mercredi 3 juillet 2019

Il n’y aura plus de Jeudi Chouard sur Sud Radio pour quelque temps

Publié le 20 juin 2019 | 131 commentaires

Chers amis,

Il n’y aura plus de Jeudi Chouard sur Sud Radio pour quelque temps.

Pour retirer à Didier Maisto ce fardeau (imaginez la pression qu’il subit depuis dix jours par ma faute), je lui ai demandé d’arrêter. Il a accepté. C’est sage.

Je voudrais dire toute ma reconnaissance à cet homme, que je trouve bon et courageux. Je l’ai vu se transformer depuis des mois, semaine après semaine, et rallier la cause du peuple, des gilets jaunes et de la démocratie, contre vents et marées. Pas évident et pas facile quand on est à sa place. Je le trouve admirable.

Je pense que je vais continuer, même si, là, je suis épuisé.
Il est question de créer ma chaîne Youtube, librement.

Merci pour toutes vos marques de sympathie, merci pour vos innombrables et émouvants encouragements, ici et sur tous les forums. Vous êtes pour moi comme une armure, qui me permet de tenir sous les coups des usurpateurs et des exploiteurs.

Là, j’aspire à me reposer, me ressourcer, pendant l’été.

Il paraît que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
On verra.

La lutte continue.

Fraternellement.

Étienne.

Ce contenu a été publié dans Calomnies des médias du système de domination contre ses opposants, la tyrannie qui vient, Sud Radio Jeudi Chouard. Mettez-le en favori avec son permalien.

Source : http://chouard.org/blog/2019/06/20/il-ny-aura-plus-de-jeudi-chouard-sur-sud-radio-pour-quelque-temps/

vendredi 28 juin 2019

Chouard, Levy, Chomsky, Faurisson, Atzmon, Négationnisme, Révisionnisme, Chambres à gaz, Liberté d'expression, Crime contre l'humanité... quelques liens intéressants

A propos des chambres à gaz, Chouard s'explique sur Sud Radio




Gilad Atzmon rencontre Robert Faurisson - 10 juin 2014 / Gilad Atzmon meets Robert Faurisson - June 10th, 2014. Un entretien entre deux personnalités sulfureuses... qui ne laissera personne indifférent.





Cette rencontre est forcément troublante : Atzmon, musicien et militant antisioniste britannique d'origine israélienne dialogue avec Faurisson, un historien révisionniste vivant en France [décédé en octobre 2018].

L'intérêt de visionner cette rencontre ? Tenter de décrypter l'actualité, s'émanciper, se former, s'informer, (s)'interroger.

Pour paraphraser Luz, cet entretien, démerdons-nous avec, sans la police de la pensée, sans haine et sans violence.

Présentation des deux intervenants selon Wikipédia (bien entendu, ne vous contentez pas de cette source) :

Gilad Atzmon : "Gilad Atzmon (en hébreu גלעד עצמון, né le 9 juin 1963) est un jazzman et militant antisioniste britannique, né en Israël et résidant actuellement à Londres.
Musicalement, il a collaboré avec Shane McGowan, Robbie Williams, Sinéad O'Connor, Robert Wyatt et Paul McCartney.
Politiquement, il est un partisan affirmé de l'antisionisme, et de l'antijudaisme ; il considère ainsi le judaïsme comme une« idéologie qui mène le monde à une catastrophe et nous devons arrêter (la catastrophe) »1. C'est un partisan d'Israël Shamir2 et Paul Eisen2, des anti-sionistes et un pro-palestinien. En 2008, il considère les sionistes comme responsables du krach financier3. Il est également sujet de controverses, qualifié d'antisémite par une autre partie des militants pro-palestiniens et antisionistes4,5, il se défend de tout antisémitisme déclarant n'avoir rien contre les individus6."  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilad_Atzmon

Robert Faurisson : "Robert Faurisson, né le 25 janvier 1929, est un militant négationniste français réputé antisémite et proche de l'extrême droite ainsi que des mouvancesnéonazies. Initialement enseignant en lettres à l'université dans les années 1970, il devient, au début des années 1980, l'acteur continu d'une série de scandales et de procès médiatiques. Sa recherche de célébrité contribue à en faire une icône des négationnismes d'extrême droite mais aussi d'ultra-gaucheen France dans les années 1980 et 1990, puis plus largement d'une partie de l'antisionisme des années 2000, en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
Il ajoute au négationnisme fondateur de Paul Rassinier et de Maurice Bardèche, déjà consacré au mythe du « complot juif » destiné à culpabiliser les États occidentaux et à les contraindre à financer l’État d'Israël, la fixation sur le motif emblématique de la négation de l'existence des chambres à gaz. Il y contribue également avec l'apparente crédibilité d'une démarche hypercritique pseudo-scientifique, unanimement disqualifiée sur le plan académique, qui le fait finalement qualifier de « faussaire de l'histoire » par Robert Badinter, notamment à travers plusieurs affaires judiciaires. Il est condamné à plusieurs reprises en France pour « incitation à la haine raciale » et « contestation de crime contre l'humanité »." Source :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson

Autre lien de l'entretien :
http://www.dailymotion.com/video/x2e7359_gilad-atzmon-rencontre-robert-faurisson-10-juin-2014_school?start=5

Un autre entretien avec Faurisson



Un site parmi d'autres s'intéressant de près à Faurisson et aux "détails" de la Shoah : http://www.phdn.org/

