"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement" BOUDDHA; Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." MARTIN LUTHER-KING; "Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir." CONFUCIUS ; « Nous savons qu’ils mentent, ils savent aussi qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons, et pourtant ils continuent à mentir ». SOLJENITSYNE
Comment expliquer que la France décore un prince saoudien de la légion d’honneur et qualifie le président russe de grand méchant ? Guy Mettan, auteur de l'essai Russie-Occident : la guerre de mille ans, explore cette situation ubuesque.
L’écrivain et politologue suisse Guy Mettan s’est penché sur les raisons qui ont fait de la Russie le fief du despotisme et de la tyrannie aux yeux d’un Occident toujours tout blanc. L’auteur fait remarquer que les préjugés ne datent pas de la crise ukrainienne – la dernière crise majeure des relations entre la Russie et l’Occident.
Pour Guy Mettan, l’affrontement entre les deux espaces remonte à l’époque de Charlemagne – avant même l’existence de l’Etat russe – , quand les Grecs ont été désignés comme initiateurs d’un schisme provoqué par l’église d’Occident.
Tout savoir sur la relation Russie-Occident - dans la vidéo de RT France :
Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.
Le dénouement approche-t-il ? Sur le Vieux Continent, la France s’est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d’une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat anti-Système.
À ce sursaut nécessairement symbolique dans ce pays-symbole par essence s’ajoute, partout, le rejet massif de cette Europe des banksters, des lobbies et des technocrates glacés qui lamine les peuples. Enfin, à l’étage supérieur de la fusée-Système, ce même rejet de la caste dirigeante pave la voie à une présidentielle US explosive pour l’Empire, qui semble dès lors envisager les pires extrémités pour sauver sa tête. Partout dans le sanctuaire du Système atlantiste, le développement de ce climat insurrectionnel terrifie désormais la pègre néolibérale dirigeante, créant une tension inédite, radicale, qui préfigure des bouleversements décisifs et impose d’envisager les développements les plus extraordinaires.
Le printemps français
Jamais, dans l’histoire de la Ve République, ni même avant, une élite politique, intellectuelle et médiatique n’aura suscité autant le mépris et le rejet du peuple. Il faut dire que rarement une caste dirigeante n’était tombée si bas dans l’Hexagone. Des politiciens désincarnés, des médias prostitués et une intelligentsia nihiliste constituent désormais une sorte de dictature molle, dont l’agenda se borne à satisfaire, à droite les rêves du CAC 40, à gauche ceux des lobbies LGBTQ ou SOS Racisme.
Le ras-le-bol est désormais tel, que pour beaucoup de Français, l’opposition la plus radicale est devenue aujourd’hui une question de principe, une question de dignité, et finalement la seule posture moralement supportable.
La Loi Travail stigmatise ainsi pour l’instant toutes les rancœurs accumulées, toutes les vexations, toutes les rages contenues suite aux promesses non tenues, aux insultes, aux montages, aux mensonges, aux soumissions et aux trahisons.
C’est un véritable «printemps français» qui est en train de germer, enfin.
Dans ce climat pré-insurrectionnel, Flanby peut dès lors bien placer ses derniers espoirs de réélection sur une réédition de la farce de 2002, qui porta Chirac au pouvoir avec 82% des voix contre Le Pen – on a les ambitions qu’on peut – il est peu probable que la France éveillée se laisse couler jusque-là.
Mélenchon a dès lors parfaitement raison de penser, d’espérer, que face à un tel rejet du Parti unique à deux têtes – et un épouvantail – les scénarios les plus improbables deviennent possibles, sinon plausibles.
A n’en pas douter, la Présidentielle française de 2017 s’annonce explosive, elle aussi !
La pression monte.
Vers la fin de l’Europe soviétique Au niveau européen. C’est le même constat. L’Europe des banksters qui a émergé du Traité faussaire de Lisbonne n’est plus qu’un cadavre politique nourrissant une multitude d’insectes dont le job, grassement payé par des contribuables exsangues, se résume à faire croire qu’elle est toujours vivante. Mais il n’en est rien.
L’Europe est un échec politique dont la structure littéralement soviétique n’est plus réformable. Et cela aussi, les peuples l’ont bien compris.
Alors que ses élites non élues mènent des trains de vie somptuaires, le petit peuple crève et se voit roué de coups, dès lors qu’il s’insurge contre le racket organisé, comme en Grèce.
On pourrait établir une liste d’exemples sans fin de la toxicité d’une Europe aux tendances totalitaires, vendue aux lobbies, qui s’arroge le pouvoir d’empêcher les peuples de disposer d’eux-mêmes, qui les menace, les fait chanter, les punit et les transforme en working poors au service d’actionnaires apatrides déjà obèses.
À cela nous préférerons un simple témoignage.
