"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
samedi 7 janvier 2023
N'ayez aucune crainte en ce début d'année, un plan incroyable est à l'oeuvre.
Dans cette vidéo, je vous partage avec joie un message à entendre en ce début d'année. Puisse cette transmission résonner avec votre coeur et éclairer le processus intérieur et global qui est à l'oeuvre en ce début d'année. ____________________________ ✨ NOUVEAUTÉ : Rejoindre la plateforme des abonnées du "Réveil des Consciences : http://reveildesconsciences.com/accueil/ ✨ 💛 Vous souhaitez faire un don pour tout le contenu partagé gratuitement à travers les différentes vidéos ? C’est par ici que ça se passe : ღ Faire un don via Tipee : https://fr.tipeee.com/charlotte-hoefman ღ Faire un don avec PayPal directement sur mon compte : hoefmancharlotte@gmail.com (pensez à cocher la mention « envoi d’argent à un proche ») 💛 Les dons collectés permettront d’ouvrir des places à tarifs réduits pour les retraites, weekends et stages que j’organise toute l’année et contribueront à l'ouverture d'un lieu d'accueil dédié à la Conscience. ____________________________ ✨ En savoir plus sur mon activité : http://charlotte-hoefman.com/ ✨ Consulter l’agenda des prochains séjours initiatiques (weekends, retraites et stages) : https://charlotte-hoefman.com/activit... ✨ S’inscrire à la newsletter pour être informé des nouveautés et événements à venir : http://charlotte-hoefman.com/newsletter/ ✨ Consulter la boutique de malas et de créations : https://lepicurieusecreations.com/ ✨ Me suivre sur les réseaux sociaux : ღ Facebook : https://www.facebook.com/CharlotteHoe... ღ Instagram : https://www.instagram.com/charlotteho... ღ Groupe Facebook "Vivre en Conscience | Yoga, chamanisme, médecines naturelles" : https://www.facebook.com/groups/22162... ✨ Suite aux demandes, j’ai crée ma chaine miroir sur Odyssée : https://odysee.com/@CharlotteHoefman:...
Une Chose au Claire #1 | L'HANAMI
Avez-vous déjà entendu parler du hanami ? Cette fête japonaise, connue dans le monde entier, célèbre la beauté des fleurs de cerisiers au printemps. Entre la fin mars et la mi-avril, le Pays du Soleil Levant voit ses jardins peuplés de centaines d’esthètes pique-niquant, discutant ou chantant sous les cerisiers fleuris. Mais cette tradition, loin de se limiter à une simple expression du folklore nippon, se révèle être une véritable philosophie de l’éphémère et une ode à la nature. C’est LA chose que j’ai apprise cette semaine et dont je voulais vous parler aujourd’hui.
L’ANNÉE DU RHINOCÉROS, 6.1.2023 — Le briefing avec Slobodan Despot
Où il est question d’une nouvelle espèce animale, des progrès concurrents de la bêtise & de l’esprit, des idées de Douguine & d’autres choses extraordinaires & méconnues.
Pour offrir un abonnement: écrire à webmaster@antipresse.net
S'abonner à l'Antipresse: https://antipresse.net/abonnements/
IMPORTANT! Rejoignez-nous sur Telegram: https://t.me/antipresse
Chaîne Odysee: https://odysee.com/@antipresse
Caroline Brémaud : "Les citoyens doivent sauver de toute urgence l'hôpital public!" (càd se sauver eux-mêmes)
Lucien Cerise et Philippe Bobola : comment nous sommes manipulés, comment nous en protéger
mercredi 4 janvier 2023
lundi 2 janvier 2023
Juan Branco et François Bégaudeau ne sont pas d'accord sur le sens à accorder à la notion d'ennemi

La semaine dernière une amie me raconte par mail que la gérante du stand charcuterie où elle bosse lui impose des journées en deux segments, avec un trou ingérable de trois heures au milieu. Je demande des précisions, et une fois l’injustice circonscrite j’invite l’amie à en référer à un syndicat. Il n’y en a pas, me dit-elle. Cette grande surface compte deux cent cinquante salariés et pas de syndicat ? dis-je. Comment ça se fait ? Nous pourrions cumuler nos cellules grises pour y réfléchir, mais l’amie n’y est pas disposée. Elle ne veut pas d’un dialogue, elle veut une écoute.