Chomsky et l'affaire Faurisson









Son droit de le dire

Publié le 

Suite à la mort du révisionniste Robert Faurisson, il est bon de rappeler que l'intellectuel américain d'extrême gauche et d'origine juive Noam Chomsky a soutenu son droit à exprimer ses conclusions historiques bien qu'il ne soit pas d'accord avec elles selon le principe de Voltaire "Je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je me battrais pour que vous ayez le droit de les exprimer". Outrée par cela, l'intelligentsia française de gauche s'est déchainée contre Chomsky et l'a traité de tous les noms d'oiseau imaginables. Noam Chomsky a alors écrit un article expliquant sa prise de position.
Noam Chomsky en 1977
Noam Chomsky en 1977
Note de La Gazette du Citoyen: Nous ne soutenons en rien la thèse de Robert Faurisson comme quoi les chambres à gaz n'auraient jamais existé. Nous croyons en l'existence d'un plan nazi pour exterminer les populations juive d'Europe et en l'utilisation des chambres à gaz pour l'exécuter. Mais nous soutenons Noam Chomsky dans son appel à la liberté d'expression qui ne doit être, selon nous, bafouée dans aucun cas. C’est la raison de la publication de cet article.
Ci-dessous, l'article de Chomsky
Son droit de le dire
Par Noam Chomsky pour The Nation le 28 février 1981
Un article du New York Times concernant mon implication dans "l'affaire Faurisson" était intitulé "French Storm in a Demitasse". Si l'intention était de laisser entendre que ces événements ne méritent même pas d'être qualifiés de "tempête dans une tasse de thé", je suis enclin à accepter. Néanmoins, des torrents d'encre ont été déversés en Europe, et même ici [aux Etats-Unis]. Peut-être, étant donné le caractère obscur de la couverture de cette histoire, il me serait utile de présenter les faits basiques tels que je les comprends et de dire quelques mots sur les principes qui s'en dégagent.
À l'automne 1979, Serge Thion, un érudit socialiste libertaire opposé à toutes les formes de totalitarisme du pouvoir, signa une pétition appelant les autorités à assurer la "sécurité et le libre exercice des droits légaux de Robert Faurisson." La pétition ne dit rien sur ses "études sur l'holocauste" (il nie l'existence de chambres à gaz ou d'un plan systématique de massacre des juifs et met en doute l'authenticité du journal d'Anne Frank), et insiste sur le fait qu'il s'agissait "d’efforts visant à priver le professeur Faurisson de sa liberté de parole et d’expression". Elle ne précisait pas les mesures prises à son encontre, notamment la suspension de son poste d’enseignant à l’Université de Lyon suivit d'une menace de violences et d'un prochain procès en justice pour falsification de l'histoire et des dommages infligés aux victimes du nazisme.
La pétition a suscité de nombreuses protestations. Dans le Nouvel Observateur, Claude Roy a écrit que "l’appel lancé par Chomsky" soutenait les vues de Faurisson. Roy affirmait que ma prétendue prise de position était une tentative de démontrer que les États-Unis ne peuvent être distingués de l'Allemagne nazie. Dans la revue Esprit, Pierre Vidal-Naquet a trouvé la pétition "scandaleuse" au motif qu'elle "présentait les conclusions [de Faurisson] comme s'il s'agissait de découvertes". Vidal-Naquet a mal interprété une phrase de la pétition intitulée "Depuis qu'il a fait ses conclusions publiques, le professeur Faurisson a été soumis à…". Le terme "conclusions" est assez neutre. On peut dire sans contradiction: "Il a rendu ses conclusions publiques et elles ont été jugées sans valeur, sans pertinence, falsifiées…". La pétition n’impliquait en rien la qualité du travail de Faurisson, qui n’était pas pertinente pour les questions soulevées.
Thion m'a ensuite demandé de rédiger une brève déclaration sur les aspects purement civils de cette affaire, qui concernent les libertés civiles. Je l'ai fait, en lui disant de l'utiliser comme il le souhaitait. Dans cette déclaration, j’ai clairement indiqué que je ne discuterais pas de l’œuvre de Faurisson, car je n’en ai qu’une connaissance limitée (et, franchement, j'ai peu d’intérêt pour elle). Je me suis plutôt limité aux questions de libertés civiles et aux implications du fait qu'il était même nécessaire de rappeler les célèbres paroles de Voltaire dans une lettre à M. le Riche: "Je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerais ma vie à rendre possible pour vous de continuer à écrire."
Les conclusions de Faurisson sont diamétralement opposées aux opinions que je soutiens et que j’ai fréquemment exprimées (par exemple, dans mon livre "Peace in the Middle East" où je décris l’holocauste comme "la plus fantastique explosion de folie collective dans l’histoire humaine"). Mais il est élémentaire que la liberté d'expression (y compris la liberté académique) ne soit pas limitée aux vues que l'on approuve et que c'est précisément dans le cas d'opinions presque universellement méprisées et condamnées que ce droit doit être défendu avec la plus grande vigueur. Il est assez facile de défendre ceux qui n'ont pas besoin d'être défendu ou de se joindre à la condamnation unanime (et souvent justifiée) d'une violation des droits civils par un ennemi officiel.
J'ai appris par la suite que ma déclaration devait paraître dans un livre dans lequel Faurisson se défendait des accusations qui devaient être portées bientôt contre lui. Ce n'était pas mon intention, mais ce n'était pas contraire à mes instructions. J'ai reçu une lettre de Jean-Pierre Faye, écrivain et militant anti-fasciste bien connu, qui a souscrit à ma position mais m'a prié de ne pas m'exprimer car le climat de l'opinion en France était tel que ma défense du droit de Faurisson à exprimer ses points de vue seraient interprétés comme un soutien pour ces derniers. Je lui ai écrit que j'acceptais son jugement et demandais que ma déclaration ne paraisse pas. Mais qu'il était trop tard pour arrêter la publication.
Certaines parties de ma lettre à Faye ont paru dans la presse française et ont été largement citées, mal citées et soumises à des interprétations fantastiques. Il a été rapporté, par exemple, que j'avais répudié mes propos après avoir appris qu'il y avait de l'antisémitisme en France et que je changeais d'avis à cause de coupures de presse françaises (dans la même lettre, j'avais demandé à Faye de m'envoyer des coupures sur un autre sujet). Ma lettre personnelle à Faye était incompréhensible pour quiconque n’avait pas lu la lettre originale de Faye pour moi; un appel téléphonique aurait rapidement clarifié les faits.
Le tumulte qui a suivi suscite un certain intérêt. Dans Le Matin (journal soutenant le Parti socialiste), Jacques Baynac a écrit que mon erreur fondamentale a été de "défendre, au nom de la liberté d'expression, le droit de se moquer des faits" - des "faits" déterminés vraisemblablement par un collège de commissaires ou un conseil copiant l'Inquisition. Ma longue discussion sur les implications de cette doctrine provenait de la version parfois reconnaissable de l'entretien avec moi publié dans Le Matin. Dans Le Monde, le rédacteur de la revue Esprit, Paul Thibaud, a écrit que j’avais condamné "toute l’intelligentsia française", en lançant une "accusation générale" contre "les Français" sans réserve. Alberto Cavallari, correspondant à Paris du Corriere della Sera est allé encore plus loin, affirmant que j'avais condamné toute la "culture française". L'article se distingue par une série de citations fabriquées destinées à établir cette allégation et d'autres. Ce que j’ai écrit, c’est que même si je faisais quelques commentaires sévères à propos de “certains segments de l’intelligentsia française" (certes, ce que j'ai dit ne s’applique pas à beaucoup d’autres qui maintiennent un engagement ferme en faveur de l’intégrité intellectuelle) cela allait être mal interprété comme par exemple s'appliquant au-delà de leur champ d'application spécifique." Des qualifications similaires ont été prises dans "l'interview" trafiquée publié dans Le Matin, permettant ainsi aux éditeurs d'alléguer que je décrive la France comme "totalitaire".
Cavallari a ensuite expliqué que ma rage contre "la culture française" tient à son refus d'accepter la théorie selon laquelle la linguistique prouve que "le goulag descend directement de Rousseau" et d'autres idées idiotes qu'il choisit de m'attribuer pour des raisons mieux connues de lui-même que de moi. Dans le Nouvel Observateur, Jean-Paul Enthoven propose une explication différente: je soutiendrais Faurisson parce que ma "théorie instrumentale du langage, la "grammaire générative"… ne permettrait pas de penser à l'inimaginable, à savoir l'holocauste". Cavallari et lui, entre autres, expliquent plus loin que ma défense de Faurisson est un cas d'extrême gauche rejoignant l'extrême droite, un phénomène auquel ils consacrent de nombreux mots d'oiseaux. Dans Le Matin, Catherine Clément explique mon comportement étrange au motif que je suis un "parfait Bostonien", "un homme froid et distant, sans contacts sociaux réels, incapable de comprendre l'humour américano-juif, qui s'appuie fortement sur le yiddish". Pierre Daix explique dans Le Quotidien de Paris que j'ai repris les causes de la gauche pour me "dégager" des implications réactionnaires de mon "innéisme". Et ainsi de suite, à peu près toutes au même niveau.
Pour illustrer la bassesse du débat, après avoir constaté que le commentaire de Vidal-Naquet cité plus haut reposait sur un malentendu, il a réimprimé son article dans un livre (Les Juifs, F. Maspero), en éliminant le passage que j'avais cité et en ajoutant une annexe dans laquelle il prétend faussement que "l'erreur en question n'était apparue que dans un précédent projet", que je suis accusé d'avoir cité de manière illégitime. L'exemple est malheureusement assez typique.