Dimanche passé, jour d’élection en Italie, nous avons eu des nouvelles d’une amie, maman italienne de 50 ans ayant perdu son commerce, et dont le mari est au chômage. Sans ressources, elle a saisi l’opportunité de travailler comme d’autres dans un bureau de vote toute la journée. Résultat : 12 heures de labeur pour… 50 euros, soit 4 euros de l’heure. Sa sœur, maman divorcée, cumule quant à elle pas moins de trois jobs pour survivre, également payés au lance-pierres. Jamais à l’époque de la Lire et de la souveraineté de l’Italie, une telle misère n’avait ravagé la péninsule.
Coïncidence : le jour même où nous parvenaient ces nouvelles révoltantes, TF1 se fendait d’un sujet sur les revenus de certains gérants de fonds de pension. Dans deux cas au moins : ces revenus culminaient à 1,5 milliard d’euros, soit 4 millions d’euros par jour, ou 170 000 euros de l’heure.
Certes, nous aurions pu nous contenter de mettre en parallèle les salaires des petites mains italiennes avec ceux des fonctionnaires européens, la comparaison étant déjà largement indécente.
Reste que l’obscénité manifeste de cette disproportion des revenus, entre des mères sans ressources et un surmort de la finance mondiale, dit mieux que tout l’absurdité d’un néolibéralisme devenu fou, devenu crime contre l’humanité à force d’injustice, et dont l’Europe de Lisbonne se fait aujourd’hui le promoteur zélé.
Dans quelques jours, un Brexit pourrait pourtant sonner le coup d’envoi de la déconstruction de cette Europe ratée, de ce sous-produit de la sous-culture mercantile étasunienne. Mais même en cas d’échec, un Grexit, un Frexit ou un Italexit finira bien par passer l’épaule. Question de temps.
La pression monte.
Une guerre nucléaire pour sauver Washington?
Pendant ce temps-là, l’échéance américaine approche, avec sa charge explosive énorme, fabuleuse.
De plus en plus, il apparaît en effet possible, sinon probable, que la planche pourrie démocrate, «Crooked Hillary», pourrait bien se faire bouffer toute crue par l’abominable Trump.
La pauvre Killary, menteuse pathologiqueet va-t-en guerre hystérique, cristallise en effet de plus en plus de haines à travers le pays et il n’est de loin pas assuré que les supporters démocrates de «Bernie» reportent leur vote sur elle.
Trimbalant une série de casseroles longue comme la journée d’un working pooreuropéen, Killary est en effet perçue pour ce qu’elle est : juste une marionnette aux mains de Wall Street et du Parti de la guerre US, un parfait clone d’Obama donc, un parfait petit soldat du Système et de son hyper-classe des 1%. Wall Street et le Pentagone sont dès lors tétanisés par la possibilité de voir s’asseoir derrière le bureau ovale un outsider aussi grossier qu’incontrôlable, qui ose parler de désengagement militaire, d’équilibrage dans la question israélo-palestinienne ou carrément, suprême hérésie, de normalisation avec l’ignoble Poutine.
Et toute la question qui agite désormais les observateurs anti-Système est de savoir si Wall Street et le Pentagone vont tout simplement accepter de prendre un tel risque.
Les rumeurs d’une «october surprise» vont donc bon train, et chacun se demande quel lapin les marionnettistes de l’État profond US vont bien pouvoir sortir de leur chapeau pour geler le processus, se donner le temps de reformater l’opinion et permettre ensuite au Système «de perdurer dans son être».
C’est qu’en matière de scénario-surprise, il va falloir être créatif. L’assassinat pur et simple de Trump est certes une option, mais c’est du déjà-vu et personne ne croirait plus à la version d’un fanatique manipulé depuis Cuba ou Tora Bora. Difficile aussi de refaire le coup du 11 Septembre. Trop gros, trop cher, trop risqué à faire avaler un remake, et il est presque assuré que les Saoudiens rechigneraient à passer à la caisse une deuxième fois. Et puis en ce moment, c’est pas terrible avec les Saoudiens.
Non, le plus simple, c’est de faire dans l’énorme, le gigantesque, dans l’incontestable, l’irréfutable, l’indiscutable. C’est-à-dire dans la guerre, évidemment contre la Russie, et nucléaire si possible, histoire de vraiment aveugler tout le monde.
C’est la thèse de plusieurs commentateurs, tant russes qu’américains, qui estiment aujourd’hui que les préparatifs de la chose vont d’ores et déjà bon train. Au nombre des arguments avancés : le long travail de formatage des opinions publiques à la russophobie depuis 5 ans ; le déploiement de forces US d’une ampleur inédite depuis 1944 en Europe ; le cinglant refus d’Obama de discuter avec Poutine de la question de plus en plus sensible du bouclier anti-missileet, enfin, l’inquiétante inauguration en Roumanie, en mai dernier, d’un système US de missiles «Aegis Ashore» parfaitement profilé pour le lancement d’une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie.
