mercredi 5 octobre 2016

Le capitalisme patriotique de Trump en fait un «marginal parmi les élites», selon Jean Bricmont + Armageddon post-8 novembre / The patriotic capitalism of Trump in fact a " eccentric among elites ", according to Jean Bricmont + Armageddon post-8 in November

La peste ou le choléra ?


Certes, il y a des raisons objectives de croire que The Donald, bien qu'imprévisible et capitaliste jusqu'au trognon, est plus isolationniste que Killary, cette folle furieuse qui se demande s'il n'y a pas moyen de "droner" Snowden; qui pense que Poutine c'est Hitler; qu'il faut bombarder l'Iran, Assad, etc. ... alors, la peste ou le choléra ?

Christophe

Alors que les citoyens américains vont élire le chef du «monde libre», le choix entre Donald Trump et Hillary Clinton s'avère crucial car il concerne tous les habitants de la planète et pourrait tout changer en matière de politique internationale.
Pour Jean Bricmont, Donald Trump est un capitaliste comme les autres et cherche à maximiser ses profits. Mais cette vision en terme de coût/bénéfice peut aussi mener à la paix tandis que les mondialistes bien intentionnés, eux, déclenchent des guerres.

Donald Trump ne veut qu'être le président des Etats-Unis et pas du monde

Une des différences importantes à saisir entre Hillary Clinton et Donald Trump, explique l'essayiste belge, est que ce dernier ne veut être que le président des Etats-Unis et non pas le président du monde. A la différence d'Hillary Clinton qui voit, elle, toujours les Etats-Unis, auréolés de leur «destinée manifeste» et comme les gendarmes du globe.
Jean Bricmont souhaite par ailleurs plus d'indépendance pour son pays et pour l'Europe vis à vis des Etats-Unis, notant que les citoyens du monde autres qu'Américains ne participent pas à une élection qui ne les affecte pas moins.

Des Européens plus indépendants avec un Donald Trump président

Si les Etats-Unis décident de partir en guerre ou d'exacerber les tensions dans telle ou telle région du monde, note-t-il, cela affecte les Français, les Belges ou les Européens, en témoigne la crise migratoire qui frappe le continent. «Ce n'est pas démocratique d'avoir un pays qui décide de ce que nous devons faire et de ne pas avoir le droit de vote», résume-t-il, appelant les Européens à s'émanciper culturellement et politiquement des Etats-Unis.

Donald Trump un fasciste et un raciste ? Non, juste un capitaliste

Donald Trump est l'archétype du capitaliste parce qu'il envisage tous les problèmes en terme de coût/bénéfice. S'il s'avère que Donald Trump ne paie pas tous ses impôts ou tel ou tel fournisseur, c'est parce qu'il tente de minimiser ses coûts et maximiser ses profits, en «bon capitaliste» et, selon Jean Bricmont, pas «tellement différent de tous ceux qui réussissent» avec les règles du jeu libérales. Et l'essayiste de noter qu'au XXIe siècle, toute la gauche accepte le capitalisme comme horizon indépassable, à l'instar d'un Manuel Valls qui se dit «social libéral» et d'un François Hollande qui récuse la notion de dictature du prolétariat, bien qu'il se réclame des socialistes du XIXe siècle.

Donald Trump, un patriote qui «choque l'establishment»

Pour Jean Bricmont, Donald Trump est un capitaliste d'un genre particulier parce que patriote, et ce, à rebours du politiquement correct qui prône l'ouverture des frontières et le métissage.
Un discours bien pensant, souvent de gauche mais pas uniquement, qui, paradoxalement, explique Jean Bricmont, sert le «grand capital» en organisant la concurrence des travailleurs de différentes origines entre eux, et permet la délocalisation des entreprises là où le coût de la main d'œuvre est le plus intéressant.
Pour Donald Trump, qui ne s'embarrasse pas de prendre des gants, l'immigration affecte les couches populaires bien plus que les élites qui prétendent les représenter, ces mêmes élites qui portent le discours des droits de l'Homme et qui bénéficient pourtant de cette concurrence entre travailleurs.
Lire aussi : «La menace russe», Hillary Clinton persiste à accuser Moscou de tous les maux

Guerres : Donald Trump raisonne en termes de coût/bénéfice

Pour Jean Bricmont, l'avantage d'un Donald Trump président des Etats-Unis, est que le candidat républicain envisage l'intervention de l'Amérique dans le monde en fonction de son coût. Aussi, selon l'essayiste, fait-il valoir que l'argent dépensé dans les guerres au Moyen-Orient représente de quoi reconstruire deux fois les Etats-Unis, sans pour autant que l'élite économique américaine ait réussi à mettre complètement la main sur le pétrole irakien ou façonné la région à son idée.
Les guerres sont idéologiques et, il faut bien le comprendre, explique Jean Bricmont, sont déclenchées par les néo-conservateurs américains sous couvert d'idéologies prétextes. Or, et c'est paradoxal, Donald Trump, bien qu'accusé de racisme et de fascisme, est un capitaliste qui veut la paix car la paix coûte moins cher. Les «droits-de-l'hommistes» conduisent à la guerre et le «populisme» et l'isolationnisme de Trump à la paix.
En savoir plus : Le Pentagone ne veut pas s'interdire la première frappe nucléaire en cas de conflit
Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

