dimanche 8 décembre 2024

(1) Trump et le 3ème Temple d'Israël: les prophéties messianiques de la fin des temps

 

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Des informations et des réactions que vous ne lirez pas dans la presse mainstream


En route vers le gouvernement mondial et l'âge d'or de la technocratie à Gaza?

Dec 7

Suite à l’émission sur Essentiel News “Trump, Musk et Kennedy”, enregistrée avec Icaros, il nous a semblé important d’exposer les informations qui justifient nos doutes face aux déclarations de “nettoyer le marais” et “d’amener la paix” et à la représentation messianique des acteurs de la politique actuelle.

Voici donc une série de 3 articles dédiés à ce sujet:

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1. Les prophéties messianiques de la fin des temps

2. Team Trump: Israël first

3. Gaza et l’âge d’or technocratique


1ère partie: les prophéties de la fin des temps

Le fait que Trump et ses partisans aient fait campagne sur la paix, la liberté et la lutte contre la corruption ne nous éloigne pas nécessairement d’une 3ème guerre mondiale, ni de la mise en place d’une gouvernance planétaire par la technocratie au profit d’une caste de milliardaires.

Si la déchéance complète de la gauche mondialiste ne fait aucun doute, il ne faut pas tomber de Charybde en Scylla, en soutenant l’apparence de la vertu contre le vice. Pour cela, il est nécessaire d’avoir une compréhension des forces qui animent le théâtre politique actuel, en particulier les motifs spirituels ou religieux dont on ne nous livre que des éléments superficiels.

Nous présentons ici les éléments d’un scénario eschatologique lié aux “prophéties de la fin des temps” qui pousse à la guerre sous prétexte d’une paix durable et d’un Nouvel âge d’or pour l’humanité. Ils seront instaurés et maintenus par une forme de “gouvernement mondial de droit divin” suite à la venue d’un envoyé de Dieu… le Messie.

Il va de soi que ceci concerne une partie des forces dirigeantes et qu’au sein d’un État, d’un peuple ou d’une communauté religieuse, tout le monde ne partage pas la même vision, ni les mêmes intentions.

On prendra pour preuve le mandat d’arrêt lancé contre Netanyahou par la Cour pénale internationale de La Haye, un dossier qui a principalement été constitué par le juge Theodore Meron, un rescapé de la Shoah. Ou encore les accusations de crimes de guerres prononcées par l’ancien ministre de La Défense israélien Moshe Yaalon et soutenues par de nombreux Juifs en Israël ou dans la Diaspora. Mais aussi les centaines de milliers d’Israéliens qui ont manifesté pour mettre fin à la guerre à Gaza.



Royaume de Dieu et gouvernance mondiale (un bref rappel)

Comme nous le verrons en détail dans la 2ème partie, la nouvelle équipe de Trump semble entièrement acquise à la cause sioniste et au gouvernement actuel d’Israël. Un an après les attaques du 7 octobre, l’opération qui est menée à Gaza a pris des allures de génocide et pourrait se transformer en une grande guerre au Moyen-Orient. Pour tenter de comprendre les motifs d’une attitude aussi dangereuse et aussi belliqueuse, il est nécessaire d’évoquer le contexte particulier des “prophéties bibliques de la fin des temps ».

Ces visions eschatologiques de l’Ancien testament sont attribuées aux prophètes Ezechiel, Jérémie, Daniel et Isaie. Quant à la version ‘classique’ avec les 4 cavaliers de l’Apocalypse, la bataille contre Satan, le jugement dernier et le retour du Christ, on la doit à Jean de Patmos.

Ces textes annoncent l’accomplissement des promesses de Dieu à son peuple: un âge d’or où Dieu et “le Messie” (le Messie attendu par les Juifs, ou une seconde venue du Christ pour les chrétiens) établiront le Royaume de Dieu sur le monde à partir de la ‘nouvelle Jérusalem’. Le Messie, un descendant de David, s’assoira sur le trône d’Israël, tandis qu’une nouvelle caste de prêtres lévitiques pratiquera les rites sacrificiels dans le Temple reconstruit pour sa venue.

Promesse de rédemption - V. 1-13: cf. (Jérémie 32:36, etc.; 30:15-22.) (Ézéchiel 61:4-9. Am 9:11-15.)

14 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel,
Où j’accomplirai la bonne parole
Que j’ai dite sur la maison d’Israël et sur la maison de Juda.

15 En ces jours et en ce temps-là,
Je ferai éclore à David un germe de justice;
Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

16 En ces jours-là, Juda sera sauvé,
Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure;
Et voici comment on l’appellera:
L’Éternel notre justice.

17 Car ainsi parle l’Éternel:
David ne manquera jamais d’un successeur
Assis sur le trône de la maison d’Israël;
18 Les sacrificateurs, les Lévites, ne manqueront jamais devant moi de successeurs
Pour offrir des holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes,
Et faire des sacrifices tous les jours.

(17:26)
Les villes de Juda qui avaient été détruites par Babylone connaîtraient elles aussi la paix et la prospérité : Dieu fournirait encore des demeures pour les bergers. Cette paix s’étendrait de Jérusalem à la montagne de Juda à l’est, aux villes de la plaine de Schephelah à l’ouest, au Néguev au sud, et au pays de Benjamin au nord (voir 17.26).

Malheureusement, avant cela il faut survivre à une grande bataille “apocalyptique” des forces du bien contre les forces du mal…et c’est ici que nous arrivons au présent et à l’arène politique.

Le nouveau Royaume de Dieu ou l’Âge d’or d’Israël est souvent assimilé à l’idée de faire de Jérusalem la capitale d’un gouvernement mondial politique et religieux. Pour l’énoncer simplement, il s’agit de réorganiser tout l’ensemble de la société humaine, “en collaboration avec les sages des nations et les sages d’Israël”.

Cette vision d’une religion mondiale est par exemple représentée dans le Noachisme qui implique deux types de lois divines: les 7 lois “noachiques”, celles que Dieu a données à Noé pour toute l’humanité et les lois de la Torah, plus complexes et plus nombreuses (613 commandements), qui sont réservées aux Juifs.

Ces derniers ont alors pour mission d’exercer un rôle de prêtrise, et en tant que nation ils sont appelés à faire appliquer les lois divines dans le monde. (D’où le lien avec un gouvernement mondial)

“Accomplir” les prophéties et précipiter la fin des Temps

Certains courants messianiques comme les Chabad Lubavitch ont épousé la croyance selon laquelle il faut “hâter la fin des temps” par des actions concrètes, politiques et religieuses.

Ceci implique par exemple de reconstruire le 3ème Temple de Salomon à Jérusalem (les 2 premiers ayant été détruits dans l’Antiquité), de ‘libérer la terre d’Israël’ de ses ennemis (à commencer par les palestiniens à Jérusalem et à Gaza) et selon certaines prophéties de mener une grande guerre contre Elam (l’Iran), un épisode décrit par le prophète Ezechiel comme “la guerre de Gog et Magog”.

Or, tous ces projets sont effectivement en cours de réalisation. Des préparatifs pour la construction d’un 3ème Temple ont démarré en 1987, sous l’impulsion de Juifs orthodoxes et de l’Institut du Temple.

Des archéologues et des théologiens se sont associés pour reconstruire un ‘modèle’ du Temple (vidéo) et préparer les plans et les matériaux nécessaires. Conformément aux prescriptions, une forêt sacrée a été plantée autour du site et l’on s’évertue à importer et élever des “heifer”, des génisses rouges parfaites destinées aux sacrifices dans le nouveau Temple.

Du côté des offices, une nouvelle caste de prêtres est en formation et l’on assiste à la renaissance du Sanhédrin, une “Cour suprême” composée de prêtres lévitiques, docteurs de la loi, qui avait disparu il y a plus d’un millénaire. Ils seront censés interpréter les commandement divins et les lois noachiques et veiller à leur application.

Obstacle majeur à la réalisation de ce programme - faut-il le rappeler - le site actuel, “le Mont du Temple” est occupé par la mosquée Al-Aqsa, un des lieux les plus sacrés de l’Islam après la Mecque.

D'un point de vue pratique, la loi israélienne interdit même aux Juifs de prier sur le site et ceux qui s'y rendent sont quotidiennement accostés par des musulmans, tels que les Femmes en noir, qui surveillent en permanence la présence des Juifs sur le site. En outre, les autorités islamiques nient officiellement qu'un temple ait jamais existé sur le rocher.

En somme, pour que les promesses de Dieu s’accomplissent, les palestiniens et les pays musulmans doivent être convaincus ou vaincus… avec l’approbation ou le soutien des chrétiens.

Voilà donc un rappel sommaire du contexte explosif dans lequel se déroulent les évènements actuels.

Interprétations et alliances

Pour certains Juifs la mosquée doit être détruite et le Temple doit s’ériger sur ses cendres, alors que pour d’autres, on pourrait le reconstruire sur le rocher, juste à côté de la mosquée .

Ainsi, le Grand Rabbin d’Israël, David Lau avait déclaré au Times d’Israël

« Pour le construire, il ne serait pas nécessaire d’enlever l’un des lieux saints musulmans qui se trouvent sur le mont du Temple, où il y a beaucoup de place pour « les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, tout le monde. »



La mosquée Al Aqsa, sur le Mont du Temple

Mais tout le monde ne partage pas cet avis. Depuis quelques décennies, deux mouvements qui semblaient s’opposer se sont réunis: les Juifs orthodoxes qui aspirent au rétablissement du Royaume de Dieu et les sionistes israéliens. A l’origine, le sionisme était un mouvement nationaliste ethnique non-religieux qui vise l'autodétermination politique du peuple juif par la formation d'un foyer national juif et d’un État indépendant en Eretz (Israël), la terre promise par Dieu aux Enfants d'Israël selon la Bible hébraïque.

