mardi 11 octobre 2016

Clinton, Daech, Seoud : les liaisons dangereuses / Clinton, Daech, Seoud: the dangerous connections


11 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticusPublié dans #Moyen-Orient#Etats-Unis
Clinton, Daech, Seoud : les liaisons dangereuses
C'est confirmé : l'Arabie saoudite et le Qatar ont bien fourni un soutien financier et logistique à l'Etat Islamique. Et la source n'est pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de l'hilarante Clinton en personne au travers de ses mails piratés !
Dans son courrier électronique du 17 août 2014, elle écrit noir sur blanc :
The governments of Qatar and Saudi Arabia are providing clandestine financial and logistic support to ISIL and other radical Sunni groups in the region.
Cela ne gêne apparemment pas la candidate démocrate dont la campagne électorale a été financée à hauteur de 20 millions de $ par ces mêmes Saoudiens. Pour Riyad : Daech/Clinton, même combat !
Si les fidèles lecteurs du blog ne seront pas surpris par cette révélation, l'on peut déjà sentir l'immense malaise de la mafia médiatique. Voilà en effet une information infiniment plus scandaleuse et importante que les petites phrases de Trump, mais qui touche le système impérial en son coeur. Imaginez un peu le Figaro de Dassault alors que l'avionneur rêve de vendre ses Rafales à l'Arabie wahhabite et au Qatar, l'imMonde "sorosisé", Flamby Ier qui a décoré le prince héritier de la Maison des Seoud de la Légion d'honneur... Imaginez enfin cette pauvre Clinton, déjà retournée comme une crêpe lors du second débat et qui voit une nouvelle casserole s'accrocher à ses basques, elle qui ne marche déjà pas toujours très droit...
Gageons que le landerneau impérial paniqué fera tout pour que l'on n'en entende pas parler.
source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/10/clinton-daech-seoud-les-liaisons-dangereuses

dimanche 9 octobre 2016

Le plus grand braquage de l’Histoire de l’humanité / The biggest robbery of the History of the humanity

source : http://lesakerfrancophone.fr/le-plus-grand-braquage-de-lhistoire-de-lhumanite

Bon, résumons l'OCDE : l'économie mondiale ralentit, les bénéfices des entreprises s'entassent, la stimulation monétaire a perdu de son charme, et les risques d'instabilité financière sont en hausse.

Oh, à propos, avez-vous noté la petite phrase sur «une importante réévaluation des actifs» ? En jargon financier ça veut dire «un crash», un grand, un cataclysme fracassant, un tremblement de terre. L'auteur constate tout simplement une évidence, que les banques centrales nous entraînent dans une autre descente en vrille à soulever les tripes, suivie d'une autre crise financière atroce. – Mike Whitney

2016-09-24_11h42_10Par Mike Withney – Le 30 septembre 2016 – Source CounterPunch

Voici votre quiz d’économie pour aujourd’hui :

Question 1. Que pensez-vous qu’il se passerait si vous injectiez $3 000 milliards dans le système financier ?

a) Le prix des actions augmenterait.
b) Le prix des actions baisserait.
c) Le prix des actions serait stable.

Question 2. Que pensez-vous qu’il se passerait si vous injectiez $3 000 milliards dans l’économie ? (Via une relance budgétaire pour les projets d’infrastructure, la prolongation des prestations de chômage, des coupons alimentaires, etc.)

a) L’activité augmenterait et l’économie croîtrait.
b) L’activité baisserait et l’économie se contracterait.
c) L’activité resterait la même, donc la croissance resterait inchangée.


Si vous avez choisi l’option a pour les deux questions, alors félicitations, parce que vous avez les bonnes réponses.

Maintenant, essayez de répondre à cette dernière question bonus :

Question 3. Si l’ajout d’argent dans le système financier stimule les prix des actifs, et l’ajout dans l’économie stimule la croissance, alors pourquoi la Fed a-t-elle injecté $3 000 milliards dans le système financier en espérant que l’économie va croître ?

La Fed est-elle désorientée au sujet de la façon dont fonctionne l’économie ou bien la Fed est-elle paumée concernant le fonctionnement du système financier ?

Probablement pas. Il y a certainement une autre explication à tout cela ; après tout, pourquoi quelqu’un mettrait-il de l’essence dans le radiateur de la voiture quand le réservoir d’essence est vide ? Cela ne va pas à faire marcher le moteur, non ? La même règle s’applique à un stimulus financier. La seule façon pour qu’un stimulus soit efficace est de le mettre là où il est nécessaire. Et nous pouvons maintenant dire avec 100% de certitude que la relance de la Fed n’est  pas allée où il fallait, c’est pourquoi elle n’a pas fonctionné.

Comment savons-nous cela ?

Il suffit de jeter un coup d’œil au PIB. Le PIB du deuxième trimestre a atteint un lamentable 1.2 %, même si les taux d’intérêt sont encore bloqués à près de zéro et que la Fed continue de recycler l’argent des obligations arrivant à échéance dans encore plus de dette du gouvernement.

Savez-vous ce que signifie une augmentation de 1.2 % du PIB ?

Cela signifie que les dépenses sont faibles : l’investissement des entreprises est anémique, la consommation individuelle est au fond du trou et la croissance du crédit est kaputt. Cela signifie que l’économie a essentiellement cessé de respirer, que le poumon artificiel a été débranché et qu’elle est transportée à la morgue pour être embaumée avant l’apparition de la raideur cadavérique. Cela signifie que les gens qui sont affectés à la tâche de gérer le système ne savent pas comment le système fonctionne ou cachent un motif inavoué pour les politiques qu’ils utilisent.

Alors, qu’en est-il ? Les responsables de la Fed sont-ils des crétins ou des menteurs ?

Ceci étant, nous avons tous entendu l’expression, «la définition de la folie consiste à faire encore et encore la même chose en espérant un résultat différent».

Eh bien, la Fed fait la même chose depuis sept ans – le déversement de l’argent dans le système financier tout en prédisant une croissance plus forte. Cela semble suggérer que la Fed est folle, mais l’est-elle ?