Un certain nombre de critiques (par exemple Abraham Forman de la Ligue anti-diffamation dans Le Matin) soutiennent que le seul problème est le droit de Faurisson de publier et que cela n’a pas été refusé. Le problème, cependant, est sa suspension de l'université en raison de menaces de violence à son encontre et son procès. Il est intéressant de noter que son avocat, Yvon Chotard, qui le défend pour des motifs de liberté d’expression et le droit à avoir un avocat de son choix, a été menacé d’être expulsé de l’organisation antifasciste qui traduit en justice Faurisson.
Comme Faye l'avait prédit, beaucoup se sont montrés incapables de faire la distinction entre défense du droit à la liberté d'expression et défense des opinions exprimées - et pas seulement en France. Dans The New Republic, Martin Peretz a conclu à mon désintérêt exprimé pour le travail de Faurisson que je serais un "agnostique" de l’Holocauste et un "imbécile" quant au génocide. Il affirme en outre que je refuse la liberté d'expression à mes adversaires, évoquant mon commentaire selon lequel on se dégrade en entamant un débat sur certaines questions. En bref, si je refuse de débattre avec vous, je restreins votre liberté. Il prend soin de dissimuler l'exemple que j'ai cité: celui de l'holocauste.
Beaucoup d’écrivains trouvent scandaleux que je soutienne le droit à la liberté d’expression de Faurisson sans analyser soigneusement son travail, une doctrine étrange qui, si elle était adoptée, bloquerait effectivement la défense des droits civils pour ceux qui ont des opinions impopulaires. Faurisson ne contrôle pas la presse ou les bourses françaises. Les moyens et les occasions de réfuter ou de condamner ses écrits ne manquent certainement pas. Comme je l’ai dit, mon propre point de vue opposé au sien est clairement consignés au compte rendu. Aucune personne rationnelle ne condamnera un livre, aussi étrange que ses conclusions puissent paraître, sans au moins le lire attentivement; et dans ce cas, vérifier la documentation proposée, etc. L’une des critiques les plus étranges a été qu’en refusant d’assumer cette tâche, je révèle que je n’ai aucun intérêt pour six millions de Juifs assassinés, critique qui, si elle est valable, s’applique à quiconque partage mon désintérêt pour l’examen du travail de Faurisson. Celui qui défend le droit à la liberté d’expression n’assume aucune responsabilité particulière d’étudier ou même de se familiariser avec les opinions exprimées. Par exemple, j'ai souvent signé des pétitions en faveur de dissidents d’Europe de l’Est soumis à la répression ou à des menaces, ignorant souvent leur point de vue et s'en souciant peu. Je ne me souviens d'aucune critique de cette position.
Ce dernier point mérite d’être commenté plus avant. J'ai adopté des positions beaucoup plus controversées que celles-ci en faveur des libertés civiles et de la liberté académique. Au plus fort de la guerre du Vietnam, j'ai publiquement déclaré que les personnes que je considère comme de véritables criminels de guerre ne devraient pas se voir refuser le droit d'enseigner pour des motifs politiques ou idéologiques, et j'ai toujours adopté la même position à l'égard des scientifiques qui "prouvent" que les Noirs sont génétiquement inférieurs, dans un pays où leur histoire est peu agréable et où de tels points de vue sont souvent utilisés par les racistes et les néonazis. Quoi que l’on pense de Faurisson, personne ne l’accuse d’être l’architecte de grands crimes de guerre ou d’affirmer que les Juifs sont génétiquement inférieurs (bien que cela n’ait aucun rapport avec la question des libertés civiles). Dans ses écrits il parle de "l’insurrection héroïque du ghetto de Varsovie" et loue ceux qui "ont combattu avec courage contre le nazisme" pour "la bonne cause". J'ai même écrit en 1969 qu'il serait erroné d'interdire la recherche sur la contre-insurrection dans les universités, alors qu'elle était utilisée pour assassiner et détruire, une position que je ne suis pas sûre de pouvoir défendre. Ce qui est intéressant, c’est que ces positions beaucoup plus controversées n’ont jamais suscité le moindre mouvement de protestation, ce qui montre que le refus d’accepter le droit à la liberté d’expression sans représailles et l’horreur lorsque d’autres la défendent, sont plutôt sélectifs.
La réaction du PEN Club à Paris est également intéressante. Le PEN dénonce mes affirmations au motif qu’elles ont fait connaître l’écriture de Faurisson à un moment où l’antisémitisme fait son apparition. Il est étrange qu’une organisation consacrée à la liberté d’expression des auteurs soit exercée uniquement parce que la défense de Faurisson contre les accusations portées contre lui est publique. De plus, si la publicité est faite à Faurisson, c'est parce qu'il est traduit en justice (vraisemblablement dans le but de traiter des questions en litige) et parce que la presse a choisi de créer un scandale à propos de ma défense de ses droits civils. À de nombreuses reprises, j'ai écrit de véritables préfaces et mentions pour des livres en France - des livres non lus et inconnus, comme c'est généralement le cas pour mes propres écrits. Ce dernier fait est illustré, par exemple, par Thibaud, qui affirme que je préconisais "de confier la liberté vietnamienne à la bonne volonté supposée des dirigeants du Nord". En fait, mes écrits sur la guerre étaient essentiellement consacrés à l'attaque américaine contre la société paysanne du Sud (et plus tard aussi du Laos et du Cambodge), qui visait à saper les propositions de neutralisation du Front de libération nationale et d’autres, et à détruire la société rurale dans laquelle le FNL était basé, et j’ai justement averti que "cet effort créera une situation dans laquelle, effectivement, le Nord-Vietnam dominera nécessairement l'Indochine, car aucune autre société viable ne restera".
Les falsifications ignorantes de Thibaud mettent en évidence l’un des véritables facteurs à la base de cette affaire. Un certain nombre de ces critiques sont d'anciens staliniens, ou des personnes comme Thibaud, capable d'écrire qu'avant Soljenitsyne, "tous les récits antérieurs" sur le "soviétisme" se situaient dans le cadre trotskiste (revue Esprit). Les intellectuels qui ont récemment pris conscience de la possibilité d'une critique anti-léniniste méconnaissent souvent systématiquement les discussions sur les mouvements révolutionnaires et les tentatives de les écraser qui n'ont jamais utilisé les hypothèses qu'ils associent à la gauche. Thibaud, par exemple, ne comprend pas pourquoi je ne partage pas sa conviction que Lénine, Staline et Pol Pot démontrent "l'échec du socialisme". Beaucoup d'intellectuels de gauche ou d'ex-gauche semblent ignorer que je n'ai jamais considéré les mouvements léninistes comme ayant quelque chose à faire. avec le "socialisme" au sens le plus significatif du terme; ou que, ayant grandi dans la gauche libertaire anti-léniniste, connaissant depuis l'enfance des œuvres dont Thibaud n'a jamais entendu parler, je ne suis pas impressionné par leurs récentes conversions et je ne souhaite pas participer à leurs nouvelles croisades, qui me paraissent souvent moralement douteuses et intellectuellement superficielles. Tout cela a conduit à beaucoup d'amertume de leur part qui n'a rien d'une infime tromperie.
En ce qui concerne la recrudescence de l'antisémitisme ou des atrocités racistes à laquelle se réfère le PEN Club, on peut se demander si la réponse appropriée à la publication d'informations pouvant servir à renforcer la violence et l'oppression racistes consiste à nier les droits civils. Ou est-ce plutôt de rechercher les causes de ces développements pervers et de travailler à les éliminer? Pour une personne qui défend les idées fondamentales professées dans les démocraties occidentales ou qui est sérieusement préoccupée par les véritables maux auxquels nous sommes confrontés, la réponse semble claire.
En fait, il existe des manifestations de "révisionnisme" bien plus dangereuses que celles de Faurisson. Considérez l’effort visant à démontrer que les États-Unis n’ont commis aucun crime au Vietnam et qu’ils n’étaient coupables que "d'erreur intellectuelle". Ce "révisionnisme", contrairement à celui de Faurisson, est soutenu par les grandes institutions et a toujours été la position de la plupart des intelligentsias et a des conséquences politiques très directes et laides. Devrions-nous alors demander que les personnes qui défendent cette position devraient être suspendues d'enseigner et traduites en justice? La question est, bien sûr, académique. Si on compare avec l'affaire Faurisson, si la version de la doctrine Jdanov était mise en avant après avoir été adoptée par des personnes disposant d'un réel pouvoir, ce ne seraient pas les "révisionnistes sur le Vietnam" qui seraient punis.
Je ne veux pas laisser l'impression que l'ensemble de la presse française a été un théâtre de l'absurde ou s'est engagé à défendre des points de vue tels que ceux qui ont été examinés. Quelques personnes ont pris une position claire et honorable. C'est ainsi qu'Alfred Grosser, suivant ce qu'il pense être ma position, écrit dans Le Quotidien de Paris: "Je trouve choquant que M. Faurisson soit empêché d'enseigner la littérature française à l'Université de Lyon sous prétexte que sa sécurité ne peut être garantie."
Barbara Spinelli écrit dans la revue libérale de gauche italienne Repubblica que le véritable scandale de cette affaire est le fait qu'un petit nombre de personnes affirme publiquement leur soutien au droit d'exprimer des idées même si celles-ci se trouvent diamétralement opposées aux idées presque universellement vénérées. Ma propre observation est différente. Il me semble même scandaleux qu'il soit même nécessaire de débattre de ces questions deux siècles après que Voltaire eut défendu le droit à la liberté d'expression pour des opinions qu'il détestait. Adopter une doctrine similaire à celle de leurs assassins n’est guère utile à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Lien de l'article en VO:

