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"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
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Des informations et des réactions que vous ne lirez pas dans la presse mainstream
Dec 7 |
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Suite à l’émission sur Essentiel News “Trump, Musk et Kennedy”, enregistrée avec Icaros, il nous a semblé important d’exposer les informations qui justifient nos doutes face aux déclarations de “nettoyer le marais” et “d’amener la paix” et à la représentation messianique des acteurs de la politique actuelle.
Voici donc une série de 3 articles dédiés à ce sujet:
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1. Les prophéties messianiques de la fin des temps
2. Team Trump: Israël first
3. Gaza et l’âge d’or technocratique
Le fait que Trump et ses partisans aient fait campagne sur la paix, la liberté et la lutte contre la corruption ne nous éloigne pas nécessairement d’une 3ème guerre mondiale, ni de la mise en place d’une gouvernance planétaire par la technocratie au profit d’une caste de milliardaires.
Si la déchéance complète de la gauche mondialiste ne fait aucun doute, il ne faut pas tomber de Charybde en Scylla, en soutenant l’apparence de la vertu contre le vice. Pour cela, il est nécessaire d’avoir une compréhension des forces qui animent le théâtre politique actuel, en particulier les motifs spirituels ou religieux dont on ne nous livre que des éléments superficiels.
Nous présentons ici les éléments d’un scénario eschatologique lié aux “prophéties de la fin des temps” qui pousse à la guerre sous prétexte d’une paix durable et d’un Nouvel âge d’or pour l’humanité. Ils seront instaurés et maintenus par une forme de “gouvernement mondial de droit divin” suite à la venue d’un envoyé de Dieu… le Messie.
Il va de soi que ceci concerne une partie des forces dirigeantes et qu’au sein d’un État, d’un peuple ou d’une communauté religieuse, tout le monde ne partage pas la même vision, ni les mêmes intentions.
On prendra pour preuve le mandat d’arrêt lancé contre Netanyahou par la Cour pénale internationale de La Haye, un dossier qui a principalement été constitué par le juge Theodore Meron, un rescapé de la Shoah. Ou encore les accusations de crimes de guerres prononcées par l’ancien ministre de La Défense israélien Moshe Yaalon et soutenues par de nombreux Juifs en Israël ou dans la Diaspora. Mais aussi les centaines de milliers d’Israéliens qui ont manifesté pour mettre fin à la guerre à Gaza.
Royaume de Dieu et gouvernance mondiale (un bref rappel)
Comme nous le verrons en détail dans la 2ème partie, la nouvelle équipe de Trump semble entièrement acquise à la cause sioniste et au gouvernement actuel d’Israël. Un an après les attaques du 7 octobre, l’opération qui est menée à Gaza a pris des allures de génocide et pourrait se transformer en une grande guerre au Moyen-Orient. Pour tenter de comprendre les motifs d’une attitude aussi dangereuse et aussi belliqueuse, il est nécessaire d’évoquer le contexte particulier des “prophéties bibliques de la fin des temps ».
Ces visions eschatologiques de l’Ancien testament sont attribuées aux prophètes Ezechiel, Jérémie, Daniel et Isaie. Quant à la version ‘classique’ avec les 4 cavaliers de l’Apocalypse, la bataille contre Satan, le jugement dernier et le retour du Christ, on la doit à Jean de Patmos.
Ces textes annoncent l’accomplissement des promesses de Dieu à son peuple: un âge d’or où Dieu et “le Messie” (le Messie attendu par les Juifs, ou une seconde venue du Christ pour les chrétiens) établiront le Royaume de Dieu sur le monde à partir de la ‘nouvelle Jérusalem’. Le Messie, un descendant de David, s’assoira sur le trône d’Israël, tandis qu’une nouvelle caste de prêtres lévitiques pratiquera les rites sacrificiels dans le Temple reconstruit pour sa venue.
Promesse de rédemption - V. 1-13: cf. (Jérémie 32:36, etc.; 30:15-22.) (Ézéchiel 61:4-9. Am 9:11-15.)
14 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel,
Où j’accomplirai la bonne parole
Que j’ai dite sur la maison d’Israël et sur la maison de Juda.
15 En ces jours et en ce temps-là,
Je ferai éclore à David un germe de justice;
Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.