Non, pas du tout, en fait les membres du FOMC 1sont extrêmement brillants, des professionnels bien formés qui ont une solide connaissance de l’économie et des nombreuses subtilités du système financier. Ce sont des gars intelligents, vraiment intelligents. Alors, peut-être qu’ils ont un motif inavoué. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ils collent à des politiques qui ont échoué pendant toutes ces années.

Mais alors, s’ils ont une arrière-pensée, quelle est-elle ? Quel est leur but ?

La meilleure façon de répondre à cette question est de suivre simplement la piste de l’argent. Nous avons déjà vu que le QE 2 et le taux zéro n’ont rien fait pour la croissance. Donc la question est : où ces politiques ont-elles eu le plus grand impact ?

Sur le marché boursier, bien sûr !

Saviez-vous que l’indice du Dow Jones Industrials (DJIA) était descendu le 9 mars 2009 jusqu’à 6 507 points? Le jeudi 15 septembre 2016, le Dow Jones a terminé la journée à 18 211 points, près de trois fois plus. La même chose vaut pour le S&P 500 qui a glissé jusqu’à 676 points d’indice en mars 2009, mais a rebondi pour plafonner à 2 147 hier après-midi. Puis il y a le Nasdaq qui a fait encore mieux, rebondissant, après un abyssal 1 268 points en 2009, à une hauteur de 5 249, toujours hier.

Maintenant, si le cours des actions augmente en raison de fondamentaux économiques sains, alors c’est tout simplement génial car cela signifie que la force sous-jacente de l’économie est le moteur de l’augmentation de la valeur des actions. Mais si les prix des actions montent parce que les gens qui sont censés être les arbitres – la Fed – truquent le système en imprimant des milliards de dollars pour arroser les marchés financiers afin que leurs copains escrocs puissent envoyer leurs enfants dans les écoles de l’Ivy League [la crème de l’Establishment] et traîner dans les environs en Lamborghini, alors ce n’est pas aussi génial.

Lorsque la Fed pompe des liquidités directement dans le système financier, ces liquidités ne peuvent pas précisément être appelées stimulus monétaire. Il ne s’agit pas plus d’une relance que si la Fed avait mis un milliard de dollars dans votre jeune entreprise naissante dans les environs de Trifouillis-les-Oies. C’est une subvention, un don, une aumône. Quoi qu’il en soit, $3 000 milliards est une somme considérable, assez pour allumer la mèche et envoyer les marchés boursiers dans la stratosphère. Ce qui s’est produit. Mais ne nous méprenons pas, les actions n’ont pas triplé parce que la production, les revenus et la croissance s’envolent tous au son du clairon. Ce n’est pas du tout çà en fait, ils sont tous exceptionnellement faibles. Les actions sont sur un nuage stratosphérique parce que les interventions incessantes de la Fed les ont maintenues là-haut, en soutenant un système bancaire insolvable et en générant des profits gigantesques pour Wall Street.

Et tandis que la hausse de la valeur des actions ne prouve pas nécessairement que la Fed a une arrière-pensée, identifier les personnes qui bénéficient de ces prix gonflés le prouve certainement. Après tout, qui possède ces actions et obligations ?

Nous pouvons classer ces personnes en trois groupes distincts, les assez riches, les très riches et les riches aux mains sales. Ce sont ces gens qui possèdent des actions et bénéficient des politiques de la Fed.

Alors qu’est-ce que cela nous apprend sur «le plein emploi, la stabilité des prix» qui sont les mandats de la Fed ?

Cela nous apprend qu’il s’agit de balivernes. Cela nous raconte aussi son battage de relations publiques destiné à embobiner le troupeau de moutons qui ne peut pas voir ce qui se passe juste sous son nez… Il nous dit que la Fed a un mandat caché pour aider le processus d’accumulation du profit pour la classe kleptocratique des parasites appartenant à l’Ivy League–Wall Street. Il nous dit que le vrai travail de la Fed est de mettre en œuvre les politiques qui facilitent le mieux la distribution de la richesse vers le haut. Il nous dit que l’indépendance de la Fed est une tromperie complète et totale et que si Janet Yellen [directrice de la Fed, NdT] ou l’un de ses collègues laquais du FOMC s’écartait d’un centimètre à gauche de l’ordre de marche imposé par les multinationales, il se retrouverait lui-même enfermé dans un sac plastique cherchant son souffle au fond de l’East River, les deux pieds dans le béton.

L’idée que la timide Mme Yellen tient elle-même la baguette dans l’institution financière la plus puissante du monde est la chose la plus ridicule que j’ai jamais entendue. Quelqu’un croit-il vraiment ces salades ?

Yellen est une créature des relations publiques, une petite partie – mais critique – d’une bien plus grande mascarade destinée à dissimuler la manière dont la grande majorité de la richesse de la nation est transférée d’une classe à une autre. Appelons ça La Grande politique d’escroquerie de la Banque centrale, parce que c’est ce qu’elle est. La Fed est simplement une agence d’apparatchiks qui trafique les poids de la balance pour s’assurer que tout le butin va à ses maîtres vampires. Voilà comment le système fonctionne. En voici un peu plus sur le contexte, expliqué dans un article de WSWS [World Socialist Web Site] :

«Un nouveau rapport publié par la banque suisse Crédit Suisse estime que l’inégalité de la richesse mondiale continue de s’amplifier et a atteint une nouvelle étape, avec le top 1 pour cent détenant plus de richesses du monde que les 99 restants.

Le montant total des d’actifs mondiaux est de $250 000 milliards.

Les 10% les plus riches en détiennent 87,7%, laissant 12,3% aux 90% pour cent de la population qui restent.»

Source : Top 1% own more than half of world’s wealth, World Socialist Web Site
Mais il n’y a pas seulement le fait que la moitié de tout le capital est détenue par une poignée d’extorqueurs obscènement riches et fainéants. Cette même équipe vorace de mécréants s’approprie aussi la part du lion du revenu annuel. Voyez vous-même :

«Les données du recensement révèlent également que l’inégalité des revenus en Amérique est restée pratiquement inchangée par rapport à 2014, avec les riches dans le cinquième supérieur de la population prenant environ la moitié de tous les revenus des ménages, tandis que le cinquième inférieur a gagné seulement 3.4%.»

