jeudi 26 janvier 2023

« L’escalade. De la guerre en Ukraine à la guerre contre la Russie ». L’édito de Charles SANNAT

Quand on regarde l’histoire de notre vieux continent, c’est celle d’une terre meurtrie par les guerres. Il n’y a pas de petite guerre en Europe et celle-ci ne fait pas exception.

Ce qui est frappant lorsque l’on regarde l’histoire et les enchaînements qui ont mené à la boucherie de 14/18, c’est que finalement personne ne voulait véritablement la guerre. Mais la guerre eut lieu.

Aujourd’hui, aucun peuple d’Europe ne veut la guerre, et si l’on met de côté le vacarme de la propagande, rares sont les citoyens européens qui vont déclarer spontanément qu’ils ont très envie d’aller mourir pour l’Ukraine, de Kiev… à Tchernobyl.

En réalité personne ne veut la guerre parmi les peuples ce qui est très différent chez les dirigeants qui, eux, font tout objectivement pour alimenter l’escalade.

C’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui. L’escalade. 

L’histoire jugera.

L’Allemagne vient de franchir non pas le Rubicon, mais le Dniepr ! Pour rester dans la métaphore fluviale, espérons que cela ne se transforme pas pour nous en nouvelle Bérézina. Vous saviez que la Bérézina se trouve dans la Biélorussie actuelle.

Et c’est désormais un charOthon pour l’Ukraine et on recueille les dons de Tanks pour Kiev qui est à bout de matériels roulants.

Mais des chars sans un soutien aérien, ce n’est pas très durable… je ne parle pas du développement durable, non, nous sommes très loin de la guerre écologique et basse émission de CO². Vous penserez à bien faire votre petit pipi sous la douche pour sauver la planète n’est-ce pas. Nous conclurons d’ailleurs cet édito par une information écologique de première importance, la solution au réchauffement climatique étant d’une simplicité enfantine.

Je ne vais pas me lancer dans un traité de doctrine militaire sur l’emploi des forces, mais en gros les tanks c’est super, mais la « cavalerie » blindée doit être utilisée en complément de l’artillerie et… de l’aviation. Sinon, les régiments de chars risquent fort de se faire démonter par l’adversaire.

En attendant les livraisons d’armes modernes à l’Ukraine, des chars qu’il faudra bien servir nécessitant quelques semaines de formation, sans oublier le fait qu’il faudra les maintenir en état de marche pour ceux qui ne seront pas dézingués au combat. Bref, tout cela s’annonce compliqué, et quand je vois la panoplie de chars promis à l’Ukraine, je me demande à quoi cela rime.

Ce n’est pas une armée blindée qui est constituée c’est le salon de l’armement de Frankfort !

On est déjà à trois modèles de chars différents ! Il en manque encore. Nous avons le constructeur américain, l’allemand bien évidemment qui représente le gros du parc, et le fabricant anglais. On devrait finir par envoyer également nos chars Leclerc. Nous pourrons enfin tester en grandeur nature, lequel des tanks sera le meilleur. Côté vente d’armes, il n’y a pas mieux que le feu pour éprouver l’efficacité d’une arme.

Du coup, la Russie dit les choses de plus en plus clairement, ici la phrase qui concerne notre pays, mais les Russes vivent la situation comme une guerre contre les pays de l’OTAN.

Nous sommes donc en pleine escalade.

Dire cela n’est pas dire que Poutine est gentil et nous les méchants ou inversement.

J’observe factuellement que nous sommes en pleine escalade. D’ailleurs même les pro-guerre le disent haut et fort.

Et les escalades peuvent mal finir.

Ce qui nous amène à la guerre nucléaire.

Un moyen idéal de faire baisser durablement la température sur terre.

Un bon hiver nucléaire mettra fin définitivement au réchauffement climatique.

Quand on augmente les enchères, il faut être sûr de pouvoir suivre.

Au fait, l’or monte. Monte et monte jour après jour.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

Envoi de chars léopard en Ukraine. Selon Piotr Tolstoï, les Allemands n'ont manifestement pas compris les leçons de l'histoire. Ni leurs anciens adversaires.