« Les gens sont fous aujourd’hui, et cela se voit dans ces élections chaotiques. Il est assuré que nous allons élire un président que la moitié de la population juge répugnant. Il est difficile d’imaginer que le sentiment post-élection s’améliorera. Des changements sont dans l’air. » Cette déclaration se trouve The Cornell Review du 28 septembre, d’après une interview de  Dave Collum, président du département de chimie et de biologie chimique de l’Université Cornell, professeur détenteur de la chaire Betty R. Miller et l’universitaire le plus élevé en grade de Cornell ; et l’on comprend bien que “les changements” dont parle Collum (Des changements sont dans l’air ») concernent la situation post-8 novembre et nullement la situation d’ici au 8-novembre. Cette sorte de déclaration est de plus en plus monnaie courante, de la part d’esprits différents, d’opinions diverses, ou et surtout en dehors d’engagements quelconques, représentant ainsi des éléments d'une prospective à la fois objective et évidente. (A aucun moment, Collum ne prend position pour l’un ou l’autre candidat.) De plus en plus, l’élection révolutionnaire du 8 novembre 2016 vaut d’abord par l’inconnu où elle nous précipite, la terra incognita de l’après-8 novembre quel que soit l’élu...
C’est une idée que nous n’avons cessé d’explorer, depuis au moins ce tout-début de l’année d’une façon très régulière (voir notamment et entre autres, le 30 janvier 2016, le 5 août 2016, le 24 août 2016, le 31 août 2016, le 15 septembre 2016) ; même si les hypothèses des résultats de l’élection changeaient dans l’un ou l’autre texte, la constante restait cette question de la situation “au matin du 9 novembre“, élection faite, ou défaite, ou cochonnée, ou volée, ou annulée, etc. Ce qui est remarquable, c’est que la campagne dans sa phase finale ayant acquis son rythme, et après le premier débat entre les deux candidats qui implique une pause de 2-3 jours après l’événement, le sentiment sur les événements à venir, post-8 novembre, est toujours “de plus en plus catastrophique”. C’est-à-dire que le rythme lui-même de la campagne, qui est une dynamique entraînante ; l’enjeu clarifié aux deux candidats restant dans une occurrence où ces deux candidatures offrent une alternative radicale aux deux termes très polarisés dans une opposition effectivement radicale et exprimant un affrontement féroce immédiat et spécifique dans le public ; la fièvre compétitive qui normalement restreint le sentiment du public au but de faire élire son candidat sans plus de préoccupation de l’après-élection... Tout cela n’a absolument pas dissipé les interrogations sur l’après-8 novembre mais au contraire les a amplifiées d’une façon extrêmement significative. C’est l’illustration de ce que nous observions hier, à savoir que la campagne USA-2016 ne se “réduit pas” (ne se “réduit plus”) à une crise conjoncturelle s’exprimant dans la seule élection extrêmement polarisée et significative (nous citons deux extraits en répartissant différemment l’emploi du caractère gras pour signaler les idées qui nous importent le plus)...
« [Dans les deux cas considérés (JASTA et (No-)First-Strike),] on retrouve la marque du puissant désordre (hyperdésordre) qui touche la situation interne en général des USA, et par conséquent la crise considérable qui se développe. [...] A chaque nouvel “incident”, cette crise ouverte et en pleine activité devient plus structurelle, et l’on peut être alors de plus en plus assuré que sa résolution dépend de moins en moins du résultat de l’élection, qu’au contraire cette élection entre dans la structure de la crise pour en assurer le rythme. C’est dire que le 9 novembre au matin, quel que soit l’élu, cette crise sera plus forte que jamais et imposera au système de l’américanisme des conditions complètement nouvelles... »
Ici, nous citons et décrivons rapidement divers exemples, dans différents domaines, qui conduisent à penser que le 8-novembre n’est qu’une étape dans la montée du paroxysme et non plus le sommet du paroxysme, que la crise conjoncturelle de l’élection du 8-novembre est devenu un facteur parmi d’autres, – même si le plus important pour la séquence, – d’une crise structurelle des USA qui est en train de faire éruption et qui devient bien plus que la crise des USA, mais bien la crise du Système ; effectivement, à l’image d’un volcan endormi, et d’un sommeil plus léger qu’on ne croyait, qui s’éveille en une éruption furieuse dont l’élection n’est qu’une explosion et une coulée de lave furieuse parmi d’autres.