Elle veut que je l’écoute s’indigner. Et je l’écoute. Et je m’agace de son refus de comprendre. Je m’agace de saisir qu’elle a besoin de ne surtout pas comprendre la cause de l’anomalie pointée, pour que le décret qui la frappe paraisse encore plus arbitraire, pour que l’injustice subie soit plus pure et permette une plus pure indignation dont elle tirera plus pur plaisir.
S’indigner d’une injustice est plaisant, car cela vous met du côté des justes. Quel bonheur que ce malheur qui m’offre une bonne cause. L’indigné ment parce qu’il dissimule sa jouissance d’être du bon côté.
Sans espoir d’être entendu, je suggère à l’amie qu’elle se renseigne sur l’histoire spécifique de ce magasin sans syndicat. Elle écrit : je n’ai pas le cœur à ça. Le cœur tout à sa colère n’est pas disponible à l’enquête. Son cœur a autre chose à faire : épancher sa peine et jouir de l’épancher.
Elle a alors une formule aussi parlante que poignante : désolée la colère l’emporte. En elle, la colère l’emporte sur la pensée. C’est bien ça. C’est le point. L’indignation ne pense pas. Ce n’est pas qu’elle ne le puisse, c’est qu’elle ne le veut. Ce qu’elle veut, c’est dire l’injustice et sa dégueulasserie. Elle veut de la morale et la morale, en soi, ne pense pas. L’indignation ne pense pas, mais incrimine. Il lui faut des gens à incriminer. Il lui faut des salopards, et que leur saloperie soit sans cause pour en faire de purs salopards — ainsi l’amie appelle-t-elle ses supérieurs.
L’indignation est morale et donc elle n’est pas politique. Tant que je m’indigne, je ne pense pas politiquement mon problème, ni donc les moyens de le résoudre. Confite dans l’indignation, l’émotion de mon amie ne montera pas en politique.
Il n’y a pas de mise en mouvement politique sans émotion — seul me meut ce qui m’émeut —, mais l’émotion se politise si elle passe par le sas de refroidissement analytique. Il n’y a pas de contestation politique sans colère, mais la colère ne devient une énergie politique qu’à se refroidir.
Refroidie, la colère détourne ses flèches des personnes vers les structures. Elle élucide la structure sociale au travail dans la contingence d’une injustice, d’une humiliation professionnelle, d’un abus de pouvoir, d’un emploi du temps merdique.
La politique ignore la catégorie de salopards. Les salopards existent, et sans doute le mal, et peut-être le Mal, et probablement le diable, et l’obscure exultation de nuire, et les créatures toxiques, et les morbides, et le scorpion orchestrant sa noyade en piquant la grenouille qui lui fait traverser la rivière, et plein de romans à écrire pour explorer tout ça, et à la fin la prière, la prière pour Nordahl Lelandais (1) ; mais la pensée politique doit oublier le Mal. Elle y pense, puis oublie. Elle advient par l’opération de cet oubli.
L’ennemi de mon ennemi est d’autant moins mon ami que je n’ai pas d’ennemi. La politique ne commence par la désignation d’un ennemi que pour les libéraux-virilistes, que la guerre excite. Il n’y a pas de Carl Schmitt (2) de gauche. Nous n’avons pas d’ennemis, mais des adversaires — de classe. L’ennemi est celui à qui j’en veux personnellement, jusqu’à vouloir l’anéantir. L’adversaire, je ne lui veux aucun mal, je veux qu’il arrête de m’emmerder. Ce n’est pas son existence qui me révolte, mais comment elle grève la mienne.
C’est par refroidissement de la colère que l’ennemi se transforme chimiquement en adversaire, l’envie de meurtre en énergie politique, l’indignation en pensée.