Source : Despite increase in 2015, US household income still lags behind pre-recession levels, Kate Randall, World Socialist Web site
Alors, non seulement les ploutocrates possèdent la moitié de tout sur la planète mais leur part du butin ne cesse d’augmenter chaque année. Pas mal, hein ?

La vérité c’est que rien de tout cela n’est accidentel. Ces résultats sont la conséquence directe d’une volonté, la politique de la Fed. Et la Fed n’est pas seule non plus. Cette lutte des classes grandement accélérée est un phénomène désormais mondial. Il suffit de regarder cette friandise je l’ai trouvée dans un article de CNBC :

«Les données de J.P. Morgan montrent que les 50 premières banques centrales du monde entier ont réduit les taux 672 fois depuis l’effondrement de Lehman Brothers en 2008, un chiffre qui se traduit par la moyenne d’une diminution des taux d’intérêt tous les trois jours de bourse. Cela a également été associé à des achats d’actifs de $24 000 milliards.»

Source : QE Infinity : Are we heading into the unknown ?, CNBC
24 000 milliards de dollars !

Cela représente le plus grand braquage de banque dans l’histoire humaine, et qu’est-ce que nous en avons tiré ?

Rien, rien du tout, peau de balle, voilà ce qu’on a eu ! Toutes les données sont en berne et la croissance mondiale a ralenti jusqu’à ramper. C’est comme si tout le pognon qui était censé renforcer la reprise fictive s’était juste évaporé. Poof !

Alors pourquoi ces $24 000 milliards n’ont-ils pas eu plus d’impact ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’inflation, d’activité, de dépenses, de consommation et de croissance ???

C’est parce que partout où le cartel bancaire mondial a ses tentacules, les mêmes politiques d’austérité et de QE ont été adoptées – Japon, Royaume-Uni, UE, États-Unis, etc. Partout où vous regardez, c’est caviar et Dom Pérignon pour la classe des investisseurs, et gruau et restes de table pour tous les autres. Partout les économies sont vidées, pillées, creusées par des parasites financiers qui cherchent un plus grand gain en baissant les salaires, réduisant les avantages sociaux et les retraites, éviscérant le niveau de vie des ploucs de travailleurs ordinaires, tandis que les grands manitous du fric vivent la vie de Riley. Partout on affame la bête pour gaver le maître.

C’est le grand schéma de l’économie politique. Trump a raison, la Fed est l’institution la plus politique au sein du gouvernement. C’est le gouvernement, elle a une mainmise absolue sur l’économie.

Est-il étonnant que les propriétaires de la richesse n’utilisent plus leur argent pour investir dans la production future, la croissance, le réoutillage ou la construction d’usines ou quoi que ce soit ? Au lieu de cela, ils rachètent leurs propres actions [pour en augmenter le cours], encaissent de confortables dividendes sur des chiffres d’affaires en berne, diminuant la valeur de leurs entreprises dans la poursuite incessante de gains à court terme.

Ce type de comportement destructeur n’est pas sorti de rien. Fichtre non. Les politiques d’argent facile de la Fed ont créé des incitations irrésistibles pour ce comportement téméraire suicidaire. Cela signifie que la Fed est à 100% responsable de l’état fragile du système financier et de la faramineuse bulle des prix des actifs qui se dirige fissa vers les lignes à haute tension.

Mais maintenant, il n’y a plus à tergiverser, toutes les institutions mondiales, un paquet – FMI, BRI, OMC, OCDE – avertissent que l’«on va vers un automne d’avis de tempête» et que le jour du jugement est peut être à portée de main. Selon un récent rapport de l’Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE), le PIB par habitant augmentera de seulement 1% en 2016, ce «qui est la moitié de la moyenne des deux décennies précédant la crise».

Comme on le voit, le rapport de l’OCDE est plus apocalyptique que les autres, il est seulement un peu plus explicite dans ce qu’il attend de voir arriver. En voici plus sur Wolf Street :

«Les risques d’instabilité financière sont à la hausse, y compris du fait des taux d’intérêt exceptionnellement bas et de leurs effets sur les actifs financiers et les prix de l’immobilier […]

Les prix des actions ont augmenté de manière significative au cours des dernières années dans les économies avancées, notamment aux États-Unis. En revanche, la croissance des bénéfices des entreprises non financières a récemment ralenti à un rythme modeste, à la suite d’une reprise post-crise […]

Une réévaluation sur les marchés financiers des taux d’intérêt pourrait entraîner une importante réévaluation des actifs et accroître la volatilité financière, même si les taux d’intérêt devaient rester en deçà des moyennes à long terme […].»

Source : L’OECD Warns Fed, BOJ, ECB of Asset Bubbles, ‘Risks to Financial Stabilit‘, Pinpoints US Stocks & Real Estate, Wolf Street
Bon, résumons l’OCDE : l’économie mondiale ralentit, les bénéfices des entreprises s’entassent, la stimulation monétaire a perdu de son charme, et les risques d’instabilité financière sont en hausse.

Oh, à propos, avez-vous noté la petite phrase sur «une importante réévaluation des actifs» ? En jargon financier ça veut dire «un crash», un grand, un cataclysme fracassant, un tremblement de terre. L’auteur constate tout simplement une évidence, que les banques centrales nous entraînent dans une autre descente en vrille à soulever les tripes, suivie d’une autre crise financière atroce.

Tout cela vient de la conception, c’est le résultat inévitable de la politique déstabilisatrice de la Fed pour déplacer la richesse.

Combien de fois allons-nous repasser par cet exercice avant de dissoudre la Fed et de recommencer à partir de zéro ?

Mike Whitney vit dans l’État de Washington. Il est contributeur à Hopeless : Barack Obama et la politique de Illusion (AK Press). Hopeless est également disponible dans une édition Kindle. Il peut être joint à fergiewhitney@msn.com.

