lundi 14 janvier 2019

Une campagne d'affichage choc en l'honneur des Gilets jaunes mutilés (PHOTOS tronquées de Macron, Castaner, Schiappa, Philippe)


Une campagne d'affichage choc en l'honneur des Gilets jaunes mutilés (PHOTOS)© Capture d'écran Twitter @libreactu_fr
Des affiches choc représentant les membres du gouvernement blessés et mutilés par la police lors de manifestations de Gilets jaunes sont apparues, notamment à Bordeaux.
Au moins 1 700 manifestants ont été blessés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes. Certains ont perdu un œil ou une main, sans bénéficier de mots de soutien de l'exécutif. Des affiches visant à alerter l'opinion sont apparues à Bordeaux.
Emmanuel Macron la bouche ensanglantée, Christophe Castaner et Marlène Schiappa éborgnés, ou encore Edouard Philippe le visage rouge de sang : des affiches choc sont apparues, collées par-dessus des panneaux publicitaires, notamment à Bordeaux. L'objectif ? Sensibiliser l'opinion publique aux blessures, parfois lourdes, subies par des Gilets jaunes lors des manifestations qui se succèdent depuis plusieurs semaines aux quatre coins de la France.
Si l'on ignore qui a lancé cette campagne d'affichage choc, des images de celle-ci ont été photographiées par un internaute qui couvrait l'acte 9 des Gilets jaunes à Bordeaux, le 12 janvier. Les visuels sont rapidement devenus viraux sur Twitter, où ils ont été abondamment partagés, et notamment repris par le journaliste de Libération Vincent Glad.
Sous les visages faussement mutilés des membres du gouvernement, des légendes dressent le parallèle avec des cas réels de manifestants blessés, notamment par des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD40) de la police lors des différents actes du mouvement. «Fiorina, mutilée le 08/12/2018 par un tir de flashball», peut-on notamment lire en référence à une jeune étudiante picarde de 20 ans qui avait perdu l'usage de son œil gauche lors d'un rassemblement de Gilets jaunes à Paris. 
ATTENTION, LES IMAGES QUI SUIVENT PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITE
D'autres montages ramènent au cas de David, Gilet jaune des Yvelines, touché par un tir de LBD40 lors d'une manifestation parisienne en décembre.

Membres arrachés, os fracturés, plaies à la tête : au moins 82 blessés graves

Depuis le début du mouvement de contestation le 17 novembre, 11 personnes ont perdu la vie en lien avec des actions des Gilets jaunes, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. La grande majorité de ces victimes ont été renversées près des ronds-points, épicentres de la contestation des manifestants, dont l'objet s'est étendu des prix du carburant à d'autres revendications, comme par exemple l'organisation d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC). L'une des personnes décédées, Zineb Romdhane, octogénaire algérienne de Marseille, a été heurtée par une grenade lacrymogène tandis qu'elle fermait ses volets lors d'une manifestation.
Toujours selon la place Beauvau, le bilan (avant l'acte 9 du mouvement) serait en outre de 1 700 blessés parmi les manifestants contre environ un millier chez les forces de l'ordre.
Alors que les images des blessures occasionnées lors des manifestations qui inondent les réseaux sociaux peuvent dans certains cas être difficilement authentifiables, le journaliste de Libération Jacques Pezet a pour sa part décompté le nombre de blessés graves parmi les manifestants qu'il a pu identifier avec certitude : 82. Parmi les blessures graves, le journaliste a retenu les «membres arrachés, les organes ayant perdu leur fonction principale, les os fracturés, les pieds et jambes incrustés de bouts de grenades, les brûlures graves, mais aussi toutes plaies ouvertes au niveau de la tête». 
Des chiffres qui ne prennent pas en compte les autres blessés graves dénombrés lors de l'acte 9 des Gilets jaunes le 12 janvier. Ceux-ci seraient au moins cinq, selon le journaliste David Dufresne, qui répertorie les cas de violences policières présumées sur Twitter depuis le début du mouvement.
Et pour cause, le 12 janvier n'a pas fait exception à la règle et a été marqué par des épisodes de violences et d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. A Bordeaux, un Gilet jaune a été blessé à la tête par un tir de lanceur de balle de défense ou de grenade lacrymogène. A Paris, trois manifestants ont été touchés à la tête par des tirs de LBD40. Autre exemple, à Strasbourg, un adolescent d'une quinzaine d'années a été touché à la mâchoire.

