"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
mercredi 13 décembre 2017
Peut-on lutter sans violence ? Interview de Jean-Marie Muller, philosophe, directeur des études à l'Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits / Can we fight without violence? Interview of Jean-Marie Muller, philosopher, director of the studies to the Research institute on the nonviolent resolution of the conflicts
lundi 11 décembre 2017
La Connexion Alimentaire / The Food Connection
Je me souvient d'un épisode a la cantine de mon école ou un adulte, pour une raison qui m'échappe, avait décidé de me forcer a manger un bout de viande:
- "On va rester la tous les deux jusqu'a ce que tu finisses ta viande !"
- Nous consommons de la merde.
- Nous participons de la merde ambiante.
- Nous sommes toutes et tous aussi merdiques que nos voisins.
- Et nous vivons, toutes et tous, dans un monde intimement lié a la violence, que celle-ci soit physique ou psychologique, subtile ou bornée: manger, ou être mangé.
Les végétariens diront oui…car la présence de l'abattoir, soit la mise a mort d'un être vivant dans la première catégorie merdique est insupportablement merdique.
Idéaliste dans l'âme, et sans trouver de réponses ou d'options pleinement satisfaisantes, j'ai souvent décidé de refuser de participer au bordel ambiant: plus de viande.
Ces périodes végétariennes ont été importantes pour mon développement personnel parce qu'elles ont prolongées et surtout "panoramisées" ma réflexion.
Devant cette impasse alimentaire globale, j'ai souvent pensé a cette phrase de Cioran:
Un voisin fermier me faisait visiter ses champs pas plus tard que la semaine dernière:
- "Regardes, je fais que du Bio maintenant…"
Cependant, il est possible de largement minimiser, avec des ordres de priorité différents selon les choix de routines alimentaires, les sensibilités et les intentions de chacun, notre participation au paradigme ambiant…et finalement au suicide collectif.
Production végétale ou animale, brute ou dérivée, nous faisons l'effort quotidien d'éviter le plus possible les aliments issus de l'univers "intensif moderne". Je fais ici la différence entre les systèmes de production agricole intensifs traditionnels, et les systèmes de production agricole intensifs modernes.
Fuck le gaspillage hydrique.
Fuck la pollution.
Fuck les OGM.
Fuck la monoculture.
Fuck les usines a viande.
Fuck l'Agribusiness.
Fuck 99% de notre nourriture moderne quoi…
D'une manière générale, il est important ici de conserver un lien avec nos cycles naturels: les oranges en Janvier n'ont aucun sens si celles-ci doivent faire 10 000 km avant d'atterrir dans notre cuisine, mais aussi et peut être surtout avec nos producteurs locaux.
3. Privilégier la production personnelle.
J'ai déjà fait un énorme travail sur ce blog concernant la notion de "production familiale". Le fait est que pour minimiser le merdique, la solution la plus directe et efficace reste de produire ses aliments soi même.
Mettre de la nourriture saine et cohérente sur la table…un défi moderne en soi.
Qu'il soit question d'élevage ou d'agriculture, ce manque chronique de connexion, ce manque chronique de responsabilité, ou tout est systématiquement relégué a l'état, organisé, repoussé et éloigné de notre confort quotidien, est la source d'une multitude de petites et grandes violences.
Ce refus catégorique de nous confronter a la vie dans toute sa violence en devient insupportable…et ce n'est que dans la connexion intime et la production directe qu'il m'a été donné l'opportunité de réellement respecter et apprécier ma nourriture.
source : http://lesurvivaliste.blogspot.be/2015/09/la-connexion-alimentaire.html
dimanche 10 décembre 2017
Le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Il nous mène à la catastrophe + 50 ans d'occupation israélienne : le Parlement européen criminalise le délit d'opinion ! / The CRIF does not represent the Jews of France. It leads us to the disaster / + 50 years of Israeli occupation : the European Parliament criminalizes the thought crime!
L’UJFP s’adresse solennellement aux Juifs de France.
Donald Trump vient de violer un peu plus le droit international en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en mettant fin pour longtemps à toute perspective de paix fondée sur l’égalité des droits et la justice au Proche-Orient.
Il confirme son alignement complet sur les Chrétiens sionistes américains (qui sont des antisémites) et sur un gouvernement israélien d’extrême droite qui a totalement libéré la parole raciste ou la déshumanisation de « l’Autre ».