Bien sûr, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais force est de constater que tous les ingrédients de l’explosion sont réunis. Car au-delà de la volonté ou non des États-Unis d’appuyer sur le bouton rouge en premier, la question se pose de savoir combien de temps Moscou acceptera de rester sous la menace de cette première frappe nucléaire, avant de détruire la base roumaine en question – ce que ferait n’importe quel dirigeant normalement constitué, cf. la crise des missiles à Cuba.
Ce moment où tout devient possible
En résumé, nous voici donc face à une situation où, de Paris à Washington en passant par Bruxelles, un véritable climat d’insurrection se globalise contre la pègre dirigeante néolibérale, avec des possibilités de développements extraordinaires : renversement de gouvernement en France, dislocation de l’UE, éclatement intérieur de l’Empire.
Tout est donc possible désormais avec, en embuscade, l’ultime folie de marionnettistes US en train de créer toutes les conditions d’un affrontement nucléaire, qu’ils espèrent sans doute voir confiné à l’Europe et à la Russie bien sûr, le tout avec l’effarante complicité suicidaire de Bruxelles.
La grande crise générale du Système néolibéral semble donc bel et bien entrée dans sa phase terminale.
Note du Saker Francophone
Cet article de Zuesse analyse les conséquences du refus d’Obama et de l’administration étasunienne de discuter du système anti missiles installé à la frontière occidentale russe, comme annoncé dans la dépêche de Reuters que nous avons traduite ici.
Par Eric Zuesse – Le 5 juin 2016 – Source The US Saker
Si Poutine ne veut pas que les forces de rétorsion de la Russie soient éliminées, il devra être le premier à appuyer sur le bouton nucléaire.
Les actes parlent plus que les mots, et le président américain Barack Obama vient de poser son acte et ne s’est plus contenté de parler. Son acte a été de refuser de discuter avec le président russe, Vladimir Poutine au sujet du plus grand souci de la Russie, le récent changement dans la stratégie nucléaire des États-Unis, un changement dramatique et terrifiant pour Poutine.
Le dimanche 5 Juin, un article de Reuters intitulé La Russie déclare que les États-Unis refusent de discuter de leur système de défense anti missiles, qui explique que «Les États-Unis ont refusé des invitations de la part des Russes de discuter du programme de défense antimissile de Washington, selon le ministre adjoint russe de la Défense, Anatoli Antonov, cité ce dimanche, et qualifiant l’initiative de très dangereuse».
La préoccupation de la Russie est que si le Ballistic Missile Defense, ou système anti-missiles balistiques, que les États-Unis sont en train d’installer à proximité des frontières russes fonctionne, les États-Unis seront en mesure de lancer une attaque nucléaire surprise contre la Russie. Et ce système, en développement depuis des décennies et techniquement appelé système de défense antimissile terrestre Aegis, anéantira les missiles que la Russie lancera en représailles. Cela laissera la Russie sans capacité de représailles du tout, à l’exception de la contamination nucléaire qui touchera l’ensemble de l’hémisphère nord, provoquant un hiver nucléaire mondial, seul retour de bâton de l’assaut étasunien contre la Russie. Un retour de bâton que certains stratèges occidentaux pensent gérable pour les États-Unis et qu’ils estiment être peut-être le coût à payer, pour l’élimination de la Russie.
Cette théorie d’une guerre nucléaire gagnable (qui aux États-Unis semble remplacer la théorie précédente, appelée MAD, acronyme pour Destruction Mutuelle Assurée) a d’abord été présentée en 2006 dans la prestigieuse revue américaine Foreign Affairs, sous le titre Augmenter la supériorité nucléaire. Cet article plaide pour une politique américaine stratégique beaucoup plus audacieuse contre la Russie, sur la base d’une prétendue supériorité technologique de l’Amérique contre l’armement de la Russie mais dans une fenêtre de temps limité, dont les États-Unis doivent profiter avant que la Russie ne les rattrape et que la possibilité d’une telle action ne disparaisse.
Paul Craig Roberts a été le premier journaliste occidental à soutenir les préoccupations russes sur le fait que Barack Obama puisse être un adepte de cette théorie. L’un des premiers articles de Roberts sur ce sujet a été publié le 17 juin 2014 et intitulé Washington bat les tambours de la guerre. Il y observe que «la doctrine de guerre des États-Unis a été modifiée. Les armes nucléaires américaines ne sont plus limitées à une force de rétorsion, mais ont été élevées au niveau d’une attaque nucléaire préventive.»
Le président russe Vladimir Poutine a essayé plusieurs fois de soulever cette question avec le président Obama, la plus récente étant la déclaration publique de son inquiétude, le 27 mai dernier. Apparemment, la déclaration publique d’Antonov le 5 juin est le prolongement de cet effort, quand il déclare qu’Obama refuse maintenant explicitement de discuter des préoccupations de Poutine sur la question.