lundi 24 juin 2019

Aude Lancelin: comment dit-on franc-tireur au féminin?

Le parcours d’Aude Lancelin dans le journalisme français est à tout le moins atypique. Responsable culture et idées à l’Obs et à Marianne, revenue à l’Obs comme directrice adjointe de la rédaction, elle est brutalement limogée pour divergence idéologique. De cette «opération de police intellectuelle» qui aurait pu l’engloutir, elle tire un livre mordant, Le Monde libre (éd. Les Liens qui Libèrent) où elle dépeint la «servitude des médias» français, notamment à cause de leurs collusions avec la politique et l’argent. Il lui vaut le prix Renaudot de l’essai.


Aude Lancelin © Erwan Floc’h
Vous avez été une étoile montante de la presse de grand chemin française. Depuis Le Monde libre, vous en êtes devenue une critique résolue. Après les années de gloire et les années de conflit, quelle leçon tirez-vous de votre parcours?
Une étoile montante, vous êtes bien aimable. J’ai surtout l’impression d’avoir vécu des années de combats, de mises à l’écart, avec parfois quelques retours en grâce, miraculeux mais fugitifs. Au fil du temps, j’ai fini par expérimenter des bûchers invraisemblables. Cela vient à peine de s’achever, je l’espère, avec la fondation de QG.
Vous considérez-vous irrémédiablement incompatible avec le système pour lancer aujourd’hui votre propre média?
Avec le système des médias du CAC 40, absolument. J’ai vécu depuis le début des années 2000 l’effondrement de la presse française détruite par l’argent, les fausses valeurs, l’absence d’exigence intellectuelle, et la gauche en peau de lapin qui a fini par accoucher d’Emmanuel Macron en 2017. Je ne pense pas, hélas pour ma tranquillité, qu’un accommodement raisonnable quelconque soit possible avec ce monde-là. Pas pour moi, en tout cas. Je crée donc un média qui sera celui du peuple, de la reconquête collective de notre espace public.
Quelle est selon vous la racine du mal qui ronge le système médiatique français? Peut-on encore le sauver?
Le degré de médiocrité et d’imposture intellectuelle atteint par les médias français aujourd’hui atteint des proportions ahurissantes, que même le public, pourtant déjà hostile aux journalistes, est encore loin d’imaginer. C’est Alain Accardo qui le dit, notamment dans son dernier livre paru en 2017, Pour une socioanalyse du journalisme, considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle (Agone), et je partage entièrement ce constat. On ne pourra assainir vraiment le système médiatique que par des lois rétablissant le règne de l’intérêt général dans ce domaine. Un gouvernement qui régulerait les monopoles capitalistiques par exemple, ou défendrait à certains actionnaires en affaires avec l’État de posséder des chaînes de télé ou des titres de presse. Mais tous les partis qui portent ce programme-là sont impitoyablement tenus à l’écart des marches du pouvoir par ces mêmes médias. C’est un cercle vicieux bien sûr.
Pensiez-vous, il y a dix ou quinze ans, que vous en arriveriez un jour à comprendre voire partager le sort des opposants soviétiques, turcs ou sud-américains?
Très franchement j’ai eu très tôt le sentiment que le théâtre des opérations allait être rude. L’hypocrisie, la violence intellectuelle, et désormais managériale, l’existence d’un authentique Ministère de la vérité orwellien dans les médias, fonctionnant en symbiose avec le pouvoir politique, tout cela n’annonçait rien de bon.
Vous ne dissimulez pas vos convictions de gauche radicales. Votre Quartier général sera-t-il un relais de ces convictions?
Je ne suis pas d’extrême-gauche. Loin de là. Je pense même que la question de l’incarnation, et du rapport au pouvoir, est gérée de façon calamiteuse dans les milieux gauchistes et anarchistes. C’est le paysage politique français qui s’est déplacé toujours plus vers la droite, et non moi qui suis devenue bolchevique. En réalité je n’ai pas tellement bougé depuis tout ce temps. Le catholicisme rouge m’a sans doute donné dès l’adolescence un puissant goût de la justice. Le goût d’autrui aussi, quel que soit cet autrui. Une certaine forme de radicalité peut-être, admettons, mais alors au sens de Pasolini.
Quelles seront sa forme et sa ligne? Son modèle de financement?
Le média du peuple, par le peuple et pour le peuple. Personne d’autre ne pourra le financer. Ni les industriels intéressés à peser sur la politique du pays, ni la publicité. Nous nous lancerons à la rentrée 2019 grâce à une grande levée de fonds à laquelle nous invitons chacun à contribuer d’ici la mi-juillet sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank. La conscience de cette urgence-là, celle de retrouver des espaces de réflexion et d’information non pollués par l’État et les grands groupes industriels est dans la plupart des esprits maintenant, il faut agir désormais.
La défense de positions sociales et politiques affirmées est-elle compatible avec un journalisme d’information?
Absolument. Jaurès ne disait pas autre chose dans son premier éditorial de «l’Humanité». La fermeté des convictions n’exclut pas le respect scrupuleux des vérités factuelles. C’est cet esprit-là qu’il faut retrouver aujourd’hui, à l’inverse d’un journalisme qui brandit sans cesse l’objectivité et la neutralité pour mieux extorquer le consentement des gens dans leur dos, au service d’une poignée de grandes fortunes intéressées au maintien d’un ordre social impitoyable.
Vous avez suivi et commenté avec passion le mouvement des Gilets jaunes. Que vous a-t-il enseigné? Apporté?
Avec le soulèvement des «Gilets jaunes», j’ai retrouvé qui j’étais vraiment. J’ai pu réconcilier mon sentiment de révolte avec mes origines populaires — ce que des mouvements comme «Nuit Debout» en 2016, que j’avais également suivi de très près, ne m’avaient pas permis de faire. Une distance intérieure demeurait. J’ai appris énormément de choses sur le peuple durant ces six mois bouleversants, les plus incroyables de ma vie politique. Et il ne s’agit pas d’une parenthèse refermée, le mouvement est en cours de transformation, non pas d’extinction. Le peuple français n’a pas encore fini d’étonner le monde.