16 En ces jours-là, Juda sera sauvé,
Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure;
Et voici comment on l’appellera:
L’Éternel notre justice.
17 Car ainsi parle l’Éternel:
David ne manquera jamais d’un successeur
Assis sur le trône de la maison d’Israël;
18 Les sacrificateurs, les Lévites, ne manqueront jamais devant moi de successeurs
Pour offrir des holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes,
Et faire des sacrifices tous les jours.
(17:26)
Les villes de Juda qui avaient été détruites par Babylone connaîtraient elles aussi la paix et la prospérité : Dieu fournirait encore des demeures pour les bergers. Cette paix s’étendrait de Jérusalem à la montagne de Juda à l’est, aux villes de la plaine de Schephelah à l’ouest, au Néguev au sud, et au pays de Benjamin au nord (voir 17.26).Malheureusement, avant cela il faut survivre à une grande bataille “apocalyptique” des forces du bien contre les forces du mal…et c’est ici que nous arrivons au présent et à l’arène politique.
Le nouveau Royaume de Dieu ou l’Âge d’or d’Israël est souvent assimilé à l’idée de faire de Jérusalem la capitale d’un gouvernement mondial politique et religieux. Pour l’énoncer simplement, il s’agit de réorganiser tout l’ensemble de la société humaine, “en collaboration avec les sages des nations et les sages d’Israël”.
Cette vision d’une religion mondiale est par exemple représentée dans le Noachisme qui implique deux types de lois divines: les 7 lois “noachiques”, celles que Dieu a données à Noé pour toute l’humanité et les lois de la Torah, plus complexes et plus nombreuses (613 commandements), qui sont réservées aux Juifs.
Ces derniers ont alors pour mission d’exercer un rôle de prêtrise, et en tant que nation ils sont appelés à faire appliquer les lois divines dans le monde. (D’où le lien avec un gouvernement mondial)
“Accomplir” les prophéties et précipiter la fin des Temps
Certains courants messianiques comme les Chabad Lubavitch ont épousé la croyance selon laquelle il faut “hâter la fin des temps” par des actions concrètes, politiques et religieuses.
Ceci implique par exemple de reconstruire le 3ème Temple de Salomon à Jérusalem (les 2 premiers ayant été détruits dans l’Antiquité), de ‘libérer la terre d’Israël’ de ses ennemis (à commencer par les palestiniens à Jérusalem et à Gaza) et selon certaines prophéties de mener une grande guerre contre Elam (l’Iran), un épisode décrit par le prophète Ezechiel comme “la guerre de Gog et Magog”.
Or, tous ces projets sont effectivement en cours de réalisation. Des préparatifs pour la construction d’un 3ème Temple ont démarré en 1987, sous l’impulsion de Juifs orthodoxes et de l’Institut du Temple.
Des archéologues et des théologiens se sont associés pour reconstruire un ‘modèle’ du Temple (vidéo) et préparer les plans et les matériaux nécessaires. Conformément aux prescriptions, une forêt sacrée a été plantée autour du site et l’on s’évertue à importer et élever des “heifer”, des génisses rouges parfaites destinées aux sacrifices dans le nouveau Temple.
Du côté des offices, une nouvelle caste de prêtres est en formation et l’on assiste à la renaissance du Sanhédrin, une “Cour suprême” composée de prêtres lévitiques, docteurs de la loi, qui avait disparu il y a plus d’un millénaire. Ils seront censés interpréter les commandement divins et les lois noachiques et veiller à leur application.
Obstacle majeur à la réalisation de ce programme - faut-il le rappeler - le site actuel, “le Mont du Temple” est occupé par la mosquée Al-Aqsa, un des lieux les plus sacrés de l’Islam après la Mecque.
D'un point de vue pratique, la loi israélienne interdit même aux Juifs de prier sur le site et ceux qui s'y rendent sont quotidiennement accostés par des musulmans, tels que les Femmes en noir, qui surveillent en permanence la présence des Juifs sur le site. En outre, les autorités islamiques nient officiellement qu'un temple ait jamais existé sur le rocher.
En somme, pour que les promesses de Dieu s’accomplissent, les palestiniens et les pays musulmans doivent être convaincus ou vaincus… avec l’approbation ou le soutien des chrétiens.
Voilà donc un rappel sommaire du contexte explosif dans lequel se déroulent les évènements actuels.
