lundi 5 février 2018

Nucléaire : danger immédiat, et ça se passera près de chez vous / Nuclear power: immediate danger, and that will take place near you

Nucléaire : danger immédiat






Nucléaire : danger immédiat

Et ça se passera près de chez vous !


    Pour en finir avec un mensonge d’État !
    Deux Français sur trois vivent à moins de 75 kilomètres d’une centrale nucléaire alors que la menace d’un accident grave n’a jamais été aussi forte.
    Au-delà des discours si rassurants des défenseurs du nucléaire, la situation dans nos 19 centrales est plus que préoccupante. Comme le révèle cette enquête, de nombreux réacteurs ont très mal vieilli (notamment à Gravelines, au Bugey ou à Tricastin) : cuves fissurées, enceintes de « confinement » passoires, équipements essentiels non conformes… Tout est réuni pour que survienne une catastrophe. Sans compter, les risques externes, sans cesse minimisés, qui, à l’image du dangereux barrage de Vouglans dans le Jura, menacent la sûreté de certaines centrales.
    Financièrement exsangue, incapable d’investir dans de nouveaux outils de production, EDF manœuvre pour imposer la prolongation de ses centrales au-delà du raisonnable. Cette impasse financière, technique et humaine intervient à un moment clé : 48 réacteurs (sur 58) vont atteindre d’ici à 2028 le seuil critique, considéré comme maximal, des 40 années de fonctionnement. 
    Parce que le complexe nucléaire tricolore est aujourd’hui en faillite, en raison des gestions hasardeuses des deux principales entreprises publiques (EDF et Areva), parce que la France a lié son avenir à celui du nucléaire en retardant toute vraie transition énergétique, le piège est en train de se refermer. 
    Et ça se passera près de chez vous…
    • Flammarion Enquête
    • À paraître le 07/02/2018
    • Genre : Documents


    "Nucléaire, danger immédiat": les centrales françaises pointées du doigt"


    Les auteurs de l'ouvrage indiquent que des fissures avaient été découvertes sur le réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin (photo) (Drôme, sud-est) dès avant sa mise en service et que, "au cours de la troisième visite décennale, les études ont révélé trois fissures qui n'avaient pas été notées avant". © afp.
    Un livre à paraître mercredi met en cause la sûreté des centrales nucléaires françaises, évoquant notamment des fissures sur les cuves de plusieurs réacteurs, ce que l'opérateur énergétique français EDF a démenti lundi en menaçant les auteurs de poursuites.
    "L'accident grave devient, non plus possible, mais probable", écrivent Thierry Gadault et Hugues Demeude dans leur livre "Nucléaire - Danger immédiat" à paraître mercredi chez l'éditeur Flammarion.

    Les auteurs indiquent que des fissures avaient été découvertes sur le réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin (Drôme, sud-est) dès avant sa mise en service et que, "au cours de la troisième visite décennale, les études ont révélé trois fissures qui n'avaient pas été notées avant".

    France, Belgique: même combat?

    Le Tricastin est ainsi qualifié de "pire centrale du pays" pour un ensemble de problèmes. La centrale avait été mise provisoirement à l'arrêt l'an dernier à la suite d'une demande de l'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) pour renforcer une digue jugée trop fragile au nord de l'installation.

    L'ouvrage indique par ailleurs que "les autorités belges ont mis en évidence des milliers de fissures dans des endroits non inspectés en France", en raison de bulles d'hydrogène prisonnières du métal. En France, des analyses ont ensuite permis d'établir que "six cuves sont fragilisées par des fissures de même type que les défauts belges", écrivent les auteurs.

    EDF dément

    EDF a aussitôt démenti en affirmant qu'aucun nouveau problème n'avait été détecté sur le parc nucléaire français, composé de 58 réacteurs. "Un certain nombre de choses sont vraies et connues depuis longtemps", a indiqué Dominique Minière, directeur du parc nucléaire et thermique d'EDF, lors d'une conférence téléphonique. "Après il y a un certain nombre de faits qui sont présentés comme nouveaux et ceux-là (...) sont faux", a-t-il affirmé.

    Concernant le Tricastin 1, "rien de nouveau" n'y a ainsi été mis en évidence lors de la troisième visite décennale, selon lui. "Il n'y a pas de défaut dû à l'hydrogène dans nos cuves", a-t-il encore indiqué.

    Des poursuites en diffamation?

    EDF a par ailleurs publié un communiqué pour affirmer que "la sûreté nucléaire est sa priorité absolue". L'opérateur énergétique indique qu'il se réserve le droit "d'entamer des poursuites... y compris en diffamation".