LA CAUSE DES FEMMES EST-ELLE GAGNÉE? POUR UNE FEMME INDÉPENDANTE COMME VOUS, QUE SIGNIFIE LE CONCEPT DE FÉMINISME?

On le supputait, mais on le sait désormais, des opérations de communication mondiale comme #MeToo ont été un échec. Rien n’a bougé depuis. Je ne suis pas «féministe» au sens ordinaire, et sans doute à cause de ma culture classique, l’écriture inclusive m’est particulièrement pénible à lire. Je pense en revanche que les femmes sont victimes dans nos sociétés de violences d’une profondeur qu’on peine même encore à se figurer complètement. L’exercice du pouvoir chez une femme est, par exemple, une chose qui déchaîne les pulsions les plus obscènes chez beaucoup de salariés mâles, quelle que soit la puissance du déni à ce sujet. Or il ne faut jamais s’habituer à l’injustice quelle qu’elle soit.

VOTRE TRAJECTOIRE EST FAITE DE RÉSOLUTION ET DE REFUS. QUELLES INFLUENCES, QUELLES LECTURES ONT ALIMENTÉ LA TÉMÉRITÉ DE VOTRE CŒUR?

Le socle intime c’est la littérature et la philosophie. Les grands pamphlétaires, les mystiques, ou les tireurs d’élite qui mettent irrésistiblement leur flèche dans le noir de la nature humaine: Kafka, Flaubert, Nietzsche, Karl Kraus, entre autres. Le privilège inestimable des positions que j’ai occupé durant toutes ces années dans la presse française, c’est aussi d’avoir pu rencontrer très tôt les plus puissants créateurs de concepts de mon temps. Je pense dans le désordre à Baudrillard, Badiou, Rancière, Muray, Meyronnis, Michéa, Vidal-Naquet, ou encore Annie Le Brun. Raison pour laquelle jamais je ne regretterai d’avoir choisi ce métier, aussi cruel qu’ait pu être le chemin.
  • Propos recueillis par Slobodan Despot.
  • Article de Aude Lancelin paru dans la rubrique «Désinvité» de l’Antipresse n° 186 du 23/06/2019

samedi 22 juin 2019

Les gilets jaunes ont-ils été vaincus ? Avec François Boulo et Stathis Kouvélakis - débat animé par Aude Lancelin sur le nouveau média "QG, le média libre"

Lors de ce débat, François Boulo explique notamment le piège du vote en faveur du Rassemblement national. Un piège mis en place par Macron et dans lequel se sont engouffrés une partie des gilets jaunes, non pas par idéologie, mais par la volonté de vaincre le président en place. Aujourd'hui, et au vu des résultats des dernières élections, celui-ci doit bien se lécher les babines. Chouette, pour les prochaines présidentielles, ce sera encore lui ou le chaos...

ET MERDE REVEILLEZ-VOUS LES GENS ! 

Ce vote en faveur du RN n'a évidemment rien de subversif, bien au contraire. A se demander si Marine et Emmanuel ne travaillent pas main dans la main. 



Blanche Gardin : être une femme, être un homme


lundi 27 mai 2019

Asselineau: «Les Français sont tombés dans le piège des médias et de l’Élysée»

