vendredi 9 janvier 2015

Rendons hommage à Charlie Hebdo : boycottons la manifestation du 11 janvier (en 10 raisons) / Let us pay tribute to Charlie Hebdo: let us boycott the demonstration of January 11th (in 10 reasons)

Source : http://www.les-crises.fr/indecense-rendons-hommage-a-charlie/


Primo, condamnons sans équivoque la barbarie de ce crime indéfendable.
Secundo, honorons la mémoire des victimes et pensons à leurs proches
Tertio, à l’heure où on veut nous obliger à hurler “Je suis Charlie”, n’oublions pas ce que c’est non plus et ce qu’on veut nous faire endosser… D’où cette mise au point utile d’un des anciens de Charlie Hebdo, écrite il y a 1 an.
Désolé, je voulais attendre 1 mois plein avant de remettre ceci sur le tapis, mais le fil des événements, ainsi que l’expérience du 11 septembre me pousse à contrecoeur à traiter de ces sujets plus tôt.
Je vous encourage donc à rendre hommage à l’équipe de Charlie Hebdo dimanche en boycottant la “manifestation” de dimanche.
Pour ma part, je n’irai pas, et  ce, pour plusieurs raisons (à vous de les évaluer et de vous faire votre opinion).

La première, pour ne pas être complice d’une infâme récupération

Avez-vous envie de vous associer à l’OTAN en grande pompes ?
L’OTAN qui met le feu au Moyen-Orient depuis 25 ans et qui a engendré des milliers de terroristes ?
L’OTAN qui annonçait le lendemain du massacre avoir largué 5 000 bombes en Irak ? (et on s’étonne donc des retours de flamme ?)
Voulez-vous donc risquer de soutenir par avance des politiques qui causeront encore plus de morts là-bas, et plus de terroristes dans le futur ?
Alors sérieusement, vous pensez que Cabu a envie de voir Merkel venir larmoyer (et se faire de la publicité) sur son cercueil ?

La deuxième, c’est qu’il y aura le président ukrainien

Vous savez celui qui a des néo-nazies qui combattent pour lui, et dont les troupes ont tué des centaines de civils dans l’Est de l’Ukraine ? Lui dont la place est à La Haye, et pas à Paris avec Cabu ?  C’est l’esprit Charlie ça ?

La troisième, c’est qu’ils n’aimaient pas les messes du dimanche

La quatrième,  c’est qu’on ne manifeste pas “contre le terrorisme”

On manifeste pour demander au gouvernement des solutions concrètes non pas pour empêcher les terroristes d’agir, mais pour qu’il déconnecte la machine à fabriquer des terroristes (conflit en Palestine, islamophobie, “choc des civilisations”, “guerre contre le terrorisme”, BHL, misère, etc.)

La cinquième, c’est que je ne suis pas Charlie

Car Charlie avait une face sombre, discutable, non respectueuse de l’autre (à différents niveaux) et donc non humaniste, à laquelle je ne veux pas être associé.
Condamner le massacre : oui, évidemment ! Promouvoir la liberté d’expression, oui ! Mais donner un blanc seing à tout ce qui a été fait, non !
Vous êtes Charlie ?
Donc vous êtes ça :
(je n’ai pas la moindre complaisance avec le FN, j’ai encore dénoncé Marine Le Pen ce matin ; mais c’est 25 % des Français qu’on traite de merde, alors que beaucoup font partie des Français qui souffrent le plus dans notre pays – on est en droit d’espérer des analyses un peu plus fines)
Donc NON, désolé, je les pleure, mais Je ne suis pas Charlie, car je ne suis pas tout ça, moi je préfère que les gens soient – quand c’est possible – respectés, et qu’on travaille à rapprocher plutôt qu’à diviser.
Car je suis désolé, alors que plein de dessins de Charlie sont d’une intelligence extrême, la plupart de ceux-ci, ceux qui ont causé tant de problèmes et de dégâts, ne sont pas drôles, ne véhiculent aucune message, ne poussent pas à la réflexion : ce sont de simples provocations gratuites, sans talent, destinées à choquer, humilier, blesser (je ne dis pas non plus qu’il faudrait les interdire, bien entendu). Et que je vois mal où est la “liberté d’expression” là-dedans (car je ne vois pas “l’expression”, et je ne suis pas le seul),
alors que je vois assez bien où est l’incitation à la haine – un peu comme si vous allez hurler face à votre voisin que sa femme est très moche et ses enfants de gros mal élevés… Ce qui n’excuse évidemment en RIEN les actes barbares – mais qu’on ne vienne pas me demander de mettre des stickers “Je suis Charlie”…
On a aussi le droit d’écouter les autres, et d’essayer de faire preuve de fraternité…
Pour l’ex-Premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, l’hebdomadaire a maintes fois manqué de respect à l’islam. « Ont-ils besoin de ridiculiser le prophète Mahomet en sachant qu’ils offensent les musulmans ? » a-t-il dit cité par l’agence officielle Bernama. « Nous respectons leur religion, et ils doivent respecter la nôtre ».