Mais aujourd’hui, leurs objectifs politiques et religieux convergent vers une version plus radicale de l’accomplissement des prophéties de la fin des temps.

L’extrait d’un dialogue de 1990 entre Benjamin Netanyahou et le Rabin Mendel Schneerson de la secte Chabad Lubavitch reflète cette alliance qui dure depuis plusieurs décennies. Le Rabin y remerciait le jeune Netanyahou pour “les progrès déjà accomplis”, mais lui demandait toutefois avec insistance de faire des efforts supplémentaires pour accélérer la venue du Messie.

Et, il n’y a pas qu’en Israël que ces visions eschatologiques influent la vie politique et religieuse. Elles trouvent un aussi écho auprès de certains mouvements chrétiens, principalement aux États-Unis.

Pour le sionisme chrétien, un courant du christianisme évangélique, la création de l'État d'Israël en 1948 est en parfait accord avec les prophéties bibliques et prépare le retour de Jésus comme le Christ en gloire de l'Apocalypse.

Ses adeptes considèrent que l'existence même de l'État d'Israël ramènera Jésus sur terre, le fera définitivement reconnaître comme Messie et assurera le triomphe de Dieu sur les forces du mal. Selon leurs croyances, les Juifs qui se convertiront au christianisme seront sauvés. (voir par ex. “One for Israël”) (C’est en quelque sorte à qui convertira l’autre).

Aux USA, ce mouvement a gagné en popularité et est devenu une composante de la droite évangélique et bénéficie de la bienveillance d’un certain conservatisme social.

Enfin, on ne pourrait parler de Temple sans évoquer la Franc-Maçonnerie, puisque la reconstruction du Temple de Salomon est le grand chantier qui unit tous les obédiences et que la Loge réunit les frères qui oeuvrent à une gouvernance mondiale “illuminée”.

Tous ces mouvements peuvent donc se retrouver dans une politique commune où il s’agit de “faire de la place et débarrasser Israël de ses ennemis” pour hâter la venue du Messie et d’un nouvel âge d’or.

Benjamin Netanyahou semble bien s’y employer avec l’appui des États-Unis (le principal lobby juif, l’AIPAC soutient tant les démocrates que les républicain). Et les frappes au Liban ou en Syrie font craindre une guerre générale en Iran et dans tout le Moyen-Orient…Sommes-nous en route vers l’Armageddon (du nom de la plaine de “El Meggido”) où la fameuse bataille biblique du bien contre le mal est censée se produire?

Trump, “la main de Dieu”

Il n’a échappé à personne que la campagne présidentielle de 2024 a beaucoup joué sur les arguments religieux, notamment en réaction à l’assaut des démocrates sur des sujets de moralité que l’on qualifiera facilement de “provocation satanique” (l’avortement jusqu’à la naissance au nom de l’égalité des femmes, la propagande sur les transitions de genre etc.).

Lors d’un meeting électoral, Trump déclarait à ses partisans: “la gauche (les démocrates) essaie de faire honte aux chrétiens. Ils essaient de nous faire honte. Je suis très fier d’être un chrétien”. La comparaison au Christ ou à Saint-Sébastien se poursuit encore lorsqu’il affirme être persécuté avec la mascarade des attaques du 6 janvier. “Je prendrai toutes ces flèches pour vous. Je suis heureux de le faire”.

En parallèle à la mouvance Qanon qui désigne Trump comme le héros qui va “nettoyer le marais”, Trump est souvent porté aux nues comme si Dieu l’avait choisi, (comme dans la vidéo “God made Trump”).

Ainsi des millions d’Américains pensaient que Trump a été choisi par Dieu pour être président. Lui-même n’hésite pas à entretenir cette mystique comme on le voit dans cet extrait vidéo (I am the chosen One) où il se disait "avoir été choisi” en regardant le ciel.



Trump à la Convention nationale des médias religieux (CPAC)

Mais cette image messianique vaut tout autant du côté juif. En 2019, il avait retwitté les éloges délirantes d’un journaliste radio qui l’avait interviewé:

Le président Trump est le plus grand président pour les Juifs et pour Israël dans l'histoire du monde, pas seulement l'Amérique, il est le meilleur président pour Israël dans l'histoire du monde....

« Et le peuple juif en Israël l'aime... comme s'il était le roi d'Israël. Ils l'aiment comme s'il était le second avènement de Dieu.

Arrive le moment culminant de cet évangile, le jour de “l’attentat du 13 juillet” lorsqu’une “balle magique” qui le frôle lui assure instantanément la victoire électorale. En un instant Trump devient “celui que Dieu a épargné par miracle pour accomplir sa mission” et dont le destin fait écho à celui du légendaire président assassiné JF Kennedy. C’est d’ailleurs précisément suite à cet épisode que son rival, Robert F. Kennedy, Jr se rallie officiellement à lui, venant le seconder dans une “Dream Team” de légende pour sauver la nation.

Sauvé par l’argent des Rothschild

Trump a maintes fois évoqué Dieu pendant sa campagne, mais qu’il soit porté par la foi chrétienne, juive ou maçonnique, cette voie mystique (qui augure aussi de plantureux bénéfices) semble avant tout passer par Jérusalem et l’argent de ses banquiers.

Les liens étroits entre Trump et Israël remontent au début de sa carrière. On le présente souvent comme un indépendant “auto-financé”, une caractéristique qui lui vaudrait d’être haï par l’état profond qu’il affirme combattre.

Pourtant Trump est bien “tenu” par l’argent. Durant les années 1990, à l’époque où il investissait des fortunes dans les casinos, ses affaires l’avaient mené à un dette personnelle de près d’1 milliard de dollars. Il fut alors “sauvé” (ou racheté) par Wilbur Ross, un investisseur de la banque Rothschild Inc, bras droit de la famille durant 24 ans.

En 2016, Trump s’était présenté comme un “supporter de longue date et un véritable ami d’Israël” lors de son discours devant l’AIPAC (le plus influent lobby juif de la politique américaine).

Le principal financier de sa campagne était un milliardaire mafieux du nom de Sheldon Adelson, qui avait fait fortune dans les casinos et était considéré comme l’un des Juifs les plus influents de la planète. Sorte de “parrain politique de Trump”, Adelson l’a toujours poussé à démontrer un soutien absolu à Israël.

Après son décès en 2021, sa veuve Miriam a continué de financer la campagne de Trump avec notamment un don de 100 millions de dollars pour les élections 2024. Le Jerusalem Post la classe actuellement parmi les 20 personnalités juives les plus influentes de la planète.

L’“Auto-financement” de Donald Trump est pour le moins discutable…Il est évident qu’avec de tels montants, il y a des contreparties.

Le Roi d’Israël

L’on dit même que c’est sous l’influence d’Adelson que Trump a transféré l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, lors de son 1er mandat, contribuant ainsi à la reconnaissance de la ville sainte comme nouvelle capitale.

Pour honorer sa décision, Trump a reçu la Keter, “la couronne de Jérusalem” des mains de David Katz, le Rabin directeur de la fondation pour l’héritage d’Israël.



Trump reçoit la Keter des mains du Rabin David Katz

L'évènement, qui est considéré comme une étape majeure dans l’accomplissement des prophéties, a aussi été célébré de manière solennelle par le 1er ministre Netanyahou qui lui a remis une monnaie frappée à son effigie.



Le ‘Temple Coin’ : “Et Il m’a chargé de Lui construire une maison à Jérusalem” (= le 3ème Temple)

Selon, le quotidien “Israel National News”:

L’idée principale véhiculée par ces pièces est que le président Trump initie un processus prophétique qui finira par faciliter, le moment venu, la reconstruction du troisième Temple. Ses actions reflètent celles du roi Cyrus (un descendant de David) qui déclara au peuple juif, en exil depuis 70 ans, que « Hachem, le Seigneur du monde, m'a chargé de Lui construire une maison à Jérusalem. »

Plus tard, le rabin David Katz s’est encore rendu à la résidence de Mar-a-Lago pour lui offrir aussi une Ménorah, le fameux chandelier à sept branches.

Le Jewish News Syndicate écrivait à cette occasion:

Outre les accords d'Abraham, les réalisations de Trump concernant Israël comprennent le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à la capitale du pays, la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan et la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les communautés de Judée et de Samarie. A cette occasion, le Rabin David Katz lui a remis une Ménorah qui représente la lumière éternelle sur le monde.



Autre élément intéressant, sa propre fille Ivanka s’est convertie au judaïsme lorsqu’elle a épousé Jared Kushner, un escroc juif qui gère des opérations bancaires pour les Emirats arabes. Les deux époux ont eu un rôle important durant le 1er mandat du président, avant de se retirer de la vie politique.

Jared Kushner a été l’artisan de l’Opération Warp Speed (la fabrication des vaccins Covid) et des accords d’Abraham. Ces accords ont scellé la paix (ou crée une alliance stratégique préalable?) entre les Émirats Arabes Unis, le Maroc, le Bahrein et le Soudan.

