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samedi 16 novembre 2024

C’est parti! Kennedy nommé à la tête du département de la santé

 

Des informations et des réactions que vous ne lirez pas dans la presse mainstream



Il luttera contre la corruption des 3 grandes agences sanitaires: le CDC, la FDA et le NIH

Article publié sur Essentiel News le 15 novembre 2024



Promesse tenue! Donald Trump vient d’annoncer sur son compte X/twitter la nomination de Robert Kennedy, Jr à la tête du département de la santé, une annonce qui ne mâche pas ses mots:

Je suis ravi d’annoncer la nomination de Robert F. Kennedy Jr. au poste de secrétaire d’État à la santé et aux services sociaux des États-Unis. Pendant trop longtemps, les Américains ont été écrasés par le complexe alimentaire industriel et les sociétés pharmaceutiques qui se sont livrés à la tromperie, à la désinformation et à la désinformation en matière de santé publique.

La sécurité et la santé de tous les Américains est le rôle le plus important de toute administration, et le HHS jouera un rôle important en aidant à garantir la protection de tous contre les produits chimiques nocifs, les polluants, les pesticides, les produits pharmaceutiques et les additifs alimentaires qui ont contribué à la crise sanitaire écrasante dans ce pays. M. Kennedy rétablira ces agences dans les traditions de la recherche scientifique de référence et dans la transparence, afin de mettre fin à l’épidémie de maladies chroniques et de rendre à l’Amérique sa grandeur et sa santé !

Remous internes

Selon CNN:

« La sélection de M. Kennedy est remarquable étant donné que quelques jours seulement avant l’élection, le coprésident de l’équipe de transition de Donald Trump, Howard Lutnick, avait déclaré à CNN que M. Kennedy n’obtiendrait pas de poste au ministère de la santé et des services sociaux.

« Il ne serait pas en charge du HHS ? » lui a-t-on demandé dans l’émission “The Source with Kaitlan Collins”.

« ‘Non’, a répondu Lutnick, ‘bien sûr que non’.

« Cette réponse avait déclenché un tumulte dans l’entourage de Trump, qui a clairement fait savoir à Kennedy que c’est lui-même qui prendrait les décisions finales.

Et, c’est bien la volonté du président qui l’a emporté. Kennedy présidera donc à la plus haute fonction en matière de santé: le Health and Human Services ou ministère de la santé supervise de nombreuses agences de santé publique, notamment les CDC, Centres de contrôle et de prévention des maladies, la FDA, Food and Drug Administration et les NIH, Instituts nationaux de la santé.

C’est parti!

Kennedy a remercié Trump avec enthousiasme:

Merci @realDonaldTrump pour votre leadership et votre courage. Je m’engage à faire progresser votre vision de rendre l’Amérique à nouveau saine. Nous avons une opportunité générationnelle de réunir les plus grands esprits de la science, de la médecine, de l’industrie et du gouvernement pour mettre fin à l’épidémie de maladies chroniques.

J’ai hâte de travailler avec les plus de 80 000 employés du HHS pour libérer les agences du joug de l’industrie, afin qu’elles puissent poursuivre leur mission de faire des Américains à nouveau les personnes le peuple le plus sain de la planète.

Ensemble, nous allons mettre un terme à la corruption, mettre un terme aux échanges de dirigeants entre l’industrie et le gouvernement et ramener nos agences de santé à leur riche tradition de référence scientifique fondée sur des preuves. Je fournirai aux Américains la transparence et l’accès à toutes les données afin qu’ils puissent faire des choix éclairés pour eux-mêmes et leurs familles. Mon engagement envers le peuple américain est d’être un fonctionnaire honnête. C’est parti !

Kennedy a indiqué que l’administration Trump apporterait des changements clés à la politique de santé publique, notamment en recommandant de mettre fin à la fluoration de l’eau. Les scientifiques du HHS et de nombreux grands instituts de recherche ont constaté que cette politique de santé publique présente un risque pour le développement neurologique des enfants.

Il s’est également engagé à s’occuper de la question de la sécurité des vaccins.