    Contactée par l'AFP, l'ASN n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. "L'ASN souhaite prendre connaissance du contenu de l'ouvrage avant toute prise de parole", indique le gendarme du nucléaire.

    source : 
    http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/3362446/2018/02/05/Nucleaire-danger-immediat-les-centrales-francaises-pointees-du-doigt.dhtml

    lundi 29 janvier 2018

    Interview de Stéphanie Gibaud, auteure courageuse du livre "La traque des lanceurs d'alerte" / Interview of Stéphanie Gibaud, brave author of the book "The tracking of the throwers of alert"


    Ajoutée le 26 janv. 2018

    Dans LA GRANDE INTERVIEW, Stéphanie de Muru reçoit Stéphanie Gibaud auteur du livre «La traque des lanceurs d’alerte». En dénonçant les malversations orchestrées par la banque UBS qui l’employait, cette lanceuse d’alerte a permis à la France de récupérer 12 milliards d’euros et de mettre la main sur 38 000 comptes offshore. Aujourd’hui Stéphanie Gibaud n’a plus d’emploi et vit avec le RSA. Abonnez-vous à la chaîne YouTube de RT France : https://www.youtube.com/user/rtenfran... RT en français : http://francais.rt.com/ Facebook : https://www.facebook.com/RTFrance Twitter : https://twitter.com/rtenfrancais Google+ : https://plus.google.com/1043966433679...






    vendredi 5 janvier 2018

    Gregory Mutombo : l'éveil des consciences / Gregory Mutombo: the awakening of the consciousnesses

    Avis aux militants politiques de tous bords 

    bon, il y a ce fameux concept de réincarnation qui revient à plusieurs reprises dans le discours de Gregory Mutombo... ça risque d'en énerver plus d'un :-).  Je ne sais pas trop ce qu'il faut penser de cette hypothèse mais à ce stade, elle ne m'obsède pas, elle suscite plutôt de la curiosité. Pour le reste, comme lui, je suis convaincu que nous contribuons, par nos pensées, nos croyances, à ce monde de m... que nous observons. Un monde qui nous revient en miroir en pleine tronche. 

    Sans déflorer le sujet, voici comment je résume l'essentiel de son discours : il n'adhère pas à cette fameuse citation de Gandhi  : "sois toi-même le changement que tu veux voir dans le monde" et ne sépare pas, non plus, l'individuel du collectif. Tout le vivant est un. Selon Gregory, notre job sur terre n'est pas de changer le monde... depuis le temps qu'on essaye, en gros, cela ne fonctionne pas. Notre job, c'est de co-créer du neuf. Pour tenter de comprendre la nuance, eh bien, voyez cette conférence (et bien d'autres sur youtube) :  





    Alors, réforme, transition ou révolution institutionnelle... ou spirituelle ? Ivan Illich prônait la dernière solution dans la dernière partie de son oeuvre (il évoquait d'ailleurs l'idée d'un droit au chômage créateur). Quant à certains anarchistes, ils avaient eux aussi choisi leur camp : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/retours-a-la-nature-34-les-clairieres-libertaires-une-vie-communautaire-danarchiste-en-1900.

    Ce dont je suis sûr, c'est du caractère contre-productif de la violence. Certes, celle-ci peut résoudre certains problèmes à court terme - exemple : se libérer d'un joug impérialiste, se défendre contre une agression - mais elle ne prend pas en compte, ou pas suffisamment, les causes de son avènement. La violence appelant la violence, elle s'auto-entretient ainsi ad vitam aeternam. 

    En outre, le discours de Grégory me fait immanquablement penser à celui de Gregg Braden. A son propos, je vous recommande, une fois de plus sur ce blog et ce ne sera pas la dernière, cette passionnante conférence-fleuve de 4h :




    jeudi 4 janvier 2018

    Ce belge a tout quitté pour créer un Monde Nouveau : « là où tout est possible » / This Belgian left everything to create a New World: "where everything is possible"

    https://mrmondialisation.org/ce-belge-a-tout-quitte-pour-creer-un-monde-nouveau/


    (Activer les sous-titres pour l'intervention en espagnol à la fin de la vidéo.)



    1 janvier 2018

    Et il l’a vraiment fait ! C’est l’histoire pas si ordinaire d’un utopiste assumé, un jeune Belge qui n’a pas froid aux yeux et son idée folle : créer un nouveau monde ! un petit lopin de terre où l’Humain et la nature vivent en équilibre, avec le rêve de devenir auto-suffisant mais connecté. Plusieurs années après, il est fier de nous présenter son Monde Nouveau en Colombie. Rencontre avec Philippe Bekaert.


