mercredi 23 octobre 2013

Personnalités politiques de Goldman Sachs / Political personalities of Goldman Sachs

Source de l'article :  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Goldman_Sachs

Extrait

" Personnalités politiques de Goldman Sachs

Ces dernières années, voire ces dernières décennies, Goldman Sachs a pris l'habitude de placer ses propres agents à la tête de gouvernements européens sans passer par une quelconque élection.

Jon Corzine

Jon Corzine est trader sur les obligations pour Goldman Sachs depuis 1975. Il est président directeur général (Chief executive officer) de Goldman Sachs de 1994 à 1998. Il est sénateur démocrate du New Jersey de 2001 à 2006 puis gouverneur démocrate de ce même état de 2006 à 2010. Il est un invité très fréquent du groupe Bilderberg depuis qu'il a pris la présidence de Goldman Sachs49.
En mars 2010, il devient président de MF Global, courtier financier spécialisé dans les produits dérivés à l'échelle mondiale. Sous son égide le courtier parie massivement sur les dettes publiques européennes, surtout italiennes et espagnoles, alors en proie à une hausse brutale de leurs taux d'intérêt. MF Global reconnaît être exposé à hauteur de 6,3 milliards de dollars sur les dettes publiques espagnoles et italiennes depuis l'été 2011. MF Global fait faillite le 31 octobre 2011. Cette faillite est la huitième plus importante aux États-Unis en trente ans50.

Mario Draghi


Mario Draghi en 2009
Il est vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005 chargé des « entreprises et pays souverains ». D'après Marc Roche, journaliste au journal Le Monde, "l'une de ses missions est [alors] de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs"51. Il est Gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011. Il est Président de la Banque centrale européenne depuis 2011.

Mario Monti

Il est commissaire européen de l'Italie (1995-2004), commissaire européen au Marché intérieur, des Services, des Douanes et de la Fiscalité (1995-1999), Commissaire européen à la Concurrence (1999-2004). Il est conseiller international de Goldman Sachs à partir de 2005. Il est chef du gouvernement italien de novembre 2011 à Décembre 2012 et il reçoit le grand prix de l'économie en 2012.

Peter Sutherland

Il est ministre de la justice (Attorney General) d'Irlande (1981-1984), commissaire européen irlandais (1985-1989), Commissaire européen à la Concurrence (1985-1989), directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (1993-1995). Il est président non exécutif de Goldman Sachs depuis 1995. Il est président de l’European Policy Centre, président non exécutif de BP (compagnie pétrolière) (1997-2009), président de la section Europe de la Commission Trilatérale (2001-2010)52. Il est membre du comité de direction du Groupe Bilderberg53. Il est directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland.

Karel Van Miert

Commissaire européen de la Belgique (1989-1999), Commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs (1989-1992), Commissaire européen aux Transports (1989-1992), Commissaire européen à la Concurrence (1993–1994 et 1995–1999). Il est conseiller international du groupe Goldman Sachs jusqu'au 22 juin 2009. Il est membre du conseil d'administration de nombreuses firmes multinationales54.

Autres personnalités de Goldman Sachs

Robert Zoellick ancien président de la Banque Mondiale

Autour de Goldman Sachs

Culture d'entreprise

Goldman Sachs diffère des autres entreprises du monde de la finance par une culture d'entreprise bien spécifique, qui se caractérise par rigueur, austérité, goût de l'effort et loyauté absolue envers l'institution.

