jeudi 19 avril 2018

Alexandre Boisson, ex-garde du corps, s'inquiète de la sécurité des français d'une façon qui devrait inspirer toutes les personnes au service de l'ORDRE

L'énergie : le noeud du problème

Allons à l'essentiel : 
"Les S400 Russes défoncent tout. Là ou ils sont installés, plus aucun avion de l'otan ne passe"


Merci  pour ce discours réaliste et... humaniste.

Tant que nos pc fonctionnent, à diffuser sans modération.




https://sosmaires.org/

[Résistance Notre-Dame-des-Landes] Association de malfaiteurs / [ The Resistance Notre-Dame-des-Landes] Criminal conspiracy


12 avril 2018 Hervé Kempf (Reporterre)  

Quatre dangereux hooligans sévissent en France et commettent délit sur délit. Problème : ils sont au pouvoir. Analyse du mode d’action de cette association de malfaiteurs.
Défini par l’article 450-1 du Code pénal, le terme d’« association de malfaiteurs » désigne un « groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ». Il ne fait guère de doute que MM. Macron, banquier de Rotschild devenu président de la République, Philippe, employé d’Areva devenu Premier ministre, Collomb, anciennement socialiste, et Hulot, multimillionnaire, constituent ensemble une telle association. Ils agissent en effet de concert pour commettre les graves délits — ou plutôt « voies de fait » — consistant à chasser des habitants par les moyens les plus violents et sans respecter la stricte procédure juridique qui encadre légitimement le droit le plus vital qui soit : celui d’avoir un toit.
Cette association agit aux yeux de toutes et tous, depuis lundi 9 avril, et a entrepris ce qu’on n’avait pas vu depuis plusieurs décennies : une opération militaire en métropole. Ce quatuor brutal a donc engagé la France sur un quatrième front de guerre : l’armée est engagée au Mali, en Syrie, en Irak, et la voici donc engagée en France même, sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, avec 2.500 gendarmes armés, des hélicoptères, des véhicules blindés, etc.
Les actes de violence de cette association de malfaiteurs sont précisément décrits par ailleurs. Ils prennent aussi d’autres aspects.

Du mensonge à la novlangue comme système de gouvernement

Ces messieurs et leurs affidés (ce mot, nous dit le dictionnaire, désigne des personnes « dévoués à quelqu’un dans l’exécution de desseins coupables ») ont développé une sémantique originale pour masquer leurs forfaits. En gros, il s’agit de dire le contraire de la réalité avec le plus parfait aplomb.
La gendarmerie va ainsi parler de « déconstruction » pour qualifier les actes incontestables de démolition ou de destruction qu’elle commet sur la Zad. Chez les gens normaux, déconstruction signifie défaire une construction pièce à pièce pour éventuellement la refaire ailleurs. Dans la novlangue, déconstruction consiste à saccager un habitat à coup de pelleteuse ou de bulldozer.
La déconstruction selon la gendarmerie.
Le mensonge va aussi prendre des allures de plaisanterie sinistre. M. Gérard Collomb déclare ainsi : « Nous voulons dans ce pays éviter toute violence. C’est ce que nous faisons à Notre-Dame-des-Landes ». Le résultat est effectivement saisissant. S’il n’y a pas de violence à Notre-Dame-des-Landes, on ne sait pas à quoi il faut s’attendre quand l’association de malfaiteurs décidera d’utiliser la violence.
On va aussi parler de « bâti », en laissant entendre que le bâti ne concerne que les maisons comprenant des murs de pierre, mais en aucun cas celles faites, par exemple, de bois. Mme la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, est une spécialiste de cette bizarre conception de l’architecture. On peut donc ainsi détruire — pardon, déconstruire — toutes les maisons à base non minérale telles que les Cent Noms, les Vraies Rouges, etc.
Dans un autre genre, Mme Klein s’est rendue maître d’une forme de mensonge subtil, obéissant, on n’en doute pas, à ses chefs en malfaisance : on laisse entendre qu’on va discuter de l’avenir ensemble, on organise des réunions avec tous les « acteurs », on concerte, on palabre, on réfléchit. Lesdits acteurs baissent la garde, gambergent, débattent, proposent. Ils croient, les candides acteurs, qu’on peut prendre la parole de l’État au sérieux, que le gouvernement cherche vraiment une solution nouvelle, imaginative. Ils se relâchent, ils pensent à l’avenir, ils se démobilisent. Parfait BIM ! On envoie la force sur les naïfs !

