mardi 21 janvier 2020

[macron : procédure en destitution] Marche ou grève, janvier 2020 : jusqu'où ira la répression ?


Au-delà des idéologies, ce qui devrait nous unir aujourd'hui, avant même les "réformes", et de toute urgence, c'est la préservation de l'Etat de droit.
Il existe une procédure en destitution du président de la république...voilà une formidable action à mettre en oeuvre à partir de la base. 

vendredi 17 janvier 2020

Thomas Wiesel, un jeune humoriste engagé


Interview sur Thinkerview. 


Et ses interpellations humoristiques valent leur pesant d'or...



dimanche 12 janvier 2020

Déclaration de... fin de discussion : edouard philippe: il-faut-parfois-utiliser-la-force-pour-ramener-l'ordre





«Nous allons aller au bout» de la réforme des retraites, a affirmé le Premier ministre dimanche 12 janvier au soir sur France 2, en appelant à la «responsabilité» ceux qui veulent poursuivre la grève et en estimant qu’«il fallait parfois utiliser la force pour ramener l'ordre».
Après que le gouvernement français a proposé samedi 11 janvier de retirer provisoirement l'âge pivot à 64 ans du projet de loi, le Premier ministre a appelé les manifestants à la «responsabilité», comptant «aller jusqu’au bout» de la réforme. 
«Nous allons aller au bout et, au fond, tous ceux qui incitent [les grévistes] à poursuivre la grève les envoient peut-être dans une impasse [...], je pense qu'ils devraient prendre leurs responsabilités», a déclaré le chef du gouvernement, au lendemain du «compromis» proposé aux partenaires sociaux de retirer l'âge pivot de 64 ans. 
«À titre personnel, je suis persuadé que l'âge pivot est la meilleure solution pour le rétablir [l'équilibre du système, ndlr]», a-t-il poursuivi.
«Il faut parfois utiliser la force pour ramener l'ordre et il ne faut pas en avoir peur», a déclaré Édouard Philippe concernant les mobilisations qui se poursuivent déjà depuis plus d’un mois. «Il faut être dans la solidarité totale avec les gardiens de la paix et les soutenir. Mais il faut également avoir des exigences vis-à-vis d'eux. On est cinq ans après des événements terribles dans notre pays.»

Compromis annoncé

Dans une lettre adressée aux syndicats, le gouvernement français s'est déclaré le 11 janvier disposé à retirer provisoirement l'âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites tout en conservant le principe d'un âge d'équilibre. La Confédération française démocratique du travail (CFDT) a salué la mesure proposée par le Premier ministre, y voyant «la volonté de compromis» de la part du gouvernement.
Parmi d'autres réactions, le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a reproché au gouvernement d'«ajouter de l'embrouille aux embrouilles précédentes».

Petit rappel 
Macron ou le ravalement de façade du capitalisme financier ; Le pen ou la future roue de secours du capitalisme financier / Macron or the restoration of facade of the financial capitalism ;Le Pen or the future spare wheel of the financial capitalism
17 Juin 2017   ROBERT CHARVIN
   