Le fait que ces efforts de la part du gouvernement russe se fassent par l’intermédiaire des médias publics, plutôt que par des conversations privées (moyens qui avaient été utilisés au cours de la crise des missiles cubains en 1962, lorsque, à l’inverse, c’était le président des États-Unis qui était préoccupé par l’installation de missiles nucléaires soviétiques à 90 miles de la frontière des États-Unis) suggère que M. Obama, contrairement au président américain John Fitzgerald Kennedy, refuse de communiquer avec la Russie, maintenant que les États-Unis sont potentiellement dans la position de l’agresseur.
La Russie se prépare, uniquement au cas où elle serait obligée (à cause du système Aegis terrestre) d’être la première à attaquer. Cependant, certaines personnes bien informées sur le sujet, disent que la Russie ne frappera jamais la première. Peut-être que le président Obama réfléchit sur la base d’une hypothèse similaire, et c’est la raison pour laquelle il refuse de discuter de la question avec son homologue russe. Cependant, si M. Obama souhaite éviter une confrontation nucléaire, refuser de discuter des préoccupations de l’adversaire serait le meilleur moyen de le pousser à la déclencher. Obama est donc en train d’envoyer des signaux du contraire – qu’il prépare une attaque nucléaire contre la Russie – tout simplement par son refus de discuter de la question. Dans ce cas, son action de refus est, en elle-même, une réponse à la question de Poutine, comme s’il lui claquait la porte au nez. C’est une réponse comportementale, plutôt que verbale.
Le géostratège John Helmer a discuté, le 30 mai de la question de savoir quand Poutine aura atteint le point critique, celui où il devra décider qu’il n’y a plus d’autres solutions raisonnables, que celle de déclencher la troisième guerre mondiale.
Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone
Note du Saker Francophone
Ces textes oublient que la stratégie MAD est aussi verrouillée par l'existence de sous-marins lanceurs d'engins, de bombardiers qui peuvent largement décoller le temps que les missiles arrivent. Il est aussi probable que les Chinois et les Russes se couvrent mutuellement. Les américains sont donc loin d'avoir les moyens de leurs"ambitions". Il est étonnant que ces auteurs expérimentés oublient ces éléments ...
En ce moment, un grand nombre de personnes subissent l'installation de windows 10 "à l'insu de leur plein gré". Il s'agit d'une intrusion agressive et scandaleuse de fichiers destinés à lancer la mise à jour.
Ce deuxième tutoriel, contrairement au premier, vous montre les fichiers cachés que vous pouvez effacer... mais le premier peut avoir un effet préventif intéressant lors des mises à jour ultérieures opérées par microsoft; il vous reste bien sûr la possibilité de passer à linux ou à Mac, selon vos compétences... et vos moyens.
Windows 10 a de nombreuses qualités, c’est indéniable, mais il n’est pas non plus apprécié de tout le monde, d’autant que Microsoft a opté pour une stratégie assez agressive. La firme est en effet prête à tout pour nous pousser à l’installer sur notre machine, même à nous forcer la main. Il est cependant possible de bloquer la mise à jour en quelques clics, et sans forcément avoir besoin de connaissances techniques.
Il faut bien l’avouer, Microsoft a enchainé les boulettes ces dernières semaines et l’exemple le plus frappant, c’est sans doute celui de cette fameuse pop-up évoquée dans cet article.
Il est très facile de bloquer la mise à jour vers Windows 10… quand on sait comment faire.
Il suffisait en effet de chercher à la fermer en cliquant sur la croix présente en haut à droite pour… lancer l’installation de Windows 10 sur la machine.
Le ton est rapidement monté et la firme a été la cible de vives critiques suite à la mise en place de cette notification. Elle a donc fini par modifier son système afin de calmer les esprits. Cela n’a malheureusement pas eu l’effet escompté et de nombreux internautes l’ont encore mauvaise.
Comme indiqué un peu plus haut, il est cependant possible de bloquer cette mise à jour très facilement et il existe d’ailleurs plusieurs méthodes pour le faire. Cet article n’a pas pour vocation à être pleinement exhaustif mais il devrait tout de même vous être utile.
Méthode 1 : bidouiller la base de registre
Si vous n’êtes pas à l’aise avec votre ordinateur, il sera préférable de ne pas opter pour cette méthode. Elle n’est pas forcément très compliquée mais elle demande un minimum de connaissances techniques puisqu’elle consiste à modifier des clés présentes dans la base de registre.
Mais avant de le faire, il faudra vous assurer d’installer des correctifs sur votre machine en vous appuyant sur Windows Update : KB3065987 sur Windows 7 ou KB3065988 sur Windows 8.1.