• Nous revenons sur l’interview du professeur Collum parce que, en substance, elle est d’in intérêt incontestable en plus des phrases que nous avons citées. Collum se présente comme un universitaire plutôt apolitique, c’est-à-dire en général s’abstenant de critiquer le gouvernement US (quel qu’il soit), mais qui sort de sa réserve pour faire une critique générale de la politique US (sans aspect partisan de sa part), c’est-à-dire de l’action de l’institution gouvernementale, à cause de la situation absolument déstructurée, terrifiante, explosive, qu’elle a elle-même crééeZeroHedege.com arepris des extraits de cette longue interview, lesquels expriment fort bien cette critique de la situation.
« ...It is probably only in the last 15 years that I’ve started hiking up my pants and bitching about the government. Now I am relatively outspoken because I sense existential risk in the American Experiment.
 » ...We have an interventionist central bank—a global cartel of interconnected central banks actually—that is determined to use untested (read: flawed) models to try to repair an economy that was hurt by their policies and would fix itself if the Fed would just get out of the way. I think these guys are what Nassim Taleb calls I-Y-I (intellectual-yet-idiot). They will continue with their experiments until the system finally breaks in earnest. They will blame the unforeseeable circumstances.
» The social contract on the home front is faltering badly. When the system started to fail in ’09, we stitched up a putrid wound without cleansing it. We needed reform of a highly flawed banking system corrupted by poor incentives. In the 1930s, the Pecora Commission rounded up scoundrels (including the head of the New York Stock Exchange) and threw them in prison. We should have hung a few in the town square, but instead the Obama Department of Justice punished shareholders and savers. A scandal at Wells Fargo emerging just this week, for example, led to a token fine while leaving some wondering if Wells Fargo is too corrupt to exist in its current form. It is not the government’s job to break up these institutions, nor should it save them.
» We have stirred up a mess in the Middle East that seems to be washing up on our shores. (This weekend there were a half dozen attacks that appeared highly correlated to all but those in the politicized press.) Our policy in Syria is incomprehensible. The refugee crisis in Europe is our doing, and it is spreading. Fear of Trump seems odd given that the current neocons in liberal garb are stunningly militaristic. I think they are war crimes.  Meanwhile, these I-Y-I’s insist on poking Putin in the eye with a stick as part of a policy that appears to be designed to take us to the brink of far greater armed conflict.
» People are now mad, and it shows in the chaotic election. We are guaranteed to elect a president that half the populace finds repugnant. It’s hard to imagine that the post-election temperament will improve. Change is in the air. [...]
 » ...Social unrest in America has been around for centuries. We seem to end up better off when the upheaval is over, but it can be a painful period. As recently as the 1960s college campuses were going nuts over social, racial, and geopolitical issues. The current phase is just recycling, but where are the stop-the-war activists? It seems to me that the world is being stretched at the seams and at risk of moving into a very hostile period. Meanwhile, the student activists appear to be looking inward. I am sure the current generation of activists would not agree. I highly recommend a book by Strauss and Howe entitled, “The Fourth Turning” published in 1996, which describes the large wavelength human cycles (80 years) as comprised of four 20 year cycles. The Fourth Turnings—the generational phase in which society goes through painful, cathartic change—include the Great Depression/World War II, the Civil War, the Revolutionary War, and the Salem Witch Trials. They predicted the next catharsis would arrive around 2010. We shall see, but it looks like they may have stuck that landing like a Russian gymnast. »
• On cite une intervention de Patrick Caddell, ancien conseiller politique dans l’équipe du président Carter (1977-1981) et analyste politique/statisticien (sondage) de la situation politique US est un connaisseur expérimenté, – 45 ans de pratique, – de la vie politique washingtonienne. (Dans une intervention du 1er août, Caddell disait ceci sur le sondage Reuters complètement faussaire du 31 juillet, opération recommencée par Reuters selon le même schéma après le débat du 26 septembre [voir ZeroHedge.com du 28 septembre] : « “This is what the media is willing to do, to try to elect her,” Caddell said. “This poll is nothing but a part of a media offensive. In the 45 years since I was a child, in top-level presidential campaigns, I have never seen the media on such a jihad, and so involved in hiding facts, and not following up. This is a crisis of democracy, what the press is now doing.” ») De ses diverses observations, et notamment ces interventions si extrêmement grotesques dans les processus de communication les plus courants du matériel statistique et électoral, Caddell en tire la conclusion générale que l’establishment se trouve dans une position telle qu’il utilisera tous les moyens, jusqu’au derniers jours, jusqu’aux dernières heures de la campagne, et même après, pour éliminer, outre Trump lui-même, le phénomène populaire que représente Trump (le 29 septembre) ; et de prévoir, pour l’élection et après, une sorte d’Armageddon politique et populaire :