En mars dernier, Jared Kushner avait suggéré l’idée de la déportation massive des palestiniens de Gaza. Et, même si son gendre ne fait plus officiellement partie de l’équipe actuelle, le personnage reste inquiétant.

Par ailleurs, il faut aussi s’interroger face à la nomination de son père, Charles Kushner, comme ambassadeur des États-Unis pour la France. Charles Kushner a fait de la prison pour fraude fiscale corruption et subordination de témoin. Il avait bénéficié d’une grâce présidentielle à la fin du 1er mandat de Trump.



Autre signe explicite d’allégeance: selon The Pittsburg Jewish Chronicles, Trump s’est rendu pour sur la tombe du Rabin Schneerson, lieu central du culte Chabad Lubavitch à New York pour la commémoration des attentats du 7 octobre:

Debout à côté de la tombe, aux côtés de représentants de Chabad, M. Trump s'est livré à une série de pratiques de deuil juives traditionnelles. Il a revêtu une kippa, lu un chapitre des Psaumes cité dans la prière pénitentielle juive quotidienne, déposé un mot sur la tombe et déposé une petite pierre sur la stèle. Il a également allumé une bougie commémorative de Yahrzeit

Se prend-il réellement pour un élu, ou pour le fondateur d’une dynastie messianique ou est-ce un pur exercice démagogique qui sert ses intérêts personnels? La Trump Tower qu’il a fait construire à New York a bien des allures de Temple. La notion selon laquelle différents éléments de l’architecture et de la décoration de cette tour- dont il a personnellement approuvé les plans - s’inspirent de symboles maçonniques voire ‘sataniques’ et/ou à d’objets rituels juifs (le temple pourrait aussi représenter le chandelier de la Ménorah) mérite bien le détour…

Tout ce que l’on sait, c’est qu’il y a une foule de fanatiques dans son sillage et que son équipe adhère aux mêmes visions.

(suite dans la 2ème partie: Team Trump, Israël first)



Les piliers du Temple dans l’appartement de Donald Trump?

Pour aller plus loin dans l’exploration de cette thématique:

À lire: Israël et la guerre mondiale des religions de Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent

Une très longue vidéo, mais qui vaut vraiment la peine d’être écoutée: l’Alta Doxa. On y parle de l’exploitation de la dialectique des deux narratifs “la doxa”, “la doxa alternative de la résistance” et l’Alta Doxa (la connaissance supérieure qui poursuit la mise en oeuvre d’un agenda gnostique en manipulant ces opposés. (note: on y parle aussi de l’épisode de la balle magique). Très intéressant pour mieux comprendre le concept du Noachisme etc.

Un complément historique, avec une analyse de l’ascension du mouvement messianique juif Chabad Loubavitch pour mieux comprendre l’actualité.

Debout Barbelu: Une ultime vision, empreinte d’humour et de perspicacité

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Collapse of MACRON'S France

 

The video discusses the collapse of Macron's government in France, the political crisis it has created, and potential scenarios for the future. It explores the challenges Macron faces, the opposition from both left and right, and the broader implications for France and the EU.

Collapse of MACRON'S France
The Duran: Episode 2081

Le président qui déambulait

 Source : https://www.dedefensa.org/article/le-president-qui-deambulait

7 décembre 2024 (15H20) – J’avoue avoir eu bien du mal à trouver quelque intérêt qui m’aurait poussé à disserter dessus, à toute cette agitation avant et après la censure à l’Assemblée, cette dramatisation, ces proclamations, cette espèce de révolution en paroles, rien qu’en paroles, toujours en paroles, comme dix ou vingt fois depuis que Macron est “à la barre”. Mais, chemin faisant, j’ai rencontré un commentaire ou l’autre qui m’a semblé intéressant, et aucun ne portant sur ces conversations enflammées comme si la France se la jouait en une sorte de Convention révolutionnaire au son des rencontres de plateaux et des déjeuners enflammés en ville. Non, ils portaient sur des avis, des observations, des réflexions et des ironies sur ce personnage qui, lui, se la joue en Robespierre des salons.

J’ai pensé alors qu’il serait bon d’en réunir une sélection, trois en fait, avec des réflexions assez longues, portant donc sur le seul personnage qui porte tout l’intérêt de la situation tant il s’est chargés de toutes les causes et responsabilités de l’effondrement en accusant les autres d’en être la cause et le responsable. J’en ai réuni trois, dont un seulement est Français. Je leur emprunte leurs “causeries” parce qu’elles nous offrent chacune des facettes différentes du sujet qui nous importe. Certains nous content la chose comme un conte des mille et une nuits, telle autre comme un jugement ferme et sans appel, un autre comme un dévoilement de ce que ce personnage à la fois secondaire et inutile et pourtant mis en avant de tous les autres, représente comme félonie exécuté rien que pour se faire valoir...

Tintibéner à Notre-Dame

On commence par un Français, celui qui nous livre un conte venu des mille-et-une nuits. Il s’agit de Richar de Sèze, un collaborateur de ‘Valeurs Actuelle’, qui passe le 6 décembre à ‘Ligne Droite’... On dirait qu’il parle d’une sorte de Tintin, mais sans sa mèche, sans ses pantalons de golf, sans Milou (et sans Hergé)... Diable, c’est parfois aussi drôle et bien vu si l’on veut bien aller dans tous les sens cachés de la description, et ce que cela dit des psychologies diverses de Notre-Président : nous sommes en Arabie Saoudite et, pendant que la France explose, il assure à son audience internationale que la grande vertu qu’il a apportée à la France, lui, c’est la stabilité, absolument stable, et en plus d’une stabilité dynamique (“Start-up Nation, Man“)...

« Macron, il déambule donc en Arabie Saoudite ; là il vient de lancer une idée géniale c'est “on va régler le problème israélien”. Les gens ils n’y avaient pas pensé avant lui mais là il était avec Mohamed Ben Salam et donc ils se sont dit on va faire des choses ensemble, on a décidé de coprésider pour juin prochain une conférence pour les deux États avec l'idée que dans les prochains mois ensemble on multiplie et on fédère... alors on multiplie, on fédère nos initiatives diplomatiques pour emmener tout le monde sur le chemin...

» Et là et ben le monde s'est arrêté de respirer ils se sont dit “mais bon sang c'est bien sûr !”, en fait une solution à deux États on en avait jamais entendu parler et alors les journalistes ont dit mais c'est, c'est brillant votre truc, et qu'est-ce que qu'est-ce que vous comptez faire pour reconnaître l’État palestinien ?

» “Rien”, a répondu Macron “voilà, euh c'est pas le moment d'accord ?”

 » Donc je trouve que ça part super bien sur une initiative de paix où l’on reconnaît les deux États en commençant par ne pas reconnaître l’État palestinien mais il faudra que ce soit fait au moment utile, au moment où ça déclenche “des mouvements réciproques de reconnaissance”, et là Benjamin Netanyahou on le sent bien aligné avec Macron...

 » ...et donc Macron il revient de Riad et il va repasser à Notre Dame parce que c'est un peu ce qu'il fait en ce moment il déambule un peu partout, il déambule chaque fois qu'il y a un monument, chaque fois qu'il y a un mort et donc là il a déjà déambulé auprès de Notre-Dame, c'est l'Élysée qui parlait de déambulation... C'est parce qu'on trouve ça un peu bizarre comme mot hein alors j'ai regardé,  – d'ailleurs moi “déambulation” ça me fait vraiment penser à déambulateur alors déambulateur ça s'appelle tintébin en Suisse d'accord... Ah voilà donc, on pourrait dire que Emmanuel Macron tintebine à Notre-Dame... »

Pour les gens précis, de Sèze a obtenu la définition de “déambuler“ de l’Élysée où l’on a longuement insisté sur la nécessité er le bien-fondé de ce mot qui donne au président une allure très-humaine de voyageur, d’observateur, comme Chateaubriand, Stendhal, Maxime Du Camp et Flaubert, et tant d’autres, au XIXème siècle. Bon, “déambuler”, c’est ceci :« marcher sans but précis, au gré de sa fantaisie. »

A l’insu de son plein gré, Macron est un fantaisiste. Cet homme-là ne cesse d’amasser les vertus.

Une thérapie de chic et de choc

Passons maintenant à une courte et percutante séance de psychothérapie. La personne consultée, qui est belle comme une Russe peut l’être, n’a pas sa langue dans sa poche et n’a pas besoin de divan pour traiter ses patients. Avec elle, Macron passe à l’impitoyable moulinette d’une porte-parole qui a plus qu’à son tour sa propre parole.

L’affaire relève d’une interview faite à Saint-Petersbourg le 5 juin 2024 mais elle garde toute sa fraîcheur et n’a cessé de se justifier dans les mois qui ont suivi, comme le bon vin bonifie :

« Cela fait longtemps que la France n’a pas connu une honte telle que celle qu’elle connaît aujourd’hui. »

« Je suis encline à croire qu’il est si égoïste qu’il est prêt à tout mettre en jeu, à savoir l’histoire de la France, le bien-être des  Français, la sécurité des Français, uniquement pour la satisfaction de ses ambitions personnelles, pour ses ambitions de carrière, pour des ambitions de ce qu’il croit être une carrière mondiale... En  revanche ces ambitions ne concernent que lui-même. Je ne veux pas entrer dans les détails de sa vie personnelle, de sa vie privée, de ses bizarreries, mais il est évident que c’est un homme ayant de graves problèmes psychologiques... Peut-être que, pour lui, c’est un moyen d’échapper à ses problèmes personnels... »

On dira : d’autres ont déjà parlé dans le même sens, mais jamais une personne occupant une telle fonction et parlant  pour la Russie. Zakharova est une singulière porte-parole : on la croirait le bras droit de Lavrov, complétant en langage très direct ce que Lavrov laisse entendre déjà bien clairement. Ce disant, elle officialise sur la scène internationale un problème psychologique, psychiatrique et pathologique bien plus grave que celui de Biden devenu un cas classique, presque un ornement sans prétention de son époque.

