tant russes qu’américains, qui estiment aujourd’hui que les préparatifs de la chose vont d’ores et déjà bon train.
Au nombre des arguments avancés : le long travail de formatage des opinions publiques à la russophobie depuis 5 ans ; le déploiement de forces US d’une ampleur inédite depuis 1944 en Europe ; le cinglant refus d’Obama de discuter avec Poutine de la question de plus en plus sensible du bouclier anti-missile et, enfin, l’inquiétante inauguration en Roumanie, en mai dernier, d’un système US de missiles «Aegis Ashore» parfaitement profilé pour le lancement d’une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie.
Bien sûr, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais force est de constater que tous les ingrédients de l’explosion sont réunis. Car au-delà de la volonté ou non des États-Unis d’appuyer sur le bouton rouge en premier, la question se pose de savoir combien de temps Moscou acceptera de rester sous la menace de cette première frappe nucléaire, avant de détruire la base roumaine en question – ce que ferait n’importe quel dirigeant normalement constitué, cf. la crise des missiles à Cuba.
Ce moment où tout devient possible
En résumé, nous voici donc face à une situation où, de Paris à Washington en passant par Bruxelles, un véritable climat d’insurrection se globalise contre la pègre dirigeante néolibérale, avec des possibilités de développements extraordinaires : renversement de gouvernement en France, dislocation de l’UE, éclatement intérieur de l’Empire.
Tout est donc possible désormais avec, en embuscade, l’ultime folie de marionnettistes US en train de créer toutes les conditions d’un affrontement nucléaire, qu’ils espèrent sans doute voir confiné à l’Europe et à la Russie bien sûr, le tout avec l’effarante complicité suicidaire de Bruxelles.
La grande crise générale du Système néolibéral semble donc bel et bien entrée dans sa phase terminale.
La pression monte.
source : http://lesakerfrancophone.fr/la-grande-crise-en-phase-terminale
A propos de l'Otan et de ses manoeuvres - voir les propos ci-dessous de F. Asselineau...
à 41:50. Les manœuvres militaires inquiétantes de l’OTAN près de la frontière russe.
à 48:58. Un général britannique évoque la possibilité d’une guerre avec la Russie.

source : http://www.upr.fr/entretiens-actualite-upr/32576


Obama claque la porte au nez de Poutine.