« Caddell said, “One of the things we’ll see, and I’ll predict this now and why if Trump’s going to win he has to go to this higher ground, is, you’re going to see … just how much the establishment order will fight to hold onto its power and privilege at all costs.” He continued, “It is going to be the most broad-based assault in every direction to try to keep[Trump] out of the White House. And so this is headed to Armageddon, if you will, politically.” “This is an election where the American people have bolted,” asserted Caddell, adding:
» “They want control back of their government, and they are very anti-establishment and political class. That’s why you see such a united effort by the Democrats and Republicans in the establishment who are terrified that Trump represents the diminution of their power.” »
• On mentionne une autre intervention sur un autre sujet mais allant dans le même sens, le 28 septembre surBreitbart.News. Le professeur de droit spécialisé dans les affaires légales d’intérêt public, John Banzhaf de l’université George Washington, explore l’aspect technique d’un problème fondamental, qui ne cesse de se préciser, qui est celui de l’extraordinaire vulnérabilité du processus de votation aux USA tel qu’il est actuellement en place : « But the problem is that, more and more, we’re convinced there is a very real threat that the elections may be hacked. That could be by a foreign power. Actually, that’s rather easy to do, so it could be by a bunch of high school kids here or anywhere in the world. » Le 29 septembre, sur CarbonBlack.com, Ben Johnson développe cette question dans ses détails techniques et psychologiques, à partir d’une enquête réalisée par le site, montrant combien les citoyens US sont conscients de cette possibilité :
« More than 15 million voters may stay home on Election Day over cyber-security doubts, according to arecent survey conducted by Carbon Black.  These doubts, our survey found, are tied to the possibility of an election influenced by cyber attack and the prevalence of vulnerable electronic voting machines throughout the United States. To date, there have been no indications that technology in previous elections has been tampered with. However, in the wake of recent hacks against the Democratic National Committee, the Democratic Congressional Campaign Committee and election databases, it is becoming clear that tampering with an election is a very real possibility. That potential for tampering, and overall doubts about election security, may play a role in keeping voters home on Election Day.
» In September 2016, Carbon Black conducted an online survey of 700 voters in the United States to understand how aware the electorate is of the security risks associated with electronic voting machines, measure possible doubt that these risks have cast over elections and voter turnout, and ultimately, increase awareness. »
Il nous intéresse moins de disposer ici d’informations neutres ou objectives, ou prétendument neutres et objectives, que d’apprécier combien cette question de la vulnérabilité du processus de votation est présente dans les esprits. Dans une ambiance à mesure, qu’on sait déjà chauffée à blanc, en présence de deux blocs (Trump et Clinton) animés d’une haine semblable des candidats de leurs adversaires, on comprend aisément combien cette vulnérabilité objective peut instantanément se transformer en une accusation de fraude, de l’un vers l’autre et de l’autre vers l’un. On constate alors que cette controverse potentielle, déjà largement mentionnée au moment de la désignation des deux candidats, n’a fait que se renforcer du point de vue des informations qui l’alimentent. On comprend alors qu’il s’agit bien d’une bombe à retardement dans l’évolution de la situation, qui sera prête à exploser, selon les événements, dès le 9 novembre au matin.