Interprétations et alliances
Pour certains Juifs la mosquée doit être détruite et le Temple doit s’ériger sur ses cendres, alors que pour d’autres, on pourrait le reconstruire sur le rocher, juste à côté de la mosquée .
Ainsi, le Grand Rabbin d’Israël, David Lau avait déclaré au Times d’Israël
« Pour le construire, il ne serait pas nécessaire d’enlever l’un des lieux saints musulmans qui se trouvent sur le mont du Temple, où il y a beaucoup de place pour « les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, tout le monde. »
La mosquée Al Aqsa, sur le Mont du Temple
Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Depuis quelques décennies, deux mouvements qui semblaient s’opposer se sont réunis: les Juifs orthodoxes qui aspirent au rétablissement du Royaume de Dieu et les sionistes israéliens. A l’origine, le sionisme était un mouvement nationaliste ethnique non-religieux qui vise l'autodétermination politique du peuple juif par la formation d'un foyer national juif et d’un État indépendant en Eretz (Israël), la terre promise par Dieu aux Enfants d'Israël selon la Bible hébraïque.
Mais aujourd’hui, leurs objectifs politiques et religieux convergent vers une version plus radicale de l’accomplissement des prophéties de la fin des temps.
L’extrait d’un dialogue de 1990 entre Benjamin Netanyahou et le Rabin Mendel Schneerson de la secte Chabad Lubavitch reflète cette alliance qui dure depuis plusieurs décennies. Le Rabin y remerciait le jeune Netanyahou pour “les progrès déjà accomplis”, mais lui demandait toutefois avec insistance de faire des efforts supplémentaires pour accélérer la venue du Messie.
Et, il n’y a pas qu’en Israël que ces visions eschatologiques influent la vie politique et religieuse. Elles trouvent un aussi écho auprès de certains mouvements chrétiens, principalement aux États-Unis.
Pour le sionisme chrétien, un courant du christianisme évangélique, la création de l'État d'Israël en 1948 est en parfait accord avec les prophéties bibliques et prépare le retour de Jésus comme le Christ en gloire de l'Apocalypse.
Ses adeptes considèrent que l'existence même de l'État d'Israël ramènera Jésus sur terre, le fera définitivement reconnaître comme Messie et assurera le triomphe de Dieu sur les forces du mal. Selon leurs croyances, les Juifs qui se convertiront au christianisme seront sauvés. (voir par ex. “One for Israël”) (C’est en quelque sorte à qui convertira l’autre).
Aux USA, ce mouvement a gagné en popularité et est devenu une composante de la droite évangélique et bénéficie de la bienveillance d’un certain conservatisme social.
Enfin, on ne pourrait parler de Temple sans évoquer la Franc-Maçonnerie, puisque la reconstruction du Temple de Salomon est le grand chantier qui unit tous les obédiences et que la Loge réunit les frères qui oeuvrent à une gouvernance mondiale “illuminée”.
Tous ces mouvements peuvent donc se retrouver dans une politique commune où il s’agit de “faire de la place et débarrasser Israël de ses ennemis” pour hâter la venue du Messie et d’un nouvel âge d’or.
Benjamin Netanyahou semble bien s’y employer avec l’appui des États-Unis (le principal lobby juif, l’AIPAC soutient tant les démocrates que les républicain). Et les frappes au Liban ou en Syrie font craindre une guerre générale en Iran et dans tout le Moyen-Orient…Sommes-nous en route vers l’Armageddon (du nom de la plaine de “El Meggido”) où la fameuse bataille biblique du bien contre le mal est censée se produire?
Trump, “la main de Dieu”
Il n’a échappé à personne que la campagne présidentielle de 2024 a beaucoup joué sur les arguments religieux, notamment en réaction à l’assaut des démocrates sur des sujets de moralité que l’on qualifiera facilement de “provocation satanique” (l’avortement jusqu’à la naissance au nom de l’égalité des femmes, la propagande sur les transitions de genre etc.).
Lors d’un meeting électoral, Trump déclarait à ses partisans: “la gauche (les démocrates) essaie de faire honte aux chrétiens. Ils essaient de nous faire honte. Je suis très fier d’être un chrétien”. La comparaison au Christ ou à Saint-Sébastien se poursuit encore lorsqu’il affirme être persécuté avec la mascarade des attaques du 6 janvier. “Je prendrai toutes ces flèches pour vous. Je suis heureux de le faire”.
