"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
1. Poutine, Strelkov et la sixième colonne Par Alexandre Douguine
Igor Strelkov est vivant et en bonne santé. Il a été forcé de quitter la République Populaire de Donetsk et les charges qu'il y occupait [celle de colonel] En tant qu'homme fidèle au seul Monde Russe, il ne pouvait accepter de jouer selon les règles dictées par le parti qui veut liquider la Novorossia et qui a commencé à reprendre l'initiative à Moscou à la mi-mai. Strelkov était devenu un danger mortel pour la « sixième colonne ». Au moyen de basses intrigues, cette dernière parvint à convaincre la direction russe de rappeler Strelkov.
[petit insert... Pas de trace de la 6ème colonne dans Wikipédia (ou sur d'autres sources) mais bien de la 5ème colonne... Ce que confirme d'autres articles notamment celui en bas de page Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinqui%C3%A8me_colonne
Extrait :
"Lacinquième colonnedésigne les partisans cachés — au sein d'un État ou d'une organisation — d'un autre État ou d'une autre organisation hostile. L'expression fut initialement utilisée lors d'une allocution radio-diffusée par le généralEmilio Mola, membre de l'état-major des forces nationalistes espagnoles en1936pendant laguerre d'Espagneparlant des partisans nationalistes cachés au sein du camp républicain1,2. Elle est entrée dans le vocabulaire courant dans diverses langues. Par extension, l'expression désigne en effet tout groupe de partisans infiltrés, généralement civils, prêts à œuvrer de l'intérieur pour favoriser activement la victoire des forces armées traditionnelles du même camp puis, plus généralement, tout groupement agissant dans l'ombre pour saper de l'intérieur une organisation ou un État.]
Dès le début du conflit, j'ai pronostiqué une lutte cruelle entre les patriotes et la sixième colonne au sujet de la bataille pour la Novorossia. Sourkov, de retour au pouvoir incarnait le personnage opposé à Strelkov. Il incarnait le clan oligarque, les réseaux d'influence, la bourgeoisie compradore et les restes ratés de la famille Eltsine, c'est-à-dire le pôle du parti de la liquidation.
Mais Strelkov n'allait pas partir dans n'importe quelles circonstances, si ce n'était un ultimatum : tu sors de la République Populaire de Donetsk, et on fournit une aide suffisante pour créer un revirement des forces sur le terrain. Strelkov est devenu le nom du Printemps Russe, une figure du mythe russe. Si l'aide lui avait été fournie, il aurait pris la tête de la Grande Offensive, et le réveil populaire aurait été irréversible, non seulement en Novorossia, mais en Russie même. Avons-nous bien accordé attention au revirement, au sens militaire, à la fin juillet, à peu près au moment du départ de Strelkov ? Avons nous bien compris la déclaration de Zakharchenko au sujet du renforcement de 1200 hommes ? Nous souvenons-nous du moment où les médias de la junte ont commencé à glapir au sujet des « soldats russes » ? Quand donc fut rompu le siège de Donetsk et de Lougansk et commença la marche vers Marioupol ?
De sombres intrigues politiques se nouaient, en parallèle aux succès militaires. A Moscou, d'un côté, on se chargeait de l'aide concrète ; d'un autre on s'occupait de technologie politique. Les récits des uns et des autres diffèrent. Le départ de Strelkov priva la RPD d'un centre politico-militaire. Alors débutèrent les processus destructifs dans la direction des deux républiques du Donbass. Le parti de la liquidation se vit face à un système plus malléable. S'en suivirent des déclarations contradictoires, du type de celles de Minsk, et puis vinrent les démarches très ambiguës d'Antioufeev, qui contribuèrent à ce que commencent à s'effondrer les forces qui était à la source même de la RPD.
Là où se trouve Sourkov, là sévissent le mensonge, l'intrigue, la vilenie, le gâchis, le simulacre, les manigances de Kourganine, et l'échec. Dans un tel milieu, semblable à l'acide sulfurique, un personnage héroïque tel Strelkov ne peut subsister.
Mais il ne faut pas accuser Sourkov seulement. Il est intégré au réseau ramifié de l'oligarchie pro-américaine de la Russie des années '90, oligarchie réformatrice libérale et s'appuyant sur des réseaux d'influence. Il a des alliés à tous les étages du pouvoir russe, depuis l'administration présidentielle jusqu'au sein du gouvernement. De telles coteries existent chez les militaires et dans les services spéciaux. A la fin des années '80 et pendant les années '90, c'est à peine si on n'encourageait pas la collaboration de nos services spéciaux avec ceux des Américains et des Européens. Pendant longtemps, Primakov, partisan de Gorbachev et de la perestroïka, a dirigé le Service des Renseignements Extérieurs et a promu plus d'un personnage douteux dans les hautes sphères du pouvoir. Après la Crimée, tout ce réseau a été mis sur le pied de guerre. Une série de personnes (très) proches de Poutine sont intervenues directement et ouvertement contre son attitude décidée envers l'Ukraine et envers la Crimée. Mais lorsque commença l'insurrection en Novorossia, la sixième colonne s'insurgea véritablement contre Poutine. Jusqu'ici, il s'agit d'une insurrection matérielle, d'un sabotage actif. Mais les agents de la sixième colonne, stimulés par l'Occident vont clairement passer à une nouvelle étape, et pousseront les choses jusqu'à susciter un maïdan russe. Dans de telles circonstances, le patriote Igor Strelkov, fidèle à Poutine et incarnant l'éveil populaire, ne pouvait être qu'une pierre d'achoppement. Voilà la raison de son péremptoire rappel hors de la RPD. Pour Strelkov, une aide à la RPD, suffisante pour créer un revirement militaire, c'est fondamental, et Poutine , c'est le chef suprême. Voilà les deux motifs de son départ. L'aide est arrivée, de même que l'ordre de partir. Mais pour autant que je comprenne, il n'est pas résigné à demeurer inactif et veut poursuivre son combat pour la Russie et le Monde Russe, combat entamé il y a longtemps, mené sur les fronts de Bosnie, de Transnistrie, de Tchétchénie, de Crimée et du Donbass, de même qu'au sein du FSB de la République de Russie, où il a servi 16 ans en tant que colonel.
Il y en a qui servent sous l'effet de la peur. D'autres sont mus par leur conscience. Strelkov sert en conscience, une conscience combative. Il sert la Russie en tant qu'Idée, en tant qu'Histoire, en tant que Peuple, en tant qu'Empire.
Depuis son départ, on observe deux tendances en Novorossia :
1.l'arrivée de l'aide en contrepartie de son départ (le début de l'offensive).
2. le parti des liquidateurs se conduit en Novorossia comme chez lui, ne rencontrant plus l'opposition de l'inflexible patriote Strelkov et des révolutionnaires de la première vague, qui s'appuyaient sur lui.