Dans de précédentes déclarations, il a affirmé que  d’ici deux ans, il serait en mesure de rendre l’Amérique à nouveau saine en s’attaquant aux maladies chroniques, à la toxicomanie, aux aliments transformés toxiques et aux médicaments dangereux

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lundi 26 août 2024

Kennedy s'allie à Donald Trump...Est-il récupéré par le système ou sera-t-il l'acteur d'un possible changement?

Une analyse toute en nuances ! Christophe

 

 Une lettre difficile à écrire...

Chers lecteurs,

Je ne peux rester sans réaction face à cette énorme nouvelle. Vous avez tous entendu que Robert Kennedy, Jr suspend sa campagne présidentielle et qu’il appellera ses partisans à voter pour Trump. Je sais que beaucoup de résistants à la tyrannie se réjouissent face à ce qu’ils considèrent être une ‘dream team” et se disent que “le camp du bien” va enfin pouvoir triompher. Personnellement, je reste assez réservée face aux promesses des uns et des autres.

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Bien entendu, je me réjouis à la seule pensée de ne plus devoir supporter l’obscénité permanente que les pseudo-démocrates nous imposent dans leurs discours et dans leurs politiques. Leur obsession à vouloir détruire toute forme d’humanité et de morale, et à supprimer toutes nos libertés est tout bonnement insupportable.

Cela dit, je considère que Trump fait aussi partie du réseau mafieux, tout comme le parti républicain. A mes yeux, le système bi-partisan et les élections présidentielles sont un théâtre dont l’objectif est d’entretenir l’illusion de la démocratie tout en suscitant des attentes messianiques. Car, tant que les gens attendent la venue des héros qui vont enfin les délivrer de leur misère - ils continuent d’accepter sagement les dérives totalitaires qu’on leur impose.

Que ce soient les républicains ou les démocrates qui siègent à la Maison Blanche et au Capitole, dans les grandes lignes, c’est de toutes façons le même réseau criminel international qui mène la danse…

Bien entendu, ce n’est pas pour autant qu’il faille baisser les bras (sinon ça ne servait à rien de venir ici-bas). Tout ce que nous entreprenons participe au réveil des consciences et c’est en réalité la seule chose qui importe pour transformer ce monde... Si je ne le pensais pas, je ne me serai pas présentée aux dernières élections en Belgique.

En attendant, l’annonce de cette alliance entre Trump et Kennedy, me laisse très dubitative..

En quoi j’admire Kennedy

J’ai beaucoup d’admiration pour les efforts herculéens que “Bobby Junior” a déployés lors de sa campagne. Je sais qu’on lui a mis les bâtons dans les roues partout, tout le temps, sans exception. Dans chaque État où il a du récolter des signatures, il s’est battu contre des ‘problèmes techniques’, un lynchage médiatique constant, des procédures pour invalider sa candidature etc. Et tout cela n’est rien à côté du black out médiatique total et de la censure qui lui ont été imposés, ou mêmes les attaques répétées de sa propres famille.

Après avoir récolté plus d’un million de signatures pour avoir le droit de figurer sur les bulletins électoraux, Kennedy aura clairement démontré que le processus électoral est totalement verrouillé et qu’il est impossible de se présenter en tant que candidat indépendant. (c’est exactement le même genre de discrimination que rencontrent les “petits partis” dans nos propres élections)

En quoi il m’a déçue

Malheureusement Kennedy a fait plusieurs mauvais choix durant sa campagne. D’abord, il a manqué d’audace quant à ses positions sur la vaccination et Big Pharma. Plutôt que d’en faire son cheval de bataille, il a mis cette thématique à l’arrière-plan, préférant parler du rêve américain et tabler sur un passé nostalgique.

Par ailleurs, il a commis 2 erreurs graves: la 1ère est d’avoir confié la direction de sa campagne à sa belle-fille, Amaryllis Fox, l’épouse de son fils ainé Bobby (dit “Bobby III”). On peut se demander pourquoi il a choisi de faire confiance à cette jeune femme qui n’a aucune expérience dans ce domaine et qui, de surcroît, a passé une dizaine d’années au service de la CIA. C’est un risque qu’il ne pouvait pas se permettre.

