https://www.cairn.info/publications-de-John-Laughland--4839.htm
https://en.wikipedia.org/wiki/John_Laughland
"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
Vous le savez sans doute, La Commission européenne propose une identité numérique fiable et sécurisée pour tous les Européens :
https://ec.europa.eu/france/news/20210603/proposition_identite_numerique_europeenne_fr
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Pourquoi l'identification numérique est-elle nécessaire maintenant ? Au cours des 18 derniers mois, la numérisation des services publics et privés s'est accélérée comme jamais auparavant. En raison des limitations des contacts physiques et des blocages dans le monde, les citoyens - souvent par nécessité - ont dû se tourner vers l'équivalent numérique des services auxquels ils avaient auparavant accès en personne. Des services bancaires en ligne au remplissage des déclarations de revenus en ligne, la pandémie a agi comme un catalyseur pour un changement radical du comportement des consommateurs.
Alors même que nous commençons à revenir à un sentiment de normalité, cette numérisation des services semble prête à prendre de l'ampleur. Cela est dû en partie au fait que les gouvernements du monde entier demandent à leurs citoyens de porter des cartes de santé numériques pour prouver qu'ils sont doublement vaccinés ou qu'ils ont un test négatif avant de pouvoir accéder à certains services. À titre d'exemple récent, le gouvernement britannique a imposé la preuve de la «vaccination complète» pour entrer dans les boîtes de nuit à partir de septembre et des pays comme l'Italie ou la France suivent une voie similaire.
Dans certaines régions, le déploiement de portefeuilles d'identification numérique et la modernisation de services autrefois analogiques sont déjà bien avancés. La Floride, par exemple, est sur le point de fournir des permis de conduire mobiles à ses citoyens dans le but de développer des méthodes d'identification plus pratiques et sécurisées. Il en va de même pour le Queensland en Australie, où la première application de licence numérique de l'État a récemment été testée avant son déploiement.
En juin de cette année, l'Union européenne a fait un pas vers l'un des plus grands projets d'identité numérique jamais réalisés en proposant un cadre pour une identité numérique à l'échelle européenne . Ce serait disponible pour tous les citoyens de l'UE, les résidents et les entreprises dans l'UE.
Il aidera également les gouvernements à mener à bien des projets de modernisation dans tous les ministères du secteur public au fur et à mesure qu'ils numérisent pour correspondre aux capacités de ces identités virtuelles.
Le portefeuille transformerait essentiellement l'accès aux services gouvernementaux pour les citoyens de l'UE. Il reposerait sur quelques principes clés :
Afin d'atteindre l'objectif de l'UE de 80 % de ses citoyens utilisant des eID d'ici 2030, il est essentiel que les gouvernements abordent ces piliers et travaillent avec un fournisseur capable de répondre à ces exigences.
S'ils le font, l'impact sur les personnes et la manière dont ils accèdent aux services a le potentiel d'être véritablement transformateur et inaugurera une période de numérisation accélérée pour les gouvernements à travers l'Europe.

Niché au cœur d’un village des Bouches-du-Rhône, c’est l’un des salons du livre que je préfère. Il a été créé en 1990 à Fuveau sous l’égide d’Edmonde Charles-Roux par un passionné, Jean Bonfillon. Aujourd’hui, sa veuve Christiane et une trentaine de bénévoles continuent d’animer avec la même ardeur Les Ècrivains en Provence, rendez-vous festif que le succès n’a jamais dénaturé. Nous dédicaçons sous les platanes, en haut du boulevard Loubet où se tient le marché des producteurs locaux, et cette union géographique des maraîchers, des artisans et des auteurs stimule autant la gourmandise que l’envie de lire et d’échanger.
Cette année, après une demi-douzaine de décrets contradictoires, la préfecture a exempté du pass sanitaire les acheteurs de courgettes, de charcuterie, de miel et d’objets d’art pour l’imposer aux seuls amateurs de livres. Dans le strict respect de leur interprétation de la loi, les bourreaucrates ont ainsi exigé qu’on grillage l’espace littéraire, afin de l’isoler de la manifestation « normale », matérialisant de fait une sorte de zoo dans lequel un public trié par QR code aurait seul accès aux gens de plume, cette espèce dangereuse hautement contaminante, à leurs yeux, de par la présumée résistance du variant culturel aux mesures discriminatoires. Dans ce camp retranché d’auteurs et de lecteurs « sanitairement corrects » bagués bleu ciel façon volaille, on imagine la mine des écrivains algériens, invités d’honneur cette année, qui étaient venus au pied de la Sainte-Victoire célébrer la liberté d’expression.