L’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.
 Premier constat : la marée médiatique
L’intense bavardage médiatique sur la personnalité des candidats, sur l’interprétation qu’il « fallait » donner à leurs paroles et à leurs gestes, voire à leur style, tenue vestimentaire et autres, leur qualité de « grands » ou de « petits », sur la mise en exergue de tel point de leur programme et le silence sur d’autres, sur la place majeure qu’il convenait d’accorder aux sondages à effet multiplicateur, le tout sur un ton, selon les cas, agressif ou indulgent, a imprégné l’esprit des électeurs et entretenu une confusion inédite.
Sans que les journalistes, tous transformés en « expert » ou en « éditorialiste », n’aient une quelconque légitimité à se prononcer sur tout au nom d’une pseudo omniscience-autoproclamée (économique, écologique, sociale, financière, etc.), ils ont, tout autant que le discours des candidats, fabriqué le « climat » d’une élection que ne devaient gagner ni la gauche radicale de J.L. Mélenchon ni la droite-ultra et néofasciste de M. Le Pen : le Médef et l’establishment parisien avaient choisi et dans leur sillage les grands groupes de presse, les grands hebdos et la plupart des quotidiens du « Monde » à « Libé », via BFM TV et autres chaînes publiques et privées ! Macron était le meilleur !
Le F.N a été soigneusement instrumentalisé (tandis que Le Pen, Philippot et autres ont cru pouvoir en profiter) : il a servi de repoussoir et de justificatif à tous les ralliements et aux votes « utiles ».
La montée dans l’opinion de J. L. Mélenchon, source d’un bref affolement, succédant à une indifférence feinte, a été stoppée par l’évocation subite de quelques leaders d’Amérique latine, de « l’Alliance bolivarienne » et de l’inévitable référence e à la « méchante » Russie, qui auraient eu la sympathie de la France Insoumise, rompant ainsi avec le silence traditionnel en période électorale sur la politique internationale.
Contrairement à leurs prêchi-prêcha habituels, ces « honnêtes » médias n’ont pas insisté sur les droits de l’homme : les milliers de victimes des mouvements migratoires et le refus d’un accueil digne, l’état d’urgence prolongé qui préfigure l’éventuelle répression à venir d’un mouvement social trop radical, et l’indifférence totale vis-à-vis de la misère du Tiers Monde pas même effleurée, ne prêtaient pas à l’insistance sur « l’Humanisme occidental » !
Les grands médias ont, avec aisance, changé de logiciel !
Ils ont été capables de réagir aux dérapages plus ou moins imprévus qui ont troublé la « bien-pensance » hégémonique : les « affaires » suscitées par la presse elle-même ont permis de choisir Macron au détriment de Fillon (second choix des milieux d’affaires) ; la difficulté à imposer la priorité à la question sécuritaire en raison de la réalité trop prégnante du chômage et du pouvoir d’achat a conduit à dénoncer comme « populiste » aussi bien les promesses sociales du F.N que l’analyse critique du capitalisme financier de la France Insoumise ! Les citoyens ont été submergés par cette marée médiatique tous azimuts interdisant de penser par soi-même : le climat pré-macronique, initié par « Paris Match » précédait le « tout-Macron » courtisan qui a suivi l’élection et s’est poursuivi durant la campagne des législatives prolongeant le « délai de grâce », c’est-à-dire le temps des illusions, traditionnel après une consultation. Le plus « convenable » et consensuel des candidats s’est vu ainsi récupéré au-delà de ses propres voix, les 50% de suffrages anti-F. N de ceux qui croyaient (ou feignaient de croire) le néofascisme aux portes de l’Élysée !
Une fois de plus, le vote « utile » a joué, évitant surtout que le nouveau Président soit un mal-élu !
Ainsi, avec habileté et bombardement intensif, tout a été entrepris pour médiatiser à outrance un semi-inconnu, affichant sa volonté de faire du neuf avec du vieux, dans un style bonapartiste, en écartant Fillon, droitier démodé et cléricalisé, en jouant avec Le Pen pour qu’elle fasse peur (juste ce qu’il fallait pour qu’elle soit présente au second tour, adversaire « idéale ») et évidemment en dénonçant Mélenchon, à l’anticapitalisme financier insupportable pour l’oligarchie établie !
Il fallait produire par tous les moyens le plus de « franc-macrons » possible et persuader tout le monde qu’une France nouvelle était née ! Les résultats de cette mobilisation médiatique ont été cependant très médiocres pour les élections législatives : le succès ne provient que du mode de scrutin (majoritaire uninominal). Le mouvement de Macron ne représente au premier tour que 16% des inscrits ! Plus de 51% des citoyens se sont abstenus !! Le « triomphe » est totalement artificiel.
Cet envahissement médiatique n’est pas l’affirmation éclatante de la liberté d’expression, comme certains journalistes le proclament eux-mêmes. C’est, au contraire, une méthode d’asphyxie des citoyens, de destruction de leur esprit critique : submergés par le flot continu des commentaires tous azimuts, ils restent enfermés dans un faux pluralisme étroitement interne au système socio-économique existant et aux institutions césariennes de la V° République, faisant du Chef de l’État une sorte de Zorro, Superman, présenté comme capable de résoudre tous les problèmes ou presque !
L’orchestration de cette bataille de « têtes » et non de programmes, tous les cinq ans, n’est que source d’abêtissement des électeurs, transformés en sous-citoyens en attente d’un sauveur suprême, rapidement déçus évidemment, mais à qui il convient de redonner périodiquement confiance pour perpétuer l’ordre établi. Napoléon (le petit) sommeille chez tous les candidats, souvent jusqu’au ridicule !