Ensuite, et là c’est bien plus grave, il a déclaré son soutien inconditionnel à Israël et à la guerre que le gouvernement Nethanyaou mène à Gaza. Après avoir proclamé pendant des mois qu’il serait le président de la paix, et qu’il se battrait pour la protection des enfants, ne pas émettre un son sur ces massacres… c’est une forme de lâcheté.



Gaza, l’angle mort de Robert Kennedy, Junior

Je reconnais que la presse l’a traité d’antisémite durant 3 années, en raison de ses positions contre la vaccination, et je sais qu’aux États-Unis, il est impossible de faire de la politique sans cette allégeance. Mais, si c’est pour se soumettre aux volontés des Rothschild et des Rockefeller qui tirent les ficelles de ces gouvernements, à quoi bon vouloir lutter contre l’État profond?

Accessoirement, je m’interroge aussi sur le choix de Nicole Shanahan en tant que vice-présidente. Elle a certes une personnalité courageuse et un engagement sincère pour la santé des enfants et l’environnement, mais elle reste tout de même une technocrate convaincue. À titre d’exemple: l’ex-épouse de Sergei Brin, co-fondateur de Google, n’avait pas hésité à envisager des solutions transhumanistes telles que les implants cérébraux de type Neuralink d’Elon Musk pour traiter les cas d’autisme non-verbal.

Pour quelqu’un qui souhaite lutter contre l’état profond, la CIA et la société de contrôle et s’opposer à la guerre et au transhumanisme, tout cela fait beaucoup de concessions, là où il n’aurait pas fallu céder d’un pouce…

La valse avec Trump

En 2016, Trump avait annoncé une commission sur la sûreté des vaccins présidée par Kennedy. À peine arrivé à la Maison Blanche, Bill Gates lui a fait comprendre qu’il n’en serait rien, et le projet qui avait déterminé le vote de nombreux électeurs, est mort dans l’oeuf.

Trump a ensuite été l’artisan de la PREP ACT qui a autorisé la prise de contrôle du pays par des responsables des politiques sanitaires en cas de pandémie. Il a donné son entière approbation à l’Opération Warp Speed où les militaires ont fabriqué les vaccins les plus inefficaces et les plus dangereux de l’histoire. Et il a promu ces injections Covid comme “un miracle”, sans jamais changer d’avis.



Kennedy l’a critiqué pour cela durant toute sa campagne. Il a souligné le fait que Trump s’était entouré des pires “créatures du marais” durant son mandat et qu’il s’apprêtait à recommencer, notamment avec la possible nomination du patron de JP Morgan ou du patron Blackrock comme secrétaire au trésor. Quant au choix de JD Vance, comme vice-président, il indique l’arrivée de Peter Thiel (ancien fondateur de PayPal et CEO de Palantir la société qui développe les programmes de surveillance numérique de la CIA) à la Maison Blanche.

Tout cela changerait-il avec l’arrivée de Kennedy? On n’a rien entendu à ce propos depuis l’annonce de leur alliance.

Bien sûr, Trump va confier à Bobby Junior un poste d’importance dans son administration, dans un domaine où ce dernier compte mener des réformes drastiques, par exemple à la tête du département de la santé, de la justice ou de la CIA.

D’accord, mais c’est facile à promettre. Qu’adviendra-t-il si le Congrès refuse d’entériner cette proposition? Qui dit que Kennedy ne sera pas relégué à la direction de l’une ou l’autre commission sans véritable poids? Par ailleurs, rien ne garantit que leur entente dure longtemps.

Une note d’espoir

Maintenant, sachant que Kennedy est tout de même quelqu’un qui est animé de bonnes intentions (même s’il est mal conseillé et qu’il fait des concessions), il vaut sans doute mieux un gouvernement Trump qui inclut Kennedy, qu’un gouvernement Trump sans Kennedy, et rien n’est pire qu’une victoire de Kamala Harris.

Car, il y a au moins un point fondamental qu’il faut reconnaître à Trump: ce n’est pas un va-t’en guerre, contrairement aux démocrates. Et là, dans le contexte actuel, si une victoire de Trump diminue le risque d’une 3ème guerre mondiale, on pourra peut-être remercier Bobby Kennedy, d’avoir fait ce choix…

Alors, sans attendre grand chose, je leur souhaite sincèrement de donner le meilleur d’eux-mêmes…


Pour mémoire, l’article d’ Icaros pour Essentiel News et le discours de Kennedy (doublé en VF)

L'annonce a été faite dans un discours ce vendredi, lors duquel RFK Jr. a annoncé son soutien au candidat républicain.