Voilà les circonstances dans lesquelles les négociations de paix furent entamées. Porochenko est hanté par l'effroi face à l'effondrement de son opération militaire et à un quasi effondrement. Mais le parti russe des liquidateurs, en échange de la promesse de levée des sanctions, ou encore du retrait d'une nouvelle série de celles-ci, accourt à l'aide de la junte, acculée au bord du gouffre par les succès militaires de la Novorossia. En Finlande des oiseaux de la nichée de Primakov ont mené des entretiens secrets avec le Council of Foreign Relations, tentant de concrétiser le lâchage de la Novorossia. Il s'agit, fondamentalement, du sabotage des décisions patriotiques de Poutine.
En Russie même, les réseaux libéraux ont repris la chasse aux patriotes. Ceux-ci sont démonisés, noircis, calomniés, salis, accusés de « fascisme » et de tous les péchés mortels. Bien entendu, Igor Strelkov est une des cibles principales.
Nous entrons dans une période extrêmement difficile, la sixième colonne liquide la Novorossia, mais elle prépare aussi le renversement de Poutine. Bien sûr, il est fort et décidé. Mais l'élite russe formée dans les années '80 et '90 consiste presqu'exclusivement en libéraux, en partisans de l'Occident et fondamentalement en traîtres à la cause nationale. Ce milieu corrompu a transformé, lavé, et corrompu jusqu'aux militaires et forces de sécurité arrivés au pouvoir avec Poutine. Comment ? On le constate avec l'exemple de la Novorossia : on fait entrer dans l'affaire des technologues de la politique, les intrigues démarrent, et puis les affrontements, la corruption, la tromperie, et la liquidation.
Si on laisse échapper la Novorossia, on perdra la Crimée, quelles qu'aient pu être les promesses que nous aurait faites l'Occident à travers ses réseaux d'influence. Et surtout : nous laisserons échapper l'Idée Russe, trompant les attentes du peuple russe qui commence à s'éveiller, à s'unir et retrouver confiance en lui-même. On en reviendra à un point critique, semblable à celui de la Période des Troubles (au début du 17e siècle), à celui des révoltes en 1917. Et de nouveau, comme si souvent au cours de l'histoire russe, le Guide est arraché et isolé du peuple, et entouré d'une élite traîtresse qui le hait et hait le peuple et joue lâchement à les opposer. Toutes les conversations concernant un « plan astucieux » ne sont que rêveries naïves. Aujourd'hui, la situation est très difficile pour Poutine. Il n' a pu se décider à miser sur le peuple et à mener jusqu'à la victoire (si proche!) la guerre dans laquelle l'Occident l'a fait entrer. Mais son élite (la sixième colonne), l'a trompé ouvertement. Derrière leur dévouement personnel se cache le réseau d'influence, au service du seul capital, ceux qui espionnent Poutine. Dans la Bible, il est écrit : « Là où est ton trésor, là est ton cœur ». Leur trésor se trouve dans les banques étrangères et offshore, leurs familles et leurs villas sont en Occident. C'est pourquoi leur loyauté est mensongère et intéressée. Ils servent un autre dieu : mammon, leviathan. Dans les situations critiques, seul le peuple peut être un soutien réel pour le Guide, le peuple et son avant-garde patriotique. Le nom de cette avant-garde est Igor Strelkov.
Nous n'avons pas besoin d'un cessez-le-feu. Nous avons besoin de la libération de toute la Novorossia. Nous avons besoin qu'il soit mis un terme au déchaînement de la junte. Il est fini, le temps du faux patriotisme sur commande, dans l'esprit du Seliger et des « nachis ». Nous avons besoin d'une réelle révolution conservatrice, et si elle vient d'en haut, elle ne sera que molle et apprêtée.
2. Intervention du Colonel Strelkov http://www.youtube.com/watch?v=I9xURrn7EXg http://www.youtube.com/watch?v=z72s1E088F4 3. Interview d' Anatoli El-Miourid nous livrant son analyse sur l'intervention de Strelkov et sur le fonctionnement de l'Etat russe. Source : http://gaideclin.blogspot.fr/2014/09/igor-strelkov-sans-illusions.html 4. DVORKOVITCH : UN EXEMPLE DE 5E COLONNE À L’OEUVRE EN RUSSIE
Arkady Dvorkovich, lors d’un forum organisé par Stanford sur le rapprochement entre les USA et la Russie, le 14 avril 2010
Ces derniers jours, les mauvaises nouvelles concernant l’économie russe furent nombreuses : les prix du pain, du fromage, des médicaments de la viande et de nombreux autres produits ont augmenté, certains de manière considérable. En même temps, le rouble a atteint un nouveau seuil à la baisse face au dollar, forçant la Banque centrale russe à intervenir pour contrer cette baisse.
Aucun doute qu’Obama va en profiter pour dire que les sanctions démontrent leurs effets.
Il y a juste un petit problème : aucun économiste n’a pu établir un lien direct entre les sanctions occidentales et ce que l’on observe. La réalité est bien plus simple.
Dans le cas des prix des matières premières, ce qui arrive est simple à expliquer : les compagnies russes ont profité des sanctions pour bien augmenter leurs prix et donc leurs profits. Jusque-là, tout est logique et même prévisible. En fait, le gouvernement russe, et Poutine lui-même, l’avaient prédit et avaient averti que l’État surveillerait de très près toute hausse de prix et que des mesures législatives seraient prises contre les spéculateurs.
C’est là que les choses deviennent intéressantes.
La personne en charge de cette surveillance Arkadi Dvorkovitch, adjoint au Premier ministre , a récemment réfuté tout cela en disant que, lorsqu’il va acheter son pain, il ne remarque aucune augmentation de prix. Alors qui est ce Dvorkovitch ?
Arkadi Dvorkovich
Il semble qu’il soit un pur produit du clan atlantiste. Étant lui-même un oligarque de fortune modeste (son revenu officiel en 2001 fut de seulement 4 millions de roubles), il est marié à une oligarque de stature bien plus importante, qui, selon le Wikipédia russe, est membre du conseil d’administration de compagnies importantes, telles que le , la société de prospection aurifère Polious Zoloto et celle gérant l’aéroport de Moscou, Cheremetevo. Son revenu annuel officiel est de 42 millions de roubles. Dvorkovitch, qui a suivi les cours de l’Université aux États-Unis, est aussi impliqué dans des compagnies et affaires assez louches, dont le fameux projet Skolkovo.
En fait, je dirais que Dvorkovitch est si représentatif des atlantistes qu’il pourrait en être la tête d’affiche. En sabotant les efforts du Kremlin pour empêcher les entreprises de tirer profit des sanctions, Dvorkovitch en retire non seulement des commissions impressionnantes, mais contribue aussi aux efforts de la 5e colonne pour convaincre le public que les sanctions occidentales affectent la Russie.
La bonne nouvelle est que les souverainistes eurasiens contre-attaquent et que plusieurs télés russes ont déjà parlé de ces augmentations anormales et du fait que Dvorkovitch ne fait rien à ce sujet.
Une fois de plus, nous observons le même phénomène : le président ordonne à son Premier ministre et à son gouvernement de faire quelque chose et celui-ci l’ignore tout simplement. C’est un exemple typique du fonctionnement de la 5e colonne. Je prévois de vous fournir, plus tard, d’autres exemples à ce sujet.