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

 Le Federal Open Market Committee – FOMC – qui signifie en français le Comité fédéral d’open market est un organe de la Réserve fédérale américaine, chargé du contrôle de toutes les opérations d’open market (achat et vente de titres d’État notamment) aux États-Unis. Wikipédia ↩
 Le terme assouplissement quantitatif, traduction de l’anglais Quantitative easing – QE – désigne un type de politique monétaire dit «non conventionnel» consistant pour une banque centrale à racheter massivement des titres de dettes aux acteurs financiers, notamment des bons du trésor ou des obligations d’entreprise… Wikipédia ↩

vendredi 7 octobre 2016

(USA - RUSSIE : LA TENSION MONTE) Rubicon en vue / ( The USA - RUSSIA: THE TENSION GOES UP) Rubicon in sight

Rubicon en vue

7 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticusPublié dans #Etats-Unis#Russie
Rubicon en vue
La tension monte, atteint des niveaux rarement vus depuis la crise des missiles à Cuba et aucun des deux joueurs ne veut plus reculer. L'ours surtout, qui semble vouloir rester droit dans ses bottes et ne plus en partir, tandis que l'aigle virevolte de-ci de-là comme à son habitude, pris entre des courants contraires et attendant le résultat de la prochaine élection qui pourrait décider du chemin sur lequel s'engagera le monde. Temps incertains que nous vivons...
Aux menaces voilées (c'est le cas de le dire) américaines affirmant que "toutes les options sont sur la table", y compris bombarder l'armée d'Assad, Moscou a fermement répondu en envoyant plus de S-300 en Syrie. Poutine ne rigole plus. Le ministère de la Défense russe non plus qui a averti que les avions US pourraient être pris pour cible. La justification est délicieusement tournée : « Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés.» En clair : on vous abattra.
Ce matin, l'ambassadeur russe à Washington en rajoute une couche avec un tweet qui en dit plus long que tous les discours :
Rubicon en vue
« Les Etats-Unis se demandent pourquoi la Russie envoie des S-300 en Syrie. Parce qu'on ne sait jamais quel soutien les terroristes peuvent recevoir ». La ligne est excellente et la flèche tombe en plein mille, mettant une fois de plus les Américains face à leurs contradictions.
De leur côté, les Folamour du Pentagone sont en mode rodomontade, avertissant de la possibilité réelle d'une guerre "totale, meurtrière" avec - sans surprise - la Russie, la Chine et l'Iran. L'argument est lui aussi sans surprise et très freudien : ces méchants pays sont agressifs avec nous et veulent nous détruire. L'hôpital qui se fout de la charité... Inutile évidemment de chercher ces déclarations incendiaires dans la presstituée de l'empire : puisqu'on vous dit que l'agresseur, c'est la Russie !
Au même moment, Poutine organise un exercice de simulation d'attaque atomique impliquant 40 millions de personnes et annule l'accord de coopération sur le plutonium (logique puisque Washington n'a respecté à peu près aucune de ses obligations sur l'équilibre nucléaire depuis 15 ans). A ce propos, un analyste russe y voit un ultimatum déguisé de Vladimirovitch à Barack à frites : la coopération reprendra si Washington annule les sanctions anti-russes, paie des dédommagements (!), réduit sa présence militaire en Europe orientale ou encore abolit la loi Magnitsky. Exigences représentatives d'un changement de ton tectonique : l'aigle ne fait plus peur et Moscou lui répondra désormais du tac au tac.
Cette inquiétante escalade s'accompagne heureusement d'anecdotes plus triviales, quoique participant également à la bataille de l'information et de l'image. Ainsi, le pont de Manhattan a vu hier se déployer une énorme banderole avec le portrait de Poutine en "faiseur de paix" avant d'être retirée par la police. Diantre, après avoir, selon la doxa impériale, hacké le parti Démocrate, soutenu Trump, financé les indépendantistes texans et pris parti pour la communauté noire américaine, voilà que Vlad l'empaleur fait sa pub au coeur même de l'empire !



Campagne états-unienne, justement. Paniqué devant la possibilité que Trump arrive au pouvoir et se rapproche de la Russie, le système néo-conservateur fait feu de tout bois. L'on apprend ainsi que Clinton a reçu une semaine à l'avance les questions qu'on allait lui poser lors du premier débat présidentiel. Rien n'est laissé au hasard...
Les faucons sont en plein émoi à mesure que la date fatidique approche, balançant entre l'espoir d'une victoire hilarante et la peur d'un succès du Donald. Si le vacuum actuel, sorte de ni-ni dans lequel les branches de la pieuvre impériale se déchirent presque au grand jour, n'arrange finalement personne, l'avenir est à quitte ou double pour l'empire : la guerre (Clinton) ou le désastre (Trump). Pas de quoi affoler Moscou qui attend tranquillement l'issue...

jeudi 6 octobre 2016

Le clivage droite-gauche, une hémiplégie morale ? / The cleavage right-left, a moral hemiplegia?



A L'ANTENNE DE SPUTNIK 17:43 05.10.2016(mis à jour 19:23 06.10.2016) URL courte Edouard Chanot 018950 

http://fileria1.video.ria.ru/Out/MP3/20161005/2016_10_05_ChanotImatz_oalklste.5ei.mp3