Difficile de se rappeler dans un tel contexte que, le 17 juin dernier, notre chef de l’État a érigé la lecture en « grande cause nationale 2021 ». Ce n’est pourtant pas sous le patronage d’Alfred Jarry et de son Ubu roi que cet édit culturel était placé, mais sous celui de Fabrice Luchini et des Fables de La Fontaine – ce génial visionnaire des Animaux malades de la peste,qui nous raconte comment Sa Majesté le Lion, dans le but d’éradiquer une épidémie, réunit le parlement animal pour choisir une victime expiatoire. Ce fut, ne l’oublions pas, le mouton. « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs. »
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Quoi qu’il en soit, nous étions bien contents, nous les fournisseurs de la grande cause nationale. Quelques mois plus tôt, le livre était encore qualifié de « non essentiel », prohibé dans les librairies closes comme dans les hypermarchés bondés, où des rubans de scène de crime en empêchaient l’approche – outrage à la littérature qui avait scandalisé toute l’Europe, et dont nous avions obtenu réparation par nos soutiens aux libraires, nos coups de gueule et nos articles incendiaires. Une page bien noire venait d’être tournée.
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Et voilà que ça recommence. Mais, cette fois, le milieu culturel baisse les bras, dans l’espoir de conserver l’autorisation d’accueillir le public. Les enfermistes auraient gagné ? Pour nous « épargner » le reconfinement, ils ont imposé le tri sélectif. En nous piégeant dans nos contradictions, nos concessions, nos élans de révolte cassés par le moutonnage ambiant, ils pensent avoir eu le dernier mot.Que faire ? Boycotter les salons du livre en privant les organisateurs, le public et nous-mêmes de ces moments d’échange si précieux ? Nous censurer au nom des libertés foulées aux pieds, par solidarité envers les professions bien plus pénalisées que nous, et nous faire ainsi traiter de brebis galeuses, de covido-sceptiques, de crypto-complotistes par les hystériques appointés des plateaux télé ? Nous sommes un certain nombre d’auteurs à nous poser ce dilemme, à chercher une solution qui ménage notre honneur, nos principes et nos scrupules. En ce qui me concerne, j’avais promis à Christiane Bonfillon que je viendrais, bien avant l’instauration du sauf-conduit médical lors de la conférence présidentielle au Grand-Palais éphémère, et j’ai tenu ma promesse.
Résultat : gros succès du marché alimentaire, mais embouteillages dissuasifs aux contrôles d’accès à la littérature, déception et agacement général aboutissant à une forte baisse de la fréquentation, pour la première fois dans l’histoire de ce festival toujours pris d’assaut. Mission accomplie pour les bourreaucrates : il suffit d’entraver l’accès à la culture pour démontrer, par la diminution artificielle de la demande, qu’il s’agit bel et bien d’une activité « non essentielle » aux yeux de la population.
Quittant quelques minutes mon stand sous surveillance policière pour aller flâner dans la zone libre du marché des producteurs, je croise une famille atterrée qui m’aborde, chargée de sacs. « On voulait vous faire signer nos livres, mais il paraît qu’on n’a pas le droit : on est venus sans pass. » M’asseyant alors sur un ballot de paille, adossé à une charrette décorative, j’entreprends de dédicacer les trente ans d’intimité que je partage à mon insu avec ces trois générations de lecteurs – les plus beaux moments de la vie publique d’un auteur, ceux qui justifient tant de mois de labeur solitaire, de doute et d’obstination silencieux, d’exclusion volontaire pour aller au fond de soi retrouver le sens de la vie et le goût des autres.

La meilleure façon de contourner une loi discriminatoire pour aider à son abrogation, c’est parfois de la respecter au pied de la lettre. Rappelons-nous comment Jacques Offenbach, en 1857, a vaincu par l’humour une censure grotesque lui défendant de faire chanter plus de quatre personnages en même temps sur une scène. Son ouvrage Croquefer en comporte un cinquième. Au lieu de le supprimer pour éviter l’interdiction du spectacle, le compositeur imagine que l’infortuné surnuméraire a eu la langue coupée dans un combat, ce qui le contraint à présenter son texte au public sur de grands panneaux, tandis que ses camarades de jeu chantent sa partition à la troisième personne. L’hilarité dans laquelle une telle provocation plonge le public, des spectateurs les plus modestes jusqu’à l’empereur Napoléon III, aura raison de cette mesure de restriction débile. Et le ministre qui l’avait imposée, Charles de Morny, deviendra sous pseudonyme un des librettistes d’Offenbach.