L'esprit de corps est une caractéristique fondamentale de cette banque, au point que Marc Roche, journaliste à Le Monde et auteur d'un ouvrage sur Goldman Sachs, indique que l'« on rentre à Goldman Sachs comme on rentre en religion55. » On apporte à la sélection des collaborateurs un soin extrême : la banque est censée débaucher les « meilleurs », les « plus intelligents56. » Pour ce faire, le recrutement individuel est privilégié, contrairement à nombre d'autres firmes du secteur, où des équipes entières sont fréquemment embauchées56. Le candidat passe un entretien où il est soumis aux questions de dix, vingt personnes, voire davantage56. Malgré ce processus de sélection très strict, les candidats sélectionnés ne sont pour autant pas assurés d'un emploi garanti à vie : au contraire, Goldman Sachs impose à ses employés une pression constante57. Dans ce modèle où prime avant tout les résultats, près de 10% des effectifs sont remplacés chaque année56.
Ainsi, Goldman Sachs voue un véritable culte à la valeur travail : la norme est de travailler 18 heures par jour, six jours sur sept, cinquante semaines par an58. Les employés se doivent d'être toujours joignables, et gardent leurs téléphones portables près d'eux en toutes occasions, même durant les rares moment de détente familiale58. Il faut ainsi ne pas avoir besoin de beaucoup de sommeil pour être productif56, ceux qui ne supportent pas des rythmes de travail si intenses n'étant pas voués à rester dans l'entreprise59.
Aux niveaux comportementaux et vestimentaires, la sobriété est de rigueur. Les tenues se doivent de rester très classiques55, toute originalité (comme le port d'un nœud papillon à la place d'une cravate) étant très mal vue57. Affichant une parfaite maîtrise d'eux-mêmes en toute occasion55, les employés de Goldman Sachs se doivent également d'éviter tout égocentrisme, le travail en équipe et le dialogue au sein des services étant mis en avant57.
On retrouve également cette austérité dans la vie privée des employés : contrairement à l'image stéréotypée de golden boys cocaïnomanes, fréquemment véhiculée dans les médias60, Goldman Sachs abhorre toute excentricité, même dans la vie personnelle de ses employés57. Si le bronzage est proscrit comme un signe de paresse59, les activités sportives sont encouragées, en particulier les sports collectifs, qui permettent d'allier goût de l'effort et esprit d'équipe56. De même, la discrétion est de mise pour les relations personnelles des employés : un collaborateur multipliant les liaisons extra-conjugales ne peut évoluer vers les postes à plus haute responsabilité61.

« Culte du secret » et image publique

Goldman Sachs maintient, depuis sa fondation en 1868, une tradition du secret le plus absolu62. Or, depuis le déclenchement de la crise financière de 2008, en particulier la nuit du 15 au 16 septembre 2008, le nom de Goldman Sachs est connu du grand public, et associé à nombre d'événements financiers ou politiques : la faillite de Lehman Brothers, les difficultés de la zone euro, les problèmes de la dette publique grecque, le financement des déficits publics des États, les problématiques de régulation de la finance internationale, la marée noire du Golfe du Mexique63 ...

Scandales

En 2007, Goldman Sachs a permis à son meilleur client John Paulson, par un processus de ventes à découvert, de spéculer sur des produits structurés par leur soin. 64 L'affaire est toujours en instruction en septembre 2013 pour identifier tous les acteurs du scandale financier. Ce scandale financier fait parti d'une des nombreuses causes à l'origine de l'effondrement boursier de 2008."

Ajouts à cet article...




mardi 22 octobre 2013

Karen Hudes, lanceuse d'alerte de la Banque mondiale, révèle comment l'élite mondiale dirige le monde / World-bankwhistle-blower Karen Hudes reveals how the global elite rule the world

Source : http://dcclothesline.com/2013/10/01/world-bank-whistleblower-karen-hudes-reveals-how-the-global-elite-rule-the-world/

Sélection de la langue possible 


Traduit par Le blog de Lucien PONS

Karen Hudes est diplômée de la Yale Law School et elle a travaillé dans le département juridique de la Banque mondiale depuis plus de 20 ans. En fait, quand elle a été congédiée pour avoir dénoncé la corruption à l'intérieur de la Banque mondiale , elle occupait le poste de Conseillère Senior. Elle était dans une position unique pour voir exactement comment l' élite mondiale dirige le monde , et les informations qu'elle révèle maintenant au public sont absolument stupéfiantes .

Selon Hudes , l'élite utilise un noyau très serré des institutions financières et des méga -sociétés pour dominer la planète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asservir tous à la dette , ils veulent asservir tous nos gouvernements à la dette, et ils veulent tous nos politiciens accros aux énormes contributions financières qu'ils canalisent dans leurs campagnes . Puisque l'élite détient aussi toutes les grandes sociétés de médias, les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il ya quelque chose de fondamentalement mauvais dans la manière dont notre système fonctionne.

Rappelez-vous, ce n'est pas une " théorie du complot " qui dit ces choses. C'est une avocate -instruite à Yale- qui a travaillé à l'intérieur de la Banque mondiale depuis plus de deux décennies. Le résumé qui suit de son curriculum provient directement de son site ...
Karen Hudes a étudié le droit à Yale Law School et l'économie à l'Université d'Amsterdam . Elle a travaillé dans l' Export Import Bank américaine des États-Unis de 1980-1985 et dans le département juridique de la Banque mondiale de 1986 à 2007 . Elle a créé le Comité d' Organisation Non Gouvernementale de la Section du droit international de l' American Bar Association et le Comité sur le multilatéralisme et la responsabilité des organisations internationales de la branche américaine de l' International Law Association .
Aujourd'hui, Hudes s'évertue à dénoncer le système financier corrompu que l'élite mondiale utilise pour contrôler les richesses du monde. Lors d'une interview avec le New American , elle a discuté de la façon dont nous laissons ce groupe d' élites de dominer totalement les ressources de la planète sans réagir ...