    Philippe Bekaert vient juste d’avoir 30 ans. Malgré “la folie de la jeunesse”, comme il dit, il prouve surtout qu’il a de l’aplomb et une solide maturité pour avoir créé ce petit paradis unique au monde ! Ex-jardinier indépendant à Bruxelles, Philippe était fatigué de « bosser » 14h par jour sans autre but que de travailler. Papa flamand, maman française, il a grandi à Courtrai et a fait ses études d’économie à Lille en français. C’est là qu’a germé l’envie d’un autre modèle plus respectueux de la nature et des communautés locales. Alors, pour donner plus de sens à sa vie, il est parti à l’âge de 27 ans et il ne savait absolument pas où il allait s’installer. Un choix audacieux… Aujourd’hui, après des années de travail pour tout reconstruire, il peut nous dire “Bienvenue à Mundo Nuevo, là où tout est possible”.

    Situé dans la Sierra Nevada de Santa Marta (au nord de la Colombie), juste au-dessus de Minca, Mundo Nuevo (du nom de cette vallée) est une ferme biologique et une auberge, dédiées à la durabilité et à l’éducation à travers la préservation des ressources naturelles de la terre. Projets de permaculture, de reforestation, de réserve naturelle, préservation de l’eau des montagnes, apiculture, recyclage très poussé, tout ce petit monde est animé par la nécessité d’une vie durable et la volonté d’avoir un impact positif sur son environnement. Le rêve ? Atteindre l’auto-suffisance tout en assurant l’emploi à long terme d’ici peu. Un rêve qui tient largement la route.

    Philippe nous accueille les pieds nus, connecté à la terre, avec sa longue barbe. Il a d’ailleurs fait le pari de se raser la barbe uniquement le jour où Mundo Nuevo serait auto-suffisant. En attendant, il vit dans sa petite cabane en bois construite il y a deux ans avec des matériaux de récupération et du bois offert par la forêt, tel Robinson Crusoé : “Le changement vient de soi-même. Tout le monde doit participer au changement. On n’a plus le temps d’attendre. Il est urgent de bouger. L’économie, comme on l’envisage, ne prend pas en compte le bien-être de la communauté et le respect de la nature. Ici, on essaie d’avoir un équilibre au niveau du respect de la communauté et de la nature. Notre système ne peut pas perdurer comme cela, comme le modèle économique actuel.” nous confie-t-il.

    En accueillant des voyageurs dans son “hostel” ultra-minimaliste, Mundo Nuevo se donne les moyens de concrétiser ses idées ainsi que l’emploi de 18 locaux à temps plein. C’est le noyau de son activité permettant de structurer l’ensemble de son monde. Le reste des bonnes énergies vient des nombreux volontaires qui décident de venir passer un peu de temps et de s’inspirer de cette expérimentation singulière. Tous les jours, 25 personnes s’activent dans la propriété et vivent en communauté : “nous voulons faire de Mundo Nuevo un think-tank, un incubateur, un lieu d’exposition de la vie durable!”. La ferme accueille et encadre de jeunes porteurs de projets à caractère « positifs » comme Katrina, américaine et son projet de savon naturel “sierra sana” ! Mundo Nuevo est devenu un petit laboratoire pour un monde nouveau et auto-suffisant.

    Les 4 grands principes de Mundo Nuevo sont l’eau, l’alimentation, la stabilité économique et l’énergie. Le tout animé par l’éducation, la sensibilisation et la communauté. “Sans eau, il n’y a pas de vie. Mundo Nevo a la chance d’avoir une source d’eau. La stabilité économique nous vient grâce aux voyageurs qui résident ici. L’indépendance énergétique, c’est juste un investissement. Il reste donc l’alimentation et c’est le gros morceau. Notre but final pour une alimentation durable est de cultiver et produire tout ce que l’on consomme, excepté le sel ! Avec un modèle de permaculture pour la production de tous les fruits, légumes, herbes aromatiques et épices, graines, huile d’avocat, plantes médicinales, noix, champignons, oeufs, etc…” Côté cuisine, c’est nourriture végétarienne pour tout le monde !