Détruire les communs

Nicole Klein et quelques amis. Etre seul, sans collectif.
Il y a une démarche idéologique profonde chez les malfaiteurs. Il ne leur suffit pas d’occuper l’État pour en faire profiter leurs amis de l’oligarchie, d’abaisser les impôts sur les riches, de démanteler le service public pour le brader au privé, de démolir la paysannerie pour développer l’agro-industrie, de bavasser d’écologie pour la transformer en terrain de jeu pour les trusts du capitalisme vert... Il leur faut en plus changer la société pour y casser toutes les formes de solidarité, les liens entre les gens, les élaborations d’actions collectives.
Ils veulent que la société soit composée d’individus, séparés les uns des autres, cloisonnés dans leurs compartiments, et assujettis en fait à la tutelle de l’État et des multinationales. Et qu’ainsi éparpillés, sans force, gavés de sport et de boniments, ils laissent les riches user tranquillement de la richesse volée à la société.
Que reprochait la préfète, parlant au nom des quatre malfaiteurs, aux habitants de la Zad ? De ne pas présenter de « projet agricole individuel ». Ils prétendaient, ces marauds, ces rebelles, ces rastaquouères, faire œuvre commune, présenter quelque chose de nouveau, œuvrer ensemble. Ils observaient, les rêveurs, que dans une agriculture qui s’effondre, où les exploitations disparaissent par milliers, où les paysans se suicident par dizaines, il faudrait penser autrement, travailler en coopération, être sobre et écologique. Communistes ! Vous voulez le goulag IN-DI-VI-DU-EL, on vous dit !
Mme Klein et les quatre malfaiteurs ne font qu’appliquer la doctrine néo-libérale exprimée naguère par leur inspiratrice, Margaret Thatcher : « Il n’y a pas de société ».

Aucune idée de l’avenir

Avez-vous entendu M. Macron, M. Philippe, M. Collomb, M. Hulot dire quoi que ce soit sur ce que pourraient devenir les terres de la Zad ? Une idée, un projet, une proposition ? Nada, nenni, rien de rien. Détruire, chasser les marauds, on verra après, avec nos si brillants amis de la Chambre d’agriculture et de la FNSEA, qui président avec un talent unanimement célébré dans tout le pays à la disparition de la paysannerie, à l’artificialisation des sols, à l’agrochimie...
On peut prédire que, dans vingt ans, si les intentions de l’association de malfaiteurs se réalisent, quand le bocage aura été saccagé de diverses manières, il viendra à l’esprit de quelques historiens nostalgiques de proposer d’édifier quelque part sur l’ex-Zad un musée de la Lutte de Notre-Dame-des-Landes. Et à côté, on placera un centre de loisirs et d’initiatives, avec un restaurant de spécialités locales. Bio, bien sûr.
Ou alors, on pourrait implanter un centre de recherches en intelligence artificielle. Oh oui, super ! T’es trop fort, Manu. Merci, Nicolas.

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source : https://reporterre.net/Association-de-malfaiteurs

mercredi 18 avril 2018

Qui écrit l’histoire mondiale? Ces provocations au nom de la guerre / Who writes the world history ? These provocations in the name of the war


Un navire torpillé pendant des exercices navals (archives photo)