• On mentionnera encore comme des problèmes d’instabilité et de pressions sur l’ordre public la situation de certains groupes (BLM, ou Black Lives Matter), dont l’activisme continue à se maintenir à un niveau notable qui suggère une réelle capacité de mobilisation, qui sont en général très difficilement contrôlables par ceux-là mêmes qui les ont activés. En toile de fond, on doit même considérer l’erratisme extraordinaire de la “politique” de sécurité nationale de l’administration Obama avec un Pentagone en état permanent de mutinerie, notamment et surtout vis-à-vis de la Syrie et vis-à-vis de la Russie, qui constitue un objet permanent de tension se répercutant sur le climat politique washingtonien, avec des paroxysmes notables par leur caractère particulièrement irresponsable. Un exemple de cette situation se trouve dans l’intervention du porte-parole du département d’État annonçant que si la Russie ne se conformait pas aux “consignes américanistes”, le terrorisme pourrait atteindre sinon menacer les villes russes elles-mêmes, – cette étrange déclaration, comme si les USA, – est-ce possible ? – manipulaient eux-mêmes les terroristes. Les Russes ont réagi comme on imagine, et ceci selon Spoutnik-français, où ils vont jusqu'à mettre en question l'état de la psychologie du porte-parole :
«  [Le vice-ministre des affaires étrangères] Riabkov faisait référence à la déclaration de John Kirby, porte-parole de département d'État, qui a estimé que la Russie avait intérêt à interrompre le cycle de la violence en Syrie car les extrémistes pourraient profiter de la situation sur place pour lancer des attaques “contre les intérêts russes et peut-être même contre des villes russes ”.  “Les conséquences sont telles que la guerre civile en Syrie se poursuivra, les extrémistes et les groupes extrémistes continueront de profiter du vide [du pouvoir] en Syrie pour étendre leurs opérations qui comprendront des frappes contre les intérêts russes et peut-être même contre des villes russes. La Russie continuera de rapatrier dans des sacs ses militaires tués, et ils [les Russes] continueront de perdre des ressources, peut-être de nouveaux avions”, a déclaré le porte-parole du département d'État John Kirby répondant à la question sur les conséquences éventuelles de la poursuite des violences en Syrie.
» Par “violences” les États-Unis entendent traditionnellement les opérations de l'armée syrienne soutenue par la Russie contre les terroristes et d'autres combattants. “Nous ne pouvons pas interpréter cela comme autre chose que l'actuel soutien de fait de l'administration américaine au terrorisme”, a déclaré le vice-ministre russe Riabkov. Ila également indiqué qu’il considérait les propos de M. Kirby comme le résultat d’un “déséquilibre émotionnel” lié à l’incapacité de Washington à respecter le dernier accord de règlement syrien obtenu auparavant avec Moscou. »
En un sens, cet ensemble pourrait figurer le “bruit de fond” de la campagne elle-même, en général (comme on a mis en évidence le “bruit de fond” autour du débat). Il s’agit de la perception de la communication qui permet de figurer un paysage de cette campagne largement ouvert sur des perspectives extrêmement déstabilisantes, au-delà du 8 novembre. Le point essentiel, le “point de blocage” si l’on veut, est bien mis en évidence par le professeur Collum, qui est cette impossibilité de réconciliation après le 8 novembre. (« Il est assuré que nous allons élire un président que la moitié de la population juge répugnant. Il est difficile d’imaginer que le sentiment post-élection s’améliorera. ») Le fonctionnement du système de l’américanisme requiert la nécessité du bipartisme au lendemain de l’élection, c’est-à-dire la reconnaissance de la victoire de son adversaire par le vaincu, et par conséquent son allégeance à l’autorité constitutionnelle après le verdict des urnes. Comme l’observe Collum, cela paraît impossible, – et, ce qui est le plus inquiétant et le plus significatif, c’est que cela paraît de plus en plus impossible à mesure qu’on s’approche de l’élection.
Si l’on observe cette campagne d’un point de vue théorique, en envisageant ses aspects structurels et l’état d’esprit présidant aux deux campagnes, ce ne sont justement pas deux campagnes, deux conceptions, deux programmes qui s’affrontent, mais deux mondes qui s’ignorent et sont pourtant obligés de s’affronter. D’une part, c’est la conséquence de la posture antiSystème que Trump a adoptée, et a été obligé par ses partisans de pousser jusqu’à la limite. Face à cela, d’autre part, la conception du Système est bien entendu qu’il est impossible d’envisager un arrangement bipartisan avec un candidat qui s’est déclaré antiSystème. La victoire de l’un ne pourrait et ne devrait que signifier la complète capitulation et la disparition de l’autre, ce qui est inconcevable dans tous les cas, pour l’un ou pour l’autre. Bon voyage à tous...