Lorsque c’est fait, cliquez simplement sur le bouton du menu démarrer et cliquez sur l’option « exécuter ». Tapez ensuite « regedit » dans la fenêtre et validez en appuyant sur la touche entrée de votre clavier.
La fenêtre de la base de registre apparaîtra alors à l’écran.
Effectuez ensuite un clic droit dans la zone droite et allez chercher l’option « New » puis « Dword (32-bit) Value ». Donnez-lui le nom « DisableOSUpgrade » et attribuez-lui la valeur de « 1 ».
Enchainez ensuite en allant sur cette seconde clé :
Une fois encore, faites un clic droit sur la partie droite de la fenêtre et allez chercher l’option « New » puis « Dword (32-bit) Value » et donnez-lui le nom de « DisableGWX ». Passez ensuite sa valeur à « 1 », comme précédemment.
Méthode 2 : passez par un utilitaire
Si vous n’avez pas envie de vous casser la tête et si vous avez très très peur de casser votre ordinateur, alors le mieux c’est sans doute de passer par un utilitaire car il s’occupera de tout à votre place.
Flairant le bon coup, de nombreux développeurs se sont lancés sur ce segment et on compte des dizaines d’outils différents.
Dans le lot, on peut notamment citer GWT Control Panel. Il est pas mal populaire chez les utilisateurs et il s’accompagne en plus d’une documentation complète, en anglais.
Sa tête ne vous revient pas ? Aucun souci, vous pouvez aussi opter pour Never 10. Il a la bonne idée d’être proposé en version « portable » et il ne sera donc pas nécessaire de l’installer pour profiter de ses services. Tout ce que vous aurez à faire, ce sera de le télécharger, de le lancer et de cliquez sur le bouton « Disable Win10 Upgrade ».
Fait intéressant, il vous proposera aussi de supprimer les fichiers d’installation de Windows 10 grâce à un autre bouton.
"Découvrez un dialogue de haut vol avec un invité exceptionnel : Michel Onfray. Tous ensemble, ils s’intéresseront au sociologue français Pierre-Joseph Proudhon."
un vrai régal, instructif et d'actualité.
Le 02 juin 2016 dans l'émission "Les idées à l'endroit" - tv libertés.
Le printemps-2016 n’a donc rien à voir avec Mai-68, ni avec décembre 1995 comme le soulignent en général les commentateurs de bon aloi. (On va le voir avec Jacques Sapir. Voir aussi Michel Onfray, pour son retour dans le champ médiatique après quelques mois d’absence, et qui choisit RT [Russia Today, le 2 juin] pour le faire, – ce qui sera interprété dans le sens qu’on devine, comme l’a été son interview dansÉlémentsn°157 deoctobre-décembre 2015.) On parle ici de la France, celle de François Hollande ; précisions à ce propos, certes symboliques mais le symbole a sa place dans la réflexion politique : mai-68 et 1995, cela se passait sous des gouvernements dits “de droite ; printemps-2016, c’est à l’ombre d’un gouvernement dit “de gauche”. On comprend que ces classifications (“de gauche” et “de droite”) n’ont plus qu’un intérêt exotique au regard de la classification fondamentale qui doit être faite entre antiSystème et Système. Reste la question de savoir s’il faut regarder le mouvement en cours comme une spécificité français ou bien comme quelque chose de plus large, disons quelque chose de “globalisée” et qui entrerait dans la catégorie de la lutte de l’antiSystème contre le Système :cette question porte en elle-même sa réponse et notre choix est fait parce qu’il répond à l’évidence.
Là-dessus, on trouve une diversité de jugements qu’on peut aisément replacer dans le cadre ainsi défini. Pour Onfray, dans l’interview déjà signalé, « Nous sommes déjà en guerre civile ». Pour le Secrétaire Général de la CGT Philippe Martinez (interview à L’Humanité du 2 juin), « Un mouvement qui a autant la cote et la garde depuis trois mois, c'est exceptionnel ». (Martinez parle du soutien des Français au mouvement que confirment en permanence les sondages.) Ce qui nous frappe dans ces deux déclarations, c’est à la fois ce qu’elles impliquent de profondeur et de durée du mouvement, alors que l’écho médiatique de la presse-Système voudrait tant le cantonner dans le parcellaire, dans une sorte de cloisonnement, orientée voire utilitaire (désagréments pour les “usagers”, “Français pris en otages”), c’est-à-dire hors de toute appréciation large et substantielle et ainsi privant l’événement de sa véritable essence. D’autre part, si les deux déclarations sont justes, ou au moins se justifient du point de vue opérationnel, c’est alors qu’on se trouve dans un épisode de “guerre asymétrique”, ou de G4G (“Guerre de 4ème Génération”, selon un acronyme qui pourrait également se lire comme “Grève de 4ème Génération”). Là encore, le cadre est naturellement celui de la globalisation et de l’antiSystème versus le Système.