Oh, mais regardez cette croix un peu floue sur la tourelle...  





 

François Asselineau dézingue tout le monde dans Cash Politique !

 


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François Asselineau, président fondateur de l'UPR est l'invité de l'émission Cash Politique présentée par Nicolas Vidal. Au menu : la réforme des retraites imposée par Bruxelles, Emmanuel Macron, la destruction économique de la France, et notre classe politique à plat ventre devant l'Allemagne. 🔥 Abonnez-vous à Putsch pour 4,99€/ mois 👉 

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mercredi 25 janvier 2023

La Fondation Hippocrate - Primum non nocere - présente le nouveau livre de Xavier Bazin : Antivax toi-même. Un manuel d'autodéfense intellectuelle à la portée de tous face aux dogmes scientifiques.


dimanche 22 janvier 2023

Avis à tous les buveurs d'eau de javel, et ils doivent être nombreux, annonce importante de la commissaire-présidente européenne de la vérité


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Trouver le sens de sa vie, faire un deuil..."Il suffit parfois d'un signe" avec Anne Tuffigo, médium

 "La chimie que l'on prend, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les antidouleurs, il y a beaucoup de gens qui lors d'un deuil se font accompagner par cette allopathie parce qu'ils en ont besoin. Il faut le savoir, ça coupe énormément puisque ça agit sur les neuro-transmetteurs et ça empêche beaucoup le rêve naturel parce que ça nous met dans un sommeil artificiel et ça prive d'une petite ouverture sur l'invisible. Et je le dis parce que souvent il y a des gens qui se sentent punis, dans le désarroi parce qu'ils ne reçoivent pas de signes (...) J'ai tous ces gens qui à un moment donné de leur vie, dans ce deuil, sont bousculés et ils sont bousculés parfois de façon analogue, en se disant mais maintenant que tous ces repères viennent de s'effondrer, qu'est-ce que je vais faire moi, où plutôt qu'est-ce que j'avais envie de faire et là souvent quand on ne sait plus, on regarde le ciel, on est d'accord, c'est un réflexe qui a traversé le temps et on dit mais aidez moi, qu'est-ce que je vais faire ? Cette communication elle est importante parce que, très souvent, les réponses elles sont déjà autour de nous."

Anne Tuffigo





À Davos, le PDG de Pfizer opte pour le mutisme face aux questions de journalistes




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FranceSoir

Interrogé sur le vaccin anti-Covid en marge du Forum de Davos par deux journalistes du média canadien Rebel News, le PDG de Pfizer Albert Bourla a opté... pour le mutisme. Publiée mercredi, cette vidéo a depuis été censurée sur Instagram, Facebook et YouTube.

L'article : francesoir.fr/societe-sante/en-marge-du-sommet-davos-le-pdg-de-pfizer-opte-pour-le-mutisme-face-aux-questions-de

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mercredi 18 janvier 2023

Un message de noël de l'association Bonsens.Org

À tous nos adhérents
À tous les Français
 
Le moment de Noël, c’est l’heure des contes
 
Et s’il y a trois ans,  on vous avait raconté …
 
Que nous allions subir une politique sanitaire sans précédent et disproportionnée
 
Que nous devrions porter obligatoirement un masque dans la rue… juste après nous avoir assuré que cela ne servait à rien en population générale
 
Où l’on nous dirait « Restez chez vous, sans soin et prenez du Doliprane »
 
Que les médecins qui soigneraient seraient poursuivis par leur Ordre
 
Que les pharmaciens qui délivreraient des ordonnances hors AMM seraient poursuivis
 
Qu’il y aurait une vaccination quasiment forcée d’une population en bonne santé avec des produits en phase expérimentale
 
Avec des produits jamais utilisés pour cette indication
 
Oubliant tout principe de précaution, et le consentement libre et éclairé
 
Prétextant empêcher la contamination des personnes fragiles SANS aucune preuve d’une efficacité sur la transmission
 
Que tous ceux qui dénonceraient ces incohérences seraient diffamés et traités de COMPLOTISTES
 