© Sputnik . I.Gritcher
INTERNATIONAL
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Irina Dmitrieva
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Le représentant russe auprès de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a qualifié lundi de «provocation flagrante» la présumée attaque chimique du 7 avril à Douma. De telles provocations sont lourdes de conséquences. Voici d’autres «incidents» qui ont provoqué des guerres dans le passé.
La présumée attaque chimique perpétrée le 7 avril à Douma, une banlieue de Damas, est une «provocation flagrante» qu'on utilise pour justifier une agression contre un État souverain, a déclaré lundi Alexandre Choulguine, représentant de la Russie auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) lors d'une conférence de presse.
En effet, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui accusent l'armée syrienne d'avoir employé des armes chimiques à Douma ont tiré plus de 100 missiles contre la Syrie le 14 avril. Trois personnes ont été blessées. La frappe a eu lieu avant même l'arrivée à Douma d'une mission d'enquête de l'OIAC.
Rappelons que les spécialistes du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie se sont rendus sur les lieux de l'attaque présumée avant la frappe occidentale, sans pour autant trouver des traces d'agents toxiques. Les hôpitaux locaux n'ont accueilli aucun patient souffrant d'intoxication.
Voici quelques exemples d'autres provocations utilisées par le passé à des fins politiques et dont certaines ont même entraîné des conflits militaires d'envergure.
Incendie du Reichstag
Les pompiers luttent contre les flammes au palais du Reichstag, à Berlin (archive photo)
Les pompiers luttent contre les flammes au palais du Reichstag, à Berlin (archive photo)
Le 28 février 1933, un incendie a ravagé le palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin. La police, qui s’est rendue sur les lieux, a arrêté un jeune chômeur d'origine hollandaise, Marinus van der Lubbe, qui se disait communiste.
Les autorités nazies ont utilisé l’incendie du Reichstag à des fins politiques, le présentant comme un coup des communistes allemands. Elles ont suspendu sine die les libertés individuelles et lancé une campagne de répression dirigée contre les communistes.
Il existe plusieurs hypothèses, du complot nazi à l’acte isolé. Une enquête a, plus tard, établi qu’il y aurait eu plusieurs départs d’incendie dans le bâtiment au moment de l’arrivée du communiste hollandais. L’historien français Jacques Delarue a notamment estimé que l'incendie avait été perpétré par un commando de la SA, dirigé par Karl Ernst et Edmund Heines, à l'initiative d'Hermann Göring.
Fiole comme prétexte d’une guerre en Irak
Colin Powell présente une fiole censée contenir de l'anthrax au Conseil de sécurité de lOnu
© AP PHOTO / ELISE AMENDOLA
Colin Powell présente une fiole censée contenir de l'anthrax au Conseil de sécurité de lOnu
Le 5 février 2003, le secrétaire d'État américain Colin Powell brandissait à l'Onu une fiole censée contenir de l’anthrax. Selon les États-Unis, la présentation d’une fiole avec de la poudre blanche devait prouver que l’Irak gouverné à l’époque par Saddam Hussein cachait des armes de destruction massive.
Les membres du Conseil de sécurité de l’Onu ont toutefois refusé de donner leur feu vert à une intervention militaire en Irak. Mais un mois et demi plus tard, l’opération américano-britannique a commencé en Irak. Les cinq divisions de ces deux pays n’ont pas rencontré beaucoup de résistance de la part des 23 divisions irakiennes. Pendant l’opération, 9.200 militaires et 7.300 civils irakiens ont été tués. Aucune preuve d’existence d’armes biologiques, chimiques ou nucléaires en Irak n’a jamais été trouvée.
Un an après le début de la guerre en Irak, M.Powell a reconnu qu’on l’avait induit en erreur et que les données publiées étaient imprécises ou falsifiées.
Incident de Moukden
incident de Moukden (ou incident de Mandchourie)
incident de Moukden (ou incident de Mandchourie)
L’incident de Moukden (aujourd’hui Shenyang) a marqué le début de la Seconde guerre mondiale en Asie.