Le Saker Traduit par Wayan, révisé par Patrick, pour vineyardsaker.fr
5. Le prochain Maïdan aura lieu à Saint-Pétersbourg en septembre Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4366
Interview d’Evgeny Alekseyevich Fedorov, député à la Douma, le Parlement de la Fédération de Russie
hd. Ci-dessous nous transmettons la retranscription intégrale en français d’un entretien d’Evgeny Alekseyevich Fedorov, député à la Douma, le Parlement de la Fédération de Russie (membre de 1993–96 et de 2003 à aujourd’hui). Cet entretien a lieu avec des journalistes de la chaîne de télévision «poznavatelnoe.tv». Fedorov est membre du parti «Russie unie», dont fait également partie Vladimir Poutine et qui est présidé par Dmitri Medvedev. En outre, Fedorov est membre du Comité politique central du parti et directeur du «Comité pour la politique économique et l’entreprise» de la Douma. La thèse principale exprimée par Fedorov au cours de cet entretien est la planification de manifestations par les Etats-Unis, lors des élections de septembre du Gouverneur de Saint-Pétersbourg, ayant pour but de renverser le gouvernement en Russie.
Evgeny Fedorov: Du point de vue des Etats-Unis, une révolution orange, ou intervention, a commencé en Russie. Elle a commencé depuis environ un mois.
Journalistes: Depuis quand? Depuis la décision concernant les élections à Saint-Pétersbourg. Je m’explique: il est déjà clair que les Américains vont lancer une attaque sur la Russie avec une frappe sur Saint-Pétersbourg. C’est-à-dire qu’ils vont frapper leur premier coup en septembre, pendant les élections du Gouverneur.1
Etes-vous en train de dire qu’ils veulent y installer leur Gouverneur? Non, ils ne veulent pas seulement leur Gouverneur, ils veulent toute la Russie, pas seulement Saint-Pétersbourg. Ils ont fait le calcul que Saint-Pétersbourg est un maillon faible, un endroit vulnérable. Normalement une offensive commence par une attaque contre le point le plus faible. Pourquoi est-il le plus faible? Traditionellement Saint-Pétersbourg est une ville où existe la plus forte opposition. Le taux d’opposition à Moscou est d’environ 30%, à Saint-Pétersbourg autour de 40%. Il y a le potentiel, un rapport de force, des opinions libérales etc. Il y a une tradition. Enfin, ce n’est pas un hasard si «Pétersbourg» a été le lieu de naissance de trois révolutions russes! C’est plus occidental, je dirais… Une certaine mentalité s’est formée là. Il y a une position meilleure et plus forte, ou une base, là. Deuxièmement c’est symboliquement une ville majeure. C’est la ville de Poutine! En d’autres termes, une attaque contre lui à travers Saint-Pétersbourg est comme une attaque contre la Russie à travers l’Ukraine. Et les Américains le savent. Il y a 2–3 semaines, l’ambassadeur US a tenu un meeting confidentiel dans un théâtre de Moscou, où il a dit ouvertement que la première frappe aurait lieu à Saint-Pétersbourg pendant les élections de septembre. C’est déjà en cours de réalisation. Je sais que les Américains poussent en faveur de Dmitrieva2 par l’intermédiaire de la cinquième colonne.
Que signifie cette frappe? Comment va-t-elle se manifester? Est-ce que le Maïdan va recommencer à Saint-Pétersbourg? Non, ce sera une répétition. Voyez-vous, lorsqu’on parle d’intervention orange ou de révolution, bien qu’il soit plus approprié de dire «une intervention», la révolution étant un processus interne alors qu’une intervention vient de l’extérieur. C’est une sorte d’invasion, comme un débarquement, ou comme une invasion étrangère en cas de guerre. C’est une forme d’intrusion attaquant les positions les plus faibles où le terrain est mieux préparé. Les Américains concentrent leurs forces sur une intervention orange dans certaines zones. Ils ont déjà des sites pour une intervention. Ils ont choisi Saint-Pétersbourg comme premier site. Le processus a commencé. Le processus est accompagné: toute cette histoire d’une élection anticipée à Saint-Pétersbourg n’est pas accidentelle! C’est à dire que, d’un côté, la 5e colonne en Russie joue son jeu, et d’un autre côté, il y a des pressions de «la rue». Ces choses sont liées … Ils ont choisi ce maillon faible, à un endroit relativement faible. Qu’est-ce que cela signifie? Premièrement, ils vont dépenser d’énormes sommes d’argent pour les élections de Saint-Pétersbourg et tous les candidats pourront en «profiter», tout le monde sauf à Poltavchenko3. Ils vont fournir tout l’argent nécessaire. Attention, ils ne vont pas leur demander de changer leur idéologie. Voilà les liasses d’argent. Faites-en ce que vous voulez. Voilà le premier facteur. Le second facteur est le suivant: ils enverront à Saint-Pétersbourg les mêmes jeunes gens entraînés et les mêmes combattants que ceux qui ont été préparés pour l’Ukraine. S’il le faut, on leur fournira des passeports russes. Le nombre total de combattants en Russie, préparés par les Américains, se situera entre 50 000 et 100 000. Basé sur la référence de l’Ukraine. Evidemment vous ne pourrez pas les désigner – ce sont des citoyens russes, à l’état pur … Ces gens viendront à Saint-Pétersbourg et loueront des appartements en grand nombre. Leur tâche sera d’exécuter des provocations, si nécessaire, des provocations militaires. Qu’est-ce que tout cela signifie? Cela signifie des activités terroristes. Le Secteur droit, comme vous le savez, n’a aucun problème avec les activités terroristes.
C’est vrai! Ils n’ont aucune limitation morale. Si vous leur fournissez des armes à Saint-Pétersbourg, ils n’auront aucun problème à tirer sur les gens à partir d’une voiture. 50 000 à 100 000, cela ressemble à une manifestation pacifique. C’est-à-dire qu’ils peuvent être éventuellement armés de bâtons. Pendant ce temps la 5e colonne joue son rôle. Dmitrieva s’affichant à Saint-Pétersbourg, et Navalny4 à Moscou, c’était le travail de la 5e colonne. Le travail de la 5e colonne est organisé et propulsé depuis le sommet, depuis Moscou. Non pas à partir de la base, car la barrière n’a pas été franchie. Ce ne sont que des exemples. Cela signifie que même si la 5e colonne sort de la piste, les Américains pourront la remplacer par autre chose. Ils ont commencé l’attaque! C’est une réponse directe aux pays membres du BRICS, à la création d’une coalition anti-américaine, aux mouvements mondiaux de libération et à l’offensive en Ukraine, quand les rebelles parviennent à repousser les envahisseurs à Donetsk et à Lugansk. C’est une autre façon d’envahir la Russie. L’une est militaire, l’autre non. Le scénario d’intervention «orange» est le même partout. Le nouvel ambassadeur américain nommé en Russie5 est un grand spécialiste dans ce type de révolution. Il a personnellement dirigé deux révolutions de ce genre: en Georgie et en Ukraine. Les deux ont réussi, avec le remplacement des deux présidents. C’est une technique dont il a une bonne expérience. Au total, les Américains ont mené vingt interventions de ce type, dont trois ont été conduites par lui-même. Maintenant, ils ont désigné Saint-Pétersbourg comme tête de pont pour l’invasion. L’objectif suivant est de déstabiliser Saint-Pétersbourg, d’«agiter» la situation et si possible de mettre en œuvre le second acte du plan. Le second acte sera une insurrection armée. C’est déjà clair. Si le second acte capote, alors il y aura un puissant soulèvement dans la rue. Provocations, combats … En bref, déstabilisation. C’est déjà très clair. Vous pouvez même donner un nouveau titre à votre vidéo: L’intervention orange contre la Russie a commencé!