A tout cela s’ajoutent les attentats « déjoués » et ceux intervenant à la veille du scrutin : le tour de force a réussi. Le candidat de l’establishment a été élu et il a sa majorité absolue qui ne dérange pas le Médef.
 Second constat : la question de l’autonomie relative des forces politiques
Chaque force politique est en relation privilégiée avec certaines catégories sociales, groupes d’intérêts, milieux professionnels, etc. et avec certains régimes politiques étrangers (particulièrement les États-Unis, l’éternel grand frère, quel que soit leur Président), mais on ne peut mécaniquement considérer que les partis politiques ou les mouvements style « En Marche » soient l’expression stricte de telle classe sociale ou de tels groupes d’intérêts. La relation est plus complexe mais elle est cependant incontestable : les milieux d’affaires, par exemple, ont clairement choisi de soutenir en premier choix E. Macron. On peut analyser les élections de 2017 en France comme la condamnation par ces mêmes milieux d’affaires de l’autonomie relative jugée trop grande du parti de droite traditionnel, Les Républicains, excessivement animé par des querelles de clan, des manifestations abusives d’égos, d’obsessions électoralistes trop importantes.
Le patronat a besoin avant tout de « paix » sociale, d’habiletés séductrices à l’égard des citoyens passant par des mesures sociétales peu coûteuses, que n’ont pas procuré ces dernières décennies ni le sarkozisme ni le hollandisme. F. Fillon, soigneusement « démoli », durant la campagne, était, par exemple, jugé en cas d’élection comme source de perturbations sociales inutiles pour l’Entreprise, comme l’avait déjà été « l’agitation » sarkoziste. Le mouvement catholique intégriste auquel Fillon avait fait allégeance n’était certainement pas très apprécié !
Il fallait en finir avec une force de droite « classique » dont la médiocrité globale et le conservatisme outrancier devenaient un handicap pour le monde de l’argent, même s’il satisfaisait ses revendications.
Était exclue aussi la solution « allemande » » d’une union nationale droite- « gauche », le Parti Socialiste français étant aussi le siège de multiples contradictions et d’une misère idéologique et pratique atteignant des sommets avec ses « Hollandais », gérant la France comme avait pu l’être la Corrèze, département de F. Hollande !
La solution « ni droite ni gauche » à la Macron est ainsi devenue l’idéal (provisoire) de ceux pour qui « tout doit changer afin que rien d’essentiel ne change », comme l’écrivait Tomasi di Lampedusa, dans « Le Guépard ».
Évidemment, cette solution de type bonapartiste, ralliant tous les opportunistes et tous les ambitieux refoulés, devant leur carrière à leur « chef », mais aussi une fraction des électeurs incertains séduits par le flou délibéré du programme de « La République en Marche » et par sa critique de la « politique », ne pourra à l’avenir que susciter dans la société diverses contradictions très vives et des déceptions profondes, mais… « après lui, le déluge » ! Le système sortira, le moment venu, d’autres gadgets séducteurs sources de pérennisation ….
Pour l’heure, le syncrétisme néolibéralisme-social-démocrate l’emporte sous l’égide d’un homme en osmose avec les milieux d’affaires français, européens et américains. Un césarisme « moderne » et cosmopolite, style « manager yankee, soignant sa ligne au crossfit, appuyé par un « mouvement » à facettes multiples « attrape-tout », se substitue ainsi à un système de partis qui ne fait plus ses « preuves » et handicape la « bonne marche » de la course au profit. Le « terrain est dégagé » par ce ravalement de façade du capitalisme financier.
Cette pseudo « rénovation » va servir quelques-uns et séduire les autres, avant tout ceux de la classe moyenne qui en votant Macron se sont tirés un balle dans le pied sans le savoir, sous couvert d’une prise en compte de leurs intérêts ! L’unique horizon « macronique » est en effet l’Entreprise (la grande) sacralisée, le rêve américain (à peine gallicanisé), mais inaccessible au plus grand nombre, et une décadence aimable sous couvert d’un universalisme hors sol (en Afrique notamment) compensant une régression sociale généralisée !
 Troisième constat : que devient la gauche ?
L’ « exécution » politique du P.S est la meilleure nouvelle apportée par les élections de 2017. Avaient raison ceux qui souhaitent depuis longtemps la réduction de ce parti à un groupuscule sans importance pour tout le mal politique dont il est responsable depuis des décennies !
Malheureusement, son effondrement n’est sans doute pas définitif tant les « socialistes » ont une capacité de reproduction et tant ils sont utiles au système qui déjà les re-médiatise : ils correspondent en effet sociologiquement à une partie des « couches moyennes » et populaires inaptes à choisir clairement la société qu’ils souhaitent et dotés d’un goût irrépressible pour les compromissions. Leur rôle – essentiel – d’occultation des réalités sociales, de refus des clivages de classe, et leur adhésion à un capitalisme « amélioré », est indispensable au système. Depuis la victoire de Macron, tout est fait pour redonner vie à un P.S dont la défaite a été totale : les médias multiplient les interventions de ceux qui ont été ridiculisés quelques semaines plus tôt !