Note du Saker Francophone 

Cet article de Zuesse analyse les conséquences du refus d’Obama et de l’administration étasunienne de discuter du système anti missiles installé à la frontière occidentale russe, comme annoncé dans la dépêche de Reuters que nous avons traduite ici.
Par Eric Zuesse – Le 5 juin 2016 – Source The US Saker
Si Poutine ne veut pas que les forces de rétorsion de la Russie soient éliminées, il devra être le premier à appuyer sur le bouton nucléaire.
Les actes parlent plus que les mots, et le président américain Barack Obama vient de poser son acte et ne s’est plus contenté de parler. Son acte a été de refuser de discuter avec le président russe, Vladimir Poutine au sujet du plus grand souci de la Russie, le récent changement dans la stratégie nucléaire des États-Unis, un changement dramatique et terrifiant pour Poutine.
Le dimanche 5 Juin, un article de Reuters intitulé La Russie déclare que les États-Unis refusent de discuter de leur système de défense anti missiles, qui explique que «Les États-Unis ont refusé des invitations de la part des Russes de discuter du programme de défense antimissile de Washington, selon le ministre adjoint russe de la Défense, Anatoli Antonov, cité ce dimanche, et qualifiant l’initiative de très dangereuse».
La préoccupation de la Russie est que si le Ballistic Missile Defense, ou système anti-missiles balistiques, que les États-Unis sont en train d’installer à proximité des frontières russes fonctionne, les États-Unis seront en mesure de lancer une attaque nucléaire surprise contre la Russie. Et ce système, en développement depuis des décennies et techniquement appelé système de défense antimissile terrestre Aegis, anéantira les missiles que la Russie lancera en représailles. Cela  laissera la Russie sans capacité de représailles du tout, à l’exception de la contamination nucléaire qui touchera l’ensemble de l’hémisphère nord, provoquant un hiver nucléaire mondial, seul retour de bâton de l’assaut étasunien contre la Russie. Un retour de bâton que certains stratèges occidentaux pensent gérable pour les États-Unis et qu’ils estiment être peut-être le coût à payer, pour l’élimination de la Russie.
Cette théorie d’une guerre nucléaire gagnable (qui aux États-Unis semble remplacer la théorie précédente, appelée MAD, acronyme pour Destruction Mutuelle Assurée) a d’abord été présentée en 2006 dans la prestigieuse revue américaine Foreign Affairs, sous le titre Augmenter la supériorité nucléaire. Cet article plaide pour une politique américaine stratégique beaucoup plus audacieuse contre la Russie, sur la base d’une prétendue supériorité technologique de l’Amérique contre l’armement de la Russie mais dans une fenêtre de temps limité, dont les États-Unis doivent profiter avant que la Russie ne les rattrape et que la possibilité d’une telle action ne disparaisse.
Paul Craig Roberts a été le premier journaliste occidental à soutenir les préoccupations russes sur le fait que Barack Obama puisse être un adepte de cette théorie. L’un des premiers articles de Roberts sur ce sujet a été publié le 17 juin 2014 et intitulé Washington bat les tambours de la guerre. Il y observe que «la doctrine de guerre des États-Unis a été modifiée. Les armes nucléaires américaines ne sont plus limitées à une force de rétorsion, mais ont été élevées au niveau d’une attaque nucléaire préventive.»
Le président russe Vladimir Poutine a essayé plusieurs fois de soulever cette question avec le président Obama, la plus récente étant la déclaration publique de son inquiétude, le 27 mai dernier. Apparemment, la déclaration publique d’Antonov le 5 juin est le prolongement de cet effort, quand il déclare qu’Obama refuse maintenant explicitement de discuter des préoccupations de Poutine sur la question.
Le fait que ces efforts de la part du gouvernement russe se fassent par l’intermédiaire des médias publics, plutôt que par des conversations privées (moyens qui avaient été utilisés au cours de la crise des missiles cubains en 1962, lorsque, à l’inverse, c’était le président des États-Unis qui était préoccupé par l’installation de missiles nucléaires soviétiques à 90 miles de la frontière des États-Unis) suggère que M. Obama, contrairement au président américain John Fitzgerald Kennedy, refuse de communiquer avec la Russie, maintenant que les États-Unis sont potentiellement dans la position de l’agresseur.
La Russie se prépare, uniquement au cas où elle serait obligée (à cause du système Aegis terrestre) d’être la première à attaquer. Cependant, certaines personnes bien informées sur le sujet, disent que la Russie ne frappera jamais la première. Peut-être que le président Obama réfléchit sur la base d’une hypothèse similaire, et c’est la raison pour laquelle il refuse de discuter de la question avec son homologue russe. Cependant, si M. Obama souhaite éviter une confrontation nucléaire, refuser de discuter des préoccupations de l’adversaire serait le meilleur moyen de le pousser à la déclencher. Obama est donc en train d’envoyer des signaux du contraire – qu’il prépare une attaque nucléaire contre la Russie – tout simplement par son refus de discuter de la question. Dans ce cas, son action de refus est, en elle-même, une réponse à la question de Poutine, comme s’il lui claquait la porte au nez. C’est une réponse comportementale, plutôt que verbale.
Le géostratège John Helmer a discuté, le 30 mai de la question de savoir quand Poutine aura atteint le point critique, celui où il devra décider qu’il n’y a plus d’autres solutions raisonnables, que celle de déclencher la troisième guerre mondiale.
Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone
Note du Saker Francophone

Ces textes oublient que la stratégie MAD est aussi verrouillée par l'existence de sous-marins lanceurs d'engins, de bombardiers qui peuvent largement décoller le temps que les missiles arrivent. Il est aussi probable que les Chinois et les Russes se couvrent mutuellement. Les américains sont donc loin d'avoir les moyens de leurs"ambitions". Il est étonnant que ces auteurs expérimentés oublient ces éléments ...

jeudi 9 juin 2016

Comment bloquer la demande agressive de mise à jour vers windows 10 ? How to block the aggressive request of update towards Windows 10?

En ce moment, un grand nombre de personnes subissent l'installation de windows 10 "à l'insu de leur plein gré". Il s'agit d'une intrusion agressive et scandaleuse de fichiers destinés à lancer la mise à jour. 
 
Parmi les méthodes proposées ci-dessous, je vous recommande d'utiliser Never 10 +  GWT Control Panel

Ce deuxième tutoriel, contrairement au premier, vous montre les fichiers cachés que vous pouvez effacer... mais le premier peut avoir un effet préventif intéressant lors des mises à jour ultérieures opérées par microsoft; il vous reste bien sûr la possibilité de passer à linux ou à Mac, selon vos compétences... et vos moyens.

Christophe


COMMENT BLOQUER LA MISE À JOUR VERS WINDOWS 10 ?