Evgeny Alekseyevich, si nous avons compris correctement, peut-on dire que les USA comptent sur des protestations internes à Saint-Pétersbourg et non pas à Moscou? Non, ils comptent sur de nombreux points brûlants.
Bien, si en 2012, ils ont essayé d’organiser des protestations de masse à Moscou, vont-ils essayer de faire la même chose à Saint-Pétersbourg? En principe, oui. La même chose, mais avec de nouvelles techniques! Tout d’abord, il y a un nouveau facteur Ukrainien: 100 mille personnes soumises au lavage de cerveau. La propagande est à l’œuvre, transformant les gens en animaux là-bas. Leur position s’est renforcée, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Vous savez, les gens regardent et nombre d’entre eux se réjouissent des victoires de l’Ukraine. Il n’y a pas de victoires! Il y a quelques gains tactiques, mais pas de victoires. Il y a seulement six mois nous avions un pays voisin neutre. Maintenant nous avons un pays de plus de 40 millions d’habitants et qui est militairement complètement hostile à la Russie. Quel type de victoire est-ce là?! De plus, ils ont une population russe. C’est un pays qui peut parfaitement servir de base pour l’invasion de la Russie par des envahisseurs orange de type moderne. Il y a six mois encore, la situation n’était pas la même. Cela veut dire que l’équilibre des pouvoirs autour de la Russie a fondamentalement changé. Nous avous subi une grande défaite du point de vue géopolitique. Hier nous n’avions pas d’ennemi, et aujourd’hui notre ennemi nous ressemble. En fait, c’est une franche victoire pour la 5e colonne. Elle a gagné politiquement, militairement, et de là vers une invasion militaire de la Russie. C’est un changement radical de la situation. Il n’en n’était pas ainsi lors des évènements de Moscou. Il y avait des gens des Etats Baltes, d’Ukraine et de partout dans le monde. Cependant, ils n’avaient pas de base pour une invasion. Maintenant ils ont une base immense. C’est un changement fondamental de la situation! A vrai dire, nous sommes mieux préparés maintenant… Cela signifie qu’il y aura une bataille de rue à grande échelle à Saint-Pétersbourg. Je n’appellerais pas cela une guerre, mais une bataille de rue de grande ampleur. Nous pouvons dire déjà que cela aura lieu en Septembre. Cela ne signifie pas que les Américains gagneront l’ensemble de la Russie. Ils vont créer un tremplin pour une invasion de Moscou l’année suivante.
Ainsi, même s’ils perdent, ils vont «faire du tapage». Non, ils vont certainement perdre. Il faut comprendre le système politique. Sur le plan formel, évidemment, ils ne vont pas élire un Américain. Au moins c’est clair, et ce n’est pas leur but. Leur but est de provoquer une déstabilisation. Nous pouvons présenter une liste de choses. Par exemple, ils vont déclarer l’élection à Saint-Pétersbourg truquée. Garanti! Quoi qu’il arrive ils annonceront que les élections sont truquées. Ils vont organiser des émeutes sous ce prétexte ou n’importe quel autre. C’est leur feuille de route. Si cette 3e révolution est un succès pour l’ambassadeur états-unien, ce sera la même chose que les fois précédentes. Ce sera le travail efficace de la 5e colonne. Il y aura des comportements étranges de la part des policiers à Saint-Pétersbourg. Des comportements bizarres de la part des autorités de la ville, c’est à dire des chefs de districts qui, étant sous les ordres du Gouverneur, vont soudainement se mettre à le combattre. Tout ceci sera une couverture pour ce type d’invasion. Il y aura un tas d’histoires bizarres. Cependant, elles ne paraîtront étranges que pour ceux qui ne veulent pas voir. Et c’est comme la ligne qu’ils suivent aujourd’hui, comme si rien ne se passait. Pas de concurrence, rien de tel. Cependant, si vous examinez les choses en termes de concurrence globale, ce seront des choses absolument logiques, comme une invasion de la Russie ainsi que la destruction du peuple russe et de l’Etat. Ensuite, cette invasion est encore divisée en éléments et étapes. La première, je le répète, est Saint-Pétersbourg. C’est déjà clair. C’est pourquoi je pense que le Mouvement de libération nationale (MLN) annoncera une mobilisation, un programme d’action de notre département MLN à Saint-Pétersbourg, qui, bien sur, se soulèvera pour protéger leur ville des envahisseurs étrangers. C’est évident.
Evgeny Alekseevich, vous dites que la police va se mettre à agir bizarrement, mais il est clair qu’ils agiront selon des ordres… Il y aura différents types de policiers… Certains se comporteront étrangement, d’autres non, mais vous commencerez à voir des choses bizarres.
Ils l’ont fait à Kiev. Personne n’a donné d’ordres, par exemple. C’est ce que je veux dire.
La police à Kiev a agi de façon très étrange. A la fin, ils ont décidé d’ignorer les ordres, mais c’était trop tard. Cela veut-il dire que cette histoire ne nous apprendra rien? Laissez-nous, Masha, répondre à votre question. La tragédie à Kiev s’est produite il y a quelques mois et s’est terminée en mars. Quelqu’un, en Russie, l’a-t-il analysée? Avez-vous remarqué au moins quelqu’un? N’importe qui? Ou un quelconque talk-show? Je l’analyse, bien sûr, mais je parle des médias officiels, représentatifs du pouvoir.