La politique française est scindée entre «la droite» et «la gauche». Pour Arnaud Imatz, il est urgent d’en finir avec ce «mythe incapacitant» déjà remis en cause par l’opinion publique. 00:00 / 20:11 Le hasard fait quelquefois bien les choses… nous évoquions ces dernières semaines le défi de la désignation de l'ennemi — alors que notre pays rechigne à partir en guerre — puis celui du retour de la barbarie. Mais il ne s'agit pas cette fois de l'Etat islamique: pour l'historien et politologue Arnaud Imatz, c'est plutôt « le dissident politique qui incarne la nouvelle figure du barbare » car « celui-ci n'a pas droit de cité ». La défense d'une situation acquise? Notre invité vient de publier Droite/Gauche, pour sortir de l'équivoque, aux éditions Pierre Guillaume de Roux. Sous ce titre se cache une étude volumineuse, rigoureusement sourcée — qui ferait pâlir d'envie bien des universitaires. Sa thèse centrale est à la fois simple et polémique: il nous faudrait sortir de l'ornière et remettre en cause « le mythe incapacitant » qu'est le clivage droite/gauche. Comme notre auteur le fait justement remarquer, ce dernier est « décrédibilisé dans l'opinion publique ». « 75% de la population considère que ce clivage ne recouvre plus grand-chose », explique-t-il avant d'ajouter que « le groupe des gauches et du centre-droit votent dans le même sens au Parlement européen ». De surcroît, « 88% des Français ne fait plus confiance aux partis politiques ». Aussi Imatz pose-t-il une question sensible: « ce clivage défendu par nos élites n'est-il pas finalement un masque pour défendre une situation acquise? Ne cache-t-il pas un clivage latent, entre les représentants de l'oligarchie mondialiste — qui défend un monde unipolaire — et en face les peuples qui se veulent souverains — qui défendent leurs racines et leur identité? » Pour s'en extraire, le non-conformisme? Afin d'y répondre, notre auteur reconstitue avec brio l'histoire des mouvements dissidents, « qui ont essayé de lutter contre le matérialisme, l'individualisme et la vision du monde bourgeoise » et suivi une « double préoccupation, entre la défense de valeurs spirituelles et patriotiques, et un intérêt pour les questions de justice sociale ». Entre autres: les contre-révolutionnaires, les non-conformistes des années 30 ou encore la Nouvelle Droite, qui ont préparé une profonde remise en cause de l'ordre politique actuel. Bien sûr, ce dernier entend se défendre mais, pour Arnaud Imatz, « voir dans toute forme de contestation ou remise en cause du système actuel la main de l'extrême-droite ou du néofascisme serait trop facile »: « il n'en est rien si l'on se réfère à l'histoire », nous dit-il. Des interrogations cruciales et un essai indispensable donc, même si nous pourrions émettre quelques réserves. D'une part, il y a fort à parier que « la droite et la gauche » perdureront aussi longtemps que nos représentants siégeront dans un hémicycle. La politique façonne la pensée et l'opinion autant que celles-ci s'expriment en politique. Par ailleurs, la dynamique libérale ne peut être sous-estimée: son intention originelle et profondément révolutionnaire était la sortie — et donc la destruction — du politique. Ainsi ce non-conformisme pourrait-il être à la fois avalé par les institutions et subir l'érosion de l'esprit public.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/radio_antenne/201610051028056687-droite-gauche-opinion-publique/

mercredi 5 octobre 2016

Le capitalisme patriotique de Trump en fait un «marginal parmi les élites», selon Jean Bricmont + Armageddon post-8 novembre / The patriotic capitalism of Trump in fact a " eccentric among elites ", according to Jean Bricmont + Armageddon post-8 in November

La peste ou le choléra ?


Certes, il y a des raisons objectives de croire que The Donald, bien qu'imprévisible et capitaliste jusqu'au trognon, est plus isolationniste que Killary, cette folle furieuse qui se demande s'il n'y a pas moyen de "droner" Snowden; qui pense que Poutine c'est Hitler; qu'il faut bombarder l'Iran, Assad, etc. ... alors, la peste ou le choléra ?

Christophe

Alors que les citoyens américains vont élire le chef du «monde libre», le choix entre Donald Trump et Hillary Clinton s'avère crucial car il concerne tous les habitants de la planète et pourrait tout changer en matière de politique internationale.
Pour Jean Bricmont, Donald Trump est un capitaliste comme les autres et cherche à maximiser ses profits. Mais cette vision en terme de coût/bénéfice peut aussi mener à la paix tandis que les mondialistes bien intentionnés, eux, déclenchent des guerres.

Donald Trump ne veut qu'être le président des Etats-Unis et pas du monde

Une des différences importantes à saisir entre Hillary Clinton et Donald Trump, explique l'essayiste belge, est que ce dernier ne veut être que le président des Etats-Unis et non pas le président du monde. A la différence d'Hillary Clinton qui voit, elle, toujours les Etats-Unis, auréolés de leur «destinée manifeste» et comme les gendarmes du globe.
Jean Bricmont souhaite par ailleurs plus d'indépendance pour son pays et pour l'Europe vis à vis des Etats-Unis, notant que les citoyens du monde autres qu'Américains ne participent pas à une élection qui ne les affecte pas moins.

Des Européens plus indépendants avec un Donald Trump président

Si les Etats-Unis décident de partir en guerre ou d'exacerber les tensions dans telle ou telle région du monde, note-t-il, cela affecte les Français, les Belges ou les Européens, en témoigne la crise migratoire qui frappe le continent. «Ce n'est pas démocratique d'avoir un pays qui décide de ce que nous devons faire et de ne pas avoir le droit de vote», résume-t-il, appelant les Européens à s'émanciper culturellement et politiquement des Etats-Unis.

Donald Trump un fasciste et un raciste ? Non, juste un capitaliste

Donald Trump est l'archétype du capitaliste parce qu'il envisage tous les problèmes en terme de coût/bénéfice. S'il s'avère que Donald Trump ne paie pas tous ses impôts ou tel ou tel fournisseur, c'est parce qu'il tente de minimiser ses coûts et maximiser ses profits, en «bon capitaliste» et, selon Jean Bricmont, pas «tellement différent de tous ceux qui réussissent» avec les règles du jeu libérales. Et l'essayiste de noter qu'au XXIe siècle, toute la gauche accepte le capitalisme comme horizon indépassable, à l'instar d'un Manuel Valls qui se dit «social libéral» et d'un François Hollande qui récuse la notion de dictature du prolétariat, bien qu'il se réclame des socialistes du XIXe siècle.