Donald Trump vient de violer un peu plus le droit international en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en mettant fin pour longtemps à toute perspective de paix fondée sur l’égalité des droits et la justice au Proche-Orient.
Il confirme son alignement complet sur les Chrétiens sionistes américains (qui sont des antisémites) et sur un gouvernement israélien d’extrême droite qui a totalement libéré la parole raciste ou la déshumanisation de « l’Autre ».
La dernière déclaration du CRIF demandant que la France imite Trump est ahurissante.
Le CRIF est issu de la résistance. Il a été fondé avec le souci de représenter les Juifs de France dans toute leur diversité après le génocide nazi. Cette diversité était encore perceptible quand Théo Klein en était le président (1983-89). Théo Klein a rompu avec le CRIF en 2012.
Le CRIF est devenu, à l’image de l’AIPAC aux Etats-Unis, une officine totalement inféodée à l’extrême droite israélienne. En 2001, l’ancien président Bush avait déclaré « la guerre du bien contre le mal », le mal étant les Arabes, les musulmans, le Tiers-monde. Le CRIF essaie d’enrôler les Juifs de France dans ce camp-là, ce qui est une rupture complète avec leur histoire. L’histoire des Juifs de France, c’est la lutte pour l’émancipation. Elle est marquée par l’acquisition de la citoyenneté pendant la Révolution Française, par l’Affaire Dreyfus pendant laquelle les Juifs ont reçu le soutien de la partie progressiste de la société française, par la résistance juive au nazisme, par l’engagement massif de Juifs dans des combats pour l’égalité et la justice sociale.
Faut-il énumérer les actes les plus scandaleux et les déclarations racistes du CRIF ?
En 2002, l’ancien président du CRIF Cukierman a déclaré que le score de Le Pen était « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Le 31 décembre 2016, William-Gilles Goldnadel, par ailleurs avocat de Florian Philippot et Patrick Buisson (qui a dirigé pendant des années le torchon antisémite « Minute ») explique que : « des colonies de peuplement, contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine Saint-Denis. Un Juif est moins étranger en Judée ».
Faut-il rappeler les campagnes haineuses contre Jean Ferrat (dont le père a été assassiné à Auschwitz) accusé d’avoir écrit une chanson antisémite (Nuits et Brouillard !) ? Ou la campagne contre Charles Enderlin accusé d’avoir « trafiqué » les images sur la mort du petit Mohammed al-Dura à Gaza en 2000 ?
Faut-il rappeler ces « dîners du CRIF » où les responsables politiques qui le souhaitent s’y rendent, mais se doivent de faire allégeance et où les rares autres responsables qui osent émettre le moindre doute sur la politique israélienne se font instantanément traiter d’antisémites ?
Non seulement le CRIF soutient une politique raciste contre les Arabes et criminelle contre les Palestiniens, mais cette politique est totalement suicidaire pour les Juifs que le CRIF met sciemment en danger. Cette politique tourne délibérément le dos à la demande légitime de sécurité à laquelle elle prétend répondre.
Quand Nétanyahou explique aux Juifs de France que leur pays, c’est Israël et qu’ils doivent partir, on est ahuri du silence d’approbation du CRIF : aucun antisémite depuis Vichy n’avait osé dire aux Juifs qu’ils n’étaient pas chez eux en France. Est-ce la position du CRIF ? Le CRIF soutient-il la loi qui va être présentée à la Knesset faisant d’Israël l’Etat-Nation du peuple juif, excluant les Palestiniens et transformant les Juifs de France en étrangers dans leur propre pays ?
Quand Nétanyahou fait une déclaration totalement négationniste (21 octobre 2015) à savoir qu’Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs et que c’est le grand Mufti qui lui aurait soufflé cette solution, on est stupéfait par le silence du CRIF, qui prétend pourtant défendre la mémoire du génocide.
L’UJFP s’adresse aux Juifs de France : vous avez une histoire, une mémoire, des identités multiples. Votre place n’est pas au côté d’une officine raciste qui soutient inconditionnellement l’occupation et la destruction de la Palestine. Officine qui essaie de vous séparer des victimes du racisme quotidien.
Si vous n’êtes pas persuadés que la politique du CRIF est immorale et tourne le dos à toutes les valeurs juives, soyez persuadés qu’elle vous met sciemment en danger.