Non … Non! En d’autres termes il se déroule une immense catastrophe, qui entraîne la mort de centaines de milliers de gens. Et personne, même pas le moindre débat télévisé n’essaie de l’analyser. Bien qu’il soit évident que les débats télévisés sont stupides. Il est absolument évident qu’une analyse de la situation en Ukraine est camouflée en Russie. C’est interdit. Qui l’interdit? Les mêmes acteurs qui préparent ce scénario à Moscou, dans le reste de la Russie et à Saint-Pétersbourg. C’est la 5e colonne du gouvernement qui a assez de pouvoir pour empêcher l’analyse de la situation. On nous empêche de diffuser l’information. Le MLN conduit évidemment des analyses, mais nous sommes coincés, et on nous interdit de livrer ces analyses aux médias. Dans les régions, on empêche nos militants de brandir des slogans. Ils n’ont même pas le droit d’en discuter! Je voudrais dire maintenant ce qui est important dans une intervention orange. La chose principale dans une intervention orange, ce ne sont pas les militants mais les techniques opérationnelles de la 5e colonne dans les structures du pouvoir. Par exemple, comment les officiels, les généraux, les hommes d’affaires, les éditeurs des médias, soudainement commencent à changer de position. Littéralement, ils changent de position à 180 degrés en une journée et commencent à suivre une ligne différente de celle qu’ils suivaient jusqu’alors et promettaient de suivre, que ce soit à un officiel du gouvernement ou ailleurs. C’est cela le changement et la technique de préparation à ce changement. Comment fonctionne la communication amenant des officiels à trahir leur Patrie. A chaque point particulier, il y a un plan spécifique. Et deuxièmement, le plan, qui a été élaboré aux Etats-Unis, fournit des centaines de sortes de trahisons semblant insignifiantes, qui collectivement mènent au résultat prédéterminé. Un officiel ne va pas sur la place principale en criant: Je suis un traître! Bien qu’on l’ait vu en Ukraine. Souvenez-vous de l’histoire à propos d’un chef du service des gardes frontières, qui disait qu’il abattrait son commandant en chef s’il n’exécutait pas les ordres des Etats-Unis. Donc, il y avait là une trahison ouverte. Mais la majorité ou 99% des trahisons sont restées cachées. Par exemple, un général censé protéger une installation ne s’est pas montré. Il a dit: je me suis endormi. Comme si, et bien, il s’était endormi … Difficile à comprendre. Peut-être a-t-il reçu une réprimande. Apparemment il n’a pas commis de trahison, mais cela colle avec le plan des trahisons, et son «sommeil» est un élément du plan. Il s’est endormi au bon moment, au bon endroit, et ce moment et cet endroit ont été exploités par l’escouade spécialement entraînée, qui savait qu’il s’endormirait. C’est lumineux, non? Cela, c’est la technique, et ce n’est pas analysé. Il est interdit de l’analyser. Cela signifie que c’est à 100% en train de se passer ici. Les mêmes personnes! Une façon de combattre une intervention orange consiste dans l’analyse de ces techniques. Une analyse qui n’est pas faite! Ni la société, ni aucun officiel de l’état, ni la police ne sont encore prêts pour cela. Vraiment aucun! Si personne ne l’analyse, alors, évidemment, il n’y a pas de préparation. Autrement il y aurait une volonté de comprendre. Pour assurer une trahison, dans le cas du général qui «s’endort», il est préférable de prévoir deux généraux: l’un trahira, et l’autre sera à son poste à temps. Vous comprenez, oui? Il y a différentes méthodes de lutte à cause d’une prépondérance du pouvoir. De ce fait, une composante très importante dans cette trahison est le secret. Cette technique n’est pas réellement cachée, il est simplement interdit de l’étudier et de l’analyser.
Ils essaient de l’étouffer. Ils l’éliminent délibérément. A partir du moment où ils ont commencé à cacher ces techniques d’intervention étrangère en Ukraine, on peut être assuré que la même chose se prépare en Russie. Le fait est que la dissimulation est la première phase de la préparation.
Quelles autres villes sont concernées, hormis Saint-Pétersbourg? La première frappe se produira à Saint-Pétersbourg, mais il y aura plusieurs frappes secondaires à Kaliningrad, dans l’extrême Est, dans le Caucase avec le terrorisme, et en Crimée. Ce sont les cibles principales choisies par les Américains. Bon, ils vont, bien sûr, essayer d’interférer à Moscou. En fait, ils essaient maintenant dans l’Oural. Les Américains ont créé une base solide à Yekaterinburg. Je veux dire une base pour l’invasion. Tout ceci va-t-il se produire simultanément en septembre? Bien sûr, tout cela va coïncider.
Les forces de libération nationale qui voudront leur résister, ne seront pas autorisées à ce concentrer en un endroit, d’accord? Leur but est d’empêcher les forces de libération nationale de pouvoir s’y opposer. Les FLN ont suffisamment de moyens, mais elles n’ont pas accès au processus gouvernemental de prise de décision. Il y a Poutine, mais il ne prend pas de décisions. Les décisions sont prises à des échelons inférieurs du gouvernement par des personnes qui sont contrôlées par les Etats-Unis. Cela empêche les ordres de Poutine de descendre dans la hiérarchie. On le voit partout. Prenez la loi de taxation des profits de compagnie étrangère chez nous (la «relocalisation») … Ils travaillent directement pour les Américains. Ils sont les officiels des premier et second échelons. Pourquoi travaillent-ils pour les Américains? Les Américains les ont sélectionnés et promus à leur poste à cause de leurs opinions. Opinions libérales, par exemple … Ils sont intégrés au système à travers les menaces et la corruption. Par exemple, les Américains fournissent une protection et une couverture pour leurs informations compromettantes. S’ils ne rendent pas aux Américains les services attendus ils seront emprisonnés. Ils seront emprisonnés en Russie. Pas seulement les policiers de la 5e colonne, mais les policiers honnêtes aussi. Supposons qu’un policier honnête ait reçu des informations concernant la corruption d’un officiel. Alors il est obligé de l’arrêter. On peut même lui donner de l’argent pour le faire. Bon, pourquoi ne pas l’arrêter, d’accord? Que se passe-t-il si les informations sur la corruption sont à la base de la nomination de l’officiel au poste qu’il occupe? Voilà les techniques. Certains ont des enfants à l’étranger… Imaginez qu’un enfant soit arrêté quelque part à Londres. Ce serait pire que saisir leurs biens. Ils peuvent survivre si leurs palaces sont saisis, mais l’arrestation d’un enfant est une autre histoire. Si un enfant est arrêté aux Etats-Unis, il peut risquer la peine de mort et l’emprisonnement à vie à Londres. C’est tout! Cet officiel a juste été recruté. C’est ainsi, il y a un ensemble de méthodes pour ce travail. Elles sont l’élément principal des révolutions oranges. Ce ne sont pas même les centaines de milliers de combattants! L’élément principal de la révolution orange est la présence de la 5e colonne dans les structures du pouvoir. Ils vendront leur pays morceau par morceau. Ils le vendront graduellement selon un plan élaboré aux Etats-Unis. L’objectif fixé par les Américains pour l’élection du maire de Saint-Pétersbourg est de former et promouvoir un idéologue pour renverser Poutine. Ce modèle élaboré peut ensuite être appliqué sur tous les citoyens russes: à la télé, dans la sphère publique, etc. … Dans l’étape suivante, l’an prochain, ou peut-être un peu plus tard, cela permettra de mettre le feu à tout le pays. C’est comme des troupes parachutistes qui sautent et installent une tête de pont. Militairement parlant, une tête de pont ne décide pas de l’issue de la guerre, mais elle prépare l’offensive générale. Voilà à quoi servira Saint-Pétersbourg. Nous considérons la situation à Saint-Pétersbourg comme très sérieuse. Cela ne signifie pas qu’ils gagneront car gagner et arracher Saint-Pétersbourg à l’emprise de Poutine n’est pas leur but. L’objectif réel est de lancer une offensive générale via Saint-Pétersbourg. Je vois. •
1 Le 14 septembre 2014 aura lieu l’élection du nouveau Gouverneur de Saint-Pétersbourg. Cette élection est nécessaire, car le Gouverneur actuel, Georgy Sergeyevich Poltavchenko a démissionné. 2 Oksana Dmitrieva enseigne l’économie à l’Université d’économie et de finances de Saint-Pétersbourg. Elle est députée à la Douma de la Fédération de Russie et membre du parti «Russie Juste». Elle est candidate à l’élection du Gouverneur de Saint-Pétersbourg du 14 septembre. 3 Georgy Sergeyevich Poltavchenko est Gouverneur de Saint-Pétersbourg depuis août 2011. Il a été proposé pour cette fonction par le président russe de l’époque, Dmitri Medvedev, et fut élu par le Parlement de Saint-Pétersbourg par une large majorité. En juin 2014, il a démissionné mais continue à exercer ses fonctions jusqu’aux nouvelles élections. 4 Alexeï Anatolievitch Navalny est opposé au gouvernement russe. En 2013, il a été candidat à la mairie de Moscou et a perdu aux élections avec 27% des voix. 5 John Trefft est ambassadeur des Etats-Unis en Russie depuis le 31 juillet 2014. Auparavant, il était ambassadeur des Etats-Unis en Lituanie (2000–2003), en Georgie (2005–2009) et en Ukraine (2009–2013).