Que ces décisions seraient prises sur la base d’ÉTUDES FOURNIES PAR LES FABRICANTS,
Avec peu ou pas de bases scientifiques solides
SANS AUCUNE ÉTUDE INDÉPENDANTE
 
D’une façon JAMAIS vue en Santé Publique
 
Avouez, vous ne l’auriez certainement JAMAIS CRU
 
Et pourtant …
 
Nous avons tous subi cette politique sanitaire, vaccinés non vaccinés, PETITS ET GRANDS
 
Certains ont perdu des proches, faute de prise en charge précoce
 
D’autres ont perdu leur travail en refusant l’injection d’un produit en phase expérimentale
 
D’autres encore ont subi des EFFETS INDÉSIRABLES GRAVES suite aux injections, et peinent à faire entendre leur détresse, IGNORÉS PAR LES POUVOIRS PUBLICS
 
Aujourd’hui nous subissons tous encore des crises qui s’enchaînent
 
Covid, guerre, crise énergétique…
 
Vaccinés, non vaccinés
Il est temps de TOUS NOUS UNIR EN ÉCOUTANT NOTRE BON SENS
 
Profitons de ce moment pour
Nous retrouver
Nous serrer dans les bras
Nous entraider

 
Pour nous respecter
Et nous aimer à nouveau
 
Des décisions menant à l'ostracisation d’une partie de la population
sont INACCEPTABLES ET INEXCUSABLES
 
Il est temps de nous unir
Pour que cela n’arrive JAMAIS PLUS

 
Reconstruisons tous ensemble avec bon sens
Le monde auquel nous aspirons
 
Toute l’équipe de BONSENS.ORG vous souhaite de TRÈS BELLES FÊTES
dans L’AMOUR et la BIENVEILLANCE

     

    Nous ne lâcherons jamais le combat.
    Tous ensemble nous ne pouvons que gagner !

    mardi 17 janvier 2023

    Noël glacé

    Source : https://chroniquesdepereslavl.blogspot.com/2023/01/noel-glace.html



    Il fait extrêmement froid, -28 ce matin. J'ai beaucoup de mal à sortir, emmitouflée, j'ai peur de tomber, bien que la neige ait un peu adouci la glace. Comme je regardais les mésanges, hier, voleter dans le poirier où je mets leur mangeoire, j'ai vu quelque chose de chatoyant et de doré, au travers des saules, et je me suis demandé ce que c'était. C'était la lune, ronde et encore bien blonde, qui se retirait vers l'horizon, dans un ciel déjà complètement diurne.
    J'ai vu conseiller le livre: "la sainte Russie contre l'Occident". A mon avis, ce serait plutôt l'Occident contre la sainte Russie, depuis que j'observe le déroulement des choses. D'après le compte-rendu, c'est comme d'habitude une interprétation tordue, et subtile, à l'usage de ceux qui veulent justifier leur position, celle qu'il vaut mieux avoir pour ne pas être exclu. Outre que j'ai du mal à lire, j'aurais pour commencer du mal à me le procurer, au fond du pays Maudit où je vis avec les Schtroumpfs. Un ami, descendant des empyrées où il plane, écrit en commentaire: "Mon Royaume n'est pas de ce monde etc..." Je me souviens que Bernard Finking détestait tous les saints princes, empereurs, tsars et guerriers. C'est un vrai problème, auquel j'ai souvent songé. Faut-il tendre résolument sa gorge aux barbares et renoncer purement et simplement à exister? Le christianisme est-il une forme de suicide par persécuteurs interposés? Et que faire, quand des populations subissent des exactions et des atrocités invraisemblables, s'en laver les mains et attendre notre tour et la fin des temps? J'ai vu ma jeune amie Anna Ossipova, qui est venue me donner une belle icône de sa main. Cette pieuse jeune femme, comme le père Basile, pense que la Russie est la dernière arche et m'a parlé de la prédiction d'un saint staretz, comme quoi elle tiendrait le coup jusqu'au Jugement Dernier, que c'était là sa finalité. Idée que sans avoir eu connaissance du saint starets, j'ai développée dans Yarilo.
    J'ai vu la vidéo du dernier office dans la Laure des Grottes à Kiev. Le métropolite Paul expose, en retenant ses larmes, ses considérations sur l'événement, invitant les uns au repentir et les autres à la patience. Sur le fait que ceux qui confisquent ce lieu saint n'en sont pas les héritiers, et c'est du reste ce que disait le saint patriarche martyr Tikhon aux bolcheviques: ce que vous nous prenez n'est pas à nous, mais au peuple russe et à ses ancêtres, c'est le bien commun que vous dilapidez. De même, l'Eglise ukrainienne, depuis le baptême de la Russie par saint Vladimir, est-elle l'héritière de tout ce qu'ont transmis ses membres et leurs ancêtres, mais sans doute le patriarche Bartholomée, dans son petit Phanar turc, est-il heureux d'avoir lâché les impies et les imposteurs sur la Laure, pour qu'elle soit profanée comme sainte Sophie, non par les musulmans, mais par son métropolite de carnaval et ses parrains qui n'ont strictement rien de chrétien? La ferveur autour du métropolite est grande, on chante un chant populaire de Noël: "Le Christ est né, réjouissez-vous." Les cloches sonnent avec tant de conviction, elles sonnent face à l'abîme, avec l'étrange joie des martyrs. 