Une ancienne de la Banque mondiale , l'avocate ex -Conseillère Senior Karen Hudes , affirme que le système financier mondial est dominé par un petit groupe de personnes corrompues , avides de pouvoir , centrées autour de la Réserve fédérale américaine privée . Le réseau a aussi pris le contrôle des médias pour couvrir ses crimes, at-elle expliqué . Dans une interview avec The New American , Hudes dit que quand elle a essayé de dénoncer les multiples problèmes à la Banque mondiale , elle a été congédiée pour ses efforts. Maintenant, avec un réseau de collègues dénonciateurs, Hudes est déterminée à dénoncer et mettre fin à la corruption. Et elle est convaincue de la réussite.

Citant une étude suisse explosive de 2011, publiée dans le Journal PLoS ONE sur le " réseau de contrôle de la société mondiale", Hudes a souligné qu'un petit groupe d'entités - principalement des institutions financières et en particulier les banques centrales - exerce une énorme influence sur l'économie internationale dans les coulisses . " Ce qui se passe réellement , c'est que les ressources de la planète sont dominées par ce groupe", at-elle expliqué , ajoutant que les " accapareurs de pouvoir corrompu" ont réussi à dominer aussi les médias. «Ils sont autorisés à le faire. "
Auparavant , j'ai écrit au sujet de l'étude suisse que Hudes mentionne . Elle a été réalisée par une équipe de chercheurs de l'Institut fédéral suisse de technologie à Zurich , en Suisse. Ils ont étudié les relations entre les 37 millions d' entreprises et investisseurs du monde entier , et ce qu'ils ont découvert , c'est qu'il ya une « super- entité» de seulement 147 méga- corporations étroitement liées qui contrôlent 40 pour cent de l' ensemble de l'économie mondiale ...
Lorsque l'équipe a démêlé plus avant le réseau des détenteurs, elle a trouvé la plupart des éléments lui permettant de remonter jusqu'à une « super- entité» de 147 entreprises encore plus étroitement liées - tous leurs biens étant détenus par d'autres membres de la super-entité- qui contrôle 40 pour cent de l'ensemble du réseau », explique Glattfelder . La plupart étaient des institutions financières. Le top 20 inclue Barclays Bank , JPMorgan Chase & Co et le groupe Goldman Sachs .
Mais l'élite mondiale ne se contente pas de contrôler ces méga-entreprises. Selon Hudes, elle domine également les organisations non élues, qui n'ont pas de compte à rendre, et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la planète. La Banque mondiale , le FMI et les banques centrales comme la Réserve fédérale contrôlent littéralement la création et la circulation de l'argent dans le monde entier .

Au sommet de ce système se trouve la Banque des règlements internationaux. C'est la banque centrale des banques centrales , et affichée ci-dessous une vidéo où vous pouvez regarder Hudes disant à Greg Hunter de USAWatchdog.com ce qui suit ...
«Nous n'avons pas à attendre de qui que ce soit qu'il vire la Fed ou la Banque des règlements internationaux. . . Certains Etats ont déjà commencé à reconnaître argent et l'or , les métaux précieux , en tant que monnaie "


La plupart des gens n'ont jamais entendu parler de la Banque des règlements internationaux, mais c'est une organisation extrêmement importante. Dans un précédent article , j'ai décrit comment cette « banque centrale du monde » est littéralement à l'abri des lois de tous les gouvernements nationaux ...
Une organisation internationale extrêmement puissante, dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler, contrôle secrètement la masse monétaire du monde entier. Elle est appelée la Banque des règlements internationaux , et c'est la banque centrale des banques centrales . Elle est située à Bâle, en Suisse, mais elle a aussi des succursales à Hong Kong et à Mexico. Il s'agit essentiellement d' une banque centrale non élue , qui n'a pas de compte à rendre au monde, qui bénéficie de l'immunité complète de la fiscalité et de la législation nationale. Même Wikipedia admet qu '«elle n'a de compte à rendre à aucun gouvernement national. " La Banque des règlements internationaux a été utilisé pour blanchir de l'argent pour les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ces jours-ci le but principal de la BRI est de guider et de diriger le centre planifiée du système financier mondial .