C’est avec plaisir que je vous propose ce billet de Pascal Roussel, un des invités vétérans de ce blog…Pascal Roussel est chef d’unité au sein du département des risques financiers au sein d’une grande banque située au Luxembourg Plus d’infos sur lui et le livre qu’il a publié sur son blogwww.pascalroussel.net Olivier Berruyer
August Landmesser (1910-1944 ; wikipedia en fr, et ici en anglais), travailleur à l’arsenal Blohm & Voss de Hambourg, refusant d’effectuer le Salut nazi lors de l’inauguration navale d’un vaisseau d’entraînement, le Horst Wessel, le 13 juin 1936
Même si certains obéissent probablement à un agenda caché ou que d’autres n’osent pas se démarquer, il est stupéfiant de voir que des journalistes ou des politiciens a priori intelligents, équilibrés, cultivés et sincères s’enferment dans une grille de lecture unique! Et de là, on peut difficilement blâmer la vaste majorité de la population de se retrouver avec les mêmes œillères que les faiseurs d’opinion.
On peut se demander si, en Europe et aux États-Unis, le monde politique et les grands médias qui couvrent les questions financières ou géopolitiques ne sont pas collectivement sous l’influence malfaisante d’un égrégore (“concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome”) ? La position atlantiste poussant alors les autres pays à se radicaliser.
Or l’Histoire a montré qu’une opinion publique dominée par un même esprit de groupe peut rapidement se retrouver confrontée à une guerre qu’elle n’a pas souhaitée.
L’État américain est de facto dirigé par la CIA et par des lobbies dont le plus puissant est le complexe militaro-industriel qui représente énormément d’emplois et pèse lourd dans l’économie américaine (1). Même si la stratégie pour y arriver est floue, il demeure que la volonté américaine est d’établir un monde unipolaire, répondant prioritairement aux intérêts propres d’une seule super-puissance, les États-Unis. Cette volonté, pourtant ancienne, apparait de plus en plus choquante alors que la politique américaine visible est de plus en plus éloignée des valeurs démocratiques et de liberté que la nation américaine a longtemps incarnée. De nombreux dirigeants ou faiseur d’opinions européens dont le statut et les revenus dépendent plus ou moins de leur allégeance à l’Etat américain ont de plus en plus de mal à présenter l’Amérique comme une super-puissance soucieuse d’œuvrer au bien commun dans le monde. Pour combien de temps encore, les États-Unis conserveront leur pouvoir attractif sur de nombreux jeunes ?
En ligne avec la philosophie « ce qui est bon pour l’Amérique doit forcément être bon pour le reste du monde », en 1997, le très influent Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller national à la sécurité des États-Unis) recommandait de ne pas laisser l’Ukraine sous l’influence de la Russie. Selon ce politologue, sans l’Ukraine la Russie ne pourrait jamais diriger un empire eurasien et par là inquiéter la suprématie mondiale des États-Unis (2). De là découle, les centaines de millions de dollars versés directement ou indirectement par les États-Unis pour soutenir en Ukraine, des ultra-nationalistes (dont des néo-fascistes), attiser une haine radicale contre la Russie et pousser l’actuel président ukrainien à mener une guerre à l’encontre d’une partie de sa population. Inutile d’approfondir dans ce billet les étapes du conflit ukrainien, ces faits étant largement exposés en détail sur l’excellent blog d’Olivier Berruyer (3)
Bien entendu Poutine n’est pas un Saint, mais ceux qui tentent d’avoir une vision plus objective, qui veulent faire preuve d’empathie pour les camps opposés, qui souhaitent des débats contradictoires afin de comprendre les différents points de vue sont marginalisés. Le cas de l’avion MH17 abattu au-dessus de la zone de guerre en Ukraine (et quels que soient les coupables, j’espère qu’il s’agit uniquement d’une tragique erreur) est significatif : très rapidement et sans la moindre preuve, les médias et responsables politiques atlantistes ont désigné la Russie comme co-responsable. Les versions alternatives (4) pourtant dignes d’intérêt sont ignorées et même si elles devaient se révéler vraies un jour, on peut craindre que les grands médias n’en fassent jamais écho. L’égrégore est si puissant que rien ne semble pouvoir arrêter l’escalade, il a désigné la Russie comme l’ennemi à abattre et il veut l’accélération du désordre mondial.
Et pourtant de nombreuses personnalités crédibles tirent vainement la sonnette d’alarme (5), mais rien n’y fait.
L’extrême fragilité du monde financier
Ce qui rend l’égrégore encore plus dangereux, c’est qu’il se développe alors que le système financier mondial n’a jamais été aussi fragile. Les risques de ruptures sont très réels même si les banques centrales et les autorités publiques se veulent rassurantes.
Jaime Caruana, le General Manager de la BIS (la banque centrale des banques centrales située à Bâle) craint un « Lehman » dû à la flambée de la dette dans le monde entier et déclare que les investisseurs ignorent la perspective de taux d’intérêt plus élevés dans leur quête aux rendements. (6)
Maximilian Zimmerer le Chief Investment Officer d’Allianz (le plus gros assureur en Europe) déclare quant à lui que « rien n’est résolu et tout le monde le sait ». (7)
On pourrait multiplier les mises en garde officielles de ce genre, car loin de l’illusion des performances boursières (8), il suffit de gratter un peu sous la surface pour comprendre ce qui inquiète ces hautes personnalités du monde financier. Citons de manière non exhaustive et dans le désordre :
Même si depuis l’effondrement de Bretton Woods, le monde a déjà connu des crises bancaires et des faillites étatiques, la situation actuelle est unique (9), car jamais le monde financier et économique n’a été aussi interdépendant, jamais le niveau global de l’endettement n’a été aussi élevé, jamais le « shadow banking » n’a été aussi important (10), jamais les produits dérivés n’ont à ce point cimenté les institutions financières mondiales, jamais nos économies n’ont été aussi dépendantes du gaz, du pétrole et de l’électricité, jamais les décideurs économiques et financiers n’ont à ce point basé leur décision sur des modèles mathématiques inadaptés face à la multitude de variables qui entrent en jeu.