Lors d’un scrutin dominé par le Rassemblement national (RN) et La République en marche (LREM), le Frexit a peiné à séduire. S’il triple son score depuis les dernières européennes, l’Union populaire républicaine (UPR) a plafonné à 1,2% des voix. Son président, François Asselineau, s’est confié à Sputnik France.
L’Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau plaçait de grands espoirs en ces élections européennes. Les 1,2% de voix obtenues par la formation opposée à l’Union européenne font office de semi-échec. Le parti du Frexit n’aura pas réussi à mobiliser comme il le souhaitait malgré un score trois fois plus important que lors des élections européennes de 2014
.
François Asselineau, président de l’UPR, s’est entretenu avec Sputnik France. Selon lui, la multiplication des listes et la stratégie élyséenne de «transformer le scrutin en un duel entre Macron et Le Pen» a pénalisé la plupart des partis politiques. Interview.
Sputnik France: 1,2% pour votre liste. Vous triplez votre score par rapport aux européennes de 2014 et l’améliorez suite aux présidentielles où vous aviez obtenu 0,92% des voix. Êtes-vous satisfait?
François Asselineau: «Non, on ne peut pas dire que je sois satisfait. Nous sommes tous un peu déçus à l’UPR. Nous espérions bien davantage. Les premiers résultats qui nous parvenaient de l’Outre-mer et des Français expatriés nous laissaient espérer mieux. Cela étant dit, nous avons effectivement multiplié par trois notre score des européennes de 2014 et l'avons augmenté d’un tiers par rapport à la présidentielle de 2017. C’est le cas de très peu de partis politiques. Ces élections européennes ont été une Bérézina pour la grande majorité d’entre eux, à l’exception de quelques formations dont les Verts. Même le Rassemblement national a fait moins bien qu’en 2014.»
Sputnik France: Comment expliquez-vous les mauvais résultats de nombreuses formations politiques de gauche comme de droite?
François Asselineau: «D’abord il y a des raisons structurelles qui tiennent au nombre de candidatures. Il y avait 34 listes. Cela entraine une pulvérisation des votes. Deuxièmement et malheureusement, les Français se sont laissés prendre au piège que leur avaient tendus les médias et l’Élysée. Ils ont transformé ce scrutin en un duel entre Macron et Le Pen. Beaucoup de Français qui ne s’intéressent pas vraiment à la politique ont tendance à mettre dans le même sac les petites listes et à se focaliser sur le prétendu enjeux qu’on leur a mis dans la tête par médias interposés. Plusieurs partis politiques ont pâti de façon dramatique de cette situation. Mélenchon a perdu les deux tiers de son pourcentage de voix par rapport à la présidentielle, Messieurs Dupont-Aignan et Hamon ont également vu leurs pourcentages dégringoler, sans parler des Républicains qui sont passés de 20% avec Fillon à 8,5% avec Bellamy.»
Spuntik France: Quid du vote écologiste?
François Asselineau: «Il y a effectivement l’exception écologiste avec Europe écologie-Les Verts et d’autres listes plus petites comme Urgence écologie et le Parti animaliste qui ont fait des bons scores. Je l’explique par un autre phénomène médiatique. On met dans la tête des Français l’urgence écologique. Je reconnais que ces questions sont importantes. Ce qui est regrettable, c’est que les électeurs qui ont voté pour ces listes n’ont pas conscience qu’elles seront totalement incapables de mettre en place leur programme. L’UPR est exigeant dans ses analyses. Nous avons tenté d’expliquer aux Français que les députés européens n’ont quasiment aucun pouvoir et que, par définition, la construction européenne est anti-écologique. Elle favorise les délocalisations, l’agriculture intensive, elle refuse d’interdire le glyphosate etc. Plutôt que de se mobiliser pour une liste comme la nôtre qui proposait de dénoncer toutes ces dérives, beaucoup de Français ont préféré un raisonnement immédiat du type: "Je vais aller voter pour la liste écologiste car ils disent des choses avec lesquelles je suis d’accord".»
​Sputnik France: Cette campagne vous a permis de mettre davantage le sujet du Frexit sur la table. Quand on additionne votre score et celui des Patriotes de Florian Philippot, l’autre parti proposant la sortie de l’UE, on peine à atteindre la barre des 2%. Au Royaume-Uni, Nigel Farage a triomphé avec plus de 31% des voix. Comment expliquez-vous que le Frexit peine à faire recette en France?
François Asselineau: «Je rappelle que, certes, Nigel Farage a triomphé, mais c’est une longue histoire. Son ancien parti, le UKIP, a été créé en 1993 et dix ans après il faisait des scores aux alentours de 2% des suffrages, ce qui est dans la même fourchette que nous. La montée en puissance de Farage qui, avec son nouveau parti Brexit a triomphalement remporté les élections européennes, s’est construite sur plus de 25 ans. Nous avons été créé en 2007, nous en sommes encore loin. Deuxièmement, les Britanniques ont toujours eu un fort courant eurosceptique, sans parler de médias qui sont beaucoup plus libres que chez nous. Au Royaume-Uni, de grands titres de presse comme le Daily Telegraph, de grands chefs d’entreprises, des responsables politiques d’envergures et des responsables syndicaux avaient clairement appelé à voter pour le Brexit. Le débat au Royaume-Uni est beaucoup plus libre. De même que dans les pays scandinaves. L’Islande et la Norvège ont refusé d’entrer dans l’Union européenne. La Suède et le Danemark l’ont fait, mais en refusant l’euro. C’est également le cas aux Pays-Bas où en quelques années le parti du Nexit est passé de rien à 11% des voix lors de ces élections européennes. En revanche, en France, la population a été habituée depuis 60 ans à considérer que la construction européenne ne pouvait être remise en cause avec des slogans comme "l’Europe c’est la paix". Il est très difficile de lutter contre ces idées dominantes. Cela ne peut se faire qu’avec une bonne dose de patience et d’éducation populaire. C’est ce que l’UPR fait depuis maintenant 12 ans, mais il faut donner du temps au temps.»
Sputnik France: Le RN a solidifié sa place de première force d’opposition et l’on sait que cela profite à la majorité en cas d’élections à deux tours. Les Républicains et la France insoumise ont été balayés. Les écologistes sont troisièmes et LREM a limité la casse en terminant juste derrière le RN. Macron est-il le grand vainqueur de ces élections européennes?
François Asselineau: «Grand vainqueur, n’exagérons rien. Il est vrai qu’au bout du compte, on s’aperçoit qu’une stratégie très habile a été menée par l’Élysée. Je me demande même si le choix de Madame Loiseau n‘était pas volontaire, elle qui, à l’évidence, était totalement incompétente pour mener une liste. Il permettra d’expliquer la légère défaite de LREM et de ne pas rendre responsable Macron. L’Élysée a bien joué sa partition. Ce qui m’attriste concerne plus ceux qui pensent que le RN est une réelle force d’opposition. Ils se trompent. Madame Le Pen a totalement fait allégeance à l’Union européenne, à l’euro et à l’Otan. Si elle arrivait au pouvoir, elle en appliquerait les directives exactement comme c’est le cas en Autriche ou en Italie. Ce sont des oppositions factices. La vraie question reste celle de la souveraineté de la France ou de sa disparition dans le magma européiste. On voit bien les forces qui se sont déclenchées au Royaume-Uni pour tenter d’empêcher le Brexit. Cela m’inquiète que les Français en aient repris pour cinq ans au Parlement européen avec le RN qui a toujours brillé par son absence depuis plus de 30 ans. Ils vont continuer à ne rien faire et de toute façon vu leur peu de pouvoir, ils ne pourront pas faire grand-chose. Et pendant ce temps, la progression de la compréhension de la situation par les Français est mise à mal. C’est le vrai problème. Nous nous enracinons petit à petit dans la vie politique française et avons augmenté notre score par rapport à la présidentielle, mais tout cela reste dans des proportions extrêmement modestes. Cela s’explique aussi par le traitement médiatique dont nous avons fait l’objet. Il n’en demeure pas moins que nos scores faibles ont aussi pour cause le fait que les Français ont peur de sortir de l’UE et de l’euro.»
Sputnik France: Pourquoi?
François Asselineau: «Car il n’y a pas de débat! Lors de cette campagne, il n’y a jamais eu de discussions approfondies sur la monnaie unique. Les différences qui existent dans la balance des paiements courants à travers la zone euro font s’inquiéter un certain nombre d’économistes qui envisagent une explosion à court terme de l’euro. Cela n’a pas été débattu. J’ai peur que les prochaines générations nous demandent des comptes sur ce qu’on a laissé faire de la France. Les plus grands débats sur le destin de notre pays, sur son industrie, sa diplomatie, son armée, son siège au Conseil de sécurité de l’Onu, son arsenal nucléaire, son unité nationale, son niveau de vie, tout cela est passé à la trappe au profit de sujets préétablis comme la limitation de la vitesse à 80 km/h.»
Spuntik France: Votre score ne vous permet pas d’obtenir le remboursement de vos frais de campagne. Mais vous avez les prochaines échéances électorales dans le viseur, notamment la présidentielle de 2022. Quel avenir pour l’UPR?
François Asselineau: «Nous avons l’avantage d’avoir plus de 37.000 adhérents, dont plus de 25.000 à jour de cotisations. Nous avons les moyens en interne de continuer à nous développer. C’est toute la différence avec beaucoup d’autres partis. Le Rassemblement national de Marine Le Pen est virtuellement en faillite. Nous avons zéro euro d’emprunt bancaire et nous comptons bien continuer ainsi afin de garder notre totale indépendance. Avant les élections présidentielles, nous avons les municipales de 2020 comme objectif. Nous allons nous réunir dans quelques jours en conseil national afin de faire le bilan des européennes et préparer les municipales. L’immense majorité de nos militants sont convaincus et veulent continuer le combat.»

vendredi 24 mai 2019

UPR Revue de presse du 13 au 19 mai 2019 : Brive : des tracts contre les violences policières collés sur des affiches électorales LREM



Patricia Bordas, référente de La République en marche pour la Corrèze, envisage de porter plainte après la détérioration d’affiches électorales LREM à Brive et Malemort. (Mathieu Beaudoin – France 3 Limousin)

Brive : des tracts contre les violences policières collés sur des affiches électorales LREM
À Brive et Malemort en Corrèze, plusieurs affiches électorales de La République en marche pour les élections européennes ont été recouvertes, dans la nuit du 15 au 16 mai 2019, par des tracts et des photos dénonçant les violences policières lors des manifestations des Gilets jaunes.
« Qui peut encore voter Macron ? » C’est une vraie question adressée à tous les Français, alors que le président de la République est responsable de la mutilation à vie de nombreux compatriotes dont le seul tort était d’avoir voulu manifester contre l’injustice sociale flagrante dans notre pays. Dimanche prochain, faites le bon choix : l’UPR a été le seul parti à avoir relevé 14 violations de la Constitution par Macron, en vue de le destituer. 
Avec le recul, la crise des Gilets jaunes n’aurait pas eu lieu si les Français avaient porté François Asselineau à la présidence en 2017, tant son programme répondait aux  aspirations profondes du peuple. Il n’est pas trop tard : avec 5 % des voix, le président de l’UPR pourra dénoncer tous les méfaits de l’UE au sein du Parlement européen. Offrez-vous ce plaisir, cela va déménager !