Aujourd'hui, 58 banques centrales mondiales appartiennent à la BRI , et elle a beaucoup plus de pouvoir sur la façon dont l'économie américaine ( ou toute autre économie , d'ailleurs) se portera au cours de la prochaine année que n'importe quel politicien. Tous les deux mois , les banquiers centraux du monde entier se réunissent à Bâle pour une «Réunion sur l'économie mondiale " . Au cours de ces réunions , des décisions sont prises qui affectent chaque homme, femme et enfant sur la planète, et pourtant, aucun d'entre nous n'a son mot à dire dans ce qui se passe . La Banque des Règlements Internationaux est une organisation qui a été fondée par l'élite mondiale, elle fonctionne pour le bénéfice de l'élite mondiale , et elle est destinée à être l'une des pierres angulaires du système économique mondial naissant .
Ce système n'est pas venu à l'existence par accident. En fait, l'élite mondiale a mis au point ce système depuis très longtemps . Dans un précédent article intitulé « Qui dirige le monde? Preuve qu'un noyau solide d' élitistes riches tire les ficelles », j'ai inclus une citation de Georgetown University , professeur d'histoire Carroll Quigley tirée d'un livre qu'il a écrit déjà en 1966, dans lequel il discutait des grands projets que l'élite avait pour la Banque des règlements internationaux ...
Les puissances du capitalisme financier avaient un autre but de grande envergure , rien de moins que de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées capables de dominer le système politique de chaque pays et l'économie du monde dans son ensemble.

Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets obtenus dans des réunions privées fréquentes et des conférences. Le sommet du système devait être la Banque des règlements internationaux à Bâle , en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui étaient elles-mêmes des sociétés privées .
Et c'est exactement ce que nous avons aujourd'hui.

Nous avons un système de «néo - féodalisme » dans lequel chacun d'entre nous et nos gouvernements nationaux sont asservis à la dette. Ce système est régi par les banques centrales et la Banque des règlements internationaux, et il transfère systématiquement les richesses du monde de nos mains entre les mains de l'élite mondiale .

Mais la plupart des gens n'ont aucune idée de ce que tout cela se passe parce que l'élite mondiale contrôle aussi ce que nous voyons, entendons et pensons. Aujourd'hui, il ya seulement six sociétés de médias géants qui contrôlent plus de 90 pour cent des nouvelles et des divertissements que vous regardez sur votre téléviseur aux États-Unis .

C'est le système insidieux que Karen Hudes cherche à dénoncer . Pour plus d'info , vous pouvez écouter Joyce Riley du Power Hour : son interview pendant une heure entière ici .


Petit ajout à cet article...

Europe : vers une interdiction des potagers privés / Europe : towards the banning of private vegetable gardens...




Europe : vers une interdiction des potagers privés



(Source : Chaos Contrôlé)

(c) http://www.deesillustration.com/
Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité, l’Agence européenne des variétés végétales. En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.
Les eurodéputés verts voient d’un mauvais oeil la proposition de la Commission jugée « contreproductive et dangereuse »: « La biodiversité est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisé dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole », affirme José Bové.
Plus de semences régionales, plus de variétés ancestrales ou endémiques. Bref des semences F1, transgéniques ou pire OGM. Fin de la bio-variété dans nos jardins. Fini les jardins ouvriers et les marchés d’échanges de plants et semences entre particuliers. Bref finie la bonne bouffe.
Le texte pondu par notre chère commission européenne, rien que le titre vaut le jus : « Des règles plus intelligentes pour des denrées alimentaires plus sûres: la Commission propose un paquet législatif primordial pour moderniser, simplifier et renforcer la filière agroalimentaire en Europe ».

lundi 21 octobre 2013

La dette publique belge / the Belgian national debt


A qui profite la dette ? Vidéo instructive et humoristique pour comprendre l'essentiel de la dette publique belge.






dimanche 20 octobre 2013

Monsieur Barroso, votre projet de société n’est pas le bienvenu ! / Mister Barroso, your vision of society is not welcome !









18 octobre 2013
La plate-forme liégeoise contre le Traité européen sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance adresse une lettre ouverte au président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, à l’occasion de sa visite à Liège.
Monsieur Barroso, nous, acteurs de la solidarité, ne vous souhaiterons pas la bienvenue lors de votre visite de notre Cité Ardente, ce 17 octobre. Nous ne ferons pas un accueil chaleureux à cette construction européenne néolibérale, antisociale, autoritaire et non-démocratique que vous représentez à travers votre mandat de président de la Commission européenne. Nous ne voulons pas de votre projet de société qui met en danger et détruit nos conquêtes sociales ! Projet mis en application par les différents Traités européens, du Traité de Maastricht au récent pacte budgétaire européen, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) qui nous impose l’austérité permanente et nous confisque notre démocratie.