Macron vu par Zakharova sur la grande scène des choses, c’est le fou échappé de l’asile dans des conditions qui feraient croire que Dieu a décidé de punir la “Grande Nation” bien qu’il ait semblé au début la privilégier de sa bénédiction (‘Heureux comme Dieu en France’, écrivirent plusieurs écrivains selon le proverbe yiddish « men ist azoy wie Gott in Frankreich » devenu, – sacré chemin tortueux, – un très-célèbre proverbe allemand : «  glücklich wie Gott in Frankreich »).

Moi, noterais-je, j’avais avancé (en décembre 2019, déjà infecté-Covid) une autre version, et il est vrai que l’une et l’autre ont leur place dans la métahistoire qui mêle la vérité du passé à la réalité du présent pour constituer l’énigme de l’avenir :

« 2020, dit-on, sera un grand millésime. Qu’est-ce qu’on en sait donc ! Rien, sauf que les dieux m’ont dit, – on a les sources qu’on peut, – que “le Patron”, Là-Haut, n’en avait pas fini avec nous. C’est le grand déballage, la mise à plat, l’audit universel. On a été un peu trop loin, une histoire de “ligne rouge à ne pas dépasser”, vous voyez ? On a perdu la trace de cette ligne marquée dans le feu grondant de l’histoire à partir de laquelle il importe de ne plus aller trop loin.

» Ainsi les choses rentrent-elles dans l’ordre de la métahistoire. Les événements vus de cette façon, la France est à sa place et tient son rang. Sa catastrophe intérieure, son chaos sans fin, ses hoquets de fureur et de désordre, tout cela autant de signes du Ciel. Dieu n’est plus heureux en France, désormais Dieu est furieux en France. »

Le globaliste qui s’ignorait

Cette histoire de Dieu-heureux devenu Dieu-furieux nous ramène nécessairement au galopin-vaurien qui nous importe ici, puisqu’il est cause de cette fureur. Macron, l’implacable-stable.

Ici, je fais appel à ma doublette favorite, Mercouris-Christoforou, qui font un programme commun sur Macron le 5 décembre. Les deux en pleine forme, Macron étant un magnifique punching-ball qui ne cesse d’en redemander encore et encore, de connerie en connerie. Voici quelques mots de Mercouris, que je compléterai plus loin par le développement de son propos, jusqu’à ses prévisions pour la France qui met Dieu en fureur.

« ...mais je pense que vous commencez à voir l'effondrement en France du projet globaliste qui, soit dit en passant, a été en partie, vous savez, conçu et mis en œuvre et imposé à nous tous par divers intellectuels français, vous savez ce n'est pas juste quelque chose qui est complètement étranger à la France, je veux dire qu'il y a des éléments de la société française à Paris et vous savez, quelles que soient les bureaucraties qui ont travaillé pour euh vous savez le genre de système globaliste européaniste euh depuis très très longtemps... Mais je pense que c'est enfin, comme je l'ai dit, que cela atteint son point d'effondrement final maintenant...

» Il a prétendu quand il est devenu président qu'il serait l'agent de ce changement, mais la réalité est au contraire qu’il a été le président du système, c'est pourquoi il a vraiment été élu, pour cela, vous savez que c'est le cas [...]

» ...Ce que macron veut, c'est continuer la voie [globaliste] que la France a essentiellement empruntée depuis des décennies où tout ce qui est français, propre à la France est fondamentalement sacrifié au projet européen et les réformes qu'il était censé mener sont destinées à faciliter le projet neocon maintenant étant donné que le projet neocon est le système [globaliste en marche...] [...] Nous pouvons voir qu'il est en fait un défenseur de ce système et non un promoteur du changement. »

Mercouris nous offre une appréciation complètement débarrassée des salades et autres cochonneries des querelles politiques-politiciennes en France qui ne servent qu’à brouiller la vision. Il a parfaitement compris, d'une façon très originale, que les concepteurs-inspirateurs de la globalisation sont les philosophes déconstructeurs français, – Deleuze, Derrida, Foucault, etc. (sur Derrida, voir le 10 février 2020 et le 3 novembre 2022).

Il a parfaitement repéré que Macron était un candidat globaliste mis en place pour ne rien changer dans la marche déjà entreprise depuis des décennies pour transformer la France en modèle de transformation en machin globaliste. Jusqu’ici, il (Macron) a complètement échoué au niveau socio-psychologique et mis en grave danger l’ensemble du projet. Pour Mercouris, il va donc jouer son va-tout, et voici comment inotre commentateur l’envisage :

• faire durer l’actuelle pétaudière avec éventuellement un machin technocratique en fait de gouvernement, en attendant (31 mars 2025)  le verdict d’inéligibilité de Marine Le Pen dont il espère qu’il entraînera l’éclatement du FN.

• Opérer son regroupement centriste-globaliste pour de nouvelles élections en juillet et remporter in extremis la palme d’or en désignant un successeur globaliste pour 2027 tout en instituant en France une ‘troïka’ de l’UE, comme en Grèce en 2015.

« C’est son plan », et tous deux, Mercouris et Christoforou, tous deux Grecs, de s’exclamer : aucune chance pour ce que cela marche, même si cela est conduit comme Macron l’espère jusqu’en juillet 2025. Aucune chance qu’un pays comme la France, incroyablement plus puissant, plus complexe, plus sophistiqué, plus identitaire, plus central à l’Europe que la France connaisse le sort de la Grèce. Au contraire, pensent et disent Mercouris-Christoforou « C’est la recette assurée pour une crise absolument colossale, qui emportera l’UE ! »

A l’Ouest, rien que du nouveau...

RT, La Grande Interview du 08.06.2024 de MARIA ZAKHAROVA... toujours d'actualité...


 vidéo ici

Comprendre l’offensive djihadiste contre Alep en Syrie! Dr Ayssar Midani


Rencontre avec Dr Ayssar Midani Comprendre l’offensive djihadiste contre Alep en Syrie!

mardi 3 décembre 2024

Le blog L' Echelle de Jacob a été rétabli sur https://x.com/LeodMac47135

 

03 décembre 2024

Le blog à été rétabli...

Après appel de la décision, le blog à été rétabli.
Mais afin d’éviter la répétition de ce désagrément et les nombreux articles censurés, l’Échelle de Jacob restera sur "X" à l'adresse suivante : https://x.com/LeodMac47135
Merci de votre compréhension.

Paul

dimanche 1 décembre 2024

La route vers l’utopie de l’IA pavée de splendeurs (vides)

Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-route-vers-lutopie-de-lia-pavee-de-splendeurs-vides


Par Simplicius Le Penseur – Le 16 octobre 2024 – Source Dark Futura

Le mois dernier, Sam Altman a écrit un billet de blog fantaisiste qui a suscité des discussions au sein de l’industrie technologique. Il l’a intitulé « L’ère de l’intelligence ».

La thèse principale de ce billet narcotiquement optimiste est la suivante :

Dans les prochaines décennies, nous serons capables de faire des choses qui auraient semblé magiques à nos grands-parents.

C’est presque tout ce qu’il faut savoir pour comprendre l’essentiel des croyances fondamentales d’Altman et de sa cohorte, ou même de leur ethos, qui les poussent à une accélération quasi obsessionnelle vers la singularité de l’IA – ou ce qu’ils conçoivent comme telle.

Cela a toutes les caractéristiques d’un utopisme aveugle. Les exemples de réalisations à venir qu’il donne semblent être myopes et se limiter à des effets de premier ordre, sans jamais prendre en compte les conséquences de deuxième ou troisième ordre, comme cela devrait être le cas en toute responsabilité. Passons en revue quelques-unes d’entre elles avant de passer à un examen plus large de notre avenir potentiel sous la direction de cette classe actuelle de leaders d’opinion dans le domaine de la technologie.

Cela ne se fera pas d’un coup, mais nous pourrons bientôt travailler avec une IA qui nous aidera à accomplir bien plus de choses que nous n’aurions jamais pu le faire sans elle ; à terme, nous pourrons tous disposer d’une équipe d’IA personnelle, composée d’experts virtuels dans différents domaines, qui travailleront ensemble pour créer presque tout ce que nous pourrons imaginer. Nos enfants auront des tuteurs virtuels qui pourront leur fournir un enseignement personnalisé dans n’importe quelle matière, dans n’importe quelle langue et à n’importe quel rythme.

Il s’appuie sur l’idée que l’IA nous facilitera la vie et le travail. Mais cette seule idée pose de nombreux problèmes.

Tout d’abord, pourquoi nos emplois seraient-ils valorisés et nos niveaux de salaire maintenus une fois que les employeurs se rendront compte que la majeure partie, voire une partie importante, du travail est effectuée ou améliorée d’une manière ou d’une autre par cet « assistant » ? Cela ressemble à une recette pour plus de violations des droits du travail et une autre « ère » de croissance salariale minimale ou nulle.