Robert Kennedy Jr. (RFK Jr.) vient d’annoncer la suspension de sa campagne dans la course à l’investiture présidentielle américaine, et son soutien à Donald Trump dans les États ou l’enjeu est le plus grand.

Dans un discours très attendu dont la teneur principale avait été annoncée à l’avance, Kennedy a déclaré les choses suivantes:

  • Le parti démocrate américain est devenu le parti de la guerre, de la censure, de «Big Pharma», «Big Tech», et «Big Agriculture». Le parti a également abandonné la démocratie en annulant les primaires pour masquer le déclin cognitif du président Joe Biden. Ce sont les raisons pour lesquelles il l’a quitté.

  • Le parti démocrate américain rappelle la Russie de Poutine, car son parti contrôle la presse et empêche ses adversaires de se présenter aux élections.

  • Il est sûr qu’il aurait gagné les élections si le système avait été ouvert et honnête, sans manipulation ou propagande, comme il l’a été pour son père et son oncle.

  • S’il reste en lice, les sondages montrent que cela favoriserait le parti démocrate, avec lequel il est en désaccord sur les éléments les plus fondamentaux.

  • Il n’abandonne pas sa campagne totalement; il la suspend simplement. Son nom reste sur les bulletins dans la plupart des États. Dans la dizaine d’États où il risque de péjorer les chances de Donald Trump, il retire son nom des bulletins.

  • La guerre en Ukraine est une autre raison principale pour laquelle il soutient Donald Trump, qui n’est pas un néoconservateur et un va-t-en-guerre contrairement aux représentants du parti démocrate.

  • Il a eu des discussions et des rencontres avec Donald Trump et son équipe concernant les maladies chroniques et la santé, au sujet desquelles une coopération future est possible.

  • Il a essayé d’avoir des discussions similaires avec Kamala Harris et son équipe, mais ils ont refusé même de l’entendre, encore moins de le rencontrer.

  • Le défi des maladies chroniques est parmi les plus graves auxquels le pays est confronté, et les États-Unis sont le plus mauvais élève au monde en la matière. En coopération avec Donald Trump s’il emporte l’investiture, il pense pouvoir pallier ce problème.

La décision de soutenir Donald Trump peut surprendre, dans la mesure où Kennedy s’est opposé dès le début aux injections Covid, alors que Trump est le père de l’opération Warp Speed qui en a facilité et accéléré le développement, la fabrication et la distribution; un bilan dont il s’est d’ailleurs félicité plusieurs fois.

RFK Jr. avait de sucroît accusé Donald Trump d’avoir trahi ses partisans, notamment à cause des personnalités qu’il avait choisies dans son gouvernement. Trump quant à lui avait déclaré que Kennedy était le candidat «le plus radicalement à gauche» de la course à la présidentielle.

Pourtant, et malgré ces différends, les deux candidats se retrouvent à de nombreux égards:

  • Ils ont tous les deux soutenu Hillary Clinton en 2008, et sont tous les deux des anciens membres déçus du parti démocrate.

  • Ils sont tous les deux des «outsiders», décriés par les médias institutionnels subventionnés, et traités de complotistes.

  • Ils ont tous les deux dénoncé des tentatives du parti démocrate de les délégitimer et de saboter leur participation à la présidentielle.

  • Ils dénoncent tous les deux la politique américaine en Ukraine, l’homogénéité cognitive des médias de masse, et la censure des réseaux sociaux.

  • Ils considèrent tous les deux que le parti démocrate représente un danger pour la démocratie.

  • Ils soutiennent tous les deux l’occupation au Proche-Orient et n’ont jamais dénoncé les massacres qui s’y déroulent.

Finalement, et d’un point de vue symbolique, une autre circonstance les rapproche: Kennedy a déclaré qu’il avait trouvé le «courage de Trump inspirant» dans le contexte de la tentative d’assassinat qu’il aurait subie. On sait en effet que l’assassinat de son père et de son oncle a profondément marqué RFK Jr., qui en tient la CIA pour responsable.