    L’objectif est titanesque mais pas impossible sur ce flanc de montagne de 49 hectares, étendu entre 550m et 1150m d’altitude et traversé par 2 petits cours d’eau. Une situation qui offre une large période de récolte sur 3 espaces de potager et plusieurs microclimats. Sans pour autant transformer la montagne en zone de culture, Mundo Nuevo travaille aussi pour préserver les parties sauvages de son environnement, protéger les pentes dégradées par l’érosion et améliorer le rendement de la plantation de café et du magnifique verger donnant des avocats, des papayes, des citrons, des mangues, des fruits de la passion, des goyaves, des mandarines, de la canne à sucre,…

    La Culebrera, un des 3 jardins de la zone est méticuleusement entretenu par Léandro, Belge de 27 ans qui a étudié l’agronomie à Gembloux. Il travaille aussi selon les principes de la permaculture et l’aide des abeilles de ses ruches. Il vit là en solitaire, à quelque centaines de mètres en aval de la ferme principale. Mais aussi, avec l’aide régulière de l’équipe et des volontaires. « On vit vraiment avec les cycles du soleil et de la lune ici, je n’ai pas besoin d’électricité. C’est agréable de vivre avec peu, tu te rends compte au final que tu peux trouver ton bonheur dans des choses vraiment très simples. Quand tu le vis, tu l’intègres profondément, c’est un rêve que j’ai depuis tout petit, je suis heureux de le réaliser ! J’ai terminé mes études d’ingénieur pour me retrouver en plein milieu de la jungle avec tout ce dont j’ai besoin. On est dans un moment du développement humain qui est clé, on prend de plus en plus de vitesse dans notre société, c’est maintenant qu’il faut faire des choix judicieux car on a déjà été un peu trop loin dans le processus de dégradation de l’environnement. »

    Mundo Nuevo est une communauté dynamique et inspirante où se côtoient des individus plein d’optimisme et de réalisme dans l’avenir. Il a aujourd’hui une organisation sociocratique dans laquelle chaque membre a voix au chapitre et a des responsabilités différentes mais une valeur et une rémunération égalitaire. Chaque semaine, après le repas du soir, ils se rassemblent pour débattre des grands projets et prendre des décisions ensemble. Philippe, même s’il restera toujours à la base de ce projet, a arrêté d’être le “chef” pour devenir un membre de la communauté à part entière.

    Et cette belle équation ne serait pas parfaite si elle n’intégrait pas les gardiens de cette montagne : la communauté des indiens Wiwas. Ils ont bâti ensemble le projet du village indigène, Awindua. Un petit village traditionnel, à côté de la ferme, dans lequel la communauté vit et tente de promouvoir sa culture menacée et les traditions de ces familles : la production artisanale et organique de panela et de sacs traditionnels. Ici, la présence des différentes communautés ne pose de problème à personne. Nous sommes accueillis sur place par deux indiens tout habillés de blanc : Luntana Gil Alberto, 21 ans, devenu un ami de Philippe Bekaert, et son grand oncle, Jacinto Gil Daza, 64 ans et Mamo (guide spirituel, sage de la communauté). “On fait partie d’un même monde. On est sur la même planète, donc, collaborons ensemble”, explique Luntana. “J’ai énormément appris au contact des Occidentaux.”

    Le sage prend alors la parole en Damana, la langue indigène des Wiwas. “Il faut prendre soin de la terre, de la Pachamama, de la terre mère, de la mère nature. Arrêter de gaspiller les minerais, de polluer le fleuve,… Être plus respectueux de la terre. Arrêter de détruire les éléments naturels.” On comprend rapidement pourquoi le projet de Philippe Bekaert a parfaitement trouvé sa place dans la région.

    Quand on rayonne, forcément on inspire son entourage. Valérie, la mère de Philippe, la cinquantaine, va également venir s’installer bientôt dans ce petit coin de paradis. Dernier élément symbolique, et pas des moindres, l’endroit était utilisé dans le passé par les guérilleros et les paramilitaires pour leurs activités. Un lieu de guerre donc, que Philippe a transformé en un endroit de paix, de partage et de communion. On souhaitera également au reste du monde à renaître de ses cendres pour trouver un chemin beaucoup plus équilibré et sage.

    dimanche 24 décembre 2017

    (RT Bashing) L’angoisse de nos médias face à la perte de leur monopole de la propagande / ( RT Bashing) The anxiety of our media because of the loss of their monopoly of the propaganda




    Pour regarder RT France : https://francais.rt.com/en-direct

    Sur ce site, vous le savez maintenant, nous sommes très attentifs aux propagandes médiatiques en tout genre, et à cet égard, il est évident que le lancement de RT nous intéresse tout particulièrement. Déjà, parce que cela marque la naissance d’un nouveau média à surveiller, mais ensuite parce que les réactions de ses concurrents outrepassent largement les bornes de la bienséance.
    Pendant ce temps, on le rappelle, la plupart des Russes peuvent assez facilement accéder aux chaines d’information occidentales, par internet ou par satellite, afin de compléter leur propre vision.
    Le combat acharné de quelques journaux contre l’arrivée d’une seule chaine russe, à l’audience somme toute limitée, et sous contrôle du CSA, en dit long sur leur crainte viscérale de perdre le monopole de l’information – et donc de la propagande -, et de voir leurs méthodes remises en cause.
    Cependant, les réactions ont été très nombreuses, trop nombreuses, il m’est impossible de vous proposer une analyse de chacune d’entre elles. Alors voici à la place le palmarès des « meilleurs » titres d’articles rédigés ces derniers jours.