Il est vrai que le mouvement ne suit pas le schéma convenu des vieilles lunes des “luttes sociales” : démarrage, hésitation-mobilisation, montée paroxystique, effet général quel qu’il soit et brutale désagrégation du mouvement du fait d’un choc à la fois opérationnel, psychologique et symbolique. D’une façon différente, il s’agit d’un mouvement multiforme et serpentin, qui va-et-vient, à la fois insaisissable et qu’on croit enfin saisir et comprendre en un instant, qui perdure pourtant et devient comme une façon d’être, une sorte de paralysie furieuse ou de “tourbillon crisique” à l’échelle du pays, une guérilla sociale de communication qui ne sache nullement d'être ce qu'elle est... Le nombre compte peu (nombre de grévistes, nombre de manifestants), et comptent surtout l’écho de communication, l’impression d’instabilité permanente, les coups de boutoir en un point puis on passe à un autre point d’attaque.
Cette chose qu’on nommait “contestation sociale” n’est plus du tout ce qu’elle était, elle s’est adaptée aux temps de la communication et à la dimension de la globalisation. Les nécessités de ces temps absolument nouveaux ont conduit cette adaptation. Ce qui compte c’est l’effet de communication obtenu, et cet effet devient durable et fécond s’il rencontre par son circuit complexe une vérité-de-situation que l’on devinait peut-être mais qui ne parvenait pas à se faire reconnaître par les moyens désormais archaïques des révolutions, émeutes, etc., courantes dans les XIXème et XXème siècle. Ce qui compte également et décisivement, c’est que ces évènements d’une nouvelle forme et sous des manifestations diverses qu’on a vu naître depuis 5-6 ans s’insèrent parfaitement dans le cadre de l’affrontement de la fonction et de l’action antiSystème face au Système, ce qui rend inéluctable, en la créant, la rencontre d’une vérité-de-situation... Cela signifie, dit d'une façon abrupte, que ce mouvement est “vrai” et “dit le vrai”.
(Voir comme références de ces différents éléments de cette interprétation notre texte du 10 décembre 2010 renvoyant lui-même à nos Notes d’analyse du 24 septembre 2009 expliquant comment les évènements de rupture des XIXème et du XXème siècle ne parvenaient plus à rompre quoi que ce soit depuis la fin de la Guerre froide/le 11 septembre 2001 : « Les événements des quinze dernières années, avec la puissance nouvellement apparue du système de la communication, ont complètement enterré le concept classique d’insurrection ou de révolution, passant par la violence et l’organisation, spontanée ou pas, d’événements de rupture dans l’espace public...» Le texte référencé du 10 décembre 2010, « Des antisystèmes aux antiSystème » présentait l’idée que nous entrions dans l’ère d’une nouvelle sorte d’évènements, où la création quasiment spontanée et l’opérationnalisation de la fonction antiSystème dans le mode insurrectionnel se réalisait en s’adaptant à différentes circonstances nouvelles après une décennie d’une domination écrasante et ouverte du Système entré dans sa phase finale depuis au moins le 11 septembre 2001.)
Pour ces diverses raisons qui définissent le type d’événement en cours en France, les arguments stéréotypés selon lequel ces événements en cours représentent des situations classiquement identifiées selon la propagande habituelle, d’origine anglo-saxonne évidemment, soit d’un archaïsme à-la-française contre la discipline économique triomphante, soit d’une survivance de la dictature des syndicats, soit des derniers balbutiements d’agonie des partisans d’un “État-providence” dépassé, – tous ces arguments effectivement complètement archaïques eux-mêmes, complètement dépassés et d’une autre époque même dans leur aspect propagandiste, n’ont aucune prise sur le jugement général qu’on peut et doit porter. A l’archaïsme des évènements qu’ils décrivent et qui n’existent plus, répond leur propre archaïsme : cette critique est grotesque et complètement dépassée, répondant à une pensée, ou plutôt à une propagande littéralement “d’un autre siècle”.
Les évènements en cours en France doivent être jugés dans le cadre de la globalisation réalisée et désormais objet d’une insurrection multiforme ; ils doivent être jugés par rapport à leur fonction déstabilisatrice, dirigée à la fois contre la direction-Système et les élites-Système en place dans ce pays, et aussi contre le diktat permanent des institutions de l’UE, c’est-à-dire les deux échelons de courroies de transmission de la globalisation et du Système vers la France. C’est dire si effectivement ces évènements doivent être appréciés du point de vue de leur fonction antiSystème, d’une façon absolument prioritaire, sinon simplement exclusive de toute autre ; leur importance se mesure à l’importance de la France, au sein de l’UE et de la globalisation, au sein du bloc-BAO, au sein du Système par conséquent ; leur importance se mesure aussi par rapport à l’attaque qu’ils (ces évènements) portent contre l’imposture qui prive la France, depuis quelques décennies, mais surtout et d’une façon impudente et indécente depuis 2005-2007, de son rôle de porte-drapeau du principe de la souveraineté qui est une arme antiSystème fondamentale.