Allô, Beauvau ?

Comme l'expliquait Eric Morvan, le patron de la Direction générale de la police nationale, sur France Inter le 11 janvier, l'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie dans 78 dossiers liés à des violences policières lors de rassemblements des Gilets jaunes. Environ 200 signalements ont été transmis, mais aucun membre des forces de l'ordre n'a pour l'heure été suspendu.
Quant aux autorités, à commencer par le ministère de l'Intérieur, elles ont plutôt été enclines à dénoncer les violences commises contre les forces de l'ordre, qu'à apporter un mot de soutien aux manifestants blessés, voire mutilés. Christophe Castaner avait par exemple dénoncé l'attaque «aussi lâche qu'intolérable» de gendarmes par l'ancien boxeur Christophe Dettinger à Paris.
Ce 12 janvier encore, le premier flic de France saluait sur Twitter «l'action ferme et déterminée des forces de l'ordre qui a permis de contenir les débordements et les violences».
Louis Maréchal

Source : https://francais.rt.com/france/57879-campagne-choc-affichage-lancee-honneur-gilets-jaunes-mutiles-bordeaux-photos

MACRON CIBLE PAR LA CIA ?

CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION
DE  JULIAN ASSANGE ?
Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.   Bonne lecture.
Propos liminaires
Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat!) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?
Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia: “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.
Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?
Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.
Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs: tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle défini par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.
Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !
L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.
Le contexte
Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant. Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.
L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.
La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.
En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.
Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !
Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.
Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont façonné, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.
 Macron entre dans la cour des grands.
Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.
Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.
Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta,(relation de Hermand?), est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.
  Macron calibré au programme de la NED
  1. Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet
En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.
Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).
Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.
Pour être plus concret, Michael Bloomberg,  ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg, au travers de « Bloomberg Philanthropies », travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.
Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielle 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est
2. Le formation économique : la mondialisation de l’économie de  Jacques Attali.
Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).
Quel est l’objectif de Jacques Attali? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles!), il pense, en postulat, que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose  dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.
C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.
Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde), pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.
En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami  de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.
Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.
Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant les heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive): Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).
Côté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.
L’ascension et l’apothéose.
Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la Présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.
Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.
Beau parcours, non?
Le 16 avril 2014, Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.
C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!
MACRON a-t-il été ciblé par la CIA?
 Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.
« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie» est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant, aussi, devenir ministre de l’Économie » ?
Pourquoi cette précision ?
Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…
Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel?
Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour  composer le  futur gouvernement. Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eue lieu.
Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton? La CIA via les interceptions  de la NSA ou quelqu’un d’autre?
Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui, mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’État d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande? 
En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Mediapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais, la NSA a affirmé que ces interceptions de sécurité n’avaient jamais touché les chefs d’État, mais leur entourage.
Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence?
Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron?
A la vue de son parcours, la réponse est oui!
Une  preuve?
L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, « progressiste » et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie  reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.
On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.
Un président français choisi directement par les américains? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.
C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.
Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires! Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :
  • Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées  numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.(financement Henry Hermand)
  • A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.
  • A propos de  Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
  • A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –
  • A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés
  • A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017
  • Info  audience : à ce jour cet article a été lu par plus de 25 000 personnes dans le monde.
source : https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/?fbclid=IwAR2D5cRnNPxhuFtKsFbyrdX-bQxWJCzBkapN5ngx7nXngjL_fbcqauzC6XE

Les blessés éborgnés par les forces de l'ordre ne le sont pas par accident... une situation que le RIC pourrait rapidement modifier...