    I. Un accueil confraternel

    No comment

    Une exception dans cette “semaine de la haine” : le Télégramme (de Brest) (sans juger globalement, cela fait plusieurs fois que je tombe par hasard sur des articles de ce journal de grande qualité et intégrité), à lire ici en intégralité :
    (N.B. : le titre est de l’humour pour se moquer de la russophobie de la presse française !)
    Tous mes respects à Hubert Coudurier, directeur de l’information du journal Le Télégramme.

    II. Quand Le Monde appelle à interdire RT France

    Le journal Le Monde a publié le 23 décembre une courte tribune que nous avons décidé de reprendre compte tenu de son apport « historique » au journalisme : il est en effet assez inédit qu’un grand média comme celui-ci appelle expressément à faire interdire un concurrent… qui n’a même pas encore commencé à émettre.
    « Monsieur Schrameck, suspendez l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today »
    Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la Russie interpelle Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), considérant que l’autorisation donnée à la chaîne Russia Today (RT) de diffuser en France est d’une extrême gravité.
    Le Monde | 20.12.2017 à 16h46 | Par Collectif
    Tribune. Nous nous adressons à vous, Olivier Schrameck, […] une telle autorisation ne pourrait que susciter une profonde incompréhension, sinon l’indignation.
    Russia Today est accusée aujourd’hui par des responsables du plus haut niveau aux Etats-Unis comme en Europe de semer la zizanie et d’affaiblir les démocraties. Au motif qu’elle relaie la propagande du Kremlin, cette chaîne est désormais obligée par les autorités américaines de s’enregistrer comme « agent de l’étranger ».
    Guerre hybride
    […]
    Dans un tel contexte de guerre hybride, l’autorisation donnée à Russia Today de diffuser en France est d’une extrême gravité car elle peut conduire au brouillage des esprits et à la désunion des Français.
    En conséquence, nous vous prions, au nom de la préservation de la paix civile, de suspendre l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today sur le territoire français.
    A lire en intégralité sur la source : Le Monde, 23/12/2017

    III. Quand un universitaire démonte en retour Le Monde et la “Gauche Pentagone”

    Réaction à la tribune précédente…
    Par Jean-Robert Raviot – maître de conférences à Sciences Po Paris. Il est également professeur de civilisation russe et soviétique à Paris X. (Source)
    La tribune du Monde demandant la suspension de la chaîne RT appelle de ma part deux commentaires.
    1. de qui se moque-ton?
    Cette tribune n’est pas sérieuse. Il est toujours bon de lire avant d’écrire et d’étudier avant de dénoncer.
    Se fonder sur les déclarations de Macron ou sur le rapport (sans le citer) de la “communauté du renseignement” US sur le sujet (dont ceux qui me suivent régulièrement savent qu’il a été démontré, notamment par Robert Parry de Consortium News, qu’il était parfaitement vide), ce n’est pas sérieux, c’est même grotesque.
    Je renvoie aux études sérieuses, par exemple aux travaux de Maxime Audinet, et notamment son superbe papier sur la chaîne RT paru dans le “Monde Diplo” d’avril 2017. Maxime est doctorant sous ma direction, il y a conflit d’intérêt, certes, mais je certifie qu’il n’y a pas de meilleure analyse disponible en langue française à ce jour.
    2. pour qui nous prend-on?
    Cette tribune est une tribune de militants qui avancent masqués. Elle est typique de ce que j’appelle la “gauche Pentagone” (même si certains signataires, telle Mme F. Thom, sont clairement positionnés “à droite”, si cela a encore un sens). La “gauche Pentagone”, c’est un vaste et puissant secteur de l’élite intellectuelle, stratégique et médiatique française qui, de manière systématique, défend l’atlantisme intégral, la continuation de la vieille guerre froide et sa diabolisation permanente de la Russie par tous les moyens, c’est-à-dire les positions les plus radicales de l’Etat profond américain, habile à habiller ses intérêts (ceux du vaste complexe militaro-industriel et stratégique) des beaux atours de la “démocratie” et des “droits de l’homme”. Sur l'”Etat profond”, voir les livres de Mike Lofgren et sur l’atlantisme en France, voir le livre de Hadrien Desuin, “La France atlantiste”. Or, c’est ce secteur de l’élite, dont BHL est en quelque sorte le chef de file façon hologramme, cet ensemble de tous ceux qui se rangent plus ou moins sciemment et consciemment dans le “cercle de la raison”, qui domine, et largement!, l’espace public des grands médias en France.
    Les signataires de cette tribune ne défendent donc pas le pluralisme ou les “valeurs” dont ils se prévalent: ils préconisent la censure afin d’assurer le maintien de la domination des positions atlantistes et des “valeurs” de l’anglosphère dans le paysage informationnel français. Sous couvert de dénoncer la “menace russe” en “spécialistes”, ils servent la soupe des tenants de l’hégémonie contre le pluralisme.
    RT France n’émet que depuis trois jours et, à ce stade, il est tout de même difficile de savoir si, oui ou non, elle sape la “paix civile” (sic), voire les fondements de la “démocratie française”!…
    En réalité, il n’y a, au sujet de cette chaîne, que des questions et aucune réponse tranchée. Pour ceux qui connaissent la chaîne anglophone (ce qui apparemment n’est pas du tout le cas de nos signataires!), et en particulier RT America – ce qui est mon cas, y étant même intervenu plusieurs fois – l’interrogation est la suivante: RT France réussira-t-elle à bousculer le paysage informationnel, comme elle a su le faire aux Etats-Unis? Outre-Atlantique, RT America est un segment marginal, mais parfaitement opérationnel, de remise en question de ce que l’on nomme par commodité le MSM (mainstream médiatique).
    RT France saura-t-elle, comme RT America, affûter une stratégie asymétrique qui lui permettra de jouer un rôle de “média alternatif” dans le paysage informationnel français? Elle est bien plus dotée que tous les “médias alternatifs” de la place, mais saura-t-elle se positionner en “grain de sable” efficace empêchant la machine de tourner en rond?
    Je n’ai pas de réponses, je n’ai que des interrogations. Et le plus vif intérêt à suivre, en analyste, ces évolutions politiques et médiatiques sur un nouveau terrain franco-russe qui s’ouvre !