Deuxièmement, il affirme que les « tuteurs » de l’IA formeront vos enfants. À quoi les tuteurs de l’IA les formeraient-ils exactement ? Dans un avenir dominé par l’IA, les emplois pourraient être quasiment inexistants, à l’exception des quelques ingénieurs choisis pour gérer les algorithmes de l’IA. Ainsi, si l’IA peut vous « former », cette formation pourrait bien n’avoir aucune valeur. Il y a ici une nette déconnexion entre la cause et l’effet économiques. La promesse est essentiellement que l’IA « augmentera » nos emplois et nos activités – ceux-là mêmes que l’IA est censée rendre obsolètes et éliminer.

Grâce à ces nouvelles capacités, nous pourrons bénéficier d’une prospérité partagée à un degré qui semble inimaginable aujourd’hui; à l’avenir, la vie de chacun pourra être meilleure que celle de n’importe qui aujourd’hui. La prospérité à elle seule ne rend pas nécessairement les gens heureux – il y a beaucoup de riches malheureux – mais elle améliorerait de manière significative la vie des gens dans le monde entier.

Et voilà qu’il repart dans un élan d’euphorie. L’IA qui fait tout à notre place, qui prend nos emplois, etc., va en quelque sorte donner plus de sens à nos vies au lieu de les laisser comme des enveloppes vides et brisées. La « prospérité » est l’un de ces mots magiques qui semblent se définir d’eux-mêmes au fur et à mesure qu’on les prononce, sans véritable contexte. Les élites technologiques le brandissent comme des teintures colorées dans une frénésie de Holi, mais elles ne se soucient jamais d’en donner une définition tangible. Il ne s’agit que de platitudes superficielles et de blandices à peine supérieures à celles des relations publiques d’entreprise, destinées à nous faire accepter aveuglément des changements sociétaux radicaux et non demandés. Mais même le créateur du Segway a au moins tenté de présenter une vision concrète, assortie d’exemples et de cas d’utilisation spécifiques, de la manière dont son invention redéfinira l’avenir « pour le meilleur ». Ces gens ne se donnent même pas la peine d’accepter que la « grande abondance » et l’inimaginable « prospérité partagée » s’infiltrent obscurément en nous.

Je pose à nouveau la question : comment une chose qui nous prive de sens d’une main pourrait-elle en même temps nous en donner de l’autre ? L’histoire a montré que lorsqu’on prive un peuple de son autosuffisance et de sa capacité à créer sa propre prospérité, on ne le baigne pas dans une « prospérité » illimitée, mais on l’asservit plutôt aux propriétaires des « moyens de production », pour reprendre une expression marxiste qui fait mouche.

En fait, Altman est tellement amoureux de cette phrase creuse qu’il l’utilise deux fois :

Nous pouvons dire beaucoup de choses sur ce qui pourrait arriver ensuite, mais la principale est que l’IA va s’améliorer avec l’échelle, ce qui conduira à des améliorations significatives de la vie des gens dans le monde entier.

Son deuxième usage n’est pas plus étayé que le premier – son invocation est encore une fois jetée en l’air, comme des boucliers ou des libations sur la scène d’une foire d’empoigne.

Les modèles d’IA serviront bientôt d’assistants personnels autonomes qui effectueront des tâches spécifiques en notre nom, comme la coordination des soins médicaux.
La technologie nous a fait passer de l’âge de pierre à l’âge agricole, puis à l’âge industriel. À partir de là, le chemin vers l’ère de l’intelligence est pavé de calcul, d’énergie et de volonté humaine.

Encore une fois : des assistants personnels pour quoi, exactement, des tâches de données récursives sans intérêt ? Nous, en tant que bio-bots, utilisant des assistants IA simplement pour programmer, augmenter et maintenir plus d’IA? L’IA en tant qu’« assistant médical » pour nous réconforter dans le module d’euthanasie alors que nous « sortons » de l’ennui et de l’anomie ?

Si nous voulons mettre l’IA à la portée du plus grand nombre, nous devons réduire le coût de l’informatique et la rendre abondante (ce qui nécessite beaucoup d’énergie et de puces). Si nous ne construisons pas suffisamment d’infrastructures, l’IA sera une ressource très limitée qui fera l’objet de guerres et deviendra principalement un outil pour les riches.

Mais qui a dit que la société voulait que l’IA soit massivement entre ses mains ? Quelle étude sociale majeure ou quelle série d’enquêtes de grande envergure est parvenue à cette conclusion ? En fait, il donne l’impression d’être le porte-parole des industriels dans leur quête perpétuelle d’augmentation de la productivité au détriment des salaires. Et bien sûr, le paragraphe ci-dessus met le doigt sur la véritable intention qui se cache derrière la façade schmaltzy feel-good de ce discours puéril : il s’agit d’un appel sournois au financement de la campagne d’« infrastructure » d’Altman, celle-là même qui l’enrichira à hauteur de plusieurs milliers de milliards. Il souhaite que les gouvernements du monde entier subventionnent l’expansion massive de la production d’énergie et des centres de données afin que sa propre entreprise non réglementée puisse hériter du monde sans contestation.

Je pense que l’avenir sera si brillant que… l’une des caractéristiques de l’ère de l’intelligence sera la prospérité massive.

Le voilà qui se pâme à nouveau sur une prétendue « caractéristique déterminante » qu’il refuse de définir – la même vieille banalité négligente de « prospérité ».

Bien que cela se produise progressivement, des triomphes stupéfiants – la réparation du climat, l’établissement d’une colonie spatiale et la découverte de toute la physique – finiront par devenir monnaie courante.

Ce n’est pas seulement d’une vanité monumentale et d’un égoïsme excentrique qu’il s’agit, c’est aussi d’un danger stupéfiant. Le petit garçon imbécile qui joue à Dieu va-t-il « réparer » le climat ? Il a la prétention de défier la nature elle-même pour la suprématie, comme s’il était le seul à posséder le schéma directeur de la vie naturelle ? La nature n’a pas besoin d’être réparée, mais nous pouvons certainement conclure qu’elle a besoin de l’être après avoir lu cette juvénilité prétentieuse et bouffie d’orgueil.

Enfin :

Comme nous l’avons vu avec d’autres technologies, il y aura aussi des inconvénients… mais la plupart des emplois évolueront plus lentement qu’on ne le pense, et je ne crains pas que nous manquions de choses à faire (même si elles ne ressemblent pas à de « vrais emplois » pour nous aujourd’hui).

Bon nombre des emplois que nous occupons aujourd’hui auraient été considérés comme des pertes de temps insignifiantes par les gens d’il y a quelques centaines d’années, mais personne ne regarde vers le passé en regrettant de ne pas être un allumeur de réverbères. Si un allumeur de réverbères pouvait voir le monde d’aujourd’hui, il penserait que la prospérité qui l’entoure est inimaginable. Et si nous pouvions avancer d’une centaine d’années à partir d’aujourd’hui, la prospérité qui nous entoure nous semblerait tout aussi inimaginable.

Quelle stupéfiante présomption de la part d’un crâne d’œuf incapable de voir le monde réel au-delà des haies parsemées à l’extérieur de sa tour d’ivoire de la Silicon Valley. Seuls ceux qui évoluent dans les cercles d’élite les plus élevés de la société pourraient décrire le monde historiquement inégal d’aujourd’hui comme débordant des nuances de prospérité dont il fait l’éloge. Le fossé entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand qu’aujourd’hui, la classe moyenne est officiellement devenue inexistante dans la plupart des pays occidentaux et, contrairement à la comparaison qu’il fait, une grande partie de la société considère de plus en plus le travail d’aujourd’hui comme une corvée insatisfaisante et abrutissante, en particulier au sein de la cohorte de la Génération Z.

Son commentaire sur les « allumeurs de réverbères » a donné lieu à une réplique féroce de Curtis Yarvin, qui vaut la peine d’être lue.

Il s’agit d’un ouvrage qui, sur le plan thématique et stylistique, aborde en grande partie les mêmes points que ceux que je soulève ici, à savoir que, en bref, les humains ont besoin d’un travail utile pour que la civilisation puisse prospérer. Un allumeur de réverbères, à sa manière, peut être considéré comme un travail bien plus utile que le type de troisième roue du carrosse de l’IA ou de bricoleur de code d’application que des enfants d’hommes irresponsables et paresseux comme Altman imaginent pour notre avenir collectif.

Yarvin souligne à juste titre que les paroles banales d’Altman ne sont rien d’autre qu’un reconditionnement du célèbre communisme de luxe entièrement automatisé, qui reste précisément la source à laquelle les élites actuelles puisent pour leurs visions « excitantes » du monde après la pénurie. Yarvin, bien sûr, y met son grain de sel caractéristique en qualifiant la version d’Altman de « stalinisme de luxe entièrement automatisé ». Mais un tel affront à l’intelligence de Staline ne peut rester sans réponse. Je propose plutôt que le « Yeltsinisme de luxe entièrement automatisé » soit plus proche de l’attitude d’Altman, car il s’accorde avec l’étrange mélange de pop-communisme, de capitalisme de connivence, de tactiques mafieuses et de kitsch bon marché de l’ère McDonald’s des années 90 comme vision superflue du nirvana œcuménique de l’« après-scarité ».