Les soldats de l’armée japonaise du Guandong ont posé une bombe sur une voie ferrée, appartenant à la société japonaise Chemins de fer de Mandchourie du Sud, à la sortie de Moukden, dans la nuit du 18 au 19 septembre 1931. Le Japon a ensuite accusé la Chine d’être derrière cette attaque, justifiant ainsi son entrée en Mandchourie. L’occupation japonaise de la Mandchourie a duré jusqu’au 15 août 1945.
Le tribunal militaire international pour le Proche-Orient, créé à Tokyo conformément aux accords de Potsdam de 1945, a établi que plusieurs officiers de haut rang japonais avaient été impliqués dans ce complot.
Incidents du golfe du Tonkin
Une vedette vietnamienne cherche à éviter le feu du navire USS Maddox (2 août 1964)
Une vedette vietnamienne cherche à éviter le feu du navire USS Maddox (2 août 1964)
Les incidents du Tonkin des 2 et 4 août 1964 ont déclenché la guerre du Vietnam.
Selon la version officielle, des vedettes vietnamiennes ont attaqué le destroyer américain USS Maddox le 2 août 1964 alors qu'il se trouvait dans le Golfe du Tonkin, dans les eaux internationales. D’ailleurs, des historiens estiment que l’USS Maddox était entré exprès dans les eaux territoriales du Vietnam. Des chasseurs F-8 Crusader sont venus en aide à l’USS Maddox. Les vedettes vietnamiennes ont été endommagées.
Suite à cet incident, le Président Lyndon Johnson a ordonné à un autre destroyer, l'USS C.Turner Joy, de se porter au soutien du Maddox. La nuit du 4 août, alors qu'ils font route vers le golfe du Tonkin, ils se croient attaqués par des torpilles pendant une tempête et ripostent avec un feu nourri. Les avions envoyé d’urgence dans le secteur n’ont découvert aucun navire ennemi, mais Washington avait déjà été informé de la prétendue «agression». Selon des documents déclassifiés par la NSA en 2005, des doutes concernant «l’attaque du Tonkin» avaient été émis dès le début de l’enquête.
L’incident a entraîné un vote au Congrès américain qui a autorisé le 7 août 1964 le président Johnson à déclencher une opération militaire au Vietnam s’il l’estimait nécessaire. Les États-Unis ont envoyé plus de 200.000 soldats au Vietnam en 1965 et 200.000 autres en 1966. Début 1968, ils étaient plus de 500.000, d’après l’ouvrage Une histoire populaire de l'Amérique de Howard Zinn. La guerre a duré dix ans.
Explosion du cuirassé Maine
Le 15 février 1898 explosait le cuirassé américain Maine en rade de La Havane. Deux tiers des membres d’équipage (plus de 260 hommes) ont été tués. Les États-Unis ont accusé l’Espagne, qui contrôlait Cuba, d’avoir coulé le navire. De nombreux journaux ont présenté la culpabilité de l’Espagne comme un fait établi malgré l’absence de preuves.
Le 19 avril, le Congrès américain a adopté une résolution appelant l’Espagne à quitter Cuba. Le 22 avril, l’escadre américaine a ouvert le feu contre La Havane et le 3 juillet 1898, l’Espagne a été défaite dans cette guerre. Les deux pays ont signé un traité de paix privant l’Espagne de toutes ses colonies en Asie et en Amérique latine (Philippines, Guam, Porto-Rico et Cuba). Trois anciennes colonies espagnoles sont passées aux États-Unis.
En 1976, l’amiral de la Marine américaine Hyman Rickover a déclaré, après une nouvelle enquête, que le naufrage du Maine aurait pu être provoqué par un incendie dans les soutes à charbon, ce qui était un vrai problème pour les navires de l’époque.
Incident de Mainila
Guerre soviéto-finlandaise de 1939-1940. Des soldats de l'Armée rouge tirent sur des fortifications finlandaise en Carélie (archives photo)
© SPUTNIK .
Guerre soviéto-finlandaise de 1939-1940. Des soldats de l'Armée rouge tirent sur des fortifications finlandaise en Carélie (archives photo)
L’incident de Mainila, qui a été suivi par une guerre entre l’URSS et la Finlande (1939-1940), a eu lieu le 26 novembre 1939. Ce jour-là, le gouvernement soviétique a envoyé une note à Helsinki protestant contre sept tirs d’artillerie qui auraient fait quatre morts et neuf blessés parmi les militaires du 68e régiment soviétique vers 16h00.