En parallèle à la mouvance Qanon qui désigne Trump comme le héros qui va “nettoyer le marais”, Trump est souvent porté aux nues comme si Dieu l’avait choisi, (comme dans la vidéo “God made Trump”).
Ainsi des millions d’Américains pensaient que Trump a été choisi par Dieu pour être président. Lui-même n’hésite pas à entretenir cette mystique comme on le voit dans cet extrait vidéo (I am the chosen One) où il se disait "avoir été choisi” en regardant le ciel.
Trump à la Convention nationale des médias religieux (CPAC)
Mais cette image messianique vaut tout autant du côté juif. En 2019, il avait retwitté les éloges délirantes d’un journaliste radio qui l’avait interviewé:
Le président Trump est le plus grand président pour les Juifs et pour Israël dans l'histoire du monde, pas seulement l'Amérique, il est le meilleur président pour Israël dans l'histoire du monde....
« Et le peuple juif en Israël l'aime... comme s'il était le roi d'Israël. Ils l'aiment comme s'il était le second avènement de Dieu.
Arrive le moment culminant de cet évangile, le jour de “l’attentat du 13 juillet” lorsqu’une “balle magique” qui le frôle lui assure instantanément la victoire électorale. En un instant Trump devient “celui que Dieu a épargné par miracle pour accomplir sa mission” et dont le destin fait écho à celui du légendaire président assassiné JF Kennedy. C’est d’ailleurs précisément suite à cet épisode que son rival, Robert F. Kennedy, Jr se rallie officiellement à lui, venant le seconder dans une “Dream Team” de légende pour sauver la nation.
Sauvé par l’argent des Rothschild
Trump a maintes fois évoqué Dieu pendant sa campagne, mais qu’il soit porté par la foi chrétienne, juive ou maçonnique, cette voie mystique (qui augure aussi de plantureux bénéfices) semble avant tout passer par Jérusalem et l’argent de ses banquiers.
Les liens étroits entre Trump et Israël remontent au début de sa carrière. On le présente souvent comme un indépendant “auto-financé”, une caractéristique qui lui vaudrait d’être haï par l’état profond qu’il affirme combattre.
Pourtant Trump est bien “tenu” par l’argent. Durant les années 1990, à l’époque où il investissait des fortunes dans les casinos, ses affaires l’avaient mené à un dette personnelle de près d’1 milliard de dollars. Il fut alors “sauvé” (ou racheté) par Wilbur Ross, un investisseur de la banque Rothschild Inc, bras droit de la famille durant 24 ans.
En 2016, Trump s’était présenté comme un “supporter de longue date et un véritable ami d’Israël” lors de son discours devant l’AIPAC (le plus influent lobby juif de la politique américaine).
Le principal financier de sa campagne était un milliardaire mafieux du nom de Sheldon Adelson, qui avait fait fortune dans les casinos et était considéré comme l’un des Juifs les plus influents de la planète. Sorte de “parrain politique de Trump”, Adelson l’a toujours poussé à démontrer un soutien absolu à Israël.
Après son décès en 2021, sa veuve Miriam a continué de financer la campagne de Trump avec notamment un don de 100 millions de dollars pour les élections 2024. Le Jerusalem Post la classe actuellement parmi les 20 personnalités juives les plus influentes de la planète.
L’“Auto-financement” de Donald Trump est pour le moins discutable…Il est évident qu’avec de tels montants, il y a des contreparties.
Le Roi d’Israël
L’on dit même que c’est sous l’influence d’Adelson que Trump a transféré l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, lors de son 1er mandat, contribuant ainsi à la reconnaissance de la ville sainte comme nouvelle capitale.
Pour honorer sa décision, Trump a reçu la Keter, “la couronne de Jérusalem” des mains de David Katz, le Rabin directeur de la fondation pour l’héritage d’Israël.
Trump reçoit la Keter des mains du Rabin David Katz
L'évènement, qui est considéré comme une étape majeure dans l’accomplissement des prophéties, a aussi été célébré de manière solennelle par le 1er ministre Netanyahou qui lui a remis une monnaie frappée à son effigie.