Voilà où nous en sommes arrivés, aujourd’hui : aller puiser dans un régime impérial, issu d’un coup d’État, un exemple de liberté restituée après confiscation. Mais bon, nous ne sommes pas pour autant, comme l’affirment quelques centaines de milliers d’excédés, en dictature sanitaire. « Allez voir ce qui se passe en Corée du Nord », leur ont répliqué les intraitables hygiénistes qui nous gouvernent – défense assez maladroite, avouons-le, ramenant la définition de la dictature à une question de degré et non de nature. Mais une chose est certaine : les croque-morts, les pète-sec et les pisse-froid qui nous empoisonnent la vie pour nous protéger du mal ont oublié – ou refusent d’admettre – que le rire est l’un des meilleurs moyens de renforcer nos défenses immunitaires. Le rire qui désamorce la peur, le stress, la dépression, la soumission.
« On ne plaisante pas avec la santé ! » ripostent les covidolâtres accrochés à leur nouveau credo. Un peu de patience, messieurs les censeurs. Lorsque, de dose en dose, de nouvelles vagues en variants résistants, le citoyen se sera habitué à commander sa piquouse hebdomadaire à la « Pfizéria » du coin, c’est qu’il aura été vacciné de surcroît, dans son intérêt et celui des autres, contre cet humour dangereux pour l’immunité de l’État.
(1) Dernier ouvrage publié : Le Pouvoir des animaux (Albin Michel).
Pour voir l'émission, c'est ici : C'est ici : https://formations.emergences.net/products/chaine-privee-gratuite-de-jjc/categories/2148393451/posts/2152762783
Article de Denise Bombardier présenté dans cette info en questions
Vendredi prochain, environ 600 médecins et quelque 4300 infirmières et infirmiers, tous refusant d’être vaccinés contre la COVID-19 selon le protocole mis de l’avant, ne pourront plus exercer leur profession au Québec.
Il était plus que temps que l’on oblige ces travailleurs de la santé à se soumettre à la volonté du gouvernement, gardien de la santé publique.
Le corps médical ne doit pas accepter que ses membres défient ainsi la science, car le vaccin contre la COVID‐19 est le premier test contemporain dont on sait qu’il peut sauver la planète. Le développement actuel de la science permet la survie de la population face à ce virus.
Comment tolérer que des médecins formés pour sauver des vies puissent refuser ce vaccin, niant ainsi la science elle-même ? Il ne s’agit pas d’expérimentations quelconques sur des cobayes, mais d’une médecine qui bénéficie des dernières avancées techniques en recherche mondiale sur les vaccins.
Opposition incompréhensible
Pour parler clairement, comment des personnes qui ont choisi la médecine, qui ont consacré une dizaine d’années pour devenir des spécialistes dans leur domaine, qui bénéficient d’un statut social enviable, qui commandent des émoluments à la hauteur de leur contribution sociale et de leur formation universitaire et qui sont encadrées par le serment d’Hypocrate, peuvent-elles s’opposer au vaccin ?
La pandémie exige encore plus de responsabilités et un code d’éthique qui doit être sacré aux yeux des médecins compte tenu du mouvement antivaccin qui sévit au Québec. C’est pourquoi il est intolérable d’imaginer que des médecins, qui exercent leur profession selon les contraintes et les réussites de la science, s’affichent comme des antiscientifiques.
Comment également des infirmières et des infirmiers, qui pratiquent leur métier selon un protocole de soins défini par la science, peuvent-ils également se soustraire à la vaccination, voire refuser de vacciner leurs concitoyens ?
Est-ce possible ou même compréhensible que ces travailleurs de la santé, qui œuvrent souvent dans l’intimité de leurs patients, qui n’ignorent rien des règles de la santé publique, soient eux-mêmes sceptiques devant les découvertes de la science ? Qu’ils basculent même dans des délires complotistes et encouragent leurs proches à refuser aussi le vaccin ?
Réussite médicale
Les scientifiques de haut niveau ne s’entendent pas toujours entre eux. En science, le doute est toujours de mise. La science, qui n’existe que par la reconnaissance des faits et l’expérimentation, peut faillir. Mais dans le cas de cette pandémie, nous devrions plutôt nous émouvoir et nous réjouir que des savants aient réussi leur objectif.
C’est grâce à leurs connaissances, à leur collaboration planétaire et à leur volonté acharnée qu’ils ont trouvé le vaccin qui finira par dompter ce virus mortel. Ils l’ont fait brillamment et en si peu de temps, empêchant ainsi un cataclysme prévisible. C’est pourquoi l’idée que des soignants, médecins ou infirmiers, s’excluent et refusent le vaccin est intolérable, voire révoltante.
On devrait donc être reconnaissant au ministre de la Santé d’avoir convaincu avec fermeté le Collège des médecins et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec d’exiger que leurs membres se soumettent à la vaccination.