Donald Trump, un patriote qui «choque l'establishment»

Pour Jean Bricmont, Donald Trump est un capitaliste d'un genre particulier parce que patriote, et ce, à rebours du politiquement correct qui prône l'ouverture des frontières et le métissage.
Un discours bien pensant, souvent de gauche mais pas uniquement, qui, paradoxalement, explique Jean Bricmont, sert le «grand capital» en organisant la concurrence des travailleurs de différentes origines entre eux, et permet la délocalisation des entreprises là où le coût de la main d'œuvre est le plus intéressant.
Pour Donald Trump, qui ne s'embarrasse pas de prendre des gants, l'immigration affecte les couches populaires bien plus que les élites qui prétendent les représenter, ces mêmes élites qui portent le discours des droits de l'Homme et qui bénéficient pourtant de cette concurrence entre travailleurs.
Lire aussi : «La menace russe», Hillary Clinton persiste à accuser Moscou de tous les maux

Guerres : Donald Trump raisonne en termes de coût/bénéfice

Pour Jean Bricmont, l'avantage d'un Donald Trump président des Etats-Unis, est que le candidat républicain envisage l'intervention de l'Amérique dans le monde en fonction de son coût. Aussi, selon l'essayiste, fait-il valoir que l'argent dépensé dans les guerres au Moyen-Orient représente de quoi reconstruire deux fois les Etats-Unis, sans pour autant que l'élite économique américaine ait réussi à mettre complètement la main sur le pétrole irakien ou façonné la région à son idée.
Les guerres sont idéologiques et, il faut bien le comprendre, explique Jean Bricmont, sont déclenchées par les néo-conservateurs américains sous couvert d'idéologies prétextes. Or, et c'est paradoxal, Donald Trump, bien qu'accusé de racisme et de fascisme, est un capitaliste qui veut la paix car la paix coûte moins cher. Les «droits-de-l'hommistes» conduisent à la guerre et le «populisme» et l'isolationnisme de Trump à la paix.
En savoir plus : Le Pentagone ne veut pas s'interdire la première frappe nucléaire en cas de conflit
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« Les gens sont fous aujourd’hui, et cela se voit dans ces élections chaotiques. Il est assuré que nous allons élire un président que la moitié de la population juge répugnant. Il est difficile d’imaginer que le sentiment post-élection s’améliorera. Des changements sont dans l’air. » Cette déclaration se trouve The Cornell Review du 28 septembre, d’après une interview de  Dave Collum, président du département de chimie et de biologie chimique de l’Université Cornell, professeur détenteur de la chaire Betty R. Miller et l’universitaire le plus élevé en grade de Cornell ; et l’on comprend bien que “les changements” dont parle Collum (Des changements sont dans l’air ») concernent la situation post-8 novembre et nullement la situation d’ici au 8-novembre. Cette sorte de déclaration est de plus en plus monnaie courante, de la part d’esprits différents, d’opinions diverses, ou et surtout en dehors d’engagements quelconques, représentant ainsi des éléments d'une prospective à la fois objective et évidente. (A aucun moment, Collum ne prend position pour l’un ou l’autre candidat.) De plus en plus, l’élection révolutionnaire du 8 novembre 2016 vaut d’abord par l’inconnu où elle nous précipite, la terra incognita de l’après-8 novembre quel que soit l’élu...
C’est une idée que nous n’avons cessé d’explorer, depuis au moins ce tout-début de l’année d’une façon très régulière (voir notamment et entre autres, le 30 janvier 2016, le 5 août 2016, le 24 août 2016, le 31 août 2016, le 15 septembre 2016) ; même si les hypothèses des résultats de l’élection changeaient dans l’un ou l’autre texte, la constante restait cette question de la situation “au matin du 9 novembre“, élection faite, ou défaite, ou cochonnée, ou volée, ou annulée, etc. Ce qui est remarquable, c’est que la campagne dans sa phase finale ayant acquis son rythme, et après le premier débat entre les deux candidats qui implique une pause de 2-3 jours après l’événement, le sentiment sur les événements à venir, post-8 novembre, est toujours “de plus en plus catastrophique”. C’est-à-dire que le rythme lui-même de la campagne, qui est une dynamique entraînante ; l’enjeu clarifié aux deux candidats restant dans une occurrence où ces deux candidatures offrent une alternative radicale aux deux termes très polarisés dans une opposition effectivement radicale et exprimant un affrontement féroce immédiat et spécifique dans le public ; la fièvre compétitive qui normalement restreint le sentiment du public au but de faire élire son candidat sans plus de préoccupation de l’après-élection... Tout cela n’a absolument pas dissipé les interrogations sur l’après-8 novembre mais au contraire les a amplifiées d’une façon extrêmement significative. C’est l’illustration de ce que nous observions hier, à savoir que la campagne USA-2016 ne se “réduit pas” (ne se “réduit plus”) à une crise conjoncturelle s’exprimant dans la seule élection extrêmement polarisée et significative (nous citons deux extraits en répartissant différemment l’emploi du caractère gras pour signaler les idées qui nous importent le plus)...
« [Dans les deux cas considérés (JASTA et (No-)First-Strike),] on retrouve la marque du puissant désordre (hyperdésordre) qui touche la situation interne en général des USA, et par conséquent la crise considérable qui se développe. [...] A chaque nouvel “incident”, cette crise ouverte et en pleine activité devient plus structurelle, et l’on peut être alors de plus en plus assuré que sa résolution dépend de moins en moins du résultat de l’élection, qu’au contraire cette élection entre dans la structure de la crise pour en assurer le rythme. C’est dire que le 9 novembre au matin, quel que soit l’élu, cette crise sera plus forte que jamais et imposera au système de l’américanisme des conditions complètement nouvelles... »
Ici, nous citons et décrivons rapidement divers exemples, dans différents domaines, qui conduisent à penser que le 8-novembre n’est qu’une étape dans la montée du paroxysme et non plus le sommet du paroxysme, que la crise conjoncturelle de l’élection du 8-novembre est devenu un facteur parmi d’autres, – même si le plus important pour la séquence, – d’une crise structurelle des USA qui est en train de faire éruption et qui devient bien plus que la crise des USA, mais bien la crise du Système ; effectivement, à l’image d’un volcan endormi, et d’un sommeil plus léger qu’on ne croyait, qui s’éveille en une éruption furieuse dont l’élection n’est qu’une explosion et une coulée de lave furieuse parmi d’autres.
• Nous revenons sur l’interview du professeur Collum parce que, en substance, elle est d’in intérêt incontestable en plus des phrases que nous avons citées. Collum se présente comme un universitaire plutôt apolitique, c’est-à-dire en général s’abstenant de critiquer le gouvernement US (quel qu’il soit), mais qui sort de sa réserve pour faire une critique générale de la politique US (sans aspect partisan de sa part), c’est-à-dire de l’action de l’institution gouvernementale, à cause de la situation absolument déstructurée, terrifiante, explosive, qu’elle a elle-même crééeZeroHedege.com arepris des extraits de cette longue interview, lesquels expriment fort bien cette critique de la situation.