L’URSS a appelé la Finlande à retirer ses troupes à 20-25 km de la frontière. Helsinki a pour sa part souhaité que les troupes soviétiques se retirent également à la même distance. L’URSS a refusé de le faire, puisque cela signifierait retirer ses forces jusqu’à Leningrad (auj. Saint-Pétersbourg). Les militaires soviétiques ont reçu l’ordre de riposter à toute attaque à la frontière. Le 8 novembre, l’URSS a rompu le pacte de non-agression conclu avec la Finlande et quatre jours plus tard, la guerre d'Hiver a éclaté.
Les historiens soviétiques n’ont jamais douté que l’incident avait commencé par une attaque finlandaise, alors que d’après d’autres pays, ce serait une provocation destinée à créer un prétexte formel pour attaquer la Finlande. Après l’effondrement de l’URSS, d’autres hypothèses ont surgi en Russie. Des historiens ont notamment supposé que le 68e régiment aurait été attaqué par une unité de la NKVD, d’autres estiment qu’il n’y a pas eu de tirs le 26 novembre 1936 et que personne n’a été tué ni blessé. Pour l’instant, aucune hypothèse n’a été confirmée.
Affaire de Gleiwitz
Радиовышка в Гливице
Радиовышка в Гливице
La provocation organisée par les nazis à Gleiwitz (aujourd'hui Gliwice, en Pologne, à la frontière tchèque) en 1939 est connue pour avoir déclenché la Seconde guerre mondiale.
Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, six soldats allemands, accompagnés de douze criminels à qui on avait promis la liberté, tous revêtus d'uniformes polonais, se sont emparés de l’émetteur radio de Gleiwitz. Cela ressort des aveux faits par Alfred Naujocks, membre allemand du Parti national-socialiste des travailleurs allemands et le Sturmbannführer-SS, au procès de Nuremberg en 1945.
La fausse attaque baptisée opération Himmler avait pour fonction de légitimer le déclenchement de l'offensive de l’Allemagne nazie contre la Pologne.
Les assaillants ont diffusé un message appelant la minorité polonaise de Silésie à prendre les armes pour renverser le chancelier Adolf Hitler. Le message n’a été diffusé que localement, mais cela n’a pas empêché de réaliser la suite du plan, notamment l'exécution de criminels représentant les cadavres des pseudo-attaquants polonais. Des journalistes ont été convoqués pour témoigner de l’«attaque polonaise».
L'armée nazie a attaqué la Pologne le 1er septembre 1939, déclenchant ainsi la Seconde guerre mondiale. L’offensive allemande a entraîné l'entrée en guerre de la France, le 3 septembre et de la Grande-Bretagne, le 4 septembre.
Grand incendie de Rome
Néron sur les ruines de Rome, par Carl Theodor von Piloty
Néron sur les ruines de Rome, par Carl Theodor von Piloty
L’incendie qui a frappé Rome, l’une des plus grandes métropoles de l’Antiquité, le 18 juillet 64 (av.J.C.), a sévi pendant six jours et sept nuits en se propageant pratiquement dans toute la ville. Il a complètement détruit trois des quatorze quartiers qui constituaient la ville et ont porté des dommages importants à sept autres. Les morts se comptèrent par milliers.
L’empereur Néron a ensuite pris des mesures pour reconstruire la ville, mais cela n’a pas pu faire taire les rumeurs sur la culpabilité de l'empereur concernant l'incendie. Pour cette raison, Néron aurait accusé les chrétiens, d’après l’historien romain Tacite. Dans ses Annales, Tacite met l’accent sur le fait que les persécutions des chrétiens ont eu lieu à la suite de l’incendie.
Ce récit a fortement marqué la tradition chrétienne, qui y associera par la suite la mort des apôtres Pierre et Paul. L’érudit romain Suétone (vers 121) a mentionné cette persécution au milieu d’une liste de mesures prises par Néron. L'authenticité des passages de Tacite et de Suétone a parfois été contestée, mais personne ne doute que les chrétiens ont été persécutés.
Toute ressemblance des provocations historiques avec des événements actuels ne serait pas fortuite. De même que le grand incendie de Rome a entraîné des atrocités contre des populations civiles, n’importe quelle provocation d’envergure risque toujours d’entraîner des violences et même une guerre. Espérons qu’aucun pays moderne ne fera payer ce prix à l’humanité au nom de ses intérêts nationaux.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201804181035992253-provocations-guerres-histoire/