La sixième, c’est que je veux protéger mes concitoyens

Je ne suis pas irresponsable comme tous nos médias. Honorer les morts oui, afficher “Je suis Charlie” partout, au vu des dessins précédents, envoie un clair message au monde musulman : “Attaquer ainsi votre prophète n’est pas le fait de quelques dessinateurs provocateurs, mais est assumé par toute la population française”.
Et donc chaque Français sera désormais une cible désignée pour les extrémistes de tout poil. Je ne porterai pas une telle responsabilité…
Libération indique d’ailleurs :

La septième, c’est que personne n’a manifesté contre ça en décembre :

Alors si on ne veut pas indiquer aux musulmans que leurs vies n’ont aucune valeur, qu’aucun dirigeant ne se déplace pour eux, autant appliquer la même règle à nos morts : le “2 poids 2 mesures” détruira notre civilisation à la longue.

La huitième, c’est que 3 barbares n’ont pas à influer sur ma vie

J’ai prévu autre chose dimanche, et ce ne sont pas 3 barbares qui vont changer un iota de ma vie…
Cela reviendrait à combler leurs attentes – et à envoyer un signal clair à l’État islamique : “renvoyez donc quelques barbares, vous aurez encore une semaine pleine sur nos médias pour parler de vous et terroriser notre population, avant qu’on vote une nouvelle loi liberticide et inutile”…

Enfin, la dernière, car les hommages, c’est vraiment de la merde !

Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter.” [Sören Kierkegaard]
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.” [Benjamin Franklin]
Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” [Martin Luther-King]
P.S. j’en ai surement oublié, tombant de fatigue, vous pouvez en rajouter en commentaire…

Mission accomplished .... Autre article à ne pas rater 
Source : http://www.les-crises.fr/mission-accomplished-bien-joue-a-tous/
Pour tout vous dire, je mûris ce billet depuis mercredi, je me demandais juste combien de temps il mettrait à dire ça…
Je commence à en avoir marre que les terroristes gagnent – vu que ce genre de loi, c’est leur but…

Ben si, en 48 heures même, couillons…

Et ce alors que l’encre de la 14e loi liberticide contre le terrorisme en 20 ans n’est même pas sèche…
Valls se rapproche enfin de son modèle :
En vidéo (20/09/2001) – cela nous fera une avance sur la prochaine séance au Parlement :

Moi, je pense qu’il va bientôt bombarder l’Irak…
(EDIT : Ah flûte, on me signale dans l’oreillette qu’il l’a déjà fait en fait depuis plusieurs mois, en fait)
Bref :
La peine de mort (inutile dans tous les cas) demandée pour des kamikazes rêvant de leurs 70 vierges : toute l’intelligence du Front national dans “cette proposition” humaniste
Tiens, dans la série des gros couillons (désolé, je n’ai pas le courage d’éplucher les tweets à l’UMP) :
(quand je pense qu’on me demande parfois pourquoi je ne soutiens pas ces clowns dangereux…)

Mon pauvre Cabu, si tu avais su tout ce qu’on ferait en ton nom…
Enfin, tous ne pensaient pas comme toi, comme je l’ai dénoncé ici l’année dernière :
« Le fait que le prix Pulitzer ait été attribué aux journalistes qui ont révélé l’affaire Snowden est le symbole de la crise de la presse car Snowden est un traître à la démocratie. » [Philippe Val, 05/2014]
EDIT : une info pas inintéressante sur les barbares :
=================================================
Hommage à Charb (putain, tu vas nous manquer):
Alors en conclusion, je vais pour ma part combattre le terrorisme ce week end :
  1. je ne vais pas me laisser terroriser, surtout par 3 dingues (purée, mais ils ne sont que 3 en trains de terroriser le pays !!! Ils vous nous en envoyer 50 quand ils vont voir l’efficacité de leur action dans les médias)
  2. je ne vais évident RIEN changer à mes habitudes (moi, les seuls moment où j’ai peur, c’est quand je croise 5 militaires dans les couloirs du RER (inutiles) ce qui donne soudainement une impression pour le coup de vraie guerre)
  3. je  ne vais évidemment pas écouter les médias délirer et entrer dans le jeu des terroristes (regardez comme votre vie est moins stressante quand vous n’écoutez plus les informations en ce moment), mais relire un bon livre de Chomsky sur le 11 septembre (rassurez-vous, vous allez aussi en bouffer sur ce blog)
Bon week end !
P.S. Si un dessinateur a envie de déféquer sur Mahomet ce week end, je lui demande amicalement de plutôt jouer au foot, cela évitera qu’in fine, un État policier autoritaire soit mis en place en France de mon vivant… Merci d’avance.
<h2> Olivier Berruyer :</h2>
<ul>
    <li>Facebook <a href="https://www.facebook.com/les.crises/">Olivier Berruyer</a></li>
    <li>Linkedin <a href="https://fr.linkedin.com/ in/olivierberruyer">Olivier Berruyer</a></li>
    <li>Econoclaste<a href="http://leseconoclastes.fr/olivier-berruyer/"> Olivier Berruyer</a></li>
</ul>

Les amis des «Amis de la Syrie» chez CharlieHebdo? / The friends of " Friends of Syria " at CharlieHebdo?