« ...It is probably only in the last 15 years that I’ve started hiking up my pants and bitching about the government. Now I am relatively outspoken because I sense existential risk in the American Experiment.
 » ...We have an interventionist central bank—a global cartel of interconnected central banks actually—that is determined to use untested (read: flawed) models to try to repair an economy that was hurt by their policies and would fix itself if the Fed would just get out of the way. I think these guys are what Nassim Taleb calls I-Y-I (intellectual-yet-idiot). They will continue with their experiments until the system finally breaks in earnest. They will blame the unforeseeable circumstances.
» The social contract on the home front is faltering badly. When the system started to fail in ’09, we stitched up a putrid wound without cleansing it. We needed reform of a highly flawed banking system corrupted by poor incentives. In the 1930s, the Pecora Commission rounded up scoundrels (including the head of the New York Stock Exchange) and threw them in prison. We should have hung a few in the town square, but instead the Obama Department of Justice punished shareholders and savers. A scandal at Wells Fargo emerging just this week, for example, led to a token fine while leaving some wondering if Wells Fargo is too corrupt to exist in its current form. It is not the government’s job to break up these institutions, nor should it save them.
» We have stirred up a mess in the Middle East that seems to be washing up on our shores. (This weekend there were a half dozen attacks that appeared highly correlated to all but those in the politicized press.) Our policy in Syria is incomprehensible. The refugee crisis in Europe is our doing, and it is spreading. Fear of Trump seems odd given that the current neocons in liberal garb are stunningly militaristic. I think they are war crimes.  Meanwhile, these I-Y-I’s insist on poking Putin in the eye with a stick as part of a policy that appears to be designed to take us to the brink of far greater armed conflict.
» People are now mad, and it shows in the chaotic election. We are guaranteed to elect a president that half the populace finds repugnant. It’s hard to imagine that the post-election temperament will improve. Change is in the air. [...]
 » ...Social unrest in America has been around for centuries. We seem to end up better off when the upheaval is over, but it can be a painful period. As recently as the 1960s college campuses were going nuts over social, racial, and geopolitical issues. The current phase is just recycling, but where are the stop-the-war activists? It seems to me that the world is being stretched at the seams and at risk of moving into a very hostile period. Meanwhile, the student activists appear to be looking inward. I am sure the current generation of activists would not agree. I highly recommend a book by Strauss and Howe entitled, “The Fourth Turning” published in 1996, which describes the large wavelength human cycles (80 years) as comprised of four 20 year cycles. The Fourth Turnings—the generational phase in which society goes through painful, cathartic change—include the Great Depression/World War II, the Civil War, the Revolutionary War, and the Salem Witch Trials. They predicted the next catharsis would arrive around 2010. We shall see, but it looks like they may have stuck that landing like a Russian gymnast. »
• On cite une intervention de Patrick Caddell, ancien conseiller politique dans l’équipe du président Carter (1977-1981) et analyste politique/statisticien (sondage) de la situation politique US est un connaisseur expérimenté, – 45 ans de pratique, – de la vie politique washingtonienne. (Dans une intervention du 1er août, Caddell disait ceci sur le sondage Reuters complètement faussaire du 31 juillet, opération recommencée par Reuters selon le même schéma après le débat du 26 septembre [voir ZeroHedge.com du 28 septembre] : « “This is what the media is willing to do, to try to elect her,” Caddell said. “This poll is nothing but a part of a media offensive. In the 45 years since I was a child, in top-level presidential campaigns, I have never seen the media on such a jihad, and so involved in hiding facts, and not following up. This is a crisis of democracy, what the press is now doing.” ») De ses diverses observations, et notamment ces interventions si extrêmement grotesques dans les processus de communication les plus courants du matériel statistique et électoral, Caddell en tire la conclusion générale que l’establishment se trouve dans une position telle qu’il utilisera tous les moyens, jusqu’au derniers jours, jusqu’aux dernières heures de la campagne, et même après, pour éliminer, outre Trump lui-même, le phénomène populaire que représente Trump (le 29 septembre) ; et de prévoir, pour l’élection et après, une sorte d’Armageddon politique et populaire :
« Caddell said, “One of the things we’ll see, and I’ll predict this now and why if Trump’s going to win he has to go to this higher ground, is, you’re going to see … just how much the establishment order will fight to hold onto its power and privilege at all costs.” He continued, “It is going to be the most broad-based assault in every direction to try to keep[Trump] out of the White House. And so this is headed to Armageddon, if you will, politically.” “This is an election where the American people have bolted,” asserted Caddell, adding:
» “They want control back of their government, and they are very anti-establishment and political class. That’s why you see such a united effort by the Democrats and Republicans in the establishment who are terrified that Trump represents the diminution of their power.” »
• On mentionne une autre intervention sur un autre sujet mais allant dans le même sens, le 28 septembre surBreitbart.News. Le professeur de droit spécialisé dans les affaires légales d’intérêt public, John Banzhaf de l’université George Washington, explore l’aspect technique d’un problème fondamental, qui ne cesse de se préciser, qui est celui de l’extraordinaire vulnérabilité du processus de votation aux USA tel qu’il est actuellement en place : « But the problem is that, more and more, we’re convinced there is a very real threat that the elections may be hacked. That could be by a foreign power. Actually, that’s rather easy to do, so it could be by a bunch of high school kids here or anywhere in the world. » Le 29 septembre, sur CarbonBlack.com, Ben Johnson développe cette question dans ses détails techniques et psychologiques, à partir d’une enquête réalisée par le site, montrant combien les citoyens US sont conscients de cette possibilité :