Le LBD 40 doit être retiré de la liste des armes de maintien de l'ordre

Selon le décompte partiel du collectif Désarmons-les, douze personnes ont perdu un œil dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Quatre ont perdu une main. Les tirs de balles en caoutchouc avec les LBD 40 ne sont pas, contrairement à ce qu'affirme la police, imprécis. Enquête.
Franck, 20 ans, victime d'un tir de LBD 40. Il a perdu son oeil. - © Reflets
Derrière les chiffres froids des blessés, il y a des êtres humains, des souffrances, des séquelles qui resteront à vie. Franck, par exemple, a vingt ans. Le premier décembre 2018, il parlait avec sa mère au téléphone pour la rassurer alors que les manifestants étaient nassés autour de la place de l’Étoile. Il est soudain frappé au visage par un projectile tiré par un LBD 40 (lanceur de balles de calibre 40 mm), la nouvelle arme à la mode pour le maintien de l’ordre. Au cours des manifestations parisiennes couvertes par Reflets, nous avons pu constater la présence massive de cette arme dans les mains des forces de l'ordre engagées. Comme s'il était désormais impossible de contenir une manifestation sans cette arme. Qu'il s'agisse de policiers en civil ou de policiers en tenue, tous les groupes croisés disposent de ces lanceurs de balles en caoutchouc. Le LBD 40 a remplacé le "Flash Ball". Il est plus puissant (il porte plus loin) et il est plus précis.
Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.
Comparatif des différents lanceurs de balles en caoutchouc réalisé par la police - Document Taranis.
« On voulait marcher symboliquement mais les lacrymogènes tombaient en pluie. On ne pouvait pas fuir, nous étions encerclés », explique Franck d'une voix posée. A terre, après avoir été percuté par un tir de LBD 40, un CRS lui appose une couverture de survie et, contrairement aux devoirs du fonctionnaire de police, celui-ci s’éloigne. Ce sont deux gilets jaunes qui vont le prendre en charge, appeler sa mère et les pompiers. Franck est l’une des douze personnes éborgnées depuis le mois de novembre, selon le décompte partiel du site Desarmons.net. Quatre personnes ont perdu une main dans l'explosion de grenades.
Descriptif du LDB 40 par la police dans un document interne - D.R.
Descriptif du LDB 40 par la police dans un document interne - D.R.
Rarement un mouvement social aura été réprimé aussi violemment. "Le bilan dépasse tout ce que l’on a pu connaître en métropole depuis Mai 68, lorsque le niveau de violence et l’armement des manifestants étaient autrement plus élevés, et le niveau de protection des policiers, au regard de ce qu’il est aujourd'hui, tout simplement ridicule", expliquait le chercheur Fabien Jobard dans un entretien au Monde le 20 décembre dernier.

Comment peut-on intellectuellement justifier des mutilations à vie ?

Dans le même temps, le donneur d'ordre des forces de l'ordre, c'est à dire le pouvoir exécutif, multiplie les appels au calme de la part des manifestants et martèlent que le président Emmanuel Macron a répondu très largement à leurs demandes. Dans les faits, c'est faux, mais cela conforte l'idée selon laquelle les manifestants qui continueraient de manifester n'auraient pas de raison valable de le faire. A tel point que des membres du gouvernement ont employé le terme "factieux" pour les désigner. Difficile pourtant de voir dans les cohortes de parents, de mamies et de papys qui défilent dans les rues de Paris, de dangereux factieux... Est-ce à dire qu'une fois qualifiés de "factieux", le gouvernement trouve intellectuellement acceptable de mutiler à vie des citoyens ?
Steven, blessé le 8 décembre - D.R.
Steven, blessé le 8 décembre - D.R.
Steven, vingt ans comme Franck, était à la manifestation parisienne le 8 décembre. Il en est revenu avec une fracture ouverte à la main, une autre au tibia.
Steven a été blessé à la main - D.R.
Steven a été blessé à la main - D.R.
« On était encerclés. Je m’étais pris la tête avec des casseurs. Au début, j’ai cru que c’était eux. Mais non. J’ai pris une balle de LBD 40 dans le tibia et des coups de matraque sur la main. J’ai perdu connaissance et je me suis réveillé à l’hôpital », confie-t-il.
Le tir de LBD a provoqué une fracture ouverte du tibia - D.R.
Le tir de LBD a provoqué une fracture ouverte du tibia - D.R.
Là, sa porte est gardée par deux policiers qui ne lui adressent pas la parole. Il comprend qu’il est en garde à vue. Comme Franck, il venait de Haute-Marne. A l’hôpital, sa demande de voir un avocat reste sans réponse. Il ne sera jamais interrogé et, soudainement, les policiers quittent le pas de sa porte. Il ne les reverra pas, pas plus que son téléphone. Aucun document ne lui sera remis. Il ne sait pas si des charges ont été retenues contre lui. Il garde toutefois de l'aventure un souvenir cuisant : deux mois en fauteuil et 45 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT).