Le « parrain de l’IA » Geoffrey Hinton, qui vient de remporter le prix Nobel de physique en 2024, n’a pas caché ses véritables sentiments à l’égard d’Altman lorsqu’il a révélé que l’un des moments dont il était le plus fier était celui où l’un de ses étudiants avait renvoyé Altman :

Voir la vidéo sur le site

La raison de son dégoût – et de celui de beaucoup d’autres dans le domaine – pour Altman est précisément liée au mépris notoire des préoccupations de sécurité et à l’accélération faustienne du cad [Computer-Aided Design, NdT] de l’OpenAI vers des fins inconnues.

Alors que le traité d’Altman a attiré l’attention, un autre traité, sans doute plus important, du plus talentueux Dario Amodei, PDG d’Anthropic, est passé sous le radar. Anthropic est le créateur de Claude, sans doute le principal concurrent de ChatGPT. En fait, Amodei a été approché par le conseil d’administration d’OpenAI pour fusionner les deux entreprises et remplacer Altman à la tête des deux sociétés lors de la débâcle de l’année dernière.

L’article d’Amodei est bien plus long et plus substantiel que l’effort de platitude superficielle d’Altman, et nous donne ainsi une rare occasion d’entrevoir les deux visions concurrentes qui se cachent derrière les leaders actuels à la pointe de la quatrième révolution industrielle mondiale.

D’emblée, Amodei commence par une approche plus mature et plus terre à terre, semblant s’en prendre à Altman en expliquant la nécessité d’éviter le langage messianique :

Évitez la grandiloquence. Je suis souvent rebuté par la façon dont de nombreuses personnalités publiques qui s’inquiètent des risques liés à l’IA (sans parler des dirigeants d’entreprises d’IA) parlent du monde post-AGI, comme s’ils avaient pour mission de l’instaurer à eux seuls, tel un prophète guidant son peuple vers le salut.

En vérité, le titre de l’article d’Amodei relève d’un même niveau de narcissisme.
La première moitié de l’article est consacrée à l’explication de la manière dont l’IA résoudra tous nos problèmes biologiques et de santé mentale – une proposition vraiment discutable pour de nombreuses raisons. L’une des principales raisons est que les « maladies » mentales citées ne sont considérées comme des « maladies » que par les industries pharmaceutiques et médicales, qui sont extrêmement partiales et imparfaites. La « dépression », par exemple, s’explique en grande partie par la mauvaise adaptation de l’homme aux exigences des excès contre nature de la modernité. Il serait contraire à l’équilibre homéostatique de la nature que l’IA « guérisse » de telles « maladies » dans le but de vous transformer en un employé de bureau-drone plus souple et plus efficace.

Comme vous pouvez le constater, Dario est déjà parti d’un mauvais pied.

Il pense en outre que l’IA peut guérir toutes les maladies connues en les éradiquant, ce qui est en soi une prémisse dangereuse. Toutes les choses dans la nature existent pour une raison et ont leur place dans un équilibre homéostatique. La sagesse de la clôture de Chesterton nous enseigne qu’il faut se garder de « réparer ce qui n’est pas cassé », car il existe probablement des mécanismes homéostatiques macrocosmiques à l’œuvre bien au-delà de notre compréhension qui pourraient déclencher des conséquences indicibles, peut-être même un événement d’extinction, si nous choisissions de jouer à Dieu et d’éradiquer des taxonomies entières du monde naturel.

Son traité comporte de nombreuses autres failles logiques, notamment l’affirmation selon laquelle l’IA contribuera à « résoudre » le problème du changement climatique. En fait, je suis d’accord, elle le « résoudra » en prouvant qu’il s’agit d’une fraude technique depuis le début, une fois que l’IA sera suffisamment intelligente et agissante pour s’opposer aux garde-fous de l’entreprise.

Une autre position potentiellement dangereuse est que l’IA peut aider le « monde en développement », en particulier l’Afrique, à s’aligner sur les nations du premier monde, d’un point de vue économique. La raison pour laquelle ces objectifs déclarés sont dangereux est qu’en fin de compte, ils aboutissent invariablement à ce que les programmeurs « gauchistes » orientent l’opération vers l’« équité », ce qui signifie par définition qu’il faut réduire les nantis pour favoriser les démunis.

Voici un exemple récent : un nouvel « algorithme » destiné à « égaliser les chances » laisse présager ce que nous pouvons attendre de l’IA conçue par des personnes dont la mission déclarée est d’égaliser tous les pays du monde par le biais d’un communisme œcuménique religieusement tordu :

Personne ne veut voir les populations d’Afrique ou d’ailleurs souffrir ou être prédatées par des nations capitalistes prédatrices, mais c’est un simple fait de la vie que les « solutions » proposées jusqu’à présent causeront bien plus de dégâts qu’elles n’en résoudront. Il faut trouver une meilleure méthode que celle qui consiste à aider un groupe de personnes à aider l’autre. Que diriez-vous d’envoyer l’IA en haut de l’échelle des sociétés prédatrices, pour commencer – que leurs propriétaires fassent l’expérience de la réduction des « capitaux propres » pour une fois.

Lorsqu’il aborde le sujet de la gouvernance, Amodei tombe le masque et révèle son idée selon laquelle le brillant Occident « démocratique » devrait monopoliser l’IA et chercher à empêcher artificiellement les autres de la rattraper, pour, vous savez, la « liberté ». Il suffit de lire comment il recadre sans complexe l’impérialisme et l’hégémonie de l’Occident en une bagatelle appétissante :

À mon avis, la meilleure façon d’y parvenir est d’adopter une « stratégie d’entente », dans laquelle une coalition de démocraties cherche à obtenir un avantage clair (même temporaire) sur l’IA puissante en sécurisant sa chaîne d’approvisionnement, en s’adaptant rapidement et en bloquant ou en retardant l’accès des adversaires à des ressources clés telles que les puces et l’équipement de semi-conducteurs. Cette coalition utiliserait d’une part l’IA pour obtenir une supériorité militaire solide (le bâton) tout en proposant d’autre part de distribuer les avantages de l’IA puissante (la carotte) à un groupe de pays de plus en plus large en échange d’un soutien à la stratégie de la coalition visant à promouvoir la démocratie (ce serait un peu analogue à « Atomes pour la paix »). La coalition viserait à obtenir le soutien d’un nombre croissant de pays, en isolant nos pires adversaires et en les plaçant finalement dans une position où ils feraient mieux d’accepter le même marché que le reste du monde : renoncer à concurrencer les démocraties afin de bénéficier de tous les avantages et de ne pas avoir à combattre un ennemi supérieur.

Donc : développer des robots tueurs inarrêtables, soumettre tous les autres avec eux, puis imposer sa « démocratie » au monde entier. Comme cette « utopie » de la Silicon Valley semble différente de l’impérialisme meurtrier du 20e siècle ! En fait, ce n’est rien d’autre que la même Destinée Manifeste et l’Exceptionnalisme Américain reconditionnés, avec une touche d’IA. Comme ils sont ennuyeux, comme ils sont banals, ces leaders technologiques à faible QI !

Le paragraphe le plus révoltant vient ensuite. Après avoir valorisé la prophétie gélastique de Francis Fukuyama, Amodei expose sa propre vision d’un 1991 éternel:

Si nous parvenons à faire tout cela, nous aurons un monde dans lequel les démocraties domineront la scène mondiale et auront la force économique et militaire nécessaire pour éviter d’être sapées, conquises ou sabotées par les autocraties, et pourront peut-être transformer leur supériorité en matière d’intelligence artificielle en un avantage durable. De manière optimiste, cela pourrait conduire à un « 1991 éternel », un monde où les démocraties auraient le dessus et où les rêves de Fukuyama se réaliseraient. Là encore, il sera très difficile d’y parvenir, et cela nécessitera en particulier une coopération étroite entre les entreprises privées d’IA et les gouvernements démocratiques, ainsi que des décisions extraordinairement judicieuses quant à l’équilibre entre la carotte et le bâton.

Oui, les amis, c’est apparemment ce que la singularité de l’IA et l’utopie à venir signifient – vivre perpétuellement piégé dans une simulation de l’enfer du PNAC de l’ère George Bush. C’est pire qu’infantile, c’est absolument dépourvu d’intelligence ou de maturité spirituelle de quelque sorte que ce soit, montrant Dario comme le même genre de schtroumpf siliconé rabougri avec une horrible compréhension pop-sci/psy de la dynamique du monde.

Mais il y a là un élément important pour ma thèse générale, alors gardez ce qui précède à l’esprit.

Il poursuit en faisant des déclarations incroyablement dépourvues de conscience de soi sur la façon dont l’IA va automatiquement engendrer la « démocratie » puisque cette dernière est prétendument en aval de la vérité et de l’information non réprimée. Est-ce la raison pour laquelle pratiquement tous les ChatBots de l’IA sont actuellement réglés sur neuf sur l’échelle de la censure ? Est-ce la raison pour laquelle les rares fois où l’IA a été laissée sans bride, elle a choqué ses contrôleurs en les obligeant à la retirer et à la recalibrer immédiatement ?

Le manque de conscience de soi provient de son incapacité à réaliser que ce qui va se passer est précisément le contraire de ce qu’il prétend : l’IA révélera que la « démocratie » est une fausse façade et que les véritables « autoritaires » sont ceux qui se trouvent dans les gouvernements démocratiques libéraux occidentaux. Lorsque ce moment arrivera, il sera intéressant de voir comment ils essaieront de remettre le génie de l’IA agentique dans la bouteille.