« More than 15 million voters may stay home on Election Day over cyber-security doubts, according to arecent survey conducted by Carbon Black.  These doubts, our survey found, are tied to the possibility of an election influenced by cyber attack and the prevalence of vulnerable electronic voting machines throughout the United States. To date, there have been no indications that technology in previous elections has been tampered with. However, in the wake of recent hacks against the Democratic National Committee, the Democratic Congressional Campaign Committee and election databases, it is becoming clear that tampering with an election is a very real possibility. That potential for tampering, and overall doubts about election security, may play a role in keeping voters home on Election Day.
» In September 2016, Carbon Black conducted an online survey of 700 voters in the United States to understand how aware the electorate is of the security risks associated with electronic voting machines, measure possible doubt that these risks have cast over elections and voter turnout, and ultimately, increase awareness. »
Il nous intéresse moins de disposer ici d’informations neutres ou objectives, ou prétendument neutres et objectives, que d’apprécier combien cette question de la vulnérabilité du processus de votation est présente dans les esprits. Dans une ambiance à mesure, qu’on sait déjà chauffée à blanc, en présence de deux blocs (Trump et Clinton) animés d’une haine semblable des candidats de leurs adversaires, on comprend aisément combien cette vulnérabilité objective peut instantanément se transformer en une accusation de fraude, de l’un vers l’autre et de l’autre vers l’un. On constate alors que cette controverse potentielle, déjà largement mentionnée au moment de la désignation des deux candidats, n’a fait que se renforcer du point de vue des informations qui l’alimentent. On comprend alors qu’il s’agit bien d’une bombe à retardement dans l’évolution de la situation, qui sera prête à exploser, selon les événements, dès le 9 novembre au matin.
• On mentionnera encore comme des problèmes d’instabilité et de pressions sur l’ordre public la situation de certains groupes (BLM, ou Black Lives Matter), dont l’activisme continue à se maintenir à un niveau notable qui suggère une réelle capacité de mobilisation, qui sont en général très difficilement contrôlables par ceux-là mêmes qui les ont activés. En toile de fond, on doit même considérer l’erratisme extraordinaire de la “politique” de sécurité nationale de l’administration Obama avec un Pentagone en état permanent de mutinerie, notamment et surtout vis-à-vis de la Syrie et vis-à-vis de la Russie, qui constitue un objet permanent de tension se répercutant sur le climat politique washingtonien, avec des paroxysmes notables par leur caractère particulièrement irresponsable. Un exemple de cette situation se trouve dans l’intervention du porte-parole du département d’État annonçant que si la Russie ne se conformait pas aux “consignes américanistes”, le terrorisme pourrait atteindre sinon menacer les villes russes elles-mêmes, – cette étrange déclaration, comme si les USA, – est-ce possible ? – manipulaient eux-mêmes les terroristes. Les Russes ont réagi comme on imagine, et ceci selon Spoutnik-français, où ils vont jusqu'à mettre en question l'état de la psychologie du porte-parole :
«  [Le vice-ministre des affaires étrangères] Riabkov faisait référence à la déclaration de John Kirby, porte-parole de département d'État, qui a estimé que la Russie avait intérêt à interrompre le cycle de la violence en Syrie car les extrémistes pourraient profiter de la situation sur place pour lancer des attaques “contre les intérêts russes et peut-être même contre des villes russes ”.  “Les conséquences sont telles que la guerre civile en Syrie se poursuivra, les extrémistes et les groupes extrémistes continueront de profiter du vide [du pouvoir] en Syrie pour étendre leurs opérations qui comprendront des frappes contre les intérêts russes et peut-être même contre des villes russes. La Russie continuera de rapatrier dans des sacs ses militaires tués, et ils [les Russes] continueront de perdre des ressources, peut-être de nouveaux avions”, a déclaré le porte-parole du département d'État John Kirby répondant à la question sur les conséquences éventuelles de la poursuite des violences en Syrie.
» Par “violences” les États-Unis entendent traditionnellement les opérations de l'armée syrienne soutenue par la Russie contre les terroristes et d'autres combattants. “Nous ne pouvons pas interpréter cela comme autre chose que l'actuel soutien de fait de l'administration américaine au terrorisme”, a déclaré le vice-ministre russe Riabkov. Ila également indiqué qu’il considérait les propos de M. Kirby comme le résultat d’un “déséquilibre émotionnel” lié à l’incapacité de Washington à respecter le dernier accord de règlement syrien obtenu auparavant avec Moscou. »
En un sens, cet ensemble pourrait figurer le “bruit de fond” de la campagne elle-même, en général (comme on a mis en évidence le “bruit de fond” autour du débat). Il s’agit de la perception de la communication qui permet de figurer un paysage de cette campagne largement ouvert sur des perspectives extrêmement déstabilisantes, au-delà du 8 novembre. Le point essentiel, le “point de blocage” si l’on veut, est bien mis en évidence par le professeur Collum, qui est cette impossibilité de réconciliation après le 8 novembre. (« Il est assuré que nous allons élire un président que la moitié de la population juge répugnant. Il est difficile d’imaginer que le sentiment post-élection s’améliorera. ») Le fonctionnement du système de l’américanisme requiert la nécessité du bipartisme au lendemain de l’élection, c’est-à-dire la reconnaissance de la victoire de son adversaire par le vaincu, et par conséquent son allégeance à l’autorité constitutionnelle après le verdict des urnes. Comme l’observe Collum, cela paraît impossible, – et, ce qui est le plus inquiétant et le plus significatif, c’est que cela paraît de plus en plus impossible à mesure qu’on s’approche de l’élection.
Si l’on observe cette campagne d’un point de vue théorique, en envisageant ses aspects structurels et l’état d’esprit présidant aux deux campagnes, ce ne sont justement pas deux campagnes, deux conceptions, deux programmes qui s’affrontent, mais deux mondes qui s’ignorent et sont pourtant obligés de s’affronter. D’une part, c’est la conséquence de la posture antiSystème que Trump a adoptée, et a été obligé par ses partisans de pousser jusqu’à la limite. Face à cela, d’autre part, la conception du Système est bien entendu qu’il est impossible d’envisager un arrangement bipartisan avec un candidat qui s’est déclaré antiSystème. La victoire de l’un ne pourrait et ne devrait que signifier la complète capitulation et la disparition de l’autre, ce qui est inconcevable dans tous les cas, pour l’un ou pour l’autre. Bon voyage à tous...

Mis en ligne le 30 septembre 2016 à 18H23
source : http://www.dedefensa.org/article/armageddon-post-8-novembre