En tout état de cause, l’avenir proche dira dans quelle mesure ce nouveau soutien à Donald Trump favorisera sa campagne, et si, en cas de victoire et comme il l’a laissé entendre, il impliquera Kennedy dans son gouvernement.

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samedi 29 juin 2024

Robert Kennedy Jr., candidat à la présidentielle américaine


 vidéo ici


Cette capture d'écran semble évoquer un destin tragique.

Les marionnettistes n'accepteront jamais qu'un tel candidat puisse devenir le président des Etats-Unis.

dimanche 28 avril 2024

Robert F. Kennedy Junior explique pourquoi les États-Unis soutiennent Israël. Explication claire comme de l'eau de roche.

Il dit la partie silencieuse à haute voix : " Israël est un rempart pour nous... c'est presque comme avoir un porte-avions au Moyen-Orient.

Si Israël disparaît, la Russie, la Chine et les pays BRICS+ contrôleront 90% du pétrole dans le monde et ce serait cataclysmique pour la sécurité nationale des États-Unis."  

RFK Jr. vient d'admettre ce que beaucoup d'entre nous disent depuis des années : La fonction d'Israël est de permettre aux États-Unis de contrôler les ressources pétrolières du Moyen-Orient.   

En effet, ce régime meurtrier et voyou est une gigantesque base militaire américaine qui se fait passer pour un pays...

Vidéo ici

mercredi 5 juillet 2023

RapSit-USA2023 : Paroles du colonel Macgregor... évoquant notamment, l'idée d'un troisième parti aux USA avec Trump et Robert Kennedy Junior !

 Source : https://www.dedefensa.org/article/rapsit-usa2023-paroles-de-macgregor

 

• Une longue interview du colonel Macgregor, l’une des grands commentateurs indépendants US sur la guerre en Ukraine : pour cette fois, il parle également de la situation intérieure US. • Pour lui, le désordre qui déchirent les USA et doit aller en s’amplifiant encore empêchera des élections présidentielles normales en 2024, – ou les empêchera tout court. • En attendant, il plaide avec ferveur  pour que Trump et Kennedy s’accordent et fassent ensemble un troisième parti, indépendant et rassemblant une majorité antiSystème.

__________________________


Une intervention du colonel Macgregor est d’un intérêt certain et constitue un acte politique en plus d’être de un acte de communication qui est son terrain d’action habituel. Macgregor est l’une des “vedettes”, aux USA, du champ d’action indépendant et alternatif de la communication (ce que Korybko nomme l’AMC, ou ‘Alt-Media Community’). Cela ne signifie nullement qu’il n’y a pas beaucoup d’autres intervenants de grande qualité, sinon de qualité au moins équivalente, mais nous parlons de la renommée médiatique permettant à ces gens de dépasser, en raison de la force de leur intervention, le champ du seul domaine de l’AMC : à côté de Macgregor, nous nommerons Scott Ritter et Larry S. Johnson.

Dans cette intervention du 30 juin sur la chaîne de podcast PBD, que nous avons vu citée par la première fois ce même 30 juin dans ‘What Does It Means’, puis repris hier dans ‘ZeroHedge.com’, Macgregor est conduit à la chose inhabituelle de parler assez longuement de la situation intérieure US. Il n’étonnera personne d’apprendre qu’il est extrêmement pessimiste, ce qui ne peut que nous conforter dans notre analyse générale. Mais il n’est pas seulement question d’une telle confirmation de notre analyse qui impliquerait également une satisfaction de pure vanité intellectuelle, que de la signification de ce qu’il dit, – dans le contenu certes, mais bien plus encore dans l’appréciation qu’on en peut avoir en fonction de la position qu’il a, de la sorte d’influence qu’il exerce, dans les milieux qu’il touche d’habitude, etc.