Source : http://www.entrefilets.com/les%20amis%20des%20amis%20de%20la%20Syrie%20chez%20Charlie.html



08/01/2014 On peine à imaginer la terreur et l’effroi absolus qu’ont pu ressentir les membres de CharlieHebdo dans les minutes qui ont précédé leur exécution, mercredi en plein cœur de Paris. Une banale séance de rédaction puis, soudain, des cris, des cagoules, des armes qui rugissent, des balles qui fracassent; c’est la guerre qui explose tout autour et ses éclats qui emportent tout, la chair, les os, puis les vies. En un instant, la salle de rédaction de CharlieHebdo n’est plus à Paris mais à Alep, à Homs, à Damas, où depuis trois ans des dizaines de milliers de Syriennes et Syriens connaissent la même horreur. Tous les jours, eux aussi sont arrachés de la banalité de leur vie pour être exterminés par les bouchers d’al-Nosra et affiliés, dont Fabius nous assure que «sur le terrain, ils font du bon boulot» (1). Aujourd’hui, leurs émules ont fait leur «boulot» au cœur de Paris. Reste à savoir pour le compte de qui.

Non «Nous ne sommes pas Charlie»
Le crime est abject, injustifiable et révoltant.
Nous laisserons toutefois l’instrumentalisation des grands sentiments larmoyants aux merdias de masse embedded dont la mobilisation générale permet aujourd’hui – hormis de faire davantage d’audience sonnante et trébuchante –, d’offrir un répit inespéré aux pouvoirs agonisants du Système en général, et à celui de Flanby en particulier.
Et même si nous condamnons avec la dernière énergie cet acte terroriste – comme nous condamnons toutes formes d’acte terroriste qu’il soit perpétré par des fanatiques ou par un Etat–, nous nous empressons de dire aussi que non, trois fois non, «nous ne sommes pas Charlie».
D’abord parce que l’incorporation forcée – type Libé (Nous sommes tous Charlie) – dans cette sorte de vénération aveugle, nous révulse.
Ensuite, parce que la monstruosité du crime de saurait légitimer le travail d’un journal à la fois ordurier et très politiquement correct qui, pour éviter le dépôt de bilan, avait fait du racisme antimusulman un véritable fonds de commerce depuis des années (2). Faire des victimes de cette tuerie, aussi abjecte soit-elle, des martyrs de la liberté d’expression est ainsi une pure escroquerie intellectuelle que nous dénonçons en disant que décidément «non, nous ne sommes pas Charlie».

Fanatisme ou False flag : le jeu des hypothèses
Pour l’heure, on ne sait rien des exécutants ni des commanditaires. Et l’on ne peut qu’envisager les diverses hypothèses. Mais une chose a frappé même les speakerines des merdias du Système : l’extrême sang-froid et le professionnalisme des exécutants de la tuerie.
A l’évidence, il s’agissait de tueurs expérimentés.
A l’évidence, leur coup était parfaitement préparés, et ils se sentaient suffisamment à l’aise pour prendre le temps de leur forfait, puis pour sortir sans hâte dans la rue, tirer des rafales, achever un policier à terre qui ne représentait aucune menace ; et enfin crier leurs slogans et signer ainsi leur crime du sceau de l’islamisme radical devant des caméras qu’ils savaient être là pour les filmer.
La première hypothèse de djihadistes amateurs type Mohammed Merah semble donc ne pas coller.
Le type de sang-froid et de professionnalisme dont on fait preuve les assassins ne courent en effet pas les rues.
On le trouve dans le grand banditisme, chez les djihadistes aguerris et familier de ce type d’opération (ce qui suppose un solide entraînement), ou enfin dans les rangs des tueurs professionnels qu’emploient les services secrets, tueurs qui peuvent d’ailleurs être soit des gens «de la maison», soit des groupes faussement terroristes et parfaitement mafieux louant leurs services.
L’hypothèse de djihadistes revenus de Syrie, après avoir combattus grâce au soutien des amis de la Syrie si chers à Fabius, est donc assez plausible.
Plausible aussi, l’hypothèse d’un False flag.
Car une première bizarrerie sème d’ores et déjà le doute.
Comment des tueurs aussi méticuleux et aguerris peuvent-ils avoir «oublié» rien moins qu’une carte d’identité dans la voiture qu’ils ont abandonnée après l’attaque.
On ne peut s’empêcher de penser au passeport du pirate de l’air présumé Mohammed Atta, retrouvé intact dans les décombres du World trade center…
D’ores et déjà la chasse à l’homme est lancée, les cibles ont le profil idéal (3) et ne reste qu’à espérer qu’ils seront pris vivants, ce qui n’a aucune chance d’arriver si nous sommes en présence d’un False flag. Les types seront alors liquidés et déclarés coupables dans un même élan avec la bénédiction de tous les merdias embedded.
Du côté du Réseau Voltaire, l’hypothèse du False flag est d’ailleurs largement retenue (4).