Le ‘Temple Coin’ : “Et Il m’a chargé de Lui construire une maison à Jérusalem” (= le 3ème Temple)
Selon, le quotidien “Israel National News”:
L’idée principale véhiculée par ces pièces est que le président Trump initie un processus prophétique qui finira par faciliter, le moment venu, la reconstruction du troisième Temple. Ses actions reflètent celles du roi Cyrus (un descendant de David) qui déclara au peuple juif, en exil depuis 70 ans, que « Hachem, le Seigneur du monde, m'a chargé de Lui construire une maison à Jérusalem. »
Plus tard, le rabin David Katz s’est encore rendu à la résidence de Mar-a-Lago pour lui offrir aussi une Ménorah, le fameux chandelier à sept branches.
Le Jewish News Syndicate écrivait à cette occasion:
Outre les accords d'Abraham, les réalisations de Trump concernant Israël comprennent le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à la capitale du pays, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan et la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les communautés de Judée et de Samarie. A cette occasion, le Rabin David Katz lui a remis une Ménorah qui représente la lumière éternelle sur le monde.
Autre élément intéressant, sa propre fille Ivanka s’est convertie au judaïsme lorsqu’elle a épousé Jared Kushner, un escroc juif qui gère des opérations bancaires pour les Emirats arabes. Les deux époux ont eu un rôle important durant le 1er mandat du président, avant de se retirer de la vie politique.
Jared Kushner a été l’artisan de l’Opération Warp Speed (la fabrication des vaccins Covid) et des accords d’Abraham. Ces accords ont scellé la paix (ou crée une alliance stratégique préalable?) entre les Émirats Arabes Unis, le Maroc, le Bahrein et le Soudan.
En mars dernier, Jared Kushner avait suggéré l’idée de la déportation massive des palestiniens de Gaza. Et, même si son gendre ne fait plus officiellement partie de l’équipe actuelle, le personnage reste inquiétant.
Par ailleurs, il faut aussi s’interroger face à la nomination de son père, Charles Kushner, comme ambassadeur des États-Unis pour la France. Charles Kushner a fait de la prison pour fraude fiscale corruption et subordination de témoin. Il avait bénéficié d’une grâce présidentielle à la fin du 1er mandat de Trump.
Autre signe explicite d’allégeance: selon The Pittsburg Jewish Chronicles, Trump s’est rendu pour sur la tombe du Rabin Schneerson, lieu central du culte Chabad Lubavitch à New York pour la commémoration des attentats du 7 octobre:
Debout à côté de la tombe, aux côtés de représentants de Chabad, M. Trump s'est livré à une série de pratiques de deuil juives traditionnelles. Il a revêtu une kippa, lu un chapitre des Psaumes cité dans la prière pénitentielle juive quotidienne, déposé un mot sur la tombe et déposé une petite pierre sur la stèle. Il a également allumé une bougie commémorative de Yahrzeit
Se prend-il réellement pour un élu, ou pour le fondateur d’une dynastie messianique ou est-ce un pur exercice démagogique qui sert ses intérêts personnels? La Trump Tower qu’il a fait construire à New York a bien des allures de Temple. La notion selon laquelle différents éléments de l’architecture et de la décoration de cette tour- dont il a personnellement approuvé les plans - s’inspirent de symboles maçonniques voire ‘sataniques’ et/ou à d’objets rituels juifs (le temple pourrait aussi représenter le chandelier de la Ménorah) mérite bien le détour…
Tout ce que l’on sait, c’est qu’il y a une foule de fanatiques dans son sillage et que son équipe adhère aux mêmes visions.
(suite dans la 2ème partie: Team Trump, Israël first)
Les piliers du Temple dans l’appartement de Donald Trump?
Pour aller plus loin dans l’exploration de cette thématique:
À lire: Israël et la guerre mondiale des religions de Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent
Une très longue vidéo, mais qui vaut vraiment la peine d’être écoutée: l’Alta Doxa. On y parle de l’exploitation de la dialectique des deux narratifs “la doxa”, “la doxa alternative de la résistance” et l’Alta Doxa (la connaissance supérieure qui poursuit la mise en oeuvre d’un agenda gnostique en manipulant ces opposés. (note: on y parle aussi de l’épisode de la balle magique). Très intéressant pour mieux comprendre le concept du Noachisme etc.
Un complément historique, avec une analyse de l’ascension du mouvement messianique juif Chabad Loubavitch pour mieux comprendre l’actualité.