Aux États-Unis on observe une baisse constante du taux de participation de la population active sur le marché du travail, la bourse atteint des sommets principalement parce que des sociétés rachètent leurs propres actions (et certaines empruntent même massivement pour le faire) (11), les assurances anti-crash boursier deviennent de plus en plus chères (12), les classes moyennes désertent même les commerces « low cost » (13), 70% des Américains pensent que la crise n’est pas terminée ou que le pire est à venir (14), les ventes de Caterpillar qui représente bien l’économie réelle, sont constamment en baisse (15), la bulle des prêts étudiants n’en finit pas de gonfler (16), mis à part quelques niches il n’y a pas de reprise sérieuse de l’immobilier commercial ou pour particuliers (17) et même l’investissement pour le marché locatif qui a largement contribué à amortir la chute (18) montre des signes de faiblesse (eh oui, depuis 2008 les investisseurs savent qu’un Américain sans revenu ne peut pas payer son emprunt hypothécaire, mais ils découvrent maintenant qu’il est tout autant incapable de payer son loyer !) (18), le gouvernement américain ne montre aucun signe de sevrage de sa dépendance à la dette (19), la côte Ouest est frappée par une sècheresse catastrophique (20), étonnamment (!) les prêts automobiles subprime qui ont contribué à donner une illusion de relance du marché automobile américain donnent des signes de faiblesse (21), la Fed qui doit se douter que l’avenir n’est pas aussi rose qu’elle veut le faire croire, s’apprête à imposer des restrictions sur les retraits d’argent de certains fonds obligataires (22), … etc.
En Chine, il y a principalement 6 domaines essentiels qui soulèvent de très grosses inquiétudes: la plus grande bulle de crédit au monde (23), la bulle immobilière astronomique qui aurait fait pâlir d’envie Dubaï, Londres (23a) et les États-Unis réunis (24), l’importance colossale du shadow banking avec toutes ses dérives, illustrées par exemple par le dernier scandale de la multiple réutilisation de stocks de matières premières pour garantir plusieurs prêts différents (25), la volonté de la Chine d’étendre sa zone d’influence maritime (26), l’état réel de l’économie chinoise qui est bien plus malade qu’il n’y paraît (28), le traficotage permanent des statistiques officielles (29), …etc.
La situation en Europe est probablement bien connue des lecteurs, il est donc inutile de faire une longue liste de ce qui va mal. Allemagne (30), Italie (31), etc. la situation est fragile. J.Stark, ancien vice-président de la Banque Centrale allemande déclarait en mai dernier que le système économique actuel est une pure fiction (32) ! À titre d’exemple, citons simplement le récent dépeçage, suivi d’une nationalisation des « bons morceaux restants» de la première banque portugaise, le tout en un week-end (33). Les taux souverains sont ultra-bas pour le moment, il faut bien que la monnaie de banque centrale distribuée généreusement serve à quelque chose. En plus les titres souverains offrent bien des avantages: pas besoin de mettre de capital en réserve pour les conserver, ils sont souvent très liquides et représentent un très bon collatéral dans un monde financier qui subit une pénurie de collatéral. Fin octobre, la Banque Centrale Européenne (BCE) terminera son analyse de la qualité des actifs de 130 banques (34). Bien entendu cet exercice dépend grandement de la bonne volonté des banques auditées, mais il se murmure que cette fois, les résultats ne seront pas aussi roses … Les soldes des comptes Target 2 auprès de la BCE(35) (à ce niveau, ne devrait-on pas parler de chambre de compensation) témoignent de la méfiance dans le secteur interbancaire.
En Amérique du Sud, on peut se demander quel vont être l’impact et le risque de contagion lié au défaut de paiement de l’Argentine et de l’hyperinflation qui se développe ? (36)
Le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale est de plus en plus attaqué (37)
Ebola: un danger qui pourrait potentiellement devenir très grave (38)
Au niveau mondial, les prix de la nourriture sont repartis à la hausse (39)
L’indice Baltic Dry (40) qui reflète le commerce maritime international ne cesse de baisser depuis le début de l’année
Que faire ?
Devant ce catalogue des horreurs (41), il me semble évident que nous avons tout à perdre à laisser l’égrégore grandir jusqu’à nous mener à une confrontation armée avec la Russie. Il est clair que toutes les techniques modernes de manipulation de l’opinion (stratégie du choc, social learning, fabrication du consentement, tittytainment, mind control, virtualisme, reality-building, management négatif, etc.) sont pleinement à l’œuvre pour nourrir cet égrégore et nous mener progressivement vers le chaos (42). Pour autant je ne prône pas une révolution violente, mais plutôt la nécessité de s’informer, de ne pas céder à la facilité du conformisme et de ne pas avoir peur de prendre position.
Mon but n’est pas de faire peur, ni de déprimer les lecteurs, mais de les prévenir. Pour ma part je suis convaincu que de nombreuses bonnes opportunités surviendront une fois que le système sera remis à plat.
Les opinions exprimées dans ce billet sont PERSONNELLES et ne représentent pas forcément les opinions de mon employeur. Les sources utilisées sont souvent anglophones, car l’anglais est la langue de la finance mondiale.
1) En 2013, le budget de Défense américain (USD 640 milliards) était équivalent à celui combiné de la Chine, la Russie, l’Arabie Saoudite, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Japon, l’Inde et la Corée du Sud (énumérés par ordre croissant). Lire l’article sur Wikipedia ENGFR
« Qui tient qui à Washington ? Question inutile, question dépassée… » Defensa.org
2) La véritable raison pour laquelle les États-Unis se préoccupent tant de l’Ukraine tout en se foutant éperdument des Ukrainiens par le Général (2S) et dirigeant d’entreprise, Jean-Bernard Pinatel FR
8) La bourse du Zimbabwe a progressé de 12000% de mars 2006 à mars 2007 alors que le pays était frappé à l’époque d’une inflation de 1700% soit 7 fois moins importante que la croissance boursière. Tout cela pour dire que des performances boursières s’expliquent parfois bien plus par de la création monétaire que par une « reprise économique » …
10) Près de 71.000 milliards de dollars ont été brassés par le ” shadow banking ” en 2012. La finance de l’ombre, représente des intermédiaires de crédit impliquant des entités et des activités en dehors du système bancaire régulier ( par ex. les entités qui font de l’intermédiation ou la distribution de crédit, mais n’acceptent pas de dépôts et ne sont pas régulées comme des banques, les fonds (capital-investissement, des fonds spéculatifs, des fonds d’investissements et autres fonds monétaire), les assureurs qui fournissent des garanties de crédits et enfin, les véhicules d’investissement ou de financement spécifiques. http://www.financialstabilityboard.org/publications/r_131114.pdf
25) pour voir comment plusieurs prêteurs différents s’imaginent avoir sécurisés leur prêt avec un stock de matière première (métaux, coton métaux précieux, etc.) alors que sans le savoir ils ont tous reçu le même stock en gage et pour voir que c’est une pratique courante lire ici et ici et ici et ici et ici et ici etici et ici et ici
26) Pour se remémorer l’historiques des tensions en mai dernier entre la Chine et le Vietnam lire ici etici et ici et ici et ici et ici et ici
37) On lit souvent l’argumentaire trompeur qui voudrait que des contrats de matières premières de plus en souvent facturés dans d’autres devises que le dollar soient un signe de la fin du dollar. Or il n’y a là rien de nouveau, ce n’est pas parce que les cours des matières premières sont communément affichés en dollar que le paiement s’est toujours fait en dollar. Si nécessaire, les devises peuvent être échangées entre elles. On pourrait demain décider d’afficher les cours des matières premières en franc Suisse (par exemple) et cela ne changerait rien. Les signes réels de la perte d’influence du dollar sont plutôt la mise en chantier la nouvelle banque de développement des BRICS ou le rôle grandissant du yuan sur les marchés internationaux (lire ceci et ceci et ceci et ceci). Notons que la Chine devra choisir entre l’arrimage (mou) actuel au USD ou un régime de change flottant si elle veut que sa devise soit utilisée librement dans le monde. Et ce choix ne sera pas sans conséquence sur ses entreprises.