C’est autour de ce principe de souveraineté que Jacques Sapir construit son texte d’explication des évènements, qu’il a écrit pour le site US Politico, le 31 mai, et dont il donne l’original français sur son site RussEurope le 1er juin. C’est ce texte que nous reprenons ci-dessous. Un autre texte de Sapir sur le même sujet, du 28 mai, donne plus de détails techniques qui précisent la valeur anti-UE (antiSystème) du mouvement en cours. La conclusion de ce texte exprimait que « [ce mouvement] montre que la souveraineté est fondamentalement un principe politique “de gauche” même si une partie de la gauche française a toujours du mal à se faire à cette réalité. » Dans son texte pour Politico, Sapir élargit un peu son propos “souverain” : « Le mouvement social a donc pris la forme d’une revendication de la souveraineté, aujourd’hui dans le champ social et demain dans le champ monétaire, contre des mesures qui apparaissent de plus en plus dictées de l’étranger. »
On comprend que Sapir, économiste “souverainiste de gauche”, c’est-à-dire d’abord souverainiste, poursuit la tâche assez harassante de tenter de convaincre la “gauche” française qui se voudrait dissidente du Système, sinon antiSystème, qu’elle doit d’abord se penser comme “souverainiste” (plutôt que comme “idéologisée” de gauche). Il est évident que le souverainisme est d’abord une politique principielle, basée sur le principe fondamental et fondamentalement antiSystème de la souveraineté, et qu’il embrasse par conséquent tous les domaines de la politique, – le social, le monétaire, l’économie, la culture, la sécurité nationale, la mémoire historique, la spiritualité et ainsi de suite. Un principe n’a, par principe évidemment, aucune borne idéologique ou autre de cette forme conçue hors des principes puisqu’il est une structure fondamentale de l’organisation de la civilisation. Par conséquent également, il est antiSystème, anti-globalisation, etc., c’est-à-dire contre toutes ces forces déstructurantes issues du Système.
Tout cela définit ce qu’on peut nommer un “printemps français” par souci de rangement, mais qui est en réalité un des évènements de l’insurrection antiSystème générale en cours (voir Trump, le Brexit, la politique russe, les contestations anti-UE dans divers pays de l'Union sur la question des réfugioés, etc.). Dans ce cas, l’expression “printemps français” renvoie à l’expression “printemps arabe” qui, fin-2010-début 2011 lança, parallèlement à d’autres évènements qui avaient pris d’autres formes (voir encore le même texte du 10 décembre 2010, juste avant le démarrage du “printemps arabe” qu’il ne prenait par conséquent pas en compte), un vaste mouvement antiSystème qui atteint aujourd’hui un palier à potentiel rupturiel formidable dans l’insurrection antiSystème que nous ne cessons de suivre. (Selon cette logique, nous continuons à apprécier le “printemps arabe” comme la première grande manœuvre opérationnelle de l’insurrection antiSystème, malgré tous ses avatars, les interférences, les manœuvres internes du système, les tentatives de récupération, les chocs sanglants et manipulés de l’Égypte à la Syrie et au reste. Nous avons la conviction que c’est de cette façon que l’Histoire-métahistorique appréciera le phénomène malgré toutes les tentatives de l’histoire-tout-court d’en disposer autrement.)
dedefensa.org
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France : un mouvement social de type nouveau
La France vit aujourd’hui une crise sociale grave qui risque de se prolonger. Elle est sans doute la plus grave depuis 1995 et le mouvement social contre les réformes d’Alain Juppé, le premier ministre de l’époque. L’enjeu en est la réforme du Code du Travail contenue dans ce qui est appelé la « Loi El Khomri » du nom de la Ministre du travail [1]. Ce mouvement a reçu bien entendu un net soutien dans la gauche radicale et même dans certaines fractions du PS, le parti au pouvoir. Ceci entraîne un durcissement inquiétant du climat politique. Le Premier-ministre, M. Manuel Valls, se déchaîne et avec lui la presse aux ordres, contre les syndicats qui soutiennent ce mouvement et en premier lieu la CGT. Or, la CGT n’est pas la seule impliquée dans ce mouvement, ce que l’on oublie un peut vite. La présence de FO, de SUD et de syndicats catégoriels y est aussi importante. Car, de nombreuses revendications catégorielles s’expriment à travers ce mouvement.
Pourtant, ce mouvement n’est pas la simple réédition de celui de 1995. Il a acquis une nouvelle dynamique. Il pose désormais la question de la souveraineté nationale. Le soutien à ce mouvement de Nicolas Dupont-Aignan [2] et de Marine le Pen [3] est un signe important du statut politique pris par ce dernier.