Mis en ligne le 30 septembre 2016 à 18H23
source : http://www.dedefensa.org/article/armageddon-post-8-novembre

mardi 4 octobre 2016

Le marché va massacrer la Deutsche Bank jusqu’à son renflouement !! » L’édito de Charles SANNAT / The market is going to massacre Deutsche Bank until its bailing out!! Charles SANNAT's Editorial

« 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Le problème avec l’odeur du sang c’est qu’elle attire les requins, les charognards et, de façon générale, tous ceux qui ne sont pas forcément pétris de bonnes attentions.
Le sang appelle le sang et cette réalité animale est également vraie sur les marchés financiers. Aujourd’hui, la dépouille à achever avant dépeçage c’est évidemment la Deutsche Bank.
Vous pourrez voir dans cet article qui est une traduction un terrible graphique qui montre peu ou prou où se trouve la Deutsche Bank aujourd’hui comparée à la situation de la « feue » Lehman Brothers… Autant dire que la ressemblance fait froid dans le dos.
Le marché continuera de pousser DB à la baisse jusqu’à son renflouement (Gundlach)
Comparaison Deutsche Bank / Lehman

Comparaison Deutsche Bank Lehman

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la Deutsche Bank était quelque peu sortie des radars médiatiques en raison des soucis rencontrés par sa concurrente, Commerzbank, qui a fini par confirmer la rumeur d’un plan de licenciement portant sur près de 10 000 postes, soit 20 % de ses effectifs, et la suspension de ses dividendes. Mais le répit fut de courte durée pour DB, qui commence à voir certains de ses clients « hedge funds » retirer leurs billes… Le risque d’assister à un nouveau « Lehman » est plus que jamais d’actualité.
Un plan de sauvetage se profile-t-il ? Peut-être. Dans cet article de Zero Hedge, on apprend que Jeffrey Gundlach se méfie comme de la peste de la Deutsche Bank, un dossier devenu « trop binaire » :
« Les marchés sont paralysés alors que les investisseurs atterrés se rappellent au bon souvenir de la crise de 2008 à cause de Deutsche Bank, un établissement financier dont la taille représente la moitié de son pays d’origine, qui semble être au bord du précipice et qu’Angela Merkel refuse d’aider avant les prochaines élections allemandes. Que faire, faut-il acheter comme ils l’ont toujours fait durant ces 7 dernières années, ou vaut-il mieux attendre plus de clarté de la part des « renfloueurs-en-chef » avant d’allouer du capital à une nouvelle transaction risquée, qui pourrait bien devenir un nouveau Lehman ? Jeffrey Gundlach n’a pas arrangé les choses lorsqu’il a déclaré à Reuters que la prudence doit être de mise avec les titres de la Deutsche Bank vu qu’un plan de sauvetage gouvernemental n’est pas une impossibilité.
« Je préfère m’en tenir éloigné. C’est impossible à analyser, » a déclaré Gundlach à propos des titres Deutsche Bank et de sa dette. « C’est trop binaire.
Pour ceux qui parient contre l’action Deutsche Bank, leur tentative pourrait être futile, à moins de couvrir leurs positions short (courtes) juste avant le plus bas à venir, une stratégie que le marché cherchera activement à mettre en œuvre.
« Le marché va pousser à la baisse Deutsche Bank jusqu’à ce que les promesses de support soit faites. En cas de besoin, ils recevront de l’aide. » Et que se passera-t-il ensuite ? « Un jour, le titre Deutsche Bank bondira de 40 %, ce sera le jour du plan de sauvetage du gouvernement. Cette hausse pourrait avoir lieu en l’espace d’une minute, » a déclaré Gundlach. « Il s’agit d’un événement totalement imprévisible. »
À moins que le gouvernement décide de ne pas renflouer DB, comme l’a déclaré Merkel. Ce faisant, elle perd toute marge de manœuvre, pour des conséquences qui ne pourront être que néfastes. (…) »
La Deutsche Bank peut-elle être renflouée et les clients ruinés ?
C’est la seule question à mon sens qui vaille et je pense que la réponse sera affirmative, car oui… il y aura sauvetage et on le sait depuis des années et les marchés vont désormais achever la « bête ». Quels seront donc le contour du sauvetage ? That is the question !!
Non la Deustche Bank ne fera pas faillite, mais oui, ses actionnaires et ses clients seront mis à contribution et Angela Merkel risque de faire un exemple européen de la rigueur allemande dans la gestion d’une faillite bancaire « contrôlée » d’une banque systémique.
La probabilité pour que le gouvernement allemand, avec ou sans la BCE, sauve la banque en perdition contre la ruine des actionnaires, des porteurs obligataires et des clients dans la limite des 100 000 euros est à mon sens très forte.
Même si les banques sont encore sauvées, elles ne le seront pas exactement de la même manière que lors de la crise précédente et tous les mécanismes juridiques et techniques ont été prévus dans les législations européennes.
Normalement, c’est l’Italie qui aurait dû ouvrir le bal avec ses banques. Mais Renzi n’a pas voulu ruiner la totalité de ses citoyens avant le referendum qu’il a lancé pour le mois de novembre me semble-t-il. L’Italie n’a donc pas appliqué les dernières lois sur les « faillites » bancaires, ce qui a déclenché un fort courroux outre-Rhin, calmé par une promesse probable d’activation… après le vote !
Plus que jamais vous devez vous demander si votre banque est solide, car sur ce registre, toutes ne se valent pas et il y a de réelles différences entre elles. C’est pour cette raison que juste avant l’été j’avais consacré beaucoup de temps à étudier le bilan et la situation des banques françaises afin de savoir où mettre son argent et comment choisir la banque la plus sûre. Pour en savoir plus, c’est ici.
Sinon, sachez que tous ceux qui s’abonnent à la lettre STRATÉGIES ont également accès d’office et en cadeau aussi bien au Guide spécial placements 2016 qu’au dossier spécial « comment choisir la banque la plus sûre ? ». Plus de renseignements ici.
Il est déjà trop tard. Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

lundi 3 octobre 2016

« Devez-vous redouter la faillite de la Deutsche Bank et vous précipiter aux abris ? » L’édito de Charles SANNAT / " Do you Have to dread the bankruptcy of Deutsche Bank and precipitate you in shelters? " Charles SANNAT's Editorial