La pensée ne s’exclame pas. Elle est égale d’humeur parce qu’elle analyse des régularités. Elle ne s’étonne pas, car ce qui est régulier a été maintes fois vu. Souvent, je commente le récit d’une exaction sociale d’un : normal. C’est très agaçant pour celui que cette exaction indigne. Et alors lui : ah bon tu trouves ça normal ? Et moi : oui tout à fait normal. Et lui : eh ben désolé, mais moi je trouve pas ça normal. Et moi : que ton N + 1 te refuse un congé pour le mariage de ta sœur, c’est normal. Et lui : non c’est pas normal. Et le sketch continue, filant le malentendu entre une appréciation morale et une appréciation statistique du normal. Considérant certaines normes morales, il n’est sans doute pas normal que des gens dorment dans la rue ; considérant les mœurs multiséculaires de la barbarie marchande, ça l’est. Statistiquement, structurellement, il n’est pas anormal que des actionnaires œuvrent à maximiser la rentabilité en brimant les salariés. Parfois j’ajoute rien de nouveau sous le soleil du capital et c’est encore plus agaçant.
Pour autant, ma froideur n’est pas le fruit d’une décision rationnelle. Je n’opte pas analytiquement pour l’analyse. Ma froideur est un tempérament, une température sanguine. Hormis devant un Barça-Manchester, on me voit peu m’exclamer, peu crier, et j’ai dû avoir cinq accès de colère en quarante-neuf ans, dont quatre contre l’arbitre d’un Barça-Manchester.
Une sociologie fine percevrait que ce fait de sensibilité est en partie un fait social. Je m’exclame peu parce que ma maison d’enfance s’exclamait peu. Ceci au diapason de la douce voix de mon père, mais aussi parce que nous n’avions pas matière à nous exclamer. La voix paternelle était douce, mais la vie aussi : « trente glorieuses », classe moyenne ascensionnelle, scolarité sur des roulettes, février au ski, juillet à la mer. Et aujourd’hui encore : existence sans heurts majeurs. J’analyse l’injustice davantage que je m’en indigne parce que je ne la subis pas. Je ne suis pas payé à tendre un sac de déchets aux voyageurs de TGV parmi lesquels moi — et c’est elle qui me dit merci putain. Je ne suis pas en contrat court dans une boutique de téléphonie. Je n’ai pas de cafards dans ma cuisine ni un syndic injoignable. Je n’ai jamais eu durablement froid ni faim. Je n’ai jamais été dans un si profond embarras que je n’en voie pas le bout. Il y avait toujours un bout, une porte de sortie, un matelas, un parent. Je n’ai jamais été durablement pauvre, ni enculé à la matraque par un flic, ni expulsé par un huissier, ni mis sous pression par un manageur, ni déshydraté dans l’arrière-salle d’un pressing, ni intoxiqué par les gaz d’une usine périphérique, ni insulté en tant que vigile, ni snobé par des clients. Tout cela je ne fais que l’observer, et d’assez loin. J’en serais presque à le regarder de haut.
L’ironie est mon mode critique parce que, en elle, se réalise l’oxymore d’une dénonciation souriante. Mais aussi parce qu’elle suppose une distance qui m’est socialement permise. Je suis capable de froideur analytique ou d’ironiser sur des forfaitures parce que ma condition me tient à distance de la zone chaude de conflictualité.
Je ne suis pas dans le bus de 6 h 15 qui dépose mon amie en avance au parking du Leclerc où elle fume une clope maussade en attendant de prendre son service. N’ayant pas sous le nez la tête de sa conne de gérante, je n’ai pas comme elle l’envie légitime de la passer à la trancheuse à jambon.
Éloigné de la situation qui énerve, le confortable trouve que les énervés exagèrent. Mais enfin pourquoi crient-ils comme ça, Augustine ? — Parce qu’ils ont faim, monsieur. — Sans doute Augustine mais est-ce une raison pour beugler ? Envisagée au diapason du quotidien feutré du bourgeois, l’exclamation est une nuisance sonore. Souvent le pauvre se signale par un certain volume vocal. Les bourgeois sont calmes, je suis calme, je suis poli, je suis raisonnable parce que je ne subis rien de déraisonnable.