    Slobodan Despot continue sa réfléxion sur le totalitarisme imbécile qui s'empare de l'occident. Dans le précédent numéro de son Antipresse, un scientifique développait un parallèle entre les périodes totalitaires de l'humanité et le chaos qui préside à la naissance des étoiles. Si je suis encline à établir ce genre de liens, il me semble qu'ici, il faudrait admettre que le totalitarisme nous inhérent, et revient de façon cyclique, or je crois personnellement que c'est un phénomène moderne. Il y a eu des tyrannies, des empereurs ou des rois féroces, mais je pense que les distances, les traditions, les modes de vie, engendraient des contre-pouvoirs, ménageaient des gardes-fous, des issues, le désert, la forêt, le "champ sauvage"; dans l'antiquité ou au moyen âge, il était difficile de tout contrôler. Les sociétés d'avant la période moderne et ses utopies ou dystopies meurtrières, mutilantes, avilissantes, étaient des sociétés organiques. L'occident et les pays qu'il a infectés, sont devenus fous d'avoir voulu créer de toutes pièces des sociétés Frankenstein avec les morceaux de celles qu'ils avaient minutieusement assassinées et dépecées. Maintenant, que ces trois siècles de totalitarisme soient les prémices ou la matrice d'un processus qui nous dépasse, cela est fort possible.
    Il évoque le rhinocéros de Ionesco, dont j'avais discerné la profonde vérité dès que je l'avais vu à la télé, quand j'avais seulement treize ans. Le rhinocéros, animal brutal qui fonce droit devant lui, comme symbole de la bêtise idéologique aveuglée des masses modernes.
    Il fait allusion à une nouvelle que j'avais hésité à divulguer: la mère Macron avait proposé un "geste architectural", comme dit son affreux époux, pour remplacer la flèche de Notre Dame, sous forme d'un obélisque phallique jaillissant de deux boules dorées. Cela paraît fantasmagoriquement absurde, mais notre monde devient d'une absurdité fantasmagorique, comme me l'a dit ce matin Natacha, la vendeuse de cierges de la cathédrale. J'avais vu dans l'incendie de Notre Dame le signe de notre fin. Mais si les Français laissent planter sur elle le sexe de madame Macron, je pense que cela scellera le destin de leur pays, comme à Sodome la tentative de viol commise par les habitants sur les anges que Dieu leur avait envoyés. Cela fait trop longtemps que nous profanons tout, la création, la nature, la beauté, l'innocence, la sainteté, la vertu et l'on se demande non seulement comment Dieu nous supporte encore mais comment la Terre ne nous a pas encore vomis d'une manière ou d'une autre.