Debout Barbelu: Une ultime vision, empreinte d’humour et de perspicacité
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The video discusses the collapse of Macron's government in France, the political crisis it has created, and potential scenarios for the future. It explores the challenges Macron faces, the opposition from both left and right, and the broader implications for France and the EU.
Collapse of MACRON'S France
The Duran: Episode 2081
Source : https://www.dedefensa.org/article/le-president-qui-deambulait
7 décembre 2024 (15H20) – J’avoue avoir eu bien du mal à trouver quelque intérêt qui m’aurait poussé à disserter dessus, à toute cette agitation avant et après la censure à l’Assemblée, cette dramatisation, ces proclamations, cette espèce de révolution en paroles, rien qu’en paroles, toujours en paroles, comme dix ou vingt fois depuis que Macron est “à la barre”. Mais, chemin faisant, j’ai rencontré un commentaire ou l’autre qui m’a semblé intéressant, et aucun ne portant sur ces conversations enflammées comme si la France se la jouait en une sorte de Convention révolutionnaire au son des rencontres de plateaux et des déjeuners enflammés en ville. Non, ils portaient sur des avis, des observations, des réflexions et des ironies sur ce personnage qui, lui, se la joue en Robespierre des salons.
J’ai pensé alors qu’il serait bon d’en réunir une sélection, trois en fait, avec des réflexions assez longues, portant donc sur le seul personnage qui porte tout l’intérêt de la situation tant il s’est chargés de toutes les causes et responsabilités de l’effondrement en accusant les autres d’en être la cause et le responsable. J’en ai réuni trois, dont un seulement est Français. Je leur emprunte leurs “causeries” parce qu’elles nous offrent chacune des facettes différentes du sujet qui nous importe. Certains nous content la chose comme un conte des mille et une nuits, telle autre comme un jugement ferme et sans appel, un autre comme un dévoilement de ce que ce personnage à la fois secondaire et inutile et pourtant mis en avant de tous les autres, représente comme félonie exécuté rien que pour se faire valoir...
On commence par un Français, celui qui nous livre un conte venu des mille-et-une nuits. Il s’agit de Richar de Sèze, un collaborateur de ‘Valeurs Actuelle’, qui passe le 6 décembre à ‘Ligne Droite’... On dirait qu’il parle d’une sorte de Tintin, mais sans sa mèche, sans ses pantalons de golf, sans Milou (et sans Hergé)... Diable, c’est parfois aussi drôle et bien vu si l’on veut bien aller dans tous les sens cachés de la description, et ce que cela dit des psychologies diverses de Notre-Président : nous sommes en Arabie Saoudite et, pendant que la France explose, il assure à son audience internationale que la grande vertu qu’il a apportée à la France, lui, c’est la stabilité, absolument stable, et en plus d’une stabilité dynamique (“Start-up Nation, Man“)...
« Macron, il déambule donc en Arabie Saoudite ; là il vient de lancer une idée géniale c'est “on va régler le problème israélien”. Les gens ils n’y avaient pas pensé avant lui mais là il était avec Mohamed Ben Salam et donc ils se sont dit on va faire des choses ensemble, on a décidé de coprésider pour juin prochain une conférence pour les deux États avec l'idée que dans les prochains mois ensemble on multiplie et on fédère... alors on multiplie, on fédère nos initiatives diplomatiques pour emmener tout le monde sur le chemin...
» Et là et ben le monde s'est arrêté de respirer ils se sont dit “mais bon sang c'est bien sûr !”, en fait une solution à deux États on en avait jamais entendu parler et alors les journalistes ont dit mais c'est, c'est brillant votre truc, et qu'est-ce que qu'est-ce que vous comptez faire pour reconnaître l’État palestinien ?
» “Rien”, a répondu Macron “voilà, euh c'est pas le moment d'accord ?”
» Donc je trouve que ça part super bien sur une initiative de paix où l’on reconnaît les deux États en commençant par ne pas reconnaître l’État palestinien mais il faudra que ce soit fait au moment utile, au moment où ça déclenche “des mouvements réciproques de reconnaissance”, et là Benjamin Netanyahou on le sent bien aligné avec Macron...