Si la politique est la politesse de la colère, j’y suis, en tant que bourgeois, mieux disposé que les non-bourgeois, qui de la politique ont plus urgemment besoin que moi.
C’est une aporie.
Bien des leaders du mouvement ouvrier sont des bourgeois. Les libéraux-autoritaires qui ricanent de ce constat n’en voient pas la logique. La logique est le capital culturel, le temps pour l’accumuler, le temps pour penser la structure, quand le prolétaire n’a le temps que d’en souffrir ; mais d’abord la distance. Le bourgeois anticapitaliste réinvestit dans l’enquête méthodique sur les rapports de classe la distance par quoi sa classe s’emploie à ne rien y voir. La froideur bourgeoise le prédisposait à l’insensibilité à la violence sociale, par une torsion biographique elle le dispose maintenant à l’analyser.
L’analyse est mon artisanat, et mon seul tribut au combat politique. Ces lignes ne mettront en lutte personne, mais elles sont, pour la lutte, le mieux que je puisse faire.
Je peux penser politiquement une situation d’urgence sociale parce que je ne suis pas dans cette urgence. Or seule l’urgence donne chair à la politique. Seule l’urgence dresse des barricades. Aporie toujours : pas de politique sans urgence, pas de politique durable sur la seule base de l’urgence.
Nous devons être à la fois chauds et froids. Nous devons conjoindre la juste colère et la justesse analytique. Si l’alliance entre le prolétariat et la petite bourgeoisie intellectuelle a fait ses preuves politiques, c’est qu’elle est la projection sociologique de cette conjonction.
François Bégaudeau
Les Nouvelles de la VÉRITÉ BRUTALE #14
Si vous désirez soutenir mon contenu, merci de liker, commenter, partager et/ou faire un don. Toute ma gratitude: 🙏 INTERAC: ameliepaul@hotmail.com (réponse: Amelie) STRIPE: https://donate.stripe.com/14kaI106xfc... PATREON: https://www.patreon.com/ameliepaul BITCOINS: 3NJjnd856kSQVpLAFSdSktjT35BojM65NU *Dons en points JEU ou par la poste (écrire à ameliepaul@hotmail.com) Pour visionner les bloopers sur TiK ToK: https://www.tiktok.com/@amelie_paul (Merci de vous abonner!) Pour voir la version non-censurée de ce bulletin: https://odysee.com/@ameliepaul Boutique pour vous procurer de la marchandise de "LA VÉRITÉ BRUTALE": https://ameliepaul.threadless.com Pour revoir tous les Bulletins #1 à 13 sans censure: https://rumble.com/c/AmeliePaul Pour écouter ma musique sur Spotify: https://spoti.fi/3LPx5uF Sur Apple Music: https://apple.co/3s9JVvZ Pour vous abonner à ma liste d'envoi: http://ameliepaul.com (allez au dernier onglet) Merci de vous abonner à mes différents réseaux sociaux en visitant: http://ameliepaul.com
dimanche 1 janvier 2023
Sagesses bouddhistes 01 01 2023 - Festival pour la paix à la pagode de Vincennes
Le Festival pour la Paix à la Pagode de Vincennes - REDIFFUSION En ce premier jour de l’année, toute notre équipe Sagesses Bouddhistes vous souhaite une très bonne année 2023 et vous remercie de votre fidélité qui nous accompagne et nous encourage. Avec nos chaleureuses pensées dans le Dharma. C’est en juin dernier qu’eut lieu à la Grande Pagode de Vincennes, haut lieu des festivités cultuelles et culturelles bouddhistes à Paris, le festival pour la Paix, organisé régulièrement par Lama Gyurmé et toute sa communauté. Une fête du partage, de la réflexion et de l’amitié afin que les valeurs de paix s’enracinent dans le cœur des hommes et déclinent la Paix sous toutes ses formes.
samedi 31 décembre 2022
La grande question : il semble sur que nous atteindrons le 31 décembre 2022. Mais atteindrons-nous le 31 décembre 2023 ?