France – Conséquences de l’appartenance à l’UE

Acheter ses abricots directement au producteur pourrait bientôt devenir impossible
Interfel, l’organisme qui rassemble les métiers de la filière fruits et légumes frais, a voté mardi 14 mai une nouvelle norme sur la vente directe d’abricots. Selon la Confédération paysanne, celle-ci engendre des coûts trop importants pour les paysans et menace donc directement la vente directe d’abricots du producteur au consommateur.
Interfel collabore directement avec les institutions européennes, comme expliqué ici. La transposition de directives délirantes de catégorisation des fruits et légumes pourrait bien mettre à mal les circuits courts et priver les consommateurs du plaisir procuré par des fruits et légumes moins jolis… mais meilleurs !
Depuis la liquidation d’Arjowiggins, il n’y a plus de papier recyclé fabriqué en France
Depuis la fermeture de l’usine Arjowiggins, dans la Sarthe, à la fin de mars 2019, les imprimeurs français ne peuvent plus se fournir en papier recyclé fabriqué en France. Un comble alors que les demandes s’accroissent et que des usines allemandes et autrichiennes veulent développer leur production.
Combien de temps encore va-t-il falloir être les spectateurs de tant de désastres industriels ? Frexit, vite, pour instaurer un franc suffisamment dévalué qui relancera les exportations, et pour permettre à nouveau le contrôle des délocalisations !
Industrie : la Chine dévore le bois français
Depuis 2007, les exportations de bois vers Pékin ont été multipliées par sept, passant de 50 000 à 350 000 tonnes par an. Conséquence : il n’en resterait plus assez pour la filière française, d’autant que le prix de la matière première a bondi de 60 %.
Les européistes ne cessent de nous parler de la « construction européenne » censée nous protéger face aux superpuissances, dont la Chine. Bilan ? Disparition de notre secteur textile à cause de la concurrence chinoise, rachat d’aéroports (Toulouse, dont la privatisation a été heureusement invalidée récemment), rachat de terres dans la Beauce, rachat de vignobles, déforestation qui s’accélère… la France est devenue un grand marché à ciel ouvert pour tous les investisseurs de la planète, dépouillant les Français de leurs ressources et de leur patrimoine. Merci l’UE !
Le coût de l’électricité va augmenter de 5,9 % dès juin pour le tarif réglementé
La hausse du prix mondial de l’électricité et des taxes va avoir pour conséquence une hausse de presque 6 % du prix de l’électricité dès juin. Les 25,3 millions de foyers qui paient le tarif réglementé seront concernés.
Source : BFM TV (14 mai)
Conséquence directe de la libéralisation à marche forcée du marché de l’électricité pour satisfaire aux exigences bruxelloises de la concurrence libre et non faussée. L’UE demande la cession prochaine des barrages d’EDF, très rentables, à des concurrents. Ce n’est donc certainement pas la dernière hausse des tarifs.
Une partie de l’Hôtel-Dieu de Paris cédée pour 80 ans contre 144 millions d’euros, annonce l’AP-HP
La partie de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu donnant sur le parvis de Notre-Dame de Paris, soit un tiers de sa surface, sera cédée au promoteur immobilier Novaxia pour 144 millions d’euros grâce à un bail de quatre-vingts ans, a annoncé vendredi l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Ces recettes exceptionnelles, résultant de la vente régulière de notre patrimoine, sont exigées par les GOPÉ. On voit aussi une nette corrélation avec les plans de remodélisation de l’île de la Cité, évoqués dans la précédente revue de presse.


Hôtel-Dieu. (Reuters)

Gaz : Engie berne ses abonnés et abandonne abusivement les tarifs réglementés
Le fournisseur de gaz Engie a anticipé la promulgation de la loi Pacte, et la fin des tarifs réglementés du gaz, pour commercialiser des contrats au prix de marché. Non seulement son anticipation est illégale, mais en plus mal sentie. Le Conseil constitutionnel demande à réinscrire les tarifs réglementés dans la loi.
Heureusement, des contre-pouvoirs existent encore en France, qui empêchent que ne règne la loi du Far West. Pour combien de temps ?
MISE AU POINT : les mesures phares des Gilets jaunes exigent le Frexit !
Charles-Henri Gallois, responsable national de l’UPR chargé de l’économie, démontre, documents à l’appui, que les principales revendications des Gilets jaunes exigent le Frexit.
Source : UPR TV (14 mai)
Déchets : la France pourrait devoir payer plus d’un milliard d’euros à l’Europe
Pour compenser le Brexit, le budget européen pourrait taxer lourdement les États pour leurs déchets plastiques non recyclés. Pour la France, l’addition serait de 1,3 milliard d’euros dès 2021.
À comparer aux 500 millions d’euros manquant à l’appel pour entretenir les routes nationales aujourd’hui, avec pour conséquence 7 % des ponts menaçant de s’écrouler à tout instant.

France – Histoires de confiance

Le train de primeurs Perpignan-Rungis ne sera pas remplacé par 25 000 camions
« Il n’y aura donc pas d’interruption de cette liaison ferroviaire fin juin, comme c’était initialement envisagé », a indiqué le ministère dans un communiqué de presse, précisant que « le train continuera de circuler au moins jusqu’à la fin de la saison haute en cours ». Au-delà, le ministère assure vouloir trouver « une solution ferroviaire pérenne d’ici à la fin de l’année, permettant de poursuivre dans la durée le transport des fruits et légumes par le rail ».
Cette affaire a défrayé la chronique il y a quelques jours, et le gouvernement tente d’éteindre les braises avec une promesse avant les élections européennes. Mais devons-nous et pouvons-nous lui faire réellement confiance ?
Zamane Ziouane – L’entretien UPR TV
Zamane, numéro 2 de la liste UPR pour les élections européennes du 26 mai, se confie sur son parcours. Comment une fille de la banlieue marseillaise, diplômée en droit à Montpellier, travaillant dans l’immobilier à Paris tout en rêvant d’être journaliste, en vient à une attitude abstentionniste par dégoût et rejet de la politique, puis s’intéresse, par l’intermédiaire d’Internet, aux conférences de François Asselineau, milite avec les Gilets jaunes et finit par rejoindre l’UPR. Un exemple à méditer… et à suivre.
Source : UPR (18 mai)


Les non-indépendantistes conservent de peu le congrès de la Nouvelle-Calédonie
Après les élections provinciales, dimanche, les loyalistes ont conservé de peu la majorité au congrès calédonien. Les nouveaux élus auront la lourde responsabilité d’échafauder avec Paris un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie.
Philippe Martinez appelle les syndicats européens à « lutter contre tout repli nationaliste »
À la veille du 52e congrès de la CGT, mais aussi à l’approche des européennes, Philippe Martinez a mis en garde les syndicats européens contre le « repli nationaliste » et les appelle à ne pas se calquer sur « le rythme des États ».
Martinez se moque des membres de la CGT et des Français. Celle-ci appartient en effet à la Confédération européenne des syndicats. Par l’entremise de l’Union européenne, elle finance les organisations syndicales des différents pays (sauf exception, comme SUD en France). Comment peut-on prétendre défendre les droits des travailleurs quand on accompagne une politique de détricotage des acquis sociaux et de casse des services publics ? Pas étonnant que la CGT perde de son audience et soit complètement dépassée par le mouvement des Gilets jaunes.
Élections européennes : Andréa Kotarac, élu régional « insoumis », appelle à voter pour le Rassemblement national
Cet élu d’Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu’il quittait le mouvement populiste de gauche. Sa participation à une réunion avec des membres de l’extrême droite à Yalta avait déjà jeté le trouble.
Nous tenons à rappeler ici que ni La France insoumise ni le Rassemblement national ne sont en mesure d’apporter une solution au désastre que vit actuellement la France. En effet, aucun des deux mouvements ne veut le Frexit, ce qui leur impose d’être soumis aux GOPÉ, générant casse sociale, vente du patrimoine, disparition des services publics, hausse des impôts, ubérisation, etc. Ce n’est pas pour rien que Sylvie Heyvaerts a quitté LFI, et Quentin Bourgeois le RN, pour rejoindre l’UPR !
La Cour des comptes épingle le dispositif censé justifier la privatisation d’ADP
Dans son rapport sur le budget de l’État 2018, l’institution de la rue Cambon épingle le Fonds pour l’innovation et l’industrie, qui repose selon elle sur « une mécanique budgétaire inutilement complexe et injustifiée ». Ce fonds, destiné à financer des projets industriels « de rupture » (intelligence artificielle, technologies de pointe…), devait être alimenté par les intérêts issus du produit des privatisations, et notamment d’ADP, dont l’État détient 50,6 % du capital.
La supercherie de la vente d’Aéroports de Paris est de plus en plus manifeste : la vente de cette société publique bénéficiaire chaque année était déjà injustifiable, mais les partisans de cette vente se réfugiaient derrière l’existence d’un fonds d’innovation financé par le produit de la vente. Il apparaît désormais que ce fonds d’innovation fonctionne mal ; c’est le dernier argument en faveur de la vente qui s’effondre.