Epilogue provisoire
En ce qui nous concerne, toutes les hypothèses restes ouvertes à ce stade. Mais nous ne retranchons rien de ce que nous avons écrit sur twitter au soir de l’attentat (5) :
«Les assassins de CharlieHebdo servent les intérêts du Système, le renforcent ; lui donnent des armes inespérées pour dissimuler ses dérives et assurer sa domination.
Les terroristes islamistes sont les meilleurs alliés des pouvoirs qu’ils prétendent combattre.
D’où l’intérêt du Système d’en assurer la prolifération par de vertueuses croisades.»
A n’en pas douter, la tuerie de CharlieHebdo va fournir les mobiles nécessaires au Système pour relancer ses guerres et ses croisades, ajouter la folie à la folie, et accessoirement voter des lois toujours plus invasives et liberticides sous prétexte de lutte contre le terrorisme.



1 «Al-Nosra fait du bon boulot»

2 CHARLIE HEBDO, PAS RACISTE ? SI VOUS LE DITES…

3 La traque d’une fraterie de djihadistes

4 Qui a commandité l’attentat contre Charlie Hebdo?

5 Réaction à chaud d’entrefilets sur Twitter



- See more at: http://www.entrefilets.com/les%20amis%20des%20amis%20de%20la%20Syrie%20chez%20Charlie.html#sthash.9jiKC2lW.dpuf

samedi 3 janvier 2015

La fin de la partie du jeu économique expliquée / The Economic End Game Explained

Source  : http://www.les-crises.fr/rdpi-du-04-01-2015/

Traduction partielle de l'article original

La fin de la partie du jeu économique expliquée...

"Tout au long de l'histoire, dans la plupart des cas d'effondrement économique, les sociétés en question ont cru, juste avant leur chute désastreuse, qu'elles étaient financièrement invincibles. Il est rare que quelqu'un soit vraiment capable d’apercevoir le bord du précipice ou même le fond de l'abîme avant d'y avoir été englouti. Ce manque de prévoyance, cependant, ne vient pas entièrement de la faute du public. Il est, plutôt, une conséquence provoquée par la manipulation de l'information fondamentale à la disposition du public par les gouvernements et les gardiens sociaux. [...] Combien de conspirations ont été tout juste exposées au cours de ces dernières années ? Combien de crimes du gouvernement ont défrayé la chronique et ont ensuite disparu? Benghazi, Fast and Furious, l’IRS ciblant des militants, l'immigration illégale subventionnée par l'État, etc. ­ un défilé non­stop de corruption que peu de gens auraient cru possible il y a seulement dix ans. Nous sommes en train de bouillir lentement, aussi bien économiquement que politiquement. Nous sommes conditionnés à accepter toute crise imminente comme un moyen de la vie quotidienne, à s'y habituer et à blâmer ces crises sur des centaines de différents boucs émissaires, mais jamais les banques internationales. Et alors que le Titanic coule, le groupe joue toujours, comme les experts et les dupes traditionnels qui accusent les analystes indépendants de « crier au loup. » La fin de partie économique n’est pas un seulement effondrement. L’effondrement n’est rien de plus qu'un processus qui se termine brusquement uniquement lorsque la confiance du public a finalement été perdue. La fin de la partie c’est de l'acceptation ­ l'acceptation par les masses d'une «nouvelle normalité» dans laquelle la terreur financière et politique devient le fondement de la vie quotidienne. La fin de partie est, d'abord et avant tout, au niveau de la psyché de l'humanité et sa mutation en quelque chose de méconnaissable. Ce type de conditionnement général veut une peur incommensurable. Notre philosophie économique du commerce souverain et l'identité ne peut être effacée sans elle. Les élites nous ont déjà donné leur chronologie. Le crash de 2008 n’était que le début du programme, et 2014 à 2015 semble être la prochaine étape. J'ai écrit des centaines d'articles sur la façon de se préparer et de désamorcer les dangers de la réinitialisation imminente, mais la question la plus importante entre toutes reste bien que les gens comprennent que la menace est à leur porte. Ce n’est plus une question de quelques années ou de décennie : elle est ici, maintenant même. Nous sommes en plein milieu de l'effondrement, même si beaucoup ne peuvent pas encore le discerner. Regardez attentivement les développements mondiaux, comme la volatilité du marché augmente et les conflits internationaux qui dégénèrent. Le temps s’est déjà écoulé."