Avec générosité, le système offre à ce parti de nouvelles possibilités afin qu’il se rende encore utile – comme la CFDT dans le monde syndical – : le système a besoin d’une « opposition de sa majesté », sans risque, pour rendre la pseudo-démocratie « crédible » ! De plus, les cadres du P.S, souvent des professionnels de la politique, n’ont pas d’autres débouchés (à défaut de ralliement à Macron) que leur participation à une reconstruction d’un parti sous une forme ou une autre : ils ont débuté avec le lancement de divers « mouvements » incertains autour de quelques élus (dont B. Hamon, battu au premier tour des législatives) qui espèrent se pérenniser.
Ils sont toujours hostiles par nature à la fois aux communistes (malgré l’extrême (et excessive) indulgence des dirigeants du PCF à leur égard) et plus encore à la France Insoumise de Mélenchon, qui a le grand tort de bien les connaître) : ils ne se chargent pas, en effet, de faire l’Histoire. Ils se satisfont, conformément à leurs « valeurs » ambiguës et à leur indifférence de fait à tout principe, à jouer aux politiciens à coups de mini-tactiques, pour survivre en essayant de profiter de leur instrumentalisation. Cette réalité n’est pas seulement française : elle est italienne, grecque, espagnole, belge, allemande, etc. Nul en Europe n’est l’héritier de S. Allende !
Aujourd’hui, une partie de la social-démocratie s’est réfugiée dans la formule Macron, fusionnée avec une droite renouvelée, pour le plus grand avantage des fondamentaux du conservatisme libéral. Mais le léger « mâtinage » pseudo-socialiste du Macronisme suffit aux ralliés style Valls et autres.
C’est la « France Insoumise », avec un capital humain de 7 millions de citoyens ayant voté pour J.L. Mélenchon, qui constitue le cœur d’un radicalisme en rupture avec le capitalisme financier français et européen, toujours tourné vers les États-Unis. Elle absorbe les « Verts » (avec un programme écologique très avancé) dont l’organisation est en perdition, n’ayant jamais eu la volonté de reconnaître la contradiction majeure entre logique du profit, règne de l’argent et exigences de la protection de l’environnement.
La France Insoumise met à mal la direction du PCF, elle aussi professionnalisée et très inquiète de son avenir immédiat. Cette direction semble prête à poursuivre une stratégie timide et prudente assurant, selon elle, sa survie. Elle se refuse à l’insertion du parti dans la dynamique de la France Insoumise, jugée trop « aventureuse » ! Il apparaît que l’avenir socialiste et la Révolution (dont elle ne parle plus jamais) se soient éloignés à jamais !
On peut penser avec de nombreux militants, particulièrement en province, que cette direction se trompe lourdement, comme elle s’est égarée lors de la dissolution des « Comités antilibéraux » de base qui s’étaient constitués et l’avaient emporté en 2005 contre le Projet de Constitution européenne, lors du refus entre 2012 et 2017 de rassembler à la base dans le « Front de Gauche » les simples citoyens ne souhaitant pas entrer dans l’un des partis le composant, puis en menant une campagne très « réservée » pour J.L. Mélenchon, puis très critique lors des législatives pour des raisons incertaines.
Au lieu d’essayer d’être les plus militants les plus actifs et inventifs et donc les « meilleurs » au sein des 7 millions de citoyens ayant voté Mélenchon, en stimulant des groupes de base, ils se sont coupés pour les législatives des électeurs récemment conquis et parfois arrachés au F.N, dès lors qu’ils n’étaient pas associés à La France Insoumise.
Ces dirigeants ont opté pour une position de repli à la fois sectaire et opportuniste, en comptant une fois de plus que sur quelques alliances ici ou là avec les restes du P.S et des Verts, et ailleurs avec la France Insoumise, la gestion de Paris en étant le modèle, effectivement relativement satisfaisant. Faute d’une volonté de conquête et évidemment d’un scrutin proportionnel les élections législatives n’ont pas confirmé le succès de J. L. Mélenchon aux présidentielles.
Pour le P.C.F le plus grave n’est pas la perte de la plupart de ses députés (dont la discipline de groupe avait d’ailleurs disparu), mais une orientation prudente et craintive, comme si La France Insoumise était perçue comme une « aventure politique » dangereuse par sa radicalité. Qu’est devenu le parti révolutionnaire d’antan, qui semble accablé par trop de défaites accumulées ?
 Quatrième constat : le F.N, roue de secours éventuelle
Quant au F.N, l’échec relatif des présidentielles, qui a entraîné un plus grand échec aux législatives, a fait surgir les clivages traditionnels des mouvements fascisants qui ont, par exemple, éclaté au sein du fascisme italien et du nazisme dans les années 1930-1940 : le courant « national-social » de Philippot est évidemment contesté, comme ont été éliminés ces mêmes courants en Italie et en Allemagne, avec l’appui du conservatisme « classique ».
Pour les « Frontistes », néanmoins, rien n’est perdu, s’ils se rallient, comme leurs prédécesseurs historiques, aux compromissions « utiles ». Le F.N demeure en effet une ultime « roue de secours » si la solution Macron s’avérait dans quelques années un nouvel échec pour le monde des affaires qui n’a aucune préoccupation démocratique réelle. Nul ne souhaite cette solution « brutale », susceptible de provoquer des réactions contraires dangereuses pour « l’ordre » économique. Mais s’il fallait en passer par là, comme on l’a vu dans le passé, un nouveau syncrétisme affairiste de la droite et du néofascisme pourrait « servir ». Les scrupules n’ont jamais perturbé le monde de l’argent.
En bref, l’Histoire continue….. au sein des institutions d’une V° République usée, bien sûr, mais surtout demain et après-demain dans les entreprises, les lieux de cultures, et la rue.
Robert CHARVIN

Réforme des retraites, démocratie, etc. Maxime Nicolle analyse les dernières évolutions et c'est de moins en moins triste


Tatiana Ventôse : dernières analyses de la situation sociale en France et ce n'est pas triste







Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité - une conférence d'Aurélien Barrau, parsemée de poèmes


jeudi 2 janvier 2020

Gilets jaunes : 1 an , t'as vu - analyse de Kyrill Kotikov, journaliste à RT France

"Les Gilets jaunes sont-ils méprisés par certains milieux ? Sont-ils responsables de leur manque d'impact politique cette année ? Leurs revendications ont-elles une chance d'aboutir ? Kyrill Kotikov vous dit tout ce qu'il en pense, tu vois ce que je veux dire."



lundi 30 décembre 2019

"Garde à vue", un court-métrage d’animation réalisé par une étudiante ayant fait la sidérante expérience d'une garde à vue

Emilie Rolquin est étudiante en école d’animation. Le 8 décembre 2018, elle fait partie des 974 personnes placées en garde à vue à Paris à l’occasion de l’acte 4 des Gilets jaunes. Ces 24 heures de privation de liberté, les cellules sales, sa rencontre avec la police, c’est tout cela qu’elle raconte admirablement dans ce petit film d’animation. 

.... Comment ne pas avoir la haine ? 



https://lalignejaune.fr/c/lien_garde_a_vue_un_film_danimation_29315304

La France, pays des droits de l'homme : François Sureau, un avocat proche de Macron, sort du bois  :"La liberté a déjà disparu",




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vendredi 27 décembre 2019

Consultez notre carte des 215 stations-service en pénurie de carburants



Selon un décompte du « Monde », moins de 2 % des stations connaissaient une rupture de stock de carburant, mercredi 25 décembre à minuit.

Publié le 26 décembre 2019 à 08h46. Cet article n’est plus mis à jour. Retrouvez la dernière carte des ruptures de stock ici. 

Les blocages de raffineries et de dépôts de carburant, auxquels recourent les syndicats depuis le 5 décembre pour s’opposer à la réforme des retraites, commencent à avoir quelques légères répercussions sur l’approvisionnement des stations-service.

Selon un décompte du Monde, moins de 2 % des stations connaissaient une rupture de stock de carburant mercredi 25 décembre à minuit. Sur les quelque 11 000 réparties sur tout le territoire, 36 stations étaient en rupture multiple de carburant et 179 en rupture unique. Des chiffres en baisse par rapport à la veille, où 72 stations étaient en rupture multiple de carburant et 238 en rupture unique.

Les stations en rupture de stock sont particulièrement localisées en Ile-de-France et en PACA, du fait des blocages d’expéditions « perlés » dans la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) et de l’arrêt d’unités de production des raffineries de Lavéra (Bouches-du-Rhône) et de Grandpuits (Seine-et-Marne) en début de semaine.

Besoin de vous approvisionner ? Retrouvez dans la carte interactive du Monde les stations-service encore en rupture de stock mercredi à minuit.

Méthodologie
Pour obtenir nos chiffres, nous nous sommes appuyés sur les données publiques du site gouvernemental des prix des carburants. Ces dernières prennent en compte les déclarations des gérants de point de vente de carburants, qui transmettent la situation de leurs stocks à minuit. Nous avons retenu les stations en rupture de carburant depuis le 15 décembre n’ayant pas été réapprovisionnées depuis cette date. Attention : les chiffres publiés sont ainsi susceptibles de changer la journée suivante, en cas de réapprovisionnement matinal de la station, ou inversement de demande forte des clients.


Selon Emmanuel Lépine, secrétaire général CGT Chimie, il faut se méfier du journal Le Monde qui est un média capitaliste bien aligné. Selon ses propres sources, il y avait hier 390 stations en rupture "au moins un produit" en France. Et c'est un chiffre qui augmente de jour en jour.
Source : https://youtu.be/JHqRli5f_Zk

mercredi 25 décembre 2019

Le salut de l'humanité ressemblera nécessairement à un saut dans l'inconnu

Traduction automatique de l'article de CAITLIN JOHNSTONE : "humanitys salvation willnecessarily look like a leap into the unknown"

Si l'humanité doit se détourner de sa trajectoire meurtrière, omnicide, écocide, oppressive et exploitante, elle impliquera nécessairement une déviation nette et drastique de tous ses schémas précédents.
On pourrait penser que cela irait sans dire; de toute évidence, un changement radical de comportement sera radicalement différent du comportement qui l'a précédé. Cela va de soi. Pourtant, quand vous regardez les arguments que les gens font aujourd'hui, il y a presque universellement une hypothèse intégrée selon laquelle le salut de l'humanité impliquera en quelque sorte la poursuite de sa structure précédente.
La plupart des gens qui ont l'oreille au sol comprennent dans une certaine mesure que le comportement collectif de notre espèce n'est pas durable. Les points de vue divergents portent sur ce qui devrait être fait pour résoudre ce problème. Là où ils s'unissent, c'est en supposant que la solution ressemblera à leur propre idéologie personnelle qui l'emportera sur toutes les autres. Les capitalistes croient que le capitalisme apportera des solutions technologiques aux problèmes qu'il a créés, et que cela se produira plus rapidement et plus efficacement si les entraves au capitalisme sont supprimées. Les socialistes croient que le socialisme résoudra les problèmes que le socialisme a été impuissant à fournir tout ce temps, si seulement ce modèle cohérent d'incapacité du socialisme à obtenir la domination est magiquement dévié d'une manière ou d'une autre. Etc.
Mais si vous y pensez vraiment honnêtement, comment cela peut-il être possible? Comment un modèle idéologique préexistant peut-il éventuellement créer une déviation dans le modèle? Toute idéologie que vous apportez à la table en sera certainement une qui fait partie du modèle collectif de l'humanité depuis des générations, et probablement depuis des siècles. Comment une idéologie qui a été promue plus ou moins dans les mêmes schémas de génération peut-elle conduire à une déviation du schéma?
Croire que vous pouvez créer un changement radical de direction en poussant dans une direction que les gens poussent déjà depuis des générations, c'est comme croire que vous pouvez vous sécher en utilisant de l'eau. Les anciens motifs ne peuvent pas créer de nouveaux motifs pas plus que l'eau ne peut créer l'état de sécheresse. C'est contre leur nature inhérente.
En raison de notre durée de vie limitée et de notre incapacité cognitive à tout percevoir à la fois, il est difficile de voir la situation globale de l'humanité dans son ensemble. Il est difficile de donner toute l'importance voulue au fait que le jeu de tir à la corde idéologique qui semble se présenter lors d'une élection particulière dans un endroit particulier qui nous passionne particulièrement se déroule dans le monde entier depuis bien avant sont nés, et tout ce qu'elle nous a apporté, c'est la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant. Le bousculement de votre idéologie préférée est inséparable de l'ensemble de notre structure collective totale, et il l'a toujours été.
Cela signifie que s'il doit y avoir un écart par rapport à la trajectoire d'autodestruction de notre espèce, la cause de cet écart sortira complètement du champ gauche. Personne ne s'y attendra, car il ne viendra pas d'une direction que nous avons été conditionnés par notre expérience à regarder. Notre non-modèle proviendra nécessairement d'une direction complètement non structurée. Un mouvement collectif dans une direction sans précédent aura nécessairement un antécédent sans précédent.
Alors, en quoi ce que je dis vous est-il utile? Si le seul espoir pour l'humanité réside dans l'arrivée de conditions que vous ne pouvez pas prévoir, alors cela ne fait aucune différence ce que vous pensez ou faites parce que ces conditions arriveront ou non indépendamment de votre modèle conditionné, non?
Eh bien, oui et non. De toute évidence, vous ne pouvez rien faire pour créer les conditions d'un agent de changement que vous ne pouvez pas anticiper avec vos schémas mentaux appris. Donc, dans ce sens, vous pouvez aussi bien continuer à combattre les salauds de la manière qui vous semble la meilleure afin de les tenir à distance pour le moment (et aussi parce que les baiser). Mais une chose que vous pouvez faire pour aider à graisser les roues du changement radical est de vous préparer, vous et le monde, à sauter dans l'inconnu.
Parce que c'est nécessairement ce à quoi ressemblera une déviation de modèle drastique: un saut dans l'inconnu. Le précipice des changements que nous ressentons tous intuitivement à notre horizon est le précipice entre les modèles connus et le non-modèle inconnaissable. L'anéantissement que beaucoup prédisent ressemblera à l'extinction humaine littérale pourrait bien finir par se présenter comme l'annihilation de notre modèle conditionné. Ce qui est, par expérience, une sorte de mort.
Donc, ce que vous pouvez faire sur le plan personnel, c'est laisser aller votre attachement au connu. Vendez tous les stocks que vous avez investis dans votre modèle mental conditionné et commencez à faire le dur travail intérieur nécessaire pour embrasser l'inconnu et l'inconnaissable. Commencez à vous surprendre et à ouvrir des portes pour permettre à la vie de vous surprendre. Prenez des risques dans des situations nouvelles et imprévisibles au lieu de vous réfugier dans le connu et le familier. Accordez de moins en moins d'intérêt et d'attention à vos récits mentaux conditionnés et en boucle et de plus en plus au moment présent incontrôlable où littéralement tout peut naître.
Vous pouvez porter cette étreinte de l'inconnaissable au niveau collectif en le créant et en l'exprimant. Faites de l'art qui vient d'une direction sans modèle. Faites des choses qui amènent les gens à se demander à quel point leurs attentes structurées sont fiables. Cela peut sembler cliché, mais il y a une immense sagesse cachée dans le dicton «pratiquez la bonté au hasard et les actes de beauté insensés».
En faire votre mode de vie peut aider à créer de petites lacunes dans nos schémas, de sorte que si et quand l'agent de changement pour la transcendance évolutive de l'humanité de ses schémas autodestructeurs arrive, vous et ceux qui ont rencontré votre danse sans modèle dans le monde seront mieux en mesure d'improviser avec lui, sans peur ni inertie.

Michel Collon sur les Gilets jaunes: « c’est un mouvement historique »


[Sketch] Si vous voulez vraiment les faire chier.... Joyeuses grèves du travail et de la consommation de fin d'année !