Par The Saker – Le 27 décembre 2022 – The Saker’s Blog
Source : https://lesakerfrancophone.fr/la-grande-question
Il semble sur que nous atteindrons le 31 décembre 2022. Mais atteindrons-nous le 31 décembre 2023 ?
Cette question n’est pas une hyperbole. Je dirais même que c’est la grande question pour au moins tout l’hémisphère nord.
Je préviens que la Russie se prépare à une guerre totale depuis au moins 2014. C’est exactement ce que Poutine a dit dans son récent discours devant le conseil du ministère russe de la Défense. Si vous n’avez pas vu cette vidéo, vous devriez vraiment la regarder, elle vous donnera un aperçu direct de la façon dont le Kremlin pense et de ce à quoi il se prépare. Voici à nouveau cette vidéo :
Je suppose que vous avez maintenant regardé cette vidéo et que je n’ai pas besoin de vous prouver que la Russie se prépare à une guerre massive, y compris nucléaire.
Le ministre des affaires étrangères, Lavrov, a déclaré publiquement que « des responsables anonymes du Pentagone ont en fait menacé de mener une « frappe de décapitation » sur le Kremlin… Ce dont nous parlons, c’est de la menace de l’élimination physique du chef de l’État russe, (…) Si de telles idées sont effectivement nourries par quelqu’un, cette personne devrait réfléchir très attentivement aux conséquences possibles de tels plans. »
Nous sommes donc dans la situation suivante :
Pour la Russie, cette guerre est clairement, indéniablement et officiellement une guerre existentielle. Ignorer cette réalité serait le comble de la folie. Lorsque la puissance nucléaire la plus forte de la planète déclare, à plusieurs reprises, qu’il s’agit d’une guerre existentielle, tout le monde devrait vraiment la prendre au sérieux et ne pas s’enfoncer dans le déni.
Pour les néoconservateurs américains, il s’agit également d’une guerre existentielle : si la Russie gagne, l’OTAN perd et, par conséquent, les États-Unis perdent aussi. Ce qui signifie que tous ces fils de pute qui, pendant des mois, ont raconté à l’opinion publique des sornettes en disant que la Russie allait perdre la guerre seront tenus pour responsables de l’inévitable désastre.
La Russie est à cours de munitions, de missiles, d’armes…
Tout dépendra donc de la volonté des Américains, en particulier de ceux qui sont au pouvoir, de mourir ou non par solidarité avec les « barjos du sous-sol ». Pour l’instant, on dirait bien qu’ils le sont. Ne comptez pas sur l’UE, elle a depuis longtemps renoncé à toute action. Parler avec eux n’a tout simplement aucun sens.
Ce qui pourrait expliquer les récents propos de Medvedev : « Hélas, il n’y a personne en Occident avec qui nous pourrions traiter de quoi que ce soit, pour quelque raison que ce soit (…) c’est le dernier avertissement à toutes les nations : il ne peut y avoir d’affaires avec le monde anglo-saxon parce que c’est un voleur, un escroc, un manipulateur qui peut faire n’importe quoi« .
La Russie peut faire beaucoup de choses, mais elle ne peut pas libérer les États-Unis de l’emprise des néoconservateurs. C’est une chose que seuls les Américains peuvent faire.
Et là, nous entrons dans un cercle vicieux :
Le système politique américain a très peu de chances d’être efficacement remis en question de l’intérieur, les grands capitaux dirigent tout, y compris le système de propagande le plus avancé de l’histoire (alias les « médias libres ») et la population est maintenue dans l’ignorance et le lavage de cerveau. Et oui, bien sûr, une défaite majeure dans une guerre contre la Russie ébranlerait ce système si fort qu’il serait impossible de dissimuler l’ampleur du désastre (pensez à « Kaboul sous stéroïdes« ). Et c’est précisément la raison pour laquelle les Néoconservateurs ne peuvent pas permettre que cela se produise, car cette défaite déclencherait un effet domino qui impliquerait rapidement la vérité sur le 11 septembre et, après cela, tous les mythes et mensonges sur lesquels la société américaine s’est fondée pendant des décennies (JFK quelqu’un ?).