» ...et donc Macron il revient de Riad et il va repasser à Notre Dame parce que c'est un peu ce qu'il fait en ce moment il déambule un peu partout, il déambule chaque fois qu'il y a un monument, chaque fois qu'il y a un mort et donc là il a déjà déambulé auprès de Notre-Dame, c'est l'Élysée qui parlait de déambulation... C'est parce qu'on trouve ça un peu bizarre comme mot hein alors j'ai regardé, – d'ailleurs moi “déambulation” ça me fait vraiment penser à déambulateur alors déambulateur ça s'appelle tintébin en Suisse d'accord... Ah voilà donc, on pourrait dire que Emmanuel Macron tintebine à Notre-Dame... »
Pour les gens précis, de Sèze a obtenu la définition de “déambuler“ de l’Élysée où l’on a longuement insisté sur la nécessité er le bien-fondé de ce mot qui donne au président une allure très-humaine de voyageur, d’observateur, comme Chateaubriand, Stendhal, Maxime Du Camp et Flaubert, et tant d’autres, au XIXème siècle. Bon, “déambuler”, c’est ceci :« marcher sans but précis, au gré de sa fantaisie. »
A l’insu de son plein gré, Macron est un fantaisiste. Cet homme-là ne cesse d’amasser les vertus.
Passons maintenant à une courte et percutante séance de psychothérapie. La personne consultée, qui est belle comme une Russe peut l’être, n’a pas sa langue dans sa poche et n’a pas besoin de divan pour traiter ses patients. Avec elle, Macron passe à l’impitoyable moulinette d’une porte-parole qui a plus qu’à son tour sa propre parole.
L’affaire relève d’une interview faite à Saint-Petersbourg le 5 juin 2024 mais elle garde toute sa fraîcheur et n’a cessé de se justifier dans les mois qui ont suivi, comme le bon vin bonifie :
« Cela fait longtemps que la France n’a pas connu une honte telle que celle qu’elle connaît aujourd’hui. »
« Je suis encline à croire qu’il est si égoïste qu’il est prêt à tout mettre en jeu, à savoir l’histoire de la France, le bien-être des Français, la sécurité des Français, uniquement pour la satisfaction de ses ambitions personnelles, pour ses ambitions de carrière, pour des ambitions de ce qu’il croit être une carrière mondiale... En revanche ces ambitions ne concernent que lui-même. Je ne veux pas entrer dans les détails de sa vie personnelle, de sa vie privée, de ses bizarreries, mais il est évident que c’est un homme ayant de graves problèmes psychologiques... Peut-être que, pour lui, c’est un moyen d’échapper à ses problèmes personnels... »
On dira : d’autres ont déjà parlé dans le même sens, mais jamais une personne occupant une telle fonction et parlant pour la Russie. Zakharova est une singulière porte-parole : on la croirait le bras droit de Lavrov, complétant en langage très direct ce que Lavrov laisse entendre déjà bien clairement. Ce disant, elle officialise sur la scène internationale un problème psychologique, psychiatrique et pathologique bien plus grave que celui de Biden devenu un cas classique, presque un ornement sans prétention de son époque.
Macron vu par Zakharova sur la grande scène des choses, c’est le fou échappé de l’asile dans des conditions qui feraient croire que Dieu a décidé de punir la “Grande Nation” bien qu’il ait semblé au début la privilégier de sa bénédiction (‘Heureux comme Dieu en France’, écrivirent plusieurs écrivains selon le proverbe yiddish « men ist azoy wie Gott in Frankreich » devenu, – sacré chemin tortueux, – un très-célèbre proverbe allemand : « glücklich wie Gott in Frankreich »).
Moi, noterais-je, j’avais avancé (en décembre 2019, déjà infecté-Covid) une autre version, et il est vrai que l’une et l’autre ont leur place dans la métahistoire qui mêle la vérité du passé à la réalité du présent pour constituer l’énigme de l’avenir :
« 2020, dit-on, sera un grand millésime. Qu’est-ce qu’on en sait donc ! Rien, sauf que les dieux m’ont dit, – on a les sources qu’on peut, – que “le Patron”, Là-Haut, n’en avait pas fini avec nous. C’est le grand déballage, la mise à plat, l’audit universel. On a été un peu trop loin, une histoire de “ligne rouge à ne pas dépasser”, vous voyez ? On a perdu la trace de cette ligne marquée dans le feu grondant de l’histoire à partir de laquelle il importe de ne plus aller trop loin.