Nous n’acceptons pas que sous le couvert de la nécessité, les politiques, menées par la Commission européenne et nos différents gouvernements, nous contraignent à la réduction des dépenses publiques, à la diminution de notre pouvoir d’achat, au blocage des salaires, ou encore à la destruction de nos services publics. Nous avons combattu durant 125 ans pour construire une société plus juste. Celle-là même que votre projet tente de détruire. Pourquoi ? Pour continuer à rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres !

Des politiques antisociales

Nous n’admettons pas non plus de voir notre démocratie prise en otage par ce pacte budgétaire européen complété de son mécanisme européen de stabilité. En Belgique, comme dans les autres pays de l’UE (à quelques rares exceptions), gouvernements et parlements ont adopté les différents Traités sans véritable débat politique et sans consultation des populations, alors que leurs dispositions ont des conséquences sociales dramatiques. D’autant plus que le dernier Traité budgétaire européen (TSCG), déjà mis en application, retire aux parlements nationaux le droit de déterminer eux-mêmes leurs choix et orientations budgétaires. Et comme si ce n’était pas suffisant, votre Commission européenne et sa complice, la Cour de justice européenne, pourront sanctionner automatiquement les Etats membres qui tarderaient à renforcer les politiques antisociales déjà en cours. Des politiques antisociales catastrophiques qui toucheront tous nos pouvoirs publics et toutes nos administrations (Régions, Communautés, Provinces, Communes, etc.).

Si l’objectif de ce dernier Traité était de plonger l’Europe encore plus dans la précarité, le chômage et la pauvreté et d’augmenter les inégalités, vous devez être ravi : c’est chose faite ! Notre parlement national l’a également ratifié. Il ne nous reste plus que le parlement wallon comme seul espoir ! En votant Non, il pourrait encore bloquer ce pacte dangereux.

« Non à l’austérité »

Avec la complicité de nos chefs d’Etat et de gouvernement et de nos parlements, vous défendez les politiques antisociales et contraignantes dictées par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI). Politiques guidées par le profit immédiat et à court terme, par le soutien à la compétitivité des entreprises dans la jungle de la « concurrence libre et non faussée », par la soumission aux marchés financiers et aux banquiers spéculateurs.

Si nous laissons faire, notre seule perspective d’avenir sera un monde en ruine, sans justice sociale.

Monsieur Barroso, vous avez eu l’audace de vanter une « révolution silencieuse ». Nous, acteurs de la solidarité, nous ne resterons pas silencieux. Au contraire, nous le crions haut et fort : nous ne voulons pas de votre austérité, cette austérité que nous imposent la Commission européenne et nos gouvernements. Nous voulons nous investir dans un large mouvement social pour préparer la rupture avec cette Europe-là que dirige la logique capitaliste.
Carte blanche de la plate-forme liégeoise contre le TSCG : Marcel Bergen, président de la Fédération liégeoise du PC et Conseiller provincial ; Charles Beuken, président de la CNE Liège ; Daniel Cornesse,CSC ; Dimitri Coutiez, membre de la section de Liège du PS ; Pascal Durand, auteur des « Nouveaux Mots du Pouvoir. Abécédaire critique » (Aden) ; Pierre Eyben, VEGA ; Michel Faway, conseiller communal de la Ville de Liège (PS) ; Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB ; Denis Horman, LCR ; Simon Hupkens, PSL ; Gilbert Lieben, secrétaire général CGSP wallonne ; Sylviane Mergelsberg, Rassemblement R ; Jean-Marc Namotte, secrétaire Fédéral CSC Liège-Huy-Waremme ; Christine Pagnoulle, ATTAC ; Emilie Paumard, CADTM ; Jean-François Ramquet, secrétaire Régional FGTB Liège-Huy-Waremme ; FrançoisSchreuer, conseiller communal de la Ville de Liège (VEGA) ; Olivier Starquit, Amis du Diplo Liège ; Nicole Van Enis, Barricade ; Bernard Wesphael, député wallon et coprésident du MG et l’Alliance D19-20.



vendredi 18 octobre 2013

10 techniques de manipulation des masses / 10 ways to manipulate masses

10 techniques de manipulation de masse


1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. »
Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »


2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.