Il y a, bien sûr, beaucoup d’Américains qui comprennent parfaitement cela. Mais combien d’entre eux sont en position de pouvoir réel pour influencer les décisions et les résultats des États-Unis ? La véritable question est de savoir s’il existe encore suffisamment de forces patriotiques au Pentagone ou dans les agences de presse pour renvoyer les néoconservateurs dans le sous-sol d’où ils sont sortis après l’attaque sous faux drapeau du 11 septembre.
À l’heure actuelle, il semble bien que tous les postes de pouvoir aux États-Unis soient occupés par des néolibs, des néocons, des RINO [Republicans In Name Only, NdT] et d’autres créatures hideuses, mais il est également indéniable que des personnes comme Tucker Carlson et Tulsi Gabbard touchent un grand nombre de personnes qui, eux, « comprennent« . Cela doit inclure de VRAIS libéraux et de VRAIS conservateurs dont la loyauté ne va pas à une bande de voyous internationaux mais à leur propre pays et à leur propre peuple.
Je suis également certain que de nombreux commandants militaires américains écoutent ce que le colonel Macgregor a à dire.
Cela suffira-t-il à briser le mur de mensonges et de propagande ?
Je l’espère, mais je ne suis pas très optimiste.
Tout d’abord, Andrei Martyanov a tout à fait raison lorsqu’il dénonce constamment l’incompétence et l’ignorance flagrantes de la classe dirigeante américaine. Et je partage tout à fait sa frustration. Nous voyons tous deux où tout cela va nous mener et tout ce que nous pouvons faire, c’est avertir, avertir et avertir encore. Je sais qu’il est difficile de croire à l’idée qu’une superpuissance nucléaire comme les États-Unis est dirigée par une bande de voyous incompétents et ignorants, mais c’est la réalité et il ne suffit pas de la nier pour qu’elle disparaisse.
Deuxièmement, du moins jusqu’à présent, le grand public américain n’a pas (encore) ressenti tous les effets de l’effondrement du système financier et économique contrôlé par les États-Unis. Les « crétins » qui brandissent le drapeau peuvent donc encore espérer qu’une guerre contre la Russie ressemblera à l’opération « Tempête du désert« .
Ce ne sera pas le cas.
La vraie question ici est de savoir si la seule façon de réveiller les « crétins » qui ont subi un lavage de cerveau est une explosion nucléaire au-dessus de leurs têtes ou non ?
« Go USA » est un état mental qui a été injecté dans l’esprit de millions d’Américains depuis plusieurs décennies et il faudra soit beaucoup de temps, soit des événements vraiment dramatiques, pour ramener ces gens à la réalité.
Troisièmement, les élites dirigeantes américaines sont clairement dans un profond déni. Tous ces discours stupides sur les missiles Patriot ou les F-16 américains qui changeraient le cours de la guerre sont infantiles et naïfs. Franchement, tout cela serait plutôt comique si les conséquences potentielles n’étaient pas aussi dangereuses. Que se passera-t-il lorsque l’unique batterie de missiles Patriot sera détruite et les F-16 abattus ?
A quelle vitesse l’Occident sera-t-il à court de Wunderwaffen ?
Sur une « échelle d’escalade » conceptuelle, quelle sera la prochaine étape après les Patriot et les F-16 ?
Des armes nucléaires tactiques ?
Il est extrêmement dangereux de considérer la notion plutôt idiote selon laquelle une arme nucléaire « tactique » est en quelque sorte fondamentalement différente d’une arme nucléaire « stratégique« , indépendamment de la manière dont elle est utilisée et de l’endroit où elle l’est.