Windows 10 a de nombreuses qualités, c’est indéniable, mais il n’est pas non plus apprécié de tout le monde, d’autant que Microsoft a opté pour une stratégie assez agressive. La firme est en effet prête à tout pour nous pousser à l’installer sur notre machine, même à nous forcer la main. Il est cependant possible de bloquer la mise à jour en quelques clics, et sans forcément avoir besoin de connaissances techniques.
Il faut bien l’avouer, Microsoft a enchainé les boulettes ces dernières semaines et l’exemple le plus frappant, c’est sans doute celui de cette fameuse pop-up évoquée dans cet article.
Il est très facile de bloquer la mise à jour vers Windows 10… quand on sait comment faire.
Il suffisait en effet de chercher à la fermer en cliquant sur la croix présente en haut à droite pour… lancer l’installation de Windows 10 sur la machine.
Le ton est rapidement monté et la firme a été la cible de vives critiques suite à la mise en place de cette notification. Elle a donc fini par modifier son système afin de calmer les esprits. Cela n’a malheureusement pas eu l’effet escompté et de nombreux internautes l’ont encore mauvaise.
Comme indiqué un peu plus haut, il est cependant possible de bloquer cette mise à jour très facilement et il existe d’ailleurs plusieurs méthodes pour le faire. Cet article n’a pas pour vocation à être pleinement exhaustif mais il devrait tout de même vous être utile.

Méthode 1 : bidouiller la base de registre

Si vous n’êtes pas à l’aise avec votre ordinateur, il sera préférable de ne pas opter pour cette méthode. Elle n’est pas forcément très compliquée mais elle demande un minimum de connaissances techniques puisqu’elle consiste à modifier des clés présentes dans la base de registre.
Mais avant de le faire, il faudra vous assurer d’installer des correctifs sur votre machine en vous appuyant sur Windows Update : KB3065987 sur Windows 7 ou KB3065988 sur Windows 8.1.
Lorsque c’est fait, cliquez simplement sur le bouton du menu démarrer et cliquez sur l’option « exécuter ». Tapez ensuite « regedit » dans la fenêtre et validez en appuyant sur la touche entrée de votre clavier.
La fenêtre de la base de registre apparaîtra alors à l’écran.
Rendez-vous sur cette clé :
HKLM\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate
Effectuez ensuite un clic droit dans la zone droite et allez chercher l’option « New » puis « Dword (32-bit) Value ». Donnez-lui le nom « DisableOSUpgrade » et attribuez-lui la valeur de « 1 ».
Enchainez ensuite en allant sur cette seconde clé :
HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\GWX
Une fois encore, faites un clic droit sur la partie droite de la fenêtre et allez chercher l’option « New » puis « Dword (32-bit) Value » et donnez-lui le nom de « DisableGWX ». Passez ensuite sa valeur à « 1 », comme précédemment.

Méthode 2 : passez par un utilitaire

Si vous n’avez pas envie de vous casser la tête et si vous avez très très peur de casser votre ordinateur, alors le mieux c’est sans doute de passer par un utilitaire car il s’occupera de tout à votre place.
Flairant le bon coup, de nombreux développeurs se sont lancés sur ce segment et on compte des dizaines d’outils différents.
Dans le lot, on peut notamment citer GWT Control Panel. Il est pas mal populaire chez les utilisateurs et il s’accompagne en plus d’une documentation complète, en anglais.
Sa tête ne vous revient pas ? Aucun souci, vous pouvez aussi opter pour Never 10. Il a la bonne idée d’être proposé en version « portable » et il ne sera donc pas nécessaire de l’installer pour profiter de ses services. Tout ce que vous aurez à faire, ce sera de le télécharger, de le lancer et de cliquez sur le bouton « Disable Win10 Upgrade ».
Fait intéressant, il vous proposera aussi de supprimer les fichiers d’installation de Windows 10 grâce à un autre bouton.

mardi 7 juin 2016

Michel Onfray et Alain de Benoist parlent de Prouhdon / Michek Onfray and Alain de Benoist are talking about Proudhon

source : http://www.tvlibertes.com/exclusif-le-debat-michel-onfray-alain-de-benoist/

"Découvrez un dialogue de haut vol avec un invité exceptionnel : Michel Onfray. Tous ensemble, ils s’intéresseront au sociologue français Pierre-Joseph Proudhon."

un vrai régal, instructif et d'actualité.

Le 02 juin 2016 dans l'émission "Les idées à l'endroit" - tv libertés.