    IV. Bonus Le Monde

    Je ne résiste pas à l’envie de vous partager ce modèle de neutralité journalistique, que nous devons au dénommé Alexandre Piquard, « présenté comme journaliste » du Monde :
    Ce à quoi le journaliste a répondu :
    Ce dernier message est resté à cette heure sans réponse.

    V. Magazine ELLE : LADY FAMATRICE !

    Je termine sur un article magistral du magazine ELLE, qui présente au grand public la présidente de RT France. C’est un chef d’oeuvre de propagande, admirez plutôt :
    On saluera le talent de « D.W” (pratiques, les initiales – quelqu’un aurait le nom ?), qui parvient magistralement à glisser une belle bassesse à chaque phrase.
    (N.B. on rappellera que des journalistes de BFM ou LCI ont rejoint RT France…)
    Enfin, on se rappellera l’opération de propagande pro-milices-d-extrême-droite du magazine en 2014 que nous avions relevée :
    franc

    Précision finale

    Comme à chaque fois que j’essaie de mettre en lumière les méthodes peu éthiques des journalistes, je me vois accuser de soutenir un camp au détriment de l’autre. C’est bien évidement une facilité de pensée, une forme de manichéisme nuisible au débat et à la réflexion.
    Je précise donc en des termes clairs et non équivoques que je ne cherche pas à défendre RT France, qui ne bénéficiera pour moi d’aucun traitement de faveur dans mon modeste exercice de critique des médias.
    Pour l’heure, je n’ai vu qu’un seul de leur JT, plutôt de qualité, qui affichait une ligne éditoriale propre à RT (tout comme France 24 ou CNN ont la leur).
    J’ai simplement des principes, tels que ne pas accuser sans preuve, ne pas encourager la paranoïa et la peur, éviter le deux poids deux mesures. Et ces principes, j’essaie de les appliquer au mieux quelles que soient les circonstances…
    Source  : https://www.les-crises.fr/rt-bashing-l-angoisse-de-nos-medias-face-a-la-perte-de-leur-monopole-de-la-propagande/
    Dans la foulée, cet article de Karine Bechet-Golovko

    jeudi 21 décembre 2017

    RT France: le grain de sable dans l'amollissement de la société française?




    Le lancement de la chaîne russe en français RT France fait trembler le petit milieu si conformiste de nos journalistes repus et des russophobes pseudo-analytiques. Repus, mais manifestement pas si sûrs d'eux. Car sinon pourquoi faire autant de bruit pour une chaîne reléguée sur des réseaux de distribution qui sont loin d'être ceux de nos chaînes publiques et privées nationales bien-pensantes? 