Créer un sentiment de peur et de sidération ?

L’effet recherché par la répression violente qui s’est abattue sur les gilets jaunes est sans doute de les épouvanter pour que le nombre de manifestants baisse. Le résultat est toutefois inverse. Tous les blessés interrogés par Reflets affirment que leur détermination est renforcée.
Jim venait pour sa par de l’île d’Oléron, avec sa femme, pour participer à la manifestation du 8 décembre à Bordeaux. « On ne connaissait pas la ville. On a essayé de partir par les petites rues mais les policiers en civil bloquaient et nous tiraient dessus. J’ai voulu protéger ma femme, indique-t-il. Après… Je ne me souviens plus de rien ». Il a été victime d’un tir de LBD 40 au visage et a perdu un œil tandis que l’autre a perdu en acuité. « On m’a fait une piqûre d’adrénaline. Je me rends compte que j’ai failli y passer. Je me suis réveillé le dimanche. J’ai 15 fractures au visage et désormais, j’ai une plaque en titane sur le côté droit ». Tout comme Franck, qui a eu le crâne ouvert d’une oreille à l’autre pour passer sa plaque en titane.
Jim, blessé à Bordeaux a perdu un oeil. L'autre a perdu en acuité. - D.R.
Jim, blessé à Bordeaux a perdu un oeil. L'autre a perdu en acuité. - D.R.
« J’ai la rage, explique Jim. Je suis un ancien para. Si l’on vise la tête, c’est que l’on a des ordres ! 220 joules en pleine tête, ce n’est pas anodin. C’est pour faire peur aux autres. Qui radicalise l’autre ? Vous savez, tous les proches des victimes sont très en colère. Il faut changer la politique de maintien de l’ordre ». En effet...
Armement des forces de l'ordre en France et en Europe. Source : Acat France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) - D.R.
Armement des forces de l'ordre en France et en Europe. Source : Acat France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) - D.R.
Au cours de chacune des manifestation que nous avons suivies depuis le 8 décembre, le processus se répète : les manifestants marchent dans le calme. Soudain, les forces de l'ordre organisent une nasse. Enferment les manifestants dans un périmètre restreint pendant une demi-heure ou une heure. La tension monte, les forces de l'ordre tirent des gaz lacrymogènes, la tension monte encore d'un cran, les affrontements deviennent plus violents, la police riposte avec des grenades de désencerclement et des tirs de LBD 40. Il ne s'agit pas de prendre parti dans un match qui opposerait les gilets jaunes aux forces de l'ordre, mais de dresser un constat objectif, basé sur une observation in situ. A chaque fois que la police a nassé sans raison apparente les manifestants, cela a dégénéré. Ce fut le cas par exemple lors de l'Acte VIII quand la police a soudain stoppé la manifestation au niveau du musée d'Orsay et de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. Jusque là, il n'y avait pas eu d'affrontements. A de très nombreuses reprises, l'usage des grenades de désencerclement ou les tirs de LBD étaient inutiles, la sécurité des forces de l'ordre n'étant pas mise en cause. Rien en tout cas qui ne pouvait se régler avec du gaz lacrymogène.
Plusieurs policiers interrogés par Reflets plaident l’erreur lorsque les tirs de LBD atteignent les visages. « Vous savez, en manif, vous faites des tirs réflexe, ça peut très bien atteindre le visage par erreur. Il y a de la fumée partout… Et puis on trimbale les armes dans des sacs, dans des coffres de voiture, les viseurs peuvent être déréglés », explique l’un d’eux. Mais cette théorie ne tient pas.
En effet, comme l'a relevé un internaute, les LBD 40 sont tous équipés d’un viseur électronique (holographique) de la société EOTech, réglés et scellés.
Le viseur holographique EOTech et les scellés. - © Reflets
Le viseur holographique EOTech et les scellés. - © Reflets