Texte original : The Economic End Game Explained


Source : http://www.alt-market.com/articles/2403-the-economic-end-game-explained

Auteur : Brandon Smith 
Throughout history, in most cases of economic collapse the societies in question believed they were financially invincible just before their disastrous fall. Rarely does anyone see the edge of the cliff or even the bottom of the abyss before it has swallowed a nation whole. This lack of foresight, however, is not entirely the fault of the public. It is, rather, a consequence caused by the manipulation of the fundamental information available to the public by governments and social gatekeepers.
In the years leading up to the Great Depression, numerous mainstream “experts” and politicians were quick to discount the idea of economic collapse, and most people were more than ready to believe them. Equities markets were, of course, the primary tool used to falsely elicit popular optimism. When markets rose, even in spite of other very negative fiscal indicators, the masses were satisfied. In this way, stock markets have become a kind of dopamine switch financial elites can push at any given time to juice the citizenry and distract them from the greater perils of their economic future. During every upswing of stocks, the elites argued that the “corner had been turned,” when in reality the crisis had just begun. Nothing has changed since the crash of 1929. Just look at some of these quotes and decide if the rhetoric sounds familiar today:
John Maynard Keynes in 1927: “We will not have any more crashes in our time.”
H.H. Simmons, president of the New York Stock Exchange, Jan. 12, 1928: “I cannot help but raise a dissenting voice to statements that we are living in a fool’s paradise, and that prosperity in this country must necessarily diminish and recede in the near future.”
Irving Fisher, leading U.S. economist, The New York Times, Sept. 5, 1929: “There may be a recession in stock prices, but not anything in the nature of a crash.” And on 17, 1929:“Stock prices have reached what looks like a permanently high plateau. I do not feel there will be soon if ever a 50 or 60 point break from present levels, such as (bears) have predicted. I expect to see the stock market a good deal higher within a few months.”
W. McNeel, market analyst, as quoted in the New York Herald Tribune, Oct. 30, 1929: “This is the time to buy stocks. This is the time to recall the words of the late J. P. Morgan… that any man who is bearish on America will go broke. Within a few days there is likely to be a bear panic rather than a bull panic. Many of the low prices as a result of this hysterical selling are not likely to be reached again in many years.”
Harvard Economic Society, Nov. 10, 1929: “… a serious depression seems improbable; [we expect] recovery of business next spring, with further improvement in the fall.”
I hear nearly identical statements from pro-mainstream, pro-dollar skeptics all the time. And all of their assertions rest solely on the illusion of the Dow and the dollar index, not to mention statistics that are sourced from the very government that has much to gain by fooling the public into believing all is well.
In 2009, Paul Krugman, perhaps the worst and most famous economist of our age, lamented on the fact that no one in mainstream finance saw the derivatives and credit crash coming. Yet it is the same kinds of manipulative policies that Krugman champions that caused this collective ignorance in mainstream circles to begin with.
What the past proves, time and time again, is that establishment trained and educated economists are perhaps the most useless of all analysts. They are perpetually wrong. Only independent analysts have ever been able to predict anything of value as far as our economic future — not because they are psychic, but because they have the advantage of standing outside the foggy propaganda of brainwashed financial academia.
It also proves that the appearance of prosperity means nothing if the fundamentals do not support the optimism. That is to say, a bullish stock market, a high dollar index and a low unemployment percentage mean nothing if such stats are generated by false methods and fiat.  The fundamentals ALWAYS matter.  As we saw during the Great Depression, the markets cannot hide from reality forever.
I relate these points because the future I am about to suggest here might sound outlandish to some, because it is so contrary to the “official” accounting of our current financial world. It is important to remember that the mainstream, the majority, is almost always wrong and that the truth is very rarely accepted broadly until calamity has already fallen.
I outlined the hard facts behind the reality of economic downturn in my article “We Have Just Witnessed The Last Gasp Of The Global Economy.”
The bottom line is that the stock market, the greatest false indicator of all time, is on the verge of implosion; and the banking elites are positioning themselves to avoid blame for this implosion while the rest of us are being sold on the most elaborate recovery con-game ever conceived. But what is the purpose behind this con-game? Lies are generally only told by those who hope to gain something through deception. What do the elites hope to gain by creating a facade of recovery?
They have openly admitted to the public on numerous occasions EXACTLY what they want — namely, the institution of a truly global and centralized economic system revolving around a highly controlled world currency framework and dominated by a select cult of banking oligarchs. Anyone who claims that this is not the goal is either a liar or an uneducated fool.