2024 est mort

Voyons d’abord ses pronostics pour l’élection présidentielle de 2024, – non pas ses résultats mais rien de moins que sa tenue. Il fait cette intervention après que son intervieweur, PBD ou Patrick Bet-David, lui ait présenté un scénario hypothétique et très complexe décrivant l’auto-élimination de Biden au dernier moment, et son remplacement comme candidat par le gouverneur de Californie, le démocrate Newsom qui est sans doute la personnalité démocrate la plus hyper-progressiste et super-wokeniste. Réponse de Macgregor :

« “Tout d'abord, je pense que c'est brillant. Et je pense que si nous vivions dans un monde linéaire, – en d'autres termes, lorsqu'un événement enchaîne logiquement sur le précédent, – vous auriez tout à fait raison”.

» “Mais”, prévient Macgregor, ”je ne pense pas que nous arriverons jamais à l'élection de 2024”. »

Là-dessus, et assez naturellement Macgregor enchaîne son premier passage sur la situation intérieure US.

« Je pense que nous n’aurons jamais une élection [présidentielle] en 2024. Je pense que tout va exploser à Washington avant. Je pense que nos conditions économiques sont très fragiles et que cela va nous précipiter dans une très vilaine situation. Je ne sais pas exactement comment cela va survenir mais nous nous retrouverons avec les banques fermées pour deux ou trois semaines et personne ne pouvant y entrer.

» Je pense que nous allons nous retrouver dans une situation de ce genre.

» Je pense également que les niveaux de violence et de criminalité dans nos villes sont si élevés qu'ils vont se répercuter dans d'autres secteurs de la société.

» Des gens qui pensaient normalement pouvoir vivre à l'écart de cette situation commencent maintenant à être touchés par elle. »

Macgregor enchaîne là-dessus sur son sujet favori, celui qui l’a rendu fameux, qui est l’Ukraine, sa crise et sa guerre, et surtout la situation de ce qu’est devenue l’Ukraine depuis la guerre. Il fait ainsi un parallèle particulièrement goûteux entre l’évolution de la situation ukrainienne déclenchée par le soutien et les pressions US, et la situation intérieure des USA.

« Ensuite, je regarde ce qui se passe en Ukraine.

» Je pense que l'Ukraine va perdre de façon catastrophique, – elle va s'effondrer complètement et cela aussi va avoir un effet chez nous parce que les gens vont dire, “Eh là, attendez une minute, on nous disait que l'Ukraine gagnait, on nous disait X, Y et Z !

» Je veux dire, cela va être sorte de bordel russe [des années 1990] sous stéroïdes.

» Tous ces éléments vont se combiner ou converger d'une manière ou d'une autre pour nous empêcher d'atteindre le statu quo ante... Vous savez, quand on dit “oh nous verrons à l’élection suivante”...“Oh, nous verrons lors de la prochaine campagne électorale”... Et ainsi de suite. »

On notera que c’est une occurrence qui nous attache notablement, – la correspondance finale entre les pays attaqués par les USA et la situation aux USA mêmes, – citant pour cela une ancienne intervention sur laquelle nous revenons souvent, d’un néo-sécessionniste du Vermont, parlant avec Chris Hedge et lui disant que les folles guerres extérieures de l’“Empire” seront une des causes possibles sinon probables de l’effondrement de l’Empire, – et il citait alors (avril 2010) une possible guerre avec l’Iran... Le raisonnement est similaire avec celui de Macgregor.

Un troisième parti ?

Reprenant la parole, PBD parle longuement à Macgregor de Robert F. Kennedy Jr. et lui dit son admiration pour la façon dont il a réussi à s’imposer malgré le terrible barrage (pire que contre Trump !) dont il a été l’objet dans la presseSystème et la résistance impitoyable opposée par le parti démocrate. PBD évoque alors l’hypothèse d’un parti indépendant que créerait RFK Jr. pour l’élection, pour devenir une sorte de Ross Perot 2.0 (qui eut 19% des voix en 1992), – mais un Ross Perot créant une dynamique de victoire ?

La réponse de Macgregor est caractéristique, parce qu’elle ne répond aucunement à la question mais saute aussitôt à l’hypothèse qui, manifestement, habite l’esprit de Macgregor.

« Eh bien, RFK a une qualité que Trump a également et c’est l’authenticité. Quand vous l’écoutez parler et que vous parlez avec lui comme je l’ai fait, il vous apparaît clairement qu’ils dit exactement ce qu’il pense. C’est une qualité qui a une énorme influence auprès des gens en Amérique.