41) Pour ce qui est des bonnes nouvelles je renvoie les lecteurs aux grands media financiers traditionnels qui sont toujours les premiers à voir des signes de reprises
42) « Gouverner par le chaos », de M.Milo aux Editions Max Milo
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Un égrégore (ou eggrégore) est, dans l'ésotérisme, un concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome. Le terme, apparu dans la tradition hermétiste, a été repris par les surréalistes, qui l'ont chargé d'un fort potentiel subversif.
L'Égregore est également le titre d'une émission radiophonique d'inspiration libertaire diffusée par plusieurs radios associatives françaises.
En latin, egregius signifie « remarquable, illustre, exceptionnel ». Cependant, c'est dans le grec ancien1 qu'il faut chercher l'étymologie et la logique du vocable "égrégore". Celui-ci s'entend aussi bien dans έγρήγορα (égrègora), parfait d'έγείρω, faire lever, éveiller, réveiller, que dans le verbe dérivé έγρηγοράω (égrègoraô), être éveillé, ou le substantif féminin έγρήγορσις,εως (égrègorsis), veille, ou encore les adverbes έγρήγορότως (égrègorotôs) et έγρηγορτι (égrègorti), signifiant tous deux en veillant[réf. nécessaire].
Le terme égrégore apparaît en 1857 dans la langue française sous la plume de Victor Hugo dans La Légende des siècles (L'Italie - Ratbert)2. La très large diffusion du poème au xixe siècle assure la pérennité du mot qui aurait pu rester un hapax poétique nécessité par une rime avec mandragore.
À la graphie créée par Victor Hugo s’ajoute la variante eggrégore mais on trouve aussi des graphies pseudo-latinisantes comme egrigor ou égrigore.
Pour Stanislas de Guaita, le terme désigne l'idée de la « personnification » de forces physiques ou psychophysiques non surnaturelles. Le mot est souvent aussi synonyme de forme-pensée. Robert Ambelain3, définit le terme comme « une force engendrée par un puissant courant spirituel et alimentée ensuite à intervalles réguliers, selon un rythme en harmonie avec la Vie universelle du Cosmos, ou à une réunion d'entités unies par un caractère commun. Dans l'invisible hors de la perception physique de l'homme, existent des êtres artificiels, engendrés par la dévotion, l'enthousiasme, le fanatisme, qu'on nomme des égrégores. »
Le médecin Pierre Mabille, compagnon de route du surréalisme et auteur de plusieurs ouvrages sur ce mouvement, définit le terme égrégore comme un « groupe humain doté d'une personnalité différente de celle des individus qui le forment. Bien que les études sur ce sujet aient été toujours, ou confuses, ou tenues secrètes, je crois possible de connaître les circonstances nécessaires à leur formation. J'indique aussitôt que la condition indispensable, quoique insuffisante, réside dans un chaos émotif puissant. Pour employer le vocabulaire chimique, je dis que la synthèse nécessite une action énergétique intense4. »
Pour Gaetan Delaforge, c’est un « esprit de groupe qui lie les membres, les harmonise, les motive et les stimule afin de réaliser les objectifs du groupe. Il leur permet également de faire des progrès “spirituels” qu’ils ne feraient pas s’ils travaillaient seuls. Un égrégore peut cependant être perturbé par la pensée négative de personnes qui ne sont pas en accord avec les objectifs. Par conséquent, les groupes ésotériques tentent de se protéger de pensées négatives qui pourraient affecter leur égrégore5. »
En franc-maçonnerie, Jack Chaboud le décrit comme un moment d'exaltation collectif, souvent vécu en fin de tenue lors de la chaîne d'union regroupant les maçons formant cercle, mains enlacées, évoquant le lien qui les unit aux maçons du monde entier, à ceux qui les ont précédés et à ceux qui les suivront6.
René Guénon précise quant à lui : « Tout d'abord, nous devons faire remarquer que nous n'avons jamais employé le mot « égrégore » pour désigner ce qu'on peut appeler proprement « une entité collective »; et la raison en est que, dans cette acception, c'est là un terme qui n'a rien de traditionnel et qui ne représente qu'une des nombreuses fantaisies du moderne langage occultiste. Le premier qui l'ait employé ainsi est Eliphas Lévi et, si nos souvenirs sont exacts, c'est même lui qui, pour justifier ce sens, en a donné une étymologie latine invraisemblable, le faisant dériver de grex, « troupeau », alors que ce mot est purement grec et n'a jamais signifié autre chose que « veilleur ». On sait d'ailleurs que ce terme se trouve dans le livre d'Hénoch, où il désigne des entités d'un caractère assez énigmatique, mais qui en tout cas, semblent bien appartenir au « monde intermédiaire »; c'est là tout ce qu'elles ont de commun avec les entités collectives auxquelles on a prétendu appliquer le même nom7.»
Un égrégore naîtrait, par exemple, d'une fervente prière collective, d'une thérapie de groupe, d'un soin énergétique, d'un rituel qui pourrait être chamanique par exemple, mais qui pourrait tout autant être la résultante d'extrémismes religieux, politiques ou nationalistes.
À chaque époque, naissent de nouvelles formes d'art, de religion, d'architecture ou des systèmes politiques et philosophiques. Ces transformations, traditionnellement liées aux Ères astrologiques, s'opposent aux égrégores censés reproduire toujours le même schéma, les mêmes identifications et les mêmes croyances. Elles sont considérées comme le fruit d'impulsions spirituelles et/ou cosmiques. Ces impulsions périodiques se répandent alors sur l'humanité et l'influenceraient parfois en contrant les égrégores anciens construits par l'humanité.
↑Jack Chaboud, La Franc-maçonnerie, histoire, mythes et réalité, Librio, 2004, p.69
↑Influences spirituelles et Égrégores in Revue les Éditions Traditionnelles no 259 avril-mai 1947 et repris dans l'ouvrage posthume Initiation et Réalisation Spirituelle, Chapitre VI, pp 59-64 (réédition année 2008), Éditions Traditionnelles,(ISBN978-2-7138-0058-0)