Selon un document de formation à l'usage des LBD mis en ligne par Taranis, « le viseur électronique permet des tirs réflexe précis et rapides ou des tirs ajustés par mauvaises conditions de visibilité ».
Document de formation au tir avec LBD de la police - Taranis
Document de formation au tir avec LBD de la police - Taranis
Selon les tests du bureau de l’armement de la police nationale effectués avec un LBD 40 muni de ce viseur, le cercle de dispersion, l’écart constaté entre deux tirs à 25 mètres est de 14 centimètres. On peut en conclure que pour être parfaitement précis, il faudrait utiliser cette arme à moins de 10 mètres, distance minimale retenue par la police pour un tir sur une personne si l'on veut éviter des lésions graves. Quoi qu'il en soit, la doctrine impose un tir dans les membres inférieurs, le thorax ou les membres supérieurs. C'est à dire des parties du corps qui sont à plus de 14 centimètres de la tête et plus particulièrement des yeux.
Test de précision du LBD par la police nationale (document Taranis) - Taranis
Test de précision du LBD par la police nationale (document Taranis) - Taranis
Au cours des dernières manifestations, nous avons pu constater que les tirs de LBD ne se font pas dans les jambes ou le torse, mais toujours à hauteur de visage ou au mieux, de plexus.
"Tant que la décision de tirer n’est pas prise, le LBD de 40 mm est maintenu en « position de contact » – pointée en direction de la menace, l’axe du canon sous l’horizontale, l’index le long du pontet, sans contact avec la détente." indique la doctrine. Un oubli ? - © Reflets
"Tant que la décision de tirer n’est pas prise, le LBD de 40 mm est maintenu en « position de contact » – pointée en direction de la menace, l’axe du canon sous l’horizontale, l’index le long du pontet, sans contact avec la détente." indique la doctrine. Un oubli ? - © Reflets
Le 15 octobre 2014, le Bulletin officiel du ministère de l’Intérieur, exposait les conditions d’utilisation du fameux LBD. Ce dernier « peut constituer, dans le respect des lois et des règlements, une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse ».
Pendant la manifestation du 5 janvier - © Reflets
Pendant la manifestation du 5 janvier - © Reflets
Le ministère précise que l’arme n’est pas létale (contrairement à certains fabricants qui qualifient ce type d'équipements de moins-létal) mais qu’elle peut occasionner des lésions graves à moins de 7 mètres. Il ne doit être utilisé « que pour protéger une valeur supérieure à celle sacrifiée par son usage » ou lors « d’un attroupement mentionné à l’article 431-3 du code pénal, en cas de violences ou voies de fait commises à l’encontre des forces de l’ordre ou si elles ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent ». Par ailleurs, le ministère précise que cette arme ne doit pas être employée pour viser la tête : « Il appartient au porteur de l’arme d’éviter de recourir au tir de Flash-Ball quand la personne en cause présente un état de vulnérabilité manifeste (blessure visible, état de grossesse apparent, situation de handicap évidente, âge de la personne visée, etc.). Les zones préférentielles de visée sont le torse et les membres supérieurs et inférieurs. La tête n’est pas visée ». Enfin, le ministère précise que la personne touchée doit rester « sous surveillance constante » des agents de police, ces derniers devant faire appel aux services de secours. En outre, un décompte précis des tirs doit être réalisé et donner lieu à des rapports circonstanciés. Aucun des blessés interrogés par Reflets ne mentionne la présence auprès d’eux de policiers après les tirs.
Le ministère est très précis sur les actions à mener après un tir au moyen d'un LBD 40 :