    Les "valeurs occidentales" ne sont pas celles de la Vie, et ce ne sont pas celles de Dieu. en réalité, ce ne sont pas des valeurs, ce sont les vessies qu'on nous fait prendre pour des lanternes.
    Parmi toutes les abominations qui ne cessent de prendre, au fil du temps, des formes de plus en plus évidentes et épouvantables, dans le tumulte de la maison de fous que devient l'humanité, on discerne des voix anciennes, des lueurs, des signes, des échos, et c'est à cela que se raccroche mon âme éperdue. Ainsi les cloches de la Laure de Kiev, la musique d'Arvö Part, venue d'on ne sait quels arrières plans du cosmos, de quels abîmes de lumière, en un siècle qui se vante si fort de ses ténèbres, et cet extrait de Georges Sand, qui m'y a fait penser: 

    «Oui, allons, la vie ne se perd pas, elle se déplace. Elle s’élance et se transporte au delà de cet horizon que nous croyons être le cercle de notre existence. Nous avons les cercles de l’infini devant nous. C’est une gamme que nous croyons descendre après l’avoir montée, mais les gammes s’enchaînent et montent toujours. La voix humaine ne peut dépasser une certaine tonalité ; mais, par la pensée, elle entre facilement dans les tonalités impossibles, et, d’octave en octave, l’audition imaginaire, mais mathématique, escalade le ciel. Ceux qui sont partis vivent, chantent et pensent maintenant une octave plus haut que nous ; c’est pourquoi nous ne les entendons plus ; mais nous savons bien que le chœur sacré des âmes n’est pas muet et que notre partie y est écrite et nous attend.

    Au delà, oui, au delà ! Faut-il s’inquiéter de ce peu de notes que nous avons à dire encore ? Et, quand nous avons souhaité le bonsoir au vivant qui ferme la porte et descend l’escalier, savons-nous si ce mot n’est pas le dernier que nous aurons dit dans la langue des hommes ?

    Vivre est un bonheur quand même, parce que la vie est un don ; mais il y a bien des jours, dans notre éphémère existence humaine, où nous ne sentons pas ce bonheur. Ce n’est pas la faute de l’univers ! Les personnalités puissantes souffrent moins que les autres. Elles traversent les crises avec une vaillance extraordinaire, et, quand elles sont forcées de descendre dans les abîmes du doute et de la douleur, elles remontent, les mains pleines de poésies sublimes.»

    (George Sand, Nouvelles lettres d'un voyageur)

     Notre Noël aura sa Pâques.


    Publié par 

    SUPERSTITIONS. 13.1.2023 — Le briefing avec Slobodan Despot


    Où l’on essaie de comprendre ce qui fait agir et réagir nos contemporains, et en quoi c’est différent (ou non) de la pensée magique, avec des exemples assortis. S'abonner à l'Antipresse: https://antipresse.net/abonnements/ IMPORTANT! Rejoignez-nous sur Telegram: https://t.me/antipresse Chaîne Odysee: https://odysee.com/@antipresse

    dimanche 15 janvier 2023

    Appel de 1000 scientifiques « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »

    Source : https://rebellionscientifiques.wordpress.com/home/

    Cet appel s’inspire de tribunes similaires dans The Guardian et Le Temps. Avec plus de 2000 signataires, il a donné lieu à la création du collectif Scientifiques en rébellion.

    Texte de l’appel

    Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

    Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

    Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

    Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

    Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

    L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

    La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

    En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la TerreAttacConfédération paysanneGreenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21Extinction RebellionYouth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (AlternatibaVilles en transitionAlternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

    Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation : notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre.

    Tribune initiée par :

    Joana Beigbeder, Enseignant-chercheur en science des matériaux, Institut Mines-Télecom – Mines Alès (IMT Mines Alès)
    Frédéric Boone, Chercheur en astrophysique, Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP)
    Milan Bouchet-Valat, Chercheur en sociologie, Institut national d’études démographiques (Ined)
    Julian Carrey, Enseignant-chercheur en physique, Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA Toulouse)
    Agnès Ducharne, Chercheuse en climatologie, CNRS – Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL)
    Tanguy Fardet, Chercheur post-doctorant en neurosciences computationnelles, Max Planck Institute for Biological Cybernetics – Université de Tübingen
    Kévin Jean, Enseignant-chercheur en épidémiologie, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)
    Jérôme Mariette, Ingénieur d’études en bioinformatique, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE)
    Françoise Roques, Chercheuse en astrophysique, Observatoire de Paris