» Idéalement, vous comprenez, j’aimerais voir ces deux gentlemen travailler ensemble à former un troisième part. Je crois que cela peut être fait, qu’il est temps de le faire pour être à temps pour l’élection et que la tâche n’est pas insurmontable. Le problème est au-delà, devant nous, il est que le processus électoral est corrompu, complètement corrompu... »

La suite est une longue dissertation sur la question de la corruption, qui renvoie aussi bien à l’action des partis locaux et autres manigances qu’à l’obsolescence complète du système (votes conduits par État, système institué en 1787 parce que le nouvel État fédéral n’avait pas d’argent et s’était déchargé de la question des votes sur les États fonctionnant déjà, chacun avec ses règles spécifiques). Il n’y a donc aucun contrôle réel des votes, de l’identité des votants, aucune égalité dans le processus du vote, etc., à l’heure où l’ouverture des frontières voulue par l’administration Biden amène un flot totalement incontrôlé de “votants”.

Intérêts de l’intervention de Macgregor

Cette intervention est effectivement très intéressante à plusieurs égards, et cela sans préjuger des projets politiques, – étant admis que Macgregor est évidemment, avec les gens de sa catégorie, contre Biden, contre le système actuel avec les démocrates ultragauchistes et les vieux dinosaures-RINO républicains soutenant la politiqueSystème, pour Trump et RFK et leurs populistes antiguerres.

Note de PhG-Bis : « Cette caractéristique antiguerre (plutôt qu’“indifférent à la guerre” désormais) est bien réelle, et elle surprend PhG. Il y a un exemple remarquable qu’on retrouve au tout début d’une vidéo de Christoforou, le 2 juillet. L’incroyable tohu-bohu, les huées qui accueillent Lindsey Graham, neocon-maximaliste mais aussi partisan affirmé de Trump, – ah, variations charmantes de la politique, – au cours d’un meeting de Trump en Virginie du Sud (Lindsay est le sénateur de cet État). L’intensité tonitruante de l’hostilité des trumpistes-populistes à Graham à cause de ses positions pro-Zelenski est absolument remarquable et montre que le sentiment antiguerre passe de l’indifférence à l’opposition affirmée. C’est important autant que c’est surprenant, constate PhG. »

On tente ici de synthétiser les caractères importants que révèle l’intervention de Macgregor.

• Son instantanéité à passer aux rapports RFK-Trump sur une question concernant le seul RFK nous fait penser qu’il travaille activement à une telle combinaison, – que, d’une façon générale l’on en parle beaucoup, y compris peut-être entre les deux intéressés. Cette hypothèse de l’implication de Macgregor s’appuie sur des bruits qui courent selon lesquels Macgregor serait le conseiller de sécurité nationale d’un président Trump 2.0 si Trump était élu.

• Ce point nous fait enchaîner sur le second : le constat qu’un spécialiste des matières militaires, qui a construit sa notoriété sur le commentaire du conflit ukrainien, commencerait à jouer un rôle actif dans le processus politique actuel, notamment pour tenter de prendre en main les postes de la direction de la sécurité nationale jusqu’ici détenus par des neocon ou des vieux chevaux de retour du Système qui appliquent eux aussi la politiqueSystème.

• Cette évolution de Macgregor devrait s’inscrire dans une évolution générale des commentateurs antiSystème d’‘Ukrisis’, – des gens comme Ritter, Johnson, etc. Dès lors on peut observer qu’il existerait un groupe (un “vivier” dit-on dans les salons) de spécialistes opposés à la politiqueSystème, et prêts à prendre les postes de direction. Il s’agirait alors de la possibilité qu’il y ait une véritable orientation permettant de lancer une attaque contre le complexe militaro-industriel, le Système etc. Que ce soit Trump ou RFK, on se rappellera que le précédent Trump-2016 a complètement échoué à cause 1) de l’inexpérience des hommes publics disponibles de la part de Trump, et 2) de l’absence d’un groupe équivalent à celui qui s’est formé dans le travail impressionnant réalisé contre l’engagement US en Ukraine, et contre la politiqueSystème aboutissant à l’Ukraine.

 

Mis en ligne le  juillet 2023 à 10H45