L’origine du mouvement
L’économie de ce texte est entièrement contenue dans son article 2 [4]. Cela se concrétise dans la volonté de ramener toute négociation dans le strict cadre des « accords d’entreprise » au détriment des accords de branches ou des accords nationaux, affaiblissant ainsi de manière dramatique le rapport de force des salariés face aux patrons. Tel est le nœud du problème. Les déclarations récentes du Premier-ministre et de Madame El Khomri excluent toute négociation sur ce point [5].
Or, une large majorité de la population est aujourd’hui clairement opposée à cette loi. Les derniers sondages donnent de 69% à 74% d‘opposants à cette loi [6]. Cela indique clairement le parti suivi par ce que l’on appelle la « majorité silencieuse ». La montée des protestations a même eu quelques échos au sein du parti socialiste ou 40 députés menaçaient de faire défaut lors du vote. Le gouvernement s’est vu privé de majorité, et a était obligé d’engager l’article 49-3, ce qui n’est – ni plus, ni moins – qu’un détournement éhonté de la procédure et un déni de démocratie [7]. De fait, en dehors du gouvernement, il faut aller dans la droite modérée pour trouver un soutien à ce texte.
La montée d’une violence sociale
Il est clair que ces formes de luttes créent un désordre aujourd’hui croissant dans le pays. Les manifestations qui se tiennent depuis maintenant le mois d’avril ont vu se multiplier les cas de violences policières mais aussi d’attaques délibérées contre les forces de l’ordre. Des jeunes manifestants ont été éborgnés par des tirs tendus de Flashball, et une voiture de Police a été incendiée, ses occupants ne sortant du brasier que par miracle.
Ce désordre, néanmoins, ne fait que répondre à un désordre premier, qui résulte de l’usage du 49-3. Prétendre alors s’offusquer de la conséquence et non de la cause relève alors de la plus pure hypocrisie. On ne peut condamner les blocages des dépôts de carburant, par exemple, que si, au préalable, on condamne l’usage du 49-3, et plus généralement la tactique du gouvernement qui n’apporte que des réponses policières à un mouvement social. Le recours à des formes de luttes plus radicales s’apparente alors à une légitime défense. Une légitime défense sociale, assurément, contre des mesures contenues dans une loi qui ont été imposées de l’étranger et au mépris des règles de la démocratie, mais cette légitime défense sociale n’en est pas moins légitime aux yeux de la population.
Cela faisait donc près de trente ans que l’on n’avait pas connu en France un tel niveau de violence dans le cadre d’un mouvement social. Le plus grave est que le gouvernement l’autorise, car on comprend bien que les policiers n’agissent pas sans ordres, alors que nous vivons – du moins en théorie – dans l’état d‘urgence. Ce comportement du gouvernement est parfaitement irresponsable. Il constitue aujourd’hui une menace réelle pour la paix civile dont la responsabilité incombe totalement au gouvernement.
Une dynamique anti-européenne
Car, et c’est là que le mouvement acquiert une nouvelle dynamique, ce qui se manifeste dans le soutien que lui ont apporté des formations politiques comme Debout la France ou le Front National, que l’on n’avait pas l’habitude de voir se manifester sur ce terrain. Il est clair que les principes contenues dans la loi El Khomri s’inspirent directement des suggestions, voire des demandes, formulées par l’Union européenne. En effet, cette loi est la stricte application de la « stratégie de Lisbonne » et des «Grandes Orientations de Politique Économique» (ou GOPE) qui sont élaborées par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne [8]. Coralie Delaume, dans des articles publiés dans Le Figaro, l’établit de manière indubitable [9]. De fait, les GOPE, dont l’existence est posée par les traités, ainsi que le «Programme national de réformes» prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale. On mesure ici à quel point l’UE, mais aussi l’Eurogroupe, imposent leur propre mode de gouvernance et un cadre disciplinaire d‘acier [10]. De fait la France, comme les autres pays de la zone Euro, ne pouvant plus dévaluer, elle ne peut rétablir sa compétitivité que dans une course au « moins disant/moins coûtant » salarial. C’est bien d’ailleurs dans cette direction que ce sont engagés les gouvernements espagnols, portugais, italiens et grecs.
Le mouvement social a donc pris la forme d’une revendication de la souveraineté, aujourd’hui dans le champ social et demain dans le champ monétaire, contre des mesures qui apparaissent de plus en plus dictées de l’étranger.
Ce mouvement social acquiert donc, du fait de son contexte, la dimension d’une contestation généralisée tant des règles liées à l’Euro que de celles issues de l’UE. A cet égard, il peut être considéré comme l’équivalent de la mobilisation contre le Traité Constitutionnel Européen de 2005. Il est donc évident qu’il est en train de rebattre les cartes de la future élection présidentielle de 2017.