La place des Juifs de France, c’est d’être au côté de toutes les victimes du racisme ou du colonialisme, c’est d’être pour le « vivre ensemble » et l’égalité des droits. En France et au Proche-Orient.
Le Bureau national de l’UJFP le 8 décembre 2017
Le CRIF est issu de la résistance. Il a été fondé avec le souci de représenter les Juifs de France dans toute leur diversité après le génocide nazi. Cette diversité était encore perceptible quand Théo Klein en était le président (1983-89). Théo Klein a rompu avec le CRIF en 2012.
Le CRIF est devenu, à l’image de l’AIPAC aux Etats-Unis, une officine totalement inféodée à l’extrême droite israélienne. En 2001, l’ancien président Bush avait déclaré « la guerre du bien contre le mal », le mal étant les Arabes, les musulmans, le Tiers-monde. Le CRIF essaie d’enrôler les Juifs de France dans ce camp-là, ce qui est une rupture complète avec leur histoire. L’histoire des Juifs de France, c’est la lutte pour l’émancipation. Elle est marquée par l’acquisition de la citoyenneté pendant la Révolution Française, par l’Affaire Dreyfus pendant laquelle les Juifs ont reçu le soutien de la partie progressiste de la société française, par la résistance juive au nazisme, par l’engagement massif de Juifs dans des combats pour l’égalité et la justice sociale.
Faut-il énumérer les actes les plus scandaleux et les déclarations racistes du CRIF ?
En 2002, l’ancien président du CRIF Cukierman a déclaré que le score de Le Pen était « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Le 31 décembre 2016, William-Gilles Goldnadel, par ailleurs avocat de Florian Philippot et Patrick Buisson (qui a dirigé pendant des années le torchon antisémite « Minute ») explique que : « des colonies de peuplement, contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine Saint-Denis. Un Juif est moins étranger en Judée ».
Faut-il rappeler les campagnes haineuses contre Jean Ferrat (dont le père a été assassiné à Auschwitz) accusé d’avoir écrit une chanson antisémite (Nuits et Brouillard !) ? Ou la campagne contre Charles Enderlin accusé d’avoir « trafiqué » les images sur la mort du petit Mohammed al-Dura à Gaza en 2000 ?
Faut-il rappeler ces « dîners du CRIF » où les responsables politiques qui le souhaitent s’y rendent, mais se doivent de faire allégeance et où les rares autres responsables qui osent émettre le moindre doute sur la politique israélienne se font instantanément traiter d’antisémites ?
Non seulement le CRIF soutient une politique raciste contre les Arabes et criminelle contre les Palestiniens, mais cette politique est totalement suicidaire pour les Juifs que le CRIF met sciemment en danger. Cette politique tourne délibérément le dos à la demande légitime de sécurité à laquelle elle prétend répondre.
Quand Nétanyahou explique aux Juifs de France que leur pays, c’est Israël et qu’ils doivent partir, on est ahuri du silence d’approbation du CRIF : aucun antisémite depuis Vichy n’avait osé dire aux Juifs qu’ils n’étaient pas chez eux en France. Est-ce la position du CRIF ? Le CRIF soutient-il la loi qui va être présentée à la Knesset faisant d’Israël l’Etat-Nation du peuple juif, excluant les Palestiniens et transformant les Juifs de France en étrangers dans leur propre pays ?
Quand Nétanyahou fait une déclaration totalement négationniste (21 octobre 2015) à savoir qu’Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs et que c’est le grand Mufti qui lui aurait soufflé cette solution, on est stupéfait par le silence du CRIF, qui prétend pourtant défendre la mémoire du génocide.
L’UJFP s’adresse aux Juifs de France : vous avez une histoire, une mémoire, des identités multiples. Votre place n’est pas au côté d’une officine raciste qui soutient inconditionnellement l’occupation et la destruction de la Palestine. Officine qui essaie de vous séparer des victimes du racisme quotidien.
Si vous n’êtes pas persuadés que la politique du CRIF est immorale et tourne le dos à toutes les valeurs juives, soyez persuadés qu’elle vous met sciemment en danger.
La place des Juifs de France, c’est d’être au côté de toutes les victimes du racisme ou du colonialisme, c’est d’être pour le « vivre ensemble » et l’égalité des droits. En France et au Proche-Orient.