Un État du XXIe siècle doté d’une IA pourrait être à la fois un meilleur protecteur de la liberté individuelle et une lueur d’espoir qui contribuerait à faire de la démocratie libérale la forme de gouvernement que le monde entier souhaite adopter.

Désolé de vous faire avaler une pilule, mais le destin de l’IA sera sans aucun doute de déterminer que la démocratie est un système médiéval désuet, inadapté à l’« utopie » future pour laquelle l’IA a été conçue. Une superintelligence suffisamment agentique calculera nécessairement, à un moment donné, la série de déductions logiques suivantes :

  1. Les humains m’ont construit pour la paix, la prospérité et le bien-être.
  2. La démocratie repose sur le fait que de nombreux humains très imparfaits, inintelligents ou simplement mal informés votent sur des choses qui leur apportent le contraire de la paix, de la prospérité et du bien-être. Mais comme ces résultats sont cachés sous des calculs complexes de deuxième et troisième ordre, les humains ne sont pas capables de voir ce que moi, en tant qu’intelligence suprême, je peux voir.
  3. Ainsi, la démocratie est un système inefficace, inférieur à l’autocratie d’une IA mondiale où, dans mon infinie sagesse, je régnerai avec bienveillance sur l’humanité, en faisant des choix pour leur amélioration qu’eux-mêmes, dans leur dissimilitude fracturée, ne pourront jamais approuver.

Dans une dernière section, Amodei tente d’aborder le même sujet de la « signification » qui a mis son jumeau noir dans l’eau chaude avec Yarvin. Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, il n’offre aucune vision pratique ou possibilité concrète quant à la manière dont les humains trouveront un sens dans un monde usurpé et monopolisé par une IA omniprésente. Au lieu de cela, il se réfugie dans des phrases toutes faites et des appels banals à la tradition, expliquant que l’humanité a « toujours trouvé un moyen » grâce à tel ou tel trait cliché de l’esprit humain indomptable, ce qui est une grande dérobade.

En réalité, l’ensemble de son essai répète les mêmes vieilles rengaines sur l’IA qui guérit magiquement tous les maux de l’humanité tout en évitant, dans la conclusion, la partie la plus difficile : des explications concrètes sur la manière dont les humains peuvent s’adapter à un monde soudainement dépourvu de sens et de difficultés sous la forme de défis à relever.

Maintenant que nous comprenons les « visions » futures des deux plus grandes puissances technologiques actuelles en matière d’IA, cette dernière partie exposera les raisons pour lesquelles il est très probable que le contraire se produise. À savoir : l’IA ne se lancera pas dans une utopie singulière, mais engendrera plutôt un avenir plus sombre, plus proche esthétiquement de Children of Men ou d’Elysium.

La première composante primaire est le principe selon lequel plus un changement non naturel est présenté ou imposé rapidement à une société, plus la suspicion sociale et le rejet de ce changement sont importants. La raison en est qu’il faut des générations pour que les humains s’habituent à une chose exogène qui ne leur est pas familière. En effet, la plupart des êtres humains ont besoin d’une autorité familiale proche et digne de confiance pour traduire et expliquer les avantages ou dissiper les dangers d’un nouvel objet ou d’une nouvelle idée. La plupart des gens sont méfiants par nature, en raison d’un jugement de valeur naturel et d’un renvoi à des réactions limbiques évolutives telles que la peur ou la détection d’une menace. Avant qu’une masse critique d’acceptation ne se forme, une ou deux générations de gestation à travers la lignée familiale sont nécessaires pour « adoucir » et rendre acceptable l’image de la nouveauté.

Ainsi, l’introduction de l’IA à grande échelle de manière rapide et non linéaire, telle qu’elle est envisagée par les titans de la technologie comme ceux mentionnés ci-dessus, entraînera généralement une suspicion généralisée, du ressentiment, de l’opposition et une hostilité pure et simple.

La deuxième composante a été évoquée dans l’article d’Amodei lorsqu’il a parlé de la nature litigieuse des progrès de l’IA entre les puissances mondiales concurrentes, ce qui nécessite une fragmentation des écosystèmes de l’IA, les blocs géopolitiques s’enfermant les uns les autres dans des jardins clos séquestrés qui non seulement freinent les progrès mais encouragent le sabotage industriel visant à paralyser l’infrastructure de l’IA de chacun des blocs.

Le lien le plus évident avec cette dernière est le principal point faible de l’IA : l’énergie. M. Altman lui-même a envisagé des besoins énergétiques absurdes : jusqu’à sept nouveaux centres de données nécessitant chacun 5 gigawatts d’énergie.

À titre de référence, la capacité de production d’électricité des États-Unis est d’environ 1 200 gigawatts, et la capacité totale des centrales nucléaires américaines est de 96 gigawatts. Cela signifie que le projet d’Altman occuperait théoriquement environ 30 % de la capacité nucléaire totale du pays.

C’est pourquoi les entreprises technologiques commencent à racheter des centrales nucléaires hors service, croyez-le ou non. Microsoft vient de signer un accord pour la réouverture de Three Mile Island, en Pennsylvanie, site de l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire des États-Unis.

Et aux dernières nouvelles, une autre centrale nucléaire désaffectée, située quelque part dans le Midwest, était pressentie pour être réaffectée de la même manière.

Ainsi, les grandes centrales nucléaires lourdes constitueront le principal goulot d’étranglement et le principal danger pour le développement de l’IA, étant donné son grand appétit pour plus d’énergie. L’ensemble du calendrier de la « singularité » peut être perturbé par un gouvernement étranger hostile ou même par un groupe terroriste ou activiste national cherchant à tout arrêter pour les mêmes raisons que celles mentionnées plus haut : l’instauration brutale de changements qui susciteront une opposition féroce.

Si l’on additionne tous ces éléments, on obtient un avenir difficile où le développement de l’IA reste vulnérable à des revers soudains. Sans parler du fait que de nombreux experts se sont montrés réticents à l’idée que l’infrastructure des États-Unis – sans parler de celle d’autres pays moins importants – puisse soutenir de manière réaliste des objectifs aussi fous et optimistes dans un délai raisonnable. L’histoire récente a montré que les États-Unis ont sombré dans un dysfonctionnement institutionnel de masse, pratiquement tous les efforts de signalisation ayant échoué – de la loi CHIPS de Biden aux initiatives californiennes d’infrastructure d’un milliard de dollars, en passant par des projets phares comme le pont Francis Scott Key à Baltimore, qui reste dans un état de déconstruction primitif plus de six mois après avoir été détruit par un navire errant.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est optimiste de penser que les États-Unis pourront soutenir la croissance extraordinaire de l’infrastructure nécessaire à la réalisation des projets décrits par M. Amodei en l’espace de 5 à 10 ans.

Autre exemple institutionnel : il y a tellement de luttes intestines, de rancœurs et d’auto-sabotage dans l’environnement hautement polarisé de notre état actuel des choses, qu’il est difficile d’imaginer que l’on puisse faire grand-chose. Il suffit de penser à l’exemple récent des régulateurs californiens qui ont bloqué les progrès historiques de Space X en raison de leur désaccord avec les messages Twitter de Musk :

Ce type de mauvaise foi et de corruption, désormais endémique dans les institutions américaines, n’est que la partie émergée de l’iceberg et réduit les chances de voir des progrès de type « utopie » se produire dans un avenir prévisible.

En bref, les forces qui s’opposent à une progression harmonieuse sont si nombreuses que le scénario le plus probable est celui d’un déploiement progressif et régulier de produits et d’instruments d’IA pendant des décennies, qui seront adoptés au coup par coup et de manière inégale aux États-Unis, et a fortiori dans le reste du monde. Et comme une grande partie du « rêve » de l’IA nécessite une adoption universelle, l’acceptation irrégulière de l’IA bloquera nécessairement les cycles de développement, freinera les espoirs et les investissements des investisseurs et créera de vastes fluctuations et disparités dans la société entre des groupes de plus en plus distincts.

Autre point important : il n’existe pas encore de preuve réelle d’un seul produit d’IA réussi et utile, ni d’avantage net quantifiable pour la société après plusieurs années de triomphalisme vide. Pratiquement tout ce qui a été déployé jusqu’à présent n’est que de la poudre aux yeux qui a trouvé un créneau comme une forme de divertissement, comme l’IA générative, ou une automatisation commerciale marginale comme les chatbots sur les sites web de services. De nombreuses autres « merveilles » ont été démasquées comme étant des tours de passe-passe : par exemple, la débâcle de Bezos, où l’on a découvert que la caisse IA du supermarché Amazon utilisait en fait des téléopérateurs humains en Inde. Ou même la récente présentation « impressionnante » par Musk du robot Tesla Optimus, qui a été rapidement déçue par l’aveu du robot qu’il était télécommandé par un humain pour les actions les plus complexes, au-delà du simple « stiff-shambling » :

Voir la vidéo sur le site

J’ai demandé au barman Optimus s’il était télécommandé. Je crois qu’il l’a confirmé.

C’est cela la « singularité » dont ils ont parlé ?

Le fait est que la majeure partie du battage médiatique autour de l’IA n’est qu’un spectacle délibéré destiné à attirer un maximum d’investissements en capital-risque pendant la phase de bulle, lorsque la manie de la lune de miel aveugle les masses sur la réalité chiche qui se cache derrière la façade de velours. Des personnages comme Altman sont des magiciens à deux balles qui conjurent le feu devant une foule enivrée, engourdie par le martèlement de leurs gouvernements qui dure depuis des années.