I have covered the evidence supporting this program many times in the past, but it would seem with the precariously surreal nature of our world today that much needs repeating. In 1988, the financial magazine 'The Economist' published an article titled “Get ready for a world currency by 2018,” in which it outlined the framework for a global currency system called the “Phoenix” (a hypothetical title), administered by the International Monetary Fund by the year 2018, which would erase all national economic sovereignty and require governments to borrow from the world central banking authority, rather than print, in order to finance their infrastructure programs. This would mean total control by the IMF over member nations as they beg and plead for more capital under the global currency umbrella.
ecocover
If this sounds familiar, it is because I have been warning about the IMF takeover of the global monetary system for at least six years. The Economist actually admits that the Phoenix system would start out in the format of the Special Drawing Rights basket currency:
The phoenix would probably start as a cocktail of national currencies, just as the Special Drawing Right is today. In time, though, its value against national currencies would cease to matter, because people would choose it for its convenience and the stability of its purchasing power…
The plan is to introduce a basket currency system as an alternative to the dollar as world reserve, then slowly but surely phase out all sovereign currencies until the basket becomes a currency itself - the ONLY currency.  Former World Bank Chief Economist Justin Yifu Lin seems to agree with this ideology, arguing that national currencies must be replaced with a supranational currency, and pointing out that no single currency has the strength to stand alone as world reserve:
"I think the dominance of the greenback is the root cause of global financial and economic crises...The solution to this is to replace the national currency with a global currency..."
I would mention that a "Phoenix" rises from the ashes of calamity reborn.  What ashes are the elites expecting the new global currency to rise from?
It is important to note that 'The Economist' is not just any random financial publication; it is in large part owned by the Rothschild banking family and is based out of the London financial center, meaning, The Economist does not have to “guess” on the economic developments of the future; it has an inside track on exactly what is planned to occur.
You can see my more recent analysis on the IMF global currency scheme here.
A plan for global governance has also been touted by international elites over the years, the roots of which would supposedly begin around 2015. The Gorbachev Foundation, which boasts many American elites as members, has long predicted the rise of a global government. In 1995, the executive director of the foundation, Jim Garrison, had this to say to the San Francisco Weekly:
"Over the next 20 to 30 years, we are going to end up with world government. … It’s inevitable. It will happen and become just as normal to have a relationship with the rest of the world as we now have, say, if you are a Californian and you go to Vermont."
At the Gorbachev-led State of the World Forum in 1995, Council On Foreign Relations member Zbigniew Brzezinski had this to say:
“We do not have a New World Order. … We cannot leap into world government in one quick step. … In brief, the precondition for eventual globalization — genuine globalization — is progressive regionalization, because thereby we move toward larger, more stable, more cooperative units.”
Regionalization is already occurring as the BRIC nations form their own bilateral trade agreements and their own global bank, and this is by design.  The catalyst to trigger the end of the dollar and the dominance of a global currency system, I believe, will be the false East/West paradigm. I have seen an incredible array of analytic interpretations of the macro-economy by multiple mainstream and independent financial writers, but very few of them recognize that the conflict between the West and the eastern BRICS is nothing more than a farce. I have compiled a considerable profile of evidence on the reality that governments like Russia and China are actually complicit in the formation of a global currency and global government controlled by the IMF. You can see that evidence herehere and here.
China in particular has loudly pronounced a need for a global currency system to replace the dollar, and they have suggested that this system be controlled by the IMF:
The world economic crisis shows the "inherent vulnerabilities and systemic risks in the existing international monetary system," Gov. Zhou Xiaochuan said in an essay released Monday by the bank. He recommended creating a currency made up of a basket of global currencies and controlled by the International Monetary Fund and said it would help "to achieve the objective of safeguarding global economic and financial stability."
China is NOT anti-establishment or anti-new world order, nor is Russia. Eastern opposition to the NWO is a lie. Period. In fact, the BRICS have argued only for greater inclusion in the IMF system and have no intention of developing a legitimate alternative to “Western” globalization. If you do not understand that the BRICS are part of the NWO, not opposed to it, then you do not understand a thing.
With the BRICS on board with the plan for global currency, what is likely to happen over the course of the next few years if the schedule for an economic reset is on track for 2018?
As I outlined in my last article, the U.S. in particular has been prepped like a sacrificial lamb, with the populace for the most part oblivious to the extent of the threat. Middle-class wealth is being driven into bonds and will be driven more so by market declines, which will progress over the next few months. This “herding” of capital into bonds is only in preparation for the death of the dollar’s world reserve status, thus erasing what little savings were left among the common citizenry.