Le Bureau national de l’UJFP le 8 décembre 2017
Document(s) joint(s)
Communiqué de l’UJFP : "Le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Il nous mène à la catastrophe." le 08-12-2017
le Bureau national de l’UJFP
Articles de cet auteur
- Trump-Nétanyahou : Fauteurs de guerre et apprentis sorciers
- Jabal al-Baba ou la bataille de Palestine
- Communiqué d’orientation politique de l’Assemblée générale ordinaire de l’UJFP 2017
- La parabole du pasteur Niemöller
- Décès de Georges Rosevègue
- [...]
source : http://www.ujfp.org/spip.php?article6053
En outre... l'article suivant ne manque pas de sel :
50 ans d'occupation israélienne : le Parlement européen criminalise le délit d'opinion!
6 JUIN 2017 PAR REGISTER BLOG : RESISTEZ !
Ce 1er juin le Parlement européen a voté, à une très large majorité, une nouvelle résolution sur l’antisémitisme qui criminalise une fois de plus le délit d'opinion, sous la pression des lobbies hyperactifs pro-israéliens. Il y a maintenant 50 ans, le 5 juin 1967, Israël lançait une offensive militaire de conquête aux conséquences dramatiques pour la paix mondiale ..... mais exige le silence !
Ils l'ont fait ! La seule instance démocratique européenne, le Parlement, vient de criminaliser le délit d'opinion. De la social-démocratie à l’extrême droite souverainiste et antisémite, tous les groupes ont voté en faveur d'une nouvelle résolution sur l'antisémitisme, à l’exception notable de la Gauche Unitaire Européenne et des Verts.
La résolution, par le biais du paragraphe 2, fait siens les critères proposés par la très sioniste International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) pour définir l’antisémitisme. Si celle-ci reconnaît que l’antisémitisme, c’est la haine du Juif en tant que juif, le paramètre de la définition ne s’arrête pas là : « Nier au peuple juif (sic) le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est une entreprise raciste » relèverait de l’antisémitisme. « Avoir deux poids deux mesures en demandant de l’Etat d’Israël un comportement que l’on attend ni ne demande de n’importe quelle autre nation démocratique (sic)». Antisémitisme !
Le vote de cette résolution nous rappelle, qu’en France comme en Europe, "le droit à la critique d’Israël fait partie de la liberté d’expression politique en général, un acquis aussi précieux que fragile qu’il nous faut défendre à tout prix". Comme le souligne énergiquement l'UJFP (Union des Juifs Français pour la Paix).
Petit rappel sémantique :
- l'antisémitisme est un délit
- l'antisionisme est une opinion
Formulé vers la fin du XIXe l'antisémitisme désignait à l'origine le racisme à l'encontre des peuples sémites mais ne visera en réalité que les Juifs. La création d'un Etat juif (Israël), puis ses exactions permanentes : colonisation, racisme anti-arabe, apartheid, non respect du droit international, massacres, etc ... a amené de nombreuses voix dans le monde à dénoncer cette politique criminelle.
Celle-ci étant totalement indéfendable il fallait trouver comment faire taire ces voix à tout prix. Ce sera l'accusation d'antisémitisme dès lors qu'on osera critiquer le régime d'extrême droite israélien !
Ainsi, que ce soit en Israël même, chez les politiciens français ou dans les media, tout démocrate, tout humaniste, risque de se voir désormais traité d'antisémite par un lobby aux dents longues et sa propagande honteuse.
Cette dérive sémantique est tout à fait symbolique de l'utilisation qui est faite du sens des mots par ceux qui sont au pouvoir et qui tentent là de transformer systématiquement une opinion (critiquer la politique d'Israël) en un délit (l'antisémitisme). Ainsi le "délit d'opinion", propre des dictatures, s'est peu à peu infiltré dans la République.
Avec des conséquences :
- en parlant d'antisémitisme pour tout et n'importe quoi ils ont fini par en affaiblir le sens, et même le ridiculiser, tout en confortant les vrais antisémites
- le caractère obsessionnel de leur croisade, leurs propos souvent délirants, vont jusqu'à produire de fausses agressions antisémites !
- mais surtout cette chape de plomb prive les Français des informations et des prises de position qui leur permettraient de mieux comprendre la situation : l'horreur en Palestine, la guerre coloniale, le mouvement BDS, les résistants israéliens, la complicité des dirigeants français, leur soutien aux assassins, etc ...