    A peine lancé, tous les yeux étaient tournés vers RT France, qui, finalement a bénéficié d'une publicité incroyable. Impossible pour nos chers concitoyens de ne pas savoir qu'une étrange chaîne "russe" - donc dangereuse - vient perturber le PAF français, ronronnant depuis tant d'années dans cet entre-soi mortifère.


    Et finalement, l'analyse détaillée montre ... qu'il n'y a rien à lui reprocher. Comme l'écrit France info, des sujets variés, un rythme encore à trouver, d'autres sujets. Objectivement, rien. Rien que du journalisme. Et c'est ce qui dérange, cette possibilité d'avoir professionnellement un autre regard et d'oser avancer des sujets qui sont tus, afin de garder l'opinion publique et le discours politique dans un cadre prédéterminé. D'où la réaction hystérique de certains confrères de RT, comme à l'Obs où dès le titre l'on sent que la réaction est plus émotive que rationnelle:


    Impression qui se confirme dans le texte:


    La réaction n'est rien moins que viscérale, en appelant à la fantasmagorie. Très belle leçon de journalisme ...

    Autrement dit, il y a panique à bord: RT France travaille, sans caricature, professionnellement et risque donc de faire comprendre qu'un autre point de vue est possible, que les médias français, dans toute leur "diversité", ne traduisent qu'un seul point de vue sur une présélection de sujets bien déterminés. Le risque est grand, c'est pourquoi l'on voit entrer dans la danse le petit club des russophobes dits "spécialistes" de la Russie, qui n'ont toujours pas digéré la fin de l'Union soviétique et donc la disparition de l'objet de toute leur haine, haine très avantageusement - pour eux - reportée sur la Russie contemporaine.

    Ils publient donc une tribune dans le journal Le Monde, ce qui n'est pas particulièrement surprenant - ce sont des "intellectuels" et Le Mondeest bien un journal pour "intellectuels", c'est bien connu. Ce qui est particulièrement délicieux pour cette poussée tchékiste, c'est la publication de cette oeuvre d'art demandant la censure au nom des valeurs démocratiques dans la rubrique "Idées" (sic!). Le ridicule ne tue pas, ils se portent à merveille!



    Le fondement pour demander au CSA de revenir sur son autorisation est une véritable merveille: ces "esprits libres" s'appuient sur les paroles de ... Macron! Et tous les responsables politiques "fréquentables" sont appelés à la rescousse du bateau France qui prend l'eau par un instant d'inattention: 
    Russia Today est accusée aujourd’hui par des responsables du plus haut niveau aux Etats-Unis comme en Europe de semer la zizanie et d’affaiblir les démocraties.
    Le Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, a déclaré que si la France suspendait la licence de RT France, comme à l'égard des Etats-Unis, des mesures seraient prises.


    Au moins, si l'on avait des doutes sur la question des collusions, la réponse est apportée. Et aucun hacker russe n'a même été nécessaire, le système démocratique occidental s'est hacké lui-même. 

    Source : http://russiepolitics.blogspot.be/2017/12/rt-france-le-grain-de-sable-dans.html

    Et aussi...

    Fermer Sputnik et RT pour contrer la "propagande russe"?

    CARICATURES
    URL courte
    6966
    David Kramer, directeur de l'Institut McCain et ex-président de l’ONG Freedom House, propose de fermer Sputnik et Russia Today pour faire taire la machine à ré-informer russe.
    Fermer Sputnik et RT pour contrer la propagande russe?
    Interrogé par un journaliste letton du journal Veidas sur les moyens de résister à la "machine à com' russe", l'Américain a proposé deux possibilités. Selon lui, le premier procédé est de "suivre" les actifs de Sputnik et RT et d'autres médias financés par l'Etat russe, le second est de les fermer purement et simplement.
    Source : https://fr.sputniknews.com/caricatures/201601281021287856-sputnik-russia-today-propagande/
    Ainsi que...

    RT et Sputnik feraient l'objet d'un déclassement sur Google News

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    Le patron de la société mère de Google a déclaré que les médias russes RT et Sputnik feraient l'objet d'un déclassement sur Google News, bien que plus tôt Google ait déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de «manipulation de la part de RT et d’autres médias russes».
    RT et Sputnik feraient l'objet d'un déclassement sur Google News
    Eric Schmidt, patron d'Alphabet, société mère de Google, a déclaré que sa compagnie tâche de couper la voie à «la propagande russe» sur Google News, qui a été critiqué pour avoir accordé trop de visibilité aux médias RT et Sputnik sur sa plateforme, écrit Motherboard. Or auparavant, Google avait déclaré ne pas avoir trouvé de preuves de quelconque «manipulation de la part de RT et d'autres médias russes».
    Source : https://fr.sputniknews.com/caricatures/201711211033980199-medias-russe-google-sputnik-rt/
    et on va s'arrêter ici... pour le moment : 
    vendredi 22 décembre 2017