The ceremony initiating our nation’s fiscal destruction will likely take place in the near term. To achieve global centralization by 2018, the elites would need a serious crisis soon in order to provide the proper collective panic required to generate public consent for global economic governance in four years’ time.
The first, most important factor to consider is the fake conflict between the IMF and the U.S. Congress over the approval of IMF policy changes agreed upon in 2010. The U.S. has yet to officially sign off on the IMF policy measures that would bring more “inclusiveness” for developing nations like Russia and China, and this has led the IMF to assert that a move forward without the U.S. is necessary. IMF head Christine Lagarde is now demanding that Congress pass the reforms of 2010; but with the election of a predominantly Republican government, those reforms have little or no chance of being approved.
Lagarde recently joked that she would be willing to "belly dance" to get IMF reforms passed (I would pass them just to avoid the gut churning image of that belly dance), but the joke will ultimately be on the U.S. as IMF heads suggest that if the current Congress does not pass reforms by the end of this year, they will be forced to apply a "Plan B".  The details of this Plan B are not public.
It is now highly likely that the IMF will set policy WITHOUT the input of the U.S., as they have warned they would, crippling the assumptions by many that the IMF is somehow a “U.S.-owned institution.” It is actually the reverse; the IMF is setting the stage for ownership of the U.S. monetary structure, along with the Bank Of International Settlements, which appears to be the capstone of the NWO system.
The next IMF meeting on SDR inclusion is not set, but will probably take place in early 2015. It is expected that China and the Yuan will be officially added to the SDR basket. Gold should also be watched carefully. There is a reason why the BRICS have been accumulating thousands of tons of the precious metal. The IMF introduction of gold into the SDR basket is inevitable, and a new Bretton Woods style-agreement has already been called for by a number of elites.
The IMF has been openly discussing the ascension of the SDR to replace the dollar as the world reserve currency since at least 2011.
With developing nations already asking for help from the IMF due to volatility caused by the Fed taper and the BRICS well into their own programs to remove the dollar as the world reserve, the only question left is: How will the banks be able to accomplish the currency reset without taking blame for the resulting catastrophe that will no doubt bury the majority of middle-class and poor?
There is no way around it. The elites need a geopolitical disaster so overwhelming that all economic changes taking place in the background go completely unnoticed. They also need to set themselves up as the prognosticators and rescuing heroes in the midst of the coming chaos, as outlined in my last article.
I do not know what that disaster will specifically look like, because there are too many possibilities to consider. Think about this honestly, 10 years ago, would you or your friends and family have ever thought that the U.S. would be at war in Syria with a terrorist organization we created ourselves out of thin air? That we would be immersed in renewed tensions and the possibility of economic warfare with Russia? That our presidency would have attempted and failed the initiation of socialized healthcare? That our military would be tapped as a possible response force for domestic unrest? That an outbreak of Ebola would be suggested as a trigger for medical martial law?
How many conspiracies have been exposed in just the past few years? How many government crimes have hit the headlines and then disappeared? Benghazi, Fast and Furious, IRS targeting of activists, government-aided illegal immigration, etc. — a nonstop parade of corruption that few would have thought possible a decade ago. We are being boiled slowly, economically as well as politically. We are being conditioned to accept imminent crisis as a way of daily life, to become used to it and to blame these crises on hundreds of various scapegoats, but never the international banks.
And while the Titanic sinks, the band plays on, as mainstream pundits and dupes accuse independent analysts of “crying wolf.” The economic endgame is not about collapse alone. Collapse is nothing more than a process that ends abruptly only when public faith is finally lost. The endgame is about acceptance — the acceptance by the masses of a “new normal” in which financial and political terror become the foundation of daily life. The endgame is, first and foremost, about the psyche of mankind and its mutation into something unrecognizable. This kind of pervasive conditioning requires immeasurable fear. Our economic philosophy of sovereign trade and identity cannot be erased without it. The elites have already given us their timeline. The crash of 2008 was only the beginning of the program, and 2014-2015 looks to be the next stage. I have written hundreds of articles on how to prepare and defuse the dangers of the impending reset, but the most important issue of all is that people understand the threat is at their doorstep. It’s not a few years off or a decade away; it’s here now. We are right in the middle of collapse, even if many cannot see it.  Watch global developments carefully, as market volatility increases and international conflicts escalate. Time is up.
 You can contact Brandon Smith at:  brandon@alt-market.com