Il semble, hélas, que dans la droite ligne de Valls, Macron et son mouvement En Marche sont décidés à céder eux aussi aux lobbies pro-israéliens. Ainsi deux candidats aux législatives viennent d'en être écartés pour avoir soutenu le mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et réclamé la séparation du CRIF et de l'Etat, ou demandé un embargo économique envers Israël.
Justement, ces élections doivent aussi être l'occasion pour les citoyens d'interpeller les candidats. S'engagent-ils à reconnaître enfin les droits des Palestiniens, à exiger le respect du droit international par Israël, à mettre au pas les lobbies et à nous rendre le droit d'exprimer notre opinion ?
Claire Vérilhac
Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.
https://blogs.mediapart.fr/register/blog/300517/50-ans-doccupation-israeliennele-parlement-europeen-criminalise-le-delit-dopinion
samedi 9 décembre 2017
Expérience de mort imminente : que dit la science ? / Near-death experience: what says the science?
Dans le fond, s'intéresser à la mort, c'est s'intéresser à la vie et à la façon de vivre celle-ci le mieux possible...
mardi 5 décembre 2017
Natacha Polony reçoit Etienne Chouard / Natacha Polony receives Etienne Chouard
Du beau, du grand Chouard :-)
dimanche 3 décembre 2017
Alain Soral continuera-t-il à refuser le débat ? / Will Alain Soral continue to refuse the debate?
- 01 Déc 2017
- MICHEL COLLON
J’ai proposé à Alain Soral un débat public. Je lui ai envoyé mon nouveau livre « Pourquoi Soral séduit » qui critique le sien « Comprendre l’Empire ». Soral semble répondre qu’il refuse de débattre car il n’a pas de temps à perdre avec moi.
Pour justifier sa dérobade, Soral avance trois arguments :
1. Avant même d’avoir reçu mon livre, il « devine déjà » ce qu’il y a dedans. Trop fort !
2. Il se cache derrière plusieurs auteurs qui, soi-disant, « ont déjà répondu pour moi à ses critiques » (Atzmon, Clouscard, Mearsheimer & Walt, Faurisson, Sombart). Désolé, mon livre ne parle pas de ces questions !
3. Débattre serait, dit-il, « affaiblir un peu plus le combat anti-impérialiste par d’inutiles polémiques ». Mais pas du tout ! Pourquoi aurions-nous peur de permettre aux gens de se faire leur opinion afin de mieux lutter contre l’impérialisme ?
Toujours sans avoir lu mon livre qui le critique, Soral prétend : « Pour le reste, Michel Collon et moi sommes à peu près d’accord ». Faux. Ceux qui ont déjà pu lire mon livre ont compris que nos visions de la société et de l’alternative divergent considérablement.
Mon but avec ce livre ? Expliquer de manière rigoureuse et pédagogique le fonctionnement du système capitaliste. Ne pas se contenter d’un coup de gueule « Tout ça, c’est un complot des banques, des illuminati et des juifs ». Ces idées complotistes peuvent exprimer un sentiment de révolte mais passent à côté des mécanismes profonds du capitalisme.
Une véritable analyse des règles économiques et politiques fondamentales est indispensable pour préparer la contre-attaque et changer de système. Voilà l’enjeu. Un mouvement populaire large, solidaire, anti-impérialiste, antiraciste, antisexiste, pour l’égalité, l’amitié entre les peuples et la justice sociale. Or, je montre dans mon livre qu’au fond, Alain Soral défend le capitalisme à condition d’en changer les dirigeants. Illusion !
Je pense qu’il craint la confrontation. Car, au contraire de ce qu’il affirme, elle démontrera que Alain Soral et Michel Collon, ce n’est pas le même combat.
Soral n’a « pas de temps à perdre avec moi » ? Mais il ne s’agit pas de moi, il s’agit de tous ces gens qui se posent beaucoup de questions ! Je n’ai pas écrit un livre contre Soral. Mais pour les gens. Clarifier le débat et nous armer tous pour la résistance.
« J’ai plus important à faire, », écrit Soral. Qu’y a-t-il donc de plus important que de permettre aux gens de confronter les visions sur ces problèmes et décider comment ils souhaitent lutter ?
Je renouvelle mon appel au débat public. Calme, objectif et respectueux.
Suivre les réactions sur le compte Facebook de Michel Collon & Investig’Action
Nouveau livre de Michel Collon

source : https://www.investigaction.net/fr/alain-soral-continuera-t-il-a-refuser-le-debat/
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