France – Tromperie universelle

Armes françaises au Yémen : ce qui gêne tant le gouvernement
Des journalistes de Disclose ont été entendus par la DGSI après avoir révélé l’utilisation dans la guerre au Yémen d’armes vendues par la France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Encore un sujet parmi tant d’autres sur lequel le gouvernement ment. Et les journalistes qui font leur travail sont maintenant menacés en France.


Chars Leclerc.
Limitation à 80 km/h : Édouard Philippe prêt à laisser les présidents de conseil départemental assouplir la mesure
Le Premier ministre n’y voit « aucun inconvénient » à condition que cette capacité soit « systématiquement assortie de mesures » qui garantissent la sécurité des automobilistes.
Le Premier ministre rétropédale sur cette mesure très impopulaire tout en y mettant une exigence de sécurité qui reposera sur les présidents de conseil départemental. Ils pourront décider de relever la vitesse à 90 km/h sur certains tronçons. S’il avait eu un peu de courage, Philippe aurait reconnu qu’il s’est trompé et aurait annulé la mesure au niveau national.
Macron nommé Meilleur Ouvrier de France
C’est la tradition. Chaque président de la République est nommé Meilleur Ouvrier de France honoris causa aux côtés des 9 000 artisans MOF récompensés chaque année pour leur « compétence de très haut niveau dans leur métier ».
Le meilleur ouvrier des européistes qui sait très bien obéir aux ordres de destruction de la nation française. Félicitations !
Le député En Marche Jean-Claude Leclabart mis en examen pour faux en écriture
Le député macroniste de la 4e circonscription de la Somme, Jean-Claude Leclabart, vient d’être mis en examen dans le cadre de l’enquête sur des faux en écriture qu’il aurait commis à la fin de son mandat de président de la communauté de communes du Val-de-Noye.
LREM nous avait promis l’émergence d’un nouveau monde… Cela ressemble pourtant à s’y méprendre aux magouilles de l’ancien monde.

Royaume-Uni – Brexit

La tempête Farage
L’ex-leader europhobe du Ukip a fondé il y a trois semaines The Brexit Party, déjà crédité de 34 % des voix aux européennes, auxquelles le Royaume-Uni participe finalement.
L’Union européenne est une secte qui veut à tout prix empêcher qu’on ne la quitte. Mais les Britanniques (y compris les classes populaires) sont des gens têtus et libres : ils comptent bien faire respecter leur vote du Brexit quitte à pulvériser les deux partis historiques que sont les Tories et le Labour.


Nigel Farage. (Leon Neal – Getty images Europe)

Le taux de chômage britannique au plus bas depuis 1974 malgré le Brexit
Le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint son plus bas niveau depuis 1974, à 3,8 % au premier trimestre, signe de la solidité du marché de l’emploi malgré le Brexit, sans occulter le poids des inégalités dans le pays.
Le Brexit est certes toujours en cours de négociation. Mais, alors que le FMI annonçait des lendemains cataclysmiques à la suite du vote du Brexit, le Royaume-Uni continue d’améliorer ses chiffres du chômage, à un niveau de plein emploi !
Theresa May prête au départ après l’échec des discussions avec Jeremy Corbyn
La Première ministre britannique devrait dévoiler son plan de départ courant juin.
Theresa May paie sa mauvaise volonté à mettre en place le Brexit, avec un accord de sortie mal négocié qui conduit le Royaume-Uni à rester sous la tutelle de l’UE dans de nombreux domaines.

États-Unis – Contre le reste du monde

Washington braque l’UE avec une attaque contre ses projets de défense
Les États-Unis ont braqué mardi les Européens avec une attaque contre leurs projets de défense et la menace d’une remise en cause de la coopération transatlantique.
Les États-Unis se plaignent des règles de fonctionnement du Fonds européen de la défense, qui excluent leurs entreprises d’armement. Mais cette posture n’est pas réciproque, comme l’atteste l’affaire de l’appel d’offres des avions ravitailleurs de l’US Air Force, dont Airbus avait été écarté après avoir remporté l’appel d’offres.
La Chine vend 10 milliards de dollars de dette américaine
Sur fond de guerre commerciale entre Washington et Pékin, l’attitude de la Chine est scrutée. Le premier créancier des États-Unis a un stock de 1 120 milliards de dollars d’emprunts américains.
Le chef de l’armée sri-lankaise s’oppose à l’implantation d’une base militaire américaine sur l’île
Le chef de l’armée sri-lankaise a jugé inacceptables les conditions énoncées dans le projet d’accord militaire avec les États-Unis, estimant également que certains pays « cherchaient à profiter de la situation » à la suite des attentats meurtriers qui ont visé l’île à la fin d’avril.
Source : Sputnik (13 mai)
Tout juste après les attentats qui ont ensanglanté le Sri Lanka en avril, la question de la signature d’un accord relatif à l’établissement d’une base militaire états-unienne est évoquée. Pourquoi une telle précipitation ?
Venezuela : peinant à mobiliser, Guaido se rapproche de l’armée américaine
Peinant à mobiliser la rue après le soulèvement manqué, l’opposition vénézuélienne se rapproche de l’armée américaine faute d’avoir brisé le soutien des militaires au président Nicolas Maduro.
Source : Orange (14 mai)
Après leur tentative ratée de changement de régime « par la rue », les néoconservateurs américains jettent le masque.


Le représentant à Washington de l’opposant vénézuélien Juan Guaido, Carlos Vecchio, parle aux journalistes dans la capitale américaine le 30 avril 2019. (AFP – Nicholas Kamm)


Monde

Arabie saoudite : attaques de drones contre des installations pétrolières
Un oléoduc majeur du pays a été affecté par cette attaque survenue mardi. Depuis dimanche, les tensions s’intensifient entre les pays du Golfe.
Source : BFM TV (14 mai)
Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, sont de plus en plus aguerris, et leurs drones couvrent désormais l’intégralité du territoire saoudien. De quoi faire réfléchir ceux qui voudraient aujourd’hui attaquer l’Iran.

Divers

Mercedes veut abandonner d’ici à 2039 les moteurs traditionnels à combustion
Mercedes-Benz vise à vendre uniquement des voitures neuves « neutres en CO2 » d’ici à 2039 et ne proposera alors plus de véhicules équipés de moteurs traditionnels, a annoncé lundi le groupe Daimler.
Source : Orange (13 mai)
L’agroforesterie étend ses racines en France et dans le monde
Les arbres à la rescousse de la biodiversité et des rendements agricoles : les spécialistes mondiaux de l’agroforesterie, pratique ancestrale un temps délaissée au profit de l’agriculture intensive, se réunissent en congrès la semaine prochaine pour plancher sur des solutions écologiques au défi alimentaire.
Source : Orange (18 mai)
Voilà la vraie écologie, loin de la sempiternelle « fiscalité verte »…


Association noyers et blé. (AGROOF)

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Coordination de la revue de presse : David Pauchet
Rédacteurs : Antoine Carthago, Maxime Forner, Thierry Lacour, Gilles Marceau, David Pauchet
Relecture : équipe de relecture
Validation finale : François Asselineau
Débit faible ou difficultés pour visionner sur Youtube ? Vous pouvez télécharger les conférences de l’UPR à partir du site d’un militant sur : http://www.upr.world/Asselineau.html. Quant aux derniers entretiens d’actualité, ils sont téléchargeables à cette adresse : http://www.upr1.pw.

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