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Bon, j’espère que vous avez peur. Vous tremblez ? Vous flippez ? Vous avez acheté vos derniers sacs de riz pour la grande famine de 2017 ? Non parce que je ne sais pas si vous êtes au courant mais la Deutsche Bank va s’effondrer et le monde entier avec, le 32 septembre 2016 à 7h56 minutes et 76 secondes…
Bon je me moque, mais n’imaginez pas que d’un coup, d’un seul je sois devenu un éléphant rose… Enfin, si j’écoute ma femme, je suis bien devenu un éléphant… mais pas rose j’veux dire !!
Bien, soyons sérieux. La situation est grave. Devez-vous avoir peur?
P’têt ben qu’oui… P’têt ben qu’non…
Je m’explique avec la traduction des raisonnements tordus de nos dirigeants et de nos marchés financiers qui ne vacillent pas plus que ça, compte tenu du danger potentiel.
Comme la Deutsche Bank est d’une taille largement systémique, si elle tombe, le monde entier tombe, donc elle sera sauvée. Conclusion : plus c’est grave, moins c’est pire !
Oui mais on n’a pas les moyens de la sauver ! Bien sûr que si… Il suffit d’imprimer les billets nécessaires. Mario Draghi fait d’ailleurs déjà chauffer les machines en sous-sol.
Oui mais avec tous les produits dérivés quand même… C’est vrai, mais c’est du notionnel (des engagements potentiels comme une caution par exemple), en vrai c’est un peu moins pire. De combien ? Difficile à dire ! Mais on s’en fiche… On créera le pognon nécessaire.
Ou mais l’inflation… Pas de crainte ! Sur le court terme, ce n’est pas de l’argent qui « circule » en fait. Vous devez comprendre que pour que l’inflation existe, il faut que l’argent circule de plus en plus vite, qu’il y ait de plus en plus d’échanges et de transactions; bref, d’activités économiques ! Tant que l’argent créé sert à financer ou à combler des trous qui ont déjà été faits, cela n’aura aucun impact ou très mineur sur l’inflation. C’est ce que l’on appelle une « trappe à liquidité ». Plus clairement, la quantité de nouvelle monnaie créée sert à équilibrer des bilans mais rien de plus. À ce compte-là, la création monétaire peut être bien plus importante que ce que l’on pense.
Pire, il n’y a aucune raison pour que des banques centrales, qui n’ont pas hésité à mettre en place des taux négatifs, impriment les billets qui viendraient à manquer… et ne pas le faire équivaudrait à un suicide économique collectif.
En revanche, il y a un vrai problème politique pour l’Allemagne !
Haaaaa Angela… ma belle et douce Angela… enfin douce, pas tant que ça avec les pays qui ne gèrent pas bien leurs finances. Haaaa, notre Angela, celle qui serre les cordons de la bourse et veille à la bonne utilisation des deniers publics.
Imaginez Angela obligée de quémander à Mario Draghi, l’italien laxiste, et à François Hollande, le patapouf élyséen, 1 000 milliards d’euros pour sauver sa Deutsche Bank… Je ne suis pas sûr qu’elle y survive politiquement parlant, et surtout ce serait la fin de la rigueur germanique en Europe, tout le monde réclamant son trillard, mon trilliard, ton trillard !!
Impossible, et c’est là que le sauvetage inéluctable de la Deutsche Bank devient complexe.
Il est économiquement très simple. Politiquement beaucoup plus ardu.
Vers des problèmes des banques…. pas allemandes !
Pour s’en sortir la tête haute, le plus probable est de faire ressortir les difficultés de banques étrangères comme les espagnoles, les italiennes et évidemment une ou deux portugaises.
Face à la crise bancaire européenne et non pas uniquement « allemande », la BCE, appuyée par la grande mansuétude allemande et grâce à la bienveillance de la chancelière Angela, viendra sauver les banques européennes de la déroute à quelques semaines de la réélection du petit père du peuple François qui pourra proclamer :  » J’ai sauvé l’Europe… c’est important l’Europe… »
Alors faut-il paniquer ?
Pas plus que d’habitude mais pas moins. Ce nouvel épisode vous montre à quel point rien n’est réglé, et à quel point vous devez vous débancariser et migrer au maximum vers des actifs tangibles. Or, terre, un peu de cash mais point trop et éventuellement vos biens professionnels sont les seules choses valables dans lesquelles investir. Enfin, n’oubliez pas quelques sacs de riz et boîtes de conserve. Cela ne vaut rien aujourd’hui ou presque rien.
Car si la Deutsche Bank devait s’effondrer, et tout le système avec… alors nous ne parlerions plus que de survie dans un chaos indescriptible. C’est la raison pour laquelle je pense qu’ils sauveront encore une fois les banques, a minima, et tout recommencera dans deux ans.
Il est déjà trop tard. Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

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 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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source : http://www.insolentiae.com/devez-vous-redouter-la-faillite-de-la-deutsche-bank-et-vous-precipiter-aux-abris-ledito-de-charles-sannat/

jeudi 29 septembre 2016

Une journaliste eupenoise de la WDR, en reportage à Tihange, porte plainte contre la police pour agression / A journalist from Eupen (Belgium) of the WDR, in report to Tihange, lodges a complaint against the police for aggression

Rédaction en ligne

Ce mercredi, la journaliste eupenoise Karin Schneider Scholzen a subi une bien mauvaise aventure durant l’un de ses reportages. Elle atteste avoir été agressée par des policiers hutois alors qu’elle suivait des activistes antinucléaires allemands en manifestation à la centrale de Tihange.La journaliste a décidé de porter plainte.

Les messages projetés par les activistes allemands
Belga
Les messages projetés par les activistes allemands
Karin Schneider Scholzen, une journaliste de la télévision allemande WDR, a indiqué mercredi qu’elle déposerait plainte contre la police de Huy à la suite d’un incident survenu mardi soir, à proximité de la centrale nucléaire de Tihange.
La journaliste explique avoir été agressée par un policier alors qu’elle était en reportage à Tihange mardi soir. Des activistes antinucléaires allemands projetaient, à l’aide d’un laser, un message sur l’une des tours de refroidissement de la centrale.
La police de Huy est intervenue sur place après avoir reçu un appel de l’équipe de sécurité de la centrale. «  Les policiers sont intervenus de manière très violente et de façon disproportionnée par rapport au comportement des activistes qui étaient pacifiques. J’ai été agressée par l’un des deux policiers qui m’a porté un coup dans le dos au point de me faire tomber  », ajoute la journaliste qui a déjà indiqué qu’elle porterait plainte.
La zone de police de Huy confirme que des activistes allemands ont projeté un message sur l’une des tours de la centrale et que deux policiers ont été envoyés sur place. «  Les identités de toutes ces personnes ont été contrôlées et on leur a demandé de quitter les lieux  », explique le chef de corps ad interim, M. Jasselette, qui ne fait aucun commentaire sur le fond de cette affaire.