Après un tir, il convient de vérifier sans délai si la personne atteinte par un projectile et qui a été interpellée ne présente aucune lésion. Dans tous les cas, l’individu touché reste sous la surveillance constante des agents de la police ou de la gendarmerie nationales. Quelle que soit la zone corporelle atteinte, un examen médical doit être pratiqué dans les meilleurs délais et un certificat médical descriptif doit être délivré par le praticien. Dans tous les cas d’usage de l’arme, que celui-ci soit suivi ou non d’une interpellation, les circonstances l’ayant justifié, les différentes diligences éventuellement accomplies et l’ensemble des actes subséquents devront systématiquement faire l’objet d’un compte-rendu précis (procédure judiciaire, rapport administratif, message, etc.). Le cadre légal et les modalités d’utilisation (nombre de tirs, distance estimée, etc.) seront notamment mentionnés. Afin d’évaluer l’impact de l’emploi de ce matériel sur les conditions générales d’intervention face à des situations de violences et bénéficier ainsi d’un retour d’expériences significatif des difficultés rencontrées sur le terrain, à chaque usage opérationnel du LDB de 40 mm: – les militaires de la gendarmerie rendent compte à leur hiérarchie selon la procédure «EVENGRAVE»; – les fonctionnaires de police remplissent une déclaration individuelle, à titre de compte-rendu, via le traitement relatif au suivi de l’usage des armes (TSUA).
Les munitions doivent être comptées avant et après usage. Une piste pour les enquêteurs de l'IGPN qui se heurteront au défaut de numéro d'identification des policiers en civil, ceux-là même qui font un usage immodéré des LBD 40 depuis deux mois ?
Marie a eu plus de chance. Elle n’a pas été blessée. Mais elle fait partie des nombreuses personnes arrêtées « préventivement », avant même d’avoir vu le début d’une manifestation. « On débarquait du Jura. Nous étions environ 50 dans un bus. A peine sortis, on a été interpellés par la BAC. Nous avons fait 15 heures de garde à vue, nous avons été pris en photo sous toutes les coutures » explique-t-elle. « Je ne sais pas ce que vous foutez ici » lui aurait dit un officier de police judiciaire au commissariat. « Les femmes étaient entassées dans une cellule de dégrisement. Quand vous n’avez jamais eu affaire à la police, ça fait drôle de se retrouver dans une cellule couverte d’excréments. Je suis asthmatique et cardiaque. Je n’ai pas pu voir de médecin. Mais vous savez, ça renforce la détermination des 50. On ne se connaissait pas et maintenant, on se parle tous les jours ». Marie écope d'un rappel à la loi pour avoir "participé à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens". Elle pourra être poursuivie si elle commet une nouvelle "infraction" de ce type dans les six ans à venir. Un bon moyen de réduire le nombre de manifestants à l'avenir...
Les interpellations "préventives" sur la base d'un texte un peu flou voté sous Nicolas Sarkozy, ont été l'une des méthodes utilisées pour faire baisser le nombre de manifestants lors des différentes manifestations.

Quelles responsabilités ?

« Vous savez, ces blessures laissent des séquelles à vie. Nous sommes une sorte d’association des gueules cassées par armes de la police », explique un membre du collectif [Désarmons-les](www.desarmons.net). « Avant 2018 on avait 2 ou 3 personnes mutilées par ans. En 2018, avant les gilets jaunes, on était plutôt autour de 5. Depuis novembre, les chiffres explosent », poursuit-il.
L’usage des LBD est autorisé par le responsable hiérarchique, qui tient ses directives du préfet, qui les tient lui même du ministère, indique un policier. « C’est la plupart du temps oral et nous savons très bien que celui qui sera poursuivi, c’est le policier auteur des tirs, pas l’Etat », conclue-t-il.
Mais comme la plupart des policiers auteurs des tirs sont en civil, sans signe distinctif permettant de les identifier, les procédures ont peu de chances d’aboutir... Pratique.