» Ainsi les choses rentrent-elles dans l’ordre de la métahistoire. Les événements vus de cette façon, la France est à sa place et tient son rang. Sa catastrophe intérieure, son chaos sans fin, ses hoquets de fureur et de désordre, tout cela autant de signes du Ciel. Dieu n’est plus heureux en France, désormais Dieu est furieux en France. »
Cette histoire de Dieu-heureux devenu Dieu-furieux nous ramène nécessairement au galopin-vaurien qui nous importe ici, puisqu’il est cause de cette fureur. Macron, l’implacable-stable.
Ici, je fais appel à ma doublette favorite, Mercouris-Christoforou, qui font un programme commun sur Macron le 5 décembre. Les deux en pleine forme, Macron étant un magnifique punching-ball qui ne cesse d’en redemander encore et encore, de connerie en connerie. Voici quelques mots de Mercouris, que je compléterai plus loin par le développement de son propos, jusqu’à ses prévisions pour la France qui met Dieu en fureur.
« ...mais je pense que vous commencez à voir l'effondrement en France du projet globaliste qui, soit dit en passant, a été en partie, vous savez, conçu et mis en œuvre et imposé à nous tous par divers intellectuels français, vous savez ce n'est pas juste quelque chose qui est complètement étranger à la France, je veux dire qu'il y a des éléments de la société française à Paris et vous savez, quelles que soient les bureaucraties qui ont travaillé pour euh vous savez le genre de système globaliste européaniste euh depuis très très longtemps... Mais je pense que c'est enfin, comme je l'ai dit, que cela atteint son point d'effondrement final maintenant...
» Il a prétendu quand il est devenu président qu'il serait l'agent de ce changement, mais la réalité est au contraire qu’il a été le président du système, c'est pourquoi il a vraiment été élu, pour cela, vous savez que c'est le cas [...]
» ...Ce que macron veut, c'est continuer la voie [globaliste] que la France a essentiellement empruntée depuis des décennies où tout ce qui est français, propre à la France est fondamentalement sacrifié au projet européen et les réformes qu'il était censé mener sont destinées à faciliter le projet neocon maintenant étant donné que le projet neocon est le système [globaliste en marche...] [...] Nous pouvons voir qu'il est en fait un défenseur de ce système et non un promoteur du changement. »
Mercouris nous offre une appréciation complètement débarrassée des salades et autres cochonneries des querelles politiques-politiciennes en France qui ne servent qu’à brouiller la vision. Il a parfaitement compris, d'une façon très originale, que les concepteurs-inspirateurs de la globalisation sont les philosophes déconstructeurs français, – Deleuze, Derrida, Foucault, etc. (sur Derrida, voir le 10 février 2020 et le 3 novembre 2022).
Il a parfaitement repéré que Macron était un candidat globaliste mis en place pour ne rien changer dans la marche déjà entreprise depuis des décennies pour transformer la France en modèle de transformation en machin globaliste. Jusqu’ici, il (Macron) a complètement échoué au niveau socio-psychologique et mis en grave danger l’ensemble du projet. Pour Mercouris, il va donc jouer son va-tout, et voici comment inotre commentateur l’envisage :
• faire durer l’actuelle pétaudière avec éventuellement un machin technocratique en fait de gouvernement, en attendant (31 mars 2025) le verdict d’inéligibilité de Marine Le Pen dont il espère qu’il entraînera l’éclatement du FN.
• Opérer son regroupement centriste-globaliste pour de nouvelles élections en juillet et remporter in extremis la palme d’or en désignant un successeur globaliste pour 2027 tout en instituant en France une ‘troïka’ de l’UE, comme en Grèce en 2015.
« C’est son plan », et tous deux, Mercouris et Christoforou, tous deux Grecs, de s’exclamer : aucune chance pour ce que cela marche, même si cela est conduit comme Macron l’espère jusqu’en juillet 2025. Aucune chance qu’un pays comme la France, incroyablement plus puissant, plus complexe, plus sophistiqué, plus identitaire, plus central à l’Europe que la France connaisse le sort de la Grèce. Au contraire, pensent et disent Mercouris-Christoforou « C’est la recette assurée pour une crise absolument colossale, qui emportera l’UE ! »
A l’Ouest, rien que du nouveau...