vendredi 2 janvier 2015

La Russie dans toute sa complexité / Russia in all its complexity

1er document : "Israël, allié discret de la Russie"

Auteur : Yakov Rabkin est professeur d’histoire à L’Université de Montréal ; son dernier ouvrage est Comprendre l’État d’Israël (Écosociété, 2014) ; il sera présenté au Salon du livre dimanche le 23 novembre.

Source : http://www.mondialisation.ca/israel-un-allie-discret-de-la-russie/5418221
« Depuis qu’ont commencé les sanctions occidentales contre la Russie, je vois beaucoup de produits alimentaires israéliens dans les magasins. L’avocat, le radis, la carotte, la pomme de terre – tout vient d’Israël », m’a assuré un ami moscovite avec qui je viens de parler au téléphone. Je voulais avoir un témoignage oculaire de ce qu’avait annoncé le ministre israélien d’agriculture Yaïr Shamir. Il avait promis d’occuper sans tarder la part du marché russe qui appartenait auparavant aux compagnies européennes. Israël, lui aussi, subit des sanctions de la part de l’Union européenne qui veut ainsi restreindre la colonisation israélienne des territoires conquis en juin 1967. Il est donc logique qu’Israël ne soit guère motivé de suivre les Européens dans ses relations avec la Russie.
Si « la relation spéciale » qu’Israël entretient avec les Etats-Unis est bien connue, ses rapports avec la Russie n’en sont pas moins particuliers. Le projet sioniste à la base de l’actuel État d’Israël était mis en pratique au début du dernier siècle largement par des ressortissants russes. Ils ont formé les premières élites, et la présence russe dans les cercles dirigeants de l’État sioniste reste importante. Le président de la Knesset est né en Ukraine et a grandi en Russie soviétique, le président de la commission parlementaire des relations extérieures est également soviétique d’origine, le ministre des affaires étrangères, lui aussi, est issu de l’ancienne URSS. Israël abrite la plus grande diaspora russophone, plus d’un million de personnes. Des dizaines de vols quotidiens lient Israël à toutes les grandes villes de la Russie. Il y a quelques années les deux ont aboli l’exigence du visa, ce qui a grandement contribué au volume touristique. Le président russe a inauguré à Netanya, au bord de la Méditerranée, un monument aux soldats soviétiques dont plus de vingt millions sont morts dans la Seconde guerre mondiale. Par ailleurs, Poutine y a trouvé son institutrice d’école qui avait émigré en Israël de sa Leningrad natale et lui a offert un appartement qui convient à son âge et l’état de santé. Il n’est pas étonnant que Vladimir Poutine ait remarqué : « Israël, c’est un peu la Russie ».
Mais au-delà de la langue, des anecdotes et des sentiments, il y a des intérêts communs qui lient les deux pays. Même si Israël a profité considérablement du démantèlement de l’Union soviétique, jadis un allié des pays arabes hostiles à Israël, il est depuis plusieurs années mal à l’aise avec la dépendance des Etats-Unis et ses remontrances occasionnelles. C’est dans l’effort de réduire cette dépendance et de diversifier ses appuis à travers le monde qu’Israël, puissance militaire et nucléaire redoutable, a tissé des liens stratégiques avec trois puissances nucléaires indépendantes : la Chine, l’Inde et la Russie. Ces liens ne se limitent pas à l’exportation des légumes. Israël et la Russie ont fabriqué ensemble des drones fournis à l’armée indienne, la Chine a utilisé l’expertise israélienne dans la réforme de l’Armée de libération populaire, et l’équipement israélien de sécurité a servi lors des Jeux olympique à Sotchi. Gazprom, le géant d’hydrocarbures, a signé plusieurs contrats avec Israël et avec les Palestiniens qui se trouvent sous le contrôle israélien. En considérant les intérêts régionaux d’Israël, la Russie a annulé la vente de son système de défense anti-aérienne S-300 à l’Iran. Les avantages paraissent donc réciproques et équilibrés.
La position d’Israël dans la crise actuelle en Ukraine est des plus prudentes. Le représentant israélien à l’Assemblée générale de l’ONU s’est absenté du vote qui condamnait la Russie pour l’annexion de la Crimée. Quelques mois plus tard, Israël a voté avec la Russie – et contre les Etats-Unis – en appuyant, toujours à l’ONU, la résolution condamnant la résurgence du nazisme. En plus, des activistes israéliens de l’extrême droite appuient avec enthousiasme la politique de la Russie, le font sur les ondes de la radio et de la télévision russe, et s’opposent aux sanctions occidentales. Certains ont même proposé aux autorités du Donbass de leur envoyer une unité de soldats bénévoles israéliens. Sur ce plan, la droite israélienne se trouve alignée à la droite internationale, dont le Front national en France et les partis de la coalition gouvernementale en Hongrie. La Russie, à son tour, semble accepter de fait la colonisation israélienne des territoires occupés en 1967. Ainsi, les représentants officiels russe et israélien ont signé à Ariel, ville érigée sur des territoires palestiniens et réservée aux Israéliens non-arabes, un accord important de collaboration en matière d’innovation (Skolkovo).
La Russie jouit ainsi d’une alliance discrète mais importante avec Israël. Cette alliance se reflète dans l’opinion publique. Les sondages montrent que les citoyens russes en majorité appuient Israël et cet appui s’est renforcé depuis quelques années. Bien entendu, les deux pays sont conscients des limitations de cette alliance et maintiennent leurs options ouvertes, la Russie dans dossier nucléaire iranien, Israël dans ses rapports complexes avec les nationalistes ukrainiens. Mais il est indéniable que les relations entre la Russie et Israël influent sur deux zones d’importance majeure pour les Etats-Unis et ses alliés occidentaux : le Moyen Orient et l’Europe de l’est.
The problem is that the Washington elite depends primarily on mainstream television and on the three newspapers: The New York Times, Washington Post and Wall Street Journal. Our point of view never, since last February, when the crisis began, has appeared on their opinion pages, never. We’ve been excluded. Jack Matlock hasn’t been there, professor Mearsheimer hasn’t been there, my articles have been rejected. I’ve never seen this before in America, this is something very strange to me, because newspapers used to like controversy, but on this issue, they seem to have convinced themselves there’s only one point of view. (Stephen Cohen on RT :http://rt.com/shows/sophieco/194784-russia-us-tension-war/)
 Yakov Rabki

Deuxième document : "Les infos dont on parle peu n°81"

Poutine, l'homme à l'harmonica

Source : Agence info libre : https://www.youtube.com/watch?v=YiC2juda-u4