source : http://www.lameuse.be/1682698/article/2016-09-28/une-journaliste-eupenoise-de-la-wdr-en-reportage-a-tihange-porte-plainte-contre

mardi 27 septembre 2016

Comment faire la guerre à la guerre? | Idriss Aberkane | TEDxLiège / How to wage war in the war ? | Idriss Aberkane ¦ TEDxLiège


Idriss ABerkane nous propose de développer le complexe pacifico-industriel plutôt que le complexe militaro-industriel, autrement dit, de développer une économie de la connaissance plutôt qu'une économie des matières premières. Pour lui, il s'agit bien plus d'une révolution sociale et environnementale que technologique.

Dans la première vidéo, ce biologiste se focalise sur le phénomène de la guerre



source : https://www.youtube.com/watch?v=0OIMNFxL7qc

Dans la seconde (3 parties), il nous montre, illustrations à l'appui, l'ingéniosité d'une nature hi-tech et sans déchets.




source : https://www.youtube.com/watch?v=n5_U2y_N-5M&index=1&list=RDyUMGHeLoLbA

Faire ce qu'on aime : révolution ridicule, dangereuse ou évidente ? 

Comme le disait Monod (Hasard et nécessité), nous avons le choix entre la lumière ou le royaume des ténèbres... 














lundi 19 septembre 2016

Cette blogueuse qui pose des questions délicates à Juncker priée de se taire / This blogger who asks delicate questions to Juncker asked to keep silent

Interviewer est un métier délicat, selon l’administration de YouTube qui a exigé d’une blogueuse française qu’elle retienne sa curiosité lors d’un entretien avec Jean-Claude Juncker.

Un représentant de l’administration de YouTube a demandé à la blogueuse Laetitia Birbes de ne pas poser de questions sensibles au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker alors qu’il accordait sa première interview en ligne.

Trois interviewers ont été invités à participer à cet entretien organisé par le site YouTube, mais la blogueuse française a décroché la plus grande attention du public. Entonnée d’avoir été manipulée et menacée, elle a partagé son expérience sur sa propre chaîne YouTube. En finalisant les questions pour l’entretien, Laetitia s’est rendue compte du fait que YouTube souhaitait obtenir une interview-publicité pour M. Juncker plutôt qu’entendre des questions qui préoccupent vraiment la jeunesse. Initialement, l’administration du site lui a promis qu’elle pourrait poser toutes les questions désirées, mais petit à petit elle a compris qu’il y avait des questions embarrassantes pour son interlocuteur.



« Au début, je me suis rendue compte que YouTube cherchait à m’influencer gentiment. Puis c’est allé un peu plus loin et je me suis sentie menacée à un moment donné », confie-t-elle.

Elle devait faire un choix difficile: soit obéir aux personnes de YouTube, soit prendre le risque de s’offrir un peu de liberté dans l’interview. Et elle a relevé ce défi.

Du coup, elle a posé au président de la Commission européenne des questions sur les effets des produits chimiques sur la santé humaine, sur son prédécesseur José Manuel Barroso, puis l’a interrogé sur l’injustice fiscale… « Il a été montré (par le lanceur d'alerte Antoine Deltour, ndlr) notamment que le Luxembourg a permis dans le plus grand secret à des multinationales comme McDonald ou comme Pepsi de rapatrier tous leurs profits réalisés dans les pays d’Europe et de ne payer au finale que 1 % d’impôts. Moi, quand j’ai préparé cette interview, j’ai été étonnée parce que mon mari a une petite entreprise et lui il paye 33% d’impôts. Est-ce que vous êtes vraiment le mieux placé pour pouvoir mettre fin à cette injustice sociale? Parce que confier à quelqu’un qui a été ministre des Finances pendant 18 ans du plus grand paradis fiscale en Europe, la mission de lutter contre l’évasion fiscale, est-ce que ce serait pas finalement comme désigner chef de police un braqueur de banques? », a demandé sans détour Laetitia.

Et la question suivante portait sur la manière dont les lobbys influencent les lois européennes… A l’issue de l’entretien, la jeune femme a été fière d’être allée jusqu’au bout et de ne pas s’être pliée aux exigences de YouTube. Le lendemain, elle a même reçu un petit cadeau: il lui a été proposé de devenir une sorte d’ambassadrice de YouTube pendant un an et de réaliser ainsi différentes tâches humanitaires.

Or, est-ce que tout cela vise à lui faire dire des choses politiquement-correctes dans l’avenir ou est-ce qu’on a vraiment apprécié son courage et son honnêteté, cela reste encore à voir.

source : https://fr.sputniknews.com/international/201609191027816848-interview-juncker-blogueuse/