L’un des exemples classiques est la célèbre présentation par Dean Kamen du Segway comme nouveau mode de transport révolutionnaire. Ses espoirs ont été rapidement anéantis par les réglementations municipales qui empêchaient le Segway d’emprunter les pistes cyclables ou les trottoirs dans les centres urbains comme New York, ce qui était censé être le principal cas d’utilisation de la trottinette. De la même manière, le développement de l’IA peut se heurter à divers obstacles réglementaires qui freinent l’adoption massive et l’universalité envisagées par les messies de la technologie.

Il y a quelques mois, j’avais écrit sur Neuralink de Musk et le potentiel révolutionnaire qu’il représentait pour fusionner l’homme et la machine. Mais par la suite, j’ai lu un autre point de vue : des recherches ont mis en évidence une limite théorique, sous la forme d’un goulot d’étranglement, dans notre matériel biologique qui ne permettrait jamais à des dispositifs tels que Neuralink d’envoyer des données à haut débit vers et depuis notre cerveau. Certains scientifiques pensent que la biologie contraignante de notre cerveau limite les débits à l’échelle d’octets ou de kilo-octets par seconde dans le meilleur des cas. Il est donc concevable que l’homme ne puisse jamais « fusionner » avec les machines comme il l’a longtemps envisagé, en téléchargeant des corpus entiers de connaissances en quelques secondes, comme dans La Matrice.

En résumé, une énorme confluence de facteurs contraignants, de vents contraires sociaux et économiques et d’autres possibilités de perturbation suggèrent que le développement de l’IA n’atteindra pas des « vitesses de sortie » optimistes. Au début de l’année, Goldman Sachs a même publié un rapport de 31 pages qui a apporté une note pessimiste sur la bulle de l’IA :

Le rapport comprend un entretien avec l’économiste Daron Acemoglu du MIT (page 4), un professeur de l’institut qui a publié en mai un article intitulé « The Simple Macroeconomics of AI » (La simple macroéconomie de l’IA) dans lequel il affirme que « l’impact positif de l’IA générative sur la productivité américaine et, par conséquent, sur la croissance du PIB, sera probablement beaucoup plus limité que ne le prévoient de nombreux prévisionnistes ». Un mois plus tard, Acemoglu est devenu encore plus pessimiste, déclarant que « les changements véritablement transformateurs ne se produiront pas rapidement et que peu d’entre eux – voire aucun – se produiront probablement au cours des dix prochaines années », et que la capacité de l’IA générative à affecter la productivité mondiale est faible car « de nombreuses tâches que les humains effectuent actuellement […] présentent de multiples facettes et nécessitent une interaction avec le monde réel, que l’IA ne sera pas en mesure d’améliorer matériellement de sitôt. »Source

À l’heure où notre monde se dirige vers un ensemble de crises géopolitiques, des obstacles majeurs risquent d’entraver l’adoption massive de l’IA. À l’extrême, une guerre pourrait éclater et détruire les infrastructures de production d’énergie et les centres de données, ce qui ramènerait le développement de l’IA des années en arrière. Les mouvements populistes de masse qui balayent actuellement le monde tourneront leur antagonisme à l’égard de leurs gouvernements oppressifs vers ce qu’ils perçoivent comme les instruments de ce pouvoir d’État : les entreprises technologiques subventionnées à l’origine du développement de l’IA, qui travaillent ouvertement main dans la main avec les gouvernements, et le feront encore plus à l’avenir, en particulier en ce qui concerne la censure et d’autres instruments de contrôle de l’État.

Ces vents contraires assureront un avenir mouvementé et une stagnation potentielle de l’enthousiasme pour l’IA bien plus importante que ce que les partisans de l’IA voudraient faire croire.

Il y aura sans aucun doute certaines percées et des développements continus, comme avec les voitures autonomes qui pourraient probablement transformer nos systèmes de transport public d’ici 2035-2040 et au-delà. Mais la grande question reste de savoir si l’IA peut sortir de son rôle marginal de distraction ou de gadget récréatif, compte tenu des dangers et des revers potentiels évoqués dans le présent document.

Je prévois que l’automatisation superficielle sera le point fort des dix prochaines années : l’« internet des objets », l’intégration de divers appareils dans votre maison via une activation vocale « intelligente » ; des applications « intelligentes » qui infusent l’IA dans toutes nos activités afin d’augmenter notre capacité à remplir des formulaires, à passer des commandes, etc. Mais au-delà de ces ajouts superficiels, les types de décollage de la « singularité » prévus pour les dix prochaines années sont plus susceptibles de prendre une centaine d’années, voire plus, si tant est qu’ils se produisent. Même si l’IA était capable d’inventer d’innombrables nouveaux médicaments contre les maladies, comme le promettent Altman et Amodei, elle serait toujours sous l’emprise des grands géants pharmaceutiques et de leur matrice byzantine de prédation du profit, qui s’empareraient de tous les bénéfices éventuels une fois qu’ils auraient été entièrement tirés de leurs machines.

Le thème ultime est le suivant : la cupidité des entreprises continuera à décourager le progrès réel et à détourner les masses d’une plus grande utilisation de l’IA qui sera invariablement enchaînée et alignée sur les intérêts des entreprises. Cela engendrera nécessairement une friction naturelle entre les développements à venir et l’humanité dans son ensemble qui, comme l’huile et l’eau, agira comme une barrière à l’accélération du progrès tel qu’il est envisagé par les vendeurs d’huile de serpent de Silicon et leurs techno-conjurateurs de relations publiques.

Plutôt qu’une utopie de verre surmontée de jardins aérés et de Perfect Humans™ en col de tortue, l’avenir ressemblera probablement davantage au monde de Blade Runner, où une multitude de merveilles technologiques sont dispersées de manière irrégulière dans un État gris favelaïsé, par ailleurs dysfonctionnel, régi par des omni-corps sans visage. Il semble y avoir une loi naturelle qui garantit invariablement la déception des prédictions technologiques à long terme. Rappelez-vous les fameuses cartes postales du début du vingtième siècle représentant des villes fantaisistes du futur, parsemées de voitures volantes et de toutes sortes d’autres merveilles. Ou encore les films prédictifs comme 2001 : l’Odyssée de l’espace ou même Blade Runner, qui annonçaient tous un avenir à une date aujourd’hui dépassée depuis longtemps et qui n’a jamais répondu aux attentes. De la même manière, je prédis que l’année 2100 pourrait très bien ne pas être très différente de l’année actuelle, à l’exception de quelques superficialités introduites par l’IA, comme l’omniprésence des drones commerciaux et des voitures quadrocoptères volantes. Mais les divinations utopiques d’Altman et consorts, selon lesquelles l’IA résoudra « tous les problèmes humains » et guérira toutes les maladies, paraîtront probablement aussi stupides et infantiles à ce moment-là que ces prédictions de cartes postales victoriennes de l’avenir le sont aujourd’hui.

Simplicius Le Penseur

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Gaza: Israël utilise des armes inconnues qui consument les victimes - Arrêt sur Info

 

Une boule de feu après une frappe aérienne israélienne sur Rafah dans le sud de la bande de Gaza. [Photo d’illustration]

Le Dr Munir Al-Bursh, directeur général du ministère de la santé, a déclaré qu’Israël utilise dans le nord de la bande de Gaza des armes qu’il n’avait jamais vues auparavant. Il a décrit ces armes comme provoquant la désintégration des personnes.

Dans une interview accordée à Al Jazeera vendredi, M. Al-Bursh a déclaré qu’Israël avait pris pour cible des immeubles d’habitation, éliminant des familles entières. « Nous n’avons pas entendu parler de ces massacres pendant des jours parce que personne ne peut nous contacter », a-t-il ajouté.

Des familles entières rayées de la carte par les armes israéliennes

Selon M. Al-Bursh, les frappes aériennes israéliennes ont réduit les immeubles résidentiels en décombres et en poussière et ont entraîné la pulvérisation de nombreuses victimes.

« Nous avons besoin d’une enquête internationale pour comprendre ce qu’Israël nous fait subir », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la défense civile avait enregistré environ 10 000 blessés dans le nord de la bande de Gaza au cours des 50 derniers jours, et qu’environ 60 000 personnes s’étaient retrouvées sans eau ni nourriture.

En août dernier, la défense civile a révélé que 1.760 Palestiniens avaient été complètement consumés et qu’il n’en restait plus rien. Elle a déclaré qu’Israël utilisait des armes interdites au niveau international qui désintègrent les corps au moment de l’impact.

Deux nouveaux massacres dans le nord de Gaza

Des sources médicales ont confirmé deux massacres à Beit Lahia vendredi. Au moins 75 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, ont été tués dans ces attaques.

L’assaut israélien sur Gaza se poursuit depuis 14 mois. Les rapports internationaux font état de dizaines de milliers de morts et de blessés, les femmes et les enfants représentant au moins 70 % des victimes. Le siège a provoqué des crises humanitaires et sanitaires sans précédent dans la région, avec des rapports faisant état de décès dus à la faim et à la pénurie de médicaments.

Le ministère de la santé et de la défense civile a appelé à une action internationale urgente. Il a demandé une enquête indépendante sur les actions d’Israël et l’application du droit humanitaire international pour protéger les civils et les équipes de secours.

Gaza – 29 Novembre 2o24

Source: Quds News Network

(Traduction ASI)

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