Je pense que le fait que la classe dirigeante américaine envisage sérieusement à la fois une utilisation « limitée » d’armes nucléaires « tactiques » et des « frappes décapantes » est un très bon indicateur du fait que les États-Unis sont à court de Wunderwaffen et que les Néocons sont désespérés.
Et à ceux qui seraient tentés de m’accuser d’hyperbole ou de délire paranoïaque, je dirai ce qui suit :
Cette guerre n’est PAS, je dis bien PAS, une guerre contre l’Ukraine (ou la Pologne ou les trois États baltes). Au minimum, il s’agit d’une guerre pour l’avenir de l’Europe. Fondamentalement, c’est une guerre qui concerne la réorganisation complète de l’ordre international de notre planète. Je dirais même que l’issue de cette guerre aura un impact plus important que la première ou la deuxième guerre mondiale. Les Russes le comprennent clairement (revoir la vidéo ci-dessus si vous en doutez).
Et les néoconservateurs aussi, même s’ils n’en parlent pas.
La situation actuelle est bien plus dangereuse que la crise des missiles cubains ou l’impasse à Berlin. Au moins, à l’époque, les deux parties admettaient ouvertement que la situation était vraiment dangereuse. Cette fois-ci, cependant, les élites dirigeantes de l’Occident utilisent leur formidable capacité de PSYOP/propagande pour dissimuler la véritable portée de ce qui se passe réellement. Si chaque citoyen des États-Unis (et de l’UE) comprenait qu’il y a une cible nucléaire et conventionnelle peinte sur sa tête, les choses pourraient être différentes. Hélas, ce n’est manifestement pas le cas, d’où l’inexistence d’un quelconque mouvement pacifiste et le quasi-consensus sur le versement de dizaines de MILLIARDS de dollars dans le trou noir ukrainien.
En ce moment, les fous s’amusent avec toutes sortes d’idées stupides, y compris l’expulsion de la Russie du Conseil de sécurité de l’ONU (cela n’arrivera pas, puisque la Russie et la Chine ont toutes deux un droit de veto) ou même la création d’une « conférence de paix » sur l’Ukraine sans la participation de la Russie (dans un remake des « amis de la Syrie » et des « amis du Venezuela« ). Eh bien, bonne chance avec cela ! Apparemment, l’échec de Guaido et de Tikhanovskaia ne suffisent pas à décourager les Néocons et ils répètent maintenant exactement les mêmes bêtises avec « Ze ».
Alors, atteindrons-nous le 31 décembre 2023 ?
Peut-être, mais ce n’est pas du tout sûr. Il est clair que le Kremlin ne fait pas cette hypothèse, d’où son renforcement vraiment intense de toutes les capacités de dissuasion stratégique de la Russie (tant nucléaires que conventionnelles).
Si Dieu le veut, le vieil adage « si vis pacem, para bellum » sauvera la mise, car la Russie est très clairement préparée à tout conflit, y compris nucléaire. La Chine y arrivera aussi bientôt, mais il est probable que 2023 verra une sorte de fin pour la guerre d’Ukraine : soit une victoire russe en Ukraine, soit une guerre continentale à grande échelle que la Russie gagnera également (bien qu’à un coût beaucoup plus élevé !). Ainsi, lorsque les Chinois seront vraiment prêts (il leur faudra probablement encore 2 à 5 ans), le monde sera très différent.
Pour toutes ces raisons, je pense que 2023 pourrait bien être l’une des années les plus importantes de l’histoire de l’humanité. La question de savoir combien d’entre nous y survivront reste ouverte.
Andrei
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone
2023, POINT DE RUPTURE. 30.12.2022 — Le briefing avec Slobodan Despot
Où il est question du double sens des mots, de la duplicité en général et de tout le bien qu’on peut attendre de l’année qui vient. Extrait radio: https://www.rts.ch/audio-podcast/2022... Pour offrir un abonnement: écrire à webmaster@antipresse.net S'abonner à l'Antipresse: https://antipresse.net/abonnements/ IMPORTANT! Rejoignez-nous sur Telegram: https://t.me/antipresse Chaîne Odysee: https://odysee.com/@antipresse