    Un appel à interdire la chaîne RT France provoque une vive levée de boucliers

    Une lettre ouverte dans Le Monde appelant à empêcher RT France de diffusion, a provoqué de vives critiques de la part de Moscou. En outre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a fait savoir sa solidarité avec ses confrères de RT.
    ACT RT 2
    Le 21 décembre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a «exhorté» les autorités françaises à ignorer les appels à la révocation de la licence de RT France, alors qu'une tribune paraissait le jour même dans l'hebdomadaire Le Monde, signée par une dizaine de personnalités se présentant comme spécialistes de la Russie, et appelant à l'interdiction de la chaîne RT France.
    «Nous exhortons les autorités françaises à ne pas accepter ces demandes. Nous appelons également des collègues de RT France à mener à bien leurs tâches d'information en accordant une grande attention aux aspects éthiques de la profession, afin de montrer que les accusations portées contre eux sont absurdes», a déclaré Philippe Leruth, président de la FIJ.
    Alors que la tribune publiée dans l'hebdomadaire du soir assure que l'autorisation d'émettre accordée à RT France est «d'une extrême gravité car elle peut conduire au brouillage des esprits et à la désunion des Français», Philippe Leruth dénonce le risque d'«une censure cachée». Il souligne en outre que celle-ci «n'est pas basée sur des faits, mais sur le message général venant des Etats-Unis».

    A peine lancée, déjà au cœur de la polémique 

    En outre, la chaîne télévisée n'a commencé à émettre dans l'Hexagone que le 18 décembre dernier. Elle n'a donc que trois jours d'existence : bien assez, selon les auteurs de la tribune, qui souhaitent empêcher les journalistes de RT France de présenter leur travail aux Français.
    De son côté, la présidente de RT France, Xenia Fedorova, n'a pas manqué de réagir : 
    «Il est surprenant que les médias français soient si prompts à insulter l'intelligence et la capacité de jugement de leurs propres compatriotes,visiblement si vulnérables au "brouillage des esprits" et à la "désunion", selon les auteurs de la tribuneVoilà qui illustre parfaitement pourquoi les Français désirent tant entendre de nouvelles voix dans les médias d'informations
    Pour la chef de RT France, en outre, le fait que la tribune soit publiée dans le quotidien Le Monde ne doit rien au hasard.
    Autre réaction indignée : celle de Jean-Robert Raviot, professeur de civilisation russe à l’université Paris-Ouest Nanterre. Sur Facebook, l’universitaire déplore le manque de sérieux de la tribune, pointant du doigt, en particulier, le caractère politisé de ses auteurs. «Cette tribune est une tribune de militants qui avancent masqués», assure-t-il, assimilant ceux-ci à ce qu'il appelle la «gauche Pentagone», à savoir «un vaste et puissant secteur de l'élite intellectuelle, stratégique et médiatique française qui, de manière systématique, défend l'atlantisme intégral, la continuation de la vieille guerre froide et sa diabolisation permanente de la Russie par tous les moyens».
    «Sous couvert de dénoncer la "menace russe" en "spécialistes", ils servent la soupe des tenants de l'hégémonie contre le pluralisme», ajoute Jean-Robert Raviot.

    Indignation du côté de Moscou

    Du côté des autorités russes également, la tribune anti-RT n'est pas passée inaperçue. Pour la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, la source d'inspiration des auteurs de la tribune ne fait aucun doute : «La provenance de ce signal est évidente : il provient directement de l'Etat français et du président. C'est une évidence.» Elle a rappelé que si les voix se multiplient pour tenter d'empêcher les journalistes de RT France de travailler librement en France, leur argument est lui unique. Il consiste à rappeler «la citation d'Emmanuel Macron à propos de la chaîne» à Versailes en mai dernier.
    Plus tôt dans la journée, Vladimir Djabarov, Premier vice-président du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération, avait prévenu que si le droit d'émettre était retiré à la chaîne RT France, les médias français en Russie «recevraient sans aucun doute une réponse – le même type de mesures que celles que nous avons prises contre les médias américains.» Début décembre, Moscou a classé neuf médias américains diffusant sur son territoire «agents de l'étranger», après que Washington a pris une mesure similaire contre des médias russes dont RT.
    https://francais.rt.com/france/46726-appel-interdire-chaine-rt-france-provoque-vive-levee-boucliers
    Posté par UPR Creuse